{"id":1233,"date":"2016-08-04T06:53:40","date_gmt":"2016-08-04T05:53:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=1233"},"modified":"2017-12-26T18:23:38","modified_gmt":"2017-12-26T17:23:38","slug":"chronique-2001-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/chronique-2001-2013\/","title":{"rendered":"Chronique 2001 &#8211; 2013"},"content":{"rendered":"<p><strong>Chronique 2001 -2002 &#8211; 2003 &#8211; 2004 &#8211; 2005 &#8211; 2006 -2007 &#8211; 2008 &#8211; 2009- 2010 &#8211; 2011-2012- 2013 (Vous trouvez les liens vers les articles dans la<a href=\"http:\/\/wp.me\/P5k6Rq-4T\"> liste des articles<\/a> qui sont class\u00e9s par ann\u00e9e.)<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #0000ff;\">2013<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 30 d\u00e9cembre 2013<\/span> Le Mus\u00e9e des Beaux-Arts propose une r\u00e9trospective Germaine Richier jusqu&rsquo;au 6 avril. Germaine Richier (1902 &#8211; 1959) est une artiste que l&rsquo;on connait par quelques sculptures qui figurent dans de nombreuses collections de mus\u00e9es. On l&rsquo;\u00e9voque aussi lorsque l&rsquo;on montre l&rsquo;art des ann\u00e9es 1950. Le mus\u00e9e de Berne nous invite \u00e0 une rencontre exceptionnelle en proposant une r\u00e9trospective, tr\u00e8s bien pr\u00e9sent\u00e9e, qui s&rsquo;\u00e9tend sur 7 salles. Les sculptures sont compl\u00e9t\u00e9es par des dessins et des gravures. De plus des toiles contemporaines de Picasso, Bacon, MaxErnst, Hans Hartung notamment sont accroch\u00e9es&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 17 d\u00e9cembre 2013<\/span> La reconstitution des expositions devient une v\u00e9ritable tendance ou un courant. Sans aller jusqu\u2019au travail 1\u00a0:1 r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 Venise pour When Attitudes Becomes Form Bern 1969\/ Venice 2013, la pr\u00e9sentation de Beaubourg consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019objet surr\u00e9aliste \u00e9voque 5 des 8 expositions surr\u00e9alistes par des projections de diapositives et par la reconstitution partielle de certaines salles ou vitrines. C\u2019est encore \u00e0 une r\u00e9flexion sur les grandes expositions et leur impact que nous invite la cit\u00e9 de l\u2019architecture et du patrimoine avec 1925 quand l\u2019art d\u00e9co s\u00e9duit le monde jusqu\u2019au 17 f\u00e9vrier 2014. Centr\u00e9e sur l\u2019exposition de 1925 \u00e0 Paris, elle montre des plans et des photographies des divers pavillons&#8230;. Mus\u00e9e national d&rsquo;art moderne, Centre Pompidou: Le surr\u00e9alisme et l&rsquo;objet jusqu&rsquo;au 3 mars. L\u2019exposition objets surr\u00e9alistes est structur\u00e9e autour des expositions surr\u00e9alistes. Des diaporamas \u00e9voquant ces expositions sont projet\u00e9s sur des \u00e9crans qui s\u00e9parent les diff\u00e9rents espaces. Une place particuli\u00e8re est accord\u00e9e aux sculptures surr\u00e9alistes de Giacometti, aux oeuvres plastiques de Calder et de Max Ernst, alors que la derni\u00e8re salle est enti\u00e8rement consacr\u00e9e aux sculptures color\u00e9es de Miro inspir\u00e9es de divers objets quotidiens&#8230;. Pierre Huyghe jusqu&rsquo;au 6 janvier (galerie sud) Pierre Huyghe travaille autour des \u00e9l\u00e9ments et des animaux qui nous entourent, mouches, fourmis, abeilles. Il reconstitue la pluie, la neige et une petite patinoire attend qu\u2019une sportive vienne \u00e9voluer sur la glace. Palais de Tokyo: Philippe Parreno Anywhere, Anywhere Out of the World jusqu\u2019au 12 janvier. Philippe Parreno appara\u00eet comme un v\u00e9ritable artiste commissaire et m\u00eame am\u00e9nageur des espaces du Palais de Tokyo. Il a recon\u00e7u l\u2019entr\u00e9e avec une marquise, la r\u00e9ception et la caisse. Ensuite, il joue sur l\u2019apparition et la disparition de l\u2019image sur des \u00e9crans translucides. Des pianos jouent tout seul, Petrouchka de Stravinsky; le visiteur p\u00e9n\u00e8tre dans un son et lumi\u00e8re endiabl\u00e9 et suit le parcours propos\u00e9, avec pas mal de magie&#8230;. Galeries nationales du Grand Palais: Georges Braque jusqu&rsquo;au 6 janvier 2014. Pour marquer le cinquantenaire de la mort de l\u2019artiste, le Grand Palais propose une vaste r\u00e9trospective Georges Braque. Organis\u00e9e de fa\u00e7on rigoureusement chronologique, elle illustre les divers moments de la carri\u00e8re du peintre avec 250 oeuvres&#8230;.<\/p>\n<p>F\u00e9lix Vallotton. <em>Le feu sous la glace<\/em> jusqu&rsquo;au 20 janvier 2014. A l\u2019oppos\u00e9 du parti retenu pour Braque, les responsables de l\u2019exposition \u00a0F\u00e9lix Vallotton ont choisi une approche enti\u00e8rement th\u00e9matique et non chronologique. Un choix audacieux, mais tr\u00e8s bienvenu, qui \u00e9vite de ressasser toujours la m\u00eame histoire&#8230;. Au mus\u00e9e du Luxembourg, La Renaissance et le r\u00eave jusqu\u2019au 26 janvier nous plonge dans divers \u00e9tats d\u2019inconscience peints du 15e au d\u00e9but du 17e si\u00e8cle. Une exposition scand\u00e9e par des temps forts exceptionnels, Lotto ,V\u00e9ron\u00e8se, Bosch, le Greco par exemple. Avec des oeuvres venues du Louvre voisin pour Coreggio, mais aussi de nombreux grands mus\u00e9es Londres, Florence, Madrid, Budapest notamment. Une superbe s\u00e9lection qui associe dessins, livres, gravures et peintures, mais propose aussi quelques reproductions de fresques qui ne peuvent voyager. Le sommeil et le r\u00eave prennent des aspects divers qui vont de la fragilit\u00e9 d\u2019une personne endormie, \u00e0 l\u2019\u00e9vocation des r\u00eaves pr\u00e9monitoires de diverses personnalit\u00e9s, aux cauchemars les plus terribles. Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay: Masculin \/ Masculin jusqu&rsquo;au 2 janvier. De l\u2019art ( du tr\u00e8s grand art!) de donner un titre \u00e0 une exposition. Annoncer L\u2019acad\u00e9misme de 1800 \u00e0 aujourd\u2019hui et vous n\u2019aurez personne\u00a0; intituler l\u2019exposition Masculin\/ Masculin, introduisez dix travaux de Pierre et Gilles, dont une photo de 3 footballeurs nus et c\u2019est la ru\u00e9e\u00a0! La d\u00e9marche peut \u00eatre critiqu\u00e9e, pourtant c&rsquo;est une mani\u00e8re amusante de r\u00e9pondre aux attentes du public, et c\u2019est l\u2019occasion de rassembler des artistes int\u00e9ressants, injustement n\u00e9glig\u00e9s par le courant des expositions \u00e0 succ\u00e8s, dont les fonds des mus\u00e9es regorgent\u00a0! Cela relativise les distinctions et les \u00e9chelles de valeur&#8230;. Parmi les plus de quinze expositions visit\u00e9es, je mentionnerai encore: Ecole des beaux-arts Cook book. L\u2019art et le processus culinaire jusqu\u2019au 10 janvier. Que la cuisine ait inspir\u00e9 les artistes, on le sait depuis longtemps. Il suffit de penser \u00e0 la tradition de la nature morte. Que l\u2019on invite des chefs connus dans le monde \u00e0 mettre en sc\u00e8ne une recette de mani\u00e8re artistique pour en faire un objet d\u2019exposition est plus inhabituel. C\u2019est le double th\u00e8me de l\u2019exposition de l\u2019\u00e9cole des beaux-arts. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 elle puise dans ses collections des exemples de r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la nourriture. De l\u2019autre, elle montre des travaux d\u2019artistes contemporains qui renouvellent cette tradition Daniel Spoeri, Sophie Calle par exemple et enfin, troisi\u00e8me volet, des chefs sont invit\u00e9s \u00e0 pr\u00e9senter une recette visuellement par des dessins, vid\u00e9os, photos par exemple. Les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la nourriture sont complexes et l\u2019on d\u00e9couvre aussi un artiste italien n\u00e9 en 1924, pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Venise cette ann\u00e9e qui appartient \u00e0 une veine surr\u00e9aliste, Gianfranco Baruchello.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne<\/span> Le Kunstmuseum de Berne pr\u00e9sente <em>Le sexe faible. Nouvelles visions de l&rsquo;homme dans l&rsquo;art<\/em> 18 octobre &#8211; 9 f\u00e9vrier 2014. Depuis quelques ann\u00e9es j\u2019ai r\u00e9uni les comptes-rendus d\u2019expositions qui ont des points communs sur la m\u00eame page. Pour cette derni\u00e8re, j\u2019h\u00e9site entre deux pages, l\u2019une est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019exposition Desire en 2002 \u00e0 Londres, qui \u00e9voquait le d\u00e9sir dans le surr\u00e9alisme et sur laquelle j\u2019ai plac\u00e9 d\u2019autres exposition qui traitaient de th\u00e8mes similaires ou bien une autre page consacr\u00e9e au f\u00e9minisme. En effet, l\u2019exposition du mus\u00e9e de Berne oscille entre ces deux aspects, deux renversements celui de la repr\u00e9sentation du d\u00e9sir \u00e0 travers le regard de la femme sur l\u2019homme et non l\u2019inverse et celui d\u2019une approche f\u00e9ministe. L\u2019exposition organis\u00e9e th\u00e9matiquement suit aussi une certaine chronologie et parvient \u00e0 bien rendre compte de cette \u00e9volution avec les fondements militants des ann\u00e9es 1970 et leurs cons\u00e9quences&#8230;.<\/p>\n<p>Ne pas manquer \u00e0 la Kunsthalle: I Shrunk the Kids Kaspar M\u00fcller 19 octobre &#8211; 1er d\u00e9cembre. Une mise en sc\u00e8ne virtuose et humoristique qui va du dessin au ready made, en d\u00e9clinant diverses formes d&rsquo;appropriation joyeuse.