{"id":1219,"date":"2016-07-29T17:24:59","date_gmt":"2016-07-29T16:24:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?page_id=1219"},"modified":"2026-04-11T19:53:31","modified_gmt":"2026-04-11T18:53:31","slug":"chronique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/a-voir\/chronique\/","title":{"rendered":"Chronique"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #0000ff;\"><strong> Chronique <\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<\/span>(cette page reprend les textes de la page d&rsquo;accueil d\u00e8s qu&rsquo;ils sont \u00e9chus, depuis janvier 2014. Vous trouvez les liens vers les articles dans la <a href=\"http:\/\/wp.me\/P5k6Rq-4T\">liste des article<\/a>s qui sont class\u00e9s par ann\u00e9es.) La <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/chronique-2010-2013\/\">chronique 2001 &#8211; 2013 est ic<\/a>i.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">20 mars Sion<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Genette de Sion (Ferme-asile), <em>Les restants de la col\u00e8re de Dieu,<\/em> Lucie Kohler et Caroline Tschumi jusqu\u2019au 26 avril 2026.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e d\u2019art du Valais <em>Les grandes inspirations<\/em> jusqu\u2019au 31 janvier 2027. Sous ce titre le mus\u00e9e pr\u00e9sente une partie de ses collections centr\u00e9es sur l\u2019\u00e9cole de Savi\u00e8se sur un \u00e9tage. On d\u00e9couvre aussi deux expositions monographique d\u2019Andriu Deplazes, Fi\u00e8vre d\u2019altitude et de Jeanne Jacob. Les autres salles proposent un bel accrochage d\u2019\u0153uvres sur papier de diff\u00e9rentes p\u00e9riodes et quelques sculptures.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #3366ff;\">21 mars Zurich<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Kunsthaus Kerry James Marshall, <em>The Histories<\/em> jusqu\u2019au 16 ao\u00fbt 2026. L\u2019artiste am\u00e9ricain n\u00e9 en 1955 s\u2019affirme comme peintre d\u2019histoire et peintre de la vie moderne au sens o\u00f9 l\u2019entendait Baudelaire en traitant des sc\u00e8nes de la vie quotidienne des communaut\u00e9s noires aux Etats-Unis, mais aussi des \u00e9vocations de leur histoire. Il peint e grandes toiles sans cadre o\u00f9 s\u2019affirment une quantit\u00e9 de personnages. Cette exposition est mont\u00e9e avec la Royal Academy de Londres et le mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Pour marquer le soixanti\u00e8me anniversaire de la mort d\u2019Alberto Giacometti une nouvelle pr\u00e9sentation des \u0153uvres du sculpteur est propos\u00e9e dans le b\u00e2timent Chipperfield. Les dessins et les gravures de F\u00e9licien Rops sont pr\u00e9sent\u00e9es dans le cabinet graphique jusqu\u2019au 31 mai.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">5 mars Yverdon-les-Bains<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\u00a0CACY: T<em>he Wonder Way Project,<\/em> une exposition d\u2019Emmanuelle Antille, les n\u00e9buleuses et les territoires de la nuit jusqu\u2019au 25 mai. L\u2019exposition associe des installations sur \u00e9crans avec la projection d\u2019\u00e9l\u00e9ments non retenus dans le film et la pr\u00e9sentation d\u2019\u0153uvres d\u2019artistes mentionn\u00e9s dans ce film qui explore les formes et les chemins de la cr\u00e9ativit\u00e9 dans toute leur diversit\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Le 23 f\u00e9vrier 2026<\/span><\/p>\n<p>Jim Jarmusch (1953) fait partie des cin\u00e9astes gr\u00e2ce auxquels, on peut encore parler d\u2019art \u00e0 propos du cin\u00e9ma, raison pour laquelle je mentionne ce film sur mon site. Jim Jarmusch, <em>Father \/ Monther \/Sister Brother<\/em> un magnifique bijou o\u00f9 tout est cisel\u00e9 de la musique \u00e0 l\u2019image qui associe paysages, villes et des acteurs tr\u00e8s connus dans des r\u00f4les de composition. Le film est constitu\u00e9 de trois nouvelles distinctes qui se d\u00e9roulent aux Etats-Unis, en Irlande et \u00e0 Paris. Elles \u00e9voluent dans la lenteur de rencontres familiales plus ou moins difficiles. Tom Waits en p\u00e8re indigne qui exploite ses enfants Adam Driver le fils. Puis Charlotte Rampling en m\u00e8re qui ne veut voir ses filles qu\u2019une fois par ann\u00e9e pour un th\u00e9 et Kate Blanchett qui joue le r\u00f4le de la fille sage et Vicky Krieps la fille d\u00e9lur\u00e9e, geek et menteuse. Enfin un fr\u00e8re et une s\u0153ur jumeaux qui se retrouvent dans l\u2019appartement vides de leurs parents d\u00e9c\u00e9d\u00e9s dans un accident d\u2019avion. Cette partie est moins convaincante.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Barcelone 19 f\u00e9vrier 2026<\/span><\/p>\n<p>Pass\u00e9e de Paris \u00e0 Barcelone en tgv: d\u00e9part 7.45 arriv\u00e9e \u00e0 14h. 30, un beau parcours!MACBA<\/p>\n<p><em>Projeter une plan\u00e8te noire. L\u2019art et la culture de la Panafrique,<\/em> coproduction de l\u2019Art Institute de Chicago jusqu\u2019au 6 avril<\/p>\n<p><em>Comme une danse d\u2019\u00e9tourneaux<\/em>, regard sur la collection du Macba qui f\u00eate ses trente ans jusqu\u2019au 28 septembre<\/p>\n<p>Mus\u00e9e Picasso <em>Ubu Pintor. Alfred Jarry et les arts<\/em> jusqu\u2019au 5 avril. Evocation de l\u2019histoire de la pi\u00e8ce <em>Ubu<\/em> <em>Roi<\/em> d\u2019Alfred Jarry, de plus en plus actuelle, et de sa relation avec les artistes depuis sa cr\u00e9ation jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, de Pierre Bonnars \u00e0 William Kentridge.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 17 f\u00e9vrier 2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Fondation Cartier: <em>Exposition g\u00e9n\u00e9rale<\/em> jusqu&rsquo;au 23 ao\u00fbt 2026<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Construit en 1855 comme grand h\u00f4tel, le b\u00e2timent devint assez rapidement grands magasins du Louvre avant de se transformer en Louvre des antiquaires. Ferm\u00e9 depuis bien des ann\u00e9es, il abrite dor\u00e9navant la Fondation Cartier apr\u00e8s une mise \u00e0 nu des structures du b\u00e2timent par Jean Nouvel. On circule comme dans une usine ou un bateau alors que les trois \u00e9tages communiquent visuellement. En pr\u00e9sentant les collections de la Fondation cette exposition fait un retour sur les expositions pr\u00e9sent\u00e9es auparavant avec des artistes phares occidentaux, mais aussi une ouverture sur toutes les cultures artistiques asiatiques, africaines, australiennes et sud am\u00e9ricaines. De grandes probl\u00e9matiques autour du r\u00f4le de l\u2019architecture, architecture et nature l\u2019\u00e9volution d\u00e9mographique avec Paul Virilio. Enfin un dialogue avec des formes d\u2019expression plus artisanales et des mati\u00e8res in\u00e9dites. On r\u00e9alise \u00e0 quel point les positions d\u00e9fendues par la Fondation Cartier ont \u00e9t\u00e9 clairement pr\u00e9curseurs de tendances de fond aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Ce qui nous vaut une pr\u00e9sentation originale et assez \u00e9loign\u00e9e de ce que l\u2019on d\u00e9couvre dans d\u2019autres pr\u00e9sentations d\u2019art contemporain.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mathew Barney, Boltanski, Damien Hirst, Patti Smith, Olga de Amaral.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Monnaie de Paris : M.C. Escher 1898 -1972 jusqu\u2019au 1 er mars.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve Lancy 30 janvier 2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Lancy Ferme de la Chapelle\u00a0: <em>Gregory Sugnaux Almost Tender<\/em> jusqu\u2019au 15 mars.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Avec le train pour Annemasse on arrive \u00e0 Lancy Bachet la gare massive souterraine et d\u00e9sorientante contraste avec les architectures pavillonnaires qui bordent la route de La Chapelle. On rencontre m\u00eame le parcours du chemin de Saint Jacques qui remonte de Carouge, un chemin lat\u00e9ral s\u2019appelle chemin de Compostelle d\u2019ailleurs. La Ferme de la chapelle est un \u00e9difice h\u00e9t\u00e9roclite sur deux \u00e9tages avec un joli jardin et deux grandes portes, il pr\u00e9sente des expositions conjointement avec la villa Bernasconi qui se trouve \u00e9galement sur la commune de Lancy. Gregory Sugnaux (1989) a r\u00e9pondu avec la plus grande attention \u00e0 l\u2019invitation d\u2019occuper ce lieu une composition sonore de Christian Schulz et un texte fouill\u00e9 accompagnent la pr\u00e9sentation de 16 peintures de formats tr\u00e8s divers et une installation textile. Dans les peintures, l\u2019artiste montre une grande versatilit\u00e9 de styles passant d\u2019une forme de pontillisme \u00e0 une touche plus expressive ou des recherches sur la transparence et la r\u00e9flexion de la lumi\u00e8re. Ses images renvoient \u00e0 l\u2019univers du cin\u00e9ma : Danni de Vito dans Batman, <em>Le Penguin<\/em>, Willem Dafoe, en grenouille verte <em>The Frog<\/em> et du dessin anim\u00e9 dont il \u00e9voque des figures clefs <em>Tom &amp; Jerry<\/em> ; les clips musicaux sont aussi de ce voyage aboutissement d\u2019un travail intense. R\u00e9cemment Gregory Sugnaux a particip\u00e9 \u00e0 une exposition sur les animaux au CACY d\u2019Yverdon et fait partie des artistes s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e0 la Biennale de La Chaux-de-Fonds.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Riehen 24 janvier 2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Fondation Beyeler <span style=\"color: #0000ff;\"><em>C\u00e9zann<\/em>e<\/span> jusqu\u2019au 25 mai. L\u2019\u0153uvre tardif de Paul C\u00e9zanne est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 travers les principaux th\u00e8mes d\u00e9velopp\u00e9s par l\u2019artiste : portraits, natures mortes, baigneuses, baigneurs et paysages, une salle est \u00e9galement consacr\u00e9e aux aquarelles, alors que les visiteurs sont invit\u00e9s \u00e0 pratiquer cette technique. Un film de 20\u2019 command\u00e9 \u00e0 l\u2019artiste Albert Oehlen incarne les dialogues entre C\u00e9zanne et Joachim Gasquet dans lesquels l\u2019artiste exprime ses convictions et la sp\u00e9cificit\u00e9 de sa recherche artistique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Kunsthalle <em>Diambe (n\u00e9 en 1993) Bees beings beans<\/em> jusqu\u2019au 12 avril.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Dans la salle du premier \u00e9tage la Kunsthalle de B\u00e2le pr\u00e9sente les sculptures et les peintures de l\u2019artiste br\u00e9silien Diambe avec une forte odeur de cire d\u2019abeille.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Soleure 24 janvier 2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\u00a0Mus\u00e9e des beaux-arts <em>Mehr Licht. Video in der Kunst<\/em> jusqu\u2019au 17 mai. Le mus\u00e9e des beaux-arts de Soleure propose une m\u00e9ga exposition consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019art vid\u00e9o, surtout suisse. Une pr\u00e9sentation tr\u00e8s int\u00e9ressante qui \u00e9voque l\u2019\u00e9volution fulgurante de l\u2019image mouvante au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es. Le Kunsthaus d\u2019Aarau s\u2019associe \u00e0 cette pr\u00e9sentation avec une exposition qui ouvre le 31 janvier jusqu&rsquo;au 25 mai.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 24 janvier 2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Espace Arlaud <em>Tandem<\/em> jusqu\u2019au 28 mars.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Visarte a invit\u00e9 6 commissaires artistes \u00e0 cr\u00e9er des tandems g\u00e9n\u00e9rationnels parmi les 20 artistes g\u00e9n\u00e9ralement membres de l\u2019association. Des rencontres improbables parfois, ou plus harmonieuses d\u2019autres fois qui invitent \u00e0 une r\u00e9flexion sur l\u2019\u00e9volution et l\u2019actualit\u00e9 des modes d\u2019expression artistique. Chaque proposition est bien distincte et l\u2019on n\u2019a pas cherch\u00e9 de synth\u00e8se ou d\u2019accord entre les diff\u00e9rentes salles.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 23 d\u00e9cembre 2025<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Kunsthaus Wilhelm Lehmbruck \u2013 Yves <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/yves-netzhammer\/\">Netzhammer<\/a> jusqu\u2019au 24 janvier. Yves Netzhammer a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9senter l\u2019\u0153uvre tardif du sculpteur allemand Wilhelm Lehmbruck (1881 &#8211; 1919) qui v\u00e9cut de 1916 \u00e0 1919 \u00e0 Zurich. Lehmbruck a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par les sculptures de Rodin, Brancusi et Maillol et d\u00e9veloppa un langage dramatique, marqu\u00e9 par la guerre, du fragment corporel qu\u2019Yves Netzhammer (1970) met en sc\u00e8ne, en espace et en dialogue avec sa fa\u00e7on de d\u00e9velopper des corps en mouvements parfois hybrides dans d\u2019infinies variations sous forme de projections anim\u00e9es ou de r\u00e9alisations plastiques r\u00e9elles.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 16 novembre 2025<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e\u00a0<a href=\"http:\/\/www.mcba.ch\/page-daccueil\/\">c<\/a>antonal des beaux-arts : <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/felix-vallotton\/\">Vallotton<\/a> forever jusqu&rsquo;au 15 f\u00e9vrier<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Apr\u00e8s le Grand Palais en 2013 &#8211; 2014, qui s\u2019appuyait d\u00e9j\u00e0 sur tous les acquis du catalogue raisonn\u00e9 des peintures, cette r\u00e9trospective rend justice \u00e0 la totalit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre de l\u2019artiste. Ce fut certes d\u00e9j\u00e0 le cas lors des expositions des trentre derni\u00e8res ann\u00e9es, mais l\u2019approche s\u2019est affin\u00e9\u00e9e, intensifi\u00e9e. On ne se contente plus de valoriser le peintre nabi ou celui qui a renouvel\u00e9 la gravure sur bois, mais un peintre dont \u00ab l\u2019\u00e9tranget\u00e9 \u00bb fut longtemps mal re\u00e7ue car apr\u00e8s sa participation au groupe des nabis de 1893 \u00e0 1903, il resta \u00e0 l\u2019\u00e9cart des tous les mouvements d\u2019avant-garde des ann\u00e9es qui suivirent. Pourtant il a des connotations tr\u00e8s actuelles, qui sont mises en valeur ici, apr\u00e8s avoir annonc\u00e9 le surr\u00e9alisme et la nouvelle objectivit\u00e9. Un accrochage a\u00e9r\u00e9, malgr\u00e9 la pr\u00e9sentation de 250 oeuvres, permet de mettre en \u00e9vidence tous les aspects d\u2019un cr\u00e9ateur aux talents multiples pour qui la peinture \u00e9tait la forme d\u2019expression essentielle.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e: G\u00e9n\u00e9ration Z. Un nouveau regards 19 septembre \u2013 1er f\u00e9vrier<\/p>\n<p>MUDAC: Tisser son temps jusqu&rsquo;au 8 mars (collection Toms et tapisseries contemporaines de Goshka Macula et Grayson Perry \/ Carte blanche \u00e0 Kevin Germanier jusqu&rsquo;au 23 mars<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey<\/span>: Au terme d&rsquo;un contrat de pr\u00eat de 15 ans au mus\u00e9e Granet d&rsquo;Aix-en-Provence la collection Planque riche de 300 oeuvres revient en Suisse et sera pr\u00e9sent\u00e9e au mus\u00e9e Jenisch d\u00e8s le 6 novembre 2026.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 12 &#8211; 16 octobre 2025<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris: George Condo jusqu\u2019au 8 f\u00e9vrier 2026. Le mus\u00e9e d\u2019art moderne de Paris pr\u00e9sente une vaste r\u00e9trospective de l\u2019artiste George Condo ( n\u00e9 en 1957). Con\u00e7ue avec lui, elle repose sur un discours critique personnel, tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9 et lui permet d\u2019analyser les diff\u00e9rentes phases, s\u00e9quences de son \u00e9volution. Il s\u2019explique d\u2019ailleurs dans un film et rappelle que son travail repose tout d\u2019abord sur le rejet de l\u2019histoire de l\u2019art traditionnelle qui supposait une \u00e9volution progressive de l\u2019art. C\u2019est ainsi qu\u2019il a \u00ab customis\u00e9 \u00bb des \u0153uvres de toutes les p\u00e9riodes depuis la Renaissance dans ses travaux. Ce que l\u2019exposition montre c\u2019est qu\u2019il s\u2019est aussi engag\u00e9 dans l\u2019apprentissage de savoir-faire propres \u00e0 l\u2019art ancien. Un point qui le rapproche de Dali avec qui on pourrait trouver de nombreux parall\u00e8les. Les espaces du mus\u00e9e d\u2019art moderne lui offrent l\u2019occasion de d\u00e9montrer magistralement son art de peintre, sculpteur, dessinateur et musicien bassiste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e Picasso Philip Guston , l\u2019ironie de l\u2019histoire jusqu\u2019au 1<sup>er<\/sup> mars 2026<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Camarade d\u2019\u00e9cole de Pollock, plus tard \u00e0 New York, voisin d\u2019atelier de Willem de Kooning et \u00a0lorsqu\u2019il quitte la ville pour la campagne, il se lie d\u2019amiti\u00e9 avec son cadet l\u2019\u00e9crivain Philip Roth, voici quelques moments de la carri\u00e8re de Philip Guston. L\u2019exposition du mus\u00e9e Picasso se concentre sur la veine de caricaturiste du peintre qui s\u2019exprima dans une longue suite virulente consacr\u00e9e \u00e0 Richard Nixon, cette s\u00e9rie est mise en parall\u00e8le avec des caricatures de Picasso notamment de Franco. Des peintures de toutes les p\u00e9riodes de l\u2019activit\u00e9 de Philip Guston (1913 \u2013 1980) sont choisies avec soin, travaux influenc\u00e9s par les muralistes mexicains, puis recherches abstraites partant de Mondrian, mais il s\u2019agit de montrer que le tournant figuratif de l\u2019artiste correspond aussi \u00e0 des engagements plus marqu\u00e9s. Les toiles retenues sont tr\u00e8s frappantes, plac\u00e9e parfois en parall\u00e8le avec des \u0153uvres de Picasso. Ce dernier avec Fernand L\u00e9ger et Giorgio de Chirico \u00e9tait l\u2019un des ma\u00eetres revendiqu\u00e9s par l\u2019artiste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">On ne peut s\u2019emp\u00eacher d\u2019\u00e9tablir un rapprochement entre les expositions consacr\u00e9es \u00e0 David au Louvre et \u00e0 Luc Delahaye au mus\u00e9e du Jeu de Paume, deux artistes qui dressent des t\u00e9moignages des \u00e9v\u00e9nements historiques de leur \u00e9poque.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e du Louvre Jacques Louis David jusqu\u2019au 26 janvier 2026<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le Louvre propose une r\u00e9trospective compl\u00e8te du parcours de celui qui fut le principal artiste de la fin du 18<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, cousin de Fran\u00e7ois Boucher, reconnu sous Louis XVI, il devint l\u2019un des hommes les plus puissants de France entre 1792 et 1794, \u00e9chappa de peu \u00e0 la guillotine et se reconvertit en admirateur et principal communicateur visuel de Napol\u00e9on, ses filles sont devenues baronnes. Il termina sa vie \u00e0 en exil \u00e0 Bruxelles. Un parcours historique et artistique d\u2019une grande densit\u00e9. En plus de l\u2019exceptionnel qualit\u00e9 de sa peinture, il fut un inventeur de compositions comme le serment ou le portrait politique qui furent imit\u00e9es pendant des d\u00e9cennies.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e du Jeu de Paume\u00a0: Luc Delahaye, le bruit du monde jusqu\u2019au 4 janvier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le photographe Luc Delahaye dresse un inventaire tr\u00e8s dur de l\u2019\u00e9tat du monde Il \u00e9voque des conflits des trente derni\u00e8res ann\u00e9es, depuis l\u2019ex Yougoslavie, le Ruanda, l\u2019Afghanistan, l\u2019Irak, la Lybie, les r\u00e9fugi\u00e9s en Gr\u00e8ce, Haiti et bien s\u00fbt pour terminer l&rsquo;Ukraine, la Syrie et la Palestine. Il pr\u00e9sente de grands formats travaill\u00e9s par l\u2019accumulation de documents ou par des panoramas, alternant le document brut et la mise en sc\u00e8ne pour parvenir \u00e0 un impact maximal qui va au-del\u00e0 de la photo de reportage.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Aarau, Soleure 25 septembre 2025<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\"> B\u00e2le<\/span> Kunstmuseum Fant\u00f4mes, Geister jusqu\u2019au 8 mars 2026.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les salles d\u2019exposition du nouveau b\u00e2timent pr\u00e9sentent une proposition autour du th\u00e8me du fant\u00f4me du XIXe si\u00e8cle \u00e0 aujourd\u2019hui, en passant par le spiritisme et l\u2019art brut, une pr\u00e9sentation int\u00e9ressante, mais plut\u00f4t modeste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau<\/span> Kunsthaus\u00a0: Klodin Erb, le rideau tombe, un chien aboie jusqu\u2019au 4 janvier. Le Kunsthaus d\u2019Aarau propose une importante r\u00e9trospective de l\u2019artiste zurichoise Klodin Erb (1963), dont les \u0153uvres seront \u00e9galement visibles au mus\u00e9e du Locle du 11 octobre au 1<sup>er<\/sup> mars 2026. Klodin Erb figure aussi dans l\u2019exposition du mus\u00e9e de Pully, Comme-back art figuratif f\u00e9minin en Suisse jusqu\u2019au 14 d\u00e9cembre. La r\u00e9trospective d\u2019Aarau met en \u00e9vidence les multiples facettes expressives de l\u2019artiste, allant des installations en tissu, reproduisant une multitude de plantes en pot, aux vid\u00e9os et \u00e0 la peinture d\u00e9clin\u00e9e avec une \u00e9nergie joyeuse et virulente ou encore aux dessins.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Soleure<\/span> mus\u00e9e des beaux-arts: Francisco Sierra (1977). \u00a0Du citron au dauphin;si Klodin Erb a fait du citron son Leitmotiv, un \u00e9l\u00e9ment r\u00e9current au cours de sa carri\u00e8re, Francisco Sierra \u00e9voque les dauphins dans ses derni\u00e8res toiles. Le r\u00e9alisme plein de fantaisie de l\u2019artiste fascine depuis bien des ann\u00e9es. Il reproduit en peinture avec une pr\u00e9cision exacerb\u00e9e l\u2019\u00e9c\u0153urement du Kitch. \u00a0Ainsi ces chevaux de porcelaine que l\u2019on trouve dans des magasins de souvenirs apparaissent dans un groupe de grandes toiles. Ce r\u00e9alisme est contrebalanc\u00e9 par des contrepoints surr\u00e9alistes avec des collages, des associations surprenantes qui \u00e9voquent Max Ernst.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00f4le 17 septembre 2025<\/span><\/p>\n<div>\n<p><span lang=\"FR\">\u00a0<em>Maison total<\/em>e. En 2024, Augustin Rebetez (1986) a ouvert son propre \u00ab mus\u00e9e \u00bb ( un peu dans l\u2019esprit de Tadeusz Kantor et de la Cricoth\u00e8que \u00e0 Cracovie) dans une villa entour\u00e9e d\u2019un grand jardin, il a totalement investi l\u2019espace int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur de l\u2019endroit, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur un parcours de sculptures, une tourelle invite \u00e0 la grimpe, une chapelle diabolique, remplie de figurines vodou avec un d\u00e9monte-pneu en guise de croix. A l\u2019int\u00e9rieur de la maison un parcours au long duquel alternent vid\u00e9os et vitrines remplies de petites figurines qui peuvent \u00eatre mises en mouvement. Le site est ouvert le week- end de juin \u00e0 septembre. (F\u00eate de cl\u00f4ture le 21 septembre 2025).<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><span lang=\"FR\">En 2025 , Augustin Rebetez a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser un train fant\u00f4me dans le parc du mus\u00e9e Tinguely \u00e0 B\u00e2le qui a connu un grand succ\u00e8s. Depuis les spectacles donn\u00e9s au th\u00e9\u00e2tre de Vidy d\u00e8s 2015, \u00a0il a obtenu le cr\u00e9dit artistique li\u00e9 \u00e0 la transformation du th\u00e9\u00e2tre : une double figure en n\u00e9ons est perch\u00e9e au fa\u00eete du b\u00e2timent et le mur qui surmonte le bar est orn\u00e9 de diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de son langage artistique, \u00e9toiles, rapaces, inscriptions, r\u00e9alis\u00e9s dans des caissons lumineux<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 12 septembre<\/span> <span style=\"color: #0000ff;\">2025<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e des beaux-arts: Kirchner x Kirchner jusqu&rsquo;au 11 janvier 2026. Autrement dit Kirchner par Kirchner. En effet en 1933, la Kunsthalle de Berne a invit\u00e9 E. L. <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/amedeo-de-souza-cardoso-kirchner-die-brucke-blaue-reiter\/\">Kirchner<\/a> (1880 &#8211; 1938) qui vivait depuis 1917 \u00e0 Davos \u00e0 pr\u00e9senter ses \u0153uvres comme il l\u2019entendait. L\u2019artiste se lan\u00e7a compl\u00e8tement dans cette opportunit\u00e9 et affirma clairement que pour lui la r\u00e9alisation d\u2019une exposition \u00e9tait une \u0153uvre en soi. Le mus\u00e9e de Berne propose de reconstruire cette exposition avec une bonne partie des \u0153uvres pr\u00e9sent\u00e9es alors et une reproduction des plans et des notices de Kirchner pour le catalogue de l\u2019\u00e9poque. Le r\u00e9sultat est assez \u00e9tonnant, car une partie des toiles de est assez \u00e9loign\u00e9e du Kirchner expressionniste que l\u2019on connait, les peintures ressortent avec une \u00e9tonnante fra\u00eecheur, tout en laissant percevoir l\u2019esprit du temps. On pense \u00e0 Picasso qui avait expos\u00e9 \u00e0 Zurich en 1932, mais pas seulement et la visite de l\u2019exposition de Lucerne qui propose la reconstitution d\u2019une exposition de 1935 est un bon compl\u00e9ment.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #3366ff;\">Lucerne 30 ao\u00fbt \u00a02025<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e des beaux-arts: Kandinsky, Picasso, Miro et Al. Zur\u00fcck in Luzern jusqu\u2019au 2 novembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Sous ce titre le mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne a entrepris la reconstitution d\u2019une exposition intitul\u00e9e <em>Th\u00e8se, antith\u00e8se, synth\u00e8se<\/em>, organis\u00e9e en 1935 sous la direction de Hans Erni et du concervateur du mus\u00e9e d\u2019alors. L\u2019exposition voulait faire le point sur la cr\u00e9ation des avant-gardes de l\u2019\u00e9poque, \u00e0 l\u2019exception des femmes, explicitement \u00e9cart\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Une superbe pr\u00e9sentation qui permet des d\u00e9couvrir des \u0153uvres de Picasso, L\u00e9ger, Miro et Kandinsky, mais aussi Jean H\u00e9lion et Erni qui travaillait dans la m\u00eame veine \u00e0 cette date, ou encore Jean Arp, Juan Gris, Braque, Gonzalez, Ozenfant, notamment.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 20 ao\u00fbt 2025<\/span><\/p>\n<p>Fondation Beyeler: \u00a0Vija Celmins jusqu&rsquo;au 21 septembre<\/p>\n<p>Le ciel du mois d\u2019ao\u00fbt \u00e9toil\u00e9 et ces plan\u00e8tes que l\u2019on d\u00e9couvre peu avant l\u2019aube, proches d\u2019un croissant de lune intense sont assur\u00e9ment une parfaite pr\u00e9paration \u00e0 la visite de l\u2019exposition Vija Celmins (1938). Une figure de l\u2019art tr\u00e8s r\u00e9put\u00e9e, mais peu connue que l\u2019on d\u00e9couvre dans une grande r\u00e9trospective, enrichie d\u2019un film excellent qui pr\u00e9sente cette personnalit\u00e9 en pleine forme.<br \/>\nOn d\u00e9couvre une \u0153uvre hyperr\u00e9aliste, engag\u00e9e \u00e0 ses d\u00e9buts, la Kunsthalle de Hambourg a d&rsquo;ailleurs pr\u00e9sent\u00e9 en 2023 une exposition Gerhard Richter \/ Vija Celmins.<br \/>\nElle se consacre \u00e0 la reproduction avec une minutie de moine m\u00e9di\u00e9val des ciels \u00e9toil\u00e9s en peinture et dessins, mais aussi de la neige ou de la structure d\u2019un coquillage, d&rsquo;une c\u00e9ramique.<br \/>\nEn sculpture elle reproduit exactement en bronze peint des pierres et des ardoises.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e Tinguely Julian Charri\u00e8re jusqu&rsquo;au 2 novembre. Apr\u00e8s les ciels de Vija Celmins, c&rsquo;est dans les vastes abimes sous-marines que nous conduit l&rsquo;artiste morgien Julian Charri\u00e8re, ses documentaires engag\u00e9s, pr\u00e9sent\u00e9s dans une nuit compl\u00e8te se r\u00e9partissent sur trois \u00e9tages du mus\u00e9e Tinguely.<\/p>\n<p>Dans le parc on d\u00e9couvre Rebecca Moss &amp; Augustin Rebetez avec un Train fant\u00f4me prolong\u00e9 jusqu&rsquo;au 21 septembre, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 vu par 35&rsquo;000 personnes d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Avignon 10 juillet 2025<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Avec\u00a0<em>Othoniel Cosmos ou les Fant\u00f4mes de l\u2019amour<\/em> jusqu\u2019au 4 janvier 2026, nous partons sur les traces des po\u00e8mes de P\u00e9trarque, Jean-Michel Othoniel propose une balade po\u00e9tique dans dix sites patrimoniaux d\u2019Avignon dont les bains Pommer qui viennent d\u2019ouvrir et offrent une \u00e9vocation de l&rsquo;hygi\u00e8ne personnelle au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Il d\u00e9ploie son langage artistique fait de boules et de briques en verre qui surgissent comme une \u00e9tonnante mosa\u00efque en bleu, rouge, argent ou or. A l&rsquo;exception du Palais des Papes, du Pont d&rsquo;Avignon et de la collection Lambert, l\u2019entr\u00e9e dans tous les mus\u00e9es est gratuite.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">La collaboration avec de nombreux artisans d\u2019art a permis de r\u00e9aliser ce tr\u00e8s grand nombre d\u2019\u0153uvres. Les interventions sont parfois discr\u00e8tes comme au Petit palais, o\u00f9 il s&rsquo;est inspir\u00e9 des aur\u00e9oles des saints peints par Boticelli ou plus massives comme au Palais des papes qu&rsquo;il occupe enti\u00e8rement. Le parcours souligne la diversit\u00e9 des mus\u00e9es locaux qui ont un caract\u00e8re de cabinet d\u2019amateur comme le mus\u00e9e Requien consacr\u00e9 aux sciences naturelles. Une belle initiation pour ceux qui ne connaissent pas encore Avignon et un regard neuf pour ceux qui l\u2019ont d\u00e9j\u00e0 visit\u00e9e. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la botanique souvent abord\u00e9e par l\u2019artiste, la c\u00e9l\u00e9bration de la lumi\u00e8re avec ces jeux de briques en verre opaque ou ces assemblages de boules argent\u00e9es, dor\u00e9es qui forment une succession de corolles qui s\u2019affirment avec douceur. On trouve chez cet artiste un minimalisme po\u00e9tique qui \u00e9voque Donald Judd. Un langage simple fait de briques et de boules, parfois des cercles. La couleur qui surgit de blocs opaques permet une grande souplesse d\u2019adaptation au site concern\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le culte de la nature et de l&rsquo;amour \u00e9voqu\u00e9s par les images des yeux, du miroir, de l\u2019\u00e9clair, des perles, des n\u0153uds sont au c\u0153ur du Canzionere de Petrarque. Ils inspirent le cheminement propos\u00e9 par Jean-Michel Otthoniel \u00e0 travers l\u2019ancienne capitales des papes.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lyon 10 juillet 2025<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e des beaux-arts de Lyon<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois Rouan jusqu&rsquo;au 21 septembre<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 10 juin 2025<\/span><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kunsthaus<\/p>\n<p><span style=\"font-size: revert;\">Roman Signer 4 avril &#8211; 17 ao\u00fbt<\/span><\/p>\n<p>Monster Chetwynd jusqu&rsquo;au 31 ao\u00fbt<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 10 mai 2025<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Fondation de L\u2019Hermitage\u00a0: Tr\u00e9sors du petit Palais de Gen\u00e8ve jusqu\u2019au 1<sup>er<\/sup> juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">A partir des ann\u00e9es 1950, Oscar Ghez a r\u00e9uni avec passion les \u0153uvres d\u2019artistes figuratifs de la fin du XIXe si\u00e8cle et du premier quart du XXe si\u00e8cle. Il s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 aux peintres qu\u2019il jugeait injustement n\u00e9glig\u00e9s, malgr\u00e9 une qualit\u00e9 de peinture incontestable. L\u2019une des ses trouvailles fut <em>Le Pont de l\u2019Europe<\/em> de Gustave Caillebotte dont on peut d\u00e9couvrir une analyse d\u00e9taill\u00e9e dans l\u2019exposition.. Il s\u2019int\u00e9ressa aussi aux artistes suisses, on d\u00e9couvre ici une trentaine d\u2019\u0153uvres de Steinlen parmi les 600 pi\u00e8ces qu\u2019il avait r\u00e9unies et de belles toiles de F\u00e9lix Vallotton. Parmi les artistes les plus n\u00e9glig\u00e9s du march\u00e9 de l\u2019art figuraient bien s\u00fbr les femmes, ce qui permit \u00e0 Oscar Ghez de faire d\u2019importantes acquisitions qui figurent dans cette exposition, en particulier des toiles de Suzanne Valadon, Maria Blanchard, Marie Laurencin et Tamara de Lempicka pour ne citer que quelques noms. Oscar Ghez avait ouvert un mus\u00e9e priv\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve en 1968, le Petit Palais, \u00e0 la rue Saint-Victor, il ferma ses portes en 2000, peu apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s du collectionneur et c\u2019est la premi\u00e8re fois que l\u2019on peut red\u00e9couvrir une partie de cette collection. La qualit\u00e9 des \u0153uvres s\u00e9lectionn\u00e9es par les commissaires de l\u2019exposition, leur format souvent imposant rendent bien justice au coup d\u2019\u0153il du collectionneur et \u00e0 son audace, \u00e0 l\u2019\u00e9cart des modes de son temps.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 25 mars \u2013 31 mars 2025<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Fondation Giacometti <em>Alberto Giacometti\/ Petrit Hallilaj<\/em> jusqu\u2019au 8 juin. L\u2019institut Giacometti poursuit une s\u00e9rie de f\u00e9condes rencontres entre des artistes contemporain et le fonds Giacometti si riche qu\u2019ils abritent. Cette fois c\u2019est l\u2019int\u00e9r\u00eat de Giacometti pour le dessin d\u2019enfant dont il existe des traces dans ses carnets, mais aussi l\u2019attraction de l\u2019infiniment petit dans certaines de ses \u0153uvres qui ont \u00e9t\u00e9 retenues par l\u2019artiste kosovar qui d\u00e9veloppe un superbe dialogue avec une s\u00e9lection passionnante, des dessins, carnets, sculptures et m\u00eame des socles. Une m\u00e9ditation au-del\u00e0 de l&rsquo;enfance sur la fragilit\u00e9, le passage.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e du Luxembourg <em>Tous L\u00e9ger<\/em> jusqu\u2019au 20 juillet. Un titre intrigant pour une exposition surprenante qui explore des cheminements comparables autour d\u2019int\u00e9r\u00eats et de fascinations similaires dans les recherches de Fernand l\u00e9ger et celles des nouveaux r\u00e9alistes, th\u00e9oris\u00e9s par Pierre Restany. L\u2019exposition pr\u00e9sente aussi quelques exemples du Pop art, puis une place consid\u00e9rable est faite \u00e0 Niki de Saint Phalle chez qui les points communs avec L\u00e9ger sont particuli\u00e8rement \u00e9vidents : l\u2019int\u00e9r\u00eat pour l\u2019art public, la c\u00e9ramique, une expression joyeuse et color\u00e9e. C\u2019est une exposition du mus\u00e9e de Nice qui repose en bonne partie sur leur collection.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e de la chasse &amp; de la nature, Fondation Fran\u00e7ois Sommer\u00a0: <em>Edy Dubien, s\u2019\u00e9clairer sans fin<\/em> jusqu\u2019au 4 mai. Ce tr\u00e8s \u00e9tonnant mus\u00e9e, v\u00e9ritable cabinet d\u2019amateur, accueille \u00e9galement des expositions d\u2019art contemporain. Edy Dubien (1963) entretient, exprime une relation intense, qui rel\u00e8ve presque du chamanisme avec le monde animal qu\u2019il exprime par des dessins saisissants et pour l\u2019occasion \u00e9galement avec des sculptures, des c\u00e9ramiques et des installations. Il y a une sinc\u00e9rit\u00e9 et une intensit\u00e9 \u00e9mouvante dans ce travail. Pour l\u2019occasion il est all\u00e9 au-del\u00e0 du dessin en r\u00e9alisant des \u0153uvres plastiques en pl\u00e2tre ou en c\u00e9ramique qui mettent en sc\u00e8ne les m\u00eames questions, affirmations.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Beaubourg, Centre Pompidou: <em>\u00c9norm\u00e9ment bizarre. La collection Jean Chatelus donation de la Fondation Antoine de Galbert<\/em> jusqu\u2019au 30 juin. Cette exposition reconstitue la collection d\u2019un passionn\u00e9 d\u2019art contemporain d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2021 qui s\u2019\u00e9tait laiss\u00e9 submerger par sa passion et vivait entour\u00e9 d\u2019\u0153uvres parfois de grandes dimensions. Dans la suite du surr\u00e9alisme, il \u00e9tait attir\u00e9 par les accumulations, les expressions violentes et tr\u00e8s peu par la peinture. Cette collection avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e partiellement au mus\u00e9e d\u2019art moderne de Paris et \u00e0 la fondation de Galbert, mais c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019on la d\u00e9couvre presque compl\u00e8te. Une pr\u00e9sentation \u00e9tonnante qui casse avec les accrochages mus\u00e9ographiques traditionnels. Olaf Breuning et Urs L\u00fcthi figurent dans la collection.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e d\u2019Orsay <em>L\u2019art dans la rue<\/em> jusqu\u2019au 6 juillet. Le mus\u00e9e d\u2019Orsay propose une \u00e9vocation du d\u00e9veloppement de l\u2019affiche dans la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle \u00e0 Paris. L\u2019approche didactique explique le proc\u00e9d\u00e9 de la lithographie en couleurs avec des \u00e9crans interactifs et l\u2019exposition \u00e9voque tous les grands noms de l\u2019avant-garde qui ont investi ce mode d\u2019expression: les Nabis, Eug\u00e8ne Grasset, Th\u00e9ophile Steinlen, Alphonse Mucha et Toulouse Lautrec en particulier sans oublier au d\u00e9but du XX e si\u00e8cle L\u00e9onetto Cappiello. L\u2019exposition retrace l\u2019\u00e9volution socio-\u00e9conomique \u00e0 l\u2019origine de cet essor.<\/p>\n<p>Il vaut toujours la peine d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au Palais de Tokyo, en ce moment deux pr\u00e9sentations monographiques sont \u00e0 retenir parmi d&rsquo;autres jusqu&rsquo;au 11 mai. Rammellzee est une figure de l&rsquo;underground new-yorkais (1960 &#8211; 2010), \u00e0 la fois musicien et plasticien situ\u00e9 entre le hip-hop et la science-fiction, la mise en sc\u00e8ne de ses travaux est impressionnante. Rapha\u00ebl Barontini n\u00e9 en France en 1984 avec <em>Quelque part dans la nuit le peuple danse<\/em> \u00e9voque l&rsquo;histoire de Ha\u00efti par des travaux en tissu et broderie majestueux.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Yverdon-les-Bains 28 f\u00e9vrier 2025<\/span><\/p>\n<p>Cacy Humanilia, Histoires d&rsquo;un bestiaire contemporain jusqu&rsquo;au 24 mai<\/p>\n<p>Onze artistes connus ou \u00e9mergents pour faire le point sur les relations homme &#8211; animal dans l&rsquo;art d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Le Cacy propose d\u2019explorer les relations entre l\u2019homme et l\u2019animal avec les travaux de onze artistes, certains connus comme Joana Vasconcelos et Zilla Leutenegger ou Basim Magdy qui expose en ce moment \u00e0 la Kunsthalle de Berne. La plupart sont suisses et relativement \u00e9mergents, ils ont r\u00e9alis\u00e9 des \u0153uvres sp\u00e9cifiques pour ce lieu et r\u00e9pondu \u00e0 la th\u00e9matique propos\u00e9e. Citons Gina Fischli, Lucie Kohler, Gregory Sugnaux et Romain Rochat.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Pully 22 f\u00e9vrier 2025<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9es de Pully Hodler Un mod\u00e8le pour l&rsquo;art suisse jusqu&rsquo;au 25 mai<\/p>\n<p>En collaboration avec le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Neuch\u00e2tel, le mus\u00e9e de Pully propose un regard sur la peinture suisse du premier quart du XXe si\u00e8cle. De tr\u00e8s belles toiles rassembl\u00e9es autour de divers th\u00e8mes permettent de reconsid\u00e9rer cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 12 f\u00e9vrier 2025<\/span><\/p>\n<p>Modell Neutralit\u00e4t \u00a0( Hirschhorn, Marc Bauer, Guerreiro do Divino Amor\u2026) jusqu&rsquo;au 11 mai<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 12 f\u00e9vrier 2025 <\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Centre Paul Klee Le Corbusier, L\u2019ordre des choses jusqu\u2019au 22 juin 2025<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Pour son vingti\u00e8me anniversaire le centre Paul Klee propose une exposition consacr\u00e9e au Corbusier. Certes il n\u2019y a jamais eu de relations ou de contacts entre Klee et Le Corbusier, mais l\u2019on peut trouver une parent\u00e9 d\u2019esprit chez cet architecte qui s\u2019int\u00e9resse \u00e0 tous les domaines de la cr\u00e9ation, architecture, urbanisme, peinture, sculpture, tapisserie et mobilier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L\u2019exposition est divis\u00e9e en trois sections d\u2019un c\u00f4t\u00e9 l\u2019architecture, au centre le cheminement cr\u00e9atif avec notamment les dessins pour les conf\u00e9rences donn\u00e9es par l\u2019architecte qui avait un sens exceptionnel de la communication et \u00e0 gauche les dessins, les peintures et les sculptures r\u00e9alis\u00e9es d\u2019apr\u00e8s ses dessins. Une mani\u00e8re tr\u00e8s synth\u00e9tique de rendre compte de la densit\u00e9 et de la complexit\u00e9 des cr\u00e9ations de cet \u00e9l\u00e8ve de Charles L\u2019Eplattenier qui devint architecte en autodidacte.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e des beaux-arts\u00a0: Kahnweiler et Rupf. Une amiti\u00e9 entre Paris et Berne. 22 novembre &#8211; 23 mars. Pour rester dans la m\u00eame veine cubiste et puriste, le mus\u00e9e des beaux-arts propose une \u00e9tude approfondie de l\u2019un des fonds les plus originaux du mus\u00e9e qui comporte notamment des \u0153uvres Georges Braque Juan Gris et Pablo Picasso. Le commer\u00e7ant bernois fur le premier soutien du galeriste parisien qu\u2019il avait rencontr\u00e9 \u00e0 Francfort, il lui offrit refuge pendant la premi\u00e8re guerre mondiale et entretint une longue correspondance dans les ann\u00e9es suivantes. Apr\u00e8s 1945, c\u2019est Hermann Rupf qui encouragea la pr\u00e9sentation de Paul Klee par la galerie, celle-ci devint la galerie Louise Leiris par la suite. Une histoire passionnante.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">A signaler que d\u00e8s le 7 mars le mus\u00e9e pr\u00e9sentera l\u2019\u0153uvre de l\u2019artiste turinoise <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/carol-rama\/\">Carol Rama<\/a> (1918 -2015) jusqu\u2019au 13 juillet, en parall\u00e8le \u00e0 celle de Marisa Merz jusqu\u2019au 1er juin 2025.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 1er f\u00e9vrier 2025<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\u00a0Mus\u00e9e Jenisch : Fran\u00e7oise Petrovitch, De l\u2019absence jusqu\u2019au 25 mai. En parcourant l\u2019exposition de Fran\u00e7oise Petrovitch (1964), le visiteur rencontre d\u2019abord des figures en pied de jeunes filles souvent plong\u00e9es dans leur t\u00e9l\u00e9phone ou prenant un selfie. La figure humaine surprise au quotidien est l\u2019un des th\u00e8mes privil\u00e9gi\u00e9s de l\u2019artiste fran\u00e7aise, mais elle aborde aussi l\u2019animal, quelques oiseaux sont \u00e0 d\u00e9couvrir ici, il s\u2019agit toujours de travaux sur papier, r\u00e9alis\u00e9s en lavis color\u00e9. A c\u00f4t\u00e9 d\u2019\u0153uvres r\u00e9centes sont propos\u00e9es des gravures, lithographies plus anciennes. Trois projections vid\u00e9o sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9es et l\u2019on d\u00e9couvre deux sculptures en bronze.<\/p>\n<p>Avant la grande r\u00e9trospective F\u00e9lix Vallotton (1865 &#8211; 1925) qui marquera le centi\u00e8me anniversaire de la mort de l&rsquo;artiste \u00e0 Winterthour (12 avril &#8211; 7 septembre), puis \u00e0 Lausanne (24 octobre &#8211; 15 f\u00e9vrier 2026), le mus\u00e9e Jenisch propose un hommage \u00e0 F\u00e9lix Vallotton associant la pr\u00e9sentation de gravures sur bois aux travaux d&rsquo;une dizaine d&rsquo;artistes contemporains, une exposition pr\u00e9par\u00e9e par les \u00e9tudiants et les ateliers de l&rsquo;Ecal.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le Riehen 1er f\u00e9vrier 2025<\/span><\/p>\n<p>Lumi\u00e8res du Nord jusqu&rsquo;au 25 mai<\/p>\n<p>La Fondation Beyeler nous emm\u00e8ne dans la toundra autour du cercles polaire avec des peintres de paysage canadiens, norv\u00e9giens, su\u00e9dois et finnois. Edouard Munch et Akseli Galen- Kallela (qui fit l&rsquo;objet d&rsquo;une r\u00e9trospective au mus\u00e9es Jaquemart Andr\u00e9 \u00e0 Paris) sont bien connus, les autres artistes qui ont travaill\u00e9 au cours des trente premi\u00e8res ann\u00e9es du XXe si\u00e8cle le sont moins, malgr\u00e9 une exposition sur la peinture \u00ab\u00a0impressionniste\u00a0\u00bb au Canada propos\u00e9e par la Fondation de l&rsquo;Hermitage \u00e0 Lausanne en 2020.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 2 janvier 2025. Bilan 2024<\/span><\/p>\n<p>En 2024, j\u2019ai visit\u00e9 environ 80 expositions dans des institutions publiques sans compter les galeries. En consultant mon bilan de 2023 j\u2019observe que j\u2019arrivais au m\u00eame chiffre.<\/p>\n<p>Si j\u2019essaie de fixer une impression d\u2019ensemble, je constate que de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale on assiste \u00e0 un renversement des narrations traditionnelles de l\u2019histoire de l\u2019art, ce mouvement a commenc\u00e9 il y a plus de 20 \u2013 30 ans, lors de l\u2019ouverture de la Tate Modern par exemple en 2000. Un processus de r\u00e9\u00e9valuation se d\u00e9ploie de plus en plus dans toutes les institutions qui mettent en \u00e9vidence des artistes longtemps n\u00e9glig\u00e9s. Un cheminement qui va de pair avec un r\u00e9examen des hi\u00e9rarchies et des crit\u00e8res esth\u00e9tiques qui ont domin\u00e9s les discours. L\u2019un des mots clefs que l\u2019on retrouve souvent est invisibilisation, il s\u2019efforce de d\u00e9construire les formes d\u2019exclusion, en questionnant l\u2019effacement des femmes, ou en s\u2019interrogeant sur la mise en avant d\u2019une ou deux personnalit\u00e9s au d\u00e9triment d\u2019autres cr\u00e9ateurs pourtant souvent tr\u00e8s actifs, mais moins visibles. On a pu constater ce courant dans les expositions c\u00e9l\u00e9brant le centenaire du Manifeste surr\u00e9aliste qui ont donn\u00e9 un regard plus \u00e9quitable et plus pluriel. L\u2019organisation th\u00e9matique d\u2019une exposition permet de nombreux aller-et-retours dans la chronologie et donne pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019introduire des productions longtemps n\u00e9glig\u00e9es. Ce mode de productions peut \u00eatre manipul\u00e9 avec plus ou moins de finesse et d\u2019exigence. Les expositions monographiques ont toutefois encore une place et j\u2019ai particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 celle de Robert Ryman au mus\u00e9e de l\u2019Orangerie \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Une autre approche est celle qui consiste \u00e0 inviter un ou des artistes contemporains \u00e0 se confronter aux collections d\u2019un mus\u00e9e. Avec <em>A propos Hodler<\/em>, le Kunsthaus de Zurich a tap\u00e9 fort. 60 toiles de Hodler et une trentaine d\u2019artistes contemporains ont questionn\u00e9 l\u2019actualit\u00e9 de l\u2019artiste symboliste suisse le plus c\u00e9l\u00e8bre, devenu une ic\u00f4ne. En l\u2019examinant sous diff\u00e9rents angles : le symbolisme, la repr\u00e9sentation du paysage, l\u2019engagement social, le corps humain, le portrait et l\u2019autoportrait en particulier, ces cr\u00e9ateurs contemporains ont montr\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait int\u00e9ressant, m\u00eame descell\u00e9 de son pi\u00e9destal ou priv\u00e9 des narrations habituelles qui entourent sa pr\u00e9sentation<br \/>\nJe pourrais encore relever la place faite aux \u0153uvres qui expriment une angoisse environnementale afin de faire de l\u2019art un espace de r\u00e9flexion sur les enjeux environnementaux visant \u00e0 \u00e9largir les cadres narratifs. Une autre tendance est la pratique holistique, la connexion avec le sacr\u00e9 visant \u00e0 renouer avec des dimensions spirituelles ou rituelles, la recherche des racines. Elle s\u2019exprime dans le succ\u00e8s remport\u00e9 par l\u2019exposition Marina Abramovic \u00e0 Zurich et on la percevait dans les installations de plusieurs artistes pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la Biennale de Lyon.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #3366ff;\">Lyon 6 d\u00e9cembre 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Biennale de Lyon, Les voix des fleuves jusqu\u2019au 5 janvier 2025<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les sites industriels abandonn\u00e9s semblent in\u00e9puisables dans le grand Lyon. Cette ann\u00e9e la biennale investit un gigantesque espace qui fut consacr\u00e9 \u00e0 la construction de locomotives pr\u00e8s de la gare d\u2019Oullins\u00a0: Les grandes Locos. La surface est immense peut-\u00eatre m\u00eame plus grande que les ateliers de m\u00e9caniques \u00e0 Arles. Un b\u00e2timent gigantesque assez bien pr\u00e9serv\u00e9, car il n\u2019a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 qu\u2019en 2019 abrite l\u2019essentiel des installations propos\u00e9es par une trentaine d\u2019artistes (on retrouve les \u0153uvres de certains sur d\u2019autres sites). Les interventions sont \u00e0 la mesure de l\u2019espace qui est bien mis en valeur et exerce un v\u00e9ritable envo\u00fbtement Distribu\u00e9 dans trois trav\u00e9es plusieurs \u0153uvres abordent le th\u00e8me de la passerelle (Ivan Argote <em>Me &amp; The Others<\/em>), du passage (Nefeli Papadimoouli <em>Idiopolis<\/em>) Liesl Raff <em>Corridor<\/em>) ou du tunnel (Hans <span style=\"color: #000000;\">Schabus<\/span> <em>Monument for People on the Move)<\/em>. Plusieurs intervenants viennent de l\u2019architecture d\u2019ailleurs. Les vid\u00e9os et des travaux plus intimes sont pr\u00e9sent\u00e9s dans des containers.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Le deuxi\u00e8me b\u00e2timent en plus de divers services restaurant, librairie abrite l\u2019immense installation sonore et vid\u00e9o d\u2019Olivier Beer qui a travaill\u00e9 sur les \u00e9chos dans une grotte peinte de Dordogne <em>Resonance Project\u00a0: The Cave, <\/em>2024. Comme toujours la biennale invite \u00e0 parcourir toute la ville et ses environs, pour ma part je suis all\u00e9 au mus\u00e9e d\u2019art contemporain. Un \u00e9tage est consacr\u00e9 \u00e0 une s\u00e9lection d\u2019\u0153uvres tir\u00e9es des collections lyonnaises choisies et pr\u00e9sent\u00e9es par Grace Ndiritu (1982), alors que sur les deux autres \u00e9tages on d\u00e9couvre des travaux plus intimes soit tourn\u00e9s vers l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un individu soit comme r\u00e9action \u00e0 des situations actuelles extr\u00eames comme la Palestine (Taysir Batniji <em>Au cas o\u00f9 et le Ph\u00e9nix<\/em>) et l\u2019Iran notamment. Un hommage est \u00e9galement rendu \u00e0 Christian Boltanski et Annette Messager qui sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9s au centre-ville au Grand h\u00f4tel Dieu dans les anciennes pharmacies o\u00f9 sont pr\u00e9sent\u00e9s une dizaine d\u2019artistes.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 17 novembre 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Zurich Kunsthaus: Matthew Wong \/ Vincent van Gogh jusqu&rsquo;au 26 janvier<\/p>\n<p>Marina Abramowich 25 octobre &#8211; 16 f\u00e9vrier \/ Albert Welti 15 novembre &#8211; 9 f\u00e9vrier<\/p>\n<p>Kunsthalle: Ruth Erdt 28 septembre &#8211; 19 janvier<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Migrosmuseum (entr\u00e9e libre)<\/p>\n<p>Uriel Orlow 28 septembre &#8211; 19 janvier<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Helmhaus: Verbinden 4 octobre &#8211; 5 janvier<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 9 novembre 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e Jenisch : Le mus\u00e9e Jenisch propose de nombreuses expositions signalons pour l\u2019instant celles qui se consacrent au dessin contemporain :<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><em>Offrir son art au mus\u00e9e: Gaspard Delachaux, Andrea Gabutti et Charles de Montaigu<\/em>. Les trois artistes mentionn\u00e9s ont offert au mus\u00e9e une s\u00e9lection repr\u00e9sentative de leurs travaux qui occupent chacune une salle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><em>Laur\u00e9ates 2023 et 2024 de la Bourse Alice Bailly Anjesa Dellova et Ana\u00eblle Clot<\/em>, depuis quelques ann\u00e9es le mus\u00e9e accueille la pr\u00e9sentation des b\u00e9n\u00e9ficiaires de la bourse Alice Bailly d\u00e9cern\u00e9e chaque ann\u00e9e par un comit\u00e9 qui r\u00e9unit des m\u00e9decins et quelques artistes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><em>No\u00e9mie Doge Laur\u00e9ate de la distinction Jacqueline Oyex<\/em> jusqu\u2019au 8 d\u00e9cembre. La Fondation Jacqueline Oyex offre \u00e0 un mus\u00e9e une ou plusieurs \u0153uvres qui l\u2019int\u00e9ressent, cette ann\u00e9e ce sont deux grands dessins de No\u00e9mie Doge qui vont rejoindre les collections, l\u2019occasion de proposer \u00e9galement un accrochage de quelques gravures et dessins de Jacqueline Oyex.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Martigny 9 novembre 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Learning from Martigny\u00a0: les collections de la ville X Valentin Carron jusqu\u2019au 19 janvier 2025.