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Cete page propose des articles sur la Figuration narrative, Jasper Johns, Modern Life, Andy Warhol Bâle Öffentliche Kunstsammlung Andy Warhol the Early Sixties Paintings and Drawings 1961 - 1964 5 septembre 2010 - 23 janvier 2011L'exposition du musée de Bâle présente Andy Warhol dans ses meilleures années de recherche et d'expérimentation entre 1960 et 1964 avec des pièces très connues: les soupes Campbell, Elvis, Liz Taylor, les accidents de voiture, les fleurs. Une documentation permet de voir les sources imprimées dans la presse quotidienne qui sont au départ de ses travaux. Le côté sérielle, systématique des recherches de l'artiste ressort fortement et souligne la rupture avec la peinture expressionniste ou abstraite. On est aussi frappé par la simplicité ou l'évidence des solutions trouvées, une fois qu'il a choisi une approche. Les trois expositions collectives évoquées sur cette page tournent autour des mêmes problématiques, il est intéressant de constater ces rapprochements. Patrick Schaefer, L'art en jeu 25 septembre 2010Figuration narrative Paris 1960 - 1972Au Grand Palais à Paris Figuration narrative Paris 1960 - 1972 est présentée jusqu'au 13 juillet 2008. L'exposition associe un regard chronologique et thématique et présente quelques points forts monographiques, ainsi que deux grandes compositions collectives (Vivre et laisser mourir ou l'assassinat de Marcel Duchamp, 1965 par Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati et Le Grand Méchoui ou douze ans d'histoire, 1972 par la coopérative des Malassis!.). Elle est structurée autour de quatre thèmes principaux: les mythologies quotidiennes (reprend le titre d'une exposition organisée en 1964 et l'essai de Roland Barthes), les citations picturales sous la forme de détournement, l'intérêt pour le roman noir et la figuration politique. Les artistes représentés ont des formes d'expression assez diverses, la qualité des peintures retenues est tout à fait convaincante, par contre l'identité du groupe l'est beaucoup moins. Ces artistes sont un peu moins de 20 avec Valério Adami, Erro, Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Jacques Monory, Peter Klasen, Peter Stämpfli, Hervé Télémaque notamment. En fait on pourrait préférer un regard plus extérieur comme celui retenu dans Europop l'exposition de Zurich évoquée ci-dessous qui couvre la même période. L'exposition sera visible à Valence en Espagne du 19 septembre au 11 janvier 2009. Europop Kunsthaus Zurich jusqu'au 12 mai 2008Le Kunsthaus propose jusqu'au 12 mai avec Europop un panorama de la peinture en Europe entre 1960 et 1968, sous-entendu la peinture qui fut marquée par les mêmes préoccupations que le Pop Art américain. L'exposition est divisée en quatre sections thématiques: la société de consommation: biens et publicité, la société du spectacle: stars et héros, la société des loisirs: plaisirs et loisirs, la société des médias: la guerre et le crime. 80 toiles de 24 artistes provenant d'une dizaine de pays ont été retenus et on les retrouve parfois dans les différentes sections. Les équivalents américains sont évoqués avec 3 oeuvres de Warhol, Wesselmann et Lichtenstein. La sculpture n'est représentée que par 3 oeuvres précoces de Niki de Saint-Phalle qui ont un vif impact. Dans la première salle on trouve les visions en gros plan de Domenico Gnoli et Peter Stämpfli, les recherches sur papier très précoce d'Edoardo Paolozzi, les lacérations de Rottella ou les compositions étranges d'Erro. On trouve déjà Gerhard Richter qui est largement représenté dans plusieurs sections, comme les figures sur fond de miroirs de Michelangelo Pistoletto. Dans la deuxième partie on rencontre Polke, Richard Hamilton, David Hockney ou Franz Gertsch. plus loin c'est Allen Jones avec trois toiles impressionnantes, Martial Raysse, Alain Jaquet. Enfin l'exposition s'achève avec des évocations de l'assassinat de Kennedy et de la guerre du Vietnam. L'impact visuel d'ensemble est très plaisant et enlevé et les oeuvres sont bien choisies, ceci