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Le Grand Palais à Paris propose une rétrospective Claude Monet du 22 septembre 2010 au 24 janvier 2011.

Un site est dédié à l'exposition: http://www.monet2010.com

Fondation Beyeler: Venise. De Canaletto à Turner et Monet jusqu'au 25 janvier 2009, prolongée jusqu'au 15 février. La Fondation annonce 185'000 visiteurs au 22 janvier

C'est pour marquer le centième anniversaire du séjour de Monet à Venise d'octobre à décembre 1908 que la Fondation Beyeler a décidé d'organiser une grande exposition consacrée à Venise vue par les peintres. Elle se concentre sur la période 1880 - 1910, mais consacre des salles aux prédécesseurs avec Canaletto, Guardi et Turner très largement représenté par une salle de toiles et une salle d'aquarelles. Un ensemble important d'oeuvres de Monet forme ainsi le coeur de l'exposition. L'exposition se poursuit avec une salle consacrée à Signac, une autre à Odilon Redon puis l'on découvre les gravures et les dessins de Whistler et l'exposition s'achève avec un autre américain John Singer Sargent. Par ailleurs des photographies d'époque sont présentées et au sous-sol on découvre deux photographes contemporains: Vera Lutter et David Claerbout, ce dernier propose de fascinantes visions nocturnes de Venise.

Patrick Schaefer, L'art en jeu 27 septembre 2008

On retrouve Claude Monet dans deux expositions à fin 2004:

à Paris au Grand Palais Turner, Whistler et Monet 15 octobre - 17 janvier 2005

et à Zurich au Kunsthaus Le Jardin de Monet du 29 octobre au 27 février 2005

Fondation Beyeler Bâle: "Claude Monet ... jusqu'à l'impressionnisme numérique" jusqu'au 04 08 02

Cette exposition propose de considérer l'influence de l'oeuvre tardif de Claude Monet sur la peinture à partir des années 1950. Présentée auparavant à Munich l'exposition s'intitulait Claude Monet et les modernes. Un volet consacré à l'image numérique et une installation d'Olafur Eliasson sont venus compléter l'étape bâloise.

Il s'agit d'une présentation importante de 46 toiles de Monet : il faut dire que les Nymphéas sont chez eux dans ce bâtiment qui abrite en permanence un triptyque important de cette série auquel renvoie par ailleurs le bassin situé à l’entrée du musée. Plus loin l'influence de la découverte de l'oeuvre tardif sur la peinture américaine et française dès les années 1950-1960 est documentée par des toiles importantes de Pollock, Newman, Rothko, Sam Francis, Joan Mitchell par exemple, mais aussi Dubuffet, Yves Klein, Cy Twombly ou encore Anselm Kiefer. La démonstration en réunissant les travaux de grande qualité de 30 artistes est un peu énumérative. Certes ces œuvres ont toutes pour point commun l’abandon de la ligne d’horizon, l’investissement complet de la surface de la toile par la peinture, mais ce rapprochement de travaux qui sont par ailleurs très différents et dont l’émergence s’explique par des approches tout à fait distinctes, voire fondamentalement opposées est finalement assez étrange. Enfin en partant de toiles de Robert Ryman l’exposition s’achève sur une interrogation sur l'avenir de la peinture à l'ère du numérique, elle prend en considération la vidéo et des recherches sur ordinateur.

En fait l’exposition propose les œuvres d’un certain nombre d’artistes qui comme le fit Monet placent le spectateur dans une situation d’immersion : immersion visuelle dans la couleur, le mouvement de la lumière. Ce qui pose un problème, car certains des artistes sélectionnés peuvent sembler à une première lecture formelle proposer une telle immersion, alors même qu’ils introduisent une autre dimension dans leur démarche comme la mise en évidence du processus de création chez Dubuffet par exemple ou d’une autre manière chez Yves Klein. Par la suite intervient encore un élément important de distanciation qui est l’ironie. Les peintres qui relèvent plus ou moins de l’étiquette néo-géo qui pratiquent cette ironie n’ont pas été retenus, par contre il est certain qu’un Nam June Paik travaille de manière critique sur la notion d’immersion du spectateur telle qu’elle peut être proposée par la peinture, la photographie, le cinéma ou la télévision. Les rapprochements essentiellement formels proposés par cette exposition ne font pas ressortir ces distinctions et ne laissent aucune place à la distanciation.

L’idée est de montrer l’actualité de l’œuvre de Monet pour le reconsidérer à l’ère de l’image numérique comme on l’a reconsidéré à l’ère de la peinture abstraite et des Color Fields. Après la lumière, l’ornement la Fondation Beyeler propose une nouvelle mise en perspective originale.

Monet avait offert à la France ses Grandes Décorations, les Nymphéas de l’Orangerie. Elles furent inaugurées en 1927, une année après la mort de l’artiste. Les toiles non utilisées pour cette décoration demeurèrent roulées dans son atelier. Michel Monet les fit découvrir après la Seconde Guerre mondiale à quelques amateurs et une exposition fut organisée à la Kunsthalle de Bâle en 1949. Les premières toiles n’apparurent sur le marché qu’en 1952 et c’est en 1955 que certains musées commencèrent à s’y intéresser (cf. Reinhold Hohl, Monet und die moderne Malerei, pp. 13-19 du catalogue de l’exposition, Claude Monet …bis zum digitalen impressionismus, Fondation Beyeler, 2002). Bien que l’Orangerie ait toujours pu être visitée, la décoration de Monet tomba peu à peu dans l’oubli, elle fut restaurée peu après la guerre.

Patrick Schaefer, L'art en jeu, 7 avril 2002

Patrick Schaefer, L'art en jeu 2007

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