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Invit\u00e9 par le Manoir de Martigny \u00e0 explorer les collections artistiques de la ville qui se sont form\u00e9es au cours des ann\u00e9es, au rythme des expositions propos\u00e9es par cette institution inaugur\u00e9e il y a 60 ans, Valentin Carron jette un regard curieux en associant quelques pi\u00e8ces de sa production \u00e0 des \u0153uvres qui l\u2019ont touch\u00e9, surpris ou stimul\u00e9 \u00e0 des titres divers.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">De cette s\u00e9lection se d\u00e9gage une r\u00e9flexion pleine d\u2019empathie et de modestie face \u00e0 la mani\u00e8res dont les collectionneurs, les autorit\u00e9s et les artistes abordent le domaine de l\u2019art. L\u2019exposition d\u00e9bute en \u00e9voquant le don d\u2019un c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9fugi\u00e9 Gustave Courbet qui offrit \u00e0 La Tour-de-Peilz, mais aussi \u00e0 Martigny un buste en bronze d\u2019Helv\u00e9tia. Les salles regroupent les \u0153uvres autour de quelques th\u00e8mes : humilit\u00e9 ; marginalit\u00e9 ; identit\u00e9 avec les cartons d\u2019Edmond Bille pour des vitraux ornant l\u2019h\u00f4tel de ville de Martigny qui illustrent l\u2019histoire de la ville. L\u2019artiste renonce \u00e0 intervenir dans la salle principale de l\u2019\u00e9tage et \u00e9voque deux \u00e9l\u00e9ments moteurs de la ville, la commande d\u2019une copie du portait de Napol\u00e9on par David \u00e0 la tapisserie d\u2019Aubusson pour marquer le percement du tunnel du Grand Saint-Bernard en 1964 et l\u2019\u00e9vocation d\u2019une pi\u00e8ce antique de la Fondation Gianadda. L\u2019artiste se place entre empathie et appropriation face aux modes et aux formes d\u2019expression qui utilisent le domaine de l\u2019art pour prendre position.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 4 octobre 2024<\/span><\/p>\n<p>Beaubourg Surr\u00e9alisme. Le surr\u00e9alisme d\u2019abord et toujours jusqu\u2019au 13 janvier.<\/p>\n<p>L\u2019exposition souligne le foisonnement cr\u00e9atif du surr\u00e9alisme sur plusieurs g\u00e9n\u00e9rations et dans de tr\u00e8s nombreux pays. Organis\u00e9e th\u00e9matiquement en 13 sections, ce choix permet de nombreux aller-et-retours entre 1920 et 1950. Le spectateur entre dans un labyrinthe, apr\u00e8s un film qui pr\u00e9sente le contexte du mouvement avec le manuscrit du Manifeste par Breton expos\u00e9 au centre de la salle, on part \u00e0 la d\u00e9couverte des th\u00e8mes qui ont anim\u00e9 l\u2019imaginaire surr\u00e9aliste\u00a0: M\u00e9diums, r\u00eave, Lautr\u00e9amont, Alice, M\u00e9lusine, les for\u00eats, la nuit Eros et pour terminer le cosmos pour en citer quelques-uns. Ce dispositif ing\u00e9nieux permet de naviguer dans le surr\u00e9alisme \u00e0 travers les diverses incarnations de son impact sur la cr\u00e9ation dans le monde, en passant d\u2019artistes tr\u00e8s connus \u00e0 d\u2019autres beaucoup moins c\u00e9l\u00e8bres, ils sont toujours repr\u00e9sent\u00e9s par des \u0153uvres importantes.<\/p>\n<p>Au sous-sol exposition de photos de Barbara Crane jusqu\u2019au 6 janvier.<\/p>\n<p>Prix Marcel Duchamp 2024, les 4 nomin\u00e9s jusqu\u2019au 6 janvier ils ont \u00e9t\u00e9 choisis autour de probl\u00e9matiques spirituelles, cosmologiques.<\/p>\n<p>Des installation vid\u00e9o du cin\u00e9aste Apichatpong Weerasethakul Particules de nuit sont pr\u00e9sent\u00e9es dans le b\u00e2timent qui abritait l\u2019atelier Brancusi jusqu\u2019au 6 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Barcelone 14 septembre 2024<\/span><\/p>\n<p>Manifesta 15 jusqu\u2019au 24 novembre<\/p>\n<p>La biennale internationale Manifesta s\u2019installe pour deux mois et demi \u00e0 Barcelone. Plusieurs ann\u00e9es de travail ont permis d\u2019associer une douzaine de localit\u00e9s qui forment l\u2019agglom\u00e9ration de la capitale catalane qui compte 5 millions d\u2019habitants. Les sites retenus sont tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s les uns des autres et permettent de d\u00e9couvrir des b\u00e2timents inaccessibles ou difficiles d\u2019acc\u00e8s. La priorit\u00e9 est donc donn\u00e9e \u00e0 un v\u00e9ritable jeu de piste qui va de l\u2019a\u00e9roport de Barcelone \u00e0 l\u2019ouest aux trois chemin\u00e9es \u00e0 l\u2019est en passant au nord par les collines rocheuses qui surplombent Barcelone. La principale attraction est offerte par l\u2019ouverture au public du site des trois chemin\u00e9es qui se dresse \u00e0 l\u2019extr\u00eame fin des plages de Barcelone \u00e0 Sant Adria de Besos. Trois r\u00e9gions et trois probl\u00e9matiques auquelles se sont attach\u00e9s les artistes invit\u00e9s, soit par des productions nouvelles, soit par des travaux d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9s dans d\u2019autres lieux comme les biennales de Lyon et de Liverpool. Les th\u00e8mes sont: l\u2019\u00e9quilibre des conflits, les soins et l\u2019imagination du futur. Int\u00e9resant de noter que lors de la conf\u00e9rence de presse aucune mention n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite des artistes pr\u00e9sent\u00e9s, seules les probl\u00e9matiques sociales, \u00e9cologique et politiques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es.<\/p>\n<p>Centre de culture contemporaine Agnes Varda jusqu\u2019au 8 d\u00e9cembre. L\u2019exposition de la cin\u00e9math\u00e8que \u00a0de Paris en version \u00e9largie. Une immense r\u00e9trospective qui met en \u00e9vidence l\u2019incroyable richesse cr\u00e9ative de l\u2019artiste.<\/p>\n<p>La Virreina Jeff Wall, contes possibles jusqu\u2019au \u00a013 octobre<\/p>\n<p>Macba<\/p>\n<p>Nouvelles images de la Barcelone des banlieues jusqu\u2019au 12 janvier 2025<\/p>\n<p>Une commande faite \u00e0 une douzaine de photographes pour dresser un \u00e9tat des banlieues de Barcelone apr\u00e8s une enqu\u00eate similaire faite en 1990.<\/p>\n<p>Mari Chord\u00e0 (1940) jusqu\u2019au 12 janvier<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 10 juillet<\/span> Pauline Julier jusqu\u2019au 27 octobre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Evian 4 juillet 2024<\/span><\/p>\n<p>Palais Lumi\u00e8re: Henri Martin \/ Henri Le Sidaner, deux talents fraternels jusqu&rsquo;au 5 janvier 2025. L&rsquo;exposition pr\u00e9sente les cheminements parall\u00e8les deux peintres longtemps oubli\u00e9s qui connurent un grand succ\u00e8s au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 28 juin 2024<\/span><\/p>\n<p>Fondation de l&rsquo;Hermitage: Chefs-d&rsquo;oeuvre du mus\u00e9e Langmatt jusqu&rsquo;au 3 novembre. Ferm\u00e9e pour travaux, la Fondation Langmatt fait circuler les toiles d&rsquo;une collection tourn\u00e9e vers Renoir et C\u00e9zanne, mais aussi Boudin, Degas, Gauguin et quelques autres artistes fran\u00e7ais. La Fondation de l&rsquo;Hermitage profite de l&rsquo;occasion pour accrocher quelques oeuvres de sa collection.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 27 juin 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Fondation Beyeler jusqu\u2019au 11 ao\u00fbt L\u2019art contemporain et la collection Tino Seghal, les \u0153uvres accroch\u00e9e de fa\u00e7on tr\u00e8s inhabituelles voyagent au cours de la journ\u00e9e, elles entrent et sortent d\u2019un petit d\u00e9p\u00f4t am\u00e9nag\u00e9 dans les salles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e d\u2019art contemporain When we see us: un si\u00e8cle de peinture panafricaine jusqu\u2019au 27 octobre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Kunsthalle Toyin Ojih Odutola jusqu\u2019au 1<sup>er<\/sup> septembre<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\">Paris 15 juin 2024<\/span><\/p>\n<p>Fondation Cartier Matthew Barney, Secondary jusqu&rsquo;au 8 septembre<\/p>\n<p>Mus\u00e9e du Quai Branly Mexica jusqu&rsquo;au 8 septembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Institut Giacometti Sugimoto avec une \u00e9vocation du th\u00e9\u00e2tre No en relation avec Giacometti<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Beaubourg Brancusi jusqu\u2019au 1<sup>er<\/sup> juillet oiseaux, bustes, le baiser, Princesse et au sous-sol Hannah Villiger.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Metal Philarmonie r\u00e9f\u00e9rence au n\u00e9ogothique et surtout \u00e0 l\u2019art nouveau Mucha en particulier Helnwein. Kenneth Anger<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Orsay Paris 1874 inventer l\u2019impressionnisme. Nathanaelle Herbelin dans les salles nabis<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Louvre Van Eyck la Vierge du chancelier Rolin pr\u00e9sentation tr\u00e8s compl\u00e8te autour de cette \u0153uvre les \u00e9l\u00e9ments qui la constituent, sa fonction et le contexte bourguignon flammant.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e Jenisch<\/p>\n<p>La main et le gant 17 mai &#8211; 18 ao\u00fbt<\/p>\n<p>Pierre Aubert 17 mai &#8211; 25 ao\u00fbt<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Yverdon -les &#8211; Bains 16 mai 2024<\/span><\/p>\n<p>CACY, centre d&rsquo;art contemporain: FINGS Camille Lichtenstern jusqu&rsquo;au 11 ao\u00fbt<\/p>\n<p>Un papillon bleu appara\u00eet sur l&rsquo;affiche de l&rsquo;exposition de Camille Lichtenstern. Pourtant l&rsquo;artiste ne peint pas des papillons, en r\u00e9alit\u00e9 il s&rsquo;agit d&rsquo;un sous-plat d\u00e9nich\u00e9 dans une brocante comme les 700 autres objets r\u00e9unis dans cette pr\u00e9sentation. L&rsquo;artiste n\u00e9e en 1989 form\u00e9e \u00e0 Lausanne et \u00e0 Gen\u00e8ve a d\u00e9but\u00e9 comme plasticienne avant de devenir set designer \u00e0 Paris. Elle travaille pour la pr\u00e9sentation d&rsquo;objets de grandes marques, ici elle rassemble une quantit\u00e9 d&rsquo;objets d\u00e9nich\u00e9s dans des brocantes selon des affinit\u00e9s de forme ou de mati\u00e8re, tous sont pr\u00e9sent\u00e9s sur un socle bleu devant des fonds bleu pour les d\u00e9mat\u00e9rialiser, les d\u00e9contextualiser, raison pour laquelle le papillon de l&rsquo;affiche est devenu bleu lui aussi!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 26 avril et 16 mai 2024<\/span><\/p>\n<div>\n<p>Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts. Surr\u00e9alisme. Le Grand Jeu jusqu\u2019au 25 ao\u00fbt.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019elle \u00e9voque la date anniversaire de 1924 correspondant \u00e0 la publication du premier Manifeste du surr\u00e9alisme par Andr\u00e9 Beton, l\u2019exposition mentionn\u00e9e en titre n\u2019est pas une reconstitution historique. A travers le th\u00e8me fluide du jeu, elle part \u00e0 la recherche de la permanence et de la r\u00e9currence d\u2019une orientation de la cr\u00e9ation artistique tourn\u00e9e vers l\u2019int\u00e9rieur, l\u2019imaginaire et le fantastique. Apr\u00e8s l\u2019\u00e9vocation de Marcel Duchamp et de sa passion pour les \u00e9checs et de quelques \u0153uvres d\u2019artistes phares comme Magritte ou Dali, on se tourne vite vers le surr\u00e9alisme de deuxi\u00e8me ou troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, une priorit\u00e9 est accord\u00e9e aux personnalit\u00e9s f\u00e9minines, on trouve aussi quelques artistes cat\u00e9goris\u00e9s comme art brut. Ainsi la toile retenue pour l\u2019affiche de l\u2019exposition date de 1963, on la doit \u00e0 une peintre anglaise Marion Adnams (1898 -1995). \u00a0La seconde partie de l\u2019exposition dans la grande halle du haut est consacr\u00e9e \u00e0 des artistes contemporains, la plupart sont n\u00e9s autour de 1990 ou apr\u00e8s et ils expriment d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre la permanence de ce moteur de cr\u00e9ativit\u00e9 d\u00e9clench\u00e9 par le Surr\u00e9alisme (on peut aussi le faire remonter au symbolisme).<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\">B\u00e2le 25 avril 2024<\/span><\/p>\n<p>\u00d6ffentliche Kunstsammlung: \u00a0Dan Flavin. D\u00e9dicaces en lumi\u00e8re jusqu&rsquo;au 18 ao\u00fbt. Made in Japan jusqu&rsquo;au 21 juillet.<\/p>\n<p>Geniale Frauen jusqu&rsquo;au 30 juin.<\/p>\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Pully 9 avril 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e de Pully\u00a0: Vivre l\u2019\u0153uvre jusqu\u2019au 16 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Pour marquer son 75<sup>\u00e8me<\/sup> anniversaire le mus\u00e9e d\u2019art de Pully propose \u00ab\u00a0un voyage aux fronti\u00e8res de l\u2019art immersif contemporain\u00a0\u00bb. Une dizaine d\u2019artistes ou couples d\u2019artistes sont invit\u00e9s \u00e0 investir une ou deux salles pour montrer ces nouvelles fronti\u00e8res des expressions artistiques. On rel\u00e8ve plusieurs d\u00e9marches qui se sont distingu\u00e9es sur la sc\u00e8ne romande ces derni\u00e8res ann\u00e9es comme Maya Rochat, Camille Scherrer, Barbezat \/Villetard ou encore Augustin Rebetez un beau parcours qui montre la diversit\u00e9 de ces modifications des rapports entre art et spectateur.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 26 mars 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Kunsthaus Zurich: A propos Hodler jusqu\u2019au 30 juin<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">60 toiles de Hodler et une trentaine d\u2019artistes contemporains interrogent l\u2019actualit\u00e9 de l\u2019artiste symboliste suisse le plus c\u00e9l\u00e8bre qui a acquis le statut d&rsquo;une ic\u00f4ne. Ces cr\u00e9ateurs contemporains l&rsquo;interrogent en l\u2019examinant sous diff\u00e9rents angles : le symbolisme, la repr\u00e9sentation du paysage, l\u2019engagement social, le corps humain, le portrait et l\u2019autoportrait en particulier<br \/>\nUne partie des artistes a fait partie de la commission de conception de l\u2019exposition et propose un accrochage dense et intense sur des parois color\u00e9es allant jusqu\u2019\u00e0 la superposition d\u2019\u0153uvres de Hodler sur d\u2019autres en l\u2019occurrence une for\u00eat en feu de Nicolas Party avec un lansquenet et un immense paysage de montagnes avec une femme.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Dans le nouveau b\u00e2timent on d\u00e9couvre une r\u00e9trospective de l&rsquo;artiste autrichienne Kiki Kogelnik jusqu\u2019au 14 juillet.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 11 mars 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mudac Objets de d\u00e9sir. Surr\u00e9alisme &amp; Design jusqu\u2019au 4 ao\u00fbt. Le Mudac entame la saison surr\u00e9aliste de Plateforme 10 qui se poursuivra avec une exposition Man Ray \u00e0 photo Elys\u00e9e d\u00e8s le 29 mars et une pr\u00e9sentation sur les surr\u00e9alistes et le jeu d\u00e8s le 12 avril au mus\u00e9e des beaux -arts.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L\u2019exposition du Mudac est reprise du mus\u00e9e\u00a0 Vitra de Weil am Rhein. Elle \u00e9voque \u00e9galement une pr\u00e9sentation d\u00e9di\u00e9e au surr\u00e9alisme par le centre Pompidou en 2013 \u2013 2014 intitul\u00e9e Le <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/revolution-surrealiste\/\">surr\u00e9alisme<\/a> et l\u2019objet qui se basait sur des vues photographiques des principales expositions surr\u00e9alistes.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 11 mars 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le Palais de Tokyo pr\u00e9sente quatre expositions jusqu\u2019au 30 juin. En particulier une carte blanche \u00e0 Mohamed Bourouissa, Signal, dans la grande salle du rez et une exposition d\u00e9di\u00e9e aux expressions d\u2019artistes r\u00e9fugi\u00e9s, migrants sous le titre de Dislocations au sous-sol.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mus\u00e9e de l\u2019Orangerie Robert Ryman Le regard en acte jusqu\u2019au 1<sup>er<\/sup> juillet<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Robert Ryman (1930 \u2013 2019) fait partie des artistes qui ont le plus interrog\u00e9 la nature de la toile du cadre, de l\u2019espace, de la relation au mur. L\u2019exposition propos\u00e9e par le mus\u00e9e de l\u2019Orangerie propose un hommage stimulant. En d\u00e9couvrant ou red\u00e9couvrant ces toiles on est frapp\u00e9 par l\u2019influence qu\u2019il a exerc\u00e9 sur de nombreux artistes. Au premier abord il parait un peu comme un \u00e9quivalent de Rothko en blanc, mais dans un esprit plus syst\u00e9matique. Venu du jazz, il explore diff\u00e9rents processus ou situations avec rigueur. Le mus\u00e9e de l\u2019Orangerie consacre r\u00e9duli\u00e8rement des expositions aux artistes am\u00e9ricains qui ont d\u00e9velopp\u00e9 diff\u00e9rentes formes d\u2019abstraction apr\u00e8s 1945, dont la d\u00e9marche peut \u00eatre mise en relation avec les derni\u00e8res recherches de Monet notamment les Nymph\u00e9as. Cette fois avec Robert Ryman, c\u2019est l\u2019un des artistes les plus rigoureux qui est pr\u00e9sent\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Jeu de Paume Bertille Bak abus de souffle jusqu\u2019au 10 mai 2024<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">A la jonction du documentaire, de l\u2019animation sociale et du miltantisme les r\u00e9alisations de Bertille Bak (1983) offrent une vision saisissante de nombreuses probl\u00e9matiques li\u00e9es au travail dans le monde entier. D\u00e9cortiquage de crevettes au Maroc, travail des enfants dans les mines, cireurs de chaussures ou encore spectacles folkloriques pour des touristes avides d\u2019exotisme, le champ d\u2019exploration de Bertille Bak est tr\u00e8s vaste. Elle obtient des r\u00e9sultats percutants qui sont pr\u00e9sent\u00e9s ici sous la forme d\u2019une r\u00e9trospective des dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Bertille Bak fait exploser les cat\u00e9gories pour parvenir \u00e0 des expressions qui entrelacent documentaire, imagination, fantaisie et m\u00eame fantastique pour traiter de la mondialisation.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 4 f\u00e9vrier 2024<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire: L&rsquo;ordre des chose, carte blanche \u00e0 Wim Delvoye jusqu&rsquo;au 16 juin.<\/p>\n<div>\n<p>Un syst\u00e8me de roulement \u00e0 bille bruyant et sautillant a envahi les salles du\u00a0 mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire. Les rails passent partout, suspendus aux plafonds, ils traversent les murs, les gravures comme les prisons de Piran\u00e8se, les tableaux les plus prestigieux: Picasso, les sculptures anciennes. Certaines sculptures sont m\u00eame totalement occup\u00e9es par ces billes folles qui tournent en rond comme des souris dans une cage.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>En plus de cette installation sp\u00e9cifique l\u2019artiste pr\u00e9sente quelques \u0153uvres importantes qui ont jalonn\u00e9 sa carri\u00e8re: les dessins pour Cloaca sont mis en relation avec des esquisses de Jean Tinguely. La collection des couvertures de bo\u00eetes de vache qui rit avec des monnaies anciennes notamment. Une structure n\u00e9ogothique s&rsquo;invite dans une salle m\u00e9di\u00e9vale, alors qu&rsquo;une carrosserie fait face aux armures anciennes.<\/p>\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Soleure 22 janvier 2024<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts Soleure: Yves Netzhammer jusqu&rsquo;au 12 mai.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">En<\/span> consultant mon site, je r\u00e9alise que c&rsquo;est en 2003 au Helmhaus \u00e0 Zurich que j&rsquo;ai d\u00e9couvert pour la premi\u00e8re fois les travaux d&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/yves-netzhammer\/\">Yves Netzhammer,<\/a> depuis il a r\u00e9alis\u00e9 d&rsquo;innombrables films d&rsquo;animation, mis en sc\u00e8ne de nombreuses expositions et travaux publics en Suisse et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. La derni\u00e8re exposition que j&rsquo;ai vue en Suisse, c&rsquo;\u00e9tait au Haut Konstruktiv \u00e0 Zurich en octobre 2022. On le retrouve \u00e0 Soleure o\u00f9 il occupe toutes les salles du rez-de-chauss\u00e9e avec deux films d&rsquo;animation, des installations mobiles, des dessins muraux et une salle enti\u00e8rement couverte de peintures<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/yves-netzhammer\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 31 d\u00e9cembre 2023<\/span><\/p>\n<div>\n<p>La fin de l\u2019ann\u00e9e rime avec l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un bilan ! Parmi les expositions visit\u00e9es en Suisse, \u00e0 Paris, mais aussi \u00e0 Barcelone et \u00e0 Turin lesquelles m\u2019ont le plus int\u00e9ress\u00e9 ? J\u2019ai parcouru un peu plus de 80 expositions institutionnelles sans compter les galeries d\u2019art priv\u00e9es.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Commen\u00e7ons par la Suisse. A Gen\u00e8ve, au mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire: Ugo Rondinone,<i>When the Sun goes down and the Moon comes up<\/i>. \u00a0A Aarau au Kunsthaus\u00a0: Augustin Rebetez <i>Vitamin<\/i> et en deuxi\u00e8me partie d\u2019ann\u00e9e <i>Stranger in the Village<\/i>. A Berne, au mus\u00e9e des beaux-arts\u00a0: Katharina Grosse et Markus Raetz. <span lang=\"EN-US\">A B\u00e2le \u00e0 la Kunsthalle: Diego Marcon <i>Have you checked the <\/i>Children. \u00a0<\/span>A Zurich, \u00e0 la Kunsthalle\u00a0: Christopher Kulendran Thomas.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>A Paris\u00a0: Fabrice Hybert <i>la vall\u00e9e<\/i> \u00e0 la Fondation Cartier pour l\u2019art contemporain, Manet Degas et Van Gogh \u00e0 Auvers sur Oise au mus\u00e9e d\u2019Orsay, Germaine Richier \u00e0 Beaubourg, Anthony Gormley au mus\u00e9e Rodin,\u00a0 Dana Schutz au MAM, mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris\u00a0; Sophie Calle, <i>\u00e0 toi de faire ma mignonne<\/i>au mus\u00e9e Picasso, Bollywood Superstars au mus\u00e9e du Quai Branly.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>A Barcelone au Macba Nancy Holt, <i>Dins Fora<\/i> \u00a0et les collections du mus\u00e9e national d\u2019art \u00a0de Catalogne, John Berger <i>Permanent red<\/i> \u00e0 la Virreina.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\u00a0A Turin la Fondation pour l\u2019art \u00a0Sandretto Re Rebaudengo, <i>The Buterfly Affect<\/i>, et la galeria d\u2019arte moderna.<\/p>\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\">Paris 24 d\u00e9cembre 2023<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Fondation Cartier Le souffle de l\u2019architecte\u00a0: Bijoy Jain. Studio Mumbai et deux artistes Alev Eb\u00fczzia Siesbye, c\u00e9ramiste et Hu Liu dessinatrice jusqu\u2019au 21 avril.<\/p>\n<div>\n<p>Beaubourg: Alice Rohracher R\u00eaver entre les mondes jusqu\u2019au 1<sup>er<\/sup> janvier<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Gilles Aillaud animal politique jusqu\u2019au 26 f\u00e9vrier<\/p>\n<p>Petit Palais Le Paris de la modernit\u00e9 1905 -1925 14 novembre \u2013 14 avril<\/p>\n<\/div>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e du quai Branly<em> Bollywood Superstars.<\/em> Histoire d\u2019un cin\u00e9ma indien jusqu\u2019au 14 janvier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Bollywood est une exposition qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au Louvre Abu Dhabi avant le mus\u00e9e du Quai Branly. Elle propose une histoire du cin\u00e9ma indien, en l\u2019ins\u00e9rant dans les traditions narratives qui sont parfois encore vivantes dans le sous-continent. Les r\u00e9cits mythiques, l\u2019histoire des dynasties \u00e9voqu\u00e9s dans les miniatures, mais aussi dans de grandes peintures de temples dont plusieurs beaux exemples sont pr\u00e9sent\u00e9s sont l\u2019expression de ces traditions. Quelques exemples de r\u00e9cits sur peinture en rouleau, peinture de conteur, qui vont jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9vocation du tsunami de 2007 ou le m\u00e9tro de Kolkata sont expos\u00e9s pour montrer la continuit\u00e9 de ces traditions narratives imag\u00e9es. Un chapitre est d\u00e9di\u00e9 aux images imprim\u00e9es de h\u00e9ros et de dieux dont la tradition remonte \u00e0 Ravi Varma (1848 -1906). Les premiers films \u00e9tant des transpositions de ces chromolithographies ou encore le passage du portrait peint en miniature au portrait photographique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le th\u00e9\u00e2tre traditionnel jou\u00e9 en plein- air est mis en relation avec le caract\u00e8re festif des projections de films. De nombreux films sont \u00e9voqu\u00e9s par de courts extraits proposant parfois une mise en sc\u00e8ne en kal\u00e9idoscope assez \u00e9tonnante. Cette pr\u00e9sentation est une bonne entr\u00e9e dans cet univers dont l\u2019exposition fait ressortir l\u2019identit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><em>Visions chamaniques Arts de l\u2019ayahuasca en Amazonie p\u00e9ruvienne<\/em> jusqu\u2019au 26 mai<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Au niveau des collections une petite exposition fort int\u00e9ressante \u00e9voque le d\u00e9veloppement d\u2019une peinture visionnaire chamanique dans l\u2019Amazonie p\u00e9ruvienne depuis les ann\u00e9es 1990. Elle est mise en relation avec les \u00e9crits de William Burroughs (1914 \u2013 1997) et les recherches de Brion Gysin (1916 \u2013 1986) et la Dreammachine de 1963, le d\u00e9veloppement d\u2019un tourisme chamanique depuis les ann\u00e9es 1950 qui connait un essor consid\u00e9rable aujourd\u2019hui. Des recherches biologiques actuelles sur ces plantes aux effets m\u00e9dicaux hallucinog\u00e8nes sont \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e Guimet A la cour du Prince Genji 1000 ans d\u2019imaginaire japonais + hommage \u00e0 Ma\u00eetre Itaro Yamaguchi jusqu\u2019au 25 mars. Le mus\u00e9e Guimet \u00e9voque lui aussi une grande tradition narrative illustr\u00e9e qui connait un renouveau d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 travers la publication de plusieurs mangas reprenant ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme le premier roman \u00e9crit par la po\u00e9tesse Murasaki Shikibu vers l&rsquo;an 1000, le Dit du Genji, l&rsquo;histoire du prince Genji. Ce r\u00e9cit est illustr\u00e9s par des estampes, des laques et des tapisseries sans oublier les mangas et le film d&rsquo;animation.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 10 d\u00e9cembre 2023<\/span><\/p>\n<div>\n<p><span lang=\"FR\">Mus\u00e9e Rath Ella Maillart (1903 \u2013 1997), Pauline julier (1981), Anne-Julie Raccoursier (1974) jusqu\u2019au 21 avril<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><span lang=\"FR\">Cet exposition utilise de fa\u00e7on originale les trois trav\u00e9es du mus\u00e9e Rath pour exposer deux artistes contemporaines et dans l\u2019espace central rendre hommage \u00e0 Ella Maillart, passionn\u00e9e de voyages en Orient et de montagnes. Au sous-sol on peut consuler des livres de voyages qui ont v\u00e9hicul\u00e9 les images d\u2019exotisme entra\u00eenant les voyageurs sur les routes<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 26 novembre 2023<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Lausanne Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts\u00a0: Immersion Les origines\u00a0: 1949 \u2013 1969 jusqu\u2019au 3 mars 2024<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne propose quatorze installations <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/reconstitution-dexpositions\/\">reconstitu<\/a>\u00e9es, reconstruites pour l\u2019occasion qui invitent le spectateur \u00e0 \u00ab s\u2019immerger \u00bb dans une exp\u00e9rience artistique. Parmi les artistes retenus six sont italiens,( Fabio Mauri, Marinella Pirelli, Laura Grisi, Lucio Fontana, Pino Gallizio, Gianni Colombo), ils appartiennent \u00e0 deux g\u00e9n\u00e9rations n\u00e9s entre 1899 et 1939. Cinq viennent des Etats-Unis (USCO, James Turrell, Judy Chicago, Robert Morris, Bruce Nauman), ils sont plus jeunes n\u00e9s entre 1931 et 1943; un d\u2019Allemagne (Ferdinand Spindel 1913 &#8211; 1980), de Suisse \u00a0(Christian Megert 1936) et Jesus Rafael Soto 1923 &#8211; 2005 du Venezuela, mais dont l\u2019activit\u00e9 s\u2019est d\u00e9ploy\u00e9e en France et en Europe. Ce qui r\u00e9unit les diverses propositions retenues est une r\u00e9flexion sur l&rsquo;extension du domaine de la peinture, de la repr\u00e9sentation et de l&rsquo;art comme installation, performance, exp\u00e9r<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/sons-et-lumieres\/\">ience \u00a0sonore<\/a>. Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es diverses expositions ont abord\u00e9 cette extension, par exemple <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jaime-les-panoramas\/\">Enfin le c<\/a>in\u00e9ma au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay en 2021, J&rsquo;aime <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jaime-les-panoramas\/\">les panoramas<\/a> \u00e0 Gen\u00e8ve en 2015 ou <em><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/traces-du-sacre\/\">Traces du Sa<\/a>cr\u00e9<\/em> \u00e0 Beaubourg en 2008 et <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/sons-et-lumieres\/\">Sons et Lumi<\/a>\u00e8res en 2005, <em><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/traces-du-sacre\/\">Au-del<\/a>\u00e0 des \u00e9toiles<\/em> au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay en 2017. L&rsquo;originalit\u00e9 de cette exposition est de se concentrer sur une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es en redonnant vie \u00e0 des projets inaccessibles, relativement peu connus.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #3366ff;\">Paris 28 octobre 2023<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Hasard ou co\u00efncidence, trois des principales expositions artistiques visibles \u00e0 Paris en ce moment sont consacr\u00e9es \u00e0 des artistes qui ont mis fin \u00e0 leurs jours : Van Gogh au mus\u00e9e d\u2019Orsay jusqu&rsquo;au 4 f\u00e9vrier; Nicolas de St\u00e4el au mus\u00e9e d\u2019art moderne jusqu&rsquo;au 21 janvier et Mark Rothko \u00e0 la Fondation Vuitton. Quant \u00e0 Sophie Calle invit\u00e9e \u00e0 exposer au mus\u00e9e Picasso jusqu&rsquo;au 7 janvier pour marquer le cinquantenaire de la mort de l\u2019artiste, elle met en sc\u00e8ne sa propre disparition en invitant un commissaire-priseur \u00e0 faire l\u2019inventaire de tout ce qui pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat dans son habitation, elle transfert ses objets, \u0153uvres d\u2019art au mus\u00e9e Picasso o\u00f9 elle habite !<\/p>\n<p>Auparavant, le visiteur a d\u00e9couvert des oeuvres de Picasso cach\u00e9es, emball\u00e9es, et certains cycles de Sophie Calle consacr\u00e9s \u00e0 la disparition de tableaux, \u00e0 la perception des aveugles, ou encore \u00e0 la disparition des parents de l&rsquo;artiste avant de passer \u00e0 l&rsquo;inventaires de ses projets non r\u00e9alis\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve dans les combles avec la pr\u00e9sentation de tout le mobilier et les oeuvres d&rsquo;art qui appartiennent \u00e0 Sophie Calle, \u00e0 l&rsquo;exception de ses propres travaux.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Barcelone 30 septembre 2023<\/span><\/p>\n<p>Barcelone met le turbo pour pr\u00e9senter des expositions d\u2019art moderne et contemporain pertinentes. Le MACBA a toujours une programmation int\u00e9ressante et une mani\u00e8re originale de pr\u00e9senter ses collections. Il a est l\u2019un des mes mus\u00e9es pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s et je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7u, en ce moment il est particuli\u00e8rement actif, car il ambitionne de s\u2019\u00e9tendre dans le couvent qui borde l\u2019autre partie de la place dont la chapelle est d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9e pour des expositions. Il pr\u00e9sente une tr\u00e8s belle r\u00e9trospective de Nancy Holt (1938 \u2013 2014) avec ses <em>Sun Tunnels<\/em>, elle qui fut l\u2019\u00e9pouse de Robert Smithson (1938 \u2013 1973).<\/p>\n<p>Tout pr\u00e8s de l\u00e0, le centre de culture contemporaine de Barcelone, longtemps ferm\u00e9, consacre une colossale pr\u00e9sentation \u00e0 <em>Sade, libert\u00e9 ou mal<\/em> et toutes les questions qu\u2019il suscite aujourd\u2019hui jusqu\u2019au 15 octobre. Sur la rambla au Palais de la Virreina, centre de l\u2019image, j\u2019ai la surprise de d\u00e9couvrir une mise en valeur du travail critique, litt\u00e9raire et artistique de John Berger, on est en terre famili\u00e8re puisque ses amis furent Jean Mohr et Alain Tanner avec qui il collabora sur quatre films notamment <em>la Salamandre<\/em>.<\/p>\n<p>Toutes les collections du mus\u00e9e national d\u2019art de Catalogne sont visibles dans l\u2019immense palais qui domine la colline de Montjuic avec d\u2019int\u00e9ressants accrochages du 20e si\u00e8cle, en plus des fameuses salles d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l\u2019art roman et gothique.<\/p>\n<p>Je mentionnerai encore la fondation Tapies qui propose une exposition de l\u2019artiste slovaque Roman Ondak jusqu\u2019au 22 novembre et la pr\u00e9sentation tr\u00e8s stimulante d\u2019oeuvres sur support pauvre, bois, papier, carton et collages de Tapies. Un artiste un peu oubli\u00e9 en ce moment et pourtant il est n\u00e9 il y a tout juste 100 ans!<\/p>\n<p>La fondation Miro \u00e9tait ferm\u00e9e pour la pr\u00e9paration d\u2019une exposition Miro \u2013 Picasso qui ouvre le 20 octobre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #3366ff;\">Berne 8 septembre 2023\u00a0<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/markus-raetz\/\">Markus Raetz<\/a> oui non jusqu\u2019au 14 janvier 2024 (prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 25 f\u00e9vrier). Premi\u00e8re exposition des sculptures de l\u2019artiste apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s la pr\u00e9sentation du mus\u00e9e de Berne occupe les salles de l\u2019ancien b\u00e2timent, au rez-de-chauss\u00e9e sont r\u00e9unies les oeuvres qui demandent au spectateur de bouger pour d\u00e9couvrir des images, des anamorphoses. Au premier \u00e9tage ce sont plut\u00f4t les oeuvres en mouvement avec une audacieuse tentative de reconstituer l\u2019atmosph\u00e8re de l\u2019atelier de l\u2019artiste o\u00f9 un fil de fer suspendu devient figure, l\u2019\u00e9vocation de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, des nuages qui passent, de la lumi\u00e8re qui \u00e9volue, la po\u00e9sie au quotidien. Le catalogue de l\u2019exposition pr\u00e9sente ces photos d\u2019atelier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 27 ao\u00fbt 2023<\/span><\/p>\n<p>Eglise Saint-Fran\u00e7ois: Hospitalit\u00e9 artistique: Tentations &amp; palpitations Gilles Furtw\u00e4ngler \/ Christian Gonzebach.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Depuis de longues ann\u00e9es, l\u2019\u00e9glise Saint-Fran\u00e7ois invite des artistes \u00e0 intervenir pendant quelques semaines dans l\u2019espace du sanctuaire. C\u2019est l\u2019Hospitalit\u00e9 artistique qui propose sa dixi\u00e8me exposition jusqu\u2019au 15 octobre. On peut d\u00e9couvrir les r\u00e9alisations de deux artistes romands r\u00e9put\u00e9s Christian Gonzebach (1975) et Gilles Furtw\u00e4ngler (1982), ils se sont partag\u00e9s l\u2019espace de fa\u00e7on originale, Gilles Furtw\u00e4ngler occupe la hauteur avec de grands philact\u00e8res suspendus, alors que Christian Gonzebach occupe la nef et une chapelle lat\u00e9rale avec de nombreuses sculptures et objets qui renvoient au mobilier d\u2019\u00e9glise usuel dans les lieux de culte catholique : b\u00e9nitier, fonts baptismaux, pierre tombale, sculptures de la vierge plac\u00e9es sur une structure en bois blanc cr\u00e9\u00e9e pour l\u2019occasion.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Winterthour 27 ao\u00fbt 2023<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e Oskar Reinhart: Caspar David Friedrich et les pr\u00e9curseurs du Romantisme 26 ao\u00fbt &#8211; 19 novembre<\/p>\n<p>Oskar Reinhart avait constitu\u00e9 une magnifique collection consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;art suisse du XIXe si\u00e8cle et du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, mais il avait \u00e9galement port\u00e9 son attention \u00e0 l&rsquo;histoire de l&rsquo;art allemand au cours de cette p\u00e9riode. Il fit construire un b\u00e2timent imposant pour abriter cette collection, compl\u00e9t\u00e9 il y a quelques ann\u00e9es par une salle d&rsquo;exposition temporaire en sur\u00e9l\u00e9vation. C&rsquo;est dans cet espace que l&rsquo;on d\u00e9couvre une pr\u00e9sentation qui c\u00e9l\u00e8bre avec un peu d&rsquo;avance le 250e anniversaire de Kaspar David Friedrich (1774 &#8211; 1840) qui \u00e9tait tomb\u00e9 dans l&rsquo;oubli au moment o\u00f9 Oskar Reinhart constituait sa collection et dont il rassembla un nombre important d&rsquo;oeuvres exceptionnelles qui forment le point de d\u00e9part de cette manifestation.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 27 ao\u00fbt 2023<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts<\/p>\n<p>Zanele Muholi \/ Sincerely Walter Pfeiffer jusqu\u2019au 20 octobre<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 8 ao\u00fbt 2023<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><em>L\u2019ordre n\u2019a pas d\u2019importance<\/em> jusqu\u2019au 29 octobre. Sous ce titre \u00e9nigmatique, le mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire propose une \u00e9vocation de l\u2019histoire des pr\u00e9sentations des collections de ce mus\u00e9e qui rassemble tous les \u00a0objets patrimoniaux possibles. Il revient sur les pr\u00e9sentations d\u2019origine en exposant les vitrines con\u00e7ues en 1910 par l\u2019architecte du b\u00e2timent Marc Camoletti et initie une interrogation sur les missions du mus\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Par ailleurs il inaugure une s\u00e9rie de nouvelles mises en valeur du chef-d\u2019\u0153uvre de la collection: la P\u00eache miraculeuse de Konrad Witz avec un regard minimaliste pour cette fois.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 4 ao\u00fbt 2023<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Fondation de l\u2019Hermitage Vuillard et l\u2019art du Japon jusqu\u2019au 29 octobre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mettre en relation l\u2019estampe japonaise et l\u2019\u0153uvre d\u2019Edouard Vuillard (1868 \u2013 1940), c\u2019est s\u2019attarder sur la p\u00e9riode la plus inventive et \u00e9tonnante de l\u2019artiste entre 1890 et 1914. A noter que la plupart des estampes japonaises mises en regard des \u0153uvres de Vuillard proviennent du mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey. Vuillard collectionne les estampes japonaises qui sont devenues \u00e0 la mode \u00e0 la fin du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il fr\u00e9quente ses amis Nabis : F\u00e9lix \u00a0Vallotton, qui lui fait d\u00e9couvrir la Suisse et l\u2019art du paysage, Pierre Bonnard, Maurice Denis. Il travaille pour des m\u00e9c\u00e8nes qui lui commandent de grandes d\u00e9corations. Il s\u2019int\u00e9resse \u00e9galement \u00a0au th\u00e9\u00e2tre d\u2019avant-garde tout en d\u00e9veloppant des \u0153uvres intimistes qui prennent comme mod\u00e8les son entourage : sa m\u00e8re, sa s\u0153ur cette derni\u00e8re est l&rsquo;\u00e9pouse du peintre Ker Xavier Roussel. Une centaine de peintures et de lithographies et une cinquantaine d\u2019estampes japonaises animent ce parcours. Les expositions consacr\u00e9es \u00e0 cet artiste sont relativement rares, il avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au mus\u00e9e cantonal des beaux-arts \u00e0 Lausanne en 2000 et au Grand Palais \u00e0 Paris en 2003, la d\u00e9couverte des cette vision virtuose et subtile suscite toujours l&rsquo;\u00e9tonnement et l&rsquo;admiration.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts, <em>Magdalena Abakanowicz (1930 -2017), territoires textiles<\/em> et hommage \u00e0 Elsi Giauque jusqu&rsquo;au 24 septembre. Figure marquante de plusieurs \u00e9ditions de la biennale de la tapisserie de Lausanne dans les ann\u00e9es 1960 et 1970 Magdalena Abakanowicz contribua \u00e0 d\u00e9tacher la tapisserie du mur pour en faire une sculpture autonome.<\/p>\n<p>PhotoElys\u00e9e : Laia Abril (1986), <em>On Mass Hysteria<\/em> jusqu&rsquo;au 1er octobre. L&rsquo;artiste espagnole documente des questions sociales le plus souvent li\u00e9es au sort des femmes. Avec les travaux r\u00e9unis ici, elle est partie \u00e0 la recherche de t\u00e9moignages sur des cas d&rsquo;hyst\u00e9rie de masse \u00e0 travers le monde. On d\u00e9couvre \u00e9galement le Prix Elys\u00e9e d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 Debi Cornwall et une pr\u00e9sentation de la biblioth\u00e8que du mus\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 28 juillet 2023<\/span><\/p>\n<p>Sous le titre \u00e9nigmatique <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/collections-privees-exposition-publique\/\"><em>Anecdotes du destin<\/em> j<\/a>usqu&rsquo;au 7 janvier 2024, le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne propose de confronter les artistes les plus connus de la collection \u00e0 d&rsquo;autres, g\u00e9n\u00e9ralement des femmes, qui ont \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9es par l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, au point d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il est souvent impossible de reconstituer leur carri\u00e8re. Cette pr\u00e9sentation originale des collections revient sur une exposition pr\u00e9sent\u00e9e en 2020: <em>Tout se disloque. l\u2019art suisse de B\u00f6cklin \u00e0 Vallotton j<\/em>usqu\u2019au 20 septembre 2020 qui proposait un accrochage th\u00e9matique d\u2019\u0153uvres tir\u00e9es des collections datant de la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle jusqu\u2019au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Si l\u2019on retrouve des artistes connus B\u00f6cklin, Hodler, Vallotton, Klee ou W\u00f6lffli, certains le sont beaucoup moins, en particulier plusieurs femmes peintres. <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/louise-breslau-1856--\">Louise Breslau<\/a> (1856 &#8211; 1927), Clara von Rappard (1857 \u2013 1912) ou Annie Stebler-Hopf (1861 \u2013 1918). A la suite de l&rsquo;exposition de 2020, il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de consacrer une exposition \u00e0 Annie Stebler &#8211; Hopf, mais le manque d&rsquo;oeuvres conserv\u00e9es et de source a rendu ce projet caduque; du coup la commissaire est revenue sur un projet impliquant toute la collection avec pr\u00e8s de 80 artistes en demandant \u00e0 des \u00e9crivains de cr\u00e9er des histoires autour d&rsquo;artistes peu connus puisque les failles de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art ne permettent pas d&rsquo;approfondir la connaissance de certaines personnalit\u00e9s pass\u00e9es \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du courant dominant<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/collections-privees-exposition-publique\/\">&#8230;<\/a><\/p>\n<p>Kunsthalle: NTU, Nola Oswald Dennis, Tabita Rezaire, Bogosi Sekhukhuni jusqu&rsquo;au 1er octobre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Avignon 24 juillet 2023<\/span><\/p>\n<p>Collection Lambert, en parall\u00e8le \u00e0 un accrochage des collections la collection Lambert propose trois expositions temporaires, en particulier celle de Pascale Marthine Tayou, <em>Petits riens,<\/em> jusqu&rsquo;au 19 novembre.<br \/>\nFace \u00e0 l\u2019angoisse que suscite l\u2019\u00e9tat du monde Pascale Marthine Tayou r\u00e9agit par des cr\u00e9ations po\u00e9tiques cr\u00e9ant en r\u00e9cup\u00e9rant des sacs en plastique pour d\u00e9corer des arbres multicolores ou des chaises abandonn\u00e9es qui customis\u00e9es, rapi\u00e9c\u00e9es, accumul\u00e9es \u00e9voquent la succession de conf\u00e9rences qui ont r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la plan\u00e8te. Elle reprend certaines formes d\u2019expressions exotique pour cr\u00e9er un discours nouvea, fragile, discret, toujours color\u00e9 et \u00e0 l\u2019\u00e9coute.<\/p>\n<p>Zurich 11 juin 2023<\/p>\n<p>Re \u2013 Orientations jusqu\u2019au 16 juillet<\/p>\n<p>Regards crois\u00e9s du 19e si\u00e8cle \u00e0 aujourd\u2019hui<\/p>\n<p>Kunsthalle<\/p>\n<p>Christopher Kulendran Thomas For Real (Tamil) jusqu\u2019au \u00a010 septembre<\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Londres en 1979 de parents qui avaient fui la guerre au Sri Lanka Christopher Kulendran Thomas\u00a0a trouv\u00e9 dans l\u2019expression artistique un moyen de renouer avec ses origines et de les interroger \u00e0 travers de constants aller- retour entre l\u2019Europe et son pays d\u2019origine.<\/p>\n<p>Thun 18 juin 2023<\/p>\n<p>Kunstmuseum<\/p>\n<p>Reena Saini Kallat (Inde) Deep Rivers run Quiet jusqu\u2019au 3 septembre<\/p>\n<p>L\u2019artiste indienne explore le th\u00e8me du fleuve comme fronti\u00e8re, comme s\u00e9paration o\u00f9 se cristallisent des conflits \u00e0 travers le monde dans des installations et des dessins. Un ensemble impressionnant. Si elle-m\u00eame n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e par la guerre civile sa famille a d\u00fb quitter le nouveau Pakistan dont elle \u00e9tait originaire pour s\u2019installer en Inde suite \u00e0 la partition du pays.<\/p>\n<p>Gen\u00e8ve 16 juin 2023<\/p>\n<p>Mus\u00e9e de la Croix-Rouge<\/p>\n<p>Petr Halilaj jusqu\u2019au 17 septembre Le mus\u00e9e de la Croix-Rouge \u00e0 Gen\u00e8ve pr\u00e9sente une installation de l\u2019artiste kosovar Petr Halilaj, celle-ci repose sur un reportage de la tv su\u00e9doise qui avait remarqu\u00e9 ce gar\u00e7on de 13 ans vivant dans un camp de r\u00e9fugi\u00e9s en Albanie qui \u00e9voquait les horreurs de la guerre dans ses dessins. Aujourd\u2019hui bien connu par ses expositions Petr Halilaj a d\u00e9coup\u00e9 et agrandi ses dessins pour les accrocher comme un immense mobile.<\/p>\n<p>Curieusement en quelques jours je d\u00e9couvre trois expositions \u00e0 Zurich, Thoune et Gen\u00e8ve qui \u00e9voquent la guerre et la r\u00e9silience par l\u2019art respectivement au Sri Lanka, en Inde et au Kosovo.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 3 avril 2023<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay<\/p>\n<p>Manet &#8211; Degas jusqu&rsquo;au 23 juillet<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le Metropolitan \u00e0 New York, le mus\u00e9e d&rsquo;Orsay pr\u00e9sente une superbe exposition sur les relations parfois tumultueuses entre Manet et Degas, son cadet de 2 ans, mais qui v\u00e9cut pr\u00e8s de 30 ans de plus, lui vouant une grands admiration au point qu&rsquo;il poss\u00e9dait 80 oeuvres de Manet..<\/p>\n<p>Pastels du mus\u00e9e d&rsquo;Orsay 14 mars &#8211; 2 juillet, La r\u00e9union de pastels contemporains des deux artistes que l&rsquo;on retrouve d&rsquo;ailleurs compl\u00e8te parfaitement cette exposition.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e national d&rsquo;art moderne, Centre Pompidou<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/meret-oppenheim-surrealisme-suisse\/\">Germaine Richier<\/a> jusqu&rsquo;au 12 juin. Une r\u00e9trospective de cette artiste franco-suisse ( elle \u00e9pousa le sculpteur zurichois Otto B\u00e4nninger (1897 &#8211; 1973) en 1929) qui coupe le souffle au visiteur, tant elle fait ressentir l&rsquo;exigence et la puissance de la recherche d&rsquo;invention de Germaine Richier (1902 &#8211; 1959), trop t\u00f4t disparue. La fascination pour l&rsquo;hybridation des \u00eatres, le passage homme-animal qui marque ses recherches de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre donne une singuli\u00e8re actualit\u00e9 \u00e0 son travail. La r\u00e9trospective sera visible \u00e0 Montpellier d\u00e8s le 12 juillet.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: revert;\">Mus\u00e9e Jacquemart Andr\u00e9<\/span><\/p>\n<p>Giovanni Bellini &#8211; influences crois\u00e9es jusqu&rsquo;au 17 juillet<\/p>\n<p>Plong\u00e9e dans l&rsquo;atelier de la famille Bellini, le p\u00e8re Jacopo, un fr\u00e8re Gentile et un beau-fr\u00e8re qui s&rsquo;appelait Mantegna! avec des \u00e9l\u00e8ves, successeurs comme Giorgione et Titien, une passionnante mise \u00e0 jour qui s&rsquo;appuie sur les collections du mus\u00e9e et celles de la Gem\u00e4ldegalerie de Berlin, une prestigieuse collaboration.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau, Soleure 19 mars 2023<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Aarau Kunsthaus, <em>Augustin Rebetez Vitamin<\/em> jusqu\u2019au 29 mai, Soleure Kunstmuseum <em>Rimini Protokoll<\/em> jusqu\u2019au 30 avril.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\u00a0Deux institutions mus\u00e9ales confient leurs espaces d\u2019expositions temporaires \u00e0 des cr\u00e9ateurs qui ont \u00e9t\u00e9 vus dans des th\u00e9\u00e2tres jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent. Ce choix montre la porosit\u00e9 grandissante des divers domaines d\u2019expression tourn\u00e9 vers l\u2019immersion du spectateur. Tino Seghal est sans doute celui qui a le plus travers\u00e9 ces limites. Ma premi\u00e8re rencontre avec Rimini Protokoll date de 2006 au festival d\u2019Avignon, lorsqu\u2019ils proposaient un tour en camion dans la banlieue d\u2019Avignon, depuis ils sont venus \u00e0 de nombreuses reprises au th\u00e9\u00e2tre de Vidy, J\u2019ai vu <em>Nachlass<\/em> en 2016 &#8211; 2017. Il faut reconna\u00eetre que si l\u2019objet de leur recherche est toujours diff\u00e9rent, la m\u00e9thode le mode op\u00e9ratoire est assez similaire d\u2019une intervention \u00e0 l\u2019autre. Ils associent le documentaire, l\u2019entretien et la vision individuelle gr\u00e2ce \u00e0 des lunettes 3D. La pr\u00e9sentation de Soleure pose la question du temps de l\u2019exposition, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une v\u00e9ritable r\u00e9trospective partielle de leurs diverses activit\u00e9s et de leur mode d\u2019intervention qui va du document intimiste au simulacre d\u2019un grand \u00e9v\u00e9nement comme la conf\u00e9rence sur le climat de 2015 qui a \u00e9t\u00e9 parodi\u00e9e dans un th\u00e9\u00e2tre de Hambourg ou \u00e0 l\u2019activisme lors d\u2019une tentative d\u2019intervention dans une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de Mercedes Benz.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Si Rimini Protokoll propose surtout une forme de documentaire et renouvelle en somme ce genre d\u2019expression, Augustin Rebetez propose une immersion dans un univers po\u00e9tique, imaginaire qui suit divers d\u00e9lires qui peut rendre hommage \u00e0 d\u2019autres artistes comme Jean Tinguely ou Fischli &amp; Weiss (on d\u00e9couvre ici un remake du film der Lauf der Dinge). L\u2019une des caract\u00e9ristiques de sa d\u00e9marche est aussi l\u2019int\u00e9r\u00eat port\u00e9 \u00e0 l\u2019imprim\u00e9, une quantit\u00e9 de publications accompagne ses diverses interventions.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 11 mars 2023<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e\u00a0cantonal des beaux-arts :\u00a0Sarah Margnetti jusqu\u2019au 23 avril \/\u00a0Balthus dessinateur 3 f\u00e9vrier 23 avril.<\/p>\n<p>Sylvie Defraoui 10 mars \u2013 21 mai \/\u00a0Jardin d\u2019hiver Poems of Change 10 mars -21 mai<\/p>\n<p>Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e:\u00a0<em>Flou<\/em> 3 mars \u2013 21 mai. Cette exposition propose en douze chapitres l\u2019histoire d\u2019une cat\u00e9gorie esth\u00e9tique qui fait dialoguer diff\u00e9rentes expressions artistiques: peintures, photos, parfois aussi la sculpture avec des variations du positif au n\u00e9gatif et vice-versa. Les exemples photographiques choisis sont tr\u00e8s beaux et dressent une v\u00e9ritable histoire de cette forme artistique jusqu\u2019aux exemples et questionnements les plus r\u00e9cents.<br \/>\nA voir aussi un grand dossier sur le pionnier Gabriel Lippmann, photographie en couleur jusqu\u2019au 21 mai<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 3 mars 2023<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts: <em>Katharina Grosse Studio Paintings 1988 \u2013 2022<\/em> jusqu\u2019au 25 juin.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne consacre une large r\u00e9trospective \u00e0 l\u2019artiste allemande Catharina Grosse ( n\u00e9e en 1961) qui se fait conna\u00eetre en d\u00e9bordant le champ habituel de la peinture traditionnelement limit\u00e9 \u00e0 la toile. Elle a abandonn\u00e9 depuis longtemps le pinceau pour la bombe de spray et se sert abondamment de chablons pour d\u00e9limiter les espaces de couleurs<\/p>\n<p>Ici elle renoue avec l\u2019espace mus\u00e9al pour pr\u00e9senter des \u0153uvres de p\u00e9riodes diff\u00e9rentes r\u00e9alis\u00e9es en atelier. Professeur notamment \u00e0 D\u00fcsseldorf elle s\u2019exprime tr\u00e8s bien et explique sa d\u00e9marche. Elle voyait la peinture comme combat, lutte entre diff\u00e9rentes surfaces de couleurs qui s\u2019effacent mutuellement en se superposant. Elle fait ressortir son travail comme un cheminement\u00a0: entrer, sortir du champ du tableau, tourner autour. Une exposition \u00e0 la Fondation Vuitton\u00a0 s\u2019intitulait la couleur en fugue, ce qui dit bien la recherche de cette artiste qui peut couvrir des plages, des champs de ces panneaux peints. L\u2019effet a\u00e9rosol est \u00e9videmment toujours assez surprenant dans une exposition de mus\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 20 f\u00e9vrier 2023<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire: Carte blanche \u00e0 Ugo Rondinone jusqu\u2019au 18 juin: <em>quand le soleil se couche et la lune se l\u00e8ve<\/em>. Pour sa troisi\u00e8me carte blanche qui occupe toutes les salles du rez-de-chauss\u00e9e, le mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire a invit\u00e9 Ugo Rondinone (1964), un artiste suisse qui a une vaste carri\u00e8re internationale derri\u00e8re lui. Il intervient en associant ses propres oeuvres et la mise en valeur des salles et des collections du mus\u00e9e avec une grande \u00e9nergie. Des toiles difficiles comme les compositions historiques de Hodler ou les sc\u00e8nes mythologiques de Vallotton quittent le mur occupent les salles en v\u00e9ritables sculptures. L\u2019artiste place ses propres sculptures en terre dans les salles bois\u00e9es historiques en faisant \u00e9clater l\u2019espace. Les collections de pendules, armes ou mobilier du mus\u00e9e sont mises en valeur. Enfin l\u2019exposition r\u00e9serve bien des surprises et m\u00eame une salle secr\u00e8te!