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Cette page réunit des articles consacrés à des expositions thématiques, le mythe de la fleur, Iconoclasme, Traces du Sacré..
A Karlsruhe, le Zentrum für Kunst und Medien Technologie ZKM http://www.zkm.de/
Présente Medium Religion ( commissaires Boris Groys et Peter Weibel)du 23 novembre - 19 avril 2009.
L'exposition Traces du sacré est présentée jusqu'au 11 janvier 2009 au Haus der Kunst à Munich.
Traces du Sacré
A Beaubourg Traces du sacré est une vaste présentation autour de la préoccupation du sacré chez les artistes du 19ème siècle à aujourd'hui visible jusqu'au 11 août 2008.
On retrouve un peu les mêmes protagonistes que dans les expositions sur la musique et sur la naissance de l'abstraction, présentées il y a quelques années. Après une brève évocation du romantisme allemand, on passe à toutes les formes du symbolisme et les évolutions avant-gardistes de la guerre de 1914. Pour accueillir le visiteur un grand moulin à prières tourne dans le hall d'entrée du Centre et dans le couloir qui précède la salle d'exposition on entend un texte de Valère Novarina sur différentes définitions de Dieu. Le propos est exposé dans 24 chapitres qui évoquent les moments de l'histoire de l'art de la fin du 19ème siècle à aujourd'hui en privilégiant la confrontation de travaux actuels avec des œuvres anciennes.
Une petite gravure de Goya et un néon fait sur le mode de la publicité par Bruce Nauman accueillent le visiteur. Cette première section intitulée traces des dieux enfuis est très sombre avec par exemple un Concetto spaziale noir et un diptyque formé de mouches mortes par Damien Hirst; le tout dominé par un Portrait de Nietzsche par Munch et un paysage marin de Strindberg. Dans la deuxième section intitulée Nostalgie de l'infini on trouve Hodler et Morandi, puis un film de Pierre Huyghe. Puis viennent les symbolistes comme Ranson, mais aussi Mondrian et Kandinsky sous le titre les grands initiés. La section 7 intitulée Elévation est consacrée aux utopies architecturales avec des oeuvres de Taut, Scharoun, Schwitters. Sous le numéro 15 on trouve quelques exemples d'offenses avec Max Ernst, Serrano, Garouste. Sous le titre Homo homini lupus on découvre une toile de Bacon et la projection d'un film sur une pièce de Grotowsky. Une section intéressante est consacrée à la production d'un art sacré commandé par les églises avec les travaux de Matisse, Lurçat, Beuys ou encore Léger. On trouve également une installation de Bill Viola. Plusieurs parties sont consacrées aux recherches des années 1960 et l'on passe de Robert Smithson à Henri Michaux ou Allen Grinsberg, Bruce Conner et Kenneth Anger. L'expo s'achève sous le titre L'ombre de Dieu avec une projection au sol de Paul Chan et une oeuvre de Jonathan Monk qui cite la spirale de Nauman, mais sans texte.
Il est intéressant de relever que le centre Paul Klee à Berne aborde actuellement une problématique similaire en opposant d'un côté la vision du jardin chez Paul Klee et de l'autre l'ange et l'enfer. (Jenseits von Eden. Eine Gartenschau in Paul Klees Zaubergarten jusqu'au 31 août et Lost Paradise - Der Blick des Engels jusqu'au 26 octobre 2008.)
Par ailleurs l'exposition Patti Smith Land 250 à La Fondation Cartier à Paris jusqu'au 22 juin 2008, tournée vers la mort, l'hommage aux disparus: Mapplethorpe, Rimbaud, relève également de la même problématique.
Patrick Schaefer 29 mai 2008
Fondation Beyeler Riehen Bâle
Le mythe de la fleur de van Gogh à Jeff Koons jusqu'au 22 mai 2005
L'exposition que la Fondation Beyeler consacre à la fleur vue par les artistes modernes et contemporains s'étend sur une douzaine de salles et propose 170 travaux, peintures, aquarelles, lithographies, photographies, vidéos et installations. Tout en suivant un parcours plus ou moins chronologique la présentation ne recule pas devant des confrontations et des sauts dans le temps. La salle d'accueil propose les travaux d'Anselm Kiefer recueillant des tulipes séchées placées sur des fonds en plomb et les fleurs artificielles blanches de la colombienne Maria Fernanda Cardoso qui évoquent les rituels mortuaires. Le ton est ainsi donné il ne s'agit pas de montrer la fleur comme élément décoratif, mais de reconnaître la place symbolique que les artistes lui accordent. Ephémère, elle évoque autant la joie de vivre, la semence que l'accompagnement de la mort.
