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La Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence présente 250 oeuvres de Miro sous le titre Miro en son jardin jusqu'au 8 novembre 2009.
Le centre Pompidou consacre une exposition à Alexander Calder Les années parisiennes (1926 -1933) 18 mars - 20 juillet 2009 qui évoque la fascination de l'artiste pour le cirque, les sculptures en fil de fer, les animaux, les jouets, avant le passage à l’abstraction et aux mobiles.
Calder - Miro
Fondation Beyeler jusqu'au 15 septembre 2004
"Les mobiles de Calder sont comme des abstractions de Miro vivantes" écrivait un critique américain en 1936. L'exposition de la Fondation Beyeler propose de partir à la découverte de cette affirmation et la met en scène. Ceci implique l'étude des relations amicales entre Alexander Calder (1898 - 1976 ) et Joan Miro (1893 - 1983) en Europe au début des années 1930, (leur rencontre date de 1928). Dès 1935, on les voit ensemble dans des expositions collectives. En 1937, ils sont associés dans le pavillon espagnol de l'exposition universelle de Paris, à côté de Guernica. Cette mise en parallèle implique aussi l'examen de la réception de l'oeuvre de Miro aux Etats-Unis qui se concrétise dans la commande de travaux monumentaux.
L'exposition suit le développement chronologique des relations entre les deux hommes en mettant en évidence certains thèmes. Le premier est celui de l'intérêt porté au jeu, aux jouets et au cirque par l'un et l'autre. Ensuite on découvre les portraits en fil de fer, véritables performances réalisées par Calder. Le rapport à l'univers, au cosmos, les formes trouvées; les décors de Miro pour Jeux d'enfants. Une section importante est consacrée à la réflexion sur l'ombre et le cadre chez les deux artistes. Les constellations marquent les années de guerre de Miro. Les travaux de l'après-guerre sont réunis sous le thème de l'espace lyrique et les réalisations monumentales en particulier pour un hôtel de Cincinnati. (Le site de la Fondation Beyeler présente les différents "chapitres" de l'exposition avec des illustrations).
L'accrochage est très dense 145 oeuvres sont présentées en tout. Cette profusion permet des rapprochements fascinants, mais elle souffre d'un inconvénient. Entièrement animée par le souci de montrer les affinités entre les deux démarches, cette proximité empêche parfois de considérer les oeuvres pour elles-mêmes et les toiles de Miro, pourtant des pièces majeures, fonctionnent parfois comme un décor de fond, puisqu'elles se trouvent derrière les Calder. Cet inconvénient est sans doute compensé par la compréhension nouvelle que l'on retire de l'un et l'autre artiste après les avoir découverts sous cet angle. L'exposition stimule la réflexion sur les affinités, les suggestions réciproques et l'alchimie qui sous-tend la création de l'oeuvre de chacun. C'est la même problématique qui est proposée dans l'exposition Arp - Schwitters au musée des beaux-arts et dans celle du musée Tinguely.
Le catalogue étudie de façon approfondie la relation entre les deux artistes en publiant de nombreux documents notamment leur correspondance.
Fondation Beyeler Calder - Miro 2 mai - 15 septembre 2004
Washington Phillips Collection 9 octobre 2004 - 23 janvier 2005
Il existe un site de la Fondation Calder.
Patrick Schaefer, L'art en jeu, 1er mai 2004
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