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Yvverdon-les- Bains 6 f\u00e9vrier 2023<\/span><\/p>\n<p>Malefica \u2013 Ma\u00eblle Gross, CACY, centre d\u2019art contemporain d\u2019Yverdon \u2013 les Bains jusqu\u2019au 23 avril (jeudi -dimanche).<\/p>\n<p>Avec l\u2019exposition personnelle de Ma\u00eblle Gross (1988) le CACY rend hommage aux sorci\u00e8res. L\u2019artiste\u00a0 a pu r\u00e9aliser des pi\u00e8ces sp\u00e9cifiques pour cette exposition. Deux tapis, une sculpture sonore, une vid\u00e9o en diptyque et des banni\u00e8res, un ensemble imposant qui se d\u00e9ploie dans les espaces du cacy.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 28 janvier 2023<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e national d\u2019art moderne, Centre Pompidou:\u00a0Christian Marclay jusqu\u2019au 27 f\u00e9vrier<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0tout pour la musique\u00a0\u00bb<span class=\"apple-converted-space\">\u00a0ou \u00ab\u00a0tout par la musique!\u00a0\u00bb, s\u2019il fallait donner un sous-titre \u00e0 cette exposition, c\u2019est sans doute celui qui serait le plus adapt\u00e9. En effet dans un premier temps\u00a0<\/span>Dj,sampler, performeur,\u00a0<span class=\"apple-converted-space\">Christian Marclay (1955)\u00a0<\/span>est parvenu au fil des ans \u00a0\u00e0 produire un \u0153uvre qui s\u2019exprime dans tous les domaines de la cr\u00e9ation plastique\u00a0: collages, estampes, peintures et assemblages d\u2019extraits de films sur des th\u00e8mes vari\u00e9s, mais toujours en r\u00e9f\u00e9rence aux sons, aux onomatop\u00e9es notamment. La d\u00e9monstration de cette r\u00e9trospective que l\u2019on est \u00e9tonn\u00e9 de d\u00e9couvrir dans des salles habituellement r\u00e9serv\u00e9es aux expositions tr\u00e8s grand public est tout \u00e0 fait convaincante.<\/p>\n<p>Dans l\u2019espace du sous-sol r\u00e9serv\u00e9 aux exposition photographiques on d\u00e9couvre une pr\u00e9sentation passionnante sous le titre:\u00a0<em>D\u00e9cadrage colonial surr\u00e9alisme et anticolonialisme<\/em> jusqu\u2019au 27 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p>Fondation Cartier Fabrice Hybert: La vall\u00e9e \u00a0jusqu\u2019au 30 avril.<\/p>\n<p>Plut\u00f4t connu pour ses installations et ses sculptures qui s\u2019int\u00e8grent au paysage, adoptant une forme souvent hybride entre figure moul\u00e9e et invasion de terre, d\u2019insectes, Fabrice Hyber (1961) choisit ici la peinture, une peinture fluide qui ressemble \u00e0 de l\u2019aquarelle dans une mise en sc\u00e8ne organis\u00e9e comme une suite de salles de classe pour \u00e9voquer l\u2019ampleur de son projet: La Vall\u00e9e o\u00f9 il \u00a0a sem\u00e9 300\u2019000 graines d\u2019arbres qui poussent sur un vaste terrain depuis 1990. Dans ses travaux il aborde tous les sujets de la science, de l\u2019art, de la vie et surtout les probl\u00e8mes \u00e9cologiques d\u2019o\u00f9 l\u2019id\u00e9e de ce dispositif en salles de classe, o\u00f9 les peintures sont comme des tableaux d\u2019\u00e9cole couverts d\u2019annotations.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris propose une r\u00e9trospective <em>Oskar Kokoschka, un fauve \u00e0<\/em> <em>Vienne<\/em> du 23 septembre au 12 f\u00e9vrier 2023. Elle connait un immense succ\u00e8s, lors de mon passage, un mardi jour de fermeture des autres mus\u00e9es, il y avait beaucoup de monde! Il s\u2019agit bien d\u2019une r\u00e9trospective qui \u00e9voque toutes les p\u00e9riodes de la carri\u00e8re de l\u2019artiste et suit son parcours difficile \u00e0 travers l\u2019Europe dans une p\u00e9riode tr\u00e8s tourment\u00e9e d\u2019autant plus qu\u2019il fut particuli\u00e8rement engag\u00e9 contre le nazisme.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">7 janvier 2023\u00a0B\u00e2le<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts: <em>Les acquisitions b\u00e2loises d\u2019art \u00ab\u00a0d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb<\/em> jusqu\u2019au 19 f\u00e9vrier<\/p>\n<p><em>Le collectionneur Curt Glaser, d\u00e9fenseur de la modernit\u00e9, puis r\u00e9fugi\u00e9<\/em> jusqu\u2019au 12 f\u00e9vrier<\/p>\n<p>Deux expositions consacr\u00e9es \u00e0 la m\u00e9moire et \u00e0 la construction des collections sont propos\u00e9es au mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1930 le mus\u00e9e des beaux-arts, install\u00e9 dans un nouveau b\u00e2timent monumental doit reconna\u00eetre qu\u2019il ne poss\u00e8de presque aucune oeuvre contemporaine, la premi\u00e8re salle rappelle les quelques pi\u00e8ces qu\u2019il poss\u00e9dait. C\u2019est alors que le r\u00e9gime nazi,<\/p>\n<p>\u00e0 la recherche de devises d\u00e9cide de mettre en vente une petite partie des oeuvres qu\u2019il d\u00e9signe comme d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e qui appartenaient aux mus\u00e9es du pays. Une c\u00e9l\u00e8bre vente aura lieu \u00e0 Lucerne, il est aussi possible d\u2019acheter des oeuvres \u00e0 Berlin. Le mus\u00e9e de B\u00e2le acquerra \u00a021 oeuvres de grande qualit\u00e9 qui formeront le point de d\u00e9part d\u2019une grande collection d\u2019art contemporain. L\u2019exposition ne se contente pas de montrer ses oeuvres, elle \u00e9voque avec beaucoup de d\u00e9tails tout le contexte de ce processus et pr\u00e9sente de nombreuses pi\u00e8ces d\u2019autres institutions, notamment celles du mus\u00e9e de Li\u00e8ge qui furent aussi achet\u00e9es \u00e0 Lucerne.<\/p>\n<p>La seconde exposition rend hommage \u00e0 Curt Glaser (1879 \u2013 1943) qui fut le directeur d\u2019une institution berlinoise et constitua une grande collection personnelle qu\u2019il fut oblig\u00e9 de vendre en 1933 avant de partir en exil. Le mus\u00e9e de B\u00e2le avait acquis 200 feuilles importantes lors de cette vente. Cette exposition fait partie d\u2019un accord trouv\u00e9 avec les ayants-droits de Curt Glaser, allant de pair avec une compensation financi\u00e8re.<\/p>\n<p>Elle pr\u00e9sente de tr\u00e8s belles pi\u00e8ces des expressionnistes allemands, de Munch, mais aussi des \u00e9coles anciennes et retrace en d\u00e9tail le destin de cette personnalit\u00e9 qui fut un ami de Munch et dont Beckmann avait fait le portrait en 1929.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Granges<\/span><\/p>\n<p>Kunsthaus: J<em>ean-Luc Manz \u2013 une promenade de ce c\u00f4t\u00e9<\/em> jusqu\u2019au 5 f\u00e9vrier. A l\u2019occasion de ses 70 ans Jean- Luc Manz occupe la grande salle du Kunsthaus de Granges avec un grand nombre de petite toiles r\u00e9alis\u00e9es pour cette exposition. Elles s\u2019inscrivent dans continuit\u00e9 de son processus cr\u00e9atif qui associe des formes abstraites avec des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, le point de d\u00e9part est ici bas\u00e9 sur les pages du quotidien Lib\u00e9ration.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">30 d\u00e9cembre 2022<\/span><\/p>\n<p>Bilan 2022<\/p>\n<p>Depuis que j\u2019ai ouvert une page Instagram (schaefer478) dans laquelle je me suis fix\u00e9 pour r\u00e8gle de ne pr\u00e9senter que les affiches des expositions visit\u00e9es, j\u2019ai un peu abandonn\u00e9 mon site ou disons remis \u00e0 plus tard\u2026 les comptes-rendus des expositions visit\u00e9es. Laissant l\u2019expression d\u2019une r\u00e9action imm\u00e9diate \u00e0 cette simple reproduction d\u2019une affiche, prise sur place. Je constate qu\u2019en 2022, il y en a eu 55, un joli bilan tout de m\u00eame et je n\u2019ai pas reproduit toutes les affiches des expositions visit\u00e9es.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s les restrictions, les frustrations, puis la retenue des derni\u00e8res ann\u00e9es\u00a0; les itin\u00e9raires suivis ont \u00e9t\u00e9 un peu diff\u00e9rents en 2022. Trois s\u00e9jours \u00e0 Paris et deux voyages en France et en Espagne et bien s\u00fbr des visites en Suisse. Je me sens moins oblig\u00e9 de coller \u00e0 l\u2019actualit\u00e9 br\u00fblante, je n\u2019ai pas visit\u00e9 la Documenta de Kassel, ni la Biennale de Venise ou encore Manifesta au Kosovo. En revanche je suis pass\u00e9 par la Biennale de Lyon et par Arles. J\u2019ai fait du rattrapage en quelque sorte en visitant le centre Pompidou \u00e0 Metz o\u00f9 je tombais sur le dernier jour d\u2019une belle exposition fleuve d\u2019apr\u00e8s une id\u00e9e d\u2019Etel Adnan<em>, Ecrire c\u2019est dessiner<\/em>. Une artiste que j\u2019ai d\u2019ailleurs retrouv\u00e9 \u00e0 la Fondation Luma d\u2019Arles et \u00e0 la Biennale de Lyon, sans doute en raison du r\u00e9cent d\u00e9c\u00e8s de l\u2019artiste en 2021. Sans l\u2019avoir vraiment voulu je me suis retrouv\u00e9 quelques jours plus tard au centre Pompidou Malaga, surmont\u00e9 d\u2019une superbe verri\u00e8re de Daniel Buren, qui pr\u00e9sentait notamment une exposition de Sophie Calle. Malaga qui offre plusieurs lieux d\u2019expositions anim\u00e9s. Ces itin\u00e9raires font que je suis pass\u00e9 deux fois par le Mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Barcelone que je visite depuis longtemps et qui est peut-\u00eatre le plus beau mus\u00e9e que je connaisse. Il faut encore mentionner le mus\u00e9e de Cau Ferrat \u00e0 Sitges qui abrite les collections et les oeuvres du peintre catalan Santiago Rusinol et jute \u00e0 c\u00f4t\u00e9, tout autre chose les ann\u00e9es 1960 \u2013 1970 avec la Fondation du peintre suisse Peter St\u00e4mpfli. Rattrapage aussi \u00e0 Paris en visitant le mus\u00e9e d\u00e9partemental Albert Kahn dont les b\u00e2timents ont \u00e9t\u00e9 reconstruits par Kengo Kuma et inaugur\u00e9s en juin 2022. Vous trouvez l\u2019\u00e9vocation des expositions visit\u00e9es dans la page <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/a-voir\/chronique\/\">chronique<\/a>, par contre j\u2019ai \u00ab\u00a0oubli\u00e9\u00a0\u00bb de mentionner au fur et \u00e0 mesure, les visites cit\u00e9es ci-dessus! heureusement que les affiches me permettent de revenir sur ces parcours.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 24 octobre 2022<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mamco: Land Art &amp; Earthworks \/ Laura Grisi (1939 \u2013 2017)\/ Daniel Grataloup jusqu\u2019au 29 janvier<\/p>\n<p>Le mamco consacre une vaste pr\u00e9sentation au Land Art avec une vingtaine d&rsquo;artistes dont les travaux documents et installations permettent de revenir sur des recherches d\u00e9velopp\u00e9es il y a une quarantaine d&rsquo;ann\u00e9es et qui restent tr\u00e8s actuelles<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Un \u00e9tage est consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019artiste italienne Laura Grisi (1939 2017) dont les recherches sur l\u2019air et les ph\u00e9nom\u00e8nes m\u00e9t\u00e9orologiques font elles aussi \u00e9cho \u00e0 bien des exp\u00e9riences actuelles. A signaler au dernier \u00e9tage la pr\u00e9sentation des maquettes de l\u2019architecte Grataloup qui d\u00e9veloppa une architecture utopique et organique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 17 octobre 2022<\/span><\/p>\n<p>Kunsthaus<\/p>\n<p>Niki de Saint Phalle, la r\u00e9trospective jusqu\u2019au 8 janvier<\/p>\n<p>Aristide Maillol. La qu\u00eate de l\u2019harmonie jusqu\u2019au 22 janvier<\/p>\n<p>Deux expositions qui montrent des directions tr\u00e8s diff\u00e9rentes dans le d\u00e9veloppement de la sculpture sont propos\u00e9es par le Kunsthaus de Zurich!<\/p>\n<p>Le Migrosmuseum consacre une r\u00e9trospective \u00e0 Ren\u00e9e Green jusqu\u2019au 8 janvier. Alors que la Kunsthalle propose la soci\u00e9t\u00e9 de surveillance actuelle vue par Julia Scher d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et de l\u2019autre de nouvelles approches, Blockchain, Web3, NFT, cryptomonnaies vues sous l\u2019angle DYOR \u00a0(Do Your Own Research)! jusqu\u2019au 15 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lyon 17 octobre 2022<\/span><\/p>\n<p>16<sup>\u00e8me<\/sup> biennale de Lyon. <em>Manifesto of Fragility<\/em> jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre<\/p>\n<p>Fragile comme l\u2019\u00e9tamine d\u2019un lys qui a \u00e9t\u00e9 choisi pour l\u2019affiche de cette biennale, fragile comme la nature, la banquise qui fond, fragile comme les ouvriers pr\u00e9caris\u00e9s au Qatar, fragile comme les civilisations disparues, fragile comme les sites d\u00e9truits par les guerres. Sous ce titre <em>manifeste de fragilit\u00e9<\/em>, la biennale de Lyon d\u00e9cline un \u00e9tat du monde avec de grandes installations qui sont souvent des commandes de la biennale et prennent position par rapport \u00e0 des situations sp\u00e9cifiques \u00e0 la ville de Lyon. Le r\u00e9sultat est \u00e9videmment assez lugubre, un sentiment renforc\u00e9 encore par les accompagnements sonores de certaines pi\u00e8ces.<br \/>\nOn constate beaucoup de r\u00e9flexion sur la construction, le b\u00e2ti, l\u2019unit\u00e9 de l\u2019ensemble \u00e9tant assur\u00e9 par un syst\u00e8me d\u2019\u00e9chafaudages, r\u00e9flexion aussi sur les dispositifs des espaces habit\u00e9s, l\u2019urbanisme. Une douzaine de sites sont investis par un ou plusieurs artistes avec comme point principal l\u2019ancienne usine Fagor divis\u00e9e en sept grands espaces. C\u2019est l\u00e0 que se trouvent de nombreuses interventions contemporaines bien que l\u2019on retrouve certains artistes sur d\u2019autres lieux, en particulier dans l\u2019ancien mus\u00e9e Guimet, avec des interventions plus limit\u00e9es. Le mus\u00e9e d\u2019art contemporain consacre deux \u00e9tages \u00e0 une r\u00e9trospective de la vie artistique au Liban des ann\u00e9es 1950 jusqu\u2019en 1975\u00a0: Beyrouth et les Golden sixties, alors que ce pays vivait comme un pays occidental avant la brutale interruption de la guerre civile. Un autre \u00e9tage est consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire lyonnaise du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle sur les traces d\u2019une figure f\u00e9minine imaginaire\u00a0: <em>les nombreuses vies et morts de Louise Brunet<\/em>. Des performances se d\u00e9roulent \u00e9galement en continu.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 10 septembre 2022<\/span><\/p>\n<p>Maison europ\u00e9enne de la photographie Boris Mikha\u00eflov jusqu\u2019au 15 janvier 2023<\/p>\n<p>La maison europ\u00e9eenne de la photographie consacre une vaste r\u00e9trospective \u00e0 l\u2019artiste ukrainien Boris Mikha\u00eflov qui d\u00e9buta son activit\u00e9 en autodidacte sous le r\u00e9gime sovi\u00e9tique dans la clandestinit\u00e9 et la r\u00e9sistance. Valorisant la mauvaise qualit\u00e9 de l\u2019image, le d\u00e9tournement des messages, l\u2019\u00e9rotisme qui \u00e9tait interdit; il rejoignait comme plusieurs cr\u00e9ateurs de l\u2019ancien bloc de l\u2019Est les approches conceptuelles de certains occidentaux. Ayant apparemment r\u00e9ussi \u00e0 conserver toutes les traces de son activit\u00e9, on la d\u00e9couvre aujourd\u2019hui lorsqu\u2019elle prend une singuli\u00e8re actualit\u00e9. Homme de 84 ans, souple et sautillant, \u00e0 la chevelure et \u00e0 la barbiche foisonnante, ( j\u2019ai eu la chance de l\u2019apercevoir alors qu\u2019il quittait la MEP, apr\u00e8s avoir anandonn\u00e9 tous ses bagages devant l\u2019entr\u00e9e et que la s\u00e9curit\u00e9 commen\u00e7ait \u00e0 s\u2019inqui\u00e9ter\u00a0!), \u00a0Boris Mikha\u00eflov est loin d\u2019\u00eatre un inconnu. Ses photos de la mis\u00e8re de certaines populations apr\u00e8s la chute du mur ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es partout et il est certainement l\u2019artiste ukrainien le plus c\u00e9l\u00e8bre et le plus montr\u00e9 depuis des d\u00e9cennies. R\u00e9trospectivement je me demande, avec les \u00e9v\u00e9nements actuels qui nous font prendre conscience de l\u2019importance de ce pays, si cette repr\u00e9sentation par la mis\u00e8re uniquement n\u2019a pas contribu\u00e9 \u00e0 faire sous-estimer cette nation. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 lorsque l\u2019on voit les photos de 2013 sur l\u2019occupation de la place du Maiden, on prend conscience de la volont\u00e9 de r\u00e9sistance d\u2019une partie de la population. Cette \u0153uvre devient un t\u00e9moignage essentiel sur les pr\u00e9mices de la guerre actuelle. Elle nous interroge aussi sur notre capacit\u00e9 \u00e0 comprendre et \u00e0 critiquer ce que l\u2019on nous montre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 18 ao\u00fbt 2022<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e Rath:\u00a0Marisa &amp; Mario Merz jusqu&rsquo;au 25 septembre<\/p>\n<p>Mario Merz \u00e9tait connu comme une figure incontournable des grandes expositions internationales dans les ann\u00e9es 1980 &#8211; 1990 avec ses igloos surmont\u00e9s de n\u00e9ons bleu ou ses accumulations de branchages. L&rsquo;exposition du mus\u00e9e Rath rappelle deux oeuvre de ce type, mais elle montre surtout avec une tr\u00e8s belle installation la collaboration de l&rsquo;artiste avec son \u00e9pouse qui r\u00e9alisait des figures en terre crue. Pour les pr\u00e9senter Mario Merz fabriquait des tables en verre, on d\u00e9couvre deux de ses tables l&rsquo;une formant une spirale sur laquelle sont plac\u00e9es les petites sculptures. Un autre ensemble de sculptures de Marisa Merz est \u00e9galement propos\u00e9, ainsi que des peintures des deux artistes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Evian 7 juillet 2022<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">La palais Lumi\u00e8re \u00e0 Evian pr\u00e9sente sous le titre <em>Les arpenteurs de r\u00eaves. Dessins du mus\u00e9e d\u2019Orsay j<\/em>usqu\u2019au 1<sup>er<\/sup>novembre un tr\u00e8s bel ensemble dessins. Un titre intrigant pour une exposition qui rassemble 180 dessins tir\u00e9s des collections du mus\u00e9e d\u2019Orsay qui vont de la fin du XIXe si\u00e8cle au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Tout en rappelant les diff\u00e9rentes techniques et fonctions de cette forme d\u2019expression, ils \u00e9voquent quelques th\u00e8mes, les yeux ferm\u00e9s, le r\u00eave, le fantastique, la musique et l\u2019illustration de livres. De tr\u00e8s belles compositions o\u00f9 l\u2019on retrouve des noms connus comme Odilon Redon, Gustave Dor\u00e9, Gustave Moreau, Degas, Manet et d\u2019autres qui le sont moins comme Carlos Schwabe. Un ensemble qui m\u00e9rite une contemplation approfondie, en invitant \u00e0 l\u2019\u00e9vasion dans l\u2019imaginaire des artistes.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 19 juin 2022<\/span><\/p>\n<p>Cette fois on y est, les trois mus\u00e9es r\u00e9unis \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des voies de chemin de fer de la gare de Lausanne sont ouverts et d\u00e9ploient toute leur puissance dans de nombreuses expositions qui explorent d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 le th\u00e8me commun du chemin de fer et de l&rsquo;autres montrent leur collection tout en laissant la place \u00e0 divers cr\u00e9ateurs actuels. Un billet commun \u00e0 15fr. valable 3 mois permettra aux visiteurs d&rsquo;explorer cette pr\u00e9sentation tr\u00e8s amples aboutissement d&rsquo;ann\u00e9es de travail.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e\u00a0cantonal des beaux-arts :\u00a0Voyages imaginaires. Train \u00a0et Gustave Buchet 17 juin &#8211; 25 septembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e :\u00a0Train jusqu&rsquo;au 25 septembre \/ Tony Oursler, Anomalies (OVNI) jusqu&rsquo;au 25 septembre<\/p>\n<p>60 esp\u00e8ces d&rsquo;espaces photographiques jusqu&rsquo;au 12 d\u00e9cembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">MUDAC :\u00a0Rencontrons-nous \u00e0 la gare et Ecouter la terre collection du Mudac jusqu&rsquo;au 25 septembre<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le et Riehen 5 juin 2022<\/span><\/p>\n<p>Fondation Beyeler: Mondrian Evolution \u00a0jusqu&rsquo;au 9 octobre <span style=\"font-size: small;\">\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p>La Fondation Beyeler accueille une vaste r\u00e9trospective ( 89 oeuvres) de Piet Mondrian (1872 &#8211; 1944) \u00e0 l&rsquo;occasion du 150 eme anniversaire de la naissance de l&rsquo;artiste. il faut dire qu&rsquo;il est en quelque sorte chez lui puisque ses oeuvres sont largement pr\u00e9sentes dans la collection avec sept toiles. L&rsquo;exposition accorde une large place aux oeuvres symbolistes de la premi\u00e8re partie de sa carri\u00e8re et l&rsquo;on r\u00e9alise qu&rsquo;il a connu une \u00e9volution semblable \u00e0 celle de Kupka ou de Kandinsky. Un film command\u00e9 pour l&rsquo;exposition met en sc\u00e8ne les \u00e9crits th\u00e9oriques de Mondrian.<\/p>\n<p>Kunsthalle: Michael Armitage, You Who Are still Alive jusqu&rsquo;au 4 septembre<\/p>\n<p>La Kunsthalle pr\u00e9sente sur l&rsquo;\u00e9tage du bas les toiles saisissantes et quelques dessins de l&rsquo;artiste kenyan Michael Armitage ( n\u00e9 en 1984), Kenyan mais actif \u00e0 Londres et qui s&rsquo;inscrit tout \u00e0 fait dans la ligne de la School of London, ces artistes qui ont continu\u00e9 \u00e0 se tourner vers la figuration alors que l&rsquo;abstraction, puis l&rsquo;art conceptuel dominaient. Une exposition majeure \u00e0 ne pas manquer avec des oeuvres de grand format r\u00e9alis\u00e9es au cours de trois derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>A partir du 11 juin le mus\u00e9e des beaux-arts pr\u00e9sentera Picasso &#8211; El Greco jusqu&rsquo;au 25 septembre. En attendant on d\u00e9couvre les travaux de Brice Marden jusqu&rsquo;au 28 ao\u00fbt, en particulier une s\u00e9rie de projets pour des vitraux au d\u00f4me de B\u00e2le qui ne furent jamais r\u00e9alis\u00e9s.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris mai 2022<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e d\u2019Orsay:\u00a0Sophie Calle jusqu\u2019au 12 juin<\/p>\n<p>Gaudi 12 avril \u2013 17 juillet et Maillol 12 avril \u2013 21 ao\u00fbt<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Dans un premier temps on se demande pourquoi le mus\u00e9e d\u2019Orsay pr\u00e9sente simultan\u00e9ment Antoni Gaudi (1852 &#8211; 1926) et Aristide Maillol (1861 &#8211; 1944) et puis en parcourant les deux expositions on r\u00e9alise qu\u2019ils appartiennent presque \u00e0 la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration, une dizaine d\u2019ann\u00e9e les s\u00e9pare. Ils sont encore du 19e si\u00e8cle, mais leur imagination cr\u00e9atrice qui a atteint son apog\u00e9e vers 1900 \u2013 1905 a laiss\u00e9 une empreinte durable sur le 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui\u00a0comme ces expositions le prouvent.<br \/>\nEt puis bien qu\u2019une fronti\u00e8re s\u00e9pare le pays dont ils sont issus tout deux sont catalans<br \/>\nA noter que la r\u00e9trospective Maillol qui comprend des pi\u00e8ces de la collection Reinhart sera visible au Kunsthaus de Z\u00fcrich.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e du Louvre<\/p>\n<p>Le livre des dessins, destin\u00e9e d\u2019une collection mythique jusqu\u2019au 18 juillet.<\/p>\n<table width=\"652\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>Mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>L\u2019\u00e9cart absolu, Toyen 25 mars \u2013 24 juillet;\u00a0Eug\u00e8ne Leroy jusqu\u2019au 28 ao\u00fbt;\u00a0Anita Molinero jusqu\u2019au 24 juillet.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e national d\u2019art moderne, Centre Pompidou<\/p>\n<p>Charles Ray jusqu\u2019au 20 juin<\/p>\n<p>La nouvelle objectivit\u00e9 \/ August Sander 11 mai \u2013 5 septembre<\/p>\n<p>Die neue Sachlichkeit est le titre d\u2019une exposition organis\u00e9e en 1925 \u00e0 Mannheim, elle voulait faire le point sur les \u00e9volutions artistiques apr\u00e8s l\u2019expressionnisme.<br \/>\nLa pr\u00e9sentation du Centre Pompidou part de ce point pour donner une id\u00e9e de ce que fut ce mouvement sur une p\u00e9riode tr\u00e8s courte jusqu\u2019en 1933, si l\u2019on conna\u00eet quelques noms Schad, Grosz, la plupart sont oubli\u00e9s l\u2019exposition tisse deux r\u00e9cits parall\u00e8les en pr\u00e9sentant \u00e9galement l\u2019immense entreprise photographique d\u2019August Sander qui voulait faire une typologie de la population allemande. Les deux parcours se croisent et se d\u00e9veloppent parall\u00e8lement au point que l\u2019on se perd un peu.<br \/>\nPlusieurs films, des projets architecturaux urbanistiques, \u00a0des r\u00e9alisations d\u2019objets quotidiens sont \u00e9galement montr\u00e9s jusqu\u2019au 5 septembre.<\/p>\n<p>Jochen Lempert jusqu\u2019au 4 septembre (galerie photo)<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 11 mai 2022<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne pr\u00e9sente de mani\u00e8re monographique deux artistes\u00a0Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyder jusqu&rsquo;au 29 mai et Heidi Bucher jusqu&rsquo;au 8 ao\u00fbt.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les travaux r\u00e9cent de\u00a0Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyder sont \u00e9galement visibles jusqu&rsquo;au 15 mai.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Montricher 2 mai 2022<\/span><\/p>\n<p>Markus Raetz, le reflet des mots jusqu\u2019au 21 ao\u00fbt 2022<\/p>\n<p>La Fondation Michalski \u00e0 Montricher, au pied du Jura, pr\u00e8s de Morges, pr\u00e9sente les travaux sur les mots et les anamorphoses auxquels l\u2019artiste a r\u00e9fl\u00e9chi tout au long de sa vie. Sous la forme de dessins, d\u2019estampes et, surtout \u00e0 la fin de sa carri\u00e8re, de sculptures. On d\u00e9couvre ainsi la permanence de r\u00e9flexions sur plusieurs d\u00e9cennies avant la concr\u00e9tisation d\u2019un projet dans l\u2019espace.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 8 avril 2022<\/span><\/p>\n<p>Lausanne mus\u00e9e cantonal des beaux-arts <em>R\u00e9sister, encore<\/em> jusqu\u2019au 15 mai 2022.<\/p>\n<p>Ouverte le 18 f\u00e9vrier, l\u2019exposition <em>R\u00e9sister, encore<\/em> propose une r\u00e9flexion sur la position de l\u2019artiste \u00e0 travers le monde en Am\u00e9rique centrale Theresa Margolles, en Afrique du Sud, William Kentridge et Zanete Muholi, en Inde, Amar Kanwar et Nalini Malani, en Isra\u00ebl, Sigalit Landau, au Kurdistan Banu Cennetoglu, et enfin en Suisse, comme figure capable d\u2019exprimer une probl\u00e9matique sociale ou politique face \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle il vit et s\u2019exprime. Bien que les exemples choisis soient bien concrets, l\u2019expositiion partait sur une r\u00e9flexion assez g\u00e9n\u00e9rale et philosophique sur le r\u00f4le de l\u2019artiste. Malheureusement avec les \u00e9v\u00e9nements qui se sont produits depuis le 24 f\u00e9vrier, elle prend une dimension beaucoup plus tragique, en particulier avec les \u0153uvres de Fabrice Gygi, <em>Cross Block<\/em>, 2001 et Thomas Hirschhorn <em>A Ruin is a Ruin<\/em>, 2016 qui rassemble des collages de diff\u00e9rentes ruines, qui proposent des images que l\u2019on voit tous les jours dans les m\u00e9dias en ce moment. Un parcours \u00e0 ne pas manquer dans cette actualit\u00e9 \u00e9prouvante.<\/p>\n<p>EPFL Pavilions Deep Fake<\/p>\n<p>Dans \u00a0l\u2019architecture de Kengo Kuma on d\u00e9couvre l\u2019exposition Deep Fake pr\u00e9sent\u00e9e depuis l\u2019automne pass\u00e9 jusqu\u2019au 1<sup>er<\/sup> mai 2022. N\u2019\u00e9tant pas informaticien, j\u2019ai un peu de peine \u00e0 mettre des mots sur ces r\u00e9alisations, mais on est dans le virtuel, les logiciels, les algorithmes, la 3D et beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e9ments myst\u00e9rieux et un peu magiques pour les n\u00e9ophytes.<\/p>\n<p>L\u2019exposition est ambitieuse, car elle pourrait se limiter \u00e0 un seul type d\u2019exemples comme la recr\u00e9ation d\u2019un objet absent, en fait elle d\u00e9cline un ensemble de possibilit\u00e9s d\u2019intervention que ces techniques offrent, cr\u00e9ation, remplacement, intervention sur un chantier de restauration, fabrication de faux pour n\u2019en citer que quelques-uns.\u00a0Il vaut la peine de faire l\u2019exp\u00e9rience de ces r\u00e9alisations. A signaler que la visite est gratuite.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 8 avril 2022<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts Louise Bourgeois x Jenny Holzer jusqu\u2019au 15 mai.<\/p>\n<p>L\u2019artiste Jenny Holzer a s\u00e9lectionn\u00e9 plus de 250 \u0153uvres de Louise Bourgeois pour montrer la violence de l\u2019\u00e9criture \u00e0 travers une page. Un parcours qui pr\u00e9sente des aspects moins connus de l\u2019\u0153uvre de Louise Bourgeois.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e d\u2019art contemporain Heute Nacht getr\u00e4umt, une exposition de Ruth Buchanan jusqu\u2019au 14 ao\u00fbt.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e d\u2019art contemporain f\u00eate ses quarante ans par une pr\u00e9sentation r\u00e9flexive qui associe des statistiques qui d\u00e9montrent l\u2019ampleur de l\u2019\u00e9volution de l\u2019institution et un choix d\u2019\u0153uvres acquises au cours des ann\u00e9es, pr\u00e9sent\u00e9es chronologiquement. L\u2019exposition est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par un dossier sur les expositions de Joseph Beuys \u00e0 B\u00e2le et les pol\u00e9miques qu\u2019elles ont engendr\u00e9es.<\/p>\n<p>Kunsthalle Pedro Wirz jusqu\u2019au 1er mai et Alia Farid jusqu\u2019au 22 mai<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 7 f\u00e9vrier 2022 et 5 avril<\/span><\/p>\n<p><em>Pas besoin d&rsquo;un dessin j<\/em>usqu&rsquo;au 19 juin (carte blanche \u00e0 Jean-Hubert Martin). Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 directeur et commissaire d&rsquo;innombrables institutions et expositions, Jean-Hubert Martin nous invite \u00e0 un parcours th\u00e9matique dans les collections du mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire. La pr\u00e9sentation met aussi en valeur les salles du b\u00e2timent, son histoire et prend en compte toutes les typologies et techniques. Il y a quelques fils conducteurs comme par exemple des oeuvres de Markus Raetz que l&rsquo;on retrouve dans presque chaque salle.<\/p>\n<p>Un peu dans l&rsquo;esprit de l&rsquo;exposition <em>Carambolages<\/em> pr\u00e9sent\u00e9e au Grand Palais \u00e0 Paris en 2016. La gratuit\u00e9 invite \u00e0 d\u00e9guster ce marathon qui r\u00e9unit choc esth\u00e9tique, \u00e9rudition et humour en plusieurs \u00e9tapes.<\/p>\n<p>Mamco \u00a0S\u00e9quence de printemps jusqu\u2019au 22 juin<\/p>\n<p>Un nouveau floril\u00e8ge d\u2019expositions est propos\u00e9 au Mamco invitant \u00e0 d\u00e9couvrir diff\u00e9rentes formes de l\u2019abstraction au Br\u00e9sil: Geraldo de Barros , aux Etats-Unis: Joe Baer, et en Suisse avec la seule femme parmi les artistes concrets zurichois: Verena Loewensberg.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aigle 2 f\u00e9vrier 2022<\/span><\/p>\n<p>Espace Graffenried Thomasz Fall: le premier homme et Fr\u00e9d\u00e9ric Rouge et l&rsquo;\u00e9cole de Savi\u00e8se, collectif Facteur jusqu&rsquo;au 6 mars.<\/p>\n<p>Ouvert depuis 2018, l&rsquo;Espace Graffenried situ\u00e9 dans l&rsquo;ancienne maison de commune d&rsquo;Aigle propose des expositions qui associent patrimoine local et art contemporain dans quelques salles historiques bien am\u00e9nag\u00e9es.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 25 janvier 2022<\/span><\/p>\n<p>Fondation de l&rsquo;Hermitage: Tr\u00e9sors de la Fondation des Treilles jusqu&rsquo;au 29 mai.<\/p>\n<p>Sous ce nom un peu myst\u00e9rieux qui reprend celui d&rsquo;un vaste domaine dans le Sud de la France se cache la collection de l&rsquo;une des trois h\u00e9riti\u00e8res de la famille Schlumberger. Les deux autres soeurs ont respectivement cr\u00e9\u00e9 la fondation Mesnil \u00e0 Houston et soutenu le d\u00e9veloppement des collections du centre Pompidou \u00e0 Paris. Ici on d\u00e9couvre une collection centr\u00e9e sur quelques figures du Surr\u00e9alisme en tout une vingtaine de cr\u00e9ateurs du XXe si\u00e8cle. Les points forts sont form\u00e9s par des oeuvres de Max Ernst et Victor Brauner, on d\u00e9couvre aussi l&rsquo;artiste tch\u00e8que Joseph Sima, des artistes grecs comme Takis et Aleko Fassianos, des sculptures africaines, Jean Arp, Henri Laurens et Jean Dubuffet sont \u00e9galement pr\u00e9sents.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 4 d\u00e9cembre 2021<\/span><\/p>\n<p>Si l&rsquo;on voulait chercher un \u00e9l\u00e9ment commun entre quelques expositions en cours en ce moment \u00e0 Paris, on pourrait dire qu&rsquo;elles explorent comment l&rsquo;art a pu \u00eatre un coup de poing pour un artiste ou un collectionneur.<\/p>\n<p>Au Mus\u00e9e de l&rsquo;Orangerie on reconstitue une exposition de Cha\u00efm Soutine en 1950 \u00e0 New York et son impact sur Willem de Kooning jusqu&rsquo;au 10 janvier.<\/p>\n<p>Le Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay reconstitue l&rsquo;importante collection\u00a0de Signac jusqu&rsquo;au 13 f\u00e9vrier. En effet l&rsquo;artiste soutenait les coll\u00e8gues qui partageaient ses id\u00e9es en leur achetant des oeuvres. Il poss\u00e9da jusqu&rsquo;\u00e0 80 Seurat et l&rsquo;exposition en rassemble une part importante. Int\u00e9ressant de noter que ce fut une exposition Monet qui d\u00e9termina sa carri\u00e8re, mais qu&rsquo;il n&rsquo;eut jamais les moyens d&rsquo;acheter une oeuvre de ce dernier, si ce n&rsquo;est \u00e0 la fin de sa carri\u00e8re lorsqu&rsquo;il accepta une toile de Monet en r\u00e8glement d&rsquo;une dette que lui devait son galeriste.<\/p>\n<p>Enfin la\u00a0Fondation Louis Vuitton pr\u00e9sente une grande partie de La collection Morozov jusqu&rsquo;au 22 f\u00e9vrier 2022. Ici ce qui frappe ce sont les achats ou commandes massifs effectu\u00e9s par ces collectionneurs en peu d&rsquo;ann\u00e9es avant la guerre de 1914. On d\u00e9couvre ainsi une salle C\u00e9zanne, une autre consacr\u00e9e \u00e0 Gauguin, une \u00e0 Matisse et puis les grandes commandes confi\u00e9es \u00e0 Bonnard et Maurice Denis. Le dialogue d\u00e9velopp\u00e9 avec les artistes russes contemporains est \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9.<\/p>\n<p>Le centre Pompidou consacre une r\u00e9trospective \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/georg-baselitz\/\">Georg Baselitz<\/a> jusqu&rsquo;au 7 mars 2022. Elle montre la recherche d&rsquo;une peinture comme exp\u00e9rience intense, comme coup de poing qui renverse le r\u00e9el pour concilier la force de l&rsquo;inspiration du motif et la densit\u00e9 d&rsquo;une expression mat\u00e9rielle de la peinture. Chez cet artiste la passion d&rsquo;autres p\u00e9riodes artistiques, en l&rsquo;occurence le mani\u00e9risme et d&rsquo;autres cultures, \u00e0 savoir la sculpture africaine ont nourri une propre d\u00e9marche cr\u00e9atrice persistante.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 22 novembre 2021<\/span><\/p>\n<p>Le centre d&rsquo;art contemporain \u00e0 Gen\u00e8ve pr\u00e9sente la BIM 21. Une douzaine de films sont propos\u00e9s dans des espaces distincts sur les trois \u00e9tages. D&rsquo;une dur\u00e9e variable, ils font souvent une trentaine de minutes, ils appartiennent \u00e0 des modes d&rsquo;expression divers: le documentaire, la fiction ou encore l&rsquo;information.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 3 novembre 2021<\/span><\/p>\n<p>Visit\u00e9 le monumental nouveau b\u00e2timent du Kunsthaus de Zurich qui consacre ses nouvelles salles \u00e0 la pr\u00e9sentation de grandes collections priv\u00e9es, Merzbacher et B\u00fchrle en particulier. L&rsquo;espace lib\u00e9r\u00e9 dans l&rsquo;ancien b\u00e2timent fait notamment une large place \u00e0 Alberto<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/alberto-giacometti\/\"> Giacomett<\/a>i permettant de pr\u00e9senter une grande partie de son oeuvre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne, 29 octobre 2021<\/span><\/p>\n<p><em><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/francis-alys\/\">Francis Al<\/a>\u00ffs. As long as I&rsquo;m Walking jusqu&rsquo;au 16 janvier<\/em><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne pr\u00e9sente une r\u00e9trospective des films de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/francis-alys\/\">Francis Al<\/a>\u00ffs (1959), artiste-marcheur \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute de la vitalit\u00e9 des m\u00e9galopoles, autant ceux o\u00f9 il est acteur-performeur que ceux o\u00f9 il passe derri\u00e8re la cam\u00e9ra. L&rsquo;exposition se divise en deux parties: au premier \u00e9tage consacr\u00e9 aux expositions temporaires, on d\u00e9couvre des travaux r\u00e9alis\u00e9s en Afghanistan, il y a une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es il s&rsquo;agissait d&rsquo;une commande de la Documenta 13 en 2012 qui eut lieu \u00e0 Cassel et \u00e0 Kaboul, il fut \u00e9galement artiste de guerre accompagnant l&rsquo;arm\u00e9e britannique. Dans le grande salle du haut sont pr\u00e9sent\u00e9s simultan\u00e9ment sur un grand nombre d&rsquo;\u00e9crans les vid\u00e9os d&rsquo;Al\u00ffs r\u00e9alis\u00e9es au Mexique et dans d&rsquo;autres villes<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/francis-alys\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne. Soleure 22 octobre 2021<\/span><\/p>\n<p>Centre Paul Klee: <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/max-bill\/\">Max Bill<\/a> Global jusqu&rsquo;au 9 janvier<\/p>\n<p>On pourrait s&rsquo;\u00e9tonner de voir le centre Paul Klee consacrer une exposition \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/max-bill\/\">Max Bill<\/a>. C&rsquo;est oublier qu&rsquo;il a \u00e9tudi\u00e9 au Bauhaus sous la direction de ce dernier et produit de premiers travaux tr\u00e8s marqu\u00e9s par son ma\u00eetre. L&rsquo;exposition insiste sur les tissus de relations construits par Max Bill au cours de son existence et pr\u00e9sente les oeuvres de nombreux artistes qui furent proches de lui. Il faut comprendre le titre comme Max Bill, artiste globalis\u00e9, (Allemagne, Br\u00e9sil, Argentine en particulier) et engag\u00e9.<\/p>\n<p>Paul Klee les \u00eatres humains entre eux jusqu&rsquo;au 22 mai<\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\">Mus\u00e9e des beaux-arts<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/meret-oppenheim-surrealisme-suisse\/\">Meret Oppenheim<\/a>: Mon exposition jusqu&rsquo;au 13 f\u00e9vrier<\/p>\n<p>Mon exposition. En 1984, une ann\u00e9e avant sa dispartion Meret Oppenheim pr\u00e9sentait sous ce titre une r\u00e9trospective de son travail \u00e0 la Kunsthalle de Berne. La r\u00e9trospective du mus\u00e9e de Berne qui voyagera aux Etats-Unis se place enti\u00e8rement sous l\u2019exemple de cette pr\u00e9sentation. Le hall central affiche en effet d\u2019immenses agrandissements photographiques de cette exposition. L\u2019objectif est de rendre justice \u00e0 l\u2019ensemble de l\u2019activit\u00e9 cr\u00e9atrice de Meret Oppenheim et de ne pas se limiter aux \u0153uvres des ann\u00e9es 1930 qui lui ont acquis une place dans l\u2019histoire du Surr\u00e9alisme. Personnalit\u00e9 rayonnante et \u00e9nergique, elle a toujours jou\u00e9 un r\u00f4le sur la sc\u00e8ne artistiques des lieux o\u00f9 elle a s\u00e9journ\u00e9 \u00e0 B\u00e2le, Berne, au Tessin ou \u00e0 Paris. Par aileurs le regard sur l\u2019ensemble de son \u0153uvre fait ressortir des th\u00e8mes r\u00e9currents, la nature, la femme, les nuages qui animent son inspiration<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/meret-oppenheim-surrealisme-suisse\/\">&#8230;..<\/a><\/p>\n<p>Kunsthalle<\/p>\n<p>Monika Baer: am Rhein \u00a0jusqu&rsquo;au 12 d\u00e9cembre<\/p>\n<p><strong>Soleure <\/strong>Kunstmuseum<\/p>\n<p>Meret Oppenheim (1913 &#8211; 1985) travaux sur papier jusqu&rsquo;au 27 f\u00e9vrier<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 30 septembre 2021<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay: Enfin le cin\u00e9ma! <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jaime-les-panoramas\/\">Arts, images et spectacle<\/a>s (1833 &#8211; 1907) jusqu&rsquo;au 16 janvier.<\/p>\n<p>Le cin\u00e9ma avant l\u2019heure\u00a0: l\u2019id\u00e9e d\u2019insuffler la vie \u00e0 une \u0153uvre (le mythe de Pygmalion), puis le souhait de rendre la vitalit\u00e9 de la vie moderne et en parall\u00e8le la sensation d\u2019\u00eatre immerg\u00e9 (les panoramas), emport\u00e9 par une repr\u00e9sentation, ce sont ces chemins divers qui appartiennent autant au champ de foire qu\u2019au Salon de peinture qu\u2019explore l\u2019exposition du mus\u00e9e d\u2019Orsay. Elle pr\u00e9sente peintures, sculptures, photos et toutes les techniques d\u2019illusions qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019arriv\u00e9e du cin\u00e9ma pour dans une derni\u00e8re \u00e9tape un peu iconoclaste montrer la simultan\u00e9it\u00e9 existant entre la projection des premiers films et les s\u00e9ries de Monet comme les cath\u00e9drales de Rouen. \u00a0Le cin\u00e9ma n\u2019est \u00e9voqu\u00e9 que dans ces d\u00e9buts en montrant notamment que les premiers films reproduisaient souvent les mises en sc\u00e8ne de peintures.<br \/>\nOn peut interpr\u00e9ter cette exposition comme une sorte de dissertation sur la pr\u00e9paration des recherches, et des aspirations parall\u00e8les de Claude Monet et du cin\u00e9ma!<\/p>\n<p>Fondation Cartier pour l&rsquo;art contemporain:\u00a0Damien Hirst: Cerisiers en fleurs 6 juillet &#8211; 2 janvier.<\/p>\n<p>D\u00e8s sa construction la fondation Cartier a \u00e9tabli un lien privil\u00e9gi\u00e9 avec la nature gr\u00e2ce au fascinant jardin qui entoure le b\u00e2timent, plusieurs expositions ont abord\u00e9 celle-ci sous diff\u00e9rents aspects et celle de Damien Hirst s\u2019inscrit dans cette continuit\u00e9. <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/sculpture-on-the-move-donald-judd-dan-flavin-ellsworth-kelly-arte-povera\/\">Damien Hirst<\/a> (1965) se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la s\u00e9rie telle qu&rsquo;elle \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es par Monet dans beaucoup de ses travaux, il a d\u2019abord charg\u00e9 une machine de r\u00e9aliser des s\u00e9ries de peinture gicl\u00e9e, mais ici il reprend la figure du d\u00e9miurge, couvert de couleur en peignant exclusivement des cerisiers en fleurs \u00e0 diff\u00e9rents moments de la saison, dans diff\u00e9rents\u00a0sites sur des toiles de grand format. La notice de l&rsquo;exposition nous explique qu&rsquo;elles sont l&rsquo;aboutissement de trois ann\u00e9es de travail, au nombre de 107, une trentaine est pr\u00e9sent\u00e9e ici.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e du Petit Palais:\u00a0Jean-Michel Othoniel, le th\u00e9or\u00e8me de Narcisse \u00a028 septembre &#8211; 2 janvier.<\/p>\n<p>Depuis 1997 Jean-Michel Othoniel (1964) travaille le th\u00e8me du collier r\u00e9alisant des perles en verre de Murano. Ici on retrouve ces colliers, mais aussi divers assemblages de briques color\u00e9es toujours en verre qui investissent les escaliers du Petit Palais, certaines salles et <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jardins-mythe-de-la-fleur\/\">le jardin.<\/a> L&rsquo;exposition est divis\u00e9e en trois parties: la rivi\u00e8re, le jardin et la grotte, 70 sculptures sont ainsi r\u00e9parties.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Mus\u00e9e Jacquemart Andr\u00e9:\u00a0Botticelli: artiste et designer jusqu\u2019au 24 janvier 2022 . Cette pr\u00e9sentation explore le mode de production de la peinture au 15<sup>e<\/sup> si\u00e8cle en rendant compte de l&rsquo;activit\u00e9 des ateliers des Lippi et de Alessandro Filipepi dit Botticelli (1445 \u2013 1510) en soulignant les diff\u00e9rents typologies de production. Ce qui est \u00e9tonnant c\u2019est que l\u2019on voit bien la diff\u00e9rence de qualit\u00e9 entre les quelques oeuvres authentiques de l\u2019artiste et les autres! On pr\u00e9sente le livre avec les gravures de Baccio Baldini (1456 ? \u2013 1487) d\u2019apr\u00e8s les dessins de Botticelli pour la Divine com\u00e9die de Dante.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 9 septembre 2021<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le propose une vaste r\u00e9trospective de l&rsquo;oeuvre de <em>Camille Pissarr<\/em>o jusqu&rsquo;au 23 janvier 2022.<\/p>\n<p>A voir \u00e9galement jusqu&rsquo;au 26 septembre les dessins de petits et grands formats de <em>Kara Walke<\/em>r, artiste noire engag\u00e9e. Et dans l&rsquo;ancien b\u00e2timent\u00a0<em>Ombres<\/em> une belle s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres sur papier jusqu&rsquo;au 26 septembre.<\/p>\n<p>Au \u00a0Museum f\u00fcr Gegenwartskunst on d\u00e9couvre <em>Tacita Dean Antigone<\/em> jusqu&rsquo;au 30 janvier. L&rsquo;exposition propose des travaux r\u00e9cents de l&rsquo;artiste anglaise, en particulier un film d&rsquo;une heure intitul\u00e9 Antigone.<\/p>\n<p>La Kunsthalle pr\u00e9sente une importante pr\u00e9sentation collective avec des artistes du monde entier autour du th\u00e8me <em>Information Today<\/em> jusqu&rsquo;au 10 octobre.<\/p>\n<p>Ainsi les nouvelles expositions de la fin de l&rsquo;ann\u00e9e sont en place pour la p\u00e9riode d&rsquo;Art Basel qui a \u00e9t\u00e9 report\u00e9e du 24 au \u00a026 septembre cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> ao\u00fbt 2021<\/span><\/p>\n<p>La collection Savoir suisse publie un essai de l&rsquo;\u00e9crivain Etienne Barilier, intitul\u00e9 <span style=\"text-decoration: underline;\">Alberto Giacometti, la vie dans le regard<\/span>, 2020.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une contribution originale, car elle se base avant tout sur les textes \u00e9crits par<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/alberto-giacometti\/\"> Giacomett<\/a>i, sa correspondance et quelques entretiens. Bien que l&rsquo;on sache qu&rsquo;il faut se m\u00e9fier des d\u00e9clarations des artistes qui sont parfaitement conscients du r\u00f4le de construction d&rsquo;un mythe que ce genre de publication peut avoir, la tentative est tr\u00e8s int\u00e9ressante et s&rsquo;appuie aussi sur des publications r\u00e9centes qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es auparavant<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/alberto-giacometti\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Winterthour 16 juillet 2021<\/span><\/p>\n<p>Kunst Museum, Reinhart am Stadtgarten Expressionismus Schweiz jusqu\u2019au 16 janvier 2022.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e de Winterthur propose une vaste pr\u00e9sentation des diverses formes que l\u2019expressionisme a pu prendre en Suisse au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle dans un premier temps sous l&rsquo;effet de la d\u00e9couverte de l&rsquo;oeuvre de van Gogh et plus tard sous l&rsquo;influence de la pr\u00e9sence de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/amedeo-de-souza-cardoso-kirchner-die-brucke-blaue-reiter\/\">Kirchner.<\/a><\/p>\n<p>Kunst Museum\u00a0Beim Stadthaus: Moment. Monument jusqu\u2019au 15 ao\u00fbt.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Winterthur propose un regard sur l\u2019\u00e9tat actuel de la sculpture en pr\u00e9sentant seize artistes internationaux appartenant \u00e0 diverses g\u00e9n\u00e9rations qui incarnent des positions originales et percutantes.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 16 juillet 2021<\/span><\/p>\n<p>Aarau Kunsthaus La sculpture suisse depuis 1945 jusqu\u2019au 26 septembre<\/p>\n<p>Le Kunsthaus d\u2019Aarau s\u2019est lanc\u00e9 dans la t\u00e2che colossale de rendre compte de l\u2019\u00e9volution de la sculpture en Suisse depuis 1945 jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui. Le projet occupe non seulement les salles du rez, mais une partie du sous-sol et du premier \u00e9tage ainsi que la terrasse et le parc adjacent permettant de d\u00e9couvrir 150 artistes et 250 \u0153uvres.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 11 juillet et 4 ao\u00fbt 2021<\/span><\/p>\n<p>En plus des salles consacr\u00e9es aux collections le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne consacre 4 expositions \u00e0 l&rsquo;art contemporain.<\/p>\n<p>Une r\u00e9trospective de l&rsquo;oeuvre de Jean Otth (1940 &#8211; 2013) est propos\u00e9e au premier \u00e9tage. Un panorama sur des aspects de l&rsquo;art d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dans la grande salle du haut est construit en collaboration avec plusieurs espaces d&rsquo;art contemporain de la r\u00e9gion, il propose une approche de la diversit\u00e9 de la sc\u00e8ne artistique telle qu&rsquo;elle est donn\u00e9e \u00e0 voir par ceux qui s&rsquo;engagent pour la faire conna\u00eetre ici. Un regard sur la pr\u00e9sence des oeuvres de Christian Boltanski dans la collection est \u00e9galement propos\u00e9. Enfin au rez une r\u00e9alisation nouvelle de Sandrine Pelletier qui joue avec la violence des mat\u00e9riaux, ici des plaques de verre suspendues entre menace et fascination \u00e9voquent la\u00a0magie d&rsquo;un mobile en mouvement et la menace d\u2019une lame de guillotine.<\/p>\n<p>Fondation de l\u2019Hermitage Hans Emmenegger (1866 \u2013 1940) jusqu\u2019au 31 octobre.<\/p>\n<p>La r\u00e9trospective de l\u2019artiste lucernois Hans Emmenegger nous invite \u00e0 d\u00e9couvrir un peintre suisse qui c\u00f4toyait les plus connus Ferdinand Hodler, Giovanni Giacometti, Cuno Amiet par exemple. Il s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 du symbolisme, loin des tendances de son \u00e9poque qui \u00e9voluent vers l\u2019expressionnisme, puis le cubisme avec pourtant un int\u00e9r\u00eat pour les recherches sur le mouvement des futuristes. Hans Emmenegger d\u00e9veloppe une \u0153uvre tr\u00e8s originale presque enti\u00e8rement inspir\u00e9e par la nature\u00a0qui atteint une forme d\u2019abstraction mystique.<br \/>\nL\u2019exposition suit les principaux th\u00e8mes qu\u2019il a trait\u00e9s\u00a0: Neige, lacs, for\u00eat, montagne \u00e0 chaque fois, il fixe les lignes essentielles, les ombres et la lumi\u00e8re pour r\u00e9aliser des toiles saisissantes.<br \/>\nLa pr\u00e9sentation est enrichie de quelques exemples bien choisis parmi ses contemporains, mais aussi d\u2019artistes d\u2019aujourd\u2019hui qui lui rendent hommage. Par ailleurs des \u00e9tudiants de l\u2019ECAL ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 r\u00e9agir aux \u0153uvres de Hans Emmenegger et \u00e0 partir \u00e0 sa d\u00e9couverte par divers moyens d\u2019expression.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 31 mai 2021<\/span><\/p>\n<p><em>Portrait, autoportrait<\/em> jusqu&rsquo;au 5 septembre et <em>Oskar Kokoschka, L&rsquo;appel de Dresde<\/em> jusqu&rsquo;au 5 septembre.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey invite Fr\u00e9d\u00e9ric Pajak pour s\u00e9lectionner dans ses collections et dans d&rsquo;autres ensembles des oeuvres sur papier consacr\u00e9es au portrait et \u00e0 l&rsquo;autoportrait. Par ailleurs le mus\u00e9e plonge dans le fonds de la Fondation Kokoschka pour proposer des oeuvres sur papier impressionnantes datant du d\u00e9but des ann\u00e9es 1920 lorsque l&rsquo;artiste vivait \u00e0 Dresde.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Winterthour, Zurich, Berne\u00a022 avril 2021<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Winterthour propose dans le b\u00e2timent consacr\u00e9 \u00e0 la collection Reinhart, une exposition de circonstance d\u00e9di\u00e9e au masque chez James Ensor et Pablo Picasso\u00a0: <em>Maskeraden<\/em> jusqu\u2019au 20 juin. Un th\u00e8me grima\u00e7ant, tr\u00e8s actuel, que ces deux artistes ont effectivement trait\u00e9 \u00e0 de nombeuses reprises. Chez Ensor c\u2019est surtout le carnaval et ses d\u00e9guisements avec des d\u00e9rives vers la danse des morts. Chez Picasso, ce sont les saltimbanques et le cirque au d\u00e9but de sa carri\u00e8re, puis \u00e0 la fin des personnages \u00e9clat\u00e9s, grima\u00e7ants et d\u00e9vergond\u00e9s. L\u2019exposition a la particularit\u00e9 de reposer sur des \u0153uvres qui se trouvent dans les collections de mus\u00e9es suisses. On d\u00e9couvre ainsi le riche ensemble de gravures d\u2019Ensor qui appartiennent au cabinet des estampes de B\u00e2le. Le mus\u00e9e de Winterthour poss\u00e8de un superbe groupe de gravures du d\u00e9but de la carri\u00e8re de Picasso, alors que le mus\u00e9e de Saint Gall jouit d\u2019un d\u00e9p\u00f4t de la Fondation Gottfried Keller avec des estampes du m\u00eame artiste datant de 1968 qui sont pr\u00e9sent\u00e9es ici . Une toile et deux sculptures de Picasso compl\u00e8tent cette pr\u00e9sentation, \u00e9galement enrichie par trois ou quatre peintures d\u2019Ensor. Le b\u00e2timent en ville qui abrite une partie de la collection Reinhart est consacr\u00e9 \u00e0 la peinture suisse et allemande notamment Caspar Friedrich et B\u00f6cklin. Sans y avoir pens\u00e9 \u00e0 l\u2019avance, je r\u00e9alise que c\u2019est une excellente pr\u00e9paration \u00e0 la visite de l\u2019exposition que le Kunsthaus de Zurich consacre aux paysages de Gerhard Richter jusqu\u2019au 27 juillet. Une somptueuses r\u00e9union de peintures monumentales, mais aussi de collages et \u00e9tudes pr\u00e9paratoires.