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Cette page propose des articles sur Georg Baselitz et Per Kirkeby.
Per Kirkeby est exposé au Palais des beaux-arts à Bruxelles du 10 février au 20 mai 2012.
Une rétrospective Per Kirkeby est présentée à Humlebaek Louisania Museum of Modern Art jusqu'au 25 janvier 2009.
On la verra également à la Tate Moden à Londres du 17 juin au 13 septembre 2009.
Cette exposition est présentée à Düsseldorf au Museumkunstpalast en parallèle avec Caspar Wolf jusqu'au 10 janvier 2010.
Per Kirkeby. Kristall. Refléxion, relations et sources jusqu'au 30 avril 2006
Aarau Kunsthaus
Per Kirkeby est né en 1938 à Copenhague; après avoir suivi une formation complète de géologue, il se tourne vers l'art. Il rencontre des personnalités de l'avant-garde des années 1960 comme Beuys ou Nam June Paik. Pourtant il va se consacrer essentiellement à la peinture, la gravure et la sculpture. Peintre de paysage avant tout, inspiré par les lichens, les arbres, les mouvements de l'eau, du ciel (nuages, brouillard) et de la terre, il accumule, superpose, les formes, les couleurs. Personnalité très connue au Danemark, on l'a découvert en Europe au début des années 1980 dans le flux du regain d'intérêt pour la peinture néo-expressionniste.
Kirkeby a la particularité de consacrer de nombreux textes à son travail, plus de 80 ouvrages, fascicules publiés à ce jour. L'exposition présente les peintures et les sculptures de Kirkeby en relation avec les oeuvres auxquelles il se réfère en optant pour un dialogue entre les époques.
Si l'on commence la visite par les salles de droite on suit une évolution à la fois rétrospective et thématique. A ses débuts il confronte l'image et les possibilités de l'expression picturale dans l'esprit du pop Art. Puis ses travaux sont associés à d'autres artistes qui travaillent dans le même esprit: Helmut Federle, Richard Mortensen, Rudolf Steiner. Dans la troisième salle il rend hommage à l'un de ses professeurs Poul Gernes (1925-1996) qui se consacrait à une peinture ornementale. La relation avec Georg Baselitz est importante et plusieurs toiles essentielles de cet artiste sont exposées. Une salle est consacrée aux artistes fascinés par la lumière du nord: Munch, Hodler, Schwitters, Karl Ballmer, Asger Jorn en particulier. Plus loin c'est la tradition artistique qui est évoquée avec le thème de la crucifixion chez Le Greco, Goya et Louis Soutter. Dans la salle suivante c'est la nature comme spectacle grandiose qui est montrée avec une toile de Kirkeby intitulée Weltuntergang, 2001-2002 et des oeuvres de Böcklin, Wolf et Fuessli. Plus loin une salle est d'ailleurs entièrement consacrée aux relations entre Kirkeby et Caspar Wolf, les deux artistes qui ont un intérêt de naturaliste à la base de leur démarche révèlent effectivement des proximités étonnantes. Pour évoquer d'autres frères dans l'approche artistique La Forêt d' Alberto Giacometti et une petite toile de Pollock sont proposées. Enfin on découvre une version du Balzac de Rodin qui est une référence essentielle pour Kirkeby. Il lui a consacré un opuscule et des photographies, en plus de son propre travail de sculpteur.
Dans la salle centrale on découvre l'intérêt qu'il porte à l'oeuvre tardif de certains artistes avec Picasso, De Kooning, Eugène Leroy et 3 sculptures qui font face à trois peintures de Kirkeby. L'accord entre les sculptures de bronze noir et les peintures ressort avec force.
Les peintures de Kirkeby sont des affirmations puissantes du pouvoir expressif de la peinture, de la richesse d'un savoir faire qui associe des tons, des strates et des formes dans l'espace de la toile. Elles invitent le spectateur à entrer comme dans une caverne. Il faut dire ici que cette fascination, cette invitation à se perdre est constamment contrecarrée par la place importante faite à d'autres artistes, mais c'est précisément révélateur de la démarche discursive de l'artiste. Dans ses textes également, il interroge constamment l'identité de l'observation, la vérité du trait qui traduit et qui devient vérité, représentation. Il observe autant un fjord, des écorces d'arbres ou les oeuvres rencontrées dans les musées.
