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Markus Raetz figure dans l'exposition des galeries nationales du Grand Palais: Une image peut en cacher une autre: Archimboldo, Magritte, Dali, Raetz entre autres (commissaire Jean Hubert Martin) 8 avril - 6 juillet 2009. La dernière salle de l'exposition est entièrement consacrée à ses sculptures qui jouent sur l'anamorphose.

Présentation de l'anamorphose oui - non à genève: http://www.fondationbarbour.ch/culture_projetsencours_Raetz_video.php

Un film de 75 ' d'Iwan Schumacher consacré à Markus Raetz sort en septembre 2007

Carré d'art à Nîmes propose 196 oeuvres de Markus Raetz jusqu'au 7 mai 2006

Aarau

Kunsthaus

Markus Raetz Nothing is lighter than light jusqu'au 28 août 2005.

Cette exposition reprend l'exposition du centre européen de la photographie présentée à Paris en 2002, avec quelques compléments et une nouvelle sculpture. Elle met en évidence l'importance des procédés photographiques, qu'il s'agisse d'héliogravures ou de polaroïds, dans l'oeuvre d'un artiste qui n'est pas photographe.

Markus Raetz "Nothing is lighter than light" Maison européenne de la photographie du 13 décembre 2002 au 9 mars 2003

Pour Markus Raetz les expositions sont une grande installation qui lui permet de mettre en évidence divers aspects de son travail en confrontant des périodes et des techniques différentes. Il est ainsi passionnant de découvrir d'une exposition à l'autre quel regard, quel aspect de son oeuvre il propose de souligner. En investissant un lieu dédié à la photographie, il fait découvrir l'alchimie de son travail, car pour lui la photographie tout en lui offrant l'occasion de poser les problèmes fondamentaux de la représentation est aussi un instrument de travail essentiel avec lequel fixer l'éphémère et développer des idées, en s'appuyant sur les étapes antérieures enregistrées par un polaroïd. C'est du moins ce qui apparaît dans cette exposition.

Elle s’étend sur trois étages. Les deux salles principales sont au deuxième étage. Dans un ordre partiellement chronologique l’artiste présente, par le dessin, la photographie, la sculpture certains thèmes récurrents. On découvre ainsi le rapport au portrait avec l’évocation de figures célèbres, des icônes, comme Elvis ou Marilyn qui aboutit finalement à un travail sur l'écrivain Robert Walser. Le portrait, mais aussi l’évocation du corps de la femme sont montrés ici sous différentes formes. La photographie, et au sens plus large, l’image comme reflet et comme construction, reproduction, projection sont au coeur des recherches de Markus Raetz.

Une œuvre emblématique que l’on retrouve dans ses expositions est Zeemannsblik, 1987, il s'agit d'une plaque de zinc ondulée pour marquer une ligne d’horizon, non peinte, qui selon la lumière, la distance renvoie des effets de paysages très différents; placée à l’extrémité d’un long corridor elle fonctionne très bien ici. Différentes variations sur ce thème sont encore présentées qui permettent d’associer paysages, horizon et profil. Le premier étage est consacré aux relations entre l'image mobile, immobile, après la Roue de Hecht, des photos de visages sur une roue qui tourne, on découvre un dessin animé Eben, 1971 formé de 1525 dessins. Une autre œuvre-clef Drehungen, 1982, 16 photographies noir et blanc qui suggèrent le mouvement d’une tête, est présentée dans un espace spécialement construit pour ce travail. Elle est précédée par une série de figures modelées en terre et fixées par un polaroïd intitulée Rampeurs, 1981. Il faut encore signaler plusieurs travaux sur de petits écrans, notamment Daumkino. Enfin au sous-sol Kopflose Mühle, 2002 une réalisation nouvelle, consacrée au vide, au plein, au profil, avec des silhouettes de visages taillés dans des plaques de métal en mouvement est présentée.