<\/p>\n<p>Pour terminer la journ\u00e9e je m\u2019arr\u00eate encore \u00e0 la Kunsthalle de Berne qui consacre jusqu\u2019au 16 mai une exposition collective (Lose Enden) \u00e0 diverses formes de la peinture aujourd\u2019hui avec une douzaine d\u2019artistes quadrag\u00e9naires ou plus \u00e2g\u00e9s chez qui l\u2019on trouve parfois quelques \u00e9chos de Richter d\u2019ailleurs\u00a0!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 22 mars 2021<\/span><\/p>\n<p>Kunsthalle: Lydia Ourahmane jusqu&rsquo;au 16 mai; \u00a0Joachim Bandau Works 1967 &#8211; 1974 jusqu&rsquo;au 6 juin.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts:\u00a0Sophie Taeuber-Arp jusqu&rsquo;au 20 juin; Rembrandt, estampes de la donation EWK; acquisitions r\u00e9centes \u00a0depuis 2016.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Soleure 22 mars 2021<\/span><\/p>\n<p>Kunstmuseum:\u00a0Claudio Moser Vers l&rsquo;Est, oeuvres 1995 &#8211; 2020 jusqu&rsquo;au 24 mai. L&rsquo;exposition occupe toutes les salles du rez du mus\u00e9e. Elle est con\u00e7ue comme un ensemble par l&rsquo;artiste qui m\u00e9lange diff\u00e9rentes p\u00e9riodes avec des photographies, des vid\u00e9o, un film ainsi que quelques interventions spatiales sous la forme de peintures et de sculptures en papier m\u00e2ch\u00e9.<\/p>\n<p>Fritz Baumann, Johanna F\u00fclscher, Otto Morach, estampes et dessins jusqu&rsquo;au 24 mai<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 19 mars 2021; 16 avril 2021<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire Marcher sur l&rsquo;eau jusqu&rsquo;au 27 juin et Contradictions jusqu&rsquo;au 4 juillet.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Gen\u00e8ve est un mus\u00e9e encyclop\u00e9dique, ce qui a toujours pos\u00e9 des probl\u00e8mes \u00e0 ses directeurs successifs. Marc-Olivier Wahler \u00a0a d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;empoigner le probl\u00e8me avec \u00a0force en invitant une artiste autrichienne Jakob Lena Knebel \u00e0 choisir des oeuvres relevant de tous les domaines aussi bien dans le temps que dans les techniques. Un regard d\u00e9capant qui permet de d\u00e9couvrir la richesse et la qualit\u00e9 des collections qui sont superbement pr\u00e9sent\u00e9es.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 11 mars 2021; 16 avril 2021<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts: Maurice Denis, Amour oeuvres jusqu&rsquo;en 1914 jusqu&rsquo;au 16 mai.<\/p>\n<p>Sculptures de Rodin \u00e0 Louise Bourgeois jusqu&rsquo;au 16 mai. (Regard sur les oeuvres des collections du mus\u00e9e et de collections priv\u00e9es suisses).<\/p>\n<p>Anne Rochat. in Coprore jusqu&rsquo;au 23 mai.<\/p>\n<p>Fondation de l&rsquo;Hermitage; <em>Chefs-d&rsquo;oeuvre de la collection Bemberg<\/em> jusqu&rsquo;au 30 mai. Nich\u00e9e dans un h\u00f4tel de la Renaissance \u00e0 Toulouse depuis 1995, la Fondation Bemberg propose \u00e0 Lausanne une s\u00e9lection des toiles de sa collection, pendant la fermeture de son si\u00e8ge pour travaux. Une visite du site de la Fondation montre qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une collection \u00e0 ambition universelle avec mobilier, sculpture, porcelaine et peinture. Seules les peintures ont fait le voyage, ce qui leur donne une grande force dans la pr\u00e9sentation de la Fondation de l&rsquo;Hermitage. On parcourt l&rsquo;histoire de l&rsquo;art du 16e si\u00e8cle au 20e si\u00e8cle avec souvent des oeuvres de petits formats, caract\u00e9ristiques d&rsquo;une collection priv\u00e9e. Par ailleurs la collection propose une petite r\u00e9trospective de Pierre Bonnard qui culmine avec deux autoportraits. Dans un ensemble aussi divers chacun peut trouver des p\u00e9pites \u00e0 son go\u00fbt: j&rsquo;ai not\u00e9 les portraits de Clouet, les oeuvres de Cranach, deux Redon et des S\u00e9rusier, un \u00e9ventail tr\u00e8s large.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 3 mars 2021<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e Jenisch pr\u00e9sente deux expositions en ce moment l&rsquo;une est consacr\u00e9e aux estampes de D\u00fcrer et Rembrandt rassembl\u00e9es par le Dr. Pierre Decker, une cinquantaine d&rsquo;oeuvres choisies pour leur beaut\u00e9 et leur humanit\u00e9 jusqu&rsquo;au 16 mai. L&rsquo;autre qui est visible depuis l&rsquo;automne et heureusement prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 11 avril est une r\u00e9trospective de l&rsquo;oeuvre de Marguerite Burnat- Provins (1872 -1952), une artiste singuli\u00e8re aux multiples facettes que l&rsquo;exposition fait bien ressortir. A la fois po\u00e8te, \u00e9crivain, peintre, dessinatrice, d\u00e9coratrice, artisane exceptionnelle du livre, le go\u00fbt de la volute, de la courbe, caract\u00e9ristiques de l&rsquo;art nouveau l&#8217;emporta, comme l&rsquo;amour, dans un univers fantastique de visages et d&rsquo;oiseaux qui la hanta et qu&rsquo;elle exprima jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">30 01 2021<\/span><\/p>\n<p>Vers l\u2019an 2000 j\u2019ai eu l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er un site internet sur lequel je puisse m\u2019exprimer pour garder une trace des expositions que j\u2019avais visit\u00e9es. En effet sans l\u2019effort de prendre ne serait-ce que quelques notes sur ce que l\u2019on a vu on perd vite la trace, le souvenir de ces passages. ( la conservation des d\u00e9pliants, des fiches d\u2019information s\u2019av\u00e8re assez peu utile sauf si justement j\u2019ai pris la peine d\u2019\u00e9crire quelques chose). Il ne s\u2019agissait pas de faire un article complet o\u00f9 l\u2019on reprend des informations g\u00e9n\u00e9rales sur un artiste, tir\u00e9es d\u2019un communiqu\u00e9 de presse ou d\u2019autres sources, mais vraiment de noter mes impressions. J\u2019ai parfois \u00e9crit des textes plus complets tout de m\u00eame, mais le plus souvent de je m\u2019en suis tenu \u00e0 cette id\u00e9e de conserver quelques notes, impressions pour cr\u00e9er ce qui devient avec le temps un gigantesque aide-m\u00e9moire. Je me suis presque toujours tenu \u00e0 la r\u00e8gle de ne parler que de ce que j\u2019avais effectivement vu. J\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 conscient que c\u2019est une position tr\u00e8s particuli\u00e8re surtout dans le domaine de l\u2019information artistique, car le plus souvent celle-ci informe sur des \u00e9v\u00e9nements qui sont \u00e0 venir et les revues d\u2019art publient g\u00e9n\u00e9ralement des articles sans avoir vu les expositions dont elles parlent en raison des d\u00e9lais de publication notamment. Il est vrai que l\u2019on ne peut pas tout voir, et que l\u2019on peut aussi s\u2019informer, construire un savoir en restant chez soi.<\/p>\n<p>Il me semble que l\u2019on peut discerner deux approches, celle qui se base sur les communiqu\u00e9s de presse pour pr\u00e9senter des articles que le public lira lorsqu\u2019il visitera l\u2019exposition et celle qui au contraire se base sur les publications qui accompagnent l\u2019exposition\u00a0: catalogues, compte-rendus dans la presse \u00e9ventuellement et aborde le sujet apr\u00e8s la cl\u00f4ture de l\u2019exposition dans un cadre plus large. Les deux d\u00e9marches ont en commun qu\u2019en g\u00e9n\u00e9ral l\u2019exposition elle-m\u00eame n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 vue. Cette situation m\u2019a toujours g\u00ean\u00e9 et j\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ne m\u2019exprimer que sur la r\u00e9alit\u00e9 de ce que j\u2019avais vu\u00a0! En ce moment tout est ferm\u00e9\u00a0!, il n\u2019est plus possible de jouer ce r\u00f4le d\u2019observateur qui rend compte.<\/p>\n<p>Face \u00e0 un fourmillement permanent, on revient sur ses pas, on s\u2019interroge aussi sur la p\u00e9rennit\u00e9, l\u2019influence r\u00e9elle de ces expositions pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 chaque fois comme des \u00e9v\u00e9nements majeurs, uniques et incontournables. Si la communication par internet prend de plus en plus d\u2019importance, j\u2019ai par exemple suivi des visites comment\u00e9es tr\u00e8s int\u00e9ressantes, l\u2019interruption du flux des \u00e9v\u00e9nements r\u00e9els appara\u00eet vraiment comme une monstruosit\u00e9 dont les cons\u00e9quences pourraient \u00eatre extr\u00eamement destructrices. On emploie volontiers le terme d\u2019effondrement en ce moment (\u00e0 propos de la sant\u00e9), mais peut-\u00eatre serait-il temps de se demander si celui-ci ne va pas toucher des pans entiers des structures sociales, en particulier dans la culture\u00a0?<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 1er novembre 2020<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts:<em> Kiki Smith, Hearing You with my Eyes<\/em> jusqu&rsquo;au 10 janvier 2021<\/p>\n<p>Fille du sculpteur Tony Smith, Kiki Smith (1954) est fascin\u00e9e par le corps humain et une expression fragile de la plasticit\u00e9, du volume. Elle met le corps \u00e0 plat en le fragmentant, montrant l&rsquo;int\u00e9rieur: fluide, visc\u00e8res et l&rsquo;ext\u00e9rieur, peau, membres. Kiki Smith part de son propre corps en le moulant et multiplie les autoportraits. Par ailleurs, elle introduit une vaine narrative, mythologique avec l&rsquo;\u00e9vocation de l&rsquo;homme-animal, la m\u00e9tamorphose. Elle s&rsquo;exprime par de grands dessins r\u00e9alis\u00e9s sur des feuilles de papier N\u00e9pal, explore diff\u00e9rentes techniques d&rsquo;estampe, lithographie, taille-douce, gaufrage, pliage. La traduction de cet univers dans des tapisseries monumentales est un autre aspect largement repr\u00e9sent\u00e9 dans l&rsquo;exposition. Kiki Smith a fait l&rsquo;objet de deux expositions r\u00e9centes \u00e0 Salzburg et \u00e0 la Monnaie de Paris, ses travaux sont \u00e9galement visibles dans la nouvelle succursale de la Pace Gallery \u00e0 Gen\u00e8ve. En 2013, elle avait \u00e9t\u00e9 largement repr\u00e9sent\u00e9e dans l&rsquo;exposition <em>les Papesses, collection Lambert<\/em> au Palais des Papes \u00e0 Avignon, aux c\u00f4t\u00e9s de quatre artistes femmes du XXe si\u00e8cle.\u00a0( Camille Claudel, Louise Bourgeois,\u00a0<span style=\"color: #000000;\">Jana Sterbak et Berlinde de Bruyckere).<\/span><\/p>\n<p>En plus de la collection permanente deux expositions temporaires sont visibles: Jorge Macchi La cath\u00e9drale engloutie jusqu&rsquo;au 22 novembre o\u00f9 l&rsquo;on retrouve les cloches de la cath\u00e9drale de Lausanne et la pr\u00e9sentation d&rsquo;une grande collection d&rsquo;aquarelles de Giovanni Giacometti jusqu&rsquo;au 17 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Yverdon 11 octobre 2020<\/span><\/p>\n<p>Centre d&rsquo;art contemporain (CACY) et d&rsquo;autres lieux<\/p>\n<p>Rock me Baby 10 octobre &#8211; 23 d\u00e9cembre. L&rsquo;artiste S\u00e9bastien Mettraux a con\u00e7u une exposition qui associe regard th\u00e9matique sur l&rsquo;art contemporain et histoire industrielle pour \u00e9voquer le pass\u00e9 industriel d&rsquo;Yverdon-les-Bains. En effet, cette localit\u00e9 fut jusqu&rsquo;en 1989 l&rsquo;un des principaux centres mondiaux de production de la machine \u00e0 \u00e9crire employant jusqu&rsquo;\u00e0 4&rsquo;000 ouvriers. Lui-m\u00eame appartient \u00e0 une g\u00e9n\u00e9ration qui n&rsquo;a connu que l&rsquo;ordinateur, mais il se passionne pour toutes les formes de pass\u00e9 industriel qui ont marqu\u00e9 l&rsquo;arc jurassien. L&rsquo;\u00e9vocation s&rsquo;\u00e9tend sur quatre lieux: art contemporain au CACY, histoire au ch\u00e2teau, fantastique \u00e0 la Maison d&rsquo;ailleurs et souvenirs, ethnologie \u00e0 la biblioth\u00e8que.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><span style=\"caret-color: #0000ff;\">\u00a0Lausanne 27 septembre 2020<\/span><\/span><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.sainf.ch\">Esprit Sainf<\/a>&lsquo; hospitalit\u00e9 artistique<\/p>\n<p>Philippe Fretz <em>Divine chromatie<\/em> 24 septembre &#8211; 27 octobre, Philippe Fretz a plac\u00e9 une vaste composition consacr\u00e9e \u00e0 la Divine com\u00e9die de Dante dans le choeur de l&rsquo;\u00e9glise Saint-Fran\u00e7ois. Cette r\u00e9alisation qui est l&rsquo;aboutissement de cinq ann\u00e9es de travail a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 montr\u00e9e aux Halles de l&rsquo;\u00eele \u00e0 Gen\u00e8ve, il y a une ann\u00e9e dans un contexte tr\u00e8s diff\u00e9rent.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 25 septembre 2020<\/span><\/p>\n<p>Julian Charri\u00e8re Towards No Earthly Pole jusqu&rsquo;au 3 janvier<\/p>\n<p>Apr\u00e8s Lugano, Julian Charri\u00e8re (1987) pr\u00e9sente une vaste exposition au Kunsthaus d&rsquo;Aarau, centr\u00e9e autour d&rsquo;un film dont elle porte le titre, cette production sur grand \u00e9cran de 104 minutes est visible \u00e0 la fin du parcours de l&rsquo;exposition qui occupe tout le rez du mus\u00e9e. L&rsquo;artiste r\u00e9unit photographies, films de performances et diverses formes de pierres r\u00e9elles ou fausses dans cette pr\u00e9sentation qui emprunte aux domaines de la science et de l&rsquo;art.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 25 septembre 2020<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain et nouveau b\u00e2timent principal<\/p>\n<p>Isa Genzken oeuvres de 1973 \u00e0 1983 jusqu&rsquo;au 24 janvier. Les sculptures a\u00e9riennes, bien que pos\u00e9es au sol d&rsquo;Isa Genzken sont fascinantes de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et de finesse.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 3 septembre 2020<\/span><\/p>\n<p>Fondation de l\u2019Hermitage<\/p>\n<p>Arts et cin\u00e9ma 4 septembre \u2013 3 janvier<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition r\u00e9alis\u00e9e avec Dominique Pa\u00efni et la cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise propose une passionnante histoire du cin\u00e9ma \u00ab\u00a0non narratif\u00a0\u00bb plastique de l&rsquo;\u00e9poque impressionniste \u00e0 la nouvelle vague. Elle montre la richesse des relations et des m\u00e9tissages entre peinture, dessin et cin\u00e9ma. Sur un canevas g\u00e9n\u00e9ral form\u00e9 de courts extraits de tr\u00e8s nombreux films viennent se greffer des oeuvres d&rsquo;art souvent s\u00e9lectionn\u00e9es dans les collections suisses. Le parcours est vaste et vari\u00e9 rencontrant tous les principaux mouvements artistiques, l&rsquo;impressionnisme, le cubisme, l&rsquo;expressionnisme, le surr\u00e9alisme, le constructivisme russe et enfin la nouvelle vague et plus particuli\u00e8rement Jean-Luc Godard.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e<\/p>\n<p>reGeneration 4\/ \u00a0jusqu&rsquo;au 27 septembre ensuite ferm\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ouverture du nouveau b\u00e2timent.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 1er septembre 2020<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kunsthaus:\u00a0Semer \u00e0 tous vents, les ann\u00e9es folles jusqu&rsquo;au 11 octobre<\/p>\n<p>et Kader Attia 21 ao\u00fbt &#8211; 15 novembre<\/p>\n<p>Le Kunsthaus \u00e0 Zurich propose une grande exposition autour des ann\u00e9es folles. Elle englobe toutes les formes d&rsquo;expression et propose aussi des regards actuels d&rsquo;artistes inspir\u00e9s par cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Par ailleurs une importante pr\u00e9sentation monographique de Kader Attia est propos\u00e9e et cet artiste est aussi pr\u00e9sent dans l&rsquo;exposition historique avec ses diapositives \u00e9voquant les d\u00e9formations physiques des soldats de la guerre de 1914 &#8211; 1918.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bex 19 ao\u00fbt 2020<\/span><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la pand\u00e9mie, le parc de Szilassy a pu retrouver une nouvelle \u00e9dition de la Triennale de sculpture contemporaine <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/bex-arts\/\">Bex<\/a> &amp; Arts sous le th\u00e8me <em>Industria<\/em>. 34 interventions d&rsquo;artistes appartenant \u00e0 un panel de g\u00e9n\u00e9rations tr\u00e8s \u00e9tendu, presque tous Suisses sont \u00e0 d\u00e9couvrir jusqu&rsquo;au 18 octobre. Une biennale a\u00e9rienne, min\u00e9rale, technologique et op art, le th\u00e8me de l\u2019industrie a permis d&rsquo;associer l&rsquo;\u00e9vocation de l&#8217;empreinte de l&rsquo;homme et l&rsquo;\u00e9coute du vent, de la nature ou de la ville lointaine comme le sugg\u00e8re Pierre Mari\u00e9tan.<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/bex-arts\/\">&#8230;<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">17 juillet 2020 Yverdon- les -Bains<\/span><\/p>\n<p>Centre d&rsquo;art contemporain\u00a0(ouvert mercredi \u2013 dimanche 12h. \u2013 18h.)<\/p>\n<p><em>Gaspard Delachaux Mechantoupas<\/em> 18 juillet \u2013 13 septembre<\/p>\n<p>On rencontre les oeuvres de Gaspard Delachaux (1947) dans de nombreuses villes \u00e0 Yverdon, sur les quais de Montreux et ailleurs. Ces sculptures sont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es de tr\u00e8s nombreux dessins, l&rsquo;artiste pense que ses carnets en rec\u00e8lent plus de 70&rsquo;000. Pour cette nouvelle exposition au centre d&rsquo;art contemporain d&rsquo;Yverdon il a d\u00e9cid\u00e9 de l\u00e2cher ces bestioles sur les murs du centre sous la forme de dessins, d&rsquo;agrandissements, de projections lumineuses et de dessin anim\u00e9. On d\u00e9couvre \u00e9galement bien s\u00fbr quelques sculptures.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">8 juillet 2020<\/span><\/p>\n<p>Deux expositions en plein-air \u00e0 signaler en Engadine:<\/p>\n<p>A Pontresina sous le titre <em>Publikationen sur Sch\u00f6nheit<\/em>, on d\u00e9couvre 25 propositions artistiques d&rsquo;une douzaine de cr\u00e9ateurs, le long de la rue principale de la localit\u00e9 qui fait pr\u00e8s de 2 km.<\/p>\n<p>Dans le val Bregaglia \u00e0 Borgonovo.sur la colline escarp\u00e9e o\u00f9 se trouve l&rsquo;ancien ch\u00e2teau et la chapelle Nossa Dona, Lan Murraia, on d\u00e9couvre la Biennale Bregalia2020 jusqu&rsquo;au 27 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">7 juillet 2020<\/span><\/p>\n<p>Une initiative d&rsquo;affichage en ville du 6 au 19 juillet 12 cr\u00e9ations d&rsquo;artistes sous forme d&rsquo;affiches 3 seront visibles dans la r\u00e9gion lausannoise, av. de Lavaux \u00e0 Pully, avenue de la Sallaz et avenue de la Gare \u00e0 Lausanne.: <a href=\"https:\/\/www.onsightsite.ch\/index.shtml\">https:\/\/www.onsightsite.ch\/index.shtml<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Le Noirmont 22 juin 2020<\/span><\/p>\n<p>Chaque \u00e9t\u00e9 l&rsquo;association La Nef propose une exposition collective d&rsquo;art contemporain dans l&rsquo;ancienne \u00e9glise du Noirmont, autour d&rsquo;un th\u00e8me, cette ann\u00e9e, c&rsquo;est le temps:\u00a0<em>Kronos<\/em>\u00a0 avec Vincent Chablais, Salom\u00e9 Ba\u00fcmlin, Daniel Kurth et Jean-Christophe Norman jusqu&rsquo;au 13 septembre ouvert jeudi &#8211; dimanche 14h. &#8211; 18h. Pour la premi\u00e8re fois l&rsquo;exposition propose un tour dans quatre sites de la localit\u00e9 o\u00f9 chaque artiste propose un travail qui compl\u00e8te celui pr\u00e9sent\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Nyon le 22 juin 2020<\/span><\/p>\n<p>Au ch\u00e2teau de Nyon, on d\u00e9couvre: <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jean-luc-godard\/\">Jean-Luc Godard<\/a>, Sentiment, signes, passions \u00e0 propos du livre d&rsquo;image jusqu&rsquo;au 13 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 11 juin 2020<\/span><\/p>\n<p>Premi\u00e8re visite d&rsquo;un mus\u00e9e depuis le d\u00e9but du mois de mars!<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne propose quatre expositions dans ses nouveaux locaux. <em>A fleur de peau, Vienne 1900 de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/klimt-vienne-1900\/\">Klimt<\/a> \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/egon-schiele-jenny-saville\/\">Schiele<\/a> et <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/oskar-kokoschka\/\">Kokoschka<\/a><\/em>\u00a0 jusqu&rsquo;au 23 ao\u00fbt. En cinq sections, l&rsquo;exposition entre dans la mani\u00e8re dont le corps a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 par les artistes de la S\u00e9cession viennoise avec des affiches, des dessins et des peintures, curieusement la totalit\u00e9 de la grande salle du haut est consacr\u00e9e au mobilier produit par les Wiener Werkst\u00e4tte. A voir \u00e9galement une grande installation de l&rsquo;artiste russe Taus Makhacheva (1983) consacr\u00e9e \u00e0 une oeuvre de Degas avec des enregistrements et des textes brod\u00e9s. La pr\u00e9sentation de la collection \u00a0est \u00e0 long terme et l&rsquo;exposition Yersin dessinateur est visible jusqu&rsquo;au 20 septembre. Pr\u00e8s de 130 feuilles permettent d&rsquo;entrer dans l&rsquo;univers singulier d&rsquo;Albert Edgar Yersin (1905 -1984), un \u00a0graveur de timbres poste, fascin\u00e9 par la nature et un imaginaire tourn\u00e9 vers l&rsquo;infiniment petit.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 2 mars 2020<\/span><\/p>\n<p>Mamco: Olivier Mosset jusqu&rsquo;au 6 d\u00e9cembre<\/p>\n<p>Le Mamco consacre une r\u00e9trospective \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/olvier-mosset\/\">Olivier Mosset<\/a> sur trois \u00e9tages. Dans ses expositions l&rsquo;artiste aime toujours c\u00e9der la place \u00e0 d&rsquo;autres cr\u00e9ateurs plus jeunes, mais ici il joue le jeu de l&rsquo;approche historique et pr\u00e9sente parall\u00e8lement \u00e0 ses cr\u00e9ations les diff\u00e9rents contextes dans lesquelles elles se sont d\u00e9velopp\u00e9es<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/olvier-mosset\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 25 f\u00e9vrier 2020<\/span><\/p>\n<p>Zurich Kunsthalle et espace Luma\u00a0: \u00a0Gilbert &amp; George The Great Exhibition jusqu\u2019au 12 juillet.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s Arles, Stockholm et Oslo, Zurich accueille une vaste r\u00e9trospective des activistes britanniques Gilbert \u00a0(1943) &amp; George (1942). Ils se sont impos\u00e9s en 50 ans d\u2019activit\u00e9 avec plus de 100 expositions mus\u00e9ales. Ils se pr\u00e9sentent comme les d\u00e9fenseurs des libert\u00e9s individuelles, en particulier sexuelles et des opposants \u00e0 toute forme de religion. Leurs travaux apparaissent comme des journaux muraux, abordant chaque fois un sujet de soci\u00e9t\u00e9 diff\u00e9rent, r\u00e9alis\u00e9 selon le m\u00eame sch\u00e9ma dans un flot ininterrompu d\u2019images manifestes. A c\u00f4t\u00e9 de ce discours provoquant, ils affichent un grand conservatisme dans leur apparence et leur discours, mais font preuve de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 dans la diffusion de leurs images et de leur pr\u00e9sence.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 18 f\u00e9vrier 2020<\/span><\/p>\n<p>Berne mus\u00e9e des beaux-arts\u00a0: Tout se disloque. l\u2019art suisse de B\u00f6cklin \u00e0 Vallotton jusqu\u2019au 20 septembre 2020.<\/p>\n<p>En partant d\u2019une composition monumentale et assez \u00e9nigmatique de Ferdinand Hodler qui raconte l\u2019ascension puis la chute d\u2019une cord\u00e9e \u00a0d\u2019alpinistes, le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne propose un accrochage th\u00e9matique d\u2019\u0153uvres tir\u00e9es de ses collections qui datent de la seconde moiti\u00e9 du XIX e si\u00e8cle jusqu\u2019au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Si l\u2019on retrouve des artistes connus B\u00f6cklin, Hodler, Vallotton, Klee ou W\u00f6lffli, certains le sont beaucoup moins, en particulier plusieurs femmes peintres. Louise Breslau Clara von Rappard (1857 \u2013 1912) ou Annie Stebler-Hopf (1861 \u2013 1918).<\/p>\n<p>A signaler \u00e9galement la pr\u00e9sentation des travaux de Teruko Yokoi (1924) r\u00e9alis\u00e9s de 1954 aux ann\u00e9es 1960 jusqu&rsquo;au 10 mai. D&rsquo;origine japonaise, elle vit \u00e0 Berne depuis 1962.<\/p>\n<p>Lausanne 17 f\u00e9vrier 2020<\/p>\n<p>Espace Arlaud<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/pietro-sarto\/\">Pietro Sarto<\/a>\u00a0Chemins de cr\u00eates 1949 \u2013 2019 jusqu\u2019au 26 avril<\/p>\n<p>Sur deux \u00e9tages de l\u2019espace Arlaud Pietro Sarto pr\u00e9sente une s\u00e9lection de toiles issues de diverses p\u00e9riodes de son activit\u00e9. Au rez des natures mortes et \u00e0 l\u2019\u00e9tage de grands paysages mouvement\u00e9 de la r\u00e9gion l\u00e9manique. Il a \u00e9galement retenu quelques gravures.<\/p>\n<p>Pully 8 f\u00e9vrier 2020<\/p>\n<p>Mus\u00e9e d\u2019art de Pully: Paris en f\u00eate jusqu\u2019au 10 mai.\u00a0Des affiches de Toulouse Lautrec, Steinlen, de nombreuses oeuvres de Raoul Dufy et l\u2019\u00e9vocation des activit\u00e9s \u00e9ditoriales de pierre Cailler sont le coeur de cette exposition.<\/p>\n<p>Lausanne 24 janvier 2020<\/p>\n<p>Fondation de l\u2019Hermitage:\u00a0Le Canada et l\u2019impressionnisme jusqu\u2019au 24 mai.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s Munich et avant Montpellier, le public lausannois a l\u2019occasion de prendre connaissance d\u2019un pan m\u00e9connu en Europe de l\u2019art canadien de la fin du XIXe si\u00e8cle et du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, plus de 100 toiles et 35 artistes qui appartiennent \u00e0 deux g\u00e9n\u00e9rations, dont les noms sont sans doute inconnus \u00e0 la plupart, mais qui m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre d\u00e9couverts. En fait l\u2019exposition montre comment apr\u00e8s avoir assimil\u00e9 les innovations qui les ont frapp\u00e9s lors de leurs s\u00e9jours en France, ces peintres vont d\u00e9velopper plusieurs \u00e9coles propres au Canada qui est alors un pays tout jeune.<\/p>\n<p>Zurich 23 janvier 2020<\/p>\n<p>Kunsthaus<\/p>\n<p>Le grand espace consacr\u00e9 aux expositions temporaires au Kunsthaus de Zurich est enti\u00e8rement confi\u00e9 \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/olafur-eliasson\/\">Olafur Eliasson<\/a> qui pr\u00e9sente quatre installations spectaculaires et fascinantes sur le th\u00e8me de la symbiose:\u00a0<em>Symbiotic seeing<\/em> jusqu\u2019au \u00a022 mars. Ces installations sont bas\u00e9e sur des jeux optiques et visuels assez simples qui rel\u00e8ve de la physique, de l\u2019analyse de la lumi\u00e8re, diffraction, r\u00e9flection notamment. Le r\u00e9sultat est \u00e9tonnant et renvoie aux pr\u00e9occupations qui ont habit\u00e9 les artistes depuis la Renaissance jusqu\u2019\u00e0 l\u2019impressionnisme et au-del\u00e0. Il n\u2019y a aucune photographie ou vid\u00e9o, tous les ph\u00e9nom\u00e8nes sont r\u00e9els, provoqu\u00e9s par des projections de lumi\u00e8re et de petits moteurs. Le fond musical est donn\u00e9 par une main de robot qui joue du violoncelle. En mettant en \u00e9vidence la notion de symbiose, la relation entre les \u00eatres vivants, Eliasson d\u00e9veloppe un discours sp\u00e9cifique sur les questions environnementales actuelles.<\/p>\n<p>Museum Rietberg:\u00a0Fiction Kongo jusqu\u2019au 15 mars.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 25 novembre 2019<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kunsthaus<\/p>\n<p>Alors que le nouveau b\u00e2timent est achev\u00e9 sans \u00eatre encore visitable, le Kunsthaus de Zurich a retrouv\u00e9 son entr\u00e9e principale et un programme d&rsquo;exposition complet, un nouvel accrochage de certaines salles est \u00e9galement propos\u00e9:<\/p>\n<p>Matisse &#8211; M\u00e9tamorphoses, un jalon de la sculpture moderne jusqu&rsquo;au 8 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Wilhelm Leibl 25 octobre &#8211; 19 janvier; la collection Hubert Looser jusqu&rsquo;au 5 janvier, des travaux sur papier notamment de Wilhelm de Kooning.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Museum Rietberg:\u00a0Fiction Kongo jusqu&rsquo;au 15 mars<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Yverdon 20 novembre 2019<\/span><\/p>\n<p><em>Libres<\/em> jusqu&rsquo;au 9 f\u00e9vrier 2020. Avec Barbara Polla comme commissaire invit\u00e9e, le centre d&rsquo;art contemporain d&rsquo;Yverdon propose les regards, les approches de 25 artistes sur le th\u00e8me de la prison, de la privation de libert\u00e9. La pr\u00e9sentation s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 Orbe et au mus\u00e9e du fer de Vallorbe.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 19 novembre 2019<\/span><\/p>\n<p>Les Halles de l&rsquo;\u00eele \u00e0 Gen\u00e8ve accueillent <em>Divine Chromatie<\/em> de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/philippe-fretz\/\">Philippe Fretz<\/a> jusqu&rsquo;au 7 d\u00e9cembre 2019. Un vaste projet pictural accompagn\u00e9 d&rsquo;un ouvrage \u00e9ponyme autour de la Divine com\u00e9die de Dante. Le projet entam\u00e9 il y a 5 ans aboutit \u00e0 une peinture de 3,60 \u00a0m. de haut sur 11 m\u00e8tres de large compos\u00e9e de 33 panneaux qui nous m\u00e8nent de l&rsquo;Enfer au Purgatoire et au Paradis. Le livre reproduit les toiles et il est accompagn\u00e9 d&rsquo;un d\u00e9pliant qui d\u00e9taille les \u00e9tapes de cette p\u00e9r\u00e9grination qui associe les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la peinture florentine du 15e si\u00e8cle et des b\u00e2timents de la Gen\u00e8ve actuelle.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 18 novembre 2019<\/span><\/p>\n<p>Courbet dessinateur 1er novembre &#8211; 2 f\u00e9vrier<\/p>\n<p>Pour marquer le bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet, le mus\u00e9e Jenisch s&rsquo;est associ\u00e9 avec le mus\u00e9e Courbet d&rsquo;Ornans pour pr\u00e9senter quelques dessins de l&rsquo;artiste. Une pr\u00e9sentations restreinte, mais impressionnante qui r\u00e9v\u00e8le diff\u00e9rente facettes de son travail, autoportraits, esquisses pour de grandes compositions, \u00e9tudes familiales ou encore estampes destin\u00e9es \u00e0 une large diffusion.<\/p>\n<p>Les plus belles estampes des collections 20 septembre &#8211; 5 janvier, cette s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres organis\u00e9es autour des diff\u00e9rentes techniques occupe les deux salles du rez-de-chauss\u00e9e et une salle du premier \u00e9tage.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Mantoue 2 novembre 2019<\/span><\/p>\n<p>La ville de Mantoue a d\u00e9cid\u00e9 de c\u00e9l\u00e9brer Giulio Romano avec deux expositions et un parcours en ville qui permet de suivre les r\u00e9alisations du peintre, architecte et urbaniste des Gonzague.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.giulioromanomantova.it\">http:\/\/www.giulioromanomantova.it<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.mantovaducale.beniculturali.it\/it\/mostre\/6220-la-grande-mostra-di-palazzo-ducale-dedicata-al-piu-celebre-allievo-di-raffaello\">Palazzo ducale<\/a> Giulio Romano a Mantova jusqu&rsquo;au 6 janvier (dessins du Louvre)<\/p>\n<p>Palazzo Te Giulio Romano arte e desiderio jusqu&rsquo;au 6 janvier<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Milan 2 novembre 2019<\/span><\/p>\n<p>Fondation Prada: Il sarcofagio di Spitzmaus e altri tesori jusqu&rsquo;au 13 janvier 2020.<\/p>\n<p>La Fondation Prada \u00e0 Milan s&rsquo;est associ\u00e9e avec le Kunsthistorisches Museum de Vienne pour pr\u00e9senter une s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres et d&rsquo;objets les plus divers sous la forme d&rsquo;un cabinet d&rsquo;amateur. Deux artistes ont op\u00e9r\u00e9 la s\u00e9lection des 536 objets\u00a0qui sont pr\u00e9sent\u00e9s sans cartels dans la p\u00e9nombre: Web Anderson et Juman Malouf.<\/p>\n<p>En face de la Scala, dans une ancienne banque monumentale, les Gallerie d&rsquo;Italia pr\u00e9sentent depuis 2016 des expositions prestigieuses d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l&rsquo;art italien.<em> Canova \/ Thorvaldsen, la nascita della sculptura moderna<\/em> jusqu&rsquo;au 15 mars 2020 est une manifestation stup\u00e9fiante par son ampleur. Elle est r\u00e9alis\u00e9e en collaboration avec le mus\u00e9e Thorvaldsen de Copenhague et l&rsquo;ermitage de Saint Petersburg. Elle raconte avec beaucoup de pr\u00e9cision, le d\u00e9veloppement de l&rsquo;art moderne \u00e0 Rome vers 1800 autour de deux personnalit\u00e9s artistiques qui \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme des quasi dieux et qui eurent un succ\u00e8s et une influence consid\u00e9rables.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bienne 20 octobre 2019<\/span><\/p>\n<p>Le centre Pasquart pr\u00e9sente les sculptures et les vid\u00e9os de l&rsquo;artiste allemande Asta Gr\u00f6ting (1961) et les prix Kiefer Hablitzel jusqu&rsquo;au 24 novembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 20 octobre 2019<\/span><\/p>\n<p>Kunsthalle <em>Ryan Gander. The 500 million Year Collaboration<\/em> jusqu&rsquo;au 8 d\u00e9cembre. Le sculpteur britannique Ryan Gander (1976) propose un large panorama de sa d\u00e9marche cr\u00e9ative conceptuelle et humoristique. L&rsquo;approche de Ryan Gander est tr\u00e8s radicale et questionne l&rsquo;identit\u00e9 de l&rsquo;art, de la beaut\u00e9 et de la valeur des oeuvres d&rsquo;art. Des pierres mill\u00e9naires dont on sait qu&rsquo;elles sont toutes diff\u00e9rentes n&rsquo;ont pas de valeur et pourtant? C&rsquo;est la question pos\u00e9e par une machine \u00e0 sous pleine de pierres justement. Autre question partant d&rsquo;une approche s\u00e9miologique, qu&rsquo;est-ce qui d\u00e9finit une oeuvre face \u00e0 la beaut\u00e9 du monde? Dans des expositions ant\u00e9rieures il a propos\u00e9 des oeuvres invisibles, de l&rsquo;air. Ici il pr\u00e9sente des figures acad\u00e9miques faites de pi\u00e8ces en acier qui ne mettent en \u00e9vidence que la structure d&rsquo;un corps sans lui donner d&rsquo;identit\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le \/ Riehen 6 octobre 2019<\/span><\/p>\n<p>Fondation Beyeler: <a href=\"https:\/\/wp.me\/p5k6Rq-T7\">Resonating Spaces<\/a>: Leonor Antunes, Silvia B\u00e4chli, Toba Khedoori, Susan Philipsz et Rachel Whiteread jusqu&rsquo;au 26 janvier. En parall\u00e8le sont pr\u00e9sent\u00e9es les oeuvres de la collection Staechelin et de la collection Beyeler jusqu&rsquo;au 19 mai 2020.<\/p>\n<p>La Fondation Beyeler invite cinq artistes qui explorent l&rsquo;espace par le son, l&rsquo;installation, le moulage et le trait. Le paradoxe de sculptures immat\u00e9rielles est d\u00e9velopp\u00e9 par Susan Philipsz, \u00a0alors que deux artistes, Silvia B\u00e4chli, Toba Khedoori,\u00a0s&rsquo;expriment par le dessin les deux autres d\u00e9clinent des formes tr\u00e8s diff\u00e9rentes d&rsquo;expression dans l&rsquo;espace: Leonor Antunes sature une grand espace de cordages, miroirs qui renvoient \u00e0 des archives personnelles. Rachel Whiteread qui s&rsquo;est fait conna\u00eetre par un mode de travail moulant le vide r\u00e9agit \u00e0 une toile de Balthus en d\u00e9p\u00f4t \u00e0 la Fondation par une s\u00e9rie de moulages reprenant des \u00e9l\u00e9ments architecturaux de la toile<a href=\"https:\/\/wp.me\/p5k6Rq-T7\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p>A signaler que le mus\u00e9e Tinguely pr\u00e9sente l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artiste n\u00e9oz\u00e9landais Len Lye (1901 &#8211; 1980) qui fut un pr\u00e9curseur de l&rsquo;usage du son dans les oeuvres du 23 octobre au 26 janvier 2020.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 7 octobre 2019<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts. A l&rsquo;occasion de l&rsquo;exposition inaugurale du nouveau b\u00e2timent du mus\u00e9e des beaux-arts sur le site de la gare appel\u00e9 Plateforme 10, l&rsquo;institution a choisi de rendre hommage aux donateurs en consacrant tous les espaces \u00e0 la collection. Sous le titre: <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/collections-privees-exposition-publique\/\"><em>Atlas. Cartographie du don<\/em><\/a> jusqu&rsquo;au 12 janvier 2020. Le magnifique b\u00e2timent des architectes Barozzi et Veya offre de vastes espaces parfaitement fonctionnels \u00e0 quelques pas de la gare de Lausanne. Les locaux de service, accueil, restaurant, salle de conf\u00e9rence sont rassembl\u00e9s au rez-de-chauss\u00e9e, alors que les espaces d&rsquo;expositions se d\u00e9ploient sur deux \u00e9tages, s\u00e9par\u00e9s en deux ailes bien distinctes. Refusant toute construction historique, cette premi\u00e8re pr\u00e9sentation rassemble des oeuvres de diverses \u00e9poques autour de dix th\u00e8mes et un index qui d\u00e9veloppent la m\u00e9taphore de l&rsquo;atlas, du globe ou de la carte g\u00e9ographique, le r\u00e9sultat, loin de tout didactisme, propose d\u2019\u00e9tranges assemblages et des rencontres inattendues, souvent r\u00e9ussies<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/collections-privees-exposition-publique\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lyon 24 septembre 2019<\/span><\/p>\n<p>15<sup>e<\/sup> <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/biennales-de-lyon\/\">Biennale de Lyon<\/a>, l\u00e0 o\u00f9 les eaux se m\u00ealent jusqu\u2019au 5 janvier 2020<\/p>\n<p>Depuis des d\u00e9cennies les artistes, les commissaires d\u2019exposition r\u00eavent, fantasment sur l\u2019utilisation pour la pr\u00e9sentation de leurs \u0153uvres d\u2019espaces abandonn\u00e9s qu\u2019ils peuvent r\u00e9investir. En fait le ph\u00e9nom\u00e8ne lorsqu\u2019on y r\u00e9fl\u00e9chit commence d\u00e8s l\u2019apparition des mus\u00e9es avec le remploi des palais ou des couvents par exemple.\u00a0L\u2019installation pour cette \u00e9dition de la biennale de Lyon \u00e0 l\u2019usine Fagor est un peu diff\u00e9rente, car cette fabrique de machines \u00e0 laver a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e r\u00e9cemment et tout semble en parfait \u00e9tat, pr\u00eat \u00e0 reprendre\u00a0la production. On prend ainsi d\u2019abord la mesure d\u2019une catastrophe industrielle, d\u2019un effondrement. L\u2019ampleur des espaces abandonn\u00e9s donne une id\u00e9e du nombre de personnes qui devaient y travailler. Le th\u00e8me de l\u2019exposition est ainsi donn\u00e9, il s\u2019agit bien du crash, il est d\u00e9clin\u00e9 sous diverses formes posthumanistes dans le parcours des quatre \u00a0halles.\u00a0Au niveau des expressions artistiques il s\u2019agit avant tout d\u2019installations qui recourent aux m\u00e9thodes traditionnelles de la sculpture: le moulage et l\u2019assemblage<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/biennales-de-lyon\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Morges 8 septembre 2019<\/span><\/p>\n<p>Pour sa cinqui\u00e8me \u00e9dition tirage limit\u00e9, qui suit un rythme triennal, \u00a0joue la confluence en occupant la magnifique maison du mus\u00e9e Forel \u00e0 Morges pendant le week-end du livre sur les quais. Ainsi les amateurs de livres et de beaux livres \u00e0 tirage limit\u00e9 ne sont pas \u00e9cartel\u00e9s entre Lausanne et Morges.<br \/>\nTirage limit\u00e9 oui et m\u00eame tirage unique, car la tendance explor\u00e9e par certains va de plus en plus vers l\u2019exemplaire unique qui recourt au format du livre, mais plus rarement aux techniques d\u2019impression qui permettent la multiplication.<br \/>\nLes \u00e9coles d\u2019art sont aussi pr\u00e9sentes avec de nombreux travaux. On d\u00e9couvre \u00e9galement des \u00e9ditions plus l\u00e9g\u00e8res, alternatives comme Ripop\u00e9e.<\/p>\n<p>La Biblioth\u00e8que cantonale et universitaire organise un concours auquel 26 artistes ont pris part. Le th\u00e8me impos\u00e9 \u00e9tait l&rsquo;illustration un texte de Pierre Frankhauser \u00e9voquant une exp\u00e9rience scout.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 3 septembre 2019<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne \u00e9voque la carri\u00e8re d&rsquo;artiste et d&rsquo;enseignant de Johannes Itten. Oblig\u00e9 de rentrer en Suisse avec l&rsquo;arriv\u00e9e des nazis, il devint conservateur du mus\u00e9e des arts d\u00e9coratifs de Zurich, puis du mus\u00e9e Rietberg.<\/p>\n<p><em>Johannes Itten, l&rsquo;art c&rsquo;est la vie, utopies du Bauhaus<\/em> jusqu&rsquo;au 2 f\u00e9vrier 2020<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 3 septembre 2019<\/span><\/p>\n<p>Turner, la mer et les Alpes jusqu&rsquo;au 13 octobre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bellelay, abbatiale, le 30 juillet 2019<\/span><\/p>\n<p>Zilla Leutenegger, Est &#8211; Ouest, melons et pianos jusqu&rsquo;au 8 septembre<\/p>\n<p>A quelques kilom\u00e8tres de Tavannes et de Reconvilier, \u00e0 900 m\u00e8tres d&rsquo;altitude, en pleine montagne jurassienne, l&rsquo;abbatiale d\u00e9saffect\u00e9e de Bellelay accueille chaque \u00e9t\u00e9 une exposition d&rsquo;art contemporain. L&rsquo;\u00e9glise du 18e si\u00e8cle, bien restaur\u00e9e, pose un d\u00e9fi aux artistes qui s&rsquo;y confrontent. Zilla Leutenegger (1963) a choisi de se mettre \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute du lieu et de lui rendre sa sacralit\u00e9. Elle explore le volume sonore de l&rsquo;espace avec deux pianos et des paravents en miroirs qui renvoient l&rsquo;espace de l&rsquo;\u00e9glise. Pour entrer dans l&rsquo;univers de l&rsquo;artiste, il faut consulter le catalogue de l&rsquo;exposition qui propose en pr\u00e9ambule une s\u00e9rie de dessins et de peintures de Zilla Leutenegger o\u00f9 l&rsquo;on trouve son monde graphique et narratif (elle se met toujours en sc\u00e8ne et rappelle des moments de son enfance). Ses peintures, on les retrouve sous la forme de monotypes coll\u00e9s sur les miroirs avec des natures mortes de past\u00e8ques et de fleurs. Les pianos jouent al\u00e9atoirement quelques phrases musicales et sont activ\u00e9s par un panneau solaire, ils ne jouent ensemble que lorsque le soleil est au z\u00e9nith!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 8 juillet 2019<\/span><\/p>\n<p>Trois expositions th\u00e9matiques sont visibles \u00e0 Paris en ce moment\u00a0: le mod\u00e8le noir, au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay, La lune au Grand Palais et Pr\u00e9histoire, une \u00e9nigme moderne \u00e0 Beaubourg. Contrairement \u00e0 une approche monographique sur un artiste, un groupe ou un mouvement on ne sait pas vraiment ce que l\u2019on verra lorsque l\u2019on se d\u00e9cide \u00e0 visiter ce genre d\u2019exposition. Tout d\u00e9pend de l\u2019extension que les commissaires ont choisi de donner au th\u00e8me et de l\u2019\u00e9rudition qu\u2019ils accumulent pour produire leur exposition.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e d\u2019Orsay<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le noir de G\u00e9ricault \u00e0 Matisse jusqu\u2019au 21 juillet.<\/p>\n<p>Une exposition d\u2019un grand int\u00e9r\u00eat qui apporte beaucoup d\u2019informations qui ont souvent \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9es ou n\u00e9glig\u00e9es.\u00a0La partie consacr\u00e9e aux XIXe si\u00e8cle se concentre sur une pr\u00e9sentation historique de la suppression de l\u2019esclavagisme en 1794, de son r\u00e9tablissement par Napol\u00e9on en 1804 et de son abolition d\u00e9finitive en 1848.<\/p>\n<p>On d\u00e9couvre des significations nouvelles dans les tableaux, ou sculptures face \u00e0 cette probl\u00e9matique politique. Les responsables de l\u2019exposition se sont efforc\u00e9s d\u2019identifier les mod\u00e8les et de documenter leur existence, pr\u00e9senter ceux qui par exemple posaient \u00e0 l\u2019\u00e9cole des beaux-arts.<\/p>\n<p>La seconde partie de l\u2019exposition consacr\u00e9e au XXe si\u00e8cle raconte une histoire mieux connue, mais elle choisit des aspects n\u00e9glig\u00e9s, les tirailleurs noirs pendant la guerre de 1914, document\u00e9 par F\u00e9lix Vallotton par exemple.<\/p>\n<p>Beaubourg, Centre Pompidou, Pr\u00e9<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/traces-du-sacre\/\">histoire une<\/a> \u00e9nigme moderne jusqu\u2019au 16 septembre 2019<\/p>\n<p>Cette exposition brosse une v\u00e9ritable histoire de l\u2019art du XXe si\u00e8cle et du XXI si\u00e8cle en France surtout, mais \u00e9galement en Allemagne, aux Etats-Unis et en Angleterre sous l\u2019angle de l\u2019influence de la pr\u00e9histoire. La s\u00e9lection des \u0153uvres est excellente et commence de fa\u00e7on \u00e9tonnante avec trois belles toiles de C\u00e9zanne et des dessins et des estampes d\u2019Odilon Redon.\u00a0Ces deux artistes en effet avaient chacun un ami au courant de l\u2019\u00e9volution des \u00e9tudes g\u00e9ologiques et \u00e9taient conscients d\u2019une nouvelle lecture des masses rocheuses qui s\u2019exprime dans leurs oeuvres.\u00a0Les pi\u00e8ces de la pr\u00e9histoire, peu nombreuses, sont int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9sentation d\u2019\u0153uvres qu\u2019elles ont motiv\u00e9es<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/traces-du-sacre\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p>Le Palais de Tokyo propose une m\u00e9ga exposition ouverte sur les capitales de trois continents intitul\u00e9e <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/princesses-des-villes-et-al\/\">Prin -cesse-s- des villes<\/a> jusqu&rsquo;au\u00a08 septembre. Les Philippines, Manille, le Bangladesh, Dacca, l&rsquo;Iran, T\u00e9h\u00e9ran, Le Nig\u00e9ria, Lagos et le Mexique, Mexico ont \u00e9t\u00e9 retenus avec la pr\u00e9sentation des r\u00e9alisations d&rsquo;artistes ou de groupes d&rsquo;artistes. Divers films sont \u00e9galement projet\u00e9s<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/princesses-des-villes-et-al\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 27 juin 2019<\/span><\/p>\n<p>Fondation de l&rsquo;Hermitage <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/ombres-de-la-renaissance-a-nos-jours\/\">Ombres de la Renaissance<\/a> \u00e0 nos jours jusqu&rsquo;au 27 octobre. ( la Fondation de l&rsquo;Hermitage annonce avoir re\u00e7u plus de 80&rsquo;000 visiteurs en 2019).<\/p>\n<p>L&rsquo;ombre a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e comme origine de la peinture, comme invocation, \u00e9vocation. Avec ce th\u00e8me, l&rsquo;exposition de la Fondation de l&rsquo;Hermitage propose un passionnant parcours de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art qui montre les artistes surgissant de l&rsquo;ombre, ceux qui travaillent le clair-obscur sous l&rsquo;influence du Caravage, la mode des silhouettes, l&rsquo;impressionnisme et le post-impressionnisme qui introduit de nouvelles couleurs pour repr\u00e9senter l&rsquo;ombre, la photographie et de nombreuses interpr\u00e9tations contemporaines chez Warhol, Christian Boltanski ou Markus Raetz notamment<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/ombres-de-la-renaissance-a-nos-jours\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 26 juin 2019<\/span><\/p>\n<p>William Kentridge <em>A Poem That Is not Our Own<\/em> jusqu\u2019au 13 octobre<\/p>\n<p>L\u2019exposition du mus\u00e9e d\u2019art contemporain de B\u00e2le est centr\u00e9e sur les films de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/william-kentridge\/\">William Kentridge<\/a> (1955)\u00a0\u00a0dont le processus de r\u00e9alisation est \u00e9troitement li\u00e9 aux autres techniques graphiques qu\u2019il emploie, en particulier le dessin, le d\u00e9coupage et la gravure. On voit que Kentridge est fascin\u00e9 par les cort\u00e8ges, les triomphes de la Renaissance, la danse des morts, auxquels il conf\u00e8re une nouvelle vie dans de grandes processions o\u00f9 surgissent aussi bien des figures du pass\u00e9 que des \u00eatres actuels. Un nombre impressionnant de travaux et de films sont pr\u00e9sent\u00e9s.<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/william-kentridge\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p>A voir \u00e9galement au mus\u00e9e des beaux-arts: Le cosmos du cubisme jusqu&rsquo;au 4 ao\u00fbt, pr\u00e9sent\u00e9e au Centre Pompidou fin 2018, elle repose en grande partie sur les collections du mus\u00e9e de B\u00e2le.<\/p>\n<p>Leiko Ikemura, une retrospective associant dessins, peintures et sculptures en c\u00e9ramiques de cette artiste tourn\u00e9e vers l&rsquo;exploration int\u00e9rieure jusqu&rsquo;au 1er septembre. Un \u00e9tage est \u00e9galement consacr\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9sentation de toiles et de dessins de Helmut Federle jusqu&rsquo;au 15 septembre.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e Tinguely propose une r\u00e9trospective des performances et installations de Rebecca Horn, v\u00e9ritable\u00a0femme-oiseau jusqu\u2019au 22 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bienne\u00a026 juin 2019<\/span><\/p>\n<p>Exposition suisse de sculpture: Robert Walser Sculpture #Thomas Hirschhorn 15 juin \u2013 8 septembre 2019<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Faire place nette\u00a0\u00bb est une expression courante que certains emploient volontiers. La d\u00e9marche d\u00e9velopp\u00e9e par <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/thomas-hirschhorn\/\">Thomas Hirschhorn<\/a> est \u00e0 l\u2019oppos\u00e9. Invit\u00e9 \u00e0 assumer la traditionnelle exposition de sculptures en plein air de Bienne.\u00a0La douzi\u00e8me \u00e9dition eut lieu en 2014 sous le titre <em>The City Performed<\/em> et la pr\u00e9c\u00e9dente en 2009 s\u2019intitulait<em> Utopics<\/em>, peut-\u00eatre que la sculpture Robert Walser (1878 &#8211; 1956) rejoint ce th\u00e8me et devient une utopie r\u00e9elle. Thomas Hirschhorn\u00a0renonce \u00e0 jouer le r\u00f4le de commissaire qui aurait invit\u00e9 d\u2019autres artistes et choisit de donner une nouvelle version de la notion de Monument qu\u2019il d\u00e9veloppe depuis au moins 20 ans. Pour rendre hommage \u00e0 Robert Walser, l\u2019\u00e9crivain biennois, il cr\u00e9e de petites cellules de vie culturelle ou conviviale autour de la notion de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/thomas-hirschhorn\/\">Monument&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 18 juin 2019<\/span><\/p>\n<p>Le centre d&rsquo;art contemporain consacre ses salles \u00e0 la pr\u00e9sentation d&rsquo;un artiste islandais, install\u00e9 aux Pays-Bas,\u00a0Hrein Fridfinnsson (n\u00e9 en 1943) jusqu&rsquo;au 25 ao\u00fbt: une belle d\u00e9couverte qui propose photographies, installations d&rsquo;esprit minimaliste.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e Rath propose une exposition consacr\u00e9e \u00e0 la peinture et \u00e0 la sculpture sous le titre <em>Silences<\/em> jusqu&rsquo;au 27 octobre, elle aborde en 10 sections, en s&rsquo;appuyant surtout sur les collections du mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Gen\u00e8ve et du mus\u00e9e des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds, diff\u00e9rents points de vue sur la nature morte, le paysage ou l&rsquo;all\u00e9gorie du XVIe si\u00e8cle \u00e0 nos jours.<\/p>\n<p>Venise mai 2019<\/p>\n<div><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/biennales-de-venise\/\">Biennale<\/a> 11 mai \u2013 24 novembre 2019. <em>May you live in interesting Times<\/em><\/div>\n<div>Ralph Rugoff qui dirige la biennale de Venise cette ann\u00e9e est le directeur de la Hayward Gallery \u00e0 Londres depuis de nombreuses ann\u00e9es (2002). Un lieu qui pr\u00e9sente des expositions d\u2019art contemporain tr\u00e8s pertinentes, mais avec un c\u00f4t\u00e9 fun, susceptible d\u2019attirer le grand public. C\u2019est bien la formule que l\u2019on trouve dans cette <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/biennales-de-venise\/\">biennale<\/a> qui propose \u00e0 la fois un discours engag\u00e9 et des pratiques artistiques tr\u00e8s diverses r\u00e9solument figuratives. On trouve une toile de Georges Condo \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019Arsenal, ce qui dit bien sous quelle \u00e9toile on est. Une large place est faite aux techniques traditionnelles, peintures, sculptures, photographies, mais bien s\u00fbr \u00a0toutes les pratiques visuelles actuelles sont aussi tr\u00e8s pr\u00e9sentes. Pour r\u00e9sumer: une biennale figurative, engag\u00e9e qui ressemble aussi parfois \u00e0 un catalogue de voyage dans des pays \u00e0 risque !<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/biennales-de-venise\/\">\u2026.<\/a><\/div>\n<div>Cette ann\u00e9e la Biennale \u00e9vite de c\u00e9l\u00e9brer une grande star et pr\u00e9sente des d\u00e9marches moins connues et plus actuelles.<\/div>\n<div>Par contre on trouve dans les autres lieux d\u2019expositions de la cit\u00e9 plusieurs figures importantes.<\/div>\n<div>\n<p>Au Palazzo Grassi c\u2019est Luc Tuymans sous le titre <em>La pelle<\/em> jusqu\u2019au 6 janvier 2020. Il a re\u00e7u carte blanche pour construire un dialogue avec ce palais et les traditions artistiques de la ville en proposant la mise en espace d\u2019une grande mosa\u00efque au sol. La r\u00e9trospective de l\u2019oeuvre peint fait alterner les petits et les tr\u00e8s grands formats. L\u2019effacement d\u2019une photo us\u00e9e, le pass\u00e9, le pr\u00e9sent, l\u2019histoire tragique, mais aussi l\u2019envo\u00fbtement de la peinture, les couleurs si t\u00e9nues et qui \u00e9clatent dans une somptueuse pr\u00e9sentation qui met en valeur les couleurs du palais le rose, l\u2019ocre, le marbre .