|
|
|
pour me contacter: infoat art-en-jeu.ch |
|
Bruce Nauman occupe le pavillon américain à la Biennale de Venise 2009 (jusqu'au 22 novembre) son exposition intitulée Topological Gardens s'étend sur deux autres sites: Ca Foscari et Universita Tolentini (jusqu'au 18 octobre).
Le Castello di Rivoli à Turin consacre une exposition aux débuts de la carrière de Bruce Nauman jusqu'au 9 septembre 2007: A Rose has no teeth: Bruce Nauman in the 1960s.
Le musée d'art contemporain de Bâle propose l'installation Mapping the Studio jusqu'au 7 octobre 2007.
Dans le cadre de la Quadriennale de Düsseldorf, le Nord Rhein Westfalen-Forum Kultur und Wirtschaft propose une rétrospective Bruce Nauman Mental Exercises 9 septembre - 14 janvier 2007.
Bruce Nauman Raw Materials, Turbine Hall, Tate Modern jusqu'au 28 mars 2005
Le Turbine Hall de la Tate Modern devient un défi auquel se confrontent les plus célèbres artistes contemporains. Après Louise Bourgeois, Anish Kapoor, Olafur Eliasson, cette année c'est Bruce Nauman qui s'attaque à cet espace gigantesque sous le titre Raw Materials. Après la brume d'Olafur Eliasson, Nauman joue avec un autre élément immatériel: le son.
Figure incontournable de l'art contemporain, Bruce Nauman (1941) est un représentant essentiel et célébré de trois courants spécifiques des 30 - 40 dernières années, la performance, la vidéo et l'installation, à quoi il faut encore ajouter l'usage du néon qu'il a beaucoup employé. Par ailleurs il pratique les médias traditionnels: la sculpture, il a formulé la problématique de l'empreinte dès le début de son activité, le dessin, la gravure et la photographie. Un aspect essentiel dans ses installations est le son qu'il s'agisse d'un violon, d'une guitare ou d'une voix humaine qui hurle ou prononce de façon lancinante des mots. Face aux nombreux domaines mentionnés, on pouvait imaginer que l'intervention de Nauman à la Tate Modern allait les associer ou se concentrer sur un aspect visuel et plastique. De façon inattendue, il a choisi l'élément le plus immatériel dans son travail, le son et réalise une rétrospective sonore de son oeuvre dans le Turbine Hall de la Tate. Le son se déploie sur deux niveaux de perception. Il y a une ambiance globale qui est la bande de Raw Material, répétition lancinante de la lettre M que l'on entend dans tout l'espace et qui donne un côté mystique, envoûtant au lieu. Par ailleurs en avançant dans l'espace le visiteur entend successivement les bandes son de 20 installations vidéo qui sont perceptibles dans le champ de diffusion des hauts-parleurs placés de chaque côté. C'est une exploration surprenante des potentialités de cet espace immense. Elle suggère de nombreuses réflexions. Elle amène à s'interroger sur l'oeuvre de Nauman qui renonce ainsi sans crier gare à l'élément visuel dans son travail. On peut se demander ce que cela signifie: l'élément plastique, visuel, est-il sans importance? secondaire? Les installations de Nauman sont basées sur la recherche de paroxysmes de violences, d'intensités dans l'espace limité d'une salle de musée ordinaire qu'elles tendent à faire exploser. S'il avait dû amplifier l'une de ses installations aux dimensions du Turbine Hall, il n'aurait pu parvenir à un effet comparable, d'où sans doute la décision de se tourner vers une occupation sonore de l'espace en renonçant à tout élément visuel, autre que celui de l'architecture elle-même et du public qui l'occupe.
Vers un autre article sur l'exposition Sons et lumières à Beaubourg, Centre Pompidou jusqu'au 3 janvier 2005.
Le site de la Tate: http://www.tate.org.uk/modern/exhibitions/default.htm
Patrick Schaefer, L'art en jeu, 2 novembre 2004
|