En exposant à la maison européenne de la photographie, Markus Raetz était amené à mettre en évidence le rôle de cette technique dans son travail. On voit ainsi qu’il utilise les polaroïds comme documents qui permettent de fixer un moment d’une recherche. Ils permettent aussi d’élaborer les séquences de son travail. Par ailleurs l'exposition-installation permet une réflexion très dense sur la représentation, la perception du spectateur, les méthodes de construction de l'image, enregistrement, réfléchissement, projection. Il faut encore ajouter la relation au temps, éphémère, passager, fixé, immobile, en mouvement.

Markus Raetz est présenté à Paris à la Maison européenne de la photographie jusqu'au 9 mars 2003.

Patrick Schaefer, L'art en jeu, 26 février 2003

Centre Pasquart Markus Raetz jusqu’au 2 septembre 2001

Rétrospective et mises en perspective de Markus Raetz

Pour commencer quelques mots clefs qui permettent de caractériser les œuvres et l’option de travail de Markus Raetz: Observer/ construire/ écouter/ léger/ éphémère/ dessin/ trait/ ligne/ spirale/ perception/ interprétation/ sens/ signification/ idée/ réalisation/ humour/ jeu/ mouvement/ anamorphose/ espace.

Depuis la fin des années 1960 Markus Raetz est une figure importante de l’art suisse. Il a effectué des séjours à l’étranger et son travail a été montré à Amsterdam, New York, Londres et Valence notamment. Il associe la mise en valeur du dessin comme instrument de recherche et de perception avec des travaux qui relèvent de l’art conceptuel et cinétique.

Les nouveaux espaces du CentrePasquArt à Bienne ont des caractéristiques bien distinctes. Au premier étage, une enfilade de salles aboutit à une pièce rectangulaire, étroite et très allongée. C’est dans cette salle que Markus Raetz a placé ses travaux les plus récents dédiés au mouvement réel.

Deux plaques électriques chauffantes fonctionnent. Au-dessus, bien plus haut, on découvre divers éléments métalliques disposés en spirale dans lesquels on peut percevoir un visage. Ils sont mis en mouvement par la chaleur. Le long d’un mur, à quelques centimètres de distance, un nombre considérable de figures, formées de plumes, de fils de fer, d’éléments en plastique, dansent ou se meuvent plus ou moins vite. L’artiste, créant une foule de personnages intrigants, a rassemblé dans cette frise un résumé de ses préoccupations sur la ligne dans l’espace et le mouvement, car ce dernier qu’il soit réel ou virtuel le passionne.

Markus Raetz met en perspective, en rétrospective des travaux récents ou très anciens dans cette exposition du CentrePasquArt. Dessins, aquarelles, jeux de mots sont présentés aux cimaises et dans des vitrines. Ils retracent le cheminement d'une réflexion plastique qui poursuit depuis 40 ans les mêmes questions en renouvelant leur formulation.

Au second étage, une grande salle presque carrée l’a conduit à rassembler les diverses sculptures éditées en bronze qu’il a développées en créant des anamorphoses. Mickey Mouse, la pipe de Magritte, le lièvre et le chapeau de Beuys, en particulier.

L’œuvre de Raetz est discrète, poétique, éphémère parfois; elle varie selon l’instant. Les mots désignent, expriment, affirment, chez Raetz comme chez Magritte ou chez Edward Ruscha, ils prennent possession de l'espace réel, créé par l'artiste.

Pour fixer l'instable, le passager, l'éphémère des photographies de Jennifer Gough-Cooper accompagnent l’exposition (The domain of M. R. as seen by Jennifer Gough-Cooper, a photographic essay) .

On retrouve ces photographies dans un coffret qui accompagne l'exposition et comprend en plus la reproduction de 80 dessins, les photographies de 26 sculptures et un texte de Andreas Meier, "Ah-Oh, les mots métamorphosés et les travaux linguistiques".

Patrick Schaefer, L’art en jeu, 27 juin 2001.

Le site de la Hochschule für Technik und Architektur de Burgdorf présente des anamorphoses de Markus Raetz.

http://www.hta-bu.bfh.ch/a/sem/ana/anamorph.htm

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