<\/p>\n<\/div>\n<p>A la Fondazione Prada Ca\u2019 Corner della Regina:\u00a0Jannis Kounellis 11 mai \u2013 24 novembre 2019<\/p>\n<p>Premi\u00e8re r\u00e9trospective de l\u2019artiste apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s en 2017, l\u2019exposition con\u00e7ue par Germano Celan d\u00e9bute en douceur avec deux espaces lat\u00e9raux pr\u00e9sentant des affiches et des catalogues anciens. Le palais lui-m\u00eames, son architecture, les fresques qui l\u2019ornent et l\u2019atmosph\u00e8re de ce b\u00e2timent voisin du grand Canal sont tr\u00e8s bien mis en valeur. Une salle dans l\u2019entresol est consacr\u00e9e \u00e0 des films et \u00e0 des entretiens avec l\u2019artiste.\u00a0Enfin sur deux deux \u00e9tages sont d\u00e9ploy\u00e9es des installations importantes qui d\u00e9clinent les th\u00e8mes et les mat\u00e9riaux utilis\u00e9s par <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jannis-kounellis\/\">Kounellis<\/a>: le charbon, l\u2019acier, la pierre, le verre, le tissu ou des toiles sur lesquelles il a peint des textes et des signes<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jannis-kounellis\/\">\u2026.<\/a><\/p>\n<p>Georg Baselitz est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la galerie de l\u2019Acad\u00e9mie jusqu\u2019au 8 septembre et Roman Opalka \u00e0 la Fondation Querini Stampalia jusqu\u2019au 20 juillet.<\/p>\n<p>Pully 19 mai 2019<\/p>\n<p>Le Mus\u00e9e\u00a0d\u2019art de Pully\u00a0(ferm\u00e9 lundi et mardi) propose\u00a0<em>Futurs incertains<\/em> jusqu\u2019au 7 juillet, en collaboration avec le mus\u00e9e cantonal de g\u00e9ologie. En fait, il s\u2019agit de voir les r\u00e9actions, les formulations de quelques artistes contemporains suisses Rudy Deceli\u00e8re, Julian Charri\u00e8re, Marie Velardi, Bassim Magdy et \u00e9tranger comme Marc Dion ( une quinzaine en tout) face aux pr\u00e9occupations actuelles sur le climat et l\u2019\u00e9volution de la plan\u00e8te. Un bel ensemble avec des installations importantes de chaque artiste qui montre la libert\u00e9 des registres de l\u2019expression artistique face \u00e0 ces th\u00e8mes qui va de l\u2019ironie \u00e0 la po\u00e9sie en passant par une forme d\u2019engagement.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 1er mai 2019<\/span><\/p>\n<p>Le centre Paul Klee propose deux expositions:<\/p>\n<p>Klee &amp; ses amis: Kandinsky, Arp, Picasso\u2026 jusqu\u2019au 1er septembre. Une pr\u00e9sentation r\u00e9trospective des oeuvres de Klee, \u00a0mises en relation avec celles d\u2019autres artistes majeurs du XXe si\u00e8cle pr\u00e9sents dans les collections du mus\u00e9e des beaux-arts de Berne.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/extase-sous-influence\/\"><em>Extase<\/em> jusqu<\/a>\u2018au 4 ao\u00fbt Au sous-sol, divis\u00e9e en 7 chapitres cette exposition illustre diff\u00e9rentes formes de l\u2019extase, l\u2019ivresse, la religion, le sexe, la danse avec des oeuvres qui vont du XIXe si\u00e8cle \u00e0 aujourd\u2019hui<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/extase-sous-influence\/\">\u2026.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 1er mai 2019<\/span><\/p>\n<p>Zurich Kunsthaus <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/lart-de-lapres-guerre\/\"><em>Fly me to the Moon<\/em> <\/a>jusqu\u2019au 30 juin<\/p>\n<p>Au Kunsthaus de Zurich, les expositions th\u00e9matiques alternent avec des approches monographiques d\u2019un artiste. En 2017, l\u2019institution avait tent\u00e9 de faire une histoire de La performance. Au printemps 2018, c\u2019\u00e9tait l\u2019histoire de la mode depuis le 16<sup>e<\/sup>si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui qui \u00e9tait \u00e9voqu\u00e9e sous le titre <em>Fashion Extreme Mode in der Kunst<\/em>.\u00a02019 marque \u00a0le 50<sup>\u00e8me<\/sup>anniversaire du premier pas sur la lune et c\u2019est ainsi \u00e0 la pr\u00e9sence de la lune dans l\u2019art, l\u2019imagination et la science que l\u2019exposition <em>Fly me to the Moon nous pr\u00e9sente. <\/em>Un beau sujet qui associe des peintures, photographies, installations et des \u00e9vocations de l\u2019exploration de la lune \u00e0 proprement parler. A\u00e9r\u00e9e et vari\u00e9e l\u2019exposition fait alterner des oeuvres de la collection (50) et des pr\u00eats (150). Elle sera visible au Museum der Moderne de Salzburg d\u00e8s le 20 juillet.<\/p>\n<p>Helmhaus: <em>Les r\u00eaves deviennent r\u00e9alit\u00e9<\/em> jusqu\u2019au 16 juin 5 artistes femmes plut\u00f4t tourn\u00e9es vers le dessin qui s\u2019expriment aussi par l\u2019installation et des travaux en tissu.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Nyon Visions du r\u00e9el 5 &#8211; 13 avril 2019<\/span><\/p>\n<p>Pour la cinquanti\u00e8me \u00e9dition <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/visions-du-reel\/\">de Visions du r<\/a>\u00e9el, il y avait un invit\u00e9 de marque avec Werner Herzog, je n&rsquo;ai pas vu ses interventions.<\/p>\n<p>Il me semble observer une tendance \u00e0 utiliser des archives personnelles: albums de photos, films super8, lettres dans les films que j&rsquo;ai vus pour \u00e9voquer une personne proche et en m\u00eame temps r\u00e9v\u00e9ler les croyances, les caract\u00e9ristiques d&rsquo;une r\u00e9gion, d&rsquo;un pays. Le film de Thomas Heise <em>Heimat is a Space in time<\/em> \u00a0est \u00e0 ce titre embl\u00e9matique liant \u00e9troitement l&rsquo;histoire personnelle et g\u00e9n\u00e9rale sur toute la dur\u00e9e du XXe si\u00e8cle.\u00a0Un film de 3 h.45, une r\u00e9alisation absolument magistrale autour de l\u2019histoire de la famille du cin\u00e9aste entre Vienne et Berlin depuis la guerre de 14-18 jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/visions-du-reel\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 9 mars 2019<\/span><\/p>\n<p>Mamco (A signaler que l&rsquo;entr\u00e9e est gratuite en 2019): Ren\u00e9 Dani\u00ebls, Marcia Hafif, Martin Kippenberger, Richard Nonas. Un \u00e9tage est consacr\u00e9 aux splendides explorations color\u00e9es de Marcia Hafif et deux \u00e9tages \u00e0 l&rsquo;artiste belge Ren\u00e9 Dani\u00ebls n\u00e9 en 1950 mais qui a cess\u00e9 toute activit\u00e9 en 1987 suite \u00e0 un accident de sant\u00e9. Les deux pr\u00e9sentation m\u00e9ritent une visite.<\/p>\n<p>27 f\u00e9vrier &#8211; 5 mai<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 7 mars 2019<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kunsthaus\u00a0Le grand format jusqu&rsquo;au 28 avril et\u00a0Collection de l&rsquo;art brut et Marie Matusz \u00a0jusqu&rsquo;au 28 avril<\/p>\n<p>Depuis six ans le Kunsthaus d&rsquo;Aarau invite des fleuristes suisses \u00e0 intervenir devant certaines oeuvres de la collection. La manifestation qui dure 5 jours jouit d&rsquo;un immense succ\u00e8s populaire, jusqu&rsquo;au 10 mars.<\/p>\n<p>Elle a au moins le m\u00e9rite de montrer que les espaces sont con\u00e7us pour accueillir un vaste public qui s&rsquo;y trouve manifestement tr\u00e8s bien, ce qui contraste avec les salles plus ou moins vides que l&rsquo;on rencontre habituellement (quoique le Kunsthaus d&rsquo;Aarau fasse partie des lieux d&rsquo;art contemporain les plus fr\u00e9quent\u00e9s si j&rsquo;en juge d&rsquo;apr\u00e8s mes passages!).<\/p>\n<p>L&rsquo;institution pr\u00e9sente des oeuvres de grand format tir\u00e9es de ses collections. Elle accueille \u00e9galement au sous-sol une exposition itin\u00e9rante de la Collection de l&rsquo;art brut \u00e0 Lausanne qui propose une s\u00e9lection de 200 travaux.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 7 mars 2019<\/span><\/p>\n<p>Miriam Cahn: Moi comme \u00eatre humain jusqu&rsquo;au 16 juin. Miriam Cahn l&rsquo;une des principales repr\u00e9sentantes du \u00ab\u00a0dessin suisse\u00a0\u00bb des ann\u00e9es 1980 f\u00eate ses 70 ans. C&rsquo;est l&rsquo;occasion pour le mus\u00e9e de Berne de lui offrir toutes les cimaises de l&rsquo;ancien b\u00e2timent pour une r\u00e9trospective con\u00e7ue et accroch\u00e9e par l&rsquo;artiste elle-m\u00eame. ( L&rsquo;exposition voyagera \u00e0 Varsovie et au Haus der Kunst de Munich 11 07 &#8211; 28 10 2019), alors que le Kunsthaus Bregenz consacre une autre exposition \u00e0 l&rsquo;artiste 13 04 &#8211; 30 06, ainsi que le Reina Sofia de Madrid.).<\/p>\n<p>A voir \u00e9galement au mus\u00e9e de Berne: You Never Know the Whole Story: vid\u00e9o et nouveaux m\u00e9dias de la collection jusqu&rsquo;au 31 mars.<\/p>\n<p>Cinq si\u00e8cles d&rsquo;autoportraits de la collection d&rsquo;arts graphiques 9 mars &#8211; 2 juin<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Riehen 2 f\u00e9vrier 2019<\/span><\/p>\n<p>Fondation Beyeler: <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/expositions-picasso\/\">Picasso,<\/a> p\u00e9riode bleue et rose 3 f\u00e9vrier &#8211; 26 mai et Picasso Panorama jusqu&rsquo;au 5 mai.<\/p>\n<p>Exposition de tous les superlatifs, la pr\u00e9sentation des p\u00e9riodes bleues et roses de Picasso \u00e0 la Fondation Beyeler reprend celle pr\u00e9sent\u00e9e au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay avec quelques modifications dans le choix des toiles et surtout en renon\u00e7ant au tr\u00e8s vaste ensemble de documents et de dessins pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Paris. Le visiteur pourra d\u00e9couvrir cette pr\u00e9sentation dans des conditions sans doute bien meilleures qu&rsquo;\u00e0 Paris o\u00f9 l&rsquo;on ne voyait que tr\u00e8s mal les oeuvres en raison de l&rsquo;affluence (plus de 600&rsquo;000 visiteurs) et d&rsquo;une pr\u00e9sentation trop touffue<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/expositions-picasso\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-family: inherit; font-size: inherit;\">Mus\u00e9e des beaux-arts: F\u00fcssli, Drama und Theater jusqu&rsquo;au 17 f\u00e9vrier. Cette exposition se consacre exclusivement au th\u00e8me du th\u00e9\u00e2tre et de la litt\u00e9rature dans l&rsquo;oeuvre de F\u00fcssli et pr\u00e9sente des toiles de l&rsquo;artiste.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 2 f\u00e9vrier 2019<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Fondation de l&rsquo;Hermitage: \u00a0La peinture anglaise 1830 -1900 de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/mr-turner-une-incarnation-bienvenue\/\">Turner<\/a> \u00e0 Whistler 1er f\u00e9vrier &#8211; 2 juin.\u00a0Apr\u00e8s F\u00fcssli, l&rsquo;exposition de la Fondation de l&rsquo;Hermitage offre un excellent compl\u00e9ment. Si deux noms c\u00e9l\u00e8bres ont \u00e9t\u00e9 retenus dans le titre, les 60 toiles montr\u00e9es ici proposent avant tout des artistes peu connus et qui se signalent par des toiles d&rsquo;une \u00e9tonnante qualit\u00e9 qui ont \u00e9galement une valeur documentaire. Elles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unies autour de quelques th\u00e8mes comme le r\u00e9alisme social, la sc\u00e8ne de genre, le paysage ou les f\u00e9eries, notamment<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/peinture-anglaise\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler \u00e0 l&rsquo;Espace Arlaud deux expositions tr\u00e8s diff\u00e9rentes\u00a0Marie- H\u00e9l\u00e8ne Cl\u00e9ment<\/p>\n<p>et Juan Martinez jusqu&rsquo;au 31 mars qui montrent des parcours d vie consacr\u00e9s \u00e0 la peinture.<\/p>\n<p>Zurich 7 janvier 2019<\/p>\n<p>Kunsthaus R\u00e9trospective <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/oskar-kokoschka\/\">Oskar Kokoschka<\/a> jusqu\u2019au 10 mars. Le Kunsthaus pr\u00e9sente une vaste r\u00e9trospective de l\u2019artiste Oskar Kokoschka (1886 \u2013 1980), organis\u00e9e autour des neuf lieux o\u00f9 il r\u00e9sida. L\u2019exposition sera visible au mus\u00e9e L\u00e9opold \u00e0 Vienne par la suite.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 7 \u2013 9 d\u00e9cembre 2018<\/span><\/p>\n<p>Centre Pompidou\u00a0: Franz West (1947 \u2013 2012) jusqu\u2019au 10 d\u00e9cembre. Sans doute trop tard pour aller voir l\u2019exposition r\u00e9trospective consacr\u00e9e \u00e0 Franz West, pourtant elle est tr\u00e8s bien pr\u00e9sent\u00e9e. Elle permet de saisir la diversit\u00e9 du travail de ce performeur calme, h\u00e9doniste et ironique, oppos\u00e9 \u00e0 certains de ses coll\u00e8gues viennois tr\u00e8s violents. On d\u00e9couvre que son \u0153uvre ne se limite pas \u00e0 ses canap\u00e9s couverts de tapis d\u2019orient ou \u00e0 quelques photos faisant l\u2019apologie du sommeil.<\/p>\n<p>Le cubisme 1907 \u2013 1917 jusqu\u2019au 25 f\u00e9vrier. L\u2019exposition offre un vaste parcours de l\u2019histoire du cubisme, didactique, tout en s\u2019appuyant sur des \u0153uvres majeures, beaucoup viennent du mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le o\u00f9 elle sera visible du 30 mars\u00a0 au 4 ao\u00fbt. Alors que l\u2019exposition <em>Picasso bleu et rose<\/em> sera pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Fondation Beyeler du 3 f\u00e9vrier au 26 mai.<\/p>\n<p>Tadao Ando (1941) jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre. A l\u2019occasion de la prochaine ouverture de la bourse de Paris transform\u00e9e en centre d\u2019art, on d\u00e9couvre \u00e0 Beaubourg une pr\u00e9sentation de l\u2019\u0153uvre de l\u2019architecte japonais. En plus du projet cit\u00e9, on voit non seulement les mus\u00e9es comme Naoshima ou la Dogana \u00e0 Venise, mais de nombreuses r\u00e9alisations qui permettent de prendre en compte son parcours, l\u2019exposition dense est tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9e.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e du jeu de Paume Les contes cruels de Paula Rego jusqu\u2019au 14 janvier.<\/p>\n<p>D\u2019origine portugaise, mais souvent associ\u00e9e \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9cole de Londres\u00a0\u00bb, Paula Rego (1935) d\u00e9veloppe un univers d\u2019une singuli\u00e8re intensit\u00e9. Elle est \u00e0 l\u2019intersection de plusieurs modes d\u2019expression, l\u2019illustration, le dessin destin\u00e9 aux enfants avec sa longue tradition d\u2019\u00e9tranget\u00e9 et la peinture. Les parall\u00e8les avec Balthus sont nombreux par exemple. Elle pratique de pr\u00e9f\u00e9rence le pastel sur toile et donne un soyeux incroyable \u00e0 ses figures. Impr\u00e9gn\u00e9e de nombreuses traditions, on voit bien s\u00fbr dans la structure du triptyque qu\u2019elle affectionne un hommage \u00e0 Bacon. L\u2019exposition pr\u00e9sente en \u00e9cho aux \u0153uvres de Paula Rego des gravures de Goya, Hockney, Daumier et Granville, ainsi que des pastels de Degas.<\/p>\n<p>Un autre repr\u00e9sentant de la figuration anglaise est \u00e0 voir \u00e0 la Monnaie de Paris:\u00a0<span lang=\"FR\">Grayson Perry , vanit\u00e9, identit\u00e9, sexualit\u00e9 jusqu\u2019au 3 f\u00e9vrier.\u00a0<\/span><span lang=\"FR\">Anim\u00e9 par une veine narrative et engag\u00e9e in\u00e9puisable, soutenu par son alter ego travesti Claire et son ours en peluche Alan Measles, Grayson Perry raconte les questions d\u2019aujourd\u2019hui, le genre, mais aussi le Brexit ou la d\u00e9sindustrialisation, sur de grands vases, d\u2019immenses gravures sur bois ou encore des tapisseries au format imposant.<\/span><\/p>\n<p>Palais de Tokyo, carte blanche \u00e0 Thomas Saraceno jusqu\u2019au 6 janvier.<\/p>\n<p>Tous les espaces du palais de Tokyo sont mis \u00e0 la disposition de Thomas Saraceno. Il y d\u00e9ploie ses r\u00e9flexions, ses recherches sur l\u2019air, la poussi\u00e8re et les araign\u00e9es dont on d\u00e9couvre ainsi les multiples facettes. l\u2019exposition fonctionne sur l\u2019id\u00e9e d\u2019immersion avec des \u00e9l\u00e9ments sonores et visuels, le plus souvent dans la nuit.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e Bourdelle <em>Transmission, transgression<\/em> jusqu\u2019au 3 f\u00e9vrier. Les expositions du mus\u00e9e Bourdelle bien document\u00e9es et assez techniques sont tout \u00e0 fait passionnantes. Celle-ci \u00e9voque de fa\u00e7on tr\u00e8s pr\u00e9cise l\u2019enseignement re\u00e7u, puis donn\u00e9 par Bourdelle \u00e0 plusieurs centaines d\u2019\u00e9l\u00e8ves dont les plus connus furent Germaine Richier et Alberto Giacometti.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 6 d\u00e9cembre 2018<\/span><\/p>\n<p>Le centre Paul Klee pr\u00e9sente deux expositions, la premi\u00e8re nous fait d\u00e9couvrir l\u2019\u0153uvre et la personnalit\u00e9 singuli\u00e8re d\u2019Emil Nolde. Elle est r\u00e9alis\u00e9e en collaboration avec la fondation Nolde de Seeb\u00fchl. Elle propose aussi des \u0153uvres extra-europ\u00e9ennes tir\u00e9es des collections du mus\u00e9e ethonographique de B\u00e2le et du mus\u00e9e historique de Berne, en raison de l\u2019int\u00e9r\u00eat que Nolde leur porta. L\u2019exposition met l\u2019accent sur le caract\u00e8re habit\u00e9, fantastique de Nolde, on ne voit que des figures et aucun paysage. Personnalit\u00e9 \u00e9trange qui devint l\u2019un des artistes les plu cot\u00e9s sous la R\u00e9publique de Weimar, malgr\u00e9 cette notori\u00e9t\u00e9, il soutint les nazis et bien qu\u2019il fut l\u2019un des artistes les plus repr\u00e9sent\u00e9s dans l\u2019exposition d\u2019art d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9, il ne revint jamais sur ses convictions.<\/p>\n<p>Tout en \u00e9tant \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 l\u2019un de l\u2019autre Klee et Nolde se rencontr\u00e8rent et affichaient de l\u2019estime l\u2019un pour l\u2019autre. La seconde exposition montre l\u2019animal dans l\u2019\u0153uvre de Klee\u00a0: des animaux r\u00e9els comme l\u2019oiseau, le poisson ou le chat, mais aussi un bestiaire fantastique dont la mise en \u00e9vidence r\u00e9sonne comme un \u00e9cho aux figures grotesqes ou fantastiques de Nolde.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne, 26 novembre 2018<\/span><\/p>\n<p>Du 16 au 30 novembre 2018, le Th\u00e9\u00e2tre de Vidy pr\u00e9sente <em>Le livre d\u2019image<\/em> de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jean-luc-godard\/\">Jean-Luc de Godard<\/a> \u00e0 la Passerelle, dans une mise en sc\u00e8ne de Godard par laquelle il recr\u00e9e son salon, un fauteuil, des tapis, un \u00e9cran tv, un tourne-disque, un miroir. 1h.30 d\u2019images et de po\u00e9sie. En chapitres distincts, Godard d\u00e9veloppe une r\u00e9flexion sur l&rsquo;intensit\u00e9 du mouvement de la narration cin\u00e9matographique, la brutalit\u00e9 du document, l&rsquo;immobilit\u00e9 de l&rsquo;image, ces transformations et la permanence de la cruaut\u00e9 du monde, sans oublier le son, la voix, la musique qui voyagent dans l&rsquo;espace<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jean-luc-godard\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Yverdon, 26 novembre 2018<\/span><\/p>\n<p>Centre d&rsquo;art contemporain: <em>Renate Buser, Echo<\/em> jusqu&rsquo;au 3 f\u00e9vrier 2019. L&rsquo;artiste b\u00e2loise Renate Buser (1961) se sp\u00e9cialise dans la pr\u00e9sentation photographique de l&rsquo;architecture sous la forme d&rsquo;installations \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur ou \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des b\u00e2timents, depuis de longues ann\u00e9es. Elle se tourne vers tous les types d&rsquo;architecture pour faire d\u00e9couvrir l&rsquo;espace sous un angles diff\u00e9rent. A Yverdon, les vo\u00fbtes du CACY sont magnifi\u00e9es avec des prises de vue de d\u00e9tails tr\u00e8s agrandis. L&rsquo;exposition propose \u00e9galement d&rsquo;autres exemples de son travail en grand format.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Soleure et Zoug 2 octobre 2018<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts. Soleure: Bernard Vo\u00efta\u00a0: recto verso jusqu\u2019au 21 octobre.<\/p>\n<p>Depuis le d\u00e9but de son activit\u00e9 Bernard Voita inclut dans ses expositions la relation avec le lieu o\u00f9 il expose. En disposant de tous les espaces du rez-de-chauss\u00e9 du mus\u00e9e de Soleure, il peut suivre cette d\u00e9marche \u00e0 grande \u00e9chelle. Il commence ainsi par renverser le syst\u00e8me d\u2019\u00e9clairage de la premi\u00e8re salle en l\u2019installant au sol, c\u2019est aussi l\u2019origine du titre de l\u2019exposition\u00a0: vice -versa. Avec des pi\u00e8ces r\u00e9centes intitul\u00e9es <em>Jalousie<\/em>, il est parvenu \u00e0 une synth\u00e8se de ses int\u00e9r\u00eats entre la photographie, l\u2019architecture et la sculpture.<\/p>\n<p>et : Cuno Amiet entre Soleure et Oschwand jusqu\u2019au 6 janvier 2019<\/p>\n<p>A l\u2019occasion du 150 \u00e8me anniversaire de la naissance de Cuno Amiet (1868 \u2013 1961), le mus\u00e9e des beaux-arts de Soleure propose une exposition qui met l\u2019accent sur la vie priv\u00e9e de l\u2019artiste: ses relations avec le mus\u00e9e et la ville de Soleure, puis bien s\u00fbr le passage \u00e0 Oschwand, o\u00f9 il construit un environnement qui devient aussi le sujet principal de ses toiles dont le nombre s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 4\u2019000. Son ma\u00eetre Frank Buchser, ses amis, Hodler, Giovanni Giacometti en particulier et ses \u00e9l\u00e8ves sont \u00e9voqu\u00e9s.<\/p>\n<p>Kunsthaus Zug; art et humour de l\u2019Antiquit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui jusqu\u2019au 6 janvier<\/p>\n<p>Humour, caricature politique, autod\u00e9rision de l\u2019artiste sont les th\u00e8mes suivis par l\u2019exposition du Kunsthaus de Zug de l\u2019Antiquit\u00e9 \u00e0 aujourd\u2019hui. Elle est l\u2019aboutissement d\u2019un travail de sept ans d\u00e9velopp\u00e9 avec des \u00e9tudiants. Gravures, livres, vid\u00e9os et bien s\u00fbr dessins peintures et sculptures illustrent ce projet.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau, Zurich 17 septembre 2018<\/span><\/p>\n<p>Zurich Kunsthaus: Robert Delaunay et Paris jusqu\u2019au 18 novembre. On peut se demander pourquoi le Kunsthaus de Zurich pr\u00e9sente une exposition sur <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/amedeo-de-souza-cardoso-kirchner-die-brucke-blaue-reiter\/\">Robert Delaunay<\/a> et Paris, j\u2019ignore les raisons qui motivent ce choix, \u00e0 priori un peu \u00e9trange, mais je lui trouve volontiers un sens, car en se fixant sur le th\u00e8me de la ville o\u00f9 vivait l\u2019artiste, l\u2019exposition montre bien comment Robert Delaunay se trouve aux confluents de la figuration, de l\u2019abstraction et de la d\u00e9coration et l\u2019on voit ainsi se d\u00e9ployer une carri\u00e8re int\u00e9gr\u00e9e au d\u00e9ploiement d\u2019une ville. Environ 80 toiles et dessins, mais aussi des photographies et des extraits de films retracent cette relation.<\/p>\n<p>Aarau Kunsthaus, surr\u00e9alisme suisse jusqu\u2019au 2 janvier.\u00a0Cette vaste pr\u00e9sentation entend le surr\u00e9alisme au sens large en incluant \u00e9galement des cr\u00e9ateurs contemporains qui recourent \u00e0 un type d\u2019inspiration similaire. \u00a0Apr\u00e8s les premi\u00e8res salles qui suivent un d\u00e9roulement chronologique, c\u2019est une approche th\u00e9matique qui est adopt\u00e9e. Le nombre d\u2019oeuvres (400) et d\u2019artistes (60) retenus est consid\u00e9rable<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/meret-oppenheim-surrealisme-suisse\/\">\u2026.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 4 septembre 2018<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne pr\u00e9sente dans les catacombes de ses futurs espaces <em>Balthus unfinished<\/em> jusqu\u2019au 9 septembre, mis en sc\u00e8ne par Bob Wilson, gratuit, sur inscription sur le site du mus\u00e9e. Une exp\u00e9rience \u00e0 vivre et dont on ne veut parler pour ne pas g\u00e2cher les surprises!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Riehen 1er septembre 2018<\/span><\/p>\n<p>La Fondation Beyeler propose une r\u00e9trospective de l\u2019oeuvre peint de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/derain-balthus\/\">Balthus<\/a> avec une quarantaine de toiles provenant des Etats-Unis et d\u2019Europe jusqu\u2019au 1er janvier (on pourra la d\u00e9couvrir plus tard au mus\u00e9e Thyssen Bornemiza \u00e0 Madrid). Elle est motiv\u00e9e par le d\u00e9p\u00f4t depuis quelques ann\u00e9es \u00e0 la Fondation Beyeler de l\u2019une des toiles les plus monumentales de Balthus: <em>Le Passage du Commerce Saint-Andr\u00e9<\/em>, 1952-1954.<\/p>\n<p>Pour rester dans la probl\u00e9matique d\u2019une peinture figurative impr\u00e9gn\u00e9e d\u2019influences, il ne faut pas manquer la pr\u00e9sentation des toiles et monotypes de l\u2019artiste russe Santa Kantarovsky, intitul\u00e9e <em>Disease of the Eyes<\/em>, \u00e0 la Kunsthalle de B\u00e2le jusqu\u2019au 11 novembre. N\u00e9 en 1982, install\u00e9 aux Etats-Unis, il trace de grande figures tr\u00e8s construites et pourtant expressives, dramatiques d\u2019une intensit\u00e9 proche de la caricature.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau, Zurich, Berne 6 ao\u00fbt 2018<\/span><\/p>\n<p>Aarau Kunsthaus, Su Mei Tse, Nested jusqu&rsquo;au 12 ao\u00fbt. Encore quelques jours pour d\u00e9couvrir l&rsquo;exposition de l&rsquo;artiste luxembourgeoise aux racines chinoises et britanniques, Su Mei Tse. Une pr\u00e9sentation de saison qui offre en quelque sorte une synth\u00e8se de l&rsquo;art des jardins et des parcs entre Orient et Occident, mais aussi dans le temps, du Baroque \u00e0 aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tage inf\u00e9rieur du mus\u00e9e est occup\u00e9 par une pr\u00e9sentation int\u00e9grale des multiples r\u00e9alis\u00e9s par <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/thomas-huber\/\">Thomas Huber<\/a> de 1980 \u00e0 2018 jusqu&rsquo;au 11 novembre 2018. Ce qui revient \u00e0 proposer une quasi r\u00e9trospective de tout son travail. En effet toutes ses peintures qui forment diff\u00e9rents cycles sont accompagn\u00e9es par un travail \u00e9ditorial complet, catalogues, mais aussi portefeuilles d&rsquo;\u00e9ditions r\u00e9alis\u00e9s en s\u00e9rigraphie, lithographie, parfois inkjet ou eau-forte.<\/p>\n<p>A Zurich, le Migrosmuseum pr\u00e9sente une r\u00e9trospective des travaux d&rsquo;une artiste pr\u00e9ruvienne n\u00e9e en 1935, Teresa Burga, Aleatory Structures jusqu&rsquo;au 12 ao\u00fbt.<\/p>\n<p>Enfin La Kunsthalle de Berne rend hommage \u00e0 Harald Szeemann jusqu&rsquo;au 2 septembre en \u00e9voquant par des films et des documents les principales expositions dans lesquels il a \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9. Elle permet aussi de cerner une personnalit\u00e9 et son mode de travail. Sous le titre <em>Mus\u00e9e des obsessions<\/em>. Il avait constituer des archives personnelles consid\u00e9rables et recueilli au d\u00e9but de son activit\u00e9, la quasi totalit\u00e9 des objets r\u00e9unis dans l&rsquo;appartement de son grand-p\u00e8re qui \u00e9tait coiffeur, une pr\u00e9sentation s\u00e9par\u00e9e de cet ensemble est propos\u00e9e dans l&rsquo;ancien appartement de Harald Szeemann.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 21 juillet 2018<\/span><\/p>\n<p>Deux grandes expositions et une pr\u00e9sentation d\u2019une s\u00e9lection d\u2019\u0153uvres tir\u00e9es des collections occupent les cimaises du mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne. <em>Claude Sandoz, Ab auf die Insel<\/em> jusqu\u2019au 28 octobre, <em>Erwin Wurm Peace &amp; Plenty<\/em> jusqu\u2019au 23 septembre.<\/p>\n<p>Erwin Wurm (1954) est connu pour la mani\u00e8re dont il associe le corps du spectateur ou de lui-m\u00eame et la sculpture. Ces r\u00e9alisations sont soutenues par une activit\u00e9 intense de dessinateur dont on d\u00e9couvre l\u2019ampleur ici avec pr\u00e8s de 600 feuilles.<\/p>\n<p>Claude Sandoz (1946) vit dans la r\u00e9gion lucernoise, bien qu\u2019on l\u2019associe plut\u00f4t avec la Suisse romande. Depuis plus de trente ans, il est fascin\u00e9 par l\u2019exotisme, les images populaires en d\u00e9veloppant en particulier une technique originale de peinture sur soie. Voyageur, il a finalement trouv\u00e9 un point de chute sur une \u00eele des Cara\u00efbes, Saint Lucie, d\u00e9couverte en 1997.<\/p>\n<p>Cette fascination de l\u2019\u00eele, de l\u2019ailleurs a motiv\u00e9 la s\u00e9lection des autres artistes pr\u00e9sent\u00e9s en parall\u00e8le\u00a0: Max Pechstein (1881 \u2013 1955), Rinus van de Velde (1983), Lena Henke (1982), Anna Kanai (1971), Marie Karlberg (1985), Christine Streuli (1975), Samuel Herzog (1966).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 22 juin 2018<\/span><\/p>\n<p>Grand Palais <em>Artistes &amp; robots<\/em> jusqu\u2019au 9 juillet.<\/p>\n<p>En arrivant un dimanche matin vers 11h. au Grand Palais, on constate que cette exposition a trouv\u00e9 son public, un h\u00f4tesse au bas des marches s\u2019assure m\u00eame que je ne me suis pas tromp\u00e9, car \u00ab\u00a0Kupka, c\u2019est plus loin\u00a0\u00bb. Certes, il n\u2019y a pas de file d\u2019attente \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, mais les salles sont bien remplies, il y a des familles avec des enfants tr\u00e8s excit\u00e9s. Tout commence avec Jean Tinguely et sa machine \u00e0 dessiner, mais aussi Nicolas Sch\u00f6ffer, Nam June Paik, on est au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960. L\u2019exposition est divis\u00e9e en trois sections\u00a0: la machine \u00e0 cr\u00e9er\u00a0; l\u2019\u0153uvre programm\u00e9e et le robot s\u2019\u00e9mancipe. Elle rassemble les recherches d\u2019une trentaine d\u2019artistes\u00a0dans des dispositifs souvent monumentaux, autour de l\u2019interactivit\u00e9 et de la cr\u00e9ation automatique.<\/p>\n<p>Pour faire suite \u00e0 l&rsquo;exposition <em>Imprimer le monde<\/em> qui se tournait vers l&rsquo;impact de l&rsquo;imprimante 3D notamment, le centre Pompidou propose <em>Coder le monde<\/em> jusqu&rsquo;au 27 ao\u00fbt. Une r\u00e9flexion qui apporte un compl\u00e9ment et un \u00e9largissement de la pr\u00e9sentation du Grand Palais. Une pr\u00e9sentation qui tente de faire un point chronologique sur les interactions entre la machine et la cr\u00e9ation artistique. Tous les domaines d&rsquo;expression sont abord\u00e9s, les arts plastiques, la litt\u00e9rature, l&rsquo;architecture et le design, la musique et la danse. En parall\u00e8le, on d\u00e9couvre deux installations sonores de Ryoji Ikeda, \u00e9galement pr\u00e9sent au Grand Palais.<\/p>\n<p>Le Palais de Tokyo propose <em>Une saison enfance<\/em> jusqu&rsquo;au 9 septembre, avec pour commencer une modification de l&rsquo;entr\u00e9e ou s&rsquo;affiche une maison de poup\u00e9e g\u00e9ante! A signaler une spectaculaire installation d&rsquo;Ugo Rondinone avec des clowns.<\/p>\n<p>Monnaie de Paris: Subodh Gupta, Adda, Rendez-vous jusqu\u2019au 26 ao\u00fbt<\/p>\n<p>On assiste chez Subodh Gupta \u00e0 un \u00e9tonnant d\u00e9veloppement foisonnant \u00e0 partir de l\u2019exploitation d\u2019objets quotidiens employ\u00e9s en ready made dans des r\u00e9alisations plastiques qui \u00e9voquent la culture indienne. D\u2019une approche tr\u00e8s simple et directe, il a pris le chemin de la monumentalit\u00e9 suite au succ\u00e8s et \u00e0 l\u2019ampleur des expositions qu\u2019il r\u00e9alise. Il reste fid\u00e8le \u00e0 sa d\u00e9marche de m\u00e9diatisation d\u2019aspects de la culture indienne \u00e0 travers ce chemin mat\u00e9riel. Le bamyan qui occupe la cour de la Monnaie de Paris est tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9lateur.\u00a0Les assemblages de Subodh Gupta (n\u00e9 en 1964) sont familiers des visiteurs\u00a0 d\u2019expositions intenationales. Gupta a fait des ustensiles de cuisine en fer blanc, caract\u00e9ristiques des m\u00e9nages indiens et qui ont frapp\u00e9 tout voyageur qui s\u2019est rendu dans ce pays, la base embl\u00e9matique de son travail.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e de l&rsquo;Orangerie L&rsquo;abstraction am\u00e9ricaine et le dernier Monet jusqu&rsquo;au 20 ao\u00fbt.<\/p>\n<p>La red\u00e9couverte des nymph\u00e9as en 1952 avec l\u2019ouverture du mus\u00e9e de l\u2019Orangerie qui avait \u00e9t\u00e9 endommag\u00e9 pendant la guerre a co\u00efncid\u00e9 avec le d\u00e9veloppement de l\u2019expressionisme abstrait aux Etats-Unis. L\u2019exposition rappelle que c\u2019est le critique Cl\u00e9ment Greenberg qui a affirm\u00e9 cette filiation tout en devenant le grand promoteur de ce mouvement. On peut s\u2019interroger sur la pertinence de la relation, mais il est int\u00e9ressant de d\u00e9couvrir quelques grands formats de peintres comme Barnett Newman, Mark Rothko ou Joan Mitchell, Helen Frankenthaler, Philip Guston confront\u00e9s \u00e0 quelques \u0153uvres Monet.<\/p>\n<p>Jeu de Paume Bouchra Khalili (1975), Blackboard, consacr\u00e9e aux probl\u00e8mes de la migration et Gordon Matta-Clark, Anarchitecte jusqu&rsquo;au 23 septembre<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Le Locle 17 juin 2018<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Mus\u00e9e des beaux-arts, Le Locle: <\/span>Art imprim\u00e9, Triennale 2018 jusqu&rsquo;au 14 octobre (ferm\u00e9 lundi et mardi).<\/p>\n<p>La Triennale du Locle s&rsquo;ouvre r\u00e9solument au monde en pr\u00e9sentant trois ateliers, \u00e9diteurs internationaux: Borch \u00e9dition \u00e0 Copenhague et Berlin; Crown Point Press \u00e0 San Francisco et STPI, Creative Workshop &amp; Gallery \u00e0 Singapour. La Suisse est pr\u00e9sente avec une invitation \u00e0 la HEAD de Gen\u00e8ve et la pr\u00e9sentation d&rsquo;une s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres \u00e9dit\u00e9es par la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de gravure qui f\u00eate son centenaire<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/lestampe-en-suisse\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 14 juin 2018<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts Maria Lassnig, Dialogues 12 mai \u2013 26 ao\u00fbt 2018<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le propose une r\u00e9trospective des travaux sur papier de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/maria-lassnig\/\">Maria Lassnig<\/a>.<\/p>\n<p>Maria Lassnig a plac\u00e9 son propre corps et son visage au centre de ses recherches artistiques. L&rsquo;exposition permet de suivre cette recherche d&rsquo;une force incroyable, au cours des voyages de l&rsquo;artiste autrichienne qui l&rsquo;ont men\u00e9e \u00e0 Paris, aux Etats-Unis avant de revenir \u00e0 Vienne o\u00f9 elle a enseign\u00e9. Un volet de l&rsquo;exposition est consacr\u00e9 aux films r\u00e9alis\u00e9s par Maria Lassnig.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e Tinguely, B\u00e2le: <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/gerda-steiner-jorg-lenzlinger\/\">Gerda Steiner<\/a> \/ J\u00f6rg Lenzlinger, Too early to Panic jusqu&rsquo;au 23 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 7 juin 2018<\/span><\/p>\n<p>Sous un titre un peu \u00e9nigmatique <em>Le Cosmos de Klee<\/em>, le centre Paul Klee propose une passionnante plong\u00e9e dans les recherches techniques sur lesquelles Klee appuyait sa fulgurante cr\u00e9ativit\u00e9. A c\u00f4t\u00e9 des oeuvres un petit \u00e9cran permet de suivre les proc\u00e9d\u00e9s employ\u00e9s par l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p>Le cosmos de Klee jusqu&rsquo;au 28 octobre<\/p>\n<p>Etel Adnan 15 juin &#8211; 7 octobre<\/p>\n<p>Au mus\u00e9e des beaux-arts on d\u00e9couvre la deuxi\u00e8me partie de la Collection Gurlitt \u00a0jusqu&rsquo;au 15 juillet qui attire un tr\u00e8s grand nombre de visiteurs.<\/p>\n<p>Alors que dans le b\u00e2timent ancien, une r\u00e9trospective de Martha Stettler, une impressionniste entre Berne et Paris jusqu&rsquo;au 29 juillet est propos\u00e9e, elle \u00e9tait la fille de l&rsquo;architecte du b\u00e2timent, artiste femme oubli\u00e9e qui fit pourtant carri\u00e8re et devint m\u00eame la responsable de l&rsquo;atelier de la Grande Chaumi\u00e8re \u00e0 Paris. pour l&rsquo;occasion de nombreuses oeuvres d&rsquo;artistes femmes sont pr\u00e9sent\u00e9es dans les salles consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;accrochage des collections.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 31 mai 2018\u00a0<\/span><span style=\"color: #0000ff;\">et 21 juin 2018<\/span><\/p>\n<p>Fondation de l&rsquo;Hermitage, Henri Manguin, la volupt\u00e9 e la couleur jusqu&rsquo;au 28 octobre<\/p>\n<p>La Fondation de l&rsquo;Hermitage pr\u00e9sente en collaboration avec les mus\u00e9e des impressionnistes \u00e0 Giverny l&rsquo;oeuvre peint et dessin\u00e9 d&rsquo;Henri Manguin. Un artiste n\u00e9 en 1874 et qui eut de nombreux liens avec des collectionneurs suisses et la famille Vallotton. Il fut un peintre heureux qui connut rapidement le succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e<\/p>\n<p>Jean Dubuffet, l\u2019outil photographique; Jacques Henri Lartigue, la vie en couleurs jusqu\u2019au 23 septembre.<\/p>\n<p>Nuit des images le 23 juin.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e propose une exposition int\u00e9ressante qui montre comment <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/jean-dubuffet\/\">Jean Dubuffet<\/a> archivait et communiquait autour de ses oeuvres, gr\u00e2ce \u00e0 la photographie et diverses publications. Quelques exemples autour d&rsquo;oeuvres originales, peintures, sculptures et travaux monumentaux ont \u00e9t\u00e9 retenus.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Milan 20 mai 2018<\/span><\/p>\n<p>Fondation Prada: Art Life Politics: Italia 1918 &#8211; 1943 jusqu&rsquo;au 25 juin<\/p>\n<p>Ouverte depuis quelques ann\u00e9es dans un vaste site industriel, proche des voies de chemin de fer, pr\u00e8s de la station Lodi de la ligne jaune du m\u00e9tro milanais, subtilement transform\u00e9 en associant des \u00e9difices nouveaux et les b\u00e2timents anciens transform\u00e9s, tout en conservant la sensation d&rsquo;ampleur du site, la Fondation Prada propose des expositions temporaires et des \u00e9l\u00e9ments de sa collection consacr\u00e9e \u00e0 des installations d&rsquo;artistes bien connus de la sc\u00e8ne contemporaine ( Louise Bourgeois, Robert Gober, Damien Hirst, Jeff Koons, etc.).<\/p>\n<p>En ce moment, elle produit une gigantesque exposition con\u00e7ue par Germano Celant, consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;art italien de l&rsquo;entre-deux-guerres. Loin d&rsquo;effectuer une s\u00e9lection entre artistes ayant collabor\u00e9 avec le r\u00e9gime et ceux qui \u00e9taient plus en retrait, elle pr\u00e9sente une s\u00e9rie de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/reconstitution-dexpositions\/\">reconstitutions d<\/a>&lsquo;expositions d&rsquo;art italien dans le pays et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/reconstitution-dexpositions\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 20 mai 2018<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #993300;\">Gen\u00e8ve Mus\u00e9e Rath, Hodler parall\u00e9lisme jusqu&rsquo;au 19 ao\u00fbt. Puis mus\u00e9es des beaux-arts de Berne<\/span><\/p>\n<p>De nombreux mus\u00e9es suisses marquent le centi\u00e8me anniversaire de la mort de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/expositions-ferdinand-hodler\/\">Ferdinand Hodler<\/a>, le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Gen\u00e8ve lui consacre trois expositions. Au cabinet d&rsquo;art graphique on d\u00e9couvre le travail de son ma\u00eetre <span style=\"color: #000000;\">Barth\u00e9lemy <\/span>Menn. (\u00a0<span style=\"color: #000000;\">Gen\u00e8ve 10 mars 2018.\u00a0<\/span>Pour pr\u00e9parer l&rsquo;ann\u00e9e Hodler, le cabinet d&rsquo;art graphique du mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire rend hommage \u00e0 Barth\u00e9lemy Menn (1815 &#8211; 1893) jusqu&rsquo;au 8 juillet. Dessins, peinture et panneaux p\u00e9dagogiques permettent de saisir la sp\u00e9cificit\u00e9 d&rsquo;une personnalit\u00e9 artistique influente.)\u00a0Les salles du mus\u00e9e pr\u00e9sentent un accrochage particulier des oeuvres de Hodler. Enfin le mus\u00e9e Rath propose de d\u00e9couvrir avec 100 oeuvres, la pens\u00e9e cr\u00e9atrice qui anima Hodler tout au long de sa vie autour du parall\u00e9lisme. Un pari tr\u00e8s r\u00e9ussi qui montre la permanence de ses pr\u00e9occupations<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/expositions-ferdinand-hodler\/\">&#8230;<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 3 mai 2018<\/span><\/p>\n<p>Kunsthaus: <em>Fashion Extreme Mode in der Kunst<\/em> jusqu&rsquo;au 20 juillet<\/p>\n<p>Rev\u00eatir <em>L&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;airain<\/em> de Rodin d&rsquo;un jeans, mettre un soutien-gorge et une casquette \u00e0 la <em>V\u00e9nus au collier<\/em> de Maillol, voici les gestes iconoclastes de l&rsquo;artiste Jakob Lena Knebel (1970) dont l&rsquo;installation cl\u00f4t cette exposition consacr\u00e9e \u00e0 la mode et l&rsquo;art. Elle d\u00e9bute de fa\u00e7on plus traditionnelle en montrant l&rsquo;\u00e9volution des costumes \u00a0repr\u00e9sent\u00e9s en peinture ou en gravure depuis le 16e si\u00e8cle.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Riehen 29 avril 2018<\/span><\/p>\n<p>Fondation Beyeler, Bacon &#8211; Giacometti jusqu&rsquo;au 2 septembre. De nombreux points r\u00e9unissent ces artistes, \u00e0 commencer par leur engagement dans la figuration \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;abstraction dominait totalement la sc\u00e8ne artistique. Ils se sont rencontr\u00e9s et s&rsquo;estimaient, presque contemporains, Giacometti est n\u00e9 en 1901, Bacon en 1909, Bacon \u00e9tait bien conscient de la dette qu&rsquo;il devait \u00e0 Alberto. Il est passionnant de les voir r\u00e9unis, dans une association que la valeur colossale atteintes par leurs oeuvres rend presque impossible.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 30 mars 2018<\/span><\/p>\n<p>Galeries nationales du Grand Palais:\u00a0<strong>Kupka, Pionnier de l\u2019abstraction, Grand Palais, Paris jusqu\u2019au 30 juillet<\/strong><\/p>\n<p>Frantisek <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/f-kupka\/\">Kupka<\/a> (1871 \u2013 1957.) Il y a longtemps que je sais que j\u2019aime bien cet artiste et je retrouve avec plaisir <em>La Gamme jaune<\/em> de 1907 des collections de Beaubourg, ou ses grandes cath\u00e9drales abstraites qui sont envo\u00fbtantes. Je savais aussi qu\u2019il avait collabor\u00e9 avec l\u2019Assiette au beurre, mais sans plus. Les deux premi\u00e8res salles de l\u2019exposition \u00e9voquent l\u2019activit\u00e9 d\u2019illustrateur et de graveur de Kupka. L\u2019artiste a rejet\u00e9 cette premi\u00e8re p\u00e9riode comme alimentaire, elle r\u00e9v\u00e8le pourtant une puissance du dessin, une imagination d\u00e9brid\u00e9e et une production consid\u00e9rable<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/f-kupka\/\">\u2026<\/a><\/p>\n<p>Mus\u00e9e Marmottan:\u00a0<strong>Corot et la figure<\/strong> jusqu\u2019au 8 juillet 2018:\u00a0En se concentrant sur \u00a0les tableaux consacr\u00e9s \u00e0 la figure, l\u2019exposition aborde un th\u00e8me rarement montr\u00e9 chez <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/camille-corot\/\">Corot<\/a>, surtout connu pour ses paysages. C\u2019est un jardin secret des amateurs de peinture et l\u2019on est au niveau de Rapha\u00ebl, Titien ou des hollandais, tous les ma\u00eetres qui l\u2019inspiraient et dont il s\u2019est v\u00e9ritablement impr\u00e9gn\u00e9 pour les rejoindre<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/camille-corot\/\">\u2026\u00a0<\/a><\/p>\n<p>Mus\u00e9e du Louvre:\u00a0<strong>Eug\u00e8ne Delacroix, r\u00e9trospectiv<\/strong>e jusqu\u2019au 23 juillet, la r\u00e9trospective du Louvre en d\u00e9butant avec les grandes toiles les plus c\u00e9l\u00e8bres de l\u2019artiste ( La Barque de Dante, 1822, Sc\u00e8nes des massacres de Scio, 1824, La Libert\u00e9 guidant le peuple, 1830) veut montrer que Delacroix a cherch\u00e9 une reconnaissance publique imm\u00e9diate gr\u00e2ce au salon. Cette notori\u00e9t\u00e9 lui a permis de r\u00e9aliser des lithographies qui pouvaient trouver un public. Ensuite il pratiquait de petits formats pour satisfaire des demandes avec des nus ou des natures mortes. Bien qu\u2019il fut peu port\u00e9 aux voyages, il ne se rendit jamais en Italie, un s\u00e9jour en Afrique du Nord alimenta une grande partie de sa production orientaliste. Occup\u00e9 par de grandes commandes officielles au Louvre, au Palais Bourbon, pour des \u00e9glises, la production des petits formats est nourrie par cette activit\u00e9. On regrettera que cette r\u00e9trospective centr\u00e9e sur les peintures ne soit pas compl\u00e9t\u00e9e par un film qui permette de d\u00e9couvrir les r\u00e9alisations monumentales.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e national d\u2019art moderne, Centre Pompidou:\u00a0<strong>Chagall, Lissitzky, Mal\u00e9vitch<\/strong>, l\u2019avant-garde russe \u00e0 Vitebsk 1918 \u2013 1922 jusqu\u2019au 16 juillet.\u00a0<span lang=\"FR\">Cette exposition \u00e9voque les p\u00e9rip\u00e9ties d\u2019une \u00e9cole d\u2019art cr\u00e9\u00e9e par Chagall \u00e0 Vitebsk au d\u00e9but de la r\u00e9volution russe, on d\u00e9couvre les travaux de Chagall et de ses jeunes \u00e9l\u00e8ves, l\u2019\u00e9quipe enseignante est compl\u00e9t\u00e9e par El lissitzky et Mal\u00e9vitch. Le charisme de ce dernier (la premi\u00e8re exposition du carr\u00e9 noir eut lieu en 1915) am\u00e8ne Chagall \u00e0 quitter l\u2019\u00e9cole qui sera ferm\u00e9e en 1922, en raison de l\u2019\u00e9volution politique et du manque de ressources.<\/span><\/p>\n<p>Egalement dans la galerie du premier \u00e9tage une vaste pr\u00e9sentation des photographies de David Goldblatt jusqu\u2019au 13 mai.<\/p>\n<p>Palais de Tokyo:\u00a0Saison discorde, fille de la nuit, Ne\u00efl Beloufa, l\u2019ennemi de mon ennemi et L\u2019un et l\u2019autre un dialogue entre Kader Attia &amp; Jean-Jacques Lebel jusqu\u2019au 13 mai.<\/p>\n<p>Jeu de Paume: Raoul Hausmann, un regard en mouvement et\u00a0Susan Meiselas jusqu\u2019au 20 mai.<\/p>\n<p>Un nouveau centre d\u2019art contemporain \u00e0 quelques pas de Beaubourg, <em>Lafayette anticipat<\/em>ions con\u00e7u par Rem Koolhaas &amp; OMA propose sur 2 \u00e9tages une seule installation vid\u00e9o de Lutz Bacher, <em>The Silence of the Sea<\/em> jusqu\u2019au 30 avril.<\/p>\n<p>Enfin une mention de l\u2019op\u00e9ra <em>Benvenuto Cellini<\/em> de Berlioz \u00e0 Bastille, puisqu\u2019il parle d\u2019un sculpteur et des affres de la cr\u00e9ation artistique, mis en sc\u00e8ne par le cin\u00e9aste Terry Gilliam, c\u2019est une fabuleuse production qui nous plonge dans un fantastique carnaval romain et les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la fonte d\u2019une sculpture colossale .<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 17 mars 2018<\/span><\/p>\n<p>Schaulager <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/bruce-nauman\/\">Bruce Nauman<\/a>, r\u00e9trospective, <em>Disappearing Acts<\/em> jusqu&rsquo;au 26 ao\u00fbt. Le Schaulager pr\u00e9sente une vaste r\u00e9trospective de l&rsquo;oeuvre de Bruce Nauman qui met l&rsquo;accent sur la sculpture et le dessin, tout en soulignant l&rsquo;ouverture de l&rsquo;artiste aux techniques nouvelles: l&rsquo;installation vid\u00e9o, sonore, pour finir avec la 3D qui marque toute sa carri\u00e8re. Elle montre aussi comment ses travaux sont centr\u00e9s sur son propre corps, la performance et la destructuration de celui-ci. L&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve d&rsquo;ailleurs sur une grande installation r\u00e9cente, reprenant le sujet du Contraposto.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts <em>Basel short Stories<\/em> jusqu&rsquo;au 21 mai. Le mus\u00e9e des beaux-arts associe l&rsquo;histoire culturelle de B\u00e2le \u00e0 ses collections en proposant un parcours en neuf \u00e9pisodes qui va d&rsquo;Erasme \u00e0 Jakob Burckhardt ou encore Nietzsche. Une mani\u00e8re originale d&rsquo;int\u00e9grer la pr\u00e9sentation d&rsquo;oeuvres majeures tr\u00e8s connues \u00e0 d&rsquo;autres beaucoup moins c\u00e9l\u00e8bres et de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la mani\u00e8re dont les collections se forment avec parfois d&rsquo;\u00e9tonnants carambolages! Une mani\u00e8re exemplaire, instructive et enjou\u00e9e d&rsquo;associer histoire culturelle et histoire de l&rsquo;art.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 12 mars 2018<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Musee Jenisch:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/ulla-von-brandenburg\/\">Ulla von Brandenburg<\/a> \u00a0A Color Notation jusqu&rsquo;au 27 mai. L&rsquo;artiste Ulla von Brandenburg est connue pour ses films et ses installations, le mus\u00e9e Jenisch pr\u00e9sente une exposition centr\u00e9e sur les dessins de l&rsquo;artiste et sa fascination pour les tissus, avec en plus un r\u00e9cit autour de Fanny Jenisch qui a permis la cr\u00e9ation du mus\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 10 mars 2018<\/span><\/p>\n<p>Pour pr\u00e9parer l&rsquo;ann\u00e9e Hodler, le cabinet d&rsquo;art graphique du mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire rend hommage \u00e0 Barth\u00e9lemy Menn (1815 &#8211; 1893) jusqu&rsquo;au 8 juillet. Dessins, peinture et panneaux p\u00e9dagogiques permettent de saisir la sp\u00e9cificit\u00e9 d&rsquo;une personnalit\u00e9 artistique influente.<\/p>\n<p>Le Mamco pr\u00e9sente un nouveau groupe d&rsquo;expositions jusqu&rsquo;au 6 mai. Il \u00e9voque en particulier le lettrisme et des aspects m\u00e9connus de l&rsquo;h\u00e9ritage du groupe COBRA.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 5 mars 2018<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e des beaux-arts:\u00a0Taryn Simon jusqu&rsquo;au 17 juin. Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne pr\u00e9sente les travaux de la photographe am\u00e9ricaine qui aborde les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;inventaire photographique sous des angles tr\u00e8s divers qui va des oiseaux aux objets saisis en douane.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kriens Museum im Bellpark \u00a0(ferm\u00e9 lundi et mardi)<\/p>\n<p>Urs L\u00fcthi \/Heimspiel jusqu&rsquo;au 25 mars 2018. Depuis les autoportraits chevelus des ann\u00e9es 1970, Urs L\u00fcthi se met en sc\u00e8ne et scrute l&rsquo;\u00e9volution et la d\u00e9ch\u00e9ance de son corps. Il le fait en d\u00e9clinant brillamment des probl\u00e9matiques li\u00e9es \u00e0 la sculpture, la peinture et l&rsquo;installation. La villa du parc de Kriens offre un superbe \u00e9crin \u00e0 cette pr\u00e9sentation.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 5 mars 2018<\/span><\/p>\n<p>Kunsthalle:\u00a0Die Zelle jusqu&rsquo;au 6 mai<\/p>\n<p>Les expositions collectives qui tentent de faire le point sur une question sont assez rares, sans doute parce qu&rsquo;elles entra\u00eenent une prise de risque et qu&rsquo;elles renvoient souvent \u00e0 leur incompl\u00e9tude. Il faut saluer cette tentative de la Kunsthalle de Berne qui associe plusieurs probl\u00e9matiques, autour de l&rsquo;espace d&rsquo;exposition, du d\u00e9cor, de l&rsquo;encadrement. Elle rassemble travaux de presque 20 artistes appartenant \u00e0 des g\u00e9n\u00e9rations et des horizons tr\u00e8s divers.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau, Soleure et Bienne 9 f\u00e9vrier 2018<\/span><\/p>\n<p>Trois expositions \u00e0 voir sans faute \u00e0 signaler dans ces villes!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><strong>Soleure\u00a0<\/strong>Kunstmuseum\u00a0Judith Albert (1969) \/ Anne Sauser-Hall (1953) jusqu&rsquo;au 8 avril le mus\u00e9e des beaux-arts de Soleure consacre une importante r\u00e9trospective \u00e0 deux artistes vid\u00e9o suisses qui ne se connaissaient pas personnellement avant l&rsquo;exposition, mais qui ont des points communs bien qu&rsquo;elles appartiennent \u00e0 des g\u00e9n\u00e9rations diff\u00e9rentes. Le rapprochement est tr\u00e8s pertinent.<\/p>\n<p><strong>Aarau<\/strong> Kunsthaus:<em> Blinde Passagiere. Eine Reise durch die Schweizer Malerei<\/em> et C\u00e9dric Eisenring, prix Manor 2018 jusqu&rsquo;au 15 avril. Le titre de l&rsquo;exposition du Kunsthaus d&rsquo;Aarau peut se traduire comme: \u00ab\u00a0les oubli\u00e9s de la peinture suisse\u00a0\u00bb. En s&rsquo;appuyant sur un collectionneur priv\u00e9, \u00e9galement tr\u00e8s pr\u00e9sent dans l&rsquo;exposition de Winterthour sur la nouvelle objectivit\u00e9 en Suisse (visible \u00e0 La Chaux-de-Fonds du 11 mars au 27 mai), et sur la collection d&rsquo;Aarau, l&rsquo;exposition propose une quantit\u00e9 d&rsquo;oeuvres souvent tr\u00e8s touchantes et int\u00e9ressantes d&rsquo;artistes qui sont souvent tomb\u00e9s dans l&rsquo;oubli.<\/p>\n<p><strong>Bienne<\/strong>\u00a0Centre PasquArt (ferm\u00e9 lundi et mardi!)<\/p>\n<p><em>Kemang Wa Lehulere et Klodin Erb, die Wolfslaterne<\/em> jusqu&rsquo;au 1er avril. Un repr\u00e9sentant d\u00e9j\u00e0 bien connu de la sc\u00e8ne sud-africaine et une artiste suisse assez peu connue, le centre Pasquart pr\u00e9sente deux d\u00e9marches impressionnantes dans ces expositions. Celle de Klodin Erb culmine dans la salle Poma par l&rsquo;installation d&rsquo;une superbe lanterne magique qui donne son titre \u00e0 l&rsquo;exposition.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 2 f\u00e9vrier 2018<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e:\u00a0<em>La beaut\u00e9 des lignes, de Man Ray \u00e0 Sugimoto, chefs-d&rsquo;oeuvre de la collection Gilman et Gonzalez-Falla; Nicolas Savary: Conquistador<\/em> jusqu&rsquo;au 6 mai. On a l&rsquo;habitude de voir des expositions intitul\u00e9es chef-d&rsquo;oeuvre de&#8230; \u00e0&#8230; dans le domaine de la peinture, c&rsquo;est plus rare pour la photographie dont les expositions se concentrent g\u00e9n\u00e9ralement sur un auteur. Ici, on d\u00e9couvre un stup\u00e9fiant ensemble de photographies r\u00e9unies autour de la composition, verticale, courbe qui va jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;abstraction, les plus grands noms de la photographie sont ainsi r\u00e9unis de mani\u00e8re spectaculaire.