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 24 novembre 2013<\/span> En consultant la page que je consacre \u00e0 cet artiste, je constate que c&rsquo;est la quatri\u00e8me exposition d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Munch que je visite en dix ans et j&rsquo;en ai manqu\u00e9 au moins trois!, pourtant c&rsquo;est toujours une d\u00e9couverte et une immersion dans un univers stup\u00e9fiant. Le Kunsthaus marque le 150\u00e8me anniversaire d&rsquo; Edvard Munch, en pr\u00e9sentant 150 gravures jusqu&rsquo;au 12 janvier. L&rsquo;institution zurichoise abrite le plus grand nombre de toiles de l&rsquo;artiste hors de Norv\u00e8ge. Elle lui a consacr\u00e9 plusieurs expositions m\u00e9morables et celle-ci est tout \u00e0 fait \u00e0 la hauteur. En pr\u00e9ambule, sont accroch\u00e9es la quinzaine de toiles de Munch qui se trouvent \u00e0 Zurich. Ensuite les estampes sont rassembl\u00e9es par th\u00e8mes et proposent de nombreux \u00e9tats diff\u00e9rents. Munch s&rsquo;est exprim\u00e9 par la lithographie, le bois et les diverses techniques de la gravure sur cuivre. Il a souvent rehauss\u00e9, modifi\u00e9, les tirages \u00e0 la main. C&rsquo;est une forme d&rsquo;expression qui lui a permis de porter \u00e0 un paroxysme d&rsquo;intensit\u00e9, les diverses sc\u00e8nes qu&rsquo;il a invent\u00e9es. La d\u00e9couverte de cet ensemble d&rsquo;\u00e9preuves exceptionnelles est tout \u00e0 fait fascinant&#8230;. Quant au Migrosmuseum il propose deux installations vivantes de l&rsquo;artiste br\u00e9silienne Laura Lima ( n\u00e9e en 1971): \u00ab\u00a0Bar Restaurant\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0The Naked Magician\u00a0\u00bb. L&rsquo;artiste fixe des sc\u00e9narios, des mises en sc\u00e8ne qui sont r\u00e9alis\u00e9es. Ici elle nous emm\u00e8ne dans deux lieux qui correspondent \u00e0 une typologie tr\u00e8s diff\u00e9rente, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 un caf\u00e9, une brasserie, et de l&rsquo;autre, un d\u00e9p\u00f4t ou une enfilade d&rsquo;ateliers d&rsquo;artistes. Dans la premi\u00e8re installation, un barman officie en permanence, dans la seconde, un magicien circule et effectue de myst\u00e9rieux travaux. Par ailleurs sous le titre Collection on Display, ce mus\u00e9e propose plusieurs installations importantes acquises au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, jusqu&rsquo;au 2 f\u00e9vrier&#8230;. La Kunsthalle pr\u00e9sente une vaste r\u00e9trospective de Lutz Bacher, Snow jusqu&rsquo;au 2 f\u00e9vrier. Lutz Bacher est une artiste am\u00e9ricaine dont la carri\u00e8re remonte au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, peu connue, elle b\u00e9n\u00e9fcie d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat soutenu depuis quelque temps. Cette exposition a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ICA \u00e0 Londres et \u00e0 Portikus \u00e0 Francfort. Collage, appropriation, d\u00e9construction, mais aussi improvisation sont les mots clefs avec lesquels on peut tenter de caract\u00e9riser cette d\u00e9marche. On constate que la relation entre expositions temporaires et pr\u00e9sentation des collections permanentes ne concerne plus seulement les mus\u00e9es \u00e9tablis. En effet, les collections priv\u00e9es qui accumulent un nombre d&rsquo;oeuvres colossal se posent aussi le probl\u00e8me. Ainsi, dans le voisinage imm\u00e9diat de la Kunsthalle de Zurich, sous le nom de Pool, deux des principaux colletionneurs suisses, Maja Hoffmann et Michael Ringier, ont d\u00e9cid\u00e9 de mandater de jeunes curateurs pour organiser, plusieurs fois par ann\u00e9e, une exposition \u00e0 partir de leurs collections. En ce moment, ces curateurs ont choisi des oeuvres en relation avec le cin\u00e9ma. Sous le titre \u00a0\u00bb Go! You Sure? Yeah\u00a0\u00bb jusqu&rsquo;au 19 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Gen\u00e8ve 19 novembre 2013<\/span> Mamco: <em>Des histoires sans fin<\/em> jusqu&rsquo;au 12 janvier 2014. A nouveau un vaste floril\u00e8ge d&rsquo;expositions au Mamco. On rel\u00e8vera en particulier une r\u00e9trospective du sculpteur fran\u00e7ais Toni Grand (1935 &#8211; 2005) qui occupe tout un \u00e9tage, intitul\u00e9e Nature et Artefact. La pr\u00e9sentation du film d&rsquo;Adrian Pacci, The Column. Une installation spectaculaire de Delphine Reist et une s\u00e9lection des oeuvres de la collection au dernier \u00e9tage sous le titre Le regard du b\u00e8gue. A relever \u00e9galement que Victor Burgin a r\u00e9alis\u00e9 une installation et un film autour de Wagner \u00e0 l&rsquo;occasion du Wagner festival: Parzival.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 16 novembre, 27 octobre 2013<\/span> La cin\u00e9math\u00e8que suisse propose une r\u00e9trospective Chris Marker du 7 janvier au 28 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p><em> Making Space. 40 ans d&rsquo;art vid\u00e9o<\/em> 18 octobre &#8211; 5 janvier 2014. Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne se lance dans une tentative difficile\u00a0: jeter un regard r\u00e9trospectif sur l\u2019art vid\u00e9o des 40 derni\u00e8res ann\u00e9es. A travers un th\u00e8me, l\u2019ouverture vers de nouveaux espaces int\u00e9rieurs, ext\u00e9rieurs, simultan\u00e9s. C\u2019est une exp\u00e9rience int\u00e9ressante pour le spectateur et une r\u00e9flexion sur notre m\u00e9moire visuelle, l\u2019\u00e9volution de nos sensations. 23 artistes ont \u00e9t\u00e9 retenus. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 l\u2019exposition donne l\u2019occasion au public local de d\u00e9couvrir des installations pr\u00e9sent\u00e9es au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es dans de grandes expositions internationales, de l\u2019autre elle tente de proposer quelques travaux historiques internationaux ou suisses&#8230;.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e: Sebastiao Salgado, Genesis; Paolo Woods, State jusqu&rsquo;au 5 janvier 2014. Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e propose deux expositions qui d\u00e9clinent une description du monde ou d&rsquo;un monde. Les grandes photographies noir et blanc de Sebastiao Salgado nous engagent dans un tour de la plan\u00e8te et de ses merveilles humaines, animales et naturelles, en allant des p\u00f4les \u00e0 l&rsquo;Afrique et de l&rsquo;Asie \u00e0 l&rsquo;Am\u00e9rique. Ce t\u00e9moignage visuel veut appeler \u00e0 pr\u00e9server ces merveilles. Quant \u00e0 Paolo Woods, photographe et journaliste d&rsquo;investigation, il dresse un \u00e9tat des lieux en Ha\u00efti, non en montrant la mis\u00e8re, mais en se concentrant sur l&rsquo;activit\u00e9 des habitants, des riches aux pauvres, autour de l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;ils se font d&rsquo;un \u00e9tat qui ne parvient pas \u00e0 s&rsquo;affirmer. Un panorama extraordinaire qui culmine avec un diaporama des t-shirts port\u00e9s par ses mod\u00e8les. Il propose une saisie du quotidien et de l&rsquo;imaginaire de la population tr\u00e8s remarquable.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 20 octobre 2013<\/span> \u00d6ffentliche Kunstsammlung: Piet Mondrian, Barnett Newman, Dan Flavin jusqu&rsquo;au 19 janvier; Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le poss\u00e8de un ensemble important d&rsquo;oeuvres des trois artistes mentionn\u00e9s. Il le compl\u00e8te par des pr\u00eats venus d&rsquo;institutions et de collections priv\u00e9es suisses, avec quelques oeuvres venues de l&rsquo;\u00e9tranger. C&rsquo;est l&rsquo;occasion d&rsquo;inviter \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ces trois figures majeures de l&rsquo;abstraction. Niklaus St\u00f6cklin 10 ao\u00fbt &#8211; 3 novembre, oeuvres de la collection. Museum f\u00fcr Gegenwartskunst: Every Time you Think of Me I Die a Little, Andy Warhol et Douglas Gordon jusqu&rsquo;au 9 f\u00e9vrier. Cette exposition r\u00e9unit deux oeuvres cultes du dernier demi-si\u00e8cle, Kiss de Warhol et 24 Hours Psycho de Douglas Gordon, un hommage \u00e0 Hitchcock con\u00e7u pour le centenaire du cin\u00e9ma. Malheureusement en les projetant comme des pi\u00e8ces de mus\u00e9es, parmi d&rsquo;autres oeuvres, elle les prive de la plus grande partie de leur impact \u00e9motionnel.<\/p>\n<p>Fondation Beyeler: Thomas Sch\u00fctte. Figures jusqu&rsquo;au 2 f\u00e9vrier. Thomas Sch\u00fctte est un artiste allemand n\u00e9 en 1954. Il a beaucoup expos\u00e9 en Allemagne, mais c&rsquo;est la premi\u00e8re fois que l&rsquo;on d\u00e9couvre une pr\u00e9sentation monographique de son travail en Suisse. Elle met en \u00e9vidence un seul aspect de ses recherches: la repr\u00e9sentation de la figure humaine. L&rsquo;exposition suit un ordre syst\u00e9matique: t\u00eates de femmes; t\u00eates d&rsquo;hommes; corps de femmes; ensuite les r\u00e9flexions sur le monument et la pr\u00e9sentation de nombreuses aquarelles et maquettes pr\u00e9parant les oeuvres plus importantes&#8230;. Deux formes d&rsquo;installations monumentales \u00e0 la Kunsthalle: Alison Vieira. The Plural Present jusqu&rsquo;au 10 novembre; Leonor Antunes. The Last Days in Chimalistac jusqu&rsquo;au 10 novembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vienne<\/span> Albertina <em>Matisse et les Fauves<\/em> jusqu&rsquo;au 12 janvier. Cette exposition pr\u00e9sente exclusivement des oeuvres produites entre 1905 et 1908. Elle tente de montrer la plupart des artistes pr\u00e9sents au Salon d&rsquo;automne en 1905. Les Fauves sont presque totalement absents des collections autrichiennes et c&rsquo;est la premi\u00e8re exposition consacr\u00e9e \u00e0 ce mouvement \u00e0 Vienne. Elle souligne l&rsquo;\u00e9loignement de la r\u00e9alit\u00e9 au profit d&rsquo;une vision expresssive et met en \u00e9vidence l&rsquo;influence d&rsquo;oeuvres extra-europ\u00e9ennes, en particulier la sculpture