{"id":1102,"date":"2016-05-23T09:59:03","date_gmt":"2016-05-23T08:59:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=1102"},"modified":"2017-01-29T10:15:22","modified_gmt":"2017-01-29T09:15:22","slug":"charles-gleyre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/charles-gleyre\/","title":{"rendered":"Charles Gleyre"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff0000;\">Charles Gleyre (1806 -1874) le romantique repenti<\/span> mus\u00e9e d&rsquo;Orsay jusqu&rsquo;au 11 septembre 2016<\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\">Connu des Suisses romands, mais tr\u00e8s peu ailleurs, Charles Gleyre (1806 \u2013 1874) b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une premi\u00e8re r\u00e9trospective \u00e0 Paris au mus\u00e9e d\u2019Orsay.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-style-span\"> R\u00e9cemment, j\u2019ai lu le roman de Maupassant\u00a0<em>Fort comme la mort<\/em>, de 1889. On pourrait \u00e9tablir un parall\u00e8le entre ce r\u00e9cit qui raconte la fin de vie d\u2019un artiste qui connut la gloire, mais se voit d\u00e9pass\u00e9 et le point de vue propos\u00e9 ici sur la carri\u00e8re de Gleyre. Il suffisait d\u2019un seul succ\u00e8s au Salon pour que la r\u00e9putation d\u2019un artiste fut lanc\u00e9e. Gleyre connut ce succ\u00e8s en 1843 avec\u00a0<em>Le Soir<\/em>, (<em>les illusions perdues<\/em>), mais apr\u00e8s quelques commandes prestigieuses, la concurrence et les particularit\u00e9s d\u2019une personnalit\u00e9 difficile, entra\u00eenent assez rapidement sa mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart. L&rsquo;exposition met bien en \u00e9vidence Gleyre, face \u00e0 ses contemporains. Dans un premier temps, l&rsquo;\u00e9cole lyonnaise, puis Ingres, les orientalistes, les recherches originales de l&rsquo;artiste, son activit\u00e9 d&rsquo;enseignant et l&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve avec un nu de Renoir qui aurait peut-\u00eatre trouv\u00e9 chez son ma\u00eetre l&rsquo;int\u00e9r\u00eat qu&rsquo;il manifesta pour ce th\u00e8me. Tout en entrant pr\u00e9cis\u00e9ment dans la biographie du peintre, l&rsquo;exposition dresse une vision compl\u00e8te de son activit\u00e9 et la met en perspective dans le contexte tr\u00e8s dense et concurrentielle de la vie artistique parisienne. En 9 chapitres dont les titres sont: Du rapin parisien au brigand romain. 2. Survivre \u00e0 l&rsquo;Orient. 3. Retour en France: le temps des h\u00e9sitations. 4. Le Soir : l&rsquo;aube du succ\u00e8s. 5. L&rsquo;ambition de l&rsquo;histoire. 6. Arch\u00e9ologies du paysage. 7. Le Thyrse et la quenouille: le pouvoir au f\u00e9minin. 8. Vers l&rsquo;idylle: la chair en lumi\u00e8re. 9. Dans l&rsquo;atelier: du dessin avant toute chose.<\/span><!--more--><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"> Charles Gleyre. Le g\u00e9nie de l&rsquo;invention<\/span> Du 7 octobre 2006 au 7 janvier 2007, le mus\u00e9e cantonal des beaux-arts de Lausanne consacre une vaste r\u00e9trospective \u00e0 Charles -Gleyre (1806 &#8211; 1874) marquant ainsi le bicentenaire de la naissance de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition rend justice au peintre, mais aussi au dessinateur exceptionnel que fut Gleyre, toujours habit\u00e9 par le souci de trouver des inventions iconographiques. 280 oeuvres sont r\u00e9unies, elles proviennent des collections du mus\u00e9e qui poss\u00e8de pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de l&rsquo;oeuvre r\u00e9pertori\u00e9, mais aussi de nombreux pr\u00eats ext\u00e9rieurs. Organis\u00e9e chronologiquement et par th\u00e8mes, la pr\u00e9sentation donne une place centrale au voyage en Orient qui marque le d\u00e9but de la carri\u00e8re de Gleyre. Aquarelles et dessins sont r\u00e9unis dans la salle 2. Certaines sont montr\u00e9es pour la premi\u00e8re fois, car elles viennent de Boston o\u00f9 elles ne furent jamais expos\u00e9es. Les h\u00e9ritiers de John Lowell qui engagea Gleyre pour l&rsquo;accompagner lors son voyage autour de la M\u00e9diterran\u00e9e ont conserv\u00e9 150 feuilles. Gleyre r\u00e9alisa des copies autographes qui font partie des collections du mus\u00e9e. Plus loin, on d\u00e9couvre comment Gleyre utilisa ses esquisses dans des tableaux orientalistes. La salle suivante pr\u00e9sente quatre toiles majeures, entour\u00e9es de dessins pr\u00e9paratoires: La danse des Bacchantes,1849, Hercule et Omphale, 1862, Pent\u00e9e poursuivi par les M\u00e9nades, 1865 et Minerve et les trois Gr\u00e2ces, 1866. Apr\u00e8s les peintures religieuses, l&rsquo;on d\u00e9couvre les deux oeuvres vaudoises Les Romains passant sous le joug et Le Major Davel, malheureusement d\u00e9truit. Une salle est consacr\u00e9e \u00e0 Gleyre portraitiste, une autre aux peintures de nus f\u00e9minins, puis viennent encore les oeuvres importantes de la fin de la vie de Gleyre avec Le Paradis terrestre qu&rsquo;il ne put achever. L&rsquo;Antiquit\u00e9: grecque, romaine, \u00e9gyptienne, mais aussi l&rsquo;histoire locale et la Bible sont les sources d&rsquo;inspiration auxquelles Gleyre se confronte. Les dessins tant\u00f4t pr\u00e9cis, tant\u00f4t visionnaires et libres viennent enrichir et ouvrir le carcan des attentes qui pesaient sur les artistes re\u00e7us au Salon. Un panorama complet qui met en \u00e9vidence l&rsquo;exp\u00e9rimentation et la recherche dans les dessins et qui dix ans apr\u00e8s la publication du catalogue raisonn\u00e9 par William Hauptman s&rsquo;efforce de rendre accessible l&rsquo;oeuvre de cet artiste \u00e0 un large public.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition se concentre uniquement sur Gleyre en mettant en \u00e9vidence les diff\u00e9rentes facettes d&rsquo;une personnalit\u00e9 difficile \u00e0 cerner, sans mentionner le contexte de l&rsquo;artiste (Ingres, Chass\u00e9riau, Courbet par exemple), ni ses \u00e9l\u00e8ves qui furent pr\u00e8s de 500. Le catalogue propose des essais de 22 auteurs diff\u00e9rents qui \u00e9clairent chacun une toile. Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts Charles Gleyre (1806 &#8211; 1874) le g\u00e9nie de l&rsquo;invention 7 octobre &#8211; 7 janvier 2007<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Charles Gleyre (1806 -1874) le romantique repenti mus\u00e9e d&rsquo;Orsay jusqu&rsquo;au 11 septembre 2016 Connu des Suisses romands, mais tr\u00e8s peu ailleurs, Charles Gleyre (1806 \u2013 1874) b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une premi\u00e8re r\u00e9trospective \u00e0 Paris au mus\u00e9e d\u2019Orsay. R\u00e9cemment, j\u2019ai lu le roman de Maupassant\u00a0Fort comme la mort, de 1889. 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