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Fondation de l&rsquo;Hermitage:\u00a0Chefs-d&rsquo;oeuvre du pastel dans les collections suisses jusqu&rsquo;au 21 mai 2018.<\/p>\n<p>Espace Arlaud: Prix FEMS, Etre montagne, jusqu&rsquo;au 8 avril: Barbara Gwerder et trois invit\u00e9s, Astrid de la Forest, Christiane Jaques, Eric Martinet.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 1er f\u00e9vrier 2018<\/span><\/p>\n<p>Artgen\u00e8ve est \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 4 f\u00e9vrier: Ce salon r\u00e9unit une belle association d\u2019expositions d\u2019institutions non commerciales et de galeries. Des sculptures de Max Bill sont expos\u00e9es dans une atmosph\u00e8re automnale de feuilles mortes et d\u2019ombres d\u2019arbres, on d\u00e9couvre une vaste pr\u00e9sentation d\u2019\u0153uvres de Martin Disler. Les instituitions publiques genevoises sont tr\u00e8s pr\u00e9sentes, alors que sur le th\u00e8me du r\u00eave alpin une s\u00e9lection d\u2019\u0153uvres provenant des diff\u00e9rentes galeries est propos\u00e9e. Enfin quinze galeries se plient au jeu des focus sur un artiste dans des solo shows qui vont de Francis Baudevin, Sophie Bouvier Ausl\u00e4nder \u00e0 Christopher Le Brun, David Tremlett et Niki de Saint Phalle.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 23 janvier 2018<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le et la Fondation Beyeler s&rsquo;unissent pour rendre hommage \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/georg-baselitz\/\">Georg Baselitz<\/a>, \u00e0 l&rsquo;occasion de ses 80 ans.\u00a0Fondation Beyeler: Georg Baselitz 21 janvier &#8211; 29 avril, Mus\u00e9e des beaux-arts, travaux sur papier.<\/p>\n<p>Avec 90 peintures et une douzaine de sculptures d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, pr\u00e8s de 150 dessins de l&rsquo;autre, la Fondation Beyeler et le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le rendent un hommage important \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/georg-baselitz\/\">Georg Baselitz<\/a> \u00e0 l&rsquo;occasion de son 80\u00e8me anniversaire. Il faut relever \u00a0que la plupart des dessins expos\u00e9s au mus\u00e9e proviennent de la propre collection de l&rsquo;institution. En effet, elle fut la premi\u00e8re \u00e0 organiser une pr\u00e9sentation des dessins de l&rsquo;artiste en 1970 et poursuivit une politique d&rsquo;acquisition impressionnante<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/georg-baselitz\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Neuch\u00e2tel 30 d\u00e9cembre 2017<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Neuch\u00e2tel donne carte blanche \u00e0 Val\u00e9<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/valerie-favre\/\">rie Favre (1959)<\/a> pour une tr\u00e8s longue p\u00e9riode jusqu&rsquo;au 12 ao\u00fbt 2018.<\/p>\n<p>Une exposition qui occupe la plus grande partie des salles des beaux-arts, seules deux salles sont encore consacr\u00e9es \u00e0 la collection. Les toiles pr\u00e9sent\u00e9es ici \u00a0renvoient \u00e0 la peinture, alors que dans l&rsquo;exposition de 2009 mentionn\u00e9e plus bas, elle \u00e9voquait plut\u00f4t le cin\u00e9ma. La premi\u00e8re salle propose un hommage \u00e0 Pontormo. Dans la deuxi\u00e8me salle, le spectateur, sur\u00e9lev\u00e9 par un \u00e9chafaudage\u00a0se trouve tout pr\u00e8s de grandes toiles horizontales qui sont toutes impr\u00e9gn\u00e9es du monde carnavalesque de James Ensor.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 8 d\u00e9cembre 2017<\/span><\/p>\n<p>Alors que la construction du nouveau b\u00e2timent qui abritera une partie des riches collections du Kunsthaus avance rapidement; celui-ci \u00e9largit le regard que l&rsquo;on porte sur la peinture fran\u00e7aise du XIXe si\u00e8cle, dans l&rsquo;esprit des choix propos\u00e9s au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay: <em>Acclam\u00e9e et brocard\u00e9e, la peinture fran\u00e7aise 1820 &#8211; 1880<\/em> jusqu&rsquo;au 28 janvier. Les oeuvres sont r\u00e9unies non par courant artistique, mais autour de quelques cat\u00e9gories tr\u00e8s larges comme <em>la mise en sc\u00e8ne<\/em> qui permet de montrer la peinture d&rsquo;histoire. <em>\u00catre de son temps<\/em> qui \u00e9voque les repr\u00e9sentations de la vie quotidienne. <em>L&rsquo;atelier<\/em> qui r\u00e9unit aussi bien le nu, l&rsquo;\u00e9rotisme que la nature morte. Enfin bien s\u00fbr, le paysage est pr\u00e9sent\u00e9 entre <em>nature et id\u00e9al.<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 8 d\u00e9cembre 2017<\/span><\/p>\n<p>Collection Gurlitt. Etat des lieux \u00ab\u00a0l&rsquo;art d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb &#8211; confisqu\u00e9 et vendu jusqu&rsquo;au 4 mars.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne pr\u00e9sente une partie du legs Gurlitt avec une abondante documentation qui relate l&rsquo;ampleur du renversement des valeurs et des saisies conduites par l&rsquo;\u00e9tat nazi. Les oeuvres pr\u00e9sent\u00e9es sont des travaux sur papier, gravures sur bois, lithographies et dessins qui proviennent pour la majorit\u00e9 \u00a0de mus\u00e9es dans lesquels elles ont \u00e9t\u00e9 saisies, puis vendues. Elles sont de grande qualit\u00e9 et il y a beaucoup d&rsquo;\u00e9motion dans cette pr\u00e9sentation qui permet d&rsquo;appr\u00e9hender jusqu&rsquo;o\u00f9 est all\u00e9e la rage de d\u00e9truire, fouillant chaque d\u00e9p\u00f4t, \u00e9liminant chaque oeuvre, m\u00eame modeste, d&rsquo;artistes c\u00e9l\u00e9br\u00e9s, puis soudain d\u00e9finis comme d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Pully 24 novembre 2017<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e d&rsquo;art de Pully propose deux expositions l&rsquo;une est monographique consacr\u00e9e \u00e0\u00a0Silvana Solivella qui propose de grandes toiles, des dessins et des installations centr\u00e9es sur la m\u00e9moire d&rsquo;une Espagne dont elle est originaire. L&rsquo;autre pr\u00e9sente la collection du journaliste\u00a0Laurent Delaloye, sous le titre un regard romand jusqu&rsquo;au 28 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 17 novembre 2017<\/span><\/p>\n<p>Le cabinet d&rsquo;arts graphiques de Gen\u00e8ve pr\u00e9sente une collection de dessins italiens de la Renaissance provenant de l&rsquo;acad\u00e9mie des beaux-arts de D\u00fcsseldorf jusqu&rsquo;au 7 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 7 novembre 2017<\/span><\/p>\n<p><strong>Paris Grand Palais. Paul Gauguin l&rsquo;alchimiste jusqu&rsquo;au 22 janvier 2018<\/strong><\/p>\n<p>Le sous-titre de cette vaste r\u00e9trospective<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/paul-gauguin\/\"> Gauguin<\/a> souligne qu&rsquo;elle se concentre sur le processus cr\u00e9atif suivi par Gauguin. Elle veut montrer comment il s&rsquo;attaque aux mat\u00e9riaux: la c\u00e9ramique, le bois pour en faire des gravures ou des sculptures et enfin bien s\u00fbr les peintures. Le parcours est compl\u00e9t\u00e9 par de petits films qui expliquent les divers aspects du travail de l&rsquo;artiste<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/paul-gauguin\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p>On trouve \u00e9galement un bel ensemble de toiles de Gauguin dans l&rsquo;exposition du mus\u00e9e Jaquemarts Andr\u00e9 consacr\u00e9e \u00e0 la collection Ordrupgaard, le jardin secret des Hansen jusqu&rsquo;au 22 janvier.<\/p>\n<p>On peut aussi m\u00e9diter sur cette petite diff\u00e9rence qui fait un artiste maudit ou un peintre \u00e0 succ\u00e8s, en d\u00e9couvrant la belle r\u00e9trospective consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;artiste su\u00e9dois Anders Zorn au mus\u00e9e du Petit Palais. Au cours de sa carri\u00e8re, il effectua sept voyages aux Etats-Unis et fut l&rsquo;un des portraitistes les plus chers vers 1900! On le connait surtout pour ses eaux-fortes, mais ses peintures sont oubli\u00e9es hors de la Su\u00e8de.<\/p>\n<p>Ou encore admirer l&rsquo;un des aspects de l&rsquo;h\u00e9ritage direct de Gauguin au centre Pompidou avec <em>Andr\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/derain-balthus\/\">Derain <\/a>1904 &#8211; 1914, la d\u00e9cennie radicale<\/em> jusqu&rsquo;au 29 janvier.\u00a0Concentr\u00e9e\u00a0sur les d\u00e9buts de la carri\u00e8re de l&rsquo;artiste, elle montre la vigueur caricaturale des ses premiers travaux surtout dans le dessin. On d\u00e9couvre le dialogue avec Matisse et l&rsquo;impact successif, \u00e0 bref intervalle de l&rsquo;oeuvre de Gauguin, puis des baigneuses de C\u00e9zanne. Enfin l&rsquo;\u00e9volution vers un r\u00e9alisme magique et la cassure de la guerre qui entra\u00eene une interruption de son activit\u00e9.<\/p>\n<p>Palais de Tokyo:\u00a0<em>Camille Henrot. Days are dogs<\/em> 18 octobre &#8211; 7 janvier.<\/p>\n<p>Le Palais de Tokyo donne carte blanche a une artiste bient\u00f4t quadrag\u00e9naire et qui s&rsquo;est fait remarquer par un film \u00e9tonnant \u00e0 la Biennale de Venise 2013. Elle choisit d&rsquo;\u00e9voquer les sept jours de la semaine par une suite d&rsquo;installations qui associent sculptures, peintures et films. Si elle a invit\u00e9 quelques coll\u00e8gues ce sont avant tout ses travaux qui se d\u00e9ploient dans ces immenses surfaces.<\/p>\n<p>Pour terminer ce parcours partiel des expositions visibles \u00e0 Paris on peut mentionner la lumineuse et joyeuse pr\u00e9sentation des photographies d&rsquo;Irving Penn au Grand Palais jusqu&rsquo;au 29 janvier et la collection impressionnante, mais par contre tr\u00e8s sombre de Marin Karmitz, intitul\u00e9e <em>Etranger r\u00e9sident<\/em>, \u00e0 la Maison rouge jusqu&rsquo;au 21 janvier. Elle r\u00e9unit des photographies, des dessins, des sculptures antiques d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud et du Mexique et des installations r\u00e9centes d&rsquo;Annette Messager\u00a0et Christian Boltanski.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lyon 13 octobre 2017<\/span><\/p>\n<p>La quatorzi\u00e8me <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/biennales-de-lyon\/\">biennale de Lyon s<\/a>e d\u00e9roule jusqu\u2019au 7 janvier. Sous le titre<em> Mondes flottants<\/em>, elle explore diff\u00e9rents th\u00e8me d\u00e9velopp\u00e9s par les artistes depuis 50 ans en se concentrant sur le son et l\u2019espace et la performance. Il y a bien s\u00fbr des commandes sp\u00e9cifiques pour la biennale, mais aussi des oeuvres importantes qui viennent du centre Pompidou, du mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Lyon et de FRACS.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 1er octobre 2017<\/span><\/p>\n<p><em>Ai Weiwei. D&rsquo;ailleurs c&rsquo;est toujours les autres<\/em> jusqu&rsquo;au 28 janvier.<\/p>\n<p><em>Guillaume Pilet, Biopic,<\/em> prix Buchet jusqu&rsquo;au 28 janvier.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts va d\u00e9finitivement quitter le Palais de Rumine fin janvier 2018 pour rejoindre un nouveau b\u00e2timent pr\u00e8s de la gare qui ouvrira en 2019. Ai Weiwei, occupe les trois premi\u00e8res salles du mus\u00e9e, mais aussi l&rsquo;escalier monumental et les salles des quatre autres mus\u00e9es et de la biblioth\u00e8que. Sensible au caract\u00e8re th\u00e9\u00e2tral de l&rsquo;escalier, il a plac\u00e9 un immense autoportrait photographique au haut des marches pour accueillir le visiteur. Les installations pr\u00e9sent\u00e9es forment une sorte de r\u00e9trospective tout en r\u00e9agissant directement aux salles du b\u00e2timent et \u00e0 leurs collections.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 1er octobre 2017<\/span><\/p>\n<p>Deux artistes renomm\u00e9s du XXe si\u00e8cle sont expos\u00e9s de fa\u00e7on exemplaire \u00e0 B\u00e2le en ce moment: <em>Paul Klee, la dimension abstraite<\/em> \u00e0 la Fondation Beyeler jusqu&rsquo;au 21 janvier et <em>Marc Chagall, 1911 &#8211; 1919, les ann\u00e9es charni\u00e8res<\/em>, au \u00a0mus\u00e9e des beaux-arts jusqu&rsquo;au 21 janvier \u00e9galement.<\/p>\n<p>Ce dernier pr\u00e9sente dans sa collection permanente un ensemble de toiles importantes de l&rsquo;artiste. L&rsquo;exposition centr\u00e9e sur la p\u00e9riode 1911- 1919, documente ces oeuvres de fa\u00e7on tr\u00e8s compl\u00e8te. Elle nous fait d\u00e9couvrir la personnalit\u00e9 de l&rsquo;artiste, sa vie priv\u00e9e et publique et le contexte historique dans le quel les oeuvres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es. Des dessins, d&rsquo;autres toiles de la m\u00eame p\u00e9riode et un saisissant groupe de photographies viennent \u00e9clairer et compl\u00e9ter les oeuvres du mus\u00e9e ou qui sont en d\u00e9p\u00f4t dans ses collections.<\/p>\n<p>La galerie Beyeler a vu passer environ 500 oeuvres de <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/expositions-paul-klee\/\">Paul Klee <\/a>et la collection en poss\u00e8de une vingtaine. C&rsquo;est \u00e9videmment un point de d\u00e9part id\u00e9al pour monter une exposition qui pr\u00e9sente beaucoup d&rsquo;oeuvres rarement vues provenant de collections priv\u00e9es, mais aussi de collections publiques. A la fois, r\u00e9trospective et th\u00e9matique,\u00a0l&rsquo;exposition retrace les relations de Paul Klee avec l&rsquo;abstraction<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/expositions-paul-klee\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Coire 19 septembre 2017<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts.\u00a0Not Vital, R\u00e9trospective <em>Univers privat j<\/em>usqu&rsquo;au 19 novembre.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me sous-sol du nouvel \u00e9difice du mus\u00e9e des beaux-arts de Coire pr\u00e9sente un regard r\u00e9trospectif sur l&rsquo;oeuvre de <a href=\"http:\/\/not\">Not Vital,<\/a> n\u00e9 en 1948, qui va de 1964 \u00e0 aujourd&rsquo;hui. Les travaux appartiennent \u00e0 plusieurs p\u00e9riodes, mais leur s\u00e9lection insiste sur la continuit\u00e9, la permanence d\u2019une d\u00e9marche.<\/p>\n<p>Ainsi, c\u2019est une goutti\u00e8re, peinte en blanc, C<em>hanala da tet<\/em>, sorte de ready made, r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 16 ans qui a \u00e9t\u00e9 retenue comme affiche de l\u2019exposition. L&rsquo;appropriation est assur\u00e9ment l&rsquo;une des caract\u00e9ristiques qui revient constamment dans l&rsquo;oeuvre de Not Vital<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/not-vital\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 19 septembre 2017<\/span><\/p>\n<p>Au Migros Museum jusqu&rsquo;au 5 novembre, on d\u00e9couvre l&rsquo;\u00e9tonnant bestiaire de Jimmie Durham (1940), <em>God&rsquo;s Children, God&rsquo;s Poems,<\/em> \u00e0 ne pas manquer. Il a r\u00e9alis\u00e9 14 sculptures \u00e0 partir des cr\u00e2nes de grands animaux europ\u00e9ens, qui deviennent autant de totems \u00e9tonnants rassemblant divers mat\u00e9riaux, bois, m\u00e9tal et tissu.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gruy\u00e8res 4 septembre 2017<\/span><\/p>\n<p>Le ch\u00e2teau de Gruy\u00e8res et ses expositions artistiques. Sandrine Pelletier: <em>Foreign Accent<\/em> jusqu\u2019au 22 octobre 2017.<\/p>\n<p>Gruy\u00e8res est connu comme village historique, touristique, enti\u00e8rement d\u00e9di\u00e9 aux restaurants et au commerce. Mais ce bourg poss\u00e8de aussi un mus\u00e9e et un caf\u00e9 Giger, un mus\u00e9e tib\u00e9tain et bien s\u00fbr le ch\u00e2teau qui a \u00e9t\u00e9 soigneusement restaur\u00e9.<\/p>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es des artistes contemporains sont invit\u00e9s \u00e0 d\u00e9voiler leurs cr\u00e9ations les plus r\u00e9centes au ch\u00e2teau. Deux salles du rez sont d\u00e9di\u00e9es aux expositions temporaires, la terrasse offre un site id\u00e9al pour la mise en espace de sculptures. Enfin les cr\u00e9ateurs peuvent aussi pr\u00e9senter en contrepoint leurs travaux dans les salles historiques.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/sandrine-pelletier\/\">Sandrine Pelletier<\/a> (n\u00e9e en 1976) empoigne les techniques les plus diverses avec ardeur.\u00a0Lavis, carton, bois br\u00fbl\u00e9 ou peint, c\u00e9ramique et verre lui sugg\u00e8rent des recherches sur les paroxysmes auxquels il est possible d\u2019exacerber les mati\u00e8res, les limites entre expression et disparition, un peu comme le lavis\u00a0qui joue avec la suggestion de la repr\u00e9sentation d\u2019un espace ou son effacement<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/sandrine-pelletier\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 29 ao\u00fbt 2017<\/span><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/arsenic.ch\">Arsenic<\/a> D\u00e9but de saison le 21 septembre. Patrick de Rham a dirig\u00e9 les Urbaines pendant 10 ans. Il pr\u00e9sente sa premi\u00e8re saison \u00e0 l&rsquo;Arsenic dont il est le quatri\u00e8me directeur. Les limites entre les divers modes d&rsquo;expression artistique s&rsquo;effacent de plus en plus, surtout \u00e0 travers la performance. Si les 3\/4 des intervenants retenus proviennent de Suisse romande, le spectacle d&rsquo;ouverture est propos\u00e9 par le chor\u00e9graphe su\u00e9dois Marten Spangberg, les 21 et 22 septembre, un \u00ab\u00a0spectacle\u00a0\u00bb qui a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 au Palais de Tokyo \u00e0 Paris au mois de mars.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 14 ao\u00fbt 2017<\/span><\/p>\n<p>La collection Hahnloser jusqu\u2019au 13 mars 2018.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e de Berne pr\u00e9sente dans les salle de l&rsquo;ancien b\u00e2timent, la <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/collections-privees-exposition-publique\/\">collection Hahnloser <\/a>dans toute son ampleur et avec ses points forts qui sont avant tout <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/pierre-bonnard\/\">Pierre Bonnard <\/a>et F\u00e9lix Vallotton, mais elle comprend de nombreux autres artistes \u00e0 commencer par Van Gogh, C\u00e9zanne, Matisse, Maillol et Redon notamment.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Yverdon 29 juillet 2017<\/span><\/p>\n<p>Le centre d&rsquo;art contemporain d&rsquo;Yverdon, transform\u00e9 en immense voli\u00e8re, nous offre une exp\u00e9rience exceptionnelle avec\u00a0<em>C\u00e9leste Boursier-Mougenot from here \u00a0to ear<\/em> jusqu\u2019au 5 novembre. 25 tonnes de sable, des arbres, des nichoirs, des guitares \u00e9lectriques, de nombreux amplificateurs et cymbales transform\u00e9es en mangeoires pour accueillir pr\u00e8s de 80 mandarins qui vont voleter et vivre dans cet endroit en cr\u00e9ant d&rsquo;\u00e9tranges musiques selon leur d\u00e9placement et les mouvements des visiteurs.<\/p>\n<p>A signaler \u00e9galement \u00e0 Yverdon un nouveau festival \u00e0 l&rsquo;y-parc, mais aussi en ville,\u00a0<a href=\"http:\/\/numerik-games.ch\/\">numerik\u2013games<\/a> du\u00a025 au 27 ao\u00fbt.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 26 juillet 2017<\/span><\/p>\n<p>Le Kunsthaus d&rsquo;Aarau fait le point sur la <a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-up\">Suisse et le Pop Art<\/a> jusqu&rsquo;au 1er octobre(prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 5 novembre). Une r\u00e9flexion historique, mais une pr\u00e9sentation l\u00e9g\u00e8re et joyeuse qui a su faire ressortir l&rsquo;esprit d&rsquo;artistes jeunes \u00a0dont beaucoup sont devenus tr\u00e8s connus, (Peter St\u00e4mpfli, Urs L\u00fcthi, Markus Raetz, par exemple), en approfondissant certains aspects de leur\u00a0premi\u00e8re expression tonitruante. On sent bien qu&rsquo;il s&rsquo;agissait pour tous de casser le cadre, le cadre de la toile, celui des cat\u00e9gories artistiques, graphisme et peinture notamment, celui des sujets, d&rsquo;explorer de nouveaux mat\u00e9riaux aussi pour des reliefs, de la sculpture<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-up\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 16 juillet 2017<\/span><\/p>\n<p>A son tour, le Kunsthaus de Zurich tente faire une place \u00e0 la performance au mus\u00e9e. Sous le titre<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/tino-seghal\/\"><strong> Action!<\/strong><\/a>, jusqu&rsquo;au 30 juillet, l&rsquo;exposition retient des r\u00e9alisations engag\u00e9es politiquement, mais aussi les exemples actuels tourn\u00e9s vers le dialogue et l&rsquo;interactivit\u00e9. A signaler que Rimini Protokoll r\u00e9alise une visite comment\u00e9e du Kunsthaus par groupe de 6 sur inscription pr\u00e9alable en ligne<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/tino-seghal\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p>Au Haus Konstruktiv, on peut d\u00e9couvrir les installations a\u00e9riennes de Tomas Saraceno jusqu&rsquo;au 3 septembre. Installations, mais aussi incitation \u00e0 la performance! et r\u00e9flexion sur l&rsquo;\u00e9nergie.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 27 juin 2017<\/span><\/p>\n<p class=\"Corps\">Les amateurs de peinture sont \u00e0 la f\u00eate avec les expositions en cours \u00e0 Paris. Citons dans l\u2019odre chronologique: les portraits de C\u00e9zanne au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay; Derain, Giacometti et Balthus au mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-tq\">&#8230;<\/a>, une pr\u00e9sentation exceptionnelle par son ampleur et sa pertinence et enfin la r\u00e9trospective <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/david-hockney\/\">David Hockney<\/a>, au centre Pompidou qui retrace les cheminements d&rsquo;un geek heureux qui c\u00e9l\u00e8bre ses 80 an<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/david-hockney\/\">s&#8230;<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 23 juin 2017<\/span><\/p>\n<p>Depuis 2012, l&rsquo;Hospitalit\u00e9 Saint-Fran\u00e7ois invite un artiste contemporain \u00e0 intervenir dans l&rsquo;\u00e9glise. Apr\u00e8s Fran\u00e7ois Burland, Rudy Deceli\u00e8re, c&rsquo;est Sandrine Pelletier qui a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e \u00e0 intervenir avec deux installations monumentales pour marquer le 500\u00e8me anniversaire de la R\u00e9forme. 95 \u00e9chelles de bois br\u00fbl\u00e9s et deux coulures de verre blanc modifient la perception habituelle de l&rsquo;\u00e9difice.\u00a0<a href=\"http:\/\/www.sainf.ch\/hospitalite-artistique\/\">http:\/\/www.sainf.ch\/hospitalite-artistique\/<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 22 juin 2017<\/span><\/p>\n<p>Il vous reste encore quelques semaines pour aller d\u00e9couvrir les estampes de Martin Disler au cabinet des estampes jusqu&rsquo;au 30 juillet. Il ne faut pas manquer cette plong\u00e9e dans les ann\u00e9es 1980 n\u00e9o-expressives. D&rsquo;ailleurs les autres institutions genevoises tourn\u00e9es vers l&rsquo;art contemporain vous incitent \u00e0 remonter plus loin encore.<\/p>\n<p>Ainsi le centre d&rsquo;art contemporain vous ram\u00e8ne au temps de la machine \u00e0 \u00e9crire! lorsque celle-ci servait de point de d\u00e9part \u00e0 des cr\u00e9ations associant po\u00e8mes et expression graphique jusqu&rsquo;au 27 ao\u00fbt: Henri Chopin (1922-2008), Dom Sylvester Hou\u00e9dard (1924-1992) et Karl Holmqvist (n\u00e9 en 1964). Enfin une exposition consacr\u00e9e aux lettristes.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 16 juin 2017<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts, Depuis l&rsquo;ouverture de son nouvel \u00e9difice, l&rsquo;offre des expositions du mus\u00e9e est extr\u00eamement riche:<\/p>\n<p>Hola Prado, un dialogue entre deux collections 8 avril &#8211; 20 ao\u00fbt; Mireille Gros , Archives intimes, dessins et cahiers de croquis 11 avril &#8211; 9 juillet; Focus Papier, Penser l&rsquo;espace jusqu&rsquo;au 6 ao\u00fbt; Otto Freundlich jusqu&rsquo;au 10 septembre;<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition phare est: <em>C\u00e9zanne cach\u00e9: de l&rsquo;esquisse \u00e0 la toile,<\/em> oeuvres sur papier 10 juin &#8211; 24 septembre. elle s&rsquo;appuie sur un fond de 154 travaux sur papier de l&rsquo;artiste, surtout les pages de ses carnets d&rsquo;esquisses.<\/p>\n<p>A la Kunsthalle une importante collective sur l&rsquo;informe, le mou: Ungestalt (collective) 19 mai &#8211; 13 ao\u00fbt et Yan Xing dans les salles du haut.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 4 juin 2017<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e:\u00a0<em>Diapositive. Histoire de la photographie projet\u00e9e<\/em> jusqu\u2019au 24 septembre<\/p>\n<p>24 juin nuit de la photographie<\/p>\n<p>Mus\u00e9e\u00a0cantonal des beaux-arts:\u00a0<em>Yael Bartana. Trembling Times<\/em> jusqu\u2019au 20 ao\u00fbt<\/p>\n<p>Mus\u00e9e de design (mudac) Miroir\/Miroir jusqu\u2019au 1er octobre. Sur deux \u00e9tages et dans huit sections bien distinctes, l\u2019exposition explore les usages du miroir chez les artistes et dans le design contemporain.<\/p>\n<p>Espace Arlaud:\u00a0Francine Simonin. <em>L\u00e9man. Gravures et monotypes<\/em> jusqu\u2019au 2 juillet, dans les salles du 1er \u00e9tage.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bex 4 juin 2017<\/span><\/p>\n<p><strong>Bex &amp; Arts 4 juin \u2013 15 octobre 2017 \u00a013e triennale de sculpture contemporaine: L\u2019\u00e9nergie<\/strong><\/p>\n<p>Tous les trois ans, les amateurs de sculptures en plein-air retrouvent la propri\u00e9t\u00e9 de Szilassi, \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/bex-arts\/\">Bex <\/a>pour une balade riche en surprises. Cette ann\u00e9e 31 artistes ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s, un chiffre nettement inf\u00e9rieur aux \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes, ce qui favorise la mise en valeur des arbres et des espaces de la campagne. Toutes les g\u00e9n\u00e9rations sont repr\u00e9sent\u00e9es et le parcours permet de d\u00e9couvrir des propositions diverses par rapport aux mat\u00e9riaux employ\u00e9s, aux techniques et \u00e0 la prise de position dans l\u2019espace, de la st\u00e8le traditionnelle \u00e0 l\u2019horizontalit\u00e9 ou m\u00eame au souterrain<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/bex-arts\/\">\u2026.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Venise 27 mai 2017<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">Biennale:<\/span>\u00a0<em>Viva Arte Viva<\/em>\u00a0jusqu\u2019au 26 novembre<\/p>\n<p>Le pavillon central de la\u00a0<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/biennales-de-venise\/\">Biennale\u00a0<\/a>aux Giardini commence bien avec des photos de Mladen Stilinovic de l\u2019artiste endormi sur un banc, affirmant le droit \u00e0 l\u2019otium par opposition au negotium. Ne rien faire comme signe de la libert\u00e9 artistique, on trouve encore cet esprit dans quelques pi\u00e8ces de Franz West. Mais le propos ne se poursuit pas vraiment et dispara\u00eet vite dans le th\u00e8me du livre cr\u00e9\u00e9 par divers artistes, sans qu\u2019une \u0153uvre forte surgisse. On retrouve par contre l\u2019artiste endormi dans la belle exposition\u00a0<em>Philip Guston et les po\u00e8tes<\/em>\u00a0(en fait, surtout Philip Guston et l\u2019Italie) \u00e0 l\u2019<span style=\"color: #ff0000;\">Academia<\/span>. Elle fait partie de la biennale, puisque le billet de celle-ci permet d\u2019y acc\u00e9der, il ne faut pas la manquer<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/biennales-de-venise\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">Punta della Dogana et Palazzo Grassi:<\/span>\u00a0<em>Damien Hirst Tr\u00e9sors de l\u2019\u00e9pave de l\u2019incroyable<\/em>\u00a0jusqu\u2019au 3 d\u00e9cembre 2017.<\/p>\n<p>Damien Hirst dans son exposition v\u00e9nitienne nous raconte une histoire, celle du naufrage de la gal\u00e8re d\u2019un riche affranchi, dont les tr\u00e9sors auraient \u00e9t\u00e9 rep\u00each\u00e9s par une exp\u00e9dition de scaphandriers. Deux films pr\u00e9sentent les fouilles sous-marines, la d\u00e9couverte et la sortie des tr\u00e9sors. Il y a des sculptures incrust\u00e9es d\u2019\u00e9ponges et de coquillages dans les formats les plus divers, mais aussi un tr\u00e9sor qui propose une collection de nuggets et des bijoux sophistiqu\u00e9s&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 6 mai 2017<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"color: #ff0000;\">Le Kunsthaus de Zurich pr\u00e9sente:<\/span>\u00a0<\/span><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/amedeo-de-souza-cardoso-kirchner-die-brucke-blaue-reiter\/\">Kirchner l<\/a>es ann\u00e9es berlinoises du 10 f\u00e9vrier &#8211; 7 mai 2017 prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 21 mai. Le Kunsthaus de Zurich \u00e9voque les ann\u00e9es berlinoises de Kirchner entre la rumeur de la grande ville et l&rsquo;idylle dans la nature. La nature ce sont des s\u00e9jours sur l&rsquo;\u00eele de Fehmarn, la ville ce sont les places, le mouvement, la vie nocturne et la prostitution qui inspirent les toiles de l&rsquo;artiste<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/amedeo-de-souza-cardoso-kirchner-die-brucke-blaue-reiter\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 26 avril 2017<\/span><\/p>\n<p>Fondation de l&rsquo;Hermitage, Chefs-d&rsquo;oeuvre de la collection B\u00fchrle jusqu&rsquo;au 29 octobre. La Fondation de l&rsquo;Hermitage pr\u00e9sente pour plusieurs mois un ensemble d&rsquo;oeuvres majeures de la collection B\u00fchrle. Celle-ci sera pr\u00e9sent\u00e9e d\u00e8s 2020 dans le nouveau b\u00e2timent du Kunsthaus de Zurich. En attendant, elle pr\u00eate ses oeuvres \u00e0 diverses institutions. A noter par exemple que c&rsquo;est\u00a0<em>Le Semeur<\/em>\u00a0de Van Gogh qui fait l&rsquo;affiche de l&rsquo;exposition lausannoise, mais on peut encore d\u00e9couvrir 6 toiles de van Gogh au mus\u00e9e du m\u00eame nom \u00e0 Arles. Et si le\u00a0<em>Gar\u00e7on au gilet rouge<\/em>\u00a0est bien \u00e0 Lausanne, 6 toiles de C\u00e9zanne figureront dans l&rsquo;exposition consacr\u00e9e \u00e0 cet artiste \u00e0 la Fondation Gianadda (16 06 &#8211; 19 11 2017) et une autre au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay ( 13 06 &#8211; \u00a024 09 2017). Je mentionne ces faits pour que l&rsquo;on mesure l&rsquo;ampleur de cette collection, vraiment stup\u00e9fiante. C&rsquo;est une chance de pouvoir la d\u00e9couvrir dans d&rsquo;excellentes conditions \u00e0 Lausanne<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/collections-privees-exposition-publique\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Rodez 16 avril 2017<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e Pierre Soulages (n\u00e9 en 1919) \u00e0 Rodez est un cas rare de mise en valeur d\u2019un artiste de son vivant (non pas du tout unique comme le pr\u00e9tend le d\u00e9pliant, nous connaissons par exemple, le mus\u00e9e Franz Gertsch \u00e0 Burgdorf et puis voir plus loin pour le mus\u00e9e Dali!). L\u2019accrochage d\u2019un nombre d\u2019\u0153uvres assez r\u00e9duit est chronologique. Un vaste espace est consacr\u00e9 aux estampes, eaux-fortes, lithographies, s\u00e9rigraphies et aux livres. Une salle pr\u00e9sente les vitraux de Conques. Surtout le mus\u00e9e comprend un bel espace r\u00e9serv\u00e9 aux expositions temporaires. En ce moment jusqu\u2019au 30 avril, il r\u00e9unit des artistes du XXe si\u00e8cle sur le th\u00e8me du temps, une excellente s\u00e9lection de 50 cr\u00e9ateurs. Pour l\u2019\u00e9t\u00e9, d\u00e8s le 24 juin, le mus\u00e9e annonce une pr\u00e9sentation des libellules g\u00e9antes de Calder. Toute la r\u00e9alisation d\u00e9gage un sentiment de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et de mesure bien ma\u00eetris\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Figueras 16 avril 2017<\/span><\/p>\n<p>Th\u00e9\u00e2tre mus\u00e9e Dali. Enti\u00e8rement con\u00e7u par Salvador Dali sur le site de l&rsquo;ancien th\u00e9\u00e2tre municipal d\u00e9truit au cours de la guerre civile. Ce mus\u00e9e est pens\u00e9 comme une oeuvre de Dali, l&rsquo;architecture et les places environnantes sont \u00e9galement impr\u00e9gn\u00e9es d&rsquo;interventions de l&rsquo;artiste. L&rsquo;\u00e9glise voisine a \u00e9t\u00e9 reconstruite apr\u00e8s la guerre, elle est d\u00e9cor\u00e9e d&rsquo;oeuvres d&rsquo;artistes du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Saragosse 16 avril 2017<\/span><\/p>\n<p>Saragosse, ville moderne, puisqu&rsquo;elle fut presque ras\u00e9e en 1809 apr\u00e8s le si\u00e8ge des troupes de Napol\u00e9on, ville de Goya, le mus\u00e9e qui porte son nom permet de d\u00e9couvrir des tirages complets de toutes les suites de l&rsquo;artiste, en g\u00e9n\u00e9ral imprim\u00e9es apr\u00e8s sa mort. A signaler \u00e9galement le mus\u00e9e Pablo Gargallo, log\u00e9 dans un magnifique petit palais.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 22 mars 2017<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e Rodin,\u00a0<em>Kiefer &#8211; Rodin<\/em>, jusqu&rsquo;au 22 octobre. Alors que le mus\u00e9e Rodin a largement contribu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exposition marquant le centenaire de la mort du sculpteur au Grand Palais qui vient d&rsquo;ouvrir jusqu&rsquo;au 31 juillet, (je ne l&rsquo;ai pas vue), il a invit\u00e9 Anselm Kiefer \u00e0 prendre position face aux oeuvres de Rodin. Kiefer a choisi d&rsquo;\u00e9voquer les cath\u00e9drales de France un livre du sculpteur, \u00e0 travers une superbe r\u00e9alisation qui associe peintures, livres, aquarelles et vitrines.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville, Karel Appel,<em>\u00a0L&rsquo;art est une f\u00eate<\/em>\u00a0jusqu&rsquo;au 20 ao\u00fbt. Bien que la plus grande partie de ses salles soient ferm\u00e9es pour travaux, \u00a0le MAM pr\u00e9sente une expo Karel Appel, coup de poing, \u00a0gr\u00e2ce \u00e0 la donation de 21 toiles et sculptures et 21 pr\u00eats.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay,\u00a0<em>Au-del\u00e0 des \u00e9toiles,\u00a0<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-p1\">le paysage mystique<\/a>\u00a0de Monet \u00e0 Kandinsky<\/em>\u00a0jusqu&rsquo;au 25 juin 2017.\u00a0L&rsquo;exposition commence en fanfare avec 4 cath\u00e9drales, 2 meules de foin et 2 peupliers de Monet, ils introduisent une premi\u00e8re section intitul\u00e9e\u00a0<em>Contemplation<\/em>. Con\u00e7ue au Canada, o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9e auparavant \u00e0 la Art Gallery of Ontario, l&rsquo;exposition incarne un point de vue d\u00e9fini par l&rsquo;\u00e9tude d&rsquo;une \u00e9cole de peinture de paysage de ce pays, dit le Groupe des Sept<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-p1\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p>Grand Palais<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-pa\"><em>\u00a0Jardins<\/em><\/a>\u00a0jusqu&rsquo;au 24 juillet. Une vaste pr\u00e9sentation qui associe art contemporain et ancien dans une\u00a0approche th\u00e9matique. Tout en affirmant vouloir dresser une histoire du jardin, elle pr\u00e9sente des pi\u00e8ces rarement vues comme des plans de jardin, l&rsquo;exposition s&rsquo;appuie en grande partie sur des oeuvres qui appartiennent \u00e0 l&rsquo;histoire de la peinture, notamment l&rsquo;art contemporain. Tout d&rsquo;un coup une salle enti\u00e8re consacr\u00e9e \u00e0 Wolfgang Tillmans dans les derni\u00e8res pi\u00e8ces on trouve des peintures de fleurs et de jardins<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-pa\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p>Maison rouge,\u00a0<em>L&rsquo;esprit fran\u00e7ais, contre-cultures 1969 -1989<\/em>, jusqu&rsquo;au 21 mai. Bien mise en sc\u00e8ne, cette pr\u00e9sentation associe chronologie, documents, peinture, \u00e9vocation de divers \u00a0groupes alternatifs qui se sont d\u00e9velopp\u00e9s au cours de la p\u00e9riode d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s digeste et a\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>Beaubourg\u00a0<em>Imprimer le monde, Mutations \/ Cr\u00e9ations<\/em>\u00a0jusqu&rsquo;au 19 juin sur la 3 d, ou comment l&rsquo;ordinateur et des machines qui crachent des mati\u00e8res liquides, puis solides permettent de cr\u00e9er les objets les plus divers, chaises, travaux artistiques, \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;architecture, une pr\u00e9sentation passionnante.<\/p>\n<p>Palais de Tokyo, le nouveau cycle d&rsquo;expositions du Palais de Tokyo est visible jusqu&rsquo;au 8 mai. La performance d&rsquo;Abraham Poincheval a \u00e9t\u00e9 abondamment m\u00e9diatis\u00e9e. On d\u00e9couvre l&rsquo;\u00e9vocation d&rsquo;autres performances de s\u00e9jours incongrus de l&rsquo;artiste avec les sculptures et les grandes aquarelles de l&rsquo;artiste. Le grand espace du rez est consacr\u00e9 \u00e0 Taro Izumi, qui r\u00e9alise des sculptures d&rsquo;apr\u00e8s des photographies de footballeurs en pleine action.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le Riehen 24 janvier 2017<\/span><\/p>\n<div>\n<p>En 2017, la Fondation Beyeler f\u00eate ses vingt ans. Elle d\u00e9bute l&rsquo;ann\u00e9e par une exposition\u00a0<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/claude-monet\/\">Claude Monet\u00a0<\/a>jusqu&rsquo;au 28 mai. Il faut relever que c&rsquo;est la troisi\u00e8me fois qu&rsquo;on retrouve cet artiste dans une exposition de la Fondation, mais c&rsquo;est la premi\u00e8re fois qu&rsquo;il est pr\u00e9sent\u00e9 seul. Une approche tr\u00e8s pointue ressort de cette exposition qui se concentre sur les toiles cr\u00e9es entre 1880 et 1905 environ<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/claude-monet\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 30 d\u00e9cembre<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e Rath: Le retour des t\u00e9n\u00e8bres. L&rsquo;imaginaire gothique depuis Frankenstein jusqu&rsquo;au 19 mars 2017.<\/p>\n<p>Une exposition assez touffue qui associe une documentation sur la p\u00e9riode de cr\u00e9ation de Frankenstein en 1816 \u00e0 Gen\u00e8ve, la pr\u00e9sence de Marie Shelley et Lord Byron \u00e0 Gen\u00e8ve et la permanence du fantastique et de l&rsquo;\u00e9trange dans l&rsquo;art. L&rsquo;exposition pr\u00e9sente de nombreuses oeuvres int\u00e9ressantes et peu connues.<\/p>\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 5 d\u00e9cembre 2016<\/span><\/p>\n<p>Le nombre d\u2019expositions int\u00e9ressantes en cours \u00e0 Paris en ce moment est vraiment \u00e9tonnant. J\u2019en mentionne quelques-unes ici et vous trouverez d&rsquo;autres liens dans l\u2019agenda.<\/p>\n<p><span style=\"color: #800080;\">Mus\u00e9e national d&rsquo;art moderne, Centre Pompidou<\/span>:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/cy-twombly\/\">Cy Twombly<\/a>\u00a0jusqu\u2019au 24 avril 2017;\u00a0Brassa\u00ef Graffiti jusqu&rsquo;au 30 janvier (galerie de photo du sous-sol).\u00a0Le centre Pompidou consacre une r\u00e9trospective \u00e0 cet artiste devenu un v\u00e9ritable objet de culte, en pr\u00e9sentant, toiles, dessins, sculptures et photographies.<\/p>\n<p>La r\u00e9trospective Twombly est judicieusement compl\u00e9t\u00e9e par une pr\u00e9sentation des photographies de graffiti de Brassa\u00ef qui permet de retrouver le contexte d&rsquo;une sensibilit\u00e9 des ann\u00e9es 1950<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/cy-twombly\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #800080;\">Centre Pompidou 7 octobre 2016<\/span>:\u00a0<em>Ren\u00e9\u00a0<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-kZ\">Magritte. La trahison des images<\/a><\/em>\u00a0jusqu&rsquo;au 23 janvier 2017<\/p>\n<p>En am\u00e9nageant quatre grandes salles, l&rsquo;exposition souligne la continuit\u00e9 de l&rsquo;\u0153uvre comme invention d&rsquo;images et de textes selon un processus cr\u00e9atif \u00e9tabli renversant ou faisant glisser des relations s\u00e9mantiques usuelles, l&rsquo;\u0153uf et la cage par exemple. Le parti-pris est\u00a0r\u00e9solument non chronologique<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-kZ\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #800080;\">Au Palais de Tokyo<\/span>, Carte blanche \u00e0\u00a0<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/tino-seghal\/\">Tino Seghal<\/a>\u00a0jusqu\u2019au 18 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Il ne reste que quelques jours pour vivre les sept (sauf erreur) performances orchestr\u00e9es par Tino Seghal dans des espaces d\u00e9nud\u00e9s, bruts du Palais de Tokyo. Certaines sont nouvelles, d\u2019autres ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 divers endroits. ( Il faut signaler que cette carte blanche a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par la pr\u00e9sentation d&rsquo;une chor\u00e9graphie de Tino Seghal \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra Garnier, fin septembre, sans titre, 2016, 15&prime; compl\u00e9t\u00e9e par 4 performances dans les espaces de circulation de l&rsquo;op\u00e9ra, ce qui fait qu&rsquo;il a mont\u00e9, si ce n&rsquo;est une r\u00e9trospective compl\u00e8te de son travail, du moins une pr\u00e9sentation tr\u00e8s approfondie)<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/tino-seghal\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\">\u00a0<span style=\"color: #800080;\">Monnaie de Paris<\/span>:\u00a0<em><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/maurizio-cattelan\/\">Maurizio Cattelan<\/a>. Not Afraid of Love<\/em>\u00a0jusqu\u2019au 8 janvier 2017.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\">Bien qu\u2019il ait annonc\u00e9 qu\u2019il voulait abandonner la production artistique, apr\u00e8s avoir effectivement fait une pause de cinq ans,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/maurizio-cattelan\/\">Maurizio Cattelan<\/a>, n\u00e9 en 1960 continue \u00e0 intervenir de mani\u00e8re tr\u00e8s pointue. Ainsi, il a particip\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re Manifesta \u00e0 Zurich. Ici il propose une r\u00e9trospective de son travail, en pr\u00e9sentant dix-huit pi\u00e8ces r\u00e9alis\u00e9es sur trente ans<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/maurizio-cattelan\/\">&#8230;.<\/a><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800080;\">Mus\u00e9e Rodin<\/span>:\u00a0L&rsquo;enfer selon<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/auguste-rodin\/\">\u00a0Rodin<\/a>\u00a0jusqu\u2019au 22 janvier.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\">Le mus\u00e9e Rodin propose une vision tr\u00e8s compl\u00e8te de l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artiste. Dans la maison principale le parcours de la visite pr\u00e9sente aussi bien les sculptures de\u00a0<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/auguste-rodin\/\">Rodin<\/a>\u00a0que sa collection personnelle, avec des sculptures antiques, mais aussi de nombreuses toiles d&rsquo;artistes contemporains. Le jardin propose un large ensemble de tirages en bronze des sculptures r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rentes p\u00e9riodes. Enfin \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e, \u00a0un espace permet la pr\u00e9sentation d&rsquo;expositions temporaires \u00e0 un rythme r\u00e9gulier.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\">En ce moment, c&rsquo;est la r\u00e9alisation de l&rsquo;une des oeuvres majeures de Rodin qui est \u00e9voqu\u00e9e: la porte de l&rsquo;enfer dont il existe un tirage dans le jardin. On apprend d&rsquo;ailleurs que tous les tirages sont posthumes et que si ce projet habita Rodin pendant de longues ann\u00e9es, il ne le r\u00e9alisa jamais v\u00e9ritablement<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/auguste-rodin\/\">&#8230;.<\/a><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p>Karlsruhe et Munich pr\u00e9sentent simultan\u00e9ment de gigantesques expositions consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;art de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre. Il est \u00e9videmment int\u00e9ressant de les comparer, car leur champ g\u00e9ographique et leur point de vue m\u00e9thodologique sont diff\u00e9rents. En r\u00e9sum\u00e9, le catalogue de Munich fait pr\u00e8s de 900 pages et celui de Karlsruhe \u00ab\u00a0seulement\u00a0\u00bb la moiti\u00e9!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Karlsruhe 28 novembre 2016<\/span><\/p>\n<p>Kunsthalle Karlsruhe:\u00a0<em>Double Vision: Albrecht D\u00fcrer \/ William Kentridge<\/em>\u00a0jusqu&rsquo;au 8 janvier 2017.<\/p>\n<p>William Kentridge est un artiste que l&rsquo;on rencontre depuis longtemps dans les grandes expositions internationales Documenta (2007, 2012), Biennale de Venise (2003), Avignon 2011, mais il est rare de d\u00e9couvrir une exposition consacr\u00e9e \u00e0 cet artiste. En Suisse, seul le Haus Konstruktiv a pr\u00e9sent\u00e9 en 2015 les travaux du cr\u00e9ateur sud-africain autour de la mise en sc\u00e8ne du Nez de Schostakovitch qu&rsquo;il a con\u00e7ue pour le Metropolitan Opera \u00e0 New York. Le cabinet des estampes de Berlin et la Kunsthalle de Karlsruhe se sont associ\u00e9s pour r\u00e9aliser une exposition exceptionnelle qui met en relation l&rsquo;oeuvre grav\u00e9 consid\u00e9rable de Kentridge avec une large s\u00e9lection d&rsquo;estampes de D\u00fcrer.<\/p>\n<p>Zentrum f\u00fcr Kunst und Medien Technologie ZKM:\u00a0<em>L&rsquo;<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-mk\">art en Europe 1945 &#8211; 1968<\/a><\/em>\u00a0(ce continent que l&rsquo;Union europ\u00e9enne ne connait pas) jusqu&rsquo;au 29 janvier 2017.\u00a0<span class=\"Apple-style-span\">Cette exposition brosse un tableau strictement europ\u00e9en de l\u2019\u00e9volution artistique dans les ann\u00e9es d\u2019apr\u00e8s-guerre<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/lart-de-lapres-guerre\/\">&#8230;.<\/a><\/span><\/p>\n<p>(La m\u00eame institution propose encore l&rsquo;exposition Beat Generation jusqu&rsquo;au 30 avril, pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Beaubourg auparavant).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Munich 28 novembre 2016<\/span><\/p>\n<p>Haus der Kunst:\u00a0<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-mk\"><em>Postwar Intensity: Kunst zwischen Pazifik und Atlantik 1945 &#8211; 1965<\/em><\/a>\u00a0jusqu&rsquo;au 26 mars 2017. 217 artistes de 65 pays donnent une vision de l&rsquo;expression artistique dans le monde au cours d&rsquo;une p\u00e9riode \u00e0 la fois traumatis\u00e9e par l&rsquo;impact de la seconde guerre mondiale et angoiss\u00e9e par la perspective d&rsquo;un nouveau conflit atomique. En choisissant des travaux de grands formats d&rsquo;artistes connus et inconnus l&rsquo;exposition propose une s\u00e9rie de rencontres et de confrontations int\u00e9ressantes. A la diff\u00e9rence de l&rsquo;exposition de Karlsruhe, elle ne suit as un expos\u00e9 bas\u00e9 sur la pr\u00e9sentation de mouvements constitu\u00e9s, mais cherche plut\u00f4t \u00e0 donner une impression d&rsquo;ensemble des enjeux de l&rsquo;\u00e9poque concern\u00e9e<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/lart-de-lapres-guerre\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Stuttgart 28 novembre 2016<\/span><\/p>\n<p>Staatsgalerie de Stuttgart<\/p>\n<p><em><a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/francis-bacon\/\">Francis Bacon<\/a>\u00a0Unsichtbare R\u00e4ume<\/em>\u00a07 octobre &#8211; 8 janvier 2017. L\u2019exposition de la Staatsgalerie de Stuttgart pr\u00e9sente des \u0153uvres dans lesquelles l\u2019artiste a enferm\u00e9 ses personnages dans des cages transparentes. En se concentrant sur une prob\u00e9matique essentielle qui est \u00e0 la fois formelle et iconographique, tout en suivant un fil chronologique, l\u2019exposition de Stuttgart, montr\u00e9e auparavant \u00e0 la Tate Liverpool, parvient \u00e0 une intensit\u00e9 et une qualit\u00e9 exceptionnelles<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/francis-bacon\/\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 15 novembre 2016<\/span><\/p>\n<p>L\u2019<a href=\"http:\/\/artlab.epfl.ch\/soulages\">ArtLab<\/a>\u00a0de l\u2019EPFL pr\u00e9sente en collaboration avec la\u00a0<a href=\"http:\/\/outrenoir.fg-art.org\/\">Fondation Gandur<\/a>\u00a0pour l\u2019art, pour sa premi\u00e8re exposition, 19 toiles de Pierre Soulages comme vous ne les avez jamais vues et ne les reverrez sans doute jamais; de face, de dos, en lumi\u00e8re frisante, mouvante; en vid\u00e9o et en gros plan, suivant les rythmes du pinceau; d\u00e9cortiqu\u00e9es, d\u00e9compos\u00e9es, et m\u00eame pour commencer en jeu vid\u00e9o\u00a0! Bref une immersion et une exploration mat\u00e9rielle et visuelle compl\u00e8te des toiles.<\/p>\n<div><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 29 octobre 2016<\/span><\/div>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kunsthaus:\u00a0<em><a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-a2\">Alberto Giacometti.<\/a>\u00a0Au-del\u00e0 des bronzes, les chefs-d&rsquo;oeuvre en pl\u00e2tre et autres mat\u00e9riaux<\/em>\u00a0jusqu&rsquo;au 15 janvier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus a h\u00e9rit\u00e9 du dernier fr\u00e8re de l&rsquo;artiste une grande partie des pl\u00e2tres \u00a0(75) qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 les tirages en bronze des sculptures. On plonge ainsi dans le cheminement cr\u00e9atif d&rsquo;Alberto. On ne peut s&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;avoir un petit serrement de coeur en pensant aux difficult\u00e9s d&rsquo;Alberto pour arriver \u00e0 une oeuvre finie, en voyant ainsi mis c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te et sur le m\u00eame plan, les oeuvres en cours de r\u00e9alisation et le travail achev\u00e9. D&rsquo;autant plus que la sensibilit\u00e9 esth\u00e9tique du moment tend \u00e0 faire pr\u00e9f\u00e9rer les pl\u00e2tres au bronze!, mais \u00e9videmment c&rsquo;est passionnant, d&rsquo;autant que des travaux en terre, en bois, en plastiline sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9s<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-a2\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kunsthalle Zurich:\u00a0<em>Phyllida Barlow<\/em>\u00a0demo\u00a0jusqu&rsquo;au 19 f\u00e9vrier 2017.\u00a0A la Kunsthalle de Zurich, on d\u00e9couvere progressivement l\u2019intervention monumentale, prolif\u00e9rante de Phyllida Barlow (1944). Tout le monde sourit devant cette occupation compl\u00e8te de l\u2019espace qui laisse un cheminement probl\u00e9matique au visiteur. Pour cette exposition Phyllida Barlow est partie des probl\u00e8mes que conna\u00eet le b\u00e2timent en cours de reconstruction suite \u00e0 des infiltrations d\u2019eau dans la partie nouvelle. A l\u2019\u00e9tage une estrade permet de suivre \u00e0 travers des oculus les travaux en cours. Au premier abord on pense \u00e0 une construction prolif\u00e9rante \u00e0 la mani\u00e8re du Facteur Cheval, en fait il n\u2019en est rien. L\u2019intervention est tr\u00e8s construite, c\u2019est la troisi\u00e8me fois que le mat\u00e9riel de cartons et de bois de construction est utilis\u00e9. Elle est fascin\u00e9e par les travaux anonymes de ceux qui font des \u00e9chafaudages, des coffres pour les bateaux dans les chantiers navals, par exemple, et c\u2019est \u00e0 eux qu\u2019elle pense dans ses sculptures qui rejettent toute notion de monument.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Haus konstruktiv<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Nairy Baghramian<\/em>\u00a0Zurich Art Prize jusqu&rsquo;au 15 janvier.<\/p>\n<div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 24 octobre 2016<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><span class=\"Apple-style-span\">Mamco:\u00a0<em>Wade Guyton<\/em>\u00a0(1er \u00e9tage). A partir de la photographie des tubulures d&rsquo;une chaise de Marcel Breuer, des photographies sur toile qui font \u00e9cho aux salles du b\u00e2timent jusqu&rsquo;au 29 janvier. BIM d\u00e8s le 10 novembre jusqu&rsquo;au 29 janvier au centre d&rsquo;art contemporain et au 4\u00e8me \u00e9tage du Mamco.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><span class=\"Apple-style-span\">Cabinet d&rsquo;art graphique\u00a0<em>G\u00e9rald Cramer et ses artistes<\/em>\u00a0jusqu&rsquo;au 29 janvier. Miro, Picasso, Chagall et Henry Moore, voici les noms devenus les plus c\u00e9l\u00e8bres inscrits au tableau de chasse du galeriste et \u00e9diteur G\u00e9rald Cramer. Pour marquer le centi\u00e8me anniversaire de la naissance de l&rsquo;\u00e9diteur, le cabinet d&rsquo;art graphique nous pr\u00e9sente un petit groupe d&rsquo;ensembles tr\u00e8s coh\u00e9rents \u00e9voquant cette activit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Centre de la photographie,\u00a0<em><span class=\"Apple-style-span\">Roman Signer Le temps gel\u00e9 jusqu&rsquo;au 13 novembre.<\/span><\/em><\/p>\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Riehen 16 octobre 2016<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\">Fondation Beyeler:\u00a0<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-hz\"><em>Kandinsky, Marc et le Blaue Reiter<\/em><\/a>\u00a0jusqu\u2019au 22 janvier 2017 et\u00a0<em>Roni Horn<\/em>jusqu\u2019au 1er janvier. La Fondation Beyeler ne se contente pas de pr\u00e9senter une exposition sur le Blaue Reiter en mettant l\u2019accent sur les deux figures les plus populaires du Groupe, Kandinsky et Marc<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-hz\">\u2026..