africaine. Pour Matisse ce sont surtout les sculptures qui sont pr\u00e9sent\u00e9es ici, alors qu&rsquo;une large place est faite aux peintures d&rsquo;Andr\u00e9 Derain dans une tr\u00e8s belle salle qui rassemble 8 vues de Londres (il en r\u00e9alisa 30)&#8230;. Secession Ulla von Brandenburg, Susi Jirkuff , Hannes B\u00f6ck jusqu&rsquo;au 10 novembre. L&rsquo;immeuble de la S\u00e9cession propose toujours trois expositions, en ce moment l&rsquo;espace principal est occup\u00e9 par une grande installation th\u00e9\u00e2trale d&rsquo;Ulla von Brandenburg (1974), une artiste allemande install\u00e9e \u00e0 Paris. Elle projette un film en noir blanc intitul\u00e9 Die Strasse qui montre un personnage traversant une rue imaginaire et rencontrant des gens de tout \u00e2ge qui se livrent \u00e0 des activit\u00e9s qu\u2019il ne comprend pas.La bande son est chant\u00e9e. L\u2019artiste explique qu\u2019elle s\u2019inspire des traditions du carnaval dans la for\u00eat noire. Pour voir ce film on traverse l\u2019arri\u00e8re d\u2019une sc\u00e8ne ferm\u00e9e par un grand rideau rouge, on gravit, puis l\u2019on descend des gradins en bois tr\u00e8s raides. Le film et les gradins font penser au th\u00e9\u00e2tre antique. Fondation Generali Against Method. The Collection seen by Gertrud Sandkvist jusqu&rsquo;au 22 d\u00e9cembre. Pour marquer son 25\u00e8me anniversaire La fondation Generali a invit\u00e9 l&rsquo;historienne d&rsquo;art Gertrud Sandkvist \u00e0 s\u00e9lectionner des oeuvres pour une exposition dans une collection qui est tourn\u00e9e vers l&rsquo;art conceptuel. Kunsthalle Salon der Angst jusqu&rsquo;au 12 janvier. Deux termes clefs forment le titre de cette exposition: Salon et Angst, peur. L&rsquo;id\u00e9e du Salon inspire l&rsquo;accrochage qui r\u00e9unit des oeuvres actuelles et du 20e si\u00e8cle, la peur motive plus ou moins la s\u00e9lection des travaux choisis. Mais c&rsquo;est un terme vague et tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral il ne s&rsquo;agit donc pas d&rsquo;une exposition th\u00e9matique en pr\u00e9vison de Halloween ou sur les peurs irrationnelles&#8230;. Malheureusement je n&rsquo;ai pas vu l&rsquo;exposition du Kunsthistorisches Museum: Lucian Freud 8 octobre &#8211; 6 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Venise 6 octobre 2013<\/span> Biennale de Venise jusqu\u2019au 24 novembre 2013. <em>Il Palazzo Enciclopedico.<\/em> La r\u00e9f\u00e9rence explicite du commissaire de cette 55\u00e8me \u00e9dition est l\u2019anc\u00eatre du mus\u00e9e, les cabinets d\u2019amateurs, tels qu&rsquo;ils apparurent depuis le 16e si\u00e8cle. L\u2019exposition est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019exploration de l\u2019inconscient, \u00e0 la documentation de l\u2019imaginaire. Elle met l&rsquo;accent sur des artistes qui expriment leur subjectivit\u00e9, leur mode de communication avec un ailleurs en s&rsquo;ouvrant \u00e0 des expression qui sont hors du circuit acad\u00e9mique de l&rsquo;art. Ainsi, c\u2019est Jung qui est plac\u00e9 dans la premi\u00e8re salle du pavillon central des Giardini avec son livre rouge dans lequel il raconte ses r\u00eaves \u00e0 la recherche de l\u2019inconscient collectif. Cette approche rel\u00e8ve d\u2019une conception platonicienne de l\u2019art qui suppose que l\u2019artiste ne peut que d\u00e9couvrir ce qui existe d\u00e9j\u00e0&#8230;. Fondazione Prada. When Attitudes Become Form Bern 1969 \/ Venice 2013 jusqu&rsquo;au 3 novembre 2013&#8230;. Huit ans apr\u00e8s son brusque d\u00e9c\u00e8s, Harald Szeemann revient \u00e0 Venise dont il a dirig\u00e9 la Biennale en 1999 et 2001. La Fondation Prada propose une reconstitution de l&rsquo;exposition r\u00e9alis\u00e9e en 1969 \u00e0 la Kunsthale de Berne. Une entreprise qui est \u00e0 la fois tr\u00e8s \u00e9trange et fascinante. Pourquoi, comment retrouver les espaces de la Kunsthalle dans un palais baroque v\u00e9nitien, sur les bords du Grand Canal?<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Pully 12 septembre 2013<\/span> Mus\u00e9e d\u2019art de Pully, <em>Carmen Perrin\u00a0: Encore et encore<\/em> jusqu\u2019au 24 novembre 2013 Carmen Perrin est n\u00e9e en 1953 en Bolivie. Son p\u00e8re d\u2019origine suisse est venu s\u2019installer dans ce pays en 1960. Elle a donc \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e en Suisse o\u00f9 elle a poursuivi des \u00e9tudes artistiques. Install\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve, elle est toujours en d\u00e9placement \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une bourse, d\u2019une r\u00e9sidence. Pour cette exposition, elle a mis en relation des r\u00e9alisations anciennes et de nombreuses pi\u00e8ces r\u00e9centes qui donnent une bonne id\u00e9e de l&rsquo;ampleur et de la vari\u00e9t\u00e9 de sa d\u00e9marche&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bienne 6 septembre 2013<\/span> Journ\u00e9es photographiques de Bienne jusqu&rsquo;au 29 septembre. Inflexions. Un monde en \u00e9quilibre &#8211; d\u00e9s\u00e9quilibre, un moyen d&rsquo;expression en constante mutation, aux innombrables possibilit\u00e9s, ce sont ces deux aspects de la r\u00e9alit\u00e9 photographique aujourd&rsquo;hui que les journ\u00e9es photographiques de Bienne \u00e9voquent par une \u00e9tonnante confrontation d&rsquo;approches tr\u00e8s diverses. 25 expositions et une cinquantaine d&rsquo;artistes sont r\u00e9partis dans la ville&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Yverdon 17 ao\u00fbt 2013<\/span> Centre d&rsquo;art contemporain: Trait papier, un essai sur le dessin contemporain 17 ao\u00fbt &#8211; 20 octobre. Apr\u00e8s le mus\u00e9e des beaux-arts de la Chaux-de-Fonds en 2012, Karine Tissot reprend partiellement une exposition en la pr\u00e9sentant simultan\u00e9ment \u00e0 la Kunsthalle Palazzo \u00e0 Liestal ( 23 ao\u00fbt &#8211; 13 octobre) et au centre d\u2019art contemporain d\u2019Yverdon.\u00a0 Une facon originale d\u2019associer divers lieux d\u2019expositions de la cha\u00eene jurassienne. L\u2019exposition dissocie deux notions: le trait et le papier. Elle explore ainsi diff\u00e9rentes expressions du trait dans l\u2019espace dans les travaux d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;artistes suisses et internationaux. D\u2019un autre cot\u00e9 elle montre l\u2019usage du papier comme \u00e9l\u00e9ment plastique, sculptural, fragile, solide. Ready made, d\u00e9coup\u00e9, superpos\u00e9, en relief.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Rossini\u00e8re 8 ao\u00fbt 2013<\/span> Alt.+ 1000 festival de photographie \u00e0 Rossini\u00e8re jusqu&rsquo;au 22 septembre 2013 (en septembre seulement le week end). Apr\u00e8s les expositions de sculptures en plein air, on voit se d\u00e9velopper des expositions de photographies en plein air ou dans des lieux insolites. C&rsquo;est le cas d&rsquo;Alt + 1000 qui est \u00e0 sa troisi\u00e8me \u00e9dition et nous invite \u00e0 d\u00e9couvrir le village de Rossini\u00e8re \u00e0 travers ses caves et ses granges, il y a m\u00eame un stand de tir. 12 sites inattendus qui permettent de d\u00e9couvrir ce village o\u00f9 l&rsquo;on ne fait que passer pour acc\u00e9der \u00e0 des stations plus r\u00e9put\u00e9es&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Arles et Avignon 26 juillet 2013<\/span>, artistes asoci\u00e9s Stanislas Nordey et Dieudonn\u00e9 Niangouna Trois ans d\u00e9j\u00e0 que je n&rsquo;\u00e9tais pas retourn\u00e9 \u00e0 Avignon! Sans doute est-ce bien de faire une pause, on constate que l&rsquo;on retrouve parfois les m\u00eames, bien s\u00fbr. C&rsquo;est mon choix, il y a des metteurs en sc\u00e8ne dont j&rsquo;ai envie de suivre le travail, Krzysztof Warlikowsky par exemple. Et puis il y a le hasard des dates et des places disponibles. Si l&rsquo;on ajoute une journ\u00e9e \u00e0 Arles, la visite des expositions <em>Les Papesses<\/em> \u00e0 Avignon, le temps prend un autre sens, lorsque l&rsquo;on va au spectacle \u00e0 22 heures! D&rsquo;autre part ce festival se termine sur deux perspectives prometteuses: Vincent Baudriller qui a codirig\u00e9 le festival d&rsquo;Avignon depuis 10 ans sera le directeur du th\u00e9\u00e2tre de Vidy Lausanne, d\u00e8s cet automne, on se r\u00e9jouit vraiment, et d&rsquo;autre part c&rsquo;est Olivier Py qui reprend la direction d&rsquo;Avignon. On attend avec impatience les aventures \u00e9piques qu&rsquo;il va nous proposer&#8230;.<\/p>\n<p>Les Papesses \u00e0 la Fondation Lambert et au Palais des Papes jusqu&rsquo;au 11 novembre. Une pr\u00e9sentation de 5 artistes femmes du XXe si\u00e8cle. Camille Claudel, Jana Sterbak, Louise Bourgeois, Berlinde de Bruyckhere et Kiki Smith. L&rsquo;exposition r\u00e9v\u00e8le d&rsquo;\u00e9tonnants parall\u00e8les entre Jana Sterbak et Louise Bourgeois, les rapprochements Camille Claudel et Berlinde de Bruyckhere fonctionnent bien \u00e9galement, par contre je comprends moins la pr\u00e9sence de Kiki Smith qui occupe une large place dans les deux lieux&#8230;.