Curieusement les structures en brique rouge sont absentes. On sait que Kirkeby en a réalisé une au col de la Furka.

Col de la Furka 27 juin 2008
Par ailleurs l'institution rend hommage au graveur, éditeur et curateur Johannes Gachnang décédé en 2005 qui fut un ami de Kirkeby dont il édita une vingtaine de livres après avoir organisé une première exposition en Suisse en 1979 à la Kunsthalle de Berne. Das richtige Buch. Johannes Gachnang comme éditeur jusqu'au 30 avril.
Patrick Schaefer, L'art en jeu, 24 février 2006
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Georg Baselitz présente une rétrospective de son travail à la Royal Academy à Londres du 22 septembre au 9 décembre 2007.
La Royal Academy rend un hommage monumental à Georg Baselitz en lui dédiant une vaste rétrospective qui met en évidence la puissance de cette expression picturale.
Plusieurs époques et traditions inspirent l'oeuvre du peintre, par exemple le maniérisme italien découvert dans les années 1960, qui inspire ses figures de héros, anti-héros avec lesquels l'exposition débute. Plus loin des fragments du corps, en l'occurence des pieds deviennent des sujets, des prétextes à des toiles étonnantes. La toile Obéron qui dispose des figures dans un cercle est liée à la présentation de dessins et de gravures. Puis débute le traitement de thèmes traditionnels: figures, natures mortes, paysages renversés. La série des femmes de Dresde de 1989 sur panneaux de bois. Les dernières salles sont consacrées aux toiles réunies sous la notion de Remix où il reprend ses propres oeuvres en gravure et en peinture dans une veine différente. Alors qu'il a toujours joué sur les références on comprend bien cette démarche, ce retour sur lui-même, mais il faut dire que la confrontation directe entre les premières toiles et ce qu'elles inspirent maintenant n'est pas convaincant. Par exemple il a repris Obéron et les deux toiles se font face de manière spectaculaire, mais la seconde version sur un fond blanchâtre parait vraiment d'une pâleur fantômatique, pathétique face à la vigueur de la première.
Patrick Schaefer, L'art en jeu 18 octobre 2007
Georg Baselitz
La Fondation de l'Hermitage à Lausanne consacre son exposition estivale au peintre allemand Georg Baselitz (1938) jusqu'au 29 octobre 2006.
Avec une centaine d'œuvres avant tout des toiles, quelques dessins et estampes, quatre sculptures, on découvre les facettes de l'un des créateurs les plus connus de la fin du XXe siècle. Une partie des oeuvres sont des pièces conservées par l'artiste pour garder les traces de son évolution, d'autres proviennent de collections privées, certaines sont aussi des toiles récentes. Peintre, Baselitz s'est fait connaître par le fait caractéristique que les sujets qu'il représente sont souvent à l'envers, une façon d'affirmer la primauté de la peinture sur les sujets d'ailleurs traditionnels (figures, natures mortes, paysages) qu'il représente. L'accrochage n'est pas organisé chronologiquement, mais présente plutôt des thèmes, des autoportraits, des portraits de sa femme Elke, des fragments du corps. On trouve aussi dans une salle les mangeurs d'oranges de 1981-1982 et dans une autre les Héros. Les animaux, les aigles en particulier sont au dernier étage.
Les toiles de l'artiste souvent de grande dimension s'intégrent mieux aux nouveaux espaces du sous-sol que dans les pièces de la demeure. C'est du moins la première impression lorsque l'on parcourt l'exposition. Il semble pourtant que l'artiste se soit plu à cette confrontation puisqu'il a même placé un autoportrait dans le salon bleu consacré aux portraits de la famille Bugnion. Il s'agit d'ailleurs d'un événement, car c'est en fait la première fois que cette institution consacre une exposition de cette ampleur à un artiste vivant.
Il faut relever que la Pinakothek der Moderne à Munich dédie également une importante exposition à Georg Baselitz du 21 juillet - 29 octobre 2006.
Patrick Schaefer, L'art en jeu, 14 juillet 2006
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