<\/a>\u00a0Elle consacre aussi pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de ses salles \u00e0 une artiste contemporaine, Roni Horn. par ailleurs les salles d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la collection font une large place \u00e0 des acquisitions r\u00e9centes, Louise Bourgeois, Thomas Sch\u00fctte et Marlene Dumas.<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e des beaux-arts:\u00a0<em>Pollock figuratif<\/em>\u00a0jusqu\u2019au 22 janvier.<\/p>\n<p>Le titre de cette exposition pourrait faire croire qu\u2019elle ne pr\u00e9sente que les d\u00e9buts du parcours de Jackson Pollock (1912 \u2013 1956). Il n\u2019en est rien et l\u2019on d\u00e9couvre des oeuvres qui vont de 1934 \u00e0 1953. Il faut reconna\u00eetre que dans cette courte carri\u00e8re, il n\u2019y a pas vraiment de p\u00e9riodes distinctes. La recherche des \u00e9l\u00e9ments figuratifs dans les oeuvres de l\u2019artiste s\u2019\u00e9tend sur ces vingt ans d\u2019activit\u00e9. On le voit au travail, luttant contre le chaos, entre l\u2019aube et la nuit, la vie et la mort, on suit les tensions de la cr\u00e9ation entre influences et aspirations. Tr\u00e8s r\u00e9ceptif \u00e0 de nombreuses influences:\u00a0<em>Guernica<\/em>\u00a0de Picasso, mais aussi les muralistes mexicains, Orozco, Siqueiros, les surr\u00e9alistes, Matta, Masson, un peu de Ernst et de Miro, \u00e9galement. L\u2019exposition pr\u00e9sente beaucoup de travaux sur papier, mais aussi des toiles, elle est tout \u00e0 fait passionnante.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Pully 13 octobre 2016<\/span>\u00a0<em>Charles Blanc-Gatti, hypoth\u00e8ses d\u2019une g\u00e9n\u00e9alogie<\/em>\u00a0jusqu\u2019au 18 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e d\u2019art de Pully rend hommage \u00e0 un cr\u00e9ateur romand singulier, Charles Blanc-Gatti (1890 \u2013 1966) qui explora les relations entre arts plastiques et musique. Deux salles lui sont consacr\u00e9es et l\u2019on d\u00e9couvre trois films courts magnifiques. Par ailleurs le commissaire invit\u00e9, Julien Fronsacq, a choisi d\u2019explorer les cheminements d\u2019une hypoth\u00e9tique descendance avec une vingtaine d\u2019artistes contemporains, qui r\u00e9agissent aux questions soulev\u00e9es par Blanc-Gatti, mais aussi quelques oeuvres de coll\u00e8gues de l\u2019\u00e9poque de Blanc-Gatti comme Hans Richter.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 13 octobre 2016<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e Martin Kollar,\u00a0<em>Provisional Arrangement<\/em>\u00a0et Wojciech Zamecznik,\u00a0<em>la photographie sous toutes ses formes<\/em>\u00a0jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre<\/p>\n<p>Martin Kollar est un artiste slovaque n\u00e9 en 1971, prix Elys\u00e9e 2014, qui s\u2019attache \u00e0 fixer des situations \u00ab\u00a0provisoires\u00a0\u00bb, souvent dues \u00e0 un accident! un pont coup\u00e9, une pierre tomb\u00e9e sur le toit d\u2019une voiture par exemple, on d\u00e9couvre au sous-sol une trentaine de grands tirages pleins d\u2019humour. L\u2019autre exposition est consacr\u00e9e \u00e0 un cr\u00e9ateur d\u2019affiches majeur et photographe amateur polonais,\u00a0Wojciech Zamecznik (1923 \u2013 1967), qui nous ram\u00e8ne aux ann\u00e9es 1960, \u00e0 la fascination pour le mouvement et un aspect de l\u2019op art. A l\u2019occasion de cette exposition, des films polonais sont projet\u00e9s au cin\u00e9ma CityClub de Pully, le 3 et le 4 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts, August Strindberg.\u00a0<em>De la mer au cosmos<\/em>\u00a0jusqu\u2019au 22 janvier 2017.<\/p>\n<p>Dramaturge, romancier, essayiste, August Strindberg (1849 \u2013 1912) \u00e9tait anim\u00e9 d\u2019une inlassable curiosit\u00e9 qui l\u2019amena \u00e0 explorer d\u2019autres formes d\u2019expression comme la photographie et la peinture. C\u2019est cet aspect de l\u2019activit\u00e9 du cr\u00e9ateur que l\u2019exposition du mus\u00e9e des beaux-arts nous invite \u00e0 d\u00e9couvrir. Une recherche qui aboutit apr\u00e8s bien des interruptions aux paysages r\u00e9alis\u00e9s vers 1900, opposant le ciel et la mer,<\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\">\u00a0<\/span><span style=\"color: #0000ff;\">Paris; Centre Pompidou 7 octobre 2016<\/span>:\u00a0<em>Ren\u00e9\u00a0<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-kZ\">Magritte. La trahison des images<\/a><\/em>\u00a0jusqu\u2019au 23 janvier 2017<\/p>\n<p>En am\u00e9nageant quatre grandes salles, l\u2019exposition souligne la continuit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre comme invention d\u2019images et de textes selon un processus cr\u00e9atif \u00e9tabli renversant ou faisant glisser des relations s\u00e9mantiques usuelles, l\u2019\u0153uf et la cage par exemple. Le parti-pris est\u00a0r\u00e9solument non chronologique<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-kZ\">\u2026.<\/a><\/p>\n<div><\/div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne:<span style=\"color: #000000;\"> 1er octobre\u00a0<a style=\"color: #000000;\" href=\"http:\/\/www.tirage-limit\u00e9.ch\/\">Tirage limi<\/a>t\u00e9. 4es rencontres romandes du livre d&rsquo;artiste 10h. &#8211; 17h. Palais de Rumine.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Neuch\u00e2tel; Le Locle 14 ao\u00fbt 2016<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Neuch\u00e2tel pr\u00e9sente\u00a0<em>Maximilien de Meuron (1785 &#8211; 1868), \u00e0 la crois\u00e9e des mondes<\/em>\u00a0jusqu&rsquo;au 16 octobre 2016. C&rsquo;est la premi\u00e8re r\u00e9trospective de cet artiste, connu avant tout pour une toile, peinte en 1821,\u00a0<em>La Jungfrau et le Grand Eiger,<\/em>\u00a0souvent consid\u00e9r\u00e9e comme fondatrice de la peinture alpestre suisse. Il joua un grand r\u00f4le institutionnel qui le d\u00e9tourna peu \u00e0 peu de la peinture.\u00a0L&rsquo;exposition d\u00e9taill\u00e9e et document\u00e9e le situe dans son contexte et sa descendance. Elle fait bien ressortir l&rsquo;exceptionnelle qualit\u00e9 des oeuvres de ce paysagiste et montre comment ce n&rsquo;est que tr\u00e8s progressivement, apr\u00e8s le s\u00e9jour romain obligatoire, qu&rsquo;il d\u00e9couvre l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des paysages helv\u00e9tiques. En plus du catalogue de l&rsquo;exposition, para\u00eet \u00e9galement un catalogue raisonn\u00e9 d&rsquo;une oeuvre assez limit\u00e9e, puisque 200 toiles environ sont recens\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour d\u00e9couvrir les fa\u00e7ades des cath\u00e9drales europ\u00e9ennes comme on ne pourra jamais les photographier, il faut aller au mus\u00e9e des beaux-arts du Locle, d\u00e9couvrir l&rsquo;exposition\u00a0<em>Markus Brunetti<\/em>\u00a0qui poursuit un inventaire stup\u00e9fiant de ces monuments, en les reconstituant comme un v\u00e9ritable puzzle, jusqu&rsquo;au 16 octobre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Yverdon 6 ao\u00fbt 2016<\/span><\/p>\n<p>Centre d\u2019art contemporain\u00a0: La grande place \u2013 Group Show jusqu\u2019au 4 septembre<\/p>\n<p>Depuis 2004, \u00e0 quelques pas de la Riponne, la vitrine d\u2019un ancien magasin lausannois propose des expositions d\u2019artistes, \u00e0 ce jour 144 ont occup\u00e9 cet espace, La Placette, visible \u00e0 toute heure de la rue, mais inaccessible par ailleurs.<\/p>\n<p>Le Cacy d\u2019Yverdon s\u2019est propos\u00e9 de retenir une quarantaine d\u2019artistes parmi ceux qui ont expos\u00e9, pour r\u00e9aliser une collective qui offre un regard sur la sc\u00e8ne romande actuelle. 40 artistes dans les caves relativement exigu\u00ebs du centre yverdonnois, cela semble t\u00e9m\u00e9raire! Et pourtant l\u2019id\u00e9e a \u00e9t\u00e9 de proposer un acc\u00e8s un peu distant, non pas dans une vitrine, mais avec une installation de Delphine Renault, une passerelle, inspir\u00e9e des fouilles arch\u00e9ologiques. Le visiteur parcourt ce chemin en bois qui surplombe les salles dans lesquelles les \u0153uvres sont dispos\u00e9es, sans qu\u2019on ait d\u00fb se pr\u00e9occuper de m\u00e9nager des passages au spectateur\u00a0! une vision plongeante, surprenante et ing\u00e9nieuse qui permet de r\u00e9unir des \u0153uvres de grandes dimension dans les 4 salles vo\u00fbt\u00e9es du centre, il faut un certain temps pour se r\u00e9p\u00e9rer et identifier les divers auteurs.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Coire 20 juillet 2016\u00a0<\/span>Depuis un mois et apr\u00e8s seulement deux ans de travaux, le mus\u00e9e de Coire dispose d\u2019une nouvelle extension, confi\u00e9e au bureau d\u2019architectes Barozzi\/Vega (les m\u00eames qui r\u00e9alisent le nouveau mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne). Face \u00e0 la villa de plan central, de style n\u00e9oclassique, richement d\u00e9cor\u00e9 qui abrite les collections du mus\u00e9e depuis plusieurs d\u00e9cennies, c\u2019est un b\u00e2timent sobre, de plan central \u00e9galement, un petit cube, qui a \u00e9t\u00e9 construit. Petit pour privil\u00e9gier, la cr\u00e9ation d\u2019une place autour du b\u00e2timent. Si la surface disponible pour les expositions temporaires et permanentes a \u00e9t\u00e9 doubl\u00e9e, c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019importance des salles d\u2019expositions souterraines qui relient les deux \u00e9difices. Elles b\u00e9n\u00e9ficient des innovations les plus pointues pour assurer un \u00e9clairage de qualit\u00e9 de type z\u00e9nithal.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition temporaire inaugurale qui occupe le deuxi\u00e8me sous-sol du nouvel \u00e9difice est consacr\u00e9e au th\u00e8me de la marche dans l&rsquo;art jusqu&rsquo;au 6 novembre. Elle retrace cette notion, de Jean-Jacques Rousseau \u00e0 Bruce Nauman avec les travaux d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;artistes r\u00e9unis autour de\u00a0<em>L&rsquo;homme qui marche<\/em>\u00a0d&rsquo;Alberto Giacometti.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 12 juillet 2016<\/span> Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts : <em>Piero Manzoni. Achrome. La peinture sans couleur<\/em> jusqu\u2019au 25 septembre 2016.<\/p>\n<p>Un artiste au parcours fulgurant (1933 -1963) mort \u00e0 trente ans, des recherches sur les mati\u00e8res, le pl\u00e2tre, la toile blanche forment le point d\u2019ancrage de cette exposition assez \u00e9tonnante par son actualit\u00e9. Par ailleurs le mus\u00e9e propose un avant-go\u00fbt des am\u00e9nagements du futur \u00e9difice (dont l&rsquo;ouverture est pr\u00e9vue en 2019) avec un coin enfant et une caf\u00e9t\u00e9ria confi\u00e9e \u00e0 Claudia Comte, alors qu\u2019une troisi\u00e8me salle propose une s\u00e9lection des oeuvres de Thomas Huber qui figurent dans la collection en employant le mat\u00e9riel : parquet, \u00e9clairage, cimaise qui sera utilis\u00e9 dans le nouveau mus\u00e9e.<\/p>\n<p><em>Basquiat, Dubuffet, Soulages.Une collection priv\u00e9e<\/em> \u00e0 la Fondaion de l\u2019Hermitage jusqu\u2019au 30 octobre. Cette collection impressionnantte, \u00e9voque aussi un parcours de vie, la passion d\u2019un homme pour l\u2019art de son temps, pendant 50 ans. La collection va dans des directions tr\u00e8s diverses. On passe de Jean Dubuffet et Louis Soutter \u00e0 Cy Twombly et Niele Toroni. Les visiteurs habituels de la Fondation seront surpris, mais ils trouveront aussi quelques rep\u00e8res plus familiers avec une petite collection de portraits ou des peintures de l&rsquo;artiste na\u00eff Andr\u00e9 Bauchant.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 27 juin<\/span> Mus\u00e9e Rath<em> R\u00e9v\u00e9lations. Photographies \u00e0 Gen\u00e8ve<\/em> jusqu\u2019au 11 septembre 2016. On prend de plus en plus conscience de l\u2019ampleur du patrimoine photographique et de la diversit\u00e9 de son d\u00e9veloppement. Le mus\u00e9e Rath propose un large parcours \u00e0 travers l\u2019histoire de la photographie, en recensant toutes les institutions qui poss\u00e8dent des collections. Cela va du service des b\u00e2timents, aux biblioth\u00e8ques, mus\u00e9es scientifiques, cabinet des estampes, institutions publiques et fondations priv\u00e9es, jusqu\u2019au Mamco dont 10% des collections est fait de photographies. Une tentative ing\u00e9nieuse pour rendre justice \u00e0 des ensembles impressionnants, s\u00e9lectionn\u00e9s par 13 institutions qui forment une bel ensemble qui va des premi\u00e8res exp\u00e9riences au r\u00e9alisations actuelles.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 11 juin 2016\u00a0<\/span>Dans la foul\u00e9e des c\u00e9l\u00e9brations du centenaire mouvement dada, deux \u00e9v\u00e9nements \u00e0 signaler \u00e0 Zurich. Au Kunsthaus une vaste r\u00e9trospective de l\u2019artiste qui fut le plus souvent associ\u00e9 \u00e0 ce mouvement, Francis Picabia.<\/p>\n<p>De l\u2019autre la ville de Zurich a obtenu l\u2019organisation de la biennale d\u2019art contemporain\u00a0<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-j6\"><em>Manifesta 11\u00a0<\/em><\/a>jusqu\u2019au 18 septembre 2016<em>.\u00a0<\/em>Cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019origine pour renforcer les liens entre l\u2019est et l\u2019ouest de l\u2019Europe, apr\u00e8s la chute du mur et qui s\u2019est souvent tenue dans des lieux p\u00e9riph\u00e9riques. Elle suit un sch\u00e9ma d\u2019organisation qui est fix\u00e9 et identique \u00e0 chaque fois. Elle fait alterner des lieux institutionnels et d\u2019autres sites inattendus pour permettre un regard plus complet sur la ville h\u00f4te. Ce sch\u00e9ma se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 nouveau tr\u00e8s positif. Trois institutions ont mis leurs locaux \u00e0 disposition pour cet \u00e9v\u00e9nement la Kunsthalle, le Migrosmuseum et le Helmhaus; \u00a0un pavillon \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9 sur le lac. Le th\u00e8me de cette biennale dirig\u00e9 par l\u2019artiste allemand Christian Janowski,\u00a0<em>What People do for Money<\/em>, fait que de nombreux travaux sont pr\u00e9sent\u00e9s dans des lieux inattendus, magasin, h\u00f4tel, h\u00f4pital, banque, universit\u00e9 notamment. Pour comprendre la d\u00e9marche, il faudrait id\u00e9alement voir tous les films projet\u00e9s dans le pavillon du lac qui pr\u00e9sentent les collaborations de trente artistes avec des personnes travaillant \u00e0 Zurich, du pompier au dentiste ou au croque-mort, sans oublier le cr\u00e9ateur de montres<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-j6\">\u2026.<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 2 juin 2016<\/span> A B\u00e2le en ce moment tout est sculpture : au mus\u00e9e des beaux-arts avec<em> Sculpture on the Move 1946 \u2013 2016<\/em>, jusqu\u2019au 18 septembre. A la Fondation Beyeler avec<em> Alexander Calder et Fischli &amp; Weiss<\/em>, jusqu\u2019au 4 septembre. A la Kunsthalle avec <em>Ingve Holen Verticalseat<\/em> jusqu\u2019au 14 ao\u00fbt, un norv\u00e9gien d\u00e9coiffant, qui d\u00e9compose l\u2019automobile entre autre. Au Schaulager avec Katharina Fritsch d\u00e8s le 12 juin et bien s\u00fbr au mus\u00e9e Tinguely avec sa collection et l\u2019ouverture prochaine d\u2019une r\u00e9trospective de l\u2019artiste anglais Michael Landy du 8 juin au 25 septembre.<\/p>\n<p>Les artistes am\u00e9ricains sont pr\u00e9dominants dans la collection d\u2019art moderne et contemporain du mus\u00e9e des beaux-arts de Bale et cette institution leur a consacr\u00e9 plusieurs expositions monographiques ou collectives au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Il n\u2019est pas \u00e9tonnant de les retrouver en majorit\u00e9 dans l\u2019exposition inaugurale de la nouvelle extension du mus\u00e9e consacr\u00e9e \u00e0 la sculpture depuis 1946. La sculpture n\u2019est pas toujours monumentale ! Elle peut \u00eatre faite de bouts de fils de fer et d\u2019air. C\u2019est la voie qu\u2019explora Alexander Calder. En 2004, la Fondation Beyeler avait pr\u00e9sent\u00e9 <em>Calder et Miro<\/em> en explorant les lien amicaux et historiques \u00e9tablis entre les deux artistes. Cette fois, la fondation a choisi d\u2019associer une vaste pr\u00e9sentation d\u2019oeuvres de Calder avec un duo d\u2019artistes helv\u00e9tiques, au nom d\u2019une certaine affinit\u00e9 dans les pr\u00e9occupations de ces plasticiens avec leur illustre pr\u00e9decesseur. Celle-ci s\u2019exprime surtout dans le film qui rendit le duo c\u00e9l\u00e8bre \u00ab le cours des choses \u00bb, mais il s\u2019av\u00e8re assez difficile de mettre en relation les deux d\u00e9marches.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 30 mai 2016<\/span> Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e: <em>Steeve Iuncker et La M\u00e9moire du futur<\/em> jusqu\u2019au 28 ao\u00fbt. Au sous-sol, le mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e offre ses cimaises au photographe genevois Steeve Iuncker (1969). Il s\u2019est fait conna\u00eetre il y a quelques ann\u00e9es par le portrait d\u2019un s\u00e9ropositif (<em>A jeudi 15h.<\/em>). Ici, sous le titre, s<em>e mettre au monde<\/em>, il a consacr\u00e9 une s\u00e9rie de grands tirages aux rites de passage chez les jeunes: tatouages, scarifications, f\u00eates de tir, festivals sont montr\u00e9s dans des images sombres. Le reste du mus\u00e9e est consacr\u00e9 \u00e0 une confrontation entre la photographie ancienne et les propositions actuelles. Une probl\u00e9matique assez proche de celle de l\u2019exposition du mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris, intitul\u00e9e la Bo\u00eete de Pandore et confi\u00e9e au photographe Jan Dibbets jusqu\u2019au 17 juillet. On retrouve certains photographes anciens dans les deux expositions comme Anna Atkins, les Becher, Eadweard Muybridge, par contre la s\u00e9lection des artistes contemporains qui dessinent le futur de la photographie est assez diff\u00e9rente. Dibbets retient des d\u00e9marches beaucoup plus radicales qui semblent au premier abord assez \u00e9loign\u00e9es de la photo, comme Seth Price, James Welling, Wade Guyton, mais aussi Thomas Ruff ou Katharina Sieverding, alors qu\u2019\u00e0 Lausanne on pr\u00e9sente entre autres: James Turrell, Vik Muniz, JR, Loris Gr\u00e9aud.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 23 mai 2016<\/span> Le mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire propose des oeuvres tir\u00e9es de la collection d\u2019art contemporain Dakis Joannou s\u00e9lectionn\u00e9e par Urs Fischer qui les associe \u00e0 ses propres travaux jusqu\u2019au 17 juillet. En se retournant apr\u00e8s \u00eatre entr\u00e9 dans l\u2019exposiiton on d\u00e9couvre un squelette qui se regarde dans un miroir. Les jeux de miroir face aux oeuvres de ses contemporains, c\u2019est le point de vue choisi par Urs Fischer qui incarne ici l\u2019artiste curateur.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 19 mai 2016<\/span> Parmi les expositions en cours \u00e0 Paris en ce moment, on peut signaler deux superbes r\u00e9trospectives d\u2019artistes peu connus; l\u2019une est allemande Paula Modersohn Becker ( 1876 \u2013 1907), c\u2019est une r\u00e9v\u00e9lation coup de poing, pour ceux qui sont peu familiers de l\u2019art allemand du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, au mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris jusqu\u2019au 21 ao\u00fbt. L\u2019autre est portugais, Amedeo de Souza Cardoso (1887 \u2013 1918), au Grand Palais jusqu\u2019au 18 juillet. L\u2019exposition Apollinaire \u00e0 l\u2019Orangerie jusqu\u2019au 18 juillet et celle consacr\u00e9e au Douanier Rousseau au mus\u00e9e d\u2019 Orsay jusqu\u2019au 17 juillet compl\u00e8tent bien cette pr\u00e9sentation et montrent simultan\u00e9ment des aspects de la cr\u00e9ation dans les vingt premi\u00e8res ann\u00e9es du XXe si\u00e8cle. A signaler que toutes ces expositions ne semblent pas attirer de grandes foules.<\/p>\n<p>Connu des Suisses romands, mais tr\u00e8s peu ailleurs, Charles Gleyre (1806 \u2013 1874) b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une premi\u00e8re r\u00e9trospective \u00e0 Paris au mus\u00e9e d\u2019Orsay jusqu\u2019au 11 septembre 2016. R\u00e9cemment, j\u2019ai lu le roman de Maupassant <em>Fort comme la mort<\/em>, de 1889. On pourrait \u00e9tablir un parall\u00e8le entre ce r\u00e9cit qui raconte la fin de vie d\u2019un artiste qui connut la gloire, mais se voit d\u00e9pass\u00e9 et le point de vue propos\u00e9 sur la carri\u00e8re de Gleyre. Il suffisait d\u2019un seul succ\u00e8s au Salon pour que la r\u00e9putation d\u2019un artiste fut lanc\u00e9e, Gleyre connut ce succ\u00e8s en 1843 avec <em>Le Soir<\/em>, (les illusions perdues), mais apr\u00e8s quelques commandes prestigieuses, la concurrence et les particularit\u00e9s d\u2019une personnalit\u00e9, entra\u00eenent assez rapidement sa mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart.<\/p>\n<p>\u00c0 force de visiter des expositions Paul Klee au centre qui lui est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Berne, on oublie qu\u2019il est un blockbuster. La r\u00e9trospective de Paris plac\u00e9e sous le signe de l\u2019ironie fait un tabac. Il y a de longues files d\u2019attente \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du b\u00e2timent et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Lors de mon passage lundi, le compteur des entr\u00e9es indiquait 408 entr\u00e9es \u00e0 11h.35 et 787 \u00e0 12 h 45. \u00c0 travers le th\u00e8me de l\u2019ironie elle se concentre sur les grandes lignes de l\u2019\u00e9volution de l\u2019oeuvre. Elle pr\u00e9sente des travaux de collections priv\u00e9es et de mus\u00e9es et pas seulement du centre Paul Klee, qui contribue cependant largement. A Signaler au mus\u00e9e Rodin: <em>Huit artistes contemporains entre sculpture et photographie<\/em> jusqu\u2019au 17 juillet (notamment Markus Raetz).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 2 mai 2016<\/span> Mus\u00e9e des beaux-arts: <em>Chinese Whispers<\/em> jusqu\u2019au 19 juin <em>Moderne Meister. \u00ab Entartete Kunst \u00bb im Kunstmuseum Bern<\/em> jusqu\u2019au 21 ao\u00fbt. Un parcours original \u00e0 travers des oeuvres majeures de la collection. Les artistes retenus sont exclusivement ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9s de d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par les nazis et les oeuvres sont pr\u00e9sent\u00e9es dans l\u2019ordre chronologique de leur entr\u00e9e dans les collections. En parall\u00e8le une documentation sur l\u2019art qualifi\u00e9 de \u00ab d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00bb est pr\u00e9sent\u00e9e. Il s\u2019agit bien s\u00fbr d\u2019une suite de grands noms comme Kirchner, Klee, Kandinsky, Picasso, Itten et beaucoup d\u2019autres qui montrent la richesse des collections du mus\u00e9e bernois qui a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des lib\u00e9ralit\u00e9s de nombreux collectionneurs \u00e9clair\u00e9s.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 18 mars 2016<\/span> au Mus\u00e9e du Louvre: Hubert Robert jusqu\u2019au 30 mai, une tr\u00e8s grande r\u00e9trospective de l\u2019un des peintres les plus actifs au XVIIIe si\u00e8cle et \u00ab inventeur \u00bb du Louvre. La Maison rouge \u2013 fondation de Galbert et mus\u00e9e de S\u00e8vres: <em>Ceramix de Rodin \u00e0 Sch\u00fctte<\/em> jusqu\u2019au 12 juin 2016 et bien s\u00fbr aux Galeries nationales du Grand Palais: <em>Carambolages<\/em> jusqu\u2019au 4 juillet. Une exposition dont une version r\u00e9duite fut d\u2019ailleurs pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Maison rouge, il y a deux ans.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bienne 13 f\u00e9vrier 2016<\/span> Centre PasquArt (ferm\u00e9 lundi et mardi!).<em> Clare Goodwin. Constructive Nostalgia<\/em> jusqu\u2019au 10 avril 2016. Clare Goodwin est n\u00e9e en 1973 \u00e0 Birmingham, elle est install\u00e9e en Suisse \u00e0 Zurich depuis de nombreuses ann\u00e9es. Elle se consacre avant tout \u00e0 la peinture, mais place l\u2019espace, la relation entre la tridimensionalit\u00e9 et la surface peinte, au coeur de son travail. Ainsi au centre PasquArt \u00e0 Bienne, elle ferme l\u2019acc\u00e8s aux galeries par un hexagone monumental qui oblige le visiteur \u00e0 se plier, se faufiler entre les parois pour acc\u00e9der aux salles. Elle s\u2019inspire d\u2019\u00e9l\u00e9ments du quotidien pour construire des peintures g\u00e9om\u00e9triques&#8230;..<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 12 f\u00e9vrier 2016<\/span> 2016 est l&rsquo;ann\u00e9e dada \u00e0 Zurich, b\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;une grosse promotion m\u00e9diatique http:\/\/www.dada100zuerich2016.ch\/fr\/, la date d\u00e9cisive est le 5 f\u00e9vrier lorsque d\u00e9buteront les trois expositions consacr\u00e9es au mouvement dada, au Cabaret Voltaire, au Kunsthaus, <em>Dadaglobe<\/em> jusqu&rsquo;au 1er mai qui digitalise une importante collection de documents dada. Dans la petite salle d\u00e9di\u00e9e aux expositions temporaires on d\u00e9couvre une reconstitution de dadaglobe. Un projet de publication qui n\u2019aboutit jamais, mais pour lequel de nombreux artistes envoy\u00e8rent des contributions originales. Certains collages par exemple de Max Ernst sont tr\u00e8s connus. Au mus\u00e9e national,<em> Dada universel<\/em> jusqu&rsquo;au 28 mars 2016. Le mus\u00e9e national suisse a lui aussi d\u00e9cid\u00e9 de c\u00e9l\u00e9brer le centenaire du mouvement dada qui pour le coup est proclam\u00e9 \u00ab la principale contribution de la Suisse \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019art mondial \u00bb&#8230;..<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 12 f\u00e9vrier 2016<\/span> <em>Signac. Une vie au fil de l&rsquo;eau.<\/em> Fondation de l&rsquo;Hermitage, Lausanne jusqu&rsquo;au 22 mai 2016. Puis Lugano en automne. En 2003, la Fondation Gianadda proposait une r\u00e9trospective Paul Signac (1863 \u2013 1935). Elle s&rsquo;appuyait sur les pr\u00eats de nombreuses institutions internationales, mais pr\u00e9sentait d\u00e9j\u00e0 un groupe important d&rsquo;oeuvres provenant d&rsquo;une seule collection priv\u00e9e suisse. Aujourd&rsquo;hui la Fondation de l&rsquo;Hermitage nous propose de d\u00e9couvrir cette collection consacr\u00e9e \u00e0 Signac. L&rsquo;exposition affiche \u00e9galement des oeuvres de contemporains qui pratiqu\u00e8rent le pointillisme, Van Rysselberghe, Maximilien Luce, Camille Pissarro, Henri Edmond Cross, notamment&#8230;.<\/p>\n<p>Werner Bischof, Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e jusqu&rsquo;au 1er mai. Deux expositions, Point de vue et Helvetica pour rendre hommage \u00e0 un photographe qui fit une carri\u00e8re fulgurante trop t\u00f4t interrompue par un accident, lors d&rsquo;un reportage en Am\u00e9rique du Sud. Au sous-sol sous le titre, <em>Anonymats d\u2019aujourd\u2019hui<\/em>, un panorama de la photographie de rue contemporaine, plut\u00f4t passionnant.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le &#8211; Riehen 31 janvier 2016<\/span> <em>Jean Dubuffet. M\u00e9tamorphoses du paysage<\/em> jusqu&rsquo;au 8 mai. L&rsquo;oeuvre prolifique de Jean Dubuffet construite en th\u00e8mes et p\u00e9riodes bien sp\u00e9cifiques invite \u00e0 la r\u00e9trospective. La Fondation Beyeler nous propose de suivre un th\u00e8me r\u00e9current, malgr\u00e9 les ruptures affirm\u00e9es par l&rsquo;artiste, celui du paysage. Il faut dire que cette institution est particuli\u00e8rement bien plac\u00e9e pour organiser une telle manifestation, puisque son fondateur a vendu 750 oeuvres de Dubuffet au cours de son activit\u00e9 de galeriste et que la fondation en poss\u00e8de une douzaine.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">1er janvier 2016<\/span> Que nous promet l\u2019ann\u00e9e 2016 au niveau des expositions et des mus\u00e9es ? En Suisse, l\u2019actualit\u00e9 sera marqu\u00e9e par l\u2019ouverture de deux nouveaux b\u00e2timents qui viennent compl\u00e9ter des institutions existantes. Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le est d\u00e9sormais flanqu\u00e9 d\u2019un nouvel \u00e9difice imposant qui sera inaugur\u00e9 au printemps. La d\u00e9marche est semblable \u00e0 Coire, o\u00f9 la prestigieuse villa qui abritait les collections artistiques du canton des Grisons est enrichie d&rsquo;un nouvel \u00e9difice dont l\u2019inauguration est attendue avant l\u2019\u00e9t\u00e9. En fait il y a cinq chantiers de mus\u00e9es d&rsquo;art en Suisse! les deux que je viens de mentionner qui s&rsquo;ach\u00e8vent, celui du Kunsthaus de Zurich qui a d\u00e9but\u00e9 et celui des beaux-arts de Lausanne qui devrait commencer sous peu, et dont on aura un avant-go\u00fbt \u00e0 Coire, puisque ce sont les m\u00eames architectes; sans oublier la prochaine votation genevoise sur le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire. Pour marquer le centenaire du mouvement dada, Zurich a obtenu l\u2019organisation de Manifesta, la 11\u00e8me \u00e9dition d&rsquo;une exposition biennale d\u2019art contemporain qui s\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9roul\u00e9e dans des lieux plus p\u00e9riph\u00e9riques. Elle est dirig\u00e9e par Christian Jankowsky, une figure d\u00e9coiffante de l\u2019art allemand, d\u00e8s le 9 juin. Parall\u00e8lement le Kunsthaus rendra hommage \u00e0 Francis Picabia et le mus\u00e9e des beaux-arts de Winterthur c\u00e9l\u00e9brera Jean Arp, deux des principales figures de ce mouvement.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Chronique 2015 <\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne<\/span>. Alors que les Urbaines se d\u00e9roulent pendant trois jours dans divers lieux de la ville, l&rsquo;exposition <em>Natural Instincts<\/em> est visible \u00e0 l&rsquo;espace Arlaud jusqu&rsquo;au 3 janvier. Elle propose une s\u00e9lection tr\u00e8s internationale de prises de position diverses autour de l&rsquo;installation.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 2 d\u00e9cembre 2015<\/span> Kunsthaus, <em>Joan Miro, Mur, frise, paroi murale<\/em>, jusqu\u2019au 24 janvier 2016. En cette saison hivernale o\u00f9 l\u2019on se replie vers l\u2019int\u00e9rieur, le Kunsthaus de Zurich propose une exposition consacr\u00e9e \u00e0 Joan Miro, motiv\u00e9e par une paroi en c\u00e9ramique compos\u00e9e par l\u2019artiste qui scande la petite caf\u00e9t\u00e9ria ext\u00e9rieure de l\u2019institution. Compos\u00e9e en 1971-1972, cette paroi porte le titre \u00ab oiseaux qui s\u2019envolent \u00bb. Miro a r\u00e9alis\u00e9 de nombreuses oeuvres de ce type, l\u2019une des parois les plus importantes se trouve \u00e0 la Fondation Maeght \u00e0 Saint Paul de Vence. Sous le titre Mur, frise, paroi murale, l\u2019exposition du Kunsthaus propose d\u2019explorer la fascination de Miro pour le mur et l\u2019espace ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 28 novembre 2015<\/span> Augustin Rebetez, n\u00e9 en 1986, dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019\u00e9cole de photographie de Vevey est l\u2019une des personnalit\u00e9s artistiques les plus \u00e9tonnantes apparues sur la sc\u00e8ne suisse, depuis de longues ann\u00e9es. Il rencontre un succ\u00e8s absolument viral, m\u00e9rit\u00e9, auquel il r\u00e9pond pr\u00e9sent, en assumant et en organisant ses visions. En ce moment, il occupe compl\u00e8tement le th\u00e9\u00e2tre de Vidy \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un spectacle d\u2019une heure pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la Passerelle jusqu\u2019au 11 d\u00e9cembre. Le voici metteur en sc\u00e8ne, dirigeant six danseurs, chanteurs et musiciens, sans oublier les diff\u00e9rents automates, dr\u00f4nes \u00e9tranges qui surgissent par moment.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 28 novembre 2015<\/span> Parall\u00e8lement \u00e0 l&rsquo;exposition Klee \u00e0 Berne pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage inf\u00e9rieur, encore jusqu&rsquo;au 17 janvier, le centre Paul Klee a r\u00e9uni les oeuvres de plus de 30 artistes contemporains qui abordent le th\u00e8me de l&rsquo;arbre, <em>About Trees<\/em> jusqu&rsquo;au 24 janvier. Installations, vid\u00e9os, sculptures, dessins et peintures donnent un apercu des diff\u00e9rentes approches possibles de ce motif. Quelques oeuvres de Paul Klee sont aussi accroch\u00e9es. Le mus\u00e9e des beaux-arts propose trois expositions bien diff\u00e9rentes. La premi\u00e8re \u00e9voque les relations entre Toulouse Lautrec et quelques photographes qui ont document\u00e9 la personnalit\u00e9 de l&rsquo;artiste jusqu&rsquo;au 13 d\u00e9cembre. La deuxi\u00e8me propose une r\u00e9trospective de Rico Wassmer (1915 &#8211; 1972) jusqu&rsquo;au 13 mars et la troisi\u00e8me pr\u00e9sente les travaux d&rsquo;un couple artistique Silvia Gertsch et Xerxes Ach jusqu&rsquo;au 21 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lyon 17 novembre 2015\u00a0<\/span>13e biennale de Lyon jusqu\u2019au 3 janvier 2016. Le sous-titre de la biennale est <em>la vie moderne<\/em>. Le commissaire invit\u00e9 cette ann\u00e9e est Ralf Rugoff, qui a dirig\u00e9 la Hayward Gallery \u00e0 Londres. L\u2019exposition nous introduit \u00e0 divers regards d\u2019artistes sur cette vie moderne, il ne s\u2019agit pas d\u2019une interpr\u00e9tation stylistique de cette expression. Lorsque l\u2019on d\u00e9bute la visite \u00e0 la Sucri\u00e8re on est frapp\u00e9 de d\u00e9couvrir avant tout des d\u00e9chets, pneus lac\u00e9r\u00e9s pr\u00e9sent\u00e9s par Mike Nelson, c\u00e2bles de communication abandonn\u00e9s, Nina Carell, baskets et ordinateurs r\u00e9employ\u00e9s comme bacs \u00e0 fleurs, Michel Blazy, ou ces stores repris par Haegue Yang comme des sculptures minimalistes, suspendues dans l\u2019espace central du rez-de-chauss\u00e9e. Certains font des inventaires, Julien Pr\u00e9vieux rassemble des objets de triche dans le sport. Kader Attia r\u00e9unit des t\u00e9moignages vid\u00e9os sur les maladies psychiques dans le monde&#8230;. Il ne faut pas manquer au mus\u00e9e des confluences une grande exposition sur le th\u00e8me l&rsquo;art et la machine jusqu\u2019au 24 janvier. Un vaste projet qui va du 18e si\u00e8cle \u00e0 aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 10 novembre 2015<\/span>\u00a0Grand Palais: <em>Picassomania<\/em> jusqu\u2019au 29 f\u00e9vrier, ou comment accrocher des noms c\u00e9l\u00e8bres de l\u2019art contemporain dans une exposition du Grand Palais, en principe strictement r\u00e9serv\u00e9 aux blockbusters. La r\u00e9alisation est plut\u00f4t convaincante, le probl\u00e8me, c\u2019est que les visiteurs ne retiendront finalement que le nom de Picasso, plut\u00f4t que ceux de David Hockney, Jasper Johns, Martin Kippenberger, Georg Baselitz et l\u2019exposition se termine de fa\u00e7on grandiose avec George Condo. Les artistes sont expos\u00e9s dans l\u2019ordre des p\u00e9riodes de Picasso dont ils se sont inspir\u00e9s et \u00e0 chaque fois un petit espace a \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9 pour pr\u00e9senter des oeuvres de Picasso. Bien que touffu, le propos est int\u00e9ressant.<\/p>\n<p>Beaubourg: Prix Marcel Duchamp 2014 qui est revenu \u00e0 Julien Pr\u00e9vieux n\u00e9 en 1974, jusqu&rsquo;au 1er f\u00e9vrier. Les mouvements de la ligne dans l\u2019espace fascine les artistes et motive une grande partie de leurs oeuvres. Julien Pr\u00e9cieux nous montre que depuis le 19e si\u00e8cle l\u2019\u00e9tude des mouvements de l\u2019homme a trouv\u00e9 des applications dans l\u2019\u00e9conomie et l\u2019industrie. Le film <em>Capture de mouvements<\/em>, retrace cette histoire traduite en sch\u00e9mas dans\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s par le ballet de l\u2019op\u00e9ra de Paris. Partant d\u2019agences de brevets, il recense ces gestes, mouvements qui ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s par de grandes marques comme Apple. Une approche engag\u00e9e, qui d\u00e9tourne vers le monde artistique des r\u00e9alisations de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p>L\u2019art ancien et classique sont \u00e0 l\u2019honneur sur les bords du L\u00e9man. <span style=\"color: #0000ff;\">Vevey. 6 novembre 2015\u00a0<\/span>Au mus\u00e9e Jenisch, Claude Mellan (1598 \u2013 1688), <em>L\u2019\u00e9criture de la m\u00e9thode<\/em>, on d\u00e9couvre jusqu&rsquo;au 7 f\u00e9vrier, une collection priv\u00e9e, donn\u00e9e \u00e0 la Fondation William Cuendet &amp; atelier de Saint-Prex, consacr\u00e9e aux estampes de Claude Mellan. 251 feuilles de gravures de reproduction et de cr\u00e9ation d\u2019un contemporain de Simon Vouet et du Bernin, permettent de suivre les cheminements de ce buriniste, qui mit au point une nouvelle technique vertigineuse de cet instrument. Il rempla\u00e7a le croisement des traits et le h\u00e2churage, par une ligne continue dont les variations d\u2019\u00e9paisseur donnent les nuances d\u2019ombre et de lumi\u00e8re. Une technique qui convenait particuli\u00e8rement bien au portrait et \u00e0 la reproduction de sculptures.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve. 6 novembre 2015\u00a0<\/span>\u00a0<em>Avec Visions c\u00e9lestes. Visions funestes. Apocalypses de D\u00fcrer \u00e0 Redon<\/em> jusqu&rsquo;au 31 janvier, le cabinet des estampes est parti \u00e0 la recherche du th\u00e8me de l\u2019Apocalypse dans sa collection qui comprend environ 300&rsquo;000 feuilles. Le mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire consacre une r\u00e9trospective tr\u00e8s attendue au plus grand ma\u00eetre du classsicisme genevois Jean- Pierre Saint-Ours (1752 &#8211; 1809) jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne. 16 octobre 2015<\/span>\u00a0Le mus\u00e9e cantonal des beaux-arts \u00e0 Lausanne pr\u00e9sente<em> Giuseppe Penone. Regards crois\u00e9s<\/em> jusqu&rsquo;au 3 janvier. N\u00e9 en 1947, Giuseppe Penone est une figure bien connue de l&rsquo;arte povera, ses interventions dans les grandes expositions internationales retiennent toujours l&rsquo;attention, comme lors de la Documenta 13 \u00e0 Kassel. En fait, il est plut\u00f4t rare de d\u00e9couvrir un large groupe de ses oeuvres. Le mus\u00e9e de Lausanne propose deux installations &#8211; sculptures monumentales et de nombreux dessins et projets. Ces derniers sont associ\u00e9s aux dessins d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;autres artistes. Ma\u00eetre de l&rsquo;illusion et de la m\u00e9tamorphose, il est fascinant de d\u00e9couvrir ces oeuvres de pr\u00e8s.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le &#8211; Riehen 6 octobre 2015\u00a0<\/span>La Fondation Beyeler a d\u00e9cid\u00e9 de marquer le centenaire du carr\u00e9 noir de Kasimir Malewitsch par une double exposition. La premi\u00e8re au titre \u00e9nigmatique <em>A la recherche de 0.10, la derni\u00e8re exposition futuriste<\/em> de peinture tente de reconstituer le plus pr\u00e9cis\u00e9ment possible, la manifestation dans laquelle Malewitsch pr\u00e9senta pour la premi\u00e8re fois une oeuvre devenue embl\u00e9matique du 20\u00e8me si\u00e8cle. Confront\u00e9e au style cubo-futuriste des 13 autres participants, la d\u00e9marche de Malewitsch ressort dans toute sa radicalit\u00e9 ! La seconde bas\u00e9e sur la collection de la fondation et d\u2019autres collections, \u00e9voque sous le titre <em>Soleil noir<\/em> l\u2019influence de Malewitsch sur l\u2019art des g\u00e9n\u00e9rations suivantes. Les deux sont \u00e0 d\u00e9couvrir jusqu\u2019au 10 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 30 ao\u00fbt 2015<\/span>\u00a0Kunsthaus: <em>Christian Marclay, Action<\/em> jusqu&rsquo;au 15 novembre 2015. Depuis les d\u00e9buts de sa carri\u00e8re, Christian Marclay travaille sur les relations entre art et musique. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, il s&rsquo;est tourn\u00e9 vers des inventaires de situations cin\u00e9matographiques ( l&rsquo;heure, le t\u00e9l\u00e9phone, le baiser), qui lui ont assur\u00e9 une grande notori\u00e9t\u00e9. L&rsquo;exposition du Kunsthaus est marqu\u00e9e par le silence. C&rsquo;est le titre d&rsquo;une grande s\u00e9rie de s\u00e9rigraphies qui reproduit ce mot d&rsquo;ailleurs. Il poursuit sa recherche sous la forme d&rsquo;inventaires, cette fois autour des onomatop\u00e9es qui \u00e9voquent les sons dans les comics ou les publicit\u00e9s notamment. Elles sont reproduites sous forme de peintures et s\u00e9rigraphies de grands formats ou de livres en \u00e9dition limit\u00e9e et d&rsquo;un film. Le regard est aussi r\u00e9trospectif et propose quelques travaux anciens, une s\u00e9rie de peintures sur couvertures de disques, des vid\u00e9os.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey, \u00a09 ao\u00fbt 2015<\/span> Mus\u00e9e Jenisch <em>L&rsquo;infini du geste. Ferdinand Hodler dans la collection Rudolf Schindler<\/em> jusqu&rsquo;au 4 octobre. Plonger dans la caverne d&rsquo;Ali-Baba, c&rsquo;est sans doute ce que dut ressentir Rudolf Schindler (1914 &#8211; 2015), artiste et directeur d&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;art, lorsqu&rsquo;il d\u00e9cida en 1955, d&rsquo;organiser une exposition Ferdinand Hodler, \u00e0 un moment o\u00f9 le peintre \u00e9tait au purgatoire comme la plupart des artistes caract\u00e9ristiques de l&rsquo;art nouveau d&rsquo;ailleurs. Ayant nou\u00e9 des liens de confiance avec la famille de Hodler et poss\u00e9dant un connaissance approfondie de son travail, il sut constituer une collection remarquable de plus de 600 dessins, esquisses peintes et tableaux. L&rsquo;accrochage de l&rsquo;exposition rend bien cet \u00e9merveillement et la qualit\u00e9 exceptionnelle des choix du collectionneur qui a l\u00e9gu\u00e9 cet ensemble au mus\u00e9e Jenisch.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">M\u00f4tiers 8 ao\u00fbt 2015<\/span> <em>M\u00f4tiers 2015, \u00a0Art en plein air<\/em> jusqu&rsquo;au 20 septembre. A M\u00f4tiers, 62 interventions artistiques animent la localit\u00e9 et le parcours forestier voisin de petites ou grandes interventions qui d\u00e9tournent, modifient la vision habituelle des lieux. Du chat volant de Christian Gonzebach qui domine le paysage comme un nouveau poteau \u00e9lectrique, au jeans qui habille les sapins de Vincent Kohler, en passant par les nains, tout petits, puis tr\u00e8s grands de Plonk &amp; Replonk. Plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;artistes ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 participer, les anciens sont Daniel Spoerri, Ben et Olivier Mosset. La liste est longue des \u00e9dicules, cabanes, yourte, cadres ou miroirs qui sugg\u00e8rent une autre fa\u00e7on de regarder et d&rsquo;habiter la nature. Le rythme des expositions de M\u00f4tiers est quadriennal. Une page du site consacr\u00e9e aux \u00e9ditions 2011 et 2007.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 2 ao\u00fbt 2015<\/span> Centre Paul Klee: <em>Klee &amp; Kandinsky<\/em> jusqu&rsquo;au 27 septembre 2015. En 2015, le centre Paul Klee f\u00eate son dixi\u00e8me anniversaire. On mesure sur la page, o\u00f9 j&rsquo;ai r\u00e9uni les critiques des expositions parcourues, la diversit\u00e9 des points de vue qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e pour aborder l&rsquo;oeuvre de Klee, pendant cette p\u00e9riode. Et pourtant, je n&rsquo;ai visit\u00e9 que! 13 expositions parmi celles organis\u00e9es au cours de cette d\u00e9cennie. Disposant d&rsquo;un fond exceptionnel, le centre Paul Klee a r\u00e9ussi \u00e0 s&rsquo;imposer comme partenaire des principales institutions mondiales. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il peut maintenant proposer une exposition Klee &amp; Kandinsky avec le Lenbachhaus de Munich. L&rsquo;exposition s&rsquo;appuie essentiellement sur les fonds de cette institution et sur ceux du Centre Paul Klee, mais elle est encore enrichie de nombreux pr\u00eats d&rsquo;autres mus\u00e9es prestigieux et de collections priv\u00e9es. Divis\u00e9e en huit sections chronologiques ou th\u00e9matiques, elle met en \u00e9vidence les relations entre les deux peintres et leur \u00e9volution.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 25 juillet 2015<\/span>\u00a0Haus konstruktiv, <em>William Kentridge. The Nose<\/em> jusqu\u2019au 6 septembre 2015. En voyant William Kentridge \u00e0 l\u2019agenda du Haus konstruktiv, on se demande au premier abord ce que cet artiste sud-africain connu pour ses dessins figuratifs en noir et blanc, ses jeux d\u2019ombres et ses d\u00e9coupages vient faire dans ce mus\u00e9e. Et pourtant ! Il a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 par le Metropolitan Opera \u00e0 mettre en sc\u00e8ne le Nez de Schostakovitch. On d\u00e9couvre que ce projet a \u00e9t\u00e9 la source d\u2019un d\u00e9ferlement cr\u00e9atif stup\u00e9fiant. Une grande installation qui relate un proc\u00e8s stalinien de 1937 est l\u2019occasion d\u2019\u00e9voquer sur de nombreux \u00e9crans toutes les recherches du constructivisme russe. Il r\u00e9alise aussi des estampes, des tapisseries et des sculptures en relation avec cette mise en sc\u00e8ne que l\u2019on d\u00e9couvre dans les salles de l\u2019\u00e9tage avec un enregistrement vid\u00e9o de l\u2019op\u00e9ra.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Martigny 24 juillet 2015\u00a0<\/span>Fondation Pierre Gianadda : <em>Matisse en son temps<\/em> jusqu\u2019au 22 novembre 2015. L\u2019annonce d\u2019une exposition Matisse suscite toujours l\u2019int\u00e9r\u00eat. Celle qui est propos\u00e9e par la Fondation Gianadda repose essentiellement sur les fonds du centre Pompidou, compl\u00e9t\u00e9e par quelques pr\u00eats de collections priv\u00e9es. On retrouve des toiles c\u00e9l\u00e8bres et d\u2019autres qui le sont moins, l\u2019id\u00e9e de l\u2019exposition, assez complexe, r\u00e9alis\u00e9e par une conservatrice du Mus\u00e9e national d\u2019art moderne, est de montrer Matisse et les travaux de quelques contemporain et m\u00eame h\u00e9ritiers sur toute la dur\u00e9e de l\u2019existence du ma\u00eetre. Un concept qui ne se pr\u00eate gu\u00e8re \u00e0 l\u2019architecture de la fondation Gianadda, qui permet une vision simultan\u00e9e et imm\u00e9diate de toute l\u2019exposition, alors que l\u2019on verrait plut\u00f4t cette pr\u00e9sentation dans une enfilade de salles, plus traditionnelle. Ceci dit, malgr\u00e9 cette r\u00e9serve, les rencontres propos\u00e9es sont tr\u00e8s belles.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 18 juillet 2015 M<\/span>us\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e <em>reGeneration. Quelles approches pour la photographie<\/em> jusqu\u2019au 23 ao\u00fbt 2015. Cinquante artistes qui utilisent la photographie, s\u00e9lectionn\u00e9s parmi 400 candidats, donnent une id\u00e9e des pratiques de la photographie chez de jeunes cr\u00e9ateurs, r\u00e9cemment sortis d\u2019\u00e9coles d\u2019art, un regard stimulant. Le site du mus\u00e9e pr\u00e9sente chaque artiste par une vid\u00e9o.<\/p>\n<p>Petit ma\u00eetre ou grand peintre ? La Fondation de l&rsquo;Hermitage \u00e0 Lausanne consacre une importante r\u00e9trospective \u00e0 Marius Borgeaud jusqu&rsquo;au 25 octobre 2015. Marius Borgeaud (1861 &#8211; 1924). N\u00e9 en Suisse, Marius Borgeaud h\u00e9rita d\u2019une grande fortune qu\u2019il dilapida. Arriv\u00e9 \u00e0 la quarantaine, il se tourna vers la peinture pour gagner sa vie. Curieusement il semble y \u00eatre parvenu rapidement. Apr\u00e8s quelques h\u00e9sitations autour du paysage post-impressionniste. Il se sp\u00e9cialisa dans les sc\u00e8nes d\u2019int\u00e9rieur, les mairies, les pharmacies ou m\u00eame les galeries d\u2019art, sans oublier bien s\u00fbr les natures mortes. Tout \u00e0 fait fran\u00e7ais d\u2019esprit et peu attach\u00e9 \u00e0 son pays d\u2019origine, il garda pourtant des liens avec des compatriotes comme Edouard Morerod, F\u00e9lix Vallotton et Paul Vallotton&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Le Locle 8 juillet 2015 <\/span>Mus\u00e9e des beaux-arts<em> Triennale 2015. Art imprim\u00e9 et Didier Rittener<\/em> (prix 2010 de la ville du Locle) jusqu&rsquo;au 18 octobre. Une vingtaine d&rsquo;artistes dont la moiti\u00e9 sont Suisses alors que les autres proviennent de pays tr\u00e8s divers (Etats-Unis, France, Pologne, Serbie notamment) donnent un excellent aper\u00e7u des formes les plus diverses que l&rsquo;art imprim\u00e9 prend aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 22 juin 2015<\/span> Le mus\u00e9e Rath \u00e0 Gen\u00e8ve pr\u00e9sente en collaboration avec le Mucem de Marseille une exposition intitul\u00e9e \u00ab\u00a0<em>J&rsquo;aime les panoramas<\/em>\u00a0\u00bb <em>s&rsquo;approprier le monde<\/em> jusqu&rsquo;au 27 septembre 2015. Elle rassemble une quantit\u00e9 stup\u00e9fiante d&rsquo;oeuvres et de documents qui vont du XVIIIe si\u00e8cle \u00e0 l&rsquo;art contemporain. Bien que dense et touffue, elle propose des oeuvres de grande qualit\u00e9. On trouve David Hockney, Tacita Dean, aussi bien qu&rsquo;une \u00e9vocation de la restauration du panorama Bourbaki \u00e0 Lucerne.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 8 juin 2015\u00a0<\/span>Centre Pompidou: Collections modernes 1905 &#8211; 1965 et Passeurs: Historiens, critiques d&rsquo;art et amateurs \u00e9clair\u00e9s mai-d\u00e9cembre 2015. A chaque fois le nouvel accrochage des collections du centre Pompidou suscite un certain suspens. Le dernier \u00e9pisode prenait en compte la mondialisation et s\u2019ouvrait \u00e0 l\u2019art de l\u2019Am\u00e9rique du Sud, de l\u2019Asie et de l\u2019Europe de l&rsquo;Est. La nouvelle pr\u00e9sentation qui sera visible jusqu\u2019en 2017 est caract\u00e9ris\u00e9e par un recentrage, pour ne pas dire un repli sur la France et l\u2019histoire de l\u2019art moderne en France de 1905 \u00e0 1965. Un plus int\u00e9ressant, \u00e0 voir jusqu\u2019en d\u00e9cembre : elle met en \u00e9vidence l\u2019apport des critiques d\u2019art, po\u00e8tes, \u00e9crivains qui ont largement contribu\u00e9 \u00e0 la promotion des artistes dont la cote atteint des prix vertigineux aujourd\u2019hui. Un rappel historique l\u00e9gitime et bienvenu.<\/p>\n<p>Maison de Victor Hugo: <em>Louis Soutter \/ Victor Hugo. Dessins parall\u00e8les<\/em> jusqu&rsquo;au 30 ao\u00fbt 2015. A la recherche d\u2019artistes qui ont une pratique du dessin comparable \u00e0 celle de Victor Hugo, le mus\u00e9e d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9crivain dans la maison qu\u2019il occupait, r\u00e9alise une impressionnante exposition qui recherche les parall\u00e8les entre l\u2019oeuvre de Hugo et celle de Louis Soutter. Les pr\u00eats proviennent du mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne et de la Fondation Le Corbusier, mais aussi et surtout de collections priv\u00e9es. Elle offre des cheminements \u00e9tonnants dans l\u2019oeuvre des deux atistes. Extr\u00eamement subtile et raffin\u00e9e dans la s\u00e9lection des travaux, cette pr\u00e9sentation a la m\u00e9rite de montrer l\u2019intensit\u00e9 de la charge culturelle qui caract\u00e9rise Louis Soutter. On r\u00e9alise qu\u2019une part de son imaginaire est habit\u00e9e par les ch\u00e2teaux et la vie n\u00e9o-m\u00e9di\u00e9vale que l\u2019on trouve dans les livres de Hugo. Pour souligner ce lien avec la litt\u00e9rature de nombreux livres dont Louis Soutter a orn\u00e9 les marges sont pr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<p>A Paris, l\u2019atmosph\u00e8re estivale invite \u00e0 sortir des chemins battus et \u00e0 visiter quelques ateliers d\u2019artistes. Premi\u00e8re \u00e9tape le mus\u00e9e Gustave Moreau con\u00e7u et voulu par l\u2019artiste, ouvert au public depuis 1903. Si tout est inamovible, l\u2019\u00e9difice a \u00e9t\u00e9 remis en \u00e9tat r\u00e9cemment. Les conditions de visions des oeuvres ne sont pas toujours id\u00e9ales, mais cela est compens\u00e9 par l\u2019atmosph\u00e8re et la valeur documentaire du lieu. Par chance en reprenant la ligne de m\u00e9tro 12, on passe \u00e0 l\u2019autre bout de la capitale, \u00e0 Monparnasse et j\u2019en profite pour visiter la superbe exposition propos\u00e9e par le mus\u00e9e Bourdelle sur <em>les mannequins dans l\u2019art j<\/em>usqu&rsquo;au 12 juillet. Une exposition venue de Cambridge, sous le titre <em>Silent Partners,<\/em> qui documente de fa\u00e7on passionnante la cuisine des peintres et de leur atelier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Mendrisio 25 mai 2015<\/span> A Ligornetto \u00e0 500m. de la fronti\u00e8re italienne, au coeur de la r\u00e9gion de Mendrisio, le Mus\u00e9e Vincenzo Vela occupe la tr\u00e8s imposante villa-atelier que le sculpteur suisse a construite \u00e0 la fin de sa vie, au sommet d\u2019un petit promontoire qui domine la vall\u00e9e environnante. L\u00e9gu\u00e9e \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration suisse, la villa a subi d\u2019importantes transformations orchestr\u00e9es par Mario Botta qui en font un mus\u00e9e moderne, d\u00e9di\u00e9 autant \u00e0 l\u2019art des fr\u00e8res Vela, peintre et sculpteur, qu\u2019\u00e0 des expositions temporaires. En ce moment, c\u2019est l\u2019exposition <em>Marcello, Ad\u00e8le d&rsquo;Affry (1836 &#8211; 1879)<\/em> pr\u00e9sent\u00e9e auparavant par le mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire de Fribourg qui b\u00e9n\u00e9ficie de ce somptueux \u00e9crin jusqu\u2019au 30 ao\u00fbt 2015.<\/p>\n<p>Lugano. Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts, Renzo Ferrari (n\u00e9 en 1939), Visions nomades 1959-2014, jusqu&rsquo;au 2 ao\u00fbt 2015, l&rsquo;oeuvre peint d&rsquo;un v\u00e9ritable Cobra suisse, trop mal connu.