<\/p>\n<p>Rencontres d&rsquo;Arles 1er juillet &#8211; 22 septembre (certaines expos ferment le 25 ao\u00fbt). L&rsquo;\u00e9dition 2013 des Rencontres d&rsquo;Arles prend une ampleur incroyable avec un grand nombre de pr\u00e9sentations consid\u00e9rables de photographes qui chacune forment une exposition compl\u00e8te. Il est impossible de tout voir en un jour. La plus belle est certainement celle du photographe chilien Sergio Larrain \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Sainte-Anne. On peut dire que dans l&rsquo;ensemble les figures pr\u00e9sent\u00e9es sont des noms connus avec de v\u00e9ritables r\u00e9trospectives, ce qui va au d\u00e9triment d&rsquo;une certaine d\u00e9couverte. Bien que l&rsquo;on ne connaisse pas tout \u00e9videmment&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Coire 10 juillet 2013<\/span> Mus\u00e9e des beaux-arts: <em>Uninhabitable Objects &#8211; Behausungen zwischen Imagination und Realit\u00e4t<\/em> 1er juin &#8211; 25 ao\u00fbt <em>Gerda Steiner &amp; J\u00f6rg Lenzlinger: Nationalpark<\/em> 22 juin &#8211; 21 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Gerda Steiner &amp; J\u00f6rg Lenzlinger que passionnent l&rsquo;interaction nature et homme occupent deux \u00e9tages du mus\u00e9e de Coire avant destruction. Le mus\u00e9e des beaux-arts de Coire occupe deux villas anciennes l&rsquo;une du XIXe si\u00e8cle qui a \u00e9t\u00e9 soigneusement restaur\u00e9e, il y a quelques ann\u00e9es et l&rsquo;autre du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle construite par Walther Sulser pour abriter le mus\u00e9e d&rsquo;histoire naturelle, jusqu&rsquo;en 1989, lorsque le b\u00e2timent a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 au mus\u00e9e des beaux-arts pour pr\u00e9senter des expositions temporaires. Un nouveau projet d&rsquo;extension entra\u00eene la destruction de ce b\u00e2timent. Pour pr\u00e9parer ce passage, les artistes Gerda Steiner &amp; J\u00f6rg Lenzlinger, bien connus pour leurs travaux sur l&rsquo;interaction entre la nature et l&rsquo;homme ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 occuper en tout libert\u00e9 les deux \u00e9tages du b\u00e2timent. Ils mettent en quelque sorte irr\u00e9m\u00e9diablement en route le processus de destruction de l&rsquo;\u00e9difice, en laissant entrer la pluie, en arrachant les fen\u00eatres, les sols et les plafonds pour faire cro\u00eetre des constructions r\u00e9elles ou artificielles, \u00e9lever des fleurs et des animaux.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 4 juillet 2013<\/span> L\u2019\u00e9t\u00e9 lausannois est tourn\u00e9 vers le pass\u00e9 cette ann\u00e9e. Au mus\u00e9e des beaux-arts on expose les collections d\u2019oeuvres du 18e et du d\u00e9but du 19e si\u00e8cle. Au mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e on se tourne vers les ann\u00e9es 1920 \u2013 1940 en pr\u00e9sentant Laure Albin Guillot (1879 \u2013 1962), l\u2019enjeu classique. Enfin \u00e0 la Fondation de l\u2019Hermitage on propose un regard sur l\u2019oeuvre tardif de Joan Miro. On peut encore mentionner le mus\u00e9e historique qui rend hommage \u00e0 deux peintres tr\u00e8s oppos\u00e9s et controvers\u00e9s de la sc\u00e8ne locale, qui ont quitt\u00e9 ce monde respectivement il y a 60 ans pour Marcel Poncet et 50 ans pour Louis Rivier.<\/p>\n<p>Fondation de l&rsquo;Hermitage,<em> Miro Po\u00e9sie et lumi\u00e8re<\/em> jusqu&rsquo;au 27 octobre. En 1994, le mus\u00e9e olympique \u00e0 Lausanne avait pr\u00e9sent\u00e9 une quarantaine de sculptures de Joan Miro (1893 &#8211; 1983) dans le cadre des manifestations qui marquaient le centenaire de la naissance de l&rsquo;artiste. Ces oeuvres provenaient de la Fondation Miro. La Fondation Pilar et Joan Miro \u00e0 Majorque est aussi la source de l&rsquo;exposition pr\u00e9sent\u00e9e en ce moment \u00e0 la Fondation de l&rsquo;Hermitage, elle comprend une dizaine de sculptures, 50 peintures de grand format et des esquisses et dessins appartenant \u00e0 diverses p\u00e9riodes. L&rsquo;essentiel des oeuvres date des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es de l&rsquo;artiste et offre un regard fort int\u00e9ressant sur l&rsquo;oeuvre tardif d&rsquo;un cr\u00e9ateur majeur&#8230;. Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts (sur le site du mus\u00e9e, on trouve une pr\u00e9sentation photographique de chaque salle de l&rsquo;exposition): Raisons et sentiments. Le XVIIIe si\u00e8cle dans les collections jusqu&rsquo;au 22 septembre. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une pr\u00e9sentation approfondie des fonds du 18e si\u00e8cle et du d\u00e9but du 19e si\u00e8cle dans les collections du mus\u00e9e. Enrichie de quelques pr\u00eats, elle met en \u00e9vidence les oeuvres d&rsquo;Abraham Louis Ducros et des fr\u00e8res Sablet.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 29 juin 2013<\/span> <em>Lemancolia<\/em> mus\u00e9e Jenisch Vevey jusqu\u2019au 13 octobre. Dans les espaces du rez-de-chauss\u00e9e, le mus\u00e9e Jenisch \u00e9voque de multiples aspects de l\u2019iconographie du L\u00e9man. Cette exposition associe des techniques et des p\u00e9riodes tr\u00e8s diverses, \u00e0 travers des confrontations bienvenues, soutenues par la force d\u2019un mod\u00e8le dont les variations inspir\u00e8rent tant d\u2019artistes de Conrad Witz \u00e0 Oscar Kokoschka et Jean-Luc Godard&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 18 juin 2013<\/span> Mamco. En plus des salles consacr\u00e9es \u00e0 la collection, le Mamco propose 8 monographies dont l&rsquo;importance varie d&rsquo;une seule salle \u00e0 tout un \u00e9tage jusqu&rsquo;au 15 septembre. Les deux expositions les plus cons\u00e9quentes sont: Jean Otth, r\u00eaverie z\u00e9nonienne 1967 &#8211; 2013 qui occupe tout le 4\u00e8me et Jean-Jacques Lebel (n\u00e9 en 1936) 1951 &#8211; 2013, un artiste passionn\u00e9 par le collage qu&rsquo;il utilise pour cr\u00e9er des travaux engag\u00e9s, il est assez proche de la d\u00e9marche que suivra Thomas Hirschhorn. Jean Otth (1940- 2013) est connu comme un pionnier dans l&rsquo;utilisation de la vid\u00e9o, mais son approche n&rsquo;est absolument pas narrative. Elle s&rsquo;inscrit dans un dialogue avec les questions formul\u00e9es autour de la peinture dans les ann\u00e9es 1950 &#8211; 1960, lumi\u00e8re, visibilit\u00e9, montrer, cacher, grandes surfaces, all over. Il reprend d&rsquo;ailleurs deux th\u00e8mes traditionnels, le paysage et le nu f\u00e9minin. On per\u00e7oit davantage des relations avec les travaux de Dan Flavin qu&rsquo;avec ce que l&rsquo;on entend par vid\u00e9o aujourd&rsquo;hui. Il \u00e9labore ici un dialogue subtil, raffin\u00e9 entre des travaux anciens et une \u00e9nonciation nouvelle.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e Rath. La collection du mus\u00e9e Migros d&rsquo;art contemporain jusqu&rsquo;au 22 septembre. Parall\u00e8lement aux expositions qu&rsquo;il organise sur son site de Zurich, le Migrosmuseum d\u00e9veloppe une collection d&rsquo;art contemporain importante. Il propose un regard sur celle-ci au mus\u00e9e Rath.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 22 mars 2013, 9 juin 2013<\/span> Pour \u00e9viter la saturation lors de mon passage \u00e0 Art Basel la semaine prochaine, j\u2019ai choisi de visiter quelques expositions en cours dans la ville rh\u00e9nane ce samedi. En pr\u00e9vision de la foire annuelle, toutes les institutions ont ouvert leurs expositions d\u2019\u00e9t\u00e9. Il y a un rituel qui va avec la foire, par exemple le cirque Knie qui dresse sa tente juste en face des locaux o\u00f9 sont pr\u00e9sent\u00e9s les oeuvres d\u2019art moderne et contemporain. Avec l\u2019extension des locaux et les nouveaux am\u00e9nagements, con\u00e7us par Herzog &amp; de Meuron, la place de la foire a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e et n\u2019a plus de d\u00e9gagement sur les rues environnantes. Les organisateurs ont invit\u00e9 l\u2019artiste japonais Tadashi Kawamata \u00e0 am\u00e9nager la place qui est encore disponible. Il a choisi de construire un Favela caf\u00e9. Des cabanes en t\u00f4le ondul\u00e9e et en bois de r\u00e9cup\u00e9ration forment une s\u00e9rie de petits espaces, o\u00f9 l\u2019on peut boire un verre ou manger un sandwich. Le contraste est saisissant avec les mat\u00e9riaux industriels des nouveaux b\u00e2timents.<\/p>\n<p>Max Ernst fait l&rsquo;objet d&rsquo;une vaste r\u00e9trospective \u00e0 la Fondation Beyeler \u00e0 Riehen. Organis\u00e9e autour des processus cr\u00e9atifs imagin\u00e9s par l&rsquo;artiste, elle suit un d\u00e9veloppement chronologique et met particuli\u00e8rement en \u00e9vidence l&rsquo;oeuvre peint de Max Ernst&#8230;. Le Schaulager \u00e0 B\u00e2le pr\u00e9sente une exposition Steve Mc Queen jusqu&rsquo;au 1er septembre 2013. Elle comprend 25 pi\u00e8ces, photos et vid\u00e9os qui retracent 20 ans de travail de 1992 \u00e0 2012. Si certains films sont pr\u00e9sent\u00e9s en continu, pour trois projections: 7th Nov., Carib&rsquo;s Leap et Giardini, il est demand\u00e9 au visiteur de ne regarder le film que lorsqu&rsquo;il commence. Si l&rsquo;on respecte cette injonction, il faut pr\u00e9voir plusieurs heures pour la visite. En ajoutant les temps de projection pour chaque pi\u00e8ce on arrive \u00e0 pr\u00e8s de 3h. sans compter une pr\u00e9sentation de diapositives de 70&prime;. Les travaux de Steve Mc Queen s&rsquo;inscrivent profond\u00e9ment dans notre m\u00e9moire. Avec ses premi\u00e8res pi\u00e8ces, il a obtenu une reconnaissance imm\u00e9diate, elles furent pr\u00e9sent\u00e9es dans le British Art Show de 1996 en compagnie de Douglas Gordon et de Damien Hirst notamment. Elles ont conserv\u00e9 toute leur force&#8230;.