L'ART EN JEU

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Cette page propose des articles sur Per Kirkeby, Andreas Eriksson, Gerhard Richter.

Les articles sur Georg Baselitz et la collection Michael Werner ont été transférés sur la nouvelle version du site

Musée d'art moderne de la ville de Paris, Markus Lüpertz, une rétrospective jusqu'au 19 juillet 2015.

Né en 1941, Markus Lüpertz devint une figure incontournable de la scène picturale allemande, appelée les nouveaux fauves, au début des années 1980. On le retrouve ici faisant le point sur toute sa carrière de peintre, sculpteur, décorateur de théâtre et d’opéra. Professeur à Düsseldorf, habillé avec la plus grande élégance, il joue avec les périodes de l’histoire de l’art, multipliant les référencces stylistiques et iconographiques.

Dès le début de sa carrière il a placé son œuvre sous la marque du « dithyrambe, », l’ivresse de la peinture et en le voyant accompagner des amis dans son exposition parisienne ou dans le film qui lui est consacré, on sent que l’ivresse est toujours là.

Si le regard est rétrospectif, l’exposition débute avec des toiles récentes. Réunies sous le titre Arcadies, elles évoquent la peinture allemande du XIXe siècle.

La place de la peinture d’histoire chez les artistes allemands contemporains Anselm Kiefer, Sigmar Polke, Neo Rauch, Markus Lüpertz, Gerhard Richter, Georg Baselitz, on ne pense pas tout de suite à ce thème traditionnel en pensant à l'art contemporain, pourtant force est de constater qu'il est très présent chez les artistes mentionnés. Celà va de la mythologie à l'actualité, la notion d'histoire est étendue. Tous utilisent volontiers de grands formats pour s'exprimer, ils ont une approche multi-référentielle de l'Antiquité à la Renaissance, du maniérisme à Picasso!.

Andreas Eriksson

Le centre PasquArt à Bienne présente deux expositions inspirées par des découvertes faites à La Biennale de Venise 2013. L'une vient de Suède avec les peintures, vidéos et sculptures d'Andreas Eriksson (né en 1975) jusqu'au 17 août 2014. Andreas Eriksson s'inscrit dans la ligne de Per Kirkeby et fait preuve d'une stupéfiante maîtrise des médiums qu'il emploie. Il passe du format monumental au tout petit, réalise des sculptures en bronze, inspirées par les arbres et les oiseaux. Par ailleurs il utilise magnifiquement les espaces du centre PasquArt. En consultant son site, on constate que l'exposition reprend intégralement la présentation du pavillon nordique à Venise. On peut se demander pourquoi les explications sur les oeuvres fournies par l'artiste sur son site ne figurent pas dans l'exposition! http://www.medelplana.com

Fondation Beyeler, Riehen, Gerhard Richter, tableaux / séries jusqu'au 7 septembre 2014.

Gerhard Richter (1932) est salué comme le plus important peintre vivant, il est aussi l'un des plus cotés et lors de la conférence de presse de la Fondation Beyeler, une douzaine de caméras de télévision, plus de très nombreux téléobjectifs de photographes donnaient un caractère très "people" à l'événement. Il y avait tout de même une certaine ironie perceptible dans la salle et nombreux sont ceux qui ont tourné leur objectif vers les caméras, en attendant l'arrivée de l'artiste. Après l'introduction des organisateurs, il a répondu près d'une demi-heure aux questions des journalistes, en gardant toujours une certaine distance.

Dix salles dont l'accrochage, comme le catalogue qui accompagne l'exposition, ont été en grande partie conçus par l'artiste avec le commissaire Hans Ulrich Orbrist. Un accrochage ample, dense et subtil qui présente des séries de peintures, le plus souvent abstraites et comme en contrepoint une ou deux peintures figuratives très photographiques. Les périodes sont confrontées les une aux autres. Y compris des oeuvres récentes réalisées à partir de photographies digitales ou des parois de verre qui contribuent à l'exaltation de l'architecture de Renzo Piano qui est au centre de cette exposition.

L'exposition débute avec une série de huit Maternités de 1995, on est dans la figuration et l'évocation de l'histoire de la peinture avec en plus le symbole de la naissance. C'est ici aussi que l'on découvre un petit paysage de Davos de 1981. Paysages, portraits, natures mortes vont surgir ainsi au fil des salles, généralement de petits formats et isolés, contrastant avec les grandes compositions abstraites. Puis l'on découvre deux oeuvres monumentales récentes Strip, 2013. Elles soulignent l’horizontalité de l’espace. Dans le grand volume qui donne sur le jardin, sont accrochées les six peintures carrées de la série Cage, 2006 et en face les six losanges rouges de Rhombus. Le centre de la salle est occupé par de grands panneaux de verre. Plus loin une salle fermée présente une série de toiles grises. Chaque pièce propose une ou plusieurs petites toiles figuratives. La série des Annonciations d’après Titien, précède une salle où l’on retrouve quatre carrés en hommage à Bach. Puis ce sont les 16 toiles verticales intitulées Forêts, 2005. Alors qu’une autre salle propose les toiles 4900 couleurs. Les quinze oeuvres qui évoquent la situation politique en Allemagne dans les années 1970, 18 ctobre 1977, 1988 précèdent une dernière salle qui propose des panneaux en verre Château de carte, 2013 et Doppelgrau, 2014. L'ensemble de l'exposition apparaît comme une composition musicale qui fait se rencontrer couleur et gris, figuration et abstraction, transparence et miroir dans un ensemble étonnant.