<\/p>\n<p>On parle du record obtenu par une oeuvre d&rsquo;Alberto Giacometti. Il est amusant de rappeler que ce ne fut pas toujours le cas. En 1963, du vivant de l\u2019artiste, se pr\u00e9senta l\u2019occasion d\u2019acheter la collection de G. David Thompson de Pittsburgh qui comprenait pr\u00e8s d\u2019une centaine d\u2019oeuvres de Giacometti. Un groupe de personnes suisses se constitua et s\u2019engagea \u00e0 acheter la collection ( le prix demand\u00e9 \u00e9tait de 3 millions de fr.) avec l\u2019espoir d\u2019obtenir des fonds publics par la suite. Le Conseil communal de Zurich refusa de subventionner ce projet. La Fondation, cr\u00e9\u00e9e le 16 d\u00e9cembre 1965 r\u00e9colta alors uniquement des fonds priv\u00e9s pour acheter la collection.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 19 avril 2015<\/span> P\u00e9riodiquement les exposition visibles \u00e0 Paris mettent en \u00e9vidence un autre pays. En ce moment, on constate que c\u2019est assur\u00e9ment l\u2019Italie qui est \u00e0 l\u2019honneur. Je vais commencer par \u00e9num\u00e9rer celles que je n\u2019ai pas vues et qui m\u00e9ritent certainement une visite. A la cin\u00e9math\u00e8que francaise\u00a0: Michelangelo Antonioni. Aux origines du pop. (cin\u00e9ma, photo, mode) jusqu&rsquo;au 19 juillet. Au mus\u00e9e de l\u2019Orangerie Adolfo Wildt (1868 -1931). Le dernier symboliste jusqu&rsquo;au 13 juillet. Au mus\u00e9e du Petit Palais Les Bas-fonds du Baroque jusqu&rsquo;au 24 mai. Au mus\u00e9e Jaquemart Andr\u00e9\u00a0: Les passions de Roberto Longhi. De Giotto \u00e0 Caravage jusqu\u2019au 20 juillet. Et celles que j\u2019ai d\u00e9couvertes avec un grand int\u00e9r\u00eat. Au mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris\u00a0: <em>La passion selon Carol Rama<\/em> jusqu\u2019au 12 juillet. Au mus\u00e9e d\u2019Orsay\u00a0: <em>Dolce Vita? Peinture et art d\u00e9coratif en Italie du Liberty au design italien 1900 &#8211; 1940<\/em> jusqu&rsquo;au 13 septembre (ensuite \u00e0 Rome). Une excellente pr\u00e9sentation qui associe toutes les formes d\u2019expressions artistiques. Et passons aux expositions que j&rsquo;ai vues, je ne vais pas toutes les mentionner: <em>Pierre Bonnard. Peindre l&rsquo;Arcadie<\/em> au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay jusqu&rsquo;au 19 juillet. <em>Bruce Nauman<\/em> \u00e0 la Fondation Cartier propose 6 installations jusqu&rsquo;au 21 juin. <em>Markus L\u00fcpertz<\/em> jusqu&rsquo;au 19 juillet au mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris. N\u00e9 en 1941, Markus L\u00fcpertz devint une figure incontournable de la sc\u00e8ne picturale allemande, appel\u00e9e les nouveaux fauves, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. D\u00e8s le d\u00e9but de sa carri\u00e8re il a plac\u00e9 son oeuvre sous la marque du \u00ab dithyrambe, \u00bb, l\u2019ivresse de la peinture. Si le regard est r\u00e9trospectif, l\u2019exposition d\u00e9bute avec des toiles r\u00e9centes. <em>Les clefs d&rsquo;une passion<\/em> \u00e0 la Fondation Louis Vuitton jusqu&rsquo;au 6 juillet. <em>Takis et la Fin des mondes<\/em> au Palais de Tokyo jusqu&rsquo;au 17 mai. Enfin <em>Velasquez<\/em> au Grand Palais jusqu&rsquo;au 13 juillet.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la National Gallery de Londres en 2007 qui proposait une r\u00e9trospective r\u00e9unissant 46 toiles, soit le tiers de l&rsquo;oeuvre connu du peintre. Le Grand Palais propose une exposition plus large qui accorde une place importante aux artistes qui ont form\u00e9 Velasquez et \u00e0 ceux qui ont travaill\u00e9 avec lui dans son atelier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Gen\u00e8ve 2 avril 2015<\/span> Mus\u00e9e Rath: <em>Biens publics<\/em> jusqu&rsquo;au 26 avril. Pour marquer son vingti\u00e8me anniversaire, le Mamco exporte ses accrochages dans un regard r\u00e9trospectif sur l&rsquo;\u00e9volution des collections d&rsquo;art contemporain genevoises. Cabinet d&rsquo;art graphique: \u00ab\u00a0<em>Pardonnez &#8211; leur<\/em>\u00a0\u00bb 5 mars &#8211; 14 juin. L\u2019exposition est l\u2019aboutissement d\u2019un travail poursuivi avec des \u00e9tudiants et Didier Rittener professeur \u00e0 la Head en section Appropriation. Il propose de multiples regards et m\u00e9thodologies sur la vision du pass\u00e9 et les notions de multiples et reproductions, copies, \u00e0 partir des collections du cabinet des estampes. Mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire: <strong><em>Christiane Baumgartner. White Noise<\/em><\/strong> jusqu&rsquo;au 28 juin. Le cabinet des estampes signe \u00e9galement l\u2019exposition temporaire propos\u00e9e dans les locaux du mus\u00e9e d&rsquo;art et d\u2019histoire. Il s\u2019agit d\u2019une pr\u00e9sentaion importante des travaux de Christiane Baumgartner organis\u00e9e avec les mus\u00e9es de La Louvi\u00e8re et de D\u00fcsseldorf. Cette artiste allemande n\u00e9e en 1967 \u00e0 Leipzig vit dans cette ville. Elle r\u00e9alise des estampes de tr\u00e8s grands formats consacr\u00e9es au paysage ( l\u2019une atteint m\u00eame 4 m.), s\u00e9rigraphies, gravures sur bois et d\u2019autres techniques de reproducttion sont utilis\u00e9es. Elle propose aussi des vid\u00e9os enregistrant les reflets, les mouvements qu\u2019elle \u00e9voque dans ses gravures.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bienne 8 f\u00e9vrier 2015<\/span> Le Centre PasquArt (ferm\u00e9 lundi et mardi!) pr\u00e9sente notamment Roger Hiorns (n\u00e9 en 1975) jusqu\u2019au 5 avril. Un \u00ab sculpteur \u00bb britannique d\u00e9concertant. En effet il joue sur de nombreux registres, sculptures faites d\u2019objets trouv\u00e9s, moteur, \u00e9viers par exemple, installation sonore, grande installation form\u00e9e de radiateurs d\u2019auto suspendus et enfin performance. Tout tourne autour d\u2019un discours sur la mort et la maladie de la vache folle en particulier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 8 f\u00e9vrier 2015<\/span>\u00a0Riehen, <em>Paul Gauguin<\/em>. Fondation Beyeler jusqu\u2019au 28 juin 2015. Avec une cinquantaine de toiles et de sculptures, l&rsquo;exposition de la Fondation Beyeler se concentre sur la repr\u00e9sentation de la figure humaine dans l&rsquo;oeuvre de Paul Gauguin. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par l&rsquo;absence de toute nature morte, il en a peint de somptueuses pourtant. A l&rsquo;exception de la palette du peintre, accroch\u00e9e dans la premi\u00e8re salle&#8230;. L\u2019ouverture de l\u2019exposition est entach\u00e9e par une rumeur qui semble confirm\u00e9e. Elle concerne la toile <em>Quand te maries-tu ?<\/em> de 1892, pr\u00e9sent\u00e9e ici avec son pendant du mus\u00e9e Pouchkine \u00e0 Moscou <em>Eh quoi ! tu es jalouse ?<\/em>, 1892. C\u2019est l\u2019une des pi\u00e8ces phares de la Fondation Rudolf Staechelin d\u00e9pos\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent au mus\u00e9e de B\u00e2le, elle aurait \u00e9t\u00e9 vendue au Qatar pour 300 millions&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 26 janvier 2015<\/span>\u00a0 Mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e. Comme la Tate avec le Turner Prize ou le centre Pompidou avec le prix Marcel Duchamp, le mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e propose pour la premi\u00e8re fois le Prix Elys\u00e9e. Apr\u00e8s une premi\u00e8re s\u00e9lection parmi 400 candidats, l\u2019exposition pr\u00e9sent\u00e9e au sous-sol permet de d\u00e9couvrir les huit nomin\u00e9s. Un excellent cru qui propose un regard sur les pratiques tr\u00e8s diverses de la photographie aujourd\u2019hui. Le Laur\u00e9at recevra un prix de 80\u2019000 francs au mois de juin! L\u2019exposition William Eggleston invite \u00e0 d\u00e9couvrir un autre regard \u00e0 la fois tr\u00e8s actuel et tr\u00e8s dat\u00e9 ann\u00e9es 1960, jusqu\u2019au 3 mai. Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts, <em>Paris \u00e0 nous deux<\/em> jusqu\u2019au 26 avril, 27 artistes qui ont v\u00e9cu du 18\u00e8me si\u00e8cle \u00e0 la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 20\u00e8me si\u00e8cle sont pr\u00e9sent\u00e9s pour esquisser les relations entre les artistes et les collectionneurs vaudois et la capitale fran\u00e7aise. L\u2019accrochage a\u00e9r\u00e9 se concentre sur quelques personnalit\u00e9s dont le travail est examin\u00e9 sous divers angles th\u00e9matiques aussi divers que la Grande Guerre, la mode, les spectacles ou la vie urbaine. De nombreux pr\u00eats ext\u00e9rieurs viennent enrichir cet accrochage des collections.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Pully 25 janvier 2015\u00a0<\/span>\u00a0<em>Matthias Schmied : \u00ab Critical Mass of Silence \u00bb<\/em>, mus\u00e9e d\u2019art de Pully jusqu\u2019au 15 mars 2015. Apr\u00e8s Sophie Bouvier Ausl\u00e4nder qui avait occup\u00e9 tout l\u2019espace du mus\u00e9e avec des papiers cisel\u00e9s, d\u00e9coup\u00e9s, accroch\u00e9s, suspendus. Le mus\u00e9e de Pully pr\u00e9sente un autre artiste qui travaille le papier en d\u00e9coupage, en guirlandes ou en dentelles, on retrouve un accrochage tr\u00e8s fragile qui recourt \u00e0 d\u2019innombrables \u00e9pingles, mais dans un esprit tr\u00e8s diff\u00e9rent. Matthias Schmied est n\u00e9 en 1976 \u00e0 Berne, il vit \u00e0 Paris. Dans cette pr\u00e9sentation, intitul\u00e9e \u00ab Critical Mass of Silence \u00bb, il associe l\u2019\u00e9criture et l\u2019image des magazines ou des bandes dessin\u00e9es pour les transformer en collages-d\u00e9coupages.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Chronique 2014 <\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris, 9 d\u00e9cembre 2014<\/span> Le centre Pompidou pr\u00e9sente une grande r\u00e9trospective de <em>Jeff Koons, La R\u00e9trospective<\/em> jusqu\u2019au 27 avril, qui sera bient\u00f4t sexag\u00e9naire. Sur le m\u00eame \u00e9tage, une autre exposition \u00e9voque <em>Marcel Duchamp<\/em> jusqu&rsquo;au 5 janvier, qui \u00e9prouva une fascination pour les objets produits par l\u2019industrie moderne au point d\u2019en faire des ready made. Le parall\u00e8le entre les deux artistes est \u00e9vident. On pourrait pousser plus loin la comparaison avec d\u2019autres expositions visibles \u00e0 Paris en ce moment : <em>Niki de Saint Phalle<\/em> au Grand Palais jusqu\u2019au 2 f\u00e9vrier. Elle utilisa, au d\u00e9but de sa carri\u00e8re, les jouets d\u2019enfants pour en faire des sortes de poup\u00e9es vaudou, criant sa douleur, avant de passer \u00e0 une \u00e9tape diff\u00e9rente en cr\u00e9ant ses immenses Nana. Ou encore avec cette \u00e9vocation tr\u00e8s originale du Marquis de Sade, <em>Attaquer le soleil<\/em> jusqu\u2019au 25 janvier au mus\u00e9e d\u2019Orsay qui rassemble des oeuvres du XIXe et du XXe si\u00e8cle o\u00f9 la part de non-dit, de myst\u00e8re et d\u2019attentes est importante. Palais de Tokyo <em>Inside<\/em> jusqu\u2019au 11 janvier. Une monumentale exposition collective qui appelle \u00e9motions et exp\u00e9riences autour de l\u2019id\u00e9e de p\u00e9n\u00e9tration dans un int\u00e9rieur, tunnel, mine, maison, cabane, miroir, atelier, for\u00eat, corps. Ici aussi on pourrait faire un parall\u00e8le avec la Hon de Niki de Saint Phalle.<\/p>\n<p>Au mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris, on d\u00e9couvre deux expositions tr\u00e8s diff\u00e9rentes qui m\u00e9ritent une visite: <em>David Altmedj, Flux<\/em> jusqu&rsquo;au 1er f\u00e9vrier, un quadrag\u00e9naire canadien qui nous emm\u00e8ne dans un univers fantastique, jamais vu, entre Arcimboldo et Matthew Barney et <em>Sonia Delaunay<\/em> jusqu&rsquo;au 22 f\u00e9vrier, une r\u00e9trospective qui pr\u00e9sente toutes les facettes de l&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;artiste, sur laquelle je reviendrai lorsque j&rsquo;aurais \u00e9t\u00e9 voir l&rsquo;exposition Blaise Cendrars, au coeur des arts, jusqu&rsquo;au 1er mars \u00e0 La Chaux-de-Fonds.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Gen\u00e8ve 1er d\u00e9cembre 2014<\/span> Mamco Ulla von Brandenburg (1974), St\u00e9phane Zaech (1966) &amp;&#8230; jusqu&rsquo;au 18 janvier. Pour cette cession hivernale, le mamco poursuit l&rsquo;alternance de pr\u00e9sentations monographiques et de regards sur ses collections. Dans cette derni\u00e8re, il ne faut pas manquer la fabuleuse pr\u00e9sentation des Seven Books of Poetry de Carl Andre, qui nous ram\u00e8ne au temps o\u00f9 la machine \u00e0 \u00e9crire \u00e9tait un moyen de cr\u00e9ation. Et pour les monographies, on rel\u00e8vera que le quatri\u00e8me \u00e9tage est enti\u00e8rement consacr\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9sentation de courts et moyens m\u00e9trages d&rsquo;Ulla von Brandenburg. On p\u00e9n\u00e8tre dans un univers envo\u00fbtant fait de tableaux vivants, de petits sc\u00e9narios myst\u00e9rieux et quotidiens, une partie de cartes, un go\u00fbter en famille, avec un environnement musical particuli\u00e8rement fascinant, inspir\u00e9 parfois du folklore du sud de l&rsquo;Allemagne dont l&rsquo;artiste est originaire.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> B\u00e2le, Riehen 22 novembre 2014<\/span> Fondation Beyeler <em>Peter Doig<\/em> jusqu&rsquo;au 22 mars. A B\u00e2le on d\u00e9couvre en ce moment trois grands peintres de paysage: Kaspar Wolf au mus\u00e9e des beaux-art jusqu&rsquo;au 1er f\u00e9vrier et Gustave Courbet et Peter Doig \u00e0 la Fondation Beyeler.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich novembre<\/span> Kunsthaus <em>Egon Schiele \/ Jenny Saville<\/em> jusqu&rsquo;au 25 janvier 2015. En raison de la s\u00e9lection des oeuvres, l\u2019exposition pourrait avoir comme sous-titre la mort dans l\u2019oeuvre de Schiele, car celle-ci est omnipr\u00e9sente. Ceci dit, il faut souligner que l\u2019on d\u00e9couvre une magnifique exposition Schiele, qui s\u2019appuie sur des toiles et \u00e0 la fin sur les dessins qui sont plus connus. Comment peindre un portrait, comment repr\u00e9senter un nu ou une maternit\u00e9, ce sont ces th\u00e8mes qui sont abord\u00e9s par l\u2019artiste britannique Jenny Saville (n\u00e9e en 1970). Six toiles monumentales et une quinzaine d\u2019\u00e9tudes ou de dessins sont accroch\u00e9es sur des parois blanches. Ils all\u00e8gent l\u2019atmosph\u00e8re et soulignent effectivement la permanence des questions li\u00e9es \u00e0 la repr\u00e9sentation des corps au cours de l\u2019histoire de l\u2019art&#8230;. Zurich: Kunsthaus <em>Ferdinand Hodler &#8211; Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyder<\/em> jusqu&rsquo;au 26 avril 2015. Dans une partie des salles habituellement consacr\u00e9es aux collection, le Kunsthaus propose une \u00e9tonnante rencontre, orchestr\u00e9e par l&rsquo;artiste Peter Fischli, entre Hodler et Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyder.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve et Riehen<\/span> Apr\u00e8s Paris, New York et Montpellier en 2007- 2008, la Fondation Beyeler et le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire \u00e0 Gen\u00e8ve consacrent une exposition \u00e0 Gustave Courbet, 7 septembre &#8211; 18 janvier 2015. En 1998 &#8211; 1999, le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne avait \u00e9galement consacr\u00e9 une expositon au peintre franc-comtois. A Gen\u00e8ve, au mus\u00e9e Rath on d\u00e9couvre, Gustave Courbet. Les ann\u00e9es suisses jusqu&rsquo;au 4 janvier 2015. Une exposition qui documente non seulement les oeuvres produites en Suisse, mais aussi celles que Courbet avaient amen\u00e9es en Suisse et qu&rsquo;il exposa \u00e0 la Tour-de-Peilz. L&rsquo;exposition s&rsquo;appuie sur l&rsquo;inventaire apr\u00e8s d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;artiste que l&rsquo;on peut feuilleter sur \u00e9cran et qui porte notamment la signature du peintre Fran\u00e7ois Bocion.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 1er novembre 2014<\/span> Le nouveau MEG, mus\u00e9e d&rsquo;ethnographie de Gen\u00e8ve. Depuis l&rsquo;ouverture en 2005 du Centre Paul Klee \u00e0 Berne, l&rsquo;inauguration du nouveau MEG repr\u00e9sente sans doute la principale ouverture de mus\u00e9e en Suisse. (Il y a eu encore celui du mus\u00e9e des cultures du monde \u00e0 B\u00e2le). Ce nouveau mus\u00e9e frappe par deux aspects: Il fait table rase du pass\u00e9 en plongeant sous la terre, le seul signe architectural ext\u00e9rieur nouveau, mais relativement modeste, est le hall d&rsquo;entr\u00e9e, surmont\u00e9 d&rsquo;une petite biblioth\u00e8que. L&rsquo;ancien mus\u00e9e est compl\u00e8tement abandonn\u00e9 et abritera l&rsquo;administration. La partie d\u00e9di\u00e9e aux expositions et aux collections est une immense halle souterraine de 2000m2, totalement modulable, qui fait penser aux halles d&rsquo;expositions de Palexpo ou de la foire de B\u00e2le, peut-\u00eatre aussi au Schaulager de Herzog &amp; de Meuron, inaugur\u00e9 en 2004. L&rsquo;identit\u00e9 du mus\u00e9e est enti\u00e8rement assum\u00e9e par des vitrines et des panneaux lumineux de projection! de fa\u00e7on audacieuse et g\u00e9n\u00e9reuse, les architectes Graber \/ Pulver ont renonc\u00e9 \u00e0 marquer l&rsquo;espace \u00e0 leur fa\u00e7on pour offrir un espace libre sans aucun pilier. ( Les travaux ont dur\u00e9 quatre ans et ont co\u00fbt\u00e9 environ 80 millions).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 27 octobre 2014<\/span> Mus\u00e9e des beaux-arts: <em>For Your Eyes Only<\/em> jusqu&rsquo;au 4 janvier, une collection priv\u00e9e mani\u00e9riste avec un bel ensemble surr\u00e9aliste, notamment Magritte. Dans la m\u00eame institution <em>Kaspar Wolf (1735 &#8211; 1783)<\/em> jusqu&rsquo;au 1er f\u00e9vrier. Un parcours th\u00e9matique, typologique dans l&rsquo;oeuvre de ce grand paysagiste, peintre des montagnes, des glaciers et des grottes.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Seoul 22 octobre 2014<\/span> <em>L\u2019espace dans les mus\u00e9es cor\u00e9ens<\/em> Apr\u00e8s la visite de trois mus\u00e9es \u00e0 Gwangju et celle de 4 institutions \u00e0 Seoul, auxquelles il faut ajouter le ddp Dogdaemun design Plaza, sans compter les diff\u00e9rents palais et le mus\u00e9e d\u2019histoire, j\u2019en viens \u00e0 quelques r\u00e9flexions sur l\u2019ampleur de l\u2019espace, du vide dans ces lieux&#8230;.<span style=\"color: #0000ff;\"> Gwangju 21 octobre 2014<\/span> Biennale de Gwangju <em>Burning Down the House<\/em> jusqu&rsquo;au 9 novembre 2014. Gwangju est une grande agglom\u00e9ration au sud de la Cor\u00e9e \u00e0 4-5 heures de Seoul. Avec 1,5 millions d\u2019habitants, elle repr\u00e9sente un bassin important pour une exposition biennale. Celle-ci, qui marque sa dixi\u00e8me \u00e9dition, se veut toutefois internationale et ouverte sur tous les continents. Elle assure aussi, je n\u2019ai pas les moyens de v\u00e9rifier !, \u00eatre la plus importante des biennales d\u2019Asie, on sait que celles-ci sont tr\u00e8s nombreuses&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 26 septembre 2014<\/span> Centre d&rsquo;art contemporain: <em>Biennale de l&rsquo;image en mouvement<\/em> jusqu&rsquo;au 23 novembre La Biennale de l&rsquo;image en mouvement propose un regard r\u00e9trospectif et prospectif sur l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;image en mouvement aujourd&rsquo;hui. Un grand nombre d&rsquo;installations et d&rsquo;espaces de projection permettent de d\u00e9couvrir ces d\u00e9marches. Il faut pr\u00e9voir plusieurs heures si l&rsquo;on se laisse happer par certaines projections. Comme je l&rsquo;ai fait en regardant la totalit\u00e9 du film d&rsquo;Arvo Leo, <em>Fish Plane, Heart Clock<\/em> 60&prime;. Magnifique r\u00e9alisation qui associe le documentaire et la cr\u00e9ation autour d&rsquo;un artiste inuit Pudlo Pudlat (1916 &#8211; 1992).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 19 septembre 2014<\/span> Kunsthaus <em>Sophie Taeuber Arp. Heute ist Morgen<\/em> jusqu&rsquo;au 16 novembre. Le Kunsthaus d&rsquo;Aarau consacre une vaste r\u00e9trospective \u00e0 l&rsquo;oeuvre de Sophie Taeuber Arp, qui place les oeuvres appliqu\u00e9es et les productions artistiques sur le m\u00eame pied. Ainsi en entrant dans la premi\u00e8re salle on d\u00e9couvre un bureau con\u00e7u par l&rsquo;artiste. L&rsquo;approche crois\u00e9e de cette exposition qui rassemble environ 300 pi\u00e8ces rend justice \u00e0 l&rsquo;ensemble de la personnalit\u00e9 de Sophie Taeuber Arp.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Berne 19 septembre 2014<\/span> Mus\u00e9e des beaux-arts: <em>La couleur et moi. Augusto Giacometti<\/em> jusqu&rsquo;au 8 f\u00e9vrier 2015. Cousin assez \u00e9loign\u00e9 de Giovanni Giacometti, Augusto Giacometti \u00e9tait un peintre d&rsquo;une grande originalit\u00e9. Une fois reconnu et \u00e9tabli en Suisse, il devint avant tout un peintre verrier dont les r\u00e9alisations sont toujours admir\u00e9es.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 19 septembre 2014<\/span> Kunsthaus Ferdinand Hodler &#8211; Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyder jusqu&rsquo;au 26 avril 2015. Dans une partie des salles habituellement consacr\u00e9es aux collection, le Kunsthaus propose une \u00e9tonnante rencontre, orchestr\u00e9e par l&rsquo;artiste Peter Fischli, entre Hodler et Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyder. <span style=\"color: #0000ff;\">Bienne 31 ao\u00fbt 2014<\/span> Au CentrePasquArt: <em>Le Mouvement III. The City Performed<\/em> jusqu&rsquo;au 2 novembre. Une exposition consacr\u00e9e, non \u00e0 la sculpture statique ou monumentale, mais \u00e0 la performance et \u00e0 son d\u00e9veloppement depuis les ann\u00e9es 1960. Le CentrePasquart abrite \u00e9galement une partie des expositions des journ\u00e9es photographiques de Bienne qui sont aussi pr\u00e9sent\u00e9es dans de nombreux lieux de la ville, sous le titre <em>Hybride<\/em>, jusqu&rsquo;au 14 septembre. 2014 marque le 60\u00e8me anniversaire et la 12\u00e8me \u00e9dition des expositions de sculptures de Bienne initi\u00e9es en 1954 par Marcel Joray. La derni\u00e8re \u00e9dition eut lieu en 2009 sous le titre <em>Utopics<\/em>, elle prenait d\u00e9j\u00e0 ses distances par rapport \u00e0 la sculpture au sens traditionnel du terme, celle-ci se veut enti\u00e8rement \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, furtive et fluide en r\u00e9unissant uniquement des performances. La partie performance s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs achev\u00e9e le 31 ao\u00fbt. Il est par contre possible de visiter au Centrepasqu&rsquo;art une exposition consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;histoire et \u00e0 l&rsquo;actualit\u00e9 de ce type d&rsquo;expression artistique. Elle propose un grand nombre de noms d&rsquo;artistes fort connus. Par exemple: Vito Acconci, Valie Export, Dieter Meier, mais aussi Francis Al\u00ffs, Ai Weiwei, Klara Liden, Martin Creed. Leurs interventions sont attest\u00e9es par des documentations photographiques ou des projections de films et vid\u00e9os. Elles dessinent une typologie de l&rsquo;intervention urbaine par les lieux choisis, place, balcons, jardin ou par le genre de provocation adopt\u00e9e qui vont de l&rsquo;intervention d\u00e9nud\u00e9e \u00e0 la simple pr\u00e9sence sans caract\u00e9ritique particuli\u00e8re&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 11 ao\u00fbt 2014<\/span> Kunsthaus <em>Cindy Sherman, Untitled Horrors<\/em> jusqu&rsquo;au 14 septembre 2014. Avec une centaine de tirages souvent monumentaux, le Kunsthaus de Zurich propose une r\u00e9trospective de l&rsquo;oeuvre de Cindy Sherman. Elle retrace les innombrables trouvailles et fac\u00e9ties \u00e0 travers lesquelles l&rsquo;artiste s&rsquo;est mise en sc\u00e8ne. Si les termes jeux, fac\u00e9ties, m\u00e9tamorphoses, questionnement de l&rsquo;identit\u00e9, viennent \u00e0 l&rsquo;esprit en pensant \u00e0 Cindy Sherman, je trouve la pr\u00e9sentation, belle certes, mais trop statique et pompeuse. Alors que cette d\u00e9marche correspond aux pratiques et aux aspirations de tant de (jeunes) gens aujourd&rsquo;hui, on aurait pu trouver un moyen d&rsquo;en rendre compte. D&rsquo;ailleurs, les rares visiteurs, un dimanche au temps incertain, semblent indiquer que cette exposition a mal cibl\u00e9 son public. Le c\u00f4t\u00e9 trash et provocateur est vraiment effac\u00e9 au profit d&rsquo;une solennit\u00e9 qui fait penser \u00e0 une exposition de Rembrandt ou de Titien!<\/p>\n<p>Museum Rietberg. <em>Gastspiel, art contemporain suisse<\/em> au mus\u00e9e Rietberg jusqu&rsquo;au 9 novembre. Les collections du mus\u00e9e Rietberg d&rsquo;une richesse et d&rsquo;une diversit\u00e9 d\u00e9sar\u00e7onnantes tendent peu-\u00eatre \u00e0 d\u00e9courager le visiteur non sp\u00e9cialiste. Le mus\u00e9e a eu l&rsquo;excellente id\u00e9e d&rsquo;inviter plus d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;artistes suisses \u00e0 entra\u00eener, accompagner le visiteur dans ses collections. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une exposition d&rsquo;art contemporain pr\u00e9sent\u00e9e en parall\u00e8le aux collections, mais bien d&rsquo;une pr\u00e9sence souvent d\u00e9sacralisante, provocatrice dans toutes les salles et dans le parc. L&rsquo;exp\u00e9rience est bien r\u00e9ussie, on peut pr\u00e9f\u00e9rer l&rsquo;une ou l&rsquo;autre d\u00e9marche, car cette mise \u00e0 distance permet de regarder la collection d&rsquo;un oeil nouveau. Elle offre un v\u00e9ritable commentaire qui se d\u00e9cline dans des registres tr\u00e8s diff\u00e9rents&#8230;. Haus Konstruktiv Tobias Putry jusqu&rsquo;au 7 septembre. Auguste Herbin jusqu&rsquo;au 7 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bienne 2 ao\u00fbt 2014<\/span> Le centre PasquArt \u00e0 Bienne pr\u00e9sente deux expositions inspir\u00e9es par des d\u00e9couvertes faites \u00e0 La Biennale de Venise 2013. L&rsquo;une vient de Su\u00e8de avec les peintures, vid\u00e9os et sculptures d&rsquo;<em>Andreas Eriksson<\/em> (n\u00e9 en 1975) et l&rsquo;autre de Pologne avec une monumentale installation sonore de <em>Konrad Smolenski<\/em> \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 17 ao\u00fbt. Andreas Eriksson s&rsquo;inscrit dans la ligne de Per Kirkeby et fait preuve d&rsquo;une stup\u00e9fiante ma\u00eetrise des m\u00e9diums qu&rsquo;il emploie. Il passe du format monumental ou tout petit, r\u00e9alise des sculptures en bronze, inspir\u00e9es par les arbres et les oiseaux. Par ailleurs il utilise magnifiquement les espaces du centre PasquArt. En consultant son site, on constate que l&rsquo;exposition reprend int\u00e9gralement la pr\u00e9sentation du pavillon nordique \u00e0 Venise. On peut se demander pourquoi les explications sur les oeuvres fournies par l&rsquo;artiste sur son site ne figurent pas dans l&rsquo;exposition! http:\/\/www.medelplana.com<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Arles 29 juillet 2014<\/span> Avec la nouvelle Fondation van Gogh abrit\u00e9e dans un palais du 15e si\u00e8cle, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 par une partie moderne pour les services, Arles s\u2019est enrichie d\u2019une institution qui peut presque rivaliser avec le Palazzo Grassi \u00e0 Venise. Les salles, plus de 1\u2019000m2, sont parfaitement \u00e9quip\u00e9es. En ce moment on peut d\u00e9couvrir sous le titre <em>van Gogh live\u00a0!<\/em> jusqu\u2019au 31 ao\u00fbt, une exposition en deux volets. Pour commencer une pr\u00e9sentation intitul\u00e9e, Couleurs du Nord, couleurs du Sud, autour de van Gogh et de ses contemporains, tr\u00e8s int\u00e9ressante qui compare les paysages de van Gogh \u00e0 ceux de certains coll\u00e8gues. Plus loin, on d\u00e9couvre cinq artistes d\u2019aujourd\u2019hui qui ont certaines affinit\u00e9s \u00e9lectives avec van Gogh\u00a0: Bethan Huws, Elizabeth Peyton, Thomas Hirschhorn, Camille Henrot et Guillaume Bru\u00e8re. Par ailleurs quatre artistes sont intervenus dans la conception des locaux \u00e0 diff\u00e9rents niveaux: Bertand Lavier sur le portail, Rapha\u00ebl Hefti sur le toit de l&rsquo;entr\u00e9e, Gary Hume dans un patio et Fritz Hauser par une installation sonore dans les escaliers.<\/p>\n<p>Les rencontres photographiques se d\u00e9ploient dans 18 sites jusqu&rsquo;au 21 septembre. Elles proposent des expositions monographiques, mais aussi plusieurs collections priv\u00e9es dont les oeuvres sont s\u00e9lectionn\u00e9es autour du th\u00e8me de la typologie. On rel\u00e8vera les photos de groupes et de foules de la collection W. H. Hunt \u00e0 l&rsquo;Archev\u00e9ch\u00e9 et la collection Walther \u00e0 l&rsquo;Espace van Gogh. Pour les monographiques on mentionnera les portraits de David Bailey \u00e0 l&rsquo;\u00e9lise Saint-Anne, les collages de Vic Muniz \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise des Trinitaires ou encore Chema Madoz au Magasin \u00e9lectrique dans le parc des ateliers. Sur ce site, on retrouve les expositions habituelles et l&rsquo;on peut remarquer que le chantier de la tour de 52 m\u00e8tres con\u00e7ue par Frank Gehry a d\u00e9but\u00e9&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Avignon 28 juillet 2014<\/span> Assur\u00e9ment Olivier Py, nouveau directeur du Festival d&rsquo;Avignon, recherche davantage le d\u00e9bat, la confrontation que l\u2019adh\u00e9sion et la catharsis dans le choix des spectacles propos\u00e9s. Par les temps qui courent c\u2019est un choix l\u00e9gitime et courageux, il donne aussi une large place au texte lu, en pr\u00e9sentant par exemple sous diff\u00e9rentes formes les \u00e9crits de Lydie Dattas, une exp\u00e9rience envo\u00fbtante. Cette ann\u00e9e mon parcours des spectacles d\u2019Avignon ( tr\u00e8s restreint face \u00e0 l&rsquo;abondance de l&rsquo;offre) m\u2019a confront\u00e9 \u00e0 une v\u00e9ritable tour de Babel. Le premier \u00e9tant en grec, le deuxi\u00e8me en n\u00e9erlandais, le troisi\u00e8me en fran\u00e7ais avec un fort accent belge, le quatri\u00e8me en espagnol et pour terminer en beaut\u00e9 un concert chant\u00e9 et rapp\u00e9 en arabe. En plus dans le off, j\u2019ai vu un spectacle en cor\u00e9en et un autre en italien\u00a0!&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 9 juillet 2014<\/span> Mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire: <em>Rodin. L&rsquo;accident. L&rsquo;al\u00e9atoire<\/em> jusqu&rsquo;au 28 septembre. Un titre un peu myst\u00e9rieux pour une exposition-dossier passionnante construite autour d&rsquo;une oeuvre qui appartient \u00e0 la collection du mus\u00e9e, <em>La Muse tragique<\/em>. Cette derni\u00e8re faisant partie du <em>Monument \u00e0 Victor Hugo<\/em>. En plus de l&rsquo;histoire de l&rsquo;oeuvre et de sa pr\u00e9sence \u00e0 Gen\u00e8ve, l&rsquo;exposition montre l&rsquo;\u00e9volution de la r\u00e9ception et de la perception des notions de fini, d&rsquo;aboutissement, construction et hasard&#8230;. Egalement dans le domaine de la sculpture et de l&rsquo;objet trouv\u00e9, des lignes de force que divers assemblages peuvent r\u00e9v\u00e9ler, on d\u00e9couvre <em>Tatiana Trouv\u00e9, L&rsquo;\u00e9cho le plus long<\/em> au Mamco sur deux \u00e9tages jusqu&rsquo;au 21 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 14 juin 2014<\/span> 14 Rooms 14 juin &#8211; 22 juin, Messe Halle 3. Parall\u00e8lement \u00e0 Art Basel, B\u00e2le re\u00e7oit, \u00e0 l&rsquo;instigation de la Fondation Beyeler, d&rsquo;Art Basel et du th\u00e9\u00e2tre de B\u00e2le, <em>14 Rooms<\/em>, une exposition itin\u00e9rante et \u00e9volutive consacr\u00e9e \u00e0 la performance. Avec des r\u00e9alisations dont la conception s&rsquo;\u00e9tend de 1963 \u00e0 aujourd&rsquo;hui. Yoko Ono, Joan Jonas, Bruce Nauman avec la reprise live d&rsquo;une vid\u00e9o de 1968, Wall Floor Positions, mais aussi Tino Seghal, Roman Ondak, Laura Lima, Damien Hirst et ses jumeaux, ou encore Ed Atkins, Jordan Wolfson qui propose la danse d&rsquo;un robot f\u00e9minin. Une suite de rencontres intenses, exceptionnellement r\u00e9unies dans un seul espace&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Soleure 14 juin 2014<\/span> Mus\u00e9e des beaux-arts, Soleure, <em>Silvie Defraoui, Archives du futur<\/em> jusqu&rsquo;au 3 ao\u00fbt. En sept salles l&rsquo;exposition nous montre des pratiques qui vont de l&rsquo;utilisation de la lettre \u00e0 celle de la photographie, document trouv\u00e9, r\u00e9utilis\u00e9 ou produit, pour terminer avec des images projet\u00e9es fixes ou mouvantes dans l&rsquo;obscurit\u00e9 au mur et sur le sol. L&rsquo;exposition souligne diff\u00e9rentes simultan\u00e9it\u00e9s: les catastrophes qui rythment le quotidien et la beaut\u00e9 du monde. La perception des sp\u00e9cificit\u00e9s du lieu dans lequel elle intervient et le d\u00e9placement vers d&rsquo;autres espaces, d&rsquo;autres sites&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 4 juin 2014<\/span> Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e est le premier mus\u00e9e lausannois \u00e0 ouvrir ses expositions estivales avec trois pr\u00e9sentations parall\u00e8les. <em>Mathieu Gafsou. Only God Can Judge Me<\/em> jusqu\u2019au 24 ao\u00fbt. Les tirages de Mathieu Gafsou occupent les combles du mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e. Il pr\u00e9sente le monde de la drogue, quelques portraits, visages en gros plan, mais surtout des natures mortes, objets sordides, lieux abandonn\u00e9s, une bouteille vide, remplie de seringues, par exemple, avec tout de m\u00eame une certaine prise de recul comme cette photo d\u2019un pavot ou des sachets contenant diverses substances qui donne \u00e0 l&rsquo;ensemble le caract\u00e8re d&rsquo;un reportage qui va de pair avec l&rsquo;intensit\u00e9 esth\u00e9tique du regard. Luc Chessex, CCCC, Castro, Coca, Che, Cherchez la femme \u00e9voque la p\u00e9riode cubaine de Luc Chessex. Anonymes\u00a0? Des avantages de l\u2019auteur m\u00e9connu.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bex 28 mai 2014<\/span> Bex Arts 1er juin &#8211; 5 octobre <em>Emergences<\/em>, le titre de cette \u00e9dition de Bex Arts a inspir\u00e9 une grande vari\u00e9t\u00e9 de surgissements possibles ou improbables, de l&rsquo;\u00e9clair \u00e0 d&rsquo;\u00e9tranges bestioles, paon, singe, buffle, fant\u00f4mes entre l&rsquo;homme et l&rsquo;animal ou encore \u00e0 l&rsquo;\u00e9vocation tr\u00e8s concr\u00e8te de ces hangars, b\u00e2tisses utilitaires qui surgissent soudain lorsque l&rsquo;on se prom\u00e8ne dans la campagne. Une cinquantaine d\u2019artistes sont engag\u00e9s dans 43 projets qui donnent une vie nouvelle, entre r\u00e9alisme et fantastique au parc de Szilassy.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 14 mai 2014<\/span> Centre Paul Klee: Le voyage en Tunisie, Klee, Macke, Moilliet jusqu&rsquo;au 22 juin. Taking a Line for a Walk jusqu&rsquo;au 17 ao\u00fbt. Sept grands peintres europ\u00e9ens et am\u00e9ricains sont associ\u00e9s aux travaux sur l&rsquo;\u00e9criture et la ligne de Paul Klee. Un parcours horizontal qui d\u00e9bute avec Christopher Wool, puis Olav Christopher Jenssen, Jonathan Lasker et sur la m\u00eame ligne Klee, Tobey et Michaux pour terminer avec Cy Twombly et Brice Marden.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Aarau 14 mai 2014<\/span>\u00a0Kunsthaus: <em>Robert Walser und die bildende Kunst<\/em> jusqu&rsquo;au 27 juillet. Faire un saut \u00e0 Aarau un dimanche matin, alors que la journ\u00e9e s\u2019annonce pluvieuse. Surpris de d\u00e9couvrir que le lumineux caf\u00e9 du Kunsthaus est bien anim\u00e9 \u00e0 cette heure matinale. La nouvelle exposition est consacr\u00e9e \u00e0 Robert Walser et l\u2019art. Une th\u00e9matique complexe qui associe le contexte pictural des contemporains de l\u2019\u00e9crivain aux \u00e9chos actuels de ses r\u00e9cits dans l\u2019art contemporain. Pour ce dernier, il s\u2019agit autant d\u2019hommages explicites que d\u2019affinit\u00e9s \u00e9lectives. Le parcours offre une belle s\u00e9lection d\u2019art suisse et international. Rosemarie Trockel, Markus Raetz, Marie-Jos\u00e9 B\u00fcrki, Thomas Hirschhorn, Thomas Sch\u00fctte, Mark Wallinger, voici quelques artistes contemporains propos\u00e9s dans cette exposition. On y d\u00e9couvre encore des peintres allemands du XIXe si\u00e8cle, mais aussi L\u00e9o Paul et Philippe Robert ou le fr\u00e8re de l&rsquo;\u00e9crivain pour rendre compte du contexte artistique et de l&rsquo;actualit\u00e9 de Robert Walser.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Nyon 2 mai 2014<\/span> Ch\u00e2teau de Nyon: <em>Des hommes et la for\u00eat<\/em> jusqu&rsquo;au 26 octobre. 12 artistes contemporains \u00e9voquent la for\u00eat par le son et l&rsquo;image.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 13 avril 2014 et 19 mai<\/span> Fondation Beyeler, Riehen <em>Gerhard Richter, tableaux \/ s\u00e9ries<\/em> jusqu&rsquo;au 7 septembre. Dix salles dont l&rsquo;accrochage, comme le catalogue qui accompagne l&rsquo;exposition, ont \u00e9t\u00e9 en grande partie con\u00e7us par l&rsquo;artiste avec le commissaire Hans Ulrich Orbrist. Un accrochage dense et subtil qui pr\u00e9sente des s\u00e9ries de peintures, le plus souvent abstraites et comme en contrepoint une ou deux peintures figuratives tr\u00e8s photographiques. Les p\u00e9riodes sont confront\u00e9es les une aux autres. Y compris des oeuvres r\u00e9centes r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 partir de photographies digitales ou des parois de verre qui contribuent \u00e0 l&rsquo;exaltation de l&rsquo;architecture de Renzo Piano qui est au centre de cette exposition&#8230;. Mus\u00e9e des beaux-arts: James Ensor jusqu&rsquo;au 25 mai Kasimir Malewitsch, travaux sur papier jusqu&rsquo;au 22 juin. Mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain Le corbeau et le renard: Marcel Broodthaers jusqu&rsquo;au 17 ao\u00fbt.<\/p>\n<p><em> Paul Chan. Selected Works<\/em>, Schaulager, M\u00fcnchenstein jusqu&rsquo;au 19 octobre 2014. Paul Chan est n\u00e9 \u00e0 Hong Kong en 1973, il vit \u00e0 New York. Les oeuvres expos\u00e9es se divisent en trois cat\u00e9gories bien distinctes. Des films anim\u00e9s, des projections d\u2019ombres et des couvertures de livres recouvertes de paysages peints, ces derniers travaux furent montr\u00e9s \u00e0 Kassel en 2012. On peut encore ajouter de nombreux dessins, en relation avec les dessins anim\u00e9s et les projections et des installations de c\u00e2bles suspendus au mur ou \u00a0\u00e9tal\u00e9s dans une grande salle du sous-sol, ils aboutissent \u00e0 des chaussures remplies de b\u00e9ton. Kunsthalle, le directeur Adam Szymczyk ayant \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 \u00e0 la direction de la prochaine Documenta sera remplac\u00e9 d\u00e8s le 1er novembre 2014 par Elena Filipovic (1972) qui avait dirig\u00e9 la Biennale de Berlin avec Szymczyk en 2008.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 20 avril 2014<\/span>\u00a0 Mus\u00e9e des beaux-arts. <em>Mauricio Dias (1964) &amp; Walter Riedweg (1955) j<\/em>usqu&rsquo;au 22 juin. Ces deux vid\u00e9astes nous racontent une quantit\u00e9 d&rsquo;histoires qui associent t\u00e9moignages, documentaires et mises en sc\u00e8ne. Leurs travaux sont pr\u00e9sent\u00e9s dans dix salles et demandent plusieurs heures au spectateur s&rsquo;il veut tout voir! Mais une heure suffit pour entrer dans un monde fascinant et plein d&rsquo;humour et de sinc\u00e9rit\u00e9&#8230;. Une salle est \u00e9galement consacr\u00e9e \u00e0 quelques travaux de Robin Rhode jusqu&rsquo;au 1er juin.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 19 mars 2014<\/span> Par ce pic de pollution, \u00e0 vrai dire peu perceptible, la visite de Paris devient plus apais\u00e9e. La suppression des barri\u00e8res dans le m\u00e9tro cr\u00e9e une fluidit\u00e9 et une baisse de stress remarquables. Une p\u00e9riode assez calme pour les expositions temporaires \u00e0 Paris et pourtant, il y a bien assez de manifestations \u00e0 visiter. A signaler que l&rsquo;exposition Henri Cartier Bresson \u00e0 Beaubourg jusqu&rsquo;au 9 juin fait un tabac, je ne l&rsquo;ai pas vue. Galeries nationales du Grand Palais: <em>Bill Viola<\/em> 5 mars &#8211; 28 juillet. L&rsquo;art vid\u00e9o se pr\u00eate-t-il \u00e0 une r\u00e9trospective? la pr\u00e9sentation du Grand Palais r\u00e9pond \u00e0 la question par une immersion dans les travaux de Bill Viola, avec un parcours \u00e0 travers ses installations qui permet de saisir la permanence et l&rsquo;\u00e9volution dans ses recherches. Le th\u00e9\u00e2tre, le m\u00e9lodrame, le jeu, la mise en sc\u00e8ne, sont rassembl\u00e9s pour aboutir \u00e0 une sc\u00e9nographie tr\u00e8s spectaculaire qui montre ce que l\u2019on peut faire de l\u2019image mouvante en partant d\u2019un point de vue artistique&#8230;..<\/p>\n<p>Palais de Tokyo: L&rsquo;\u00e9tat du ciel 14 f\u00e9vrier &#8211; 7 septembre Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger. Nouvelles histoires de fant\u00f4mes (autour de l&rsquo;atlas Mn\u00e9mosyne d&rsquo;Aby Warburg) jusqu&rsquo;au 7 septembre. Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay: <em>Gustave Dor\u00e9 (1832 &#8211; 1883). L&rsquo;imaginaire au pouvoir<\/em> 18 f\u00e9vrier &#8211; 11 mai. Deux versants dans l\u2019oeuvre de Dor\u00e9 ou plut\u00f4t m\u00eame trois, le dessinateur et illustrateur, le peintre et le sculpteur. La r\u00e9trospective du mus\u00e9e d\u2019Orsay met l\u2019accent sur ses trois formes d\u2019expression&#8230;.<em> Vincent van Gogh &#8211; Antonin Artaud. Le suicid\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9<\/em> jusqu&rsquo;au 6 juillet. L\u2019exposition van Gogh-Artaud est une exposition \u00e0 deux battants, elle montre un peintre et celui qui le c\u00e9l\u00e8bre par le texte en cernant les deux personnalit\u00e9s. Une approche originale qui change des r\u00e9trospectives et qui met le \u00ab\u00a0peintre\u00a0\u00bb Van Gogh au centre, plut\u00f4t que le \u00ab\u00a0cas \u00bb Van Gogh\u00a0! Autoportraits, paysages, natures mortes, on le voit traiter les th\u00e8mes traditionnels de la peinture avec une grande originalit\u00e9 et l\u2019on pense devant bien des toiles \u00e0 l\u2019influence \u00e9norme qu\u2019il a exerc\u00e9e sur la peinture figurative du 20e si\u00e8cle. L&rsquo;exposition cerne aussi la personnalit\u00e9 d&rsquo;Antonin Artaud en montrant ces dessins et des extraits d&rsquo;une vingtaine de films dans lesquels il a jou\u00e9.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e du Louvre: le tr\u00e9sor de Saint Maurice d&rsquo;Agaune jusqu&rsquo;au 16 juin. Pour la premi\u00e8re fois le tr\u00e9sor de Saint-Maurice est en voyage, on connait ses pi\u00e8ces par la reproduction, mais on les a rarement vues, c&rsquo;est une occasion exceptionnelle avant qu&rsquo;une mus\u00e9ographie renouvel\u00e9e ne permette de les d\u00e9couvrir \u00e0 Saint-Maurice m\u00eame.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 19 f\u00e9vrier 2014<\/span> mamco: Hommage \u00e0 Philippe Thomas et notamment Frank Scurti, Christopher Williams jusqu&rsquo;au 18 mai. Sous le titre Hommage \u00e0 Philippe Thomas (1951 &#8211; 1995), le Mamco marque son vingti\u00e8me anniversaire par une double reconstitution. Au dernier \u00e9tage on d\u00e9couvre la r\u00e9p\u00e9tition partielle d&rsquo;une exposition pr\u00e9sent\u00e9e au mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain de Bordeaux en 1990, \u00e0 travers l&rsquo;agence <em>Les ready made appartiennent \u00e0 tout le monde<\/em>. Cette pr\u00e9sentation est assez annonciatrice de la direction suivie par le mamco au cours de ces vingt ann\u00e9es. Deux \u00e9tages plus bas, on retrouve des travaux li\u00e9s \u00e0 Philippe Thomas, tels qu&rsquo;ils furent pr\u00e9sent\u00e9s dans le premier accrochage du Mamco en 1994.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 16 f\u00e9vrier 2014<\/span> Kunsthalle, <em>Ed Atkins<\/em> (n\u00e9 en 1982) jusqu&rsquo;au 11 mai Migrosmuseum: <em>Sacr\u00e9 101<\/em>, une exposition inspir\u00e9e par le Sacre du Printemps jusqu&rsquo;au 11 mai. Un projet ambitieux qui tente d&rsquo;associer regard historique et contemporain sur l&rsquo;\u00e9vocation du Sacre du Printemps. A ce jour on compte environ 200 mises en sc\u00e8ne du ballet, 4 sont pr\u00e9sent\u00e9es ici sur des \u00e9crans, l&rsquo;une \u00e9tant une tentative de reconstitution du ballet original. Par ailleurs des artistes contemporains ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 s&rsquo;exprimer sur leur rapport \u00e0 la danse et au corps aujourd&rsquo;hui. Marc Bauer\u00a0 et Sara Mas\u00fcger, par exemple, avec un grand dessin mural, un porte-feuille et des sculptures. On trouve aussi des peintures, des photographies et des vid\u00e9os.<\/p>\n<p>Kunsthaus, <em>De Matisse au Blauer Reiter<\/em> jusqu&rsquo;au 11 mai. Mon site comprend de nombreuses pages et lors d\u2019expositions collectives, je suis parfois perplexe pour d\u00e9cider sur laquelle je vais parler d\u2019une nouvelle pr\u00e9sentation. L\u2019exposition actuellement propos\u00e9e au Kunsthaus de Zurich me met particuli\u00e8rement dans l&#8217;embarras. En effet, j\u2019ai une page consacr\u00e9e \u00e0 Matisse et une autre \u00e0 Kirchner, sur cette derni\u00e8re j\u2019ai rendu compte d\u2019une exposition consacr\u00e9e \u00e0 Die Br\u00fccke vue \u00e0 Madrid en 2005. Et puis il y a une troisi\u00e8me page, o\u00f9 j\u2019ai parl\u00e9 d\u2019une exposition de la Fondation Beyeler en 2003, intitul\u00e9e Expressiv. Pour la r\u00e9activer, c\u2019est ici que j\u2019ai mis l\u2019exposition <em>Matisse et les Fauves<\/em>, vue \u00e0 Vienne, il y a peu. Eh bien! je n\u2019aurai pas d\u00fb\u00a0! En effet, l\u2019exposition du Kunsthaus veut pr\u00e9cis\u00e9ment montrer la simultan\u00e9it\u00e9 des \u00e9mergences et des int\u00e9r\u00eats des groupes intitul\u00e9s, Fauves \u00e0 Paris et die Br\u00fccke, \u00e0 Dresde et Berlin, et leur enracinement commun autour de la vie artistique parisienne, \u00e0 travers l\u2019activit\u00e9 de galeries, de collectionneurs et de revues. Ce n\u2019est que vers 1911, que l\u2019on commence \u00e0 parler d\u2019expressionnisme, en le consid\u00e9rant comme allemand, avec une exacerbation au moment de la guerre. Le Blaue Reiter appara\u00eet en 1912, centr\u00e9 sur Munich et ouvre d\u2019autres perspectives, brutalement interrompues en 1914. Tout cela para\u00eet un peu compliqu\u00e9\u00a0? et bien, c\u2019est aussi l\u2019impression que donne l\u2019exposition du Kunsthaus. Ceci dit, il est sans doute bon de montrer que les choses sont compliqu\u00e9es et n\u2019entrent pas dans des cat\u00e9gories ressass\u00e9es pendant des d\u00e9cennies\u00a0! L&rsquo;exposition s&rsquo;appuie sur les collections Merzbacher, B\u00fchrle et celles de l&rsquo;institution avec \u00e9galement des pr\u00eats&#8230;.<\/p>\n<p>Helmhaus, <em>!Mediengruppe Bitnik &#8211; Christian Waldvogel<\/em> jusqu&rsquo;au 6 avril. Cette exposition s&rsquo;int\u00e9resse notamment au sort de Julian Assange r\u00e9fugi\u00e9 dans une ambassade \u00e0 Londres. On d\u00e9couvre une reconstitution de la petite pi\u00e8ce o\u00f9 il vit, sans aucune possibilit\u00e9 de sortie. Et le r\u00e9cit des p\u00e9r\u00e9grinations d&rsquo;un paquet qui lui a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9. Le Museum f\u00fcr Gestaltung poss\u00e8de une \u00e9tonnante collection d&rsquo;affiches japonaises depuis 1955, il pr\u00e9sente 150 superbes feuilles au graphisme \u00e9pur\u00e9 qui forment une synth\u00e8se exemplaire entre tradition et modernit\u00e9 <em>Japanese Poster Artists<\/em> jusqu&rsquo;au 25 mai.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 2 f\u00e9vrier 2014<\/span> Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e nous emm\u00e8ne dans une exposition p\u00e9tulante et bondissante avec <em>Philippe Halsman. Etonnez-moi<\/em> jusqu&rsquo;au 11 mai. Le photographe favori de Dali, en fait un v\u00e9ritable complice, le portraitiste de Marylin Monroe et d&rsquo;une quantit\u00e9 de personnalit\u00e9s. Enfin l&rsquo;auteur d&rsquo;une centaine de couvertures du magazine Life&#8230;. Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne r\u00e9unit trois sculpteurs qui sont presque exactement contemporains et ont pass\u00e9 les ann\u00e9es de la Seconde guerre mondiale en Suisse.<em> Alberto Giacometti, Germaine Richier et Marino Marini. La figure tourment\u00e9e<\/em> jusqu&rsquo;au 27 avril. Une approche synchronique, transversale de ces artistes, autour de questions techniques et formelles, qui est compl\u00e9mentaire de regards plus r\u00e9trospectifs&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 1er f\u00e9vrier 2014<\/span> Si le Fasnacht de B\u00e2le commence le matin du 10 mars 2014 \u00e0 4h., la saison des carnavals a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9but\u00e9 et se r\u00e9pand dans beaucoup de localit\u00e9s suisses au mois de f\u00e9vrier (\u00e0 Lucerne cette ann\u00e9e du 27 f\u00e9vrier au 3 mars). Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le veut se mettre au diapason de ces festivit\u00e9s en montrant les masques dans l\u2019oeuvre de James Ensor \u00e0 partir du 16 f\u00e9vrier et la Fondation Beyeler se tourne aussi vers une forme de fantastique et de symbolisme avec Odilon Redon 2 f\u00e9vrier &#8211; 18 mai. La Fondation Beyeler choisit de pr\u00e9senter <em>Odilon Redon (1840 &#8211; 1916)<\/em>. Elle le montre comme coloriste et veut voir en lui le pr\u00e9curseur d&rsquo;\u00e9volutions du 20e si\u00e8cle que l&rsquo;on trouve chez Matisse ou Kandinsky par exemple. Une point de vue original, qui peut se justifier et que l&rsquo;exposition d\u00e9fend bien. Sur neuf salles, deux sont consacr\u00e9es aux fusains et \u00e0 une suite de lithographies, Dans le r\u00eave, 1879. Toutes les autres pr\u00e9sentent des pastels ou des toiles en couleur&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 30 janvier 2014<\/span> A l&rsquo;occasion d&rsquo;une nouvelle \u00e9dition mise \u00e0 jour du catalogue des estampes de Markus Raetz, le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne, puis le mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey annoncent une exposition des gravures et sculptures de Markus Raetz en 2014. Au mus\u00e9e de Berne cet ensemble de gravures de l&rsquo;artiste compl\u00e9t\u00e9 par des sculptures et quelques carnets de croquis occupe tout le sous-sol jusqu&rsquo;au 18 mai 2014. Le catalogue raisonn\u00e9 recense plus de 350 estampes, une s\u00e9lection impressionnante couvrant les diff\u00e9rentes p\u00e9riodes cr\u00e9atrices de l&rsquo;artiste est propos\u00e9e. On d\u00e9couvre comment chez Raetz, la recherche artistique, ici en l&rsquo;occurence le travail avec les moyens de reproduction, est au service d&rsquo;une r\u00e9flexion plus large sur la repr\u00e9sentation, le mouvement, le regard et l&rsquo;oeil.<\/p>\n<p><em>Twelve Years a Slave<\/em> de Steve Mc Queen Le r\u00e9cit de l\u2019enl\u00e8vement d\u2019un noir, \u00e9tabli et bien int\u00e9gr\u00e9 dans le Nord des Etats-Unis pour \u00eatre vendu comme esclave au Sud, en G\u00e9orgie. Ces enl\u00e8vements \u00e9taient fr\u00e9quents. Le h\u00e9ros du r\u00e9cit fut l\u2019un des rares survivants qui put raconter son cauchemar. Steve Mc Queen, artiste vid\u00e9o et cin\u00e9aste a utilis\u00e9 cette histoire vraie qui se passe dans les ann\u00e9es 1840 pour en faire un film, c\u2019est-\u00e0-dire environ 20 ans avant le moment o\u00f9 se d\u00e9roule le r\u00e9cit d\u2019Autant en emporte le vent&#8230;.<\/p>\n<p>Le rythme d\u2019ouverture des expositions en Suisse est de plus en plus trimestriel. En cette fin\u00a0 janvier, d\u00e9but f\u00e9vrier, on assiste \u00e0 un v\u00e9ritable tsunami de nouvelles pr\u00e9sentations \u00e0 B\u00e2le, Berne, Lausanne et un peu plus tard \u00e0 Gen\u00e8ve et \u00e0 Zurich. Consultez l\u2019agenda pour v\u00e9rifier les dates et je rendrai compte des \u00e9v\u00e9nements qui m\u2019int\u00e9ressent sur l\u2019art en jeu au fil du temps\u00a0!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 18 janvier 2014<\/span> Le cabinet d\u2019art graphique \u00e0 Gen\u00e8ve propose une exposition Not Vital, <em>Tanter<\/em>. Elle met en en relation des sculptures et des travaux sur papier. Plusieurs pi\u00e8ces r\u00e9centes, mais aussi des oeuvres qui remontent jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1980. Impression par jets d\u2019encre ou estampes, mais aussi dessins et collages\u00a0; au sol et contre les parois on trouve des travaux sculpt\u00e9s en marbre, en verre en argent ou en acier poli&#8230;. Mus\u00e9e Rath: H\u00e9ros antiques. La tapisserie flamande face \u00e0 l&rsquo;arch\u00e9ologie jusqu&rsquo;au 2 mars. Une mise en valeur int\u00e9ressante de suites historiques en tapisserie.<\/p>\n<p>Vers les ch<a href=\"http:\/\/wp.me\/p5k6Rq-jT\">roniques 2001 . 2002 &#8211; 2003 &#8211; 2004- 2005 &#8211; 2006 &#8211; 2007 &#8211; 2011-2012- 2013.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chronique \u00a0(cette page reprend les textes de la page d&rsquo;accueil d\u00e8s qu&rsquo;ils sont \u00e9chus, depuis janvier 2014. 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La chronique 2001 &#8211; 2013 est ici.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":127,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"footnotes":""},"class_list":["post-1219","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/P5k6Rq-jF","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1219","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1219"}],"version-history":[{"count":154,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1219\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5690,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1219\/revisions\/5690"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/127"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1219"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}