<\/p>\n<p>\u00d6ffentliche Kunstsammlung: <em>Die Picassos sind da<\/em> jusqu&rsquo;au 21 juillet. En r\u00e9unissant les Picasso du mus\u00e9e des beaux-arts et de la Fondation Beyeler, compl\u00e9t\u00e9s par des pr\u00eats de collections priv\u00e9es, le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le peut monter une exposition Picasso qui a un caract\u00e8re de r\u00e9trospective et qui occupe toutes les salles du dernier \u00e9tage, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elle est deux fois plus importante que les expositions temporaires habituellement pr\u00e9sent\u00e9es dans cette institution&#8230;. Ed Ruscha Los Angeles Apartments jusqu&rsquo;au 6 septembre, propose diverses s\u00e9ries photographique et des dessins de b\u00e2timents de rues qui sont devenus mythiques. Le Museum f\u00fcr Gegenwartskunst sous le titre Some End of Things jusqu&rsquo;au 15 septembre, r\u00e9unit 6 artistes qui \u00e0 un titre ou un autre mettent en \u00e9vidence le processus cr\u00e9atif et les d\u00e9cisions prises pour aboutir \u00e0 une oeuvre. La Kunsthalle propose une vaste pr\u00e9sentation des films et vid\u00e9os de Michel Auder ( n\u00e9 en 1945) jusqu&rsquo;au 25 ao\u00fbt, consid\u00e9r\u00e9 comme un pionnier de l&rsquo;art vid\u00e9o, proche de Jonas Mekas et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage Paulina Olowska (1976), une artiste polonaise qui propose un travail autour du th\u00e9\u00e2tre de marionnettes 13 juin &#8211; 1er septembre. Le Mus\u00e9e Tinguely pr\u00e9sente l&rsquo;artiste qui renouvelle l&rsquo;op art : Zilvinas Kempinas. Slow Motion jusqu&rsquo;au 22 septembre. Ses oeuvres monumentales qui reposent toutes sur l&rsquo;utilisation de bandes magn\u00e9tiques s&rsquo;int\u00e9grent remarquablement aux oeuvres de Tinguely et cr\u00e9ent un dialogue exceptionnel. Avec des ventilateurs il met les bandes magn\u00e9tiques en mouvement dans l&rsquo;espace, il cr\u00e9e \u00e9galement diverses atmosph\u00e8res par l&rsquo;utilisation des lumi\u00e8res. L&rsquo;installation Ballroom, 2013 est particuli\u00e8rement \u00e9tonnante.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Assens et Yverdon 6 juin 2013<\/span> Deux expositions collectives \u00e0 signaler dans le centre du canton de Vaud. Le centre culturel d&rsquo;Assens a organis\u00e9 plusieurs \u00e9ditions de sculptures en plein air au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Cette fois, il accueille, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du b\u00e2timent, 9 sculpteurs r\u00e9unis par les photographies de Julien Raemy. Un concept original qui propose de beaux dialogues entre des oeuvres de bronze, de bois, de pierre et de c\u00e9ramique et deux tirages en noir et blanc montrant un portrait du sculpteur et une oeuvre.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un tr\u00e8s long r\u00e8gne la galerie de l&rsquo;h\u00f4tel de ville d&rsquo;Yverdon change de directrice et devient centre d&rsquo;art contemporain. Karin Tissot d\u00e9bute par une exposition collective qui r\u00e9unit 12 cr\u00e9ateurs sous les vo\u00fbtes de l&rsquo;h\u00f4tel de ville, mais aussi \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Le spectateur est invit\u00e9 \u00e0 d\u00e9couvrir d&rsquo;autres espaces par le dessin, la sculpture, l&rsquo;installation, la photographie ou la peinture.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 30 mai 2013<\/span> Museum Rietberg: <em>Von Buddha bis Picasso Der Sammler Eduard von der Heydt Gr\u00fcnder des Museums<\/em> jusqu&rsquo;au 18 ao\u00fbt. La tr\u00e8s passionnante et tourment\u00e9e histoire d&rsquo;une collection exceptionnelle qui fut partag\u00e9e entre Zurich, le Tessin et le mus\u00e9e von der Heydt de Wuppertal. L&rsquo;histoire d&rsquo;un baron banquier, tr\u00e8s conservateur, mais ouvert \u00e0 toutes les formes d&rsquo;expression artistique, il fut proche du Kaiser, associ\u00e9 aux Thyssen, membre du parti nazi dont il fut exclu \u00e0 sa grande d\u00e9solation. Il eut aussi comme le baron Thyssen le fin nez de s&rsquo;installer en Suisse dont il devint citoyen, au Tessin, d\u00e8s 1933. On lui doit le d\u00e9veloppement de Monte Verita qu&rsquo;il acheta. Il fut m\u00eame jug\u00e9 pour trahison apr\u00e8s la guerre, mais on s&#8217;empressa de l&rsquo;acquitter pour \u00e9viter qu&rsquo;il ne quitte la Suisse avec ses tr\u00e9sors.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 19 mai 2013<\/span> Mus\u00e9e des beaux-arts de Berne: <em>Mythes et myst\u00e8res. Le symbolisme et les artistes suisses<\/em> jusqu\u2019au 18 ao\u00fbt, puis \u00e0 Lugano du 14 septembre au 12 janvier 2014. Cette vaste exposition nous invite \u00e0 d\u00e9couvrir les artistes suisses li\u00e9s au symbolisme, en relation avec les travaux de quelques contemporains europ\u00e9ens. Sans chercher \u00e0 d\u00e9finir trop \u00e9troitement le symbolisme, on nous propose de cerner en 17 chapitres l\u2019expression de l\u2019imagination, du fantastique et du spirituel chez des peintres et sculpteurs actifs entre 1870 et 1910. Partir \u00e0 la d\u00e9couverte de ce th\u00e8me dans les collections des mus\u00e9es suisses revient quasiment \u00e0 r\u00e9unir un \u00ab\u00a0best of\u00a0\u00bb de ces mus\u00e9es et de collections priv\u00e9es, avec des oeuvres tr\u00e8s connues de B\u00f6cklin, Hodler, Segantini, mais aussi d\u2019autres beaucoup moins c\u00e9l\u00e8bres. C\u2019est effectivement le d\u00e9fi auquel cette pr\u00e9sentation r\u00e9pond parfaitement, \u00e0 la fois par un bel accrochage et un heureux \u00e9quilibre entre la mise en perspective de travaux connus et de nouvelles d\u00e9couvertes&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne le 29 avril 2013<\/span> Depuis quelque temps le voyageur press\u00e9 qui va de la gare de Lausanne \u00e0 la station du m\u00e9tro en utilisant le passage sous-voies, peut remarquer une vitrine, anim\u00e9e parfois de travaux qui tranchent avec ceux que l&rsquo;on voit habituellement dans ce genre d&rsquo;endroits. En effet lou\u00e9 par un collectif d&rsquo;artistes, ce site d&rsquo;exposition inhabituel tente de faire voir les travaux de ceux qui s&rsquo;expriment par le dessin ou la peinture dans cette ville. En ce moment ce sont 24 oeuvres de petits formats qui sont accroch\u00e9es sous le titre \u00e9tendage 2013. A ne pas manquer jusqu&rsquo;au 19 mai. http:\/\/space-station.ch\/ D&rsquo;autre part d\u00e8s le 3 mai la section vaudoise de Visarte annonce une m\u00e9ga exposition <em>De l&rsquo;inachev\u00e9<\/em> avec 400 dessins de 74 artistes appartenant \u00e0 toutes les g\u00e9n\u00e9rations jusqu&rsquo;au 19 mai dans les anciennes halles CFF. Cette pr\u00e9sentation tr\u00e8s oecum\u00e9nique par l&rsquo;ampleur des domaines d&rsquo;expression et des g\u00e9n\u00e9rations \u00e9voqu\u00e9s assume totalement le caract\u00e8re horizontal de l&rsquo;espace, qui serait inutilisable dans sa verticalit\u00e9, pour pr\u00e9senter des travaux fragiles sur les rails prot\u00e9g\u00e9s par de simples vitrines plates. 5 fois 40 m\u00e8tres de rail ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s \u00e0 5 commissaires diff\u00e9rents pour y pr\u00e9senter les artistes de leur choix&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 9 avril 2013<\/span> Kunsthalle <em>Yang Fudong (1971). Estranged Paradise<\/em> jusqu&rsquo;au 26 mai. Une r\u00e9trospective qui s&rsquo;\u00e9tend sur les deux \u00e9tages de l&rsquo;institution, des vid\u00e9os, des films et des photos de cet artiste chinois remarqu\u00e9 d\u00e8s la Documenta 11, en 2002. R\u00e9trospective qui est loin d&rsquo;\u00eatre compl\u00e8te si l&rsquo;on consulte le net pour voir d&rsquo;autres r\u00e9alisations. Yang Fudong a travaill\u00e9 sur l\u2019incertitude, la perte de rep\u00e8res des populations chinoises face \u00e0 l\u2019\u00e9volution de leur soci\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;il met en relation avec une r\u00e9flexion sur l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma, de l&rsquo;image en noir et blanc notamment. L&rsquo;une des oeuvres les plus impressionnantes pr\u00e9sent\u00e9e ici est East of Que Village, 2007, qui \u00e9voque les chiens errants d&rsquo;un village en cours d&rsquo;abandon ou de transformation en zone urbaine. Migrosmuseum: Steven G. Rhodes: \u00ab\u00a0The Law of the Uknown Neighbor: Inferno Romanticised\u00a0\u00bb 9 f\u00e9vrier &#8211; 21 avril Installation surprenante avec trois projecteurs qui tournent, de la musique et au sol des cercles form\u00e9s par des peaux de serpent. Un hommage \u00e0 Aby Warburg.<\/p>\n<p>Kunsthaus Haris Espaminoda. South of the Sun jusqu&rsquo;au 5 mai. Projection sur 4 \u00e9crans d\u2019un myst\u00e9rieux rituel sous des arches anciennes avec au centre un grand pr\u00eatre qui prend des aspects et des r\u00f4les divers. La musique est importante, c\u2019est un spectacle assez prenant, que l&rsquo;on d\u00e9couvre partiellement car il est indiqu\u00e9 qu\u2019il y a 4 heures de projections en tout. Kelly Nipper et Rudolf von Laban (1879 &#8211; 1958) jusqu&rsquo;au 16 juin. Une performance de danse \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des salles Hodler et B\u00f6cklin et en relation avec un accrochage des dessins de Rudolf von Laban (1879 \u2013 1958). Chagall. Ma\u00eetre des modernes jusqu&rsquo;au 12 mai. haus konstruktiv: Alex Katz Landscapes 7 mars &#8211; 12 mai Joachim Grommek (1957) jusqu&rsquo;au 12 mai, ce peintre allemand revisite l\u2019histoire de l\u2019art abstrait et constructif avec des peintures qui semblent faites de bouts de scotchs color\u00e9s, mais qui sont en fait des peintures illusionnistes. Beaucoup d\u2019humour et d\u2019ironie dans ces r\u00e9alisations brillantes. Mus\u00e9e national: Animali. Animaux r\u00e9els et fabuleux de l&rsquo;Antiquit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque moderne jusqu&rsquo;au 14 juillet. Une exposition qui consid\u00e8re la repr\u00e9sentation des animaux r\u00e9els et fabuleux depuis la pr\u00e9histoire jusqu&rsquo;au 17e si\u00e8cle, avec quelques exemples contemporains. L&rsquo;exposition suit la typologie des animaux m\u00e9langeant les \u00e9poques, ainsi le dragon, la sir\u00e8ne, le cerf, le cheval. l&rsquo;aigle ou encore le griffon, la licorne, le centaure, le lion, le poisson et le sphinx sont tour \u00e0 tour \u00e9voqu\u00e9s. Une belle s\u00e9lection de bijoux, vases, sculptures, manuscrits, peintures ou encore tapisseries.