Thomas Scheibiz est l'un des artistes sélectionnés pour représenter l'Allemagne à la Biennale de Venise 2005.
Thomas Scheibitz jusqu'au 30 mai 2004
Le Centre d'art contemporain à Genève propose 28 sculptures peintes et une cinquantaine de dessins de Thomas Scheibitz jusqu'au 30 mai 2004.
L'exposition est une véritable installation colorée dans laquelle les différentes pièces réalisées notamment en mdf, en bois ou en aluminium se répondent, renvoient les unes aux autres par différents jeux de perspectives et l'utilisation de fenêtres. On reconnait des objets, des animaux, il y a beaucoup d'humour, mais aussi un sens de la forme, de la couleur, de la présence des objets dans cette réalisation. Scheibitz est passionné par la perspective et le collage, l'agglomération, les rencontres fortuites, puis construites d'éléments, qui à piori, n'étaient pas destinés à se rencontrer. Alors que dans ces peintures on sentait la lutte avec le cadre, la volonté d'en sortir, ici on assiste peut-être à la mise en espace d'une peinture. Des enjambements, des recoupements qui sont tout à fait passionnants.
http://www.centre.ch/
Patrick Schaefer, 11 mars 2004
Thomas Scheibitz, Ansicht und Plan von Toledo, jusquau 11 mars 2001
Le Kunstmuseum de Winterthour présente une exposition du peintre allemand Thomas Scheibitz. Formé à Dresde, il vit à Berlin.
Ses uvres décoiffantes reprennent à la vitesse dune soucoupe volante toutes les questions posées par la peinture depuis plus dun siècle. En réalité depuis beaucoup plus longtemps, puisque lensemble de lexposition est une suite de variations, véritable déconstruction de la vue de Tolède peinte par Le Greco.
On est loin dune invitation à la contemplation. Il sagit dun travail ludique, énergique, décapant, extrêmement virtuose. Scheibitz joue avec les tensions du cadre, de lespace pictural, du sujet, des couleurs et des formes. Par son côté systématique la démarche peut paraître académique ou par trop démonstrative, mais elle est incontestablement fascinante. A propos de cet artiste certains mentionnent Kokoschka, dautres Baselitz, ou encore Viallat, Lüperz, Tuymans et Gary Hume, la liste paraît sans fin. Dieter Schwarz a choisi de consacrer la salle qui jouxte lexposition aux uvres de Gerhard Richter, et des parallèles solides peuvent bien sûr être tissés avec cet artiste. Ceci dit Scheibitz intègre avant tout le langage de la b.d. et des mangas dans une problématique qui appartient à la tradition de la peinture. Le résultat est étonnant.
Patrick Schaefer, février 2001, Lart en jeu.