La première salle consacrée aux travaux sur papier propose les lithographies d'Odilon Redon pour illustrer Les Fleurs du Mal de Baudelaire, elles sont confrontées à des travaux de Klee notamment l'aquarelle Blumenmyhos, 1918 qui donne son titre à l'exposition et des oeuvres de Schiele, Nolde, Matisse. On retrouve Redon dans les salles suivantes avec des toiles de Courbet, trois bouquets de Manet, Cézanne, suivis de groupes importants de Gauguin, Monticelli et van Gogh. Avec la branche de marronnier en fleurs de ce dernier on approche de l'abstraction, une tension qui apparaît dans les oeuvres des générations suivantes en commençant par Augusto Giacometti, mais on la trouve aussi dans les gros plans de Georgia O'Keeffe ou encore dans les recherches de Mondrian comme plus tard dans les dessins d'Ellsworth Kelly. Il y a de nombreuses oeuvres fascinantes comme celle d'Ensor, Fleurs et crânes, 1909 ou les toiles de Lovis Corinth. Max Ernst, lui, propose des fleurs rêvées, créés à l'issue d'une processus de production qu'il a inventé. On passe ensuite au Pop Art avec Andy Warhol et David Hockney. La fleur expression de vie, de mort est aussi toujours sur les marges du kitsch et Jeff Koons avec ses fleurs artificielles franchit allégrement le pas. Une salle est consacrée à l'histoire de la fleur dans la photographie: Karl Blossfeldt, Imogen Cunningham, Mapplethorpe, Wolfgang Tillmans. Avant de passer aux travaux plus récents les installations de pollen de Wolfgang Laib, les peintures d'Uwe Wittwer et Beatriz Milhazes et les vidéos de Pipilotti Rist et Sylvie Defraoui.
Le champ d'exploration de l'exposition est très vaste, très large, il explore un thème attractif, susceptible d'attirer le public, mais tout à fait intéressant et réunit des toiles de premier plan. Comme dans toute exposition thématique, on constate que les artistes présentés sont nombreux, et l'accrochage très (trop) dense, pourtant l'on ne peut s'empêcher de songer encore à beaucoup d'autres noms.
Patrick Schaefer, L'art en jeu, 25 février 2005
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Musée historique de Berne
Iconoclasme Vie et mort de l’image médiévale jusqu’au 16 avril 2001.
Cette exposition est présentée au Musée de l'oeuvre Notre Dame à Strasbourg du 12 mai au 26 août. Il s’agit d’une exposition ambitieuse qui a pour objectif de montrer la valeur d’usage des images médiévales, leurs fonctions; qu’elles apparaissent sous la forme de sculptures, de peintures, d’enluminures, de tentures, de tapisseries, de broderies, d’émaux ou de gravures. L’exposition retrace la place de l’image chez les Chrétiens depuis l’époque romaine jusqu’à la Réforme. Elle montre que cette image pouvait poser de problèmes, susciter la désapprobation bien avant la Réforme. On constate ainsi que les destructions de la Réforme correspondent en fait à une perte d’usage, à une modification des attentes et des conceptions face à l’image chez les fidèles. Le propos est tout à fait intéressant et situe le phénomène de l’iconoclasme dans un contexte historique large. Les fonds très riches du Musée historique de Berne ont été largement mis à contribution, ils sont complétés par ceux de Strasbourg, ville qui organise cette exposition avec Berne et par ceux de nombreux musées européens. Les objets sont mis en scène avec soin, de plus, cette présentation est complétée par d’autres moyens techniques. Des mannequins évoquent la destruction des images, de petits enregistrements vidéos présentent l’actualité de certaines pratiques religieuses dans diverses régions de Suisse.
L’exposition commence par évoquer l’histoire de l’adoration des images, elle montre les relations entre la hiérarchie ecclésiastique et les images, les Saints, les dons et les fondations (chapelles privées). Une autre partie est consacrée aux pèlerinages, aux différents moments de l’année liturgiques : Noël, le Carême et le carnaval par exemple, les images de dévotion. Une salle est consacrée à la Réformation et à la présentation des positions des différents réformateurs face aux images. Une mise en scène théâtrale évoque la destruction des images, puis sont présentées les œuvres qui ont survécu et ont été modifiées et celles qui ont été brisées et retrouvées grâce à des fouilles archéologiques. Au Münster de Berne un ensemble de sculptures très important a été découvertes en 1986. C’est ce groupe présenté pour la première fois en entier et sur lequel l’exposition s’achève qui a motivé cette manifestation. Les témoignages visuels de l’iconoclasme par la gravure essentiellement sont également évoqués. Enfin une petite section est consacrée à l’actualité de l’iconoclasme évoquant notamment l’attentat contre la fontaine de la Justice à Berne.
Patrick Schaefer, décembre 2000, L’art en jeu.
L'histoire d'Athalie (exemple d'iconoclasme)
Le ZKM, Zentrum für Kunst und Medien Technologie de Karlsruhe spécialisé dans les nouveaux médias présente du 4 mai au 4 août 2002, une exposition intitulée Iconoclash consacrée à l'iconoclasme.
Et voici l'adresse de la page du ZKM qui présente cette exposition.
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