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne et Thoune 4 avril 2013<\/span> Mus\u00e9e des beaux-arts de Thoune: Subodh Gupta, Spirit Eaters jusqu&rsquo;au 28 avril Mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne: Jorge Macchi, Container jusqu&rsquo;au 16 juin Deux artistes extra-europ\u00e9ens quasiment contemporains b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une importante exposition dans une institution suisse en ce moment. Il est int\u00e9ressant de mettre en rapport ces deux pr\u00e9sentations. Il s\u2019agit de Jorge Macchi (Argentin, n\u00e9 en 1963) \u00e0 Lucerne et de Subodh Gupta (Indien, n\u00e9 en 1964) \u00e0 Thoune. Tous deux r\u00e9alisent des installations monumentales qui occupent chaque salle mise \u00e0 leur disposition. Tous deux ont particip\u00e9 \u00e0 des expositions internationales dans lesquelles ils retiennent largement l\u2019attention. Jorge Macchi a r\u00e9alis\u00e9 un jardin \u00e0 la francaise sur le site d\u2019une usine d\u00e9saffect\u00e9e lors de la biennale de Lyon en 2011. Quant aux assemblages de Subodh Gupta, ils sont familiers des visiteurs\u00a0 d\u2019expositions intenationales depuis une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es. Il a fait des ustensiles de cuisine en fer blanc, caract\u00e9ristiques des m\u00e9nages indiens et qui ont frapp\u00e9 tout voyageur qui s\u2019est rendu dans ce pays, la base embl\u00e9matique de son travail&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 25 mars 2013<\/span> Le mamco sous le titre S\u00e9quence &#8211; printemps 2013 propose tout un ensemble d&rsquo;expositions. A relever en particulier: Partage de minuit. une exposition dans la collection qui associe des oeuvres en gris, noir et blanc dans un splendide accrochage au dernier \u00e9tage et dans d&rsquo;autres salles. Un \u00e9tage est consacr\u00e9 \u00e0 Retour du monde. Commandes publiques autour du tramway de Paris. Et l&rsquo;on trouve plusieurs pr\u00e9sentations monographiques notamment autour d&rsquo;Aldo Walker et Michel Grillet jusqu&rsquo;au 5 mai.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Paris 13 mars<\/span> Les expositions du printemps parisien sont marqu\u00e9es par le cinquantenaire de l&rsquo;amiti\u00e9 franco-allemande. L&rsquo;ange du bizarre. Le romantisme noir de F\u00fcssli \u00e0 Max Ernst 5 mars &#8211; 9 juin au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay et De l&rsquo;Allemagne, 1800 &#8211; 1939 de Friedrich \u00e0 Beckmann 28 mars &#8211; 24 juin au Louvre avec en pr\u00e9ambule un ensemble important d&rsquo;Anselm Kiefer. L&rsquo;ange du bizarre \u00e9voque trois moments de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;int\u00e9resse au fantastique de l&rsquo;\u00e9poque n\u00e9ogothique et romantique au symbolisme pour terminer avec les surr\u00e9alistes. Ces derniers ont d&rsquo;ailleurs \u00e9t\u00e9 les premiers \u00e0 faire cette histoire. Twixt de Coppola suit aussi cette voie en narrant les m\u00e9saventures d&rsquo;un \u00e9crivain sp\u00e9cialis\u00e9 dans les histoires de sorci\u00e8re dans une ville o\u00f9 r\u00e9sida Edgar Poe! Plusieurs films sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9s dans l&rsquo;exposition&#8230;.<\/p>\n<p>Le Palais de Tokyo \u00e0 Paris consacre \u00e0 Julio le Parc du 27 f\u00e9vrier &#8211; 13 mai 2013 une vaste r\u00e9trospective avec de nombreuses installations monumentales et une salle enti\u00e8re consacr\u00e9e aux jeux interactifs&#8230;. En parall\u00e8le, le centre Pompidou pr\u00e9sente les pi\u00e8ces de J\u00e9sus Rafael Soto (1923 &#8211; 2005) qui figurent dans ses collections, certaines sont entr\u00e9es r\u00e9cemment par dation. Et d\u00e8s le 10 avril au Grand Palais, on d\u00e9couvrira: Dynamo. Un si\u00e8cle de mouvement et de lumi\u00e8re dans l&rsquo;art de 1913 \u00e0 2013 du 10 avril au 22 juillet, o\u00f9 l&rsquo;on retrouve notamment Soto et Le Parc. Par ailleurs le Palais de Tokyo propose plusieurs expositions: une collective autour de Raymond Roussel jusqu&rsquo;au 20 mai dans laquelle on remarque en particulier une grande pi\u00e8ce de Mike Kelley, une monographique de Fran\u00e7ois Curlet et plusieurs installations de Joachim Koester, Daniel Dewar et Gregory Gicquel, Evariste Richer, notamment. Au jeu de Paume Adrian Paci 26 f\u00e9vrier &#8211; 12 mai et dans un tout autre registre Laure Albin Guillot (1879 &#8211; 1962) jusqu&rsquo;au 12 mai. L&rsquo;une des expositions les plus originales est pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 La Maison rouge &#8211; fondation de Galbert, <em>Sous influence, artistes et psychotropes<\/em> jusqu&rsquo;au 19 mai. On connaissait l&rsquo;\u00e9crivain carburant au whisky, mais dans les arts plastiques on parle peu des m\u00e9thodes de travail des artistes. A l&rsquo;exception des dessins sous mescaline d&rsquo;Henri Michaux, souvent cit\u00e9s, l&rsquo;exposition de la Maison rouge recense un certain nombre d&rsquo;exemples chez les artistes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et chez ceux du XXe si\u00e8cle&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 3 et 23 mars 2013<\/span> L\u2019exposition <em>Fen\u00eatres, de la Renaissance \u00e0 nos jours<\/em> jusqu&rsquo;au 20 mai \u00e0 la Fondation de l&rsquo;Hermitage a l\u2019ambition d\u2019explorer avec une forme d\u2019exhaustivit\u00e9 l\u2019iconographie de la fen\u00eatre comme source de lumi\u00e8re sur les natures mortes, comme sc\u00e8ne de genre avec la relation int\u00e9rieur- ext\u00e9rieur, comme objet au XXe si\u00e8cle, grille pour percevoir et repr\u00e9senter le monde. On va du livre didactique de D\u00fcrer,\u00a0 \u00e0 la photographie et \u00e0 l\u2019\u00e9cran, d\u2019ailleurs l\u2019exposition s\u2019ach\u00e8ve sur une projection d\u2019Anri Sala. Les oeuvres retenues sont bien choisies et de qualit\u00e9&#8230;. Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts: Alex Katz et F\u00e9lix Vallotton jusqu&rsquo;au 9 juin. En 1995, le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne achetait une toile de F\u00e9lix Vallotton intitul\u00e9e Quatre Torses, 1916. Cette oeuvre stup\u00e9fiante pr\u00e9sente quatre corps de femmes en gros plan dans des tons roses, elle parait d&rsquo;une incroyable actualit\u00e9. Elle aurait pu \u00eatre peinte dans les ann\u00e9es 1960 ou m\u00eame plus r\u00e9cemment. L&rsquo;exposition Alex Katz et F\u00e9lix Vallotton, loin de toute suggestion d&rsquo;\u00e9ventuelles influences ou filiation, cherche \u00e0 montrer la singuli\u00e8re actualit\u00e9 de la peinture de Vallotton, en la confrontant \u00e0 un artiste am\u00e9ricain dont la carri\u00e8re et le style se sont affirm\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du Pop Art.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Fribourg 23 f\u00e9vrier 2013<\/span> Pour se rendre \u00e0 Fri Art, le centre d&rsquo;art contemporain de Fribourg, il faut suivre une descente tr\u00e8s abrupte avant d\u2019arriver au fond de la gorge de la Sarine, o\u00f9 se niche la ville basse. Les installations des deux artistes, Claudia Comte (1983) et J\u00e9r\u00e9mie Gindre (1978), invit\u00e9s en ce moment par l&rsquo;institution empoignent la totalit\u00e9 de l\u2019espace mis \u00e0 leur disposition pour tisser des liens avec cette particularit\u00e9 topographique. La vid\u00e9o propos\u00e9e par Claudia Comte relate la navigation sur un fjord, mais aux paysages qui d\u00e9filent s&rsquo;ajoutent une trame abstraite inspir\u00e9e par une structure ajour\u00e9e en b\u00e9ton, les images du paysage, les compositions cin\u00e9tiques qui sont superpos\u00e9es \u00e0 celles-ci, sont compl\u00e9t\u00e9s par une structure musicale qui baigne les deux salles de l&rsquo;installation. En effet avant la vid\u00e9o, on d\u00e9couvre une premi\u00e8re salle dont les murs peints ont \u00e9t\u00e9 couverts de traits sugg\u00e9rant un rythme. Au sol sont d\u00e9pos\u00e9es de grandes claies noires ajour\u00e9es\u00a0; alors qu\u2019au centre de la pi\u00e8ce tr\u00f4nent six sculptures en bois clair, abstraites, soigneusement polies, plac\u00e9es comme des spectateurs sur un banc circulaire. Le rapport au site d\u00e9velopp\u00e9 dans l&rsquo;installation de J\u00e9r\u00e9mie Gindre est encore beaucoup plus direct&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 22 f\u00e9vrier 2013<\/span> Zentrum Paul Klee: Du japonisme au zen. Paul Klee et l&rsquo;Extr\u00eame &#8211; Orient jusqu&rsquo;au 12 mai et Klee et Jawlenski une amiti\u00e9 artistique 2 f\u00e9vrier &#8211; 26 mai. La formule qui consiste \u00e0 pr\u00e9senter \u00ab\u00a0Klee et&#8230;\u00a0\u00bb semble vouloir se poursuivre ind\u00e9finiment. Comme en t\u00e9moignent les textes r\u00e9unis sur cette page, elle a d\u00e9j\u00e0 permis d&rsquo;aborder l&rsquo;artiste sous les angles les plus vari\u00e9s. En sortant de ces expositions, on est un peu partag\u00e9 (et \u00e9puis\u00e9!): d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 il est int\u00e9ressant de d\u00e9couvrir une facette, un aspect inattendu de l&rsquo;artiste. De l&rsquo;autre on se demande si cel\u00e0 justifie vraiment une exposition compl\u00e8te. Il me semble qu&rsquo;il y a une certaine fr\u00e9n\u00e9sie dans cette succession