dit il ne me semble pas que l'exposition ouvre beaucoup de questions ou de problématiques. Je place l'article sur cette exposition sur la même page que le compte rendu de l'exposition The Painting of Modern Life vue à Londres et visible actuellement à Turin jusqu'au 4 mai, car il est intéressant de comparer deux approches différentes d'une problématique assez semblable. Patrick Schaefer, L'art en jeu 17 février 2008The Painting of Modern LifeLa Hayward Gallery s'intéresse au développement des relations entre la peinture et la photographie depuis les années 1960 jusqu'à aujourd'hui sous le titre The Painting of Modern Life jusqu'au 30 décembre. L'exposition est originale, car elle ne se préoccupe pas des notions de pop art, d'hyperréalisme ou de néo-expressionnisme. A travers six thèmes, elle montre plutôt comment 22 peintres d'origines très diverses (Etats Unis, Europe et Chine) ont utilisé la photographie au cours des 40 dernières années pour réaliser leurs toiles. Les mêmes artistes traitant l'un ou l'autre thème apparaissent plusieurs fois. En préambules sont exposées des toiles peintes au début des annéess 1960 par Andy Warhol, Gerhard Richter, Michelangelo Pistoletto, Malcolm Morley et Richard Artschwager qui ont pour points communs une source photographique et la transformation de l'image par la peinture. La première section est consacrée à la politique et à l'histoire, la deuxième au travail, la troisième aux loisirs et à la vie quotidienne on y trouve notamment Franz Gertsch et Peter Doig. La quatrième à l'espace social, enfin les deux dernières présentent les individus modernes et la famille et les amis, on trouve ici David Hockney, Malcolm Morley, Elisabeth Peyton, Robert Bechtle. C'est un parcours plaisant et il est parfois difficile de dater une oeuvre tant il y a des points communs dans les démarches. En plus de la référence à la photographie, il y a aussi un point commun autour de la primauté donnée à la peinture par ces artistes. C'est ainsi une occasion de réunir des artistes très prisés en ce moment qu'il s'agisse de Marlène Dumas, Peter Doig, Wilhelm Sasnal ou encore Luc Tuymans! Hayward Gallery, Londres jusqu'au 30 décembre. L'exposition sera visible au Castello di Rivoli à Turin du 4 février au 4 mai 2008. Patrick Schaefer, L'art en jeu, 18 octobre 2007Jasper Johns fait l'objet d'une exposition à l'IVAM de Valence jusqu'au 24 avril 2011. Jasper Johns an Allegory of Painting 1955 - 1965 jusqu'au 23 septembre 2007Musée des beaux-art Bâle L'exposition Jasper Johns(né en 1930) proposée par le musée de Bâle n'est pas une rétrospective, il s'agit d'un regard sur quelques aspects du travail de l'artiste au cours de la première décennie de sa fructueuse carrière. Quatre éléments sont mis en évidence. Les cibles dont on découvre de très nombreux aspects. Par contre le travail sur les chiffres et sur le drapeau américain n'est pas présent (on voit des exemples dans l'accrochage de la collection du musée qui en possède). Par ailleurs c'est la mise en évidence du processus de travail qui est soulignée: d'une part le travail sur la couleur, en particulier le rappel des trois couleurs fondamentales, inlassablement répété et sur les moyens d'appliquer la couleur avec une planche en bois qui permet de tracer les cercles notamment. On trouve aussi la règle, le fil, d'autres objets sont intégrés à la peinture comme un balais pour évoquer un pinceau géant. Enfin le dernier aspect du travail de l'artiste qui est mis en évidence est celui des empreintes du corps, main, pied, visage. Cette approche très concentrée sur quelques aspects met bien évidence le caractère expérimental des recherches de l'artiste et mélange heureusement les techniques: peintures, dessins, lithographies, collages sont présentés sur le même plan. Cette approche paraît excellente, car elle permet de renouveler nos connaissances sur un artiste dont a une vision trop icônique qui nuit sans doute à la compréhension de son travail. Patrick Schaefer, L'art en jeu 18 juin 2007 |
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