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Figuration narrative Paris 1960 - 1972Au Grand Palais à Paris Figuration narrative Paris 1960 - 1972 est présentée jusqu'au 13 juillet 2008. L'exposition associe un regard chronologique et thématique et présente quelques points forts monographiques, ainsi que deux grandes compositions collectives (Vivre et laisser mourir ou l'assassinat de Marcel Duchamp, 1965 par Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati et Le Grand Méchoui ou douze ans d'histoire, 1972 par la coopérative des Malassis!.). Elle est structurée autour de quatre thèmes principaux: les mythologies quotidiennes (reprend le titre d'une exposition organisée en 1964 et l'essai de Roland Barthes), les citations picturales sous la forme de détournement, l'intérêt pour le roman noir et la figuration politique. Les artistes représentés ont des formes d'expression assez diverses, la qualité des peintures retenues est tout à fait convaincante, par contre l'identité du groupe l'est beaucoup moins. Ces artistes sont un peu moins de 20 avec Valério Adami, Erro, Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Jacques Monory, Peter Klasen, Peter Stämpfli, Hervé Télémaque notamment. En fait on pourrait préférer un regard plus extérieur comme celui retenu dans Europop l'exposition de Zurich évoquée ci-dessous qui couvre la même période. L'exposition sera visible à Valence en Espagne du 19 septembre au 11 janvier 2009. Europop Kunsthaus Zurich jusqu'au 12 mai 2008Le Kunsthaus propose jusqu'au 12 mai avec Europop un panorama de la peinture en Europe entre 1960 et 1968, sous-entendu la peinture qui fut marquée par les mêmes préoccupations que le Pop Art américain. L'exposition est divisée en quatre sections thématiques: la société de consommation: biens et publicité, la société du spectacle: stars et héros, la société des loisirs: plaisirs et loisirs, la société des médias: la guerre et le crime. 80 toiles de 24 artistes provenant d'une dizaine de pays ont été retenus et on les retrouve parfois dans les différentes sections. Les équivalents américains sont évoqués avec 3 oeuvres de Warhol, Wesselmann et Lichtenstein. La sculpture n'est représentée que par 3 oeuvres précoces de Niki de Saint-Phalle qui ont un vif impact. Dans la première salle on trouve les visions en gros plan de Domenico Gnoli et Peter Stämpfli, les recherches sur papier très précoce d'Edoardo Paolozzi, les lacérations de Rottella ou les compositions étranges d'Erro. On trouve déjà Gerhard Richter qui est largement représenté dans plusieurs sections, comme les figures sur fond de miroirs de Michelangelo Pistoletto. Dans la deuxième partie on rencontre Polke, Richard Hamilton, David Hockney ou Franz Gertsch. plus loin c'est Allen Jones avec trois toiles impressionnantes, Martial Raysse, Alain Jaquet. Enfin l'exposition s'achève avec des évocations de l'assassinat de Kennedy et de la guerre du Vietnam. L'impact visuel d'ensemble est très plaisant et enlevé et les oeuvres sont bien choisies, ceci dit il ne me semble pas que l'exposition ouvre beaucoup de questions ou de problématiques. Je place l'article sur cette exposition sur la même page que le compte rendu de l'exposition The Painting of Modern Life vue à Londres et visible actuellement à Turin jusqu'au 4 mai, car il est intéressant de comparer deux approches différentes d'une problématique assez semblable. Patrick Schaefer, L'art en jeu 17 février 2008The Painting of Modern LifeLa Hayward Gallery s'intéresse au développement des relations entre la peinture et la photographie depuis les années 1960 jusqu'à aujourd'hui sous le titre The Painting of Modern Life jusqu'au 30 décembre. L'exposition est originale, car elle ne se préoccupe pas des notions de pop art, d'hyperréalisme ou de néo-expressionnisme. A travers six thèmes, elle montre plutôt comment 22 peintres d'origines très diverses (Etats Unis, Europe et Chine) ont utilisé la photographie au cours des 40 dernières années pour réaliser leurs toiles. Les mêmes artistes traitant l'un ou l'autre thème apparaissent plusieurs fois. En préambules sont exposées des toiles peintes au début des annéess 1960 par Andy Warhol, Gerhard Richter, Michelangelo Pistoletto, Malcolm Morley et Richard Artschwager qui ont pour points communs une source photographique et la transformation de l'image par la peinture. La première section est consacrée à la politique et à l'histoire, la deuxième au travail, la troisième aux loisirs et à la vie quotidienne on y trouve notamment Franz Gertsch et Peter Doig. La quatrième à l'espace social, enfin les deux dernières présentent les individus modernes et la famille et les amis, on trouve ici David Hockney, Malcolm Morley, Elisabeth Peyton, Robert Bechtle. C'est un parcours plaisant et il est parfois difficile de dater une oeuvre tant il y a des points communs dans les démarches. En plus de la référence à la photographie, il y a aussi un point commun autour de la primauté donnée à la peinture par ces artistes. C'est ainsi une occasion de réunir des artistes très prisés en ce moment qu'il s'agisse de Marlène Dumas, Peter Doig, Wilhelm Sasnal ou encore Luc Tuymans! Hayward Gallery, Londres jusqu'au 30 décembre. L'exposition sera visible au Castello di Rivoli à Turin du 4 février au 4 mai 2008. Patrick Schaefer, L'art en jeu, 18 octobre 2007 |
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