d&rsquo;expositions et l&rsquo;on appr\u00e9cierait un peu plus de stabilit\u00e9 dans la d\u00e9couverte de Paul Klee&#8230;<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Edito du d\u00e9but f\u00e9vrier<\/span> Visitant des expositions d\u2019art contemporain dont l\u2019accessibilit\u00e9 n\u2019est pas \u00e9vidente au premier coup d\u2019oeil, je tente \u00e9videmment de faire des liens, des regroupements en r\u00e9fl\u00e9chissant aux contributions des artistes. Par exemple en ce moment, je constate que l\u2019exposition Mandla Reuter pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Kunsthalle de B\u00e2le poss\u00e8de des points communs avec celle de Tobias Madison propos\u00e9e par la Kunsthalle de Zurich. Tous deux interpellent l\u2019ici et maintenant de l\u2019artiste, le contrat qu\u2019il remplit face \u00e0 l\u2019institution qui l\u2019invite. Mais aussi l\u2019ailleurs de sa vie, les caract\u00e9ristiques de son cercle d\u2019amis et de leurs activit\u00e9s culturelles, souvent bien \u00e9loign\u00e9es des locaux gigantesques, sur\u00e9quip\u00e9s et aseptis\u00e9s de l&rsquo;institution qui les expose. \u00a0 -A la Kunsthalle de Bale, l&rsquo;artiste allemand Mandla Reuter (1975) nous fait d\u00e9couvrir les coulisses de la Kunsthalle jusqu&rsquo;au 10 mars. En effet arriv\u00e9 dans la troisi\u00e8me salle, on trouve porte close. Il faut revenir \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e, descendre au bar, on peut s&rsquo;y arr\u00eater!, traverser la cour, entrer par le cin\u00e9ma, monter dans les locaux administratifs pour acc\u00e9der aux deux derni\u00e8res salles. Et \u00e0 part ce parcours qui fait penser \u00e0 Gregor Schneider (1969) que d\u00e9couvre-t-on? En fait -l\u2019exposition se veut une allusion \u00e0 un autre lieu, un terrain \u00e0 Los Angeles, propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019artiste, on trouve ainsi un plan du cadastre de la ville, mais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 une enveloppe renvoy\u00e9e indique que la rue mentionn\u00e9e n\u2019existe pas. Nous ne savons si cette propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019artiste est r\u00e9elle ou pure fiction. Il joue entre ce lieu lointain et la modification de la perception des espaces et du parcours habituel dans la Kunsthalle. -Tobias Madison (1985) est l&rsquo;un des jeunes artistes suisses les plus actifs ces derni\u00e8res ann\u00e9es, il participe \u00e0 l&rsquo;animation de deux lieux culturels \u00e0 Zurich et d\u00e9ploie son activit\u00e9 dans des collectifs. Ainsi son exposition \u00e0 voir jusqu\u2019au 24 mars qui occupe l&rsquo;\u00e9tage sup\u00e9rieur des immenses nouveaux locaux de la Kunsthalle renvoie de mani\u00e8re radicale \u00e0 un ailleurs. Le premier espace pr\u00e9sente des affiches pour des \u00e9v\u00e9nements. Dans les salles suivantes, on trouve le plan au sol de ces lieux: APNews et Longstreet bar reproduits en dimension exacte par des barres de fer soud\u00e9es au sol. Simultan\u00e9ment sur les murs d\u00e9filent des images prises par un dr\u00f4ne. Une autre installation renvoie \u00e0 un autre site: Hong Kong et un travail fait dans cette ville autour des cartons employ\u00e9s pour exp\u00e9dier des fruits. Zurich 2 f\u00e9vrier 2013 Kunsthalle Tobias Madison (1985) \u00ab\u00a0No; No; H \u00a0\u00bb et Uri Aran (1977), Here, Here and Here 2 f\u00e9vrier &#8211; 24 mars. La Kunsthalle de Zurich pr\u00e9sente deux artistes tr\u00e8s diff\u00e9rents. Tous deux sont jeunes, mais au rythme o\u00f9 vont les choses, ils appartiennent clairement \u00e0 deux g\u00e9n\u00e9rations bien distinctes! Uri Aran propose des travaux utilisant divers m\u00e9dias, le dessin, la peinture, la photographie, le collage et la vid\u00e9o. Il aborde le th\u00e8me de l&rsquo;objet, des fruits, p\u00eaches, grappes de raisin et de l&rsquo;animal, le z\u00e8bre, en les relayant \u00e0 un r\u00e9cit, une exp\u00e9rience.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 26 janvier 2013<\/span> Le Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts consacre toutes ses salles \u00e0 l&rsquo;exposition annuelle des artistes locaux Accrochage (Vaud 2013) jusqu&rsquo;au 3 mars et \u00e0 Christopher F\u00fcllemann (1983)- Forms and Lovers (Prix Buchet 2013) jusqu&rsquo;au 3 mars. Ce dernier occupe les trois premi\u00e8res salles avec d&rsquo;\u00e9tranges chariots qui portent de grandes structures carnavalesques, constructions hybrides, objets, arbres ou hommes g\u00e9ants, ils forment une parade color\u00e9e et hirsute.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 25 janvier 2013<\/span> La Fondation Beyeler se tourne vers l&rsquo;oeuvre tardif de Ferdinand Hodler de 1913 \u00e0 1918, jusqu&rsquo;au 26 mai. Par ailleurs on annonce la parution du deuxi\u00e8me volume du catalogue raisonn\u00e9 des peintures consacr\u00e9 aux portraits. Ernst Gombrich a montr\u00e9 comment la peinture de paysage peut influencer notre vision de la nature. Ayant vu une grande partie des nombreuses expositions consacr\u00e9es \u00e0 Ferdinand Hodler depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980\u00a0; il y a longtemps, surtout en hiver entre d\u00e9cembre et janvier, que je pense \u00e0 ses paysages presque tous les jours, sauf lorsqu\u2019il y a trop de brouillard ou de nuages\u00a0! En effet, le matin ou le soir, la vari\u00e9t\u00e9 et la subtilit\u00e9 des bandes color\u00e9es qui irradient le L\u00e9man et les Alpes \u00e9voquent imm\u00e9diatement l\u2019effort pictural de Hodler dont on sent qu\u2019il fut habit\u00e9 par le d\u00e9sir de repr\u00e9senter cette atmosph\u00e8re&#8230;.. A la Kunsthalle l&rsquo;artiste allemand Mandla Reuter (1975) nous fait d\u00e9couvrir les coulisses de la Kunsthalle jusqu&rsquo;au 10 mars. En effet arriv\u00e9 dans la troisi\u00e8me salle, on trouve porte close. Il faut revenir \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e, descendre au bar, on peut s&rsquo;y arr\u00eater!, traverser la cour, entrer par le cin\u00e9ma, monter dans les locaux administratifs pour acc\u00e9der au deux derni\u00e8res salles. Et \u00e0 part ce parcours qui fait penser \u00e0 Gregor Schneider (1969) que d\u00e9couvre-t-on? voir plus haut.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>2012<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne, le 31 d\u00e9cembre 2012<\/span> Petit \u00e9dito de fin d&rsquo;ann\u00e9e: En faisant l\u2019inventaire des activit\u00e9s sur mon site, je constate que j\u2019ai mentionn\u00e9 environ 80 expositions que j\u2019ai visit\u00e9es en 2012. Ces visites ont donn\u00e9 lieu \u00e0 35 articles plus d\u00e9velopp\u00e9s. J&rsquo;observe que j\u2019aime bien suivre des artistes d\u00e9j\u00e0 vus ant\u00e9rieurement, j\u2019ai d\u2019ailleurs regroup\u00e9 les articles sur un nombre restreint de pages et en principe j\u2019\u00e9vite de cr\u00e9er de nouvelles pages. Je rajoute les nouveaux articles sur des pages existantes afin de former des ensembles qui ont certains rapports. Pour en venir \u00e0 des d\u00e9tails plus mat\u00e9riels, je constate que visiter 80 expositions en comptant un prix moyen de 15.-frs reviendrait \u00e0 d\u00e9penser 1&rsquo;200.- frs en billets d\u2019entr\u00e9e, si je n\u2019avais pas de carte de presse. Et pourtant il ne me semble pas avoir visit\u00e9 un nombre excessif d\u2019expositions. Je sais que j\u2019en ai manqu\u00e9 beaucoup et je ne mentionne en g\u00e9n\u00e9ral que les expositions pr\u00e9sent\u00e9es dans des institutions, mais je visite \u00e9galement les galeries. Il me semble pourtant que ce chiffre de 80 repr\u00e9sente presque le minimum de visites qu\u2019une personne qui voudrait se tenir partiellement au courant devrait faire\u00a0!, mais cela revient cher\u00a0! ( quoi qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une notion relative que l&rsquo;on pourrait mettre en relation avec le prix d&rsquo;un abonnement \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra pour 8 repr\u00e9sentations annuelles.)<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 26 d\u00e9cembre 2012<\/span> Museum im Bellpark Kriens: <em>Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyder Ausstellung 2012<\/em> jusqu&rsquo;au 17 f\u00e9vrier 2013. Dans cette exposition J.- F-.Schnyder renoue avec la sculpture. La villa du Bellpark dans la banlieue de Lucerne est impr\u00e9gn\u00e9e d&rsquo;une musique de fanfare populaire que le visiteur entend constamment. A l&rsquo;image d&rsquo;un travail qui se d\u00e9ploie entre ironie et taille tr\u00e8s s\u00e9rieuse du bois de ch\u00e2taignier&#8230;.<\/p>\n<p>Lucerne, Mus\u00e9e des beaux-arts <em>Helmut Federle. American Songline<\/em> jusqu&rsquo;au 3 f\u00e9vrier. N\u00e9 en 1944, Helmut Federle est consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;une des figures importantes de la peinture suisse et europ\u00e9enne du dernier quart du XXe si\u00e8cle. Il est surtout connu pour de grandes compositions horizontales, parfois verticales qui associent des couleurs proches des pigments naturels. Dans cette exposition qui occupe dix salles du mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne, il a choisi de pr\u00e9senter avant tout de petits fomats qui confrontent diff\u00e9rents moments de son activit\u00e9 cr\u00e9atrice sur une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 18 d\u00e9cembre 2012<\/span> Mus\u00e9e des Beaux-Arts <em>Les \u00e9tincelles de Meret. Les surr\u00e9alismes dans l&rsquo;art contemprain suisse<\/em> (Maya Bringolf, Tatjana Gerhard, Francisco Sierra, Vidya Gastaldon, Elisabeth Llach) jusqu&rsquo;au 10 f\u00e9vrier. En 2006, le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne rendait hommage \u00e0 Meret Oppenheim (1913 &#8211; 1985) par une r\u00e9trospective. Mais voici qu&rsquo;arrive le centenaire de l&rsquo;artiste, que faire? Le mus\u00e9e a eu la bonne id\u00e9e d&rsquo;inviter cinq artistes suisses contemporains \u00e0 prendre position face aux oeuvres de Meret Oppenheim&#8230;.