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Gino Severini jusqu'au 25 juillet 2011
Musée de l’Orangerie Paris: Rétrospective Gino Severini (1883 1966). Severini est un artiste italien qui passa une grande partie de sa vie à Paris. L’exposition retrace les étapes de son activité artistique. Comme Segantini il a une période divisionniste, puis sous l’influence de Boccioni, il passe au futurisme. Severini était très attiré par la réflexion théorique et les mathématiques. Cette approche théorique explique sans doute la facilité avec laquelle il passe d’un style à l’autre, mais aussi une certaine sécheresse idéologique dans ses oeuvres. A la mort de Boccioni en 1916, il se tourne vers le cubisme de Juan Gris et presque aussitôt revient à la figuration comme Picasso et Derain. L’accumulation des expériences donne à ses oeuvres figuratives, en particulier les portraits, une grande qualité. La religion catholique, les techniques anciennes: mosaïque et fresque l’intéressent et dès lors il va consacrer une grande partie de son temps à la décoration d’églises notamment en Suisse : Semsales, Tavannes, Lausanne. Il y a de très belles oeuvres dans la production de Severini, mais pourtant l'exposition fait ressortir une certaine froideur, une approche systématique dans ses créations.
Jusqu’au 25 juillet. L’exposition sera présentée au musée d’art moderne de Rovereto et Trento du 10 septembre 2011 au 8 janvier 2012.
Patrick Schaefer, l'art en jeu 19 mai 2011
Expressionnisme et futurisme
Sous le titre Rivoluzione, un peu diférent du titre plus technique de la version londonienne de l'exposition qui était Radical Light, le Kunsthaus de Zurich nous fait entrer dans l'art italien entre 1885 et 1910 jusqu'au 11 janvier 2009. L'exposition réserve de nombreuses découvertes autour d'artistes qui ont travaillé entre symbolisme, divisionnisme et engagement social; la seconde génération de ces peintres a formé le groupe futuriste et l'exposition s'achève sur une petite section consacrée à ce mouvement. C'est aussi une manière de situer le contexte de Giovanni Segantini un artiste très présent dans les collections de cette institution dont une dizaine de toiles sont présentées ici. On pourrait également mettre l'exposition en relation avec la rétrospective Steinlen de Lausanne, car elle couvre la même période et l'on retrouve des thèmes identiques.
Le centenaire du manifeste futuriste (publié le 20 février 1909) suscite plusieurs grands événements entièrement consacrés à ce mouvement pour certains, alors que d'autres lui laissent une certaine place. Le Centre Pompidou ouvre le 15 octobre : Le futurisme à Paris. Une avant-garde explosive jusqu'au 16 janvier 2009. Le Museo de arte Thyssen Bornemisza et la Fundacion Caja Madrid présentent une grande exposition commune intitulée 1914! The Avant-garde and the Great War avec 200 oeuvres réalisées entre 1913 et 1919 dans toute l'Europe jusqu'au 11 janvier 2009. Quant à l'exposition du Kunsthaus de Zurich intitulée: Rivoluzione! Les modernes italiens de Segantini à Balla jusqu'au 11 janvier 2009; elle débute avec le pointillisme et s'achève sur les futuristes. ( Un site sur le futurisme qui recense les manifestations autour de ce mouvement).
Le Musée des Beaux-Arts de Berne propose:
Expressionism from the Mountains: Kirchner, Bauknecht, Wiegers and the group "Rot / Blau" 27 avril - 19 août 2007.
160 oeuvres, peintures, dessins et sculptures de Ernst Ludwig Kirchner (1880 - 1938) et de Philipp Bauknecht (1884 - 1933), Jan Wiegers (1893 - 1959), Albert Müller (1897 - 1926), Hermann Scherer (1893 - 1927), Paul Camenisch (1893 - 1970).
Il s'agit d'une vaste présentation les oeuvres étant regroupées autour de sept thèmes: la vie alpestre, les paysages de Davos, autoportraits et portraits d'artistes, les nus, les figures dans des intérieurs et à l'extérieur, la danse et enfin la région du Mendrisiooto peinte par les artistes du groupe Rot-Blau. L'exposition met en évidence des personnalités artistiques attirées et profondément influencées par Kirchner. En plus de la peinture une large place est faite aux gravures sur bois et à la sculpture. En 1933 déjà, le musée de Berne fit l'acquisition d'une toile monumentale, Alpsonntag, 1923 - 1925 de Kirchner réalisée à Davos.
L'exposition sera présentée à Coire du 16 février au 25 mai 2008.
Le centième anniversaire du mouvement Die Brücke
Le centième anniversaire du mouvement Die Brücke est fêté cette année. En effet c'est en juin 1905 que des artistes étudiants en architecture se sont regroupés sous ce nom à Dresde. Le Museo Thyssen-Bornemisza et la Fundacion Caja Madrid présentent l'exposition Brücke la naissance de l'expressionnisme allemand jusqu'au 15 mai 2005.
Elle va ensuite à Barcelone du 7 juin au 4 septembre, au Museo Nacional d'art de Catalunya.
L'exposition sera visible à Berlin, au Musée Die Brücke et à la Berlinische Galerie du 2 octobre 2005 au 15 janvier 2006.
Ernst-Ludwig Kirchner, Erich Heckel, Karl Schmidt-Rottluff et Fritz Bleyl ont fondé le groupe en 1905; ils furent rejoints par Emil Nolde, Max Pechstein et Otto Mueller. En 1911, ils déménagèrent à Berlin et le groupe se dissout en 1913. Organisée par thèmes l'exposition rassemble près de 200 oeuvres, des travaux graphiques, des sculptures et des peintures, elle met en évidence la communauté d'inspiration de ces artistes, l'exaltation colorée de leurs peintures. Elle souligne en particulier l'importance de la figure humaine et du nu dans leurs travaux. Les sections explorent pour commencer les débuts du mouvement, l'influence du japonisme et du néo-impressionnisme, puis l'importance du nu comme signe de libération avec des oeuvres de Munch et de Hodler confrontées à celles des artistes allemands. Ces artistes découvrirent l'oeuvre de Van Gogh dans une exposition à Dresde, elle devait laisser une trace considérable. La recherche de l'expression immédiate inspire leur utilisation du dessin et de la gravure. Un large ensemble de paysages est présenté. Puis l'on passe aux sections consacrées à la figure humaine: les portraits mutuels des artistes, l'influence du primitivisme, l'intérêt porté au cirque et aux spectacles de variété, les nus dans un paysage, les intérieurs avec un modèle et enfin après le déménagement à Berlin, l'abandon d'une quête de l'idylle pour une vision pleine de tension de l'homme dans la ville.
De nombreux musées allemands consacrent des expositions à cet événement en puisant dans leurs collections ou en se tournant vers des collections privées:
La Kunsthalle de Brême du 8 avril au 12 juin 2005, on peut encore citer Francfort, Essen, Münster, Bielefeld.
Patrick Schaefer, L'art en jeu, 12 février 2005
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