Patrick Schaefer, l'art en jeu 19 mai 2014

Le Schlosswilhelmshöhe à Kassel présente l'oeuvre gravé de Per Kirkeby jusqu'au 12 août 2012.

Per Kirkeby est exposé au Palais des beaux-arts à Bruxelles du 10 février au 20 mai 2012.

Une rétrospective Per Kirkeby est présentée à Humlebaek Louisania Museum of Modern Art jusqu'au 25 janvier 2009.

On la verra également à la Tate Moden à Londres du 17 juin au 13 septembre 2009.

Cette exposition est présentée à Düsseldorf au Museumkunstpalast en parallèle avec Caspar Wolf jusqu'au 10 janvier 2010.

Per Kirkeby. Kristall. Refléxion, relations et sources jusqu'au 30 avril 2006

Aarau Kunsthaus

Per Kirkeby est né en 1938 à Copenhague; après avoir suivi une formation complète de géologue, il se tourne vers l'art. Il rencontre des personnalités de l'avant-garde des années 1960 comme Beuys ou Nam June Paik. Pourtant il va se consacrer essentiellement à la peinture, la gravure et la sculpture. Peintre de paysage avant tout, inspiré par les lichens, les arbres, les mouvements de l'eau, du ciel (nuages, brouillard) et de la terre, il accumule, superpose, les formes, les couleurs. Personnalité très connue au Danemark, on l'a découvert en Europe au début des années 1980 dans le flux du regain d'intérêt pour la peinture néo-expressionniste.

Kirkeby a la particularité de consacrer de nombreux textes à son travail, plus de 80 ouvrages, fascicules publiés à ce jour. L'exposition présente les peintures et les sculptures de Kirkeby en relation avec les oeuvres auxquelles il se réfère en optant pour un dialogue entre les époques.

Si l'on commence la visite par les salles de droite on suit une évolution à la fois rétrospective et thématique. A ses débuts il confronte l'image et les possibilités de l'expression picturale dans l'esprit du pop Art. Puis ses travaux sont associés à d'autres artistes qui travaillent dans le même esprit: Helmut Federle, Richard Mortensen, Rudolf Steiner. Dans la troisième salle il rend hommage à l'un de ses professeurs Poul Gernes (1925-1996) qui se consacrait à une peinture ornementale. La relation avec Georg Baselitz est importante et plusieurs toiles essentielles de cet artiste sont exposées. Une salle est consacrée aux artistes fascinés par la lumière du nord: Munch, Hodler, Schwitters, Karl Ballmer, Asger Jorn en particulier. Plus loin c'est la tradition artistique qui est évoquée avec le thème de la crucifixion chez Le Greco, Goya et Louis Soutter. Dans la salle suivante c'est la nature comme spectacle grandiose qui est montrée avec une toile de Kirkeby intitulée Weltuntergang, 2001-2002 et des oeuvres de Böcklin, Wolf et Fuessli. Plus loin une salle est d'ailleurs entièrement consacrée aux relations entre Kirkeby et Caspar Wolf, les deux artistes qui ont un intérêt de naturaliste à la base de leur démarche révèlent effectivement des proximités étonnantes. Pour évoquer d'autres frères dans l'approche artistique La Forêt d' Alberto Giacometti et une petite toile de Pollock sont proposées. Enfin on découvre une version du Balzac de Rodin qui est une référence essentielle pour Kirkeby. Il lui a consacré un opuscule et des photographies, en plus de son propre travail de sculpteur.

Dans la salle centrale on découvre l'intérêt qu'il porte à l'oeuvre tardif de certains artistes avec Picasso, De Kooning, Eugène Leroy et 3 sculptures qui font face à trois peintures de Kirkeby. L'accord entre les sculptures de bronze noir et les peintures ressort avec force.

Les peintures de Kirkeby sont des affirmations puissantes du pouvoir expressif de la peinture, de la richesse d'un savoir faire qui associe des tons, des strates et des formes dans l'espace de la toile. Elles invitent le spectateur à entrer comme dans une caverne. Il faut dire ici que cette fascination, cette invitation à se perdre est constamment contrecarrée par la place importante faite à d'autres artistes, mais c'est précisément révélateur de la démarche discursive de l'artiste. Dans ses textes également, il interroge constamment l'identité de l'observation, la vérité du trait qui traduit et qui devient vérité, représentation. Il observe autant un fjord, des écorces d'arbres ou les oeuvres rencontrées dans les musées.

Curieusement les structures en brique rouge sont absentes. On sait que Kirkeby en a réalisé une au col de la Furka.

Col de la Furka 27 juin 2008

Par ailleurs l'institution rend hommage au graveur, éditeur et curateur Johannes Gachnang décédé en 2005 qui fut un ami de Kirkeby dont il édita une vingtaine de livres après avoir organisé une première exposition en Suisse en 1979 à la Kunsthalle de Berne. Das richtige Buch. Johannes Gachnang comme éditeur jusqu'au 30 avril.

Patrick Schaefer, L'art en jeu, 24 février 2006

Asger Jorn, un artiste libre 22 juin - 21 octobre 2012 Fondation de l'Hermitage, Lausanne

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Patrick Schaefer, l'art en jeu 5 août 2012

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