<\/p>\n<p>Itten, Klee le monde de la couleur jusqu&rsquo;au 1er avril (ensuite Martin Gropiusbau \u00e0 Berlin) Otto Nebel, peintre et po\u00e8te jusqu&rsquo;au 24 f\u00e9vrier. A la Kunsthalle Isabelle Cornaro (1974) d\u00e9ploie des moulages en pl\u00e2tre et en caoutchouc qui se concentrent sur divers types d&rsquo;objets jusqu&rsquo;au 24 mars.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 27 novembre 2012<\/span> L&rsquo;exposition Salvador Dali propos\u00e9e au centre Pompidou jusqu\u2019au 25 mars est une r\u00e9trospective qui couvre toutes les p\u00e9riodes d&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;artiste et qui met en \u00e9vidence la complexit\u00e9 de l&rsquo;homme. Curieusement, d&rsquo;une d\u00e9clamation \u00e0 un entretien t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 ou un film, la voix et l&rsquo;image de Dali accompagnent et impr\u00e8gnent le visiteur du d\u00e9but \u00e0 la fin du parcours&#8230;. Au m\u00eame endroit deux expositions de jeunes artistes contemporains Adel Abdessemed, je suis innocent\u00a0 jusqu\u2019au 7 janvier et Mircea Cantor ( prix Marcel Duchamp) jusqu&rsquo;au 7 janvier r\u00e9v\u00e8lent deux formes d\u2019expression diff\u00e9rentes avec des moyens similaire, la vid\u00e9o et l\u2019installation-sculpture. Mircea Cantor frappe par le myst\u00e8re, la po\u00e9sie, le sens plastique qui ressort de ses films,\u00a0 qui fixent des formes de ballets ou de happenings th\u00e9\u00e2traux. Adel Abdessemed est en quelque sorte l\u2019\u00e9quivalent fran\u00e7ais de Maurizio Cattelan. Il a m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9veiller des vocations de censeurs avec la sculpture qui \u00e9voque le fameux coup de boule devant le centre Pompidou.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e du Louvre: Rapha\u00ebl. Les derni\u00e8res ann\u00e9es 11 octobre &#8211; 14 janvier. Dans la suite directe de l&rsquo;exposition pr\u00e9sent\u00e9e ce printemps: La Sainte Anne, l&rsquo;ultime chef-d&rsquo;oeuvre de L\u00e9onard de Vinci qui montrait comment la derni\u00e8re toile de L\u00e9onard qu&rsquo;il laissa inachev\u00e9e fut en fait un th\u00e8me qu&rsquo;il poursuivit depuis 1500, le mus\u00e9e du Louvre propose un examen de l&rsquo;oeuvre de Rapha\u00ebl. A travers les toiles, les dessins du ma\u00eetre et l&rsquo;activit\u00e9 de ses principaux assistants. L&rsquo;exposition souligne l&rsquo;activit\u00e9 d\u00e9bordante de l&rsquo;artiste et la difficult\u00e9 \u00e0 distinguer la main du ma\u00eetre de celle des ses aides&#8230;.<\/p>\n<p>On aurait tort de manquer Cha\u00efm Soutine (1893 &#8211; 1943) L&rsquo;ordre du chaos jusqu\u2019au 21 janvier 2013 au Mus\u00e9e de l&rsquo;Orangerie. Et cette remarque vaut aussi pour l\u2019\u00e9cole nationale sup\u00e9rieure des beaux-arts: <em>Albrecht D\u00fcrer et son temps<\/em> jusqu&rsquo;au 13 janvier. Cette exposition exceptionnelle sur la gravure et le dessin allemand et suisse du 15e au 16e si\u00e8cle dans les collections de l&rsquo;ensba est accompagn\u00e9e de toute une r\u00e9flexion sur la meilleure mani\u00e8re de rendre accessible, des livres ou de grandes gravures roul\u00e9es, gr\u00e2ce \u00e0 des \u00e9crans tactiles. Par ailleurs certains livres pr\u00e9sent\u00e9s dans l&rsquo;exposition peuvent \u00eatre feuillet\u00e9s sur le site internet. Le mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville annonce depuis quelques mois la pr\u00e9sentation de la collection Michael Werner jusqu\u2019au 3 mars 2013. On parle d\u2019un don de 130 oeuvres, mais je n\u2019avais pas compris qu\u2019il s\u2019agissait non pas de la pr\u00e9sentation de ce don, mais d\u2019une exposition de la quasi-totalit\u00e9 d\u2019une \u00ab\u00a0collection\u00a0\u00bb ou d\u2019un fond d\u2019un grand marchand allemand. Le catalogue comprend pr\u00e8s de 900 pi\u00e8ces. Toutes les salles habituellement consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019accrochage de la collection, sauf les 4 premi\u00e8res, pr\u00e9sentent cet ensemble incroyable et fascinant pour tous ceux qui s\u2019int\u00e9ressent au d\u00e9veloppement de la peinture dans les 30 derni\u00e8res ann\u00e9es du 20e si\u00e8cle. L\u2019exposition propose un grand ensemble de Georg Baselitz dont Werner est le marchand depuis les ann\u00e9es 1960 et s\u2019ach\u00e8ve avec un vaste groupe de peintures, sculptures et dessins de Per Kirkeby&#8230;.<\/p>\n<p>Ce mus\u00e9e propose \u00e9galement une int\u00e9ressante exposition artistique et historique sur la production et la situation des artistes \u00e0 Paris pendant la seconde guerre mondiale. L&rsquo;art en guerre 1938 &#8211; 1947 de Picasso \u00e0 Dubuffet jusqu&rsquo;au 17 f\u00e9vrier&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 18 novembre 2012<\/span> En publiant le catalogue raisonn\u00e9 de l&rsquo;oeuvre grav\u00e9 de C\u00e9cile Reims (1927) et en pr\u00e9sentant une partie des 1&rsquo;435 travaux recens\u00e9s, le cabinet cantonal des estampes l\u00e8ve le voile sur l&rsquo;un des aspects les plus secrets de l&rsquo;activit\u00e9 artistique du XXe si\u00e8cle: la gravure d&rsquo;interpr\u00e9tation. Secret, et m\u00eame clandestin jusqu&rsquo;en 2004, pour ce qui concerne les 240 estampes de Hans Bellmer grav\u00e9es par C\u00e9cile Reims. Mus\u00e9e Jenisch Vevey jusqu&rsquo;au 13 janvier&#8230;. L&rsquo;exposition donne un vaste aper\u00e7u de cette activit\u00e9 impressionnante; peut-\u00eatre pourrait-on faire un parall\u00e8le entre ces gravures d&rsquo;interpr\u00e9tation de C\u00e9cile Reims et les r\u00e9p\u00e9titions de Sturtevant pr\u00e9sent\u00e9es en ce moment \u00e0 la Kunsthalle de Zurich? Les deux artistes appartiennent \u00e0 la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration, marqu\u00e9e par le surr\u00e9alisme et Duchamp.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Gen\u00e8ve 26 octobre et 13 novembre 2012<\/span> Le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire propose <em>Picasso \u00e0 l&rsquo;oeuvre dans l&rsquo;objectif de David Douglas Duncan<\/em> jusqu&rsquo;au 3 f\u00e9vrier. Contrairement \u00e0 ce que l&rsquo;on pourrait d\u00e9duire du titre de l&rsquo;exposition cette pr\u00e9sentation des photographies de David Duncan n&rsquo;est pas qu&rsquo;une exposition de photographies! En effet les photographies sont confront\u00e9es aux oeuvres de Picasso que l&rsquo;on voit dans ces documents. Cel\u00e0 donne un parcours plut\u00f4t fascinant et fort bien fait \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la production de l&rsquo;artiste dans toute la diversit\u00e9 et la spontan\u00e9it\u00e9 des techniques qu&rsquo;il aborde au jour le jour: peintures, sculptures, c\u00e9ramiques, gravures et dessins. Le mamco pr\u00e9sente un vaste et dense floril\u00e8ge d&rsquo;expositions monographiques et d&rsquo;accrochages collectifs, j&rsquo;en mentionne une partie: Biens Communs II (au 4\u00e8me un accrochage des collections comme dans les pi\u00e8ces d&rsquo;un appartement); Yves B\u00e9lorgey (1960), anthropologie de l&rsquo;espace (peintures); Anita Molinero (1953), Prequel, sculptures; Etienne Bossut, avec Nicole et autres oeuvres (sculptures); Steeve Iuncker, L&rsquo;instant de ma mort (photos) jusqu&rsquo;au 20 janvier 2013. Je retiens en particulier les fascinantes peintures d&rsquo;architecture d&rsquo;Yves B\u00e9lorgey pr\u00e9sent\u00e9es auparavant au mus\u00e9e de S\u00e9rignan et les sculptures utilisant des mat\u00e9riaux de construction d&rsquo;Anita Molinero.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Zurich 14 octobre, 16 novembre 2012<\/span> Kunsthalle, <em>Sturtevant. Image over Image<\/em> jusqu&rsquo;au 20 janvier. La Kunsthalle pr\u00e9sente le travail d\u00e9sar\u00e7onnant de Sturtevant, une artiste am\u00e9ricaine, n\u00e9e en en 1930 qui vit \u00e0 Paris et produit depuis 1965 non pas des copies!, mais des r\u00e9p\u00e9titions! d&rsquo;oeuvres d&rsquo;artistes contemporains c\u00e9l\u00e8bres. Les vastes espaces de la Kunsthalle se transforment ainsi en une sorte de mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain id\u00e9al de Warhol \u00e0 Beuys, \u00e0 la petite nuance pr\u00e8s qu&rsquo;il s&rsquo;agit toujours de r\u00e9pliques.<\/p>\n<p>Migros Museum Ragnar Kjartanson jusqu&rsquo;au 27 janvier. Pour sa r\u00e9ouverture le Migrosmuseum a invit\u00e9 un musicien islandais qui a franchi le passage entre la performance et l&rsquo;oeuvre d&rsquo;art. Dor\u00e9navant le mus\u00e9e se d\u00e9ploie sur deux \u00e9tages. Au rez il propose des aspects de sa collection. Cette fois il choisit de lancer un regard sur la sculpture contemporaine avec deux installations plastiques de Jimmie Durham et Phylidia Barlow et des travaux photographiques de Daniel Knorr et Mark Leckey. A l&rsquo;\u00e9tage c&rsquo;est une grande installation musicale de Ragnar Kjartanson qui est projet\u00e9e sur dix grands \u00e9crans. Dans un communiqu\u00e9 de presse du 17 janvier 2013, le Kunsthaus de Zurich annonce qu&rsquo;il a connu une diminution de fr\u00e9quentation de 30% en 2012 passant de 355&rsquo;000 visiteurs en 2011 \u00e0 248&rsquo;000 en 2012. Kunsthaus, <em>Latifa Echakhch. Goodbye Horses<\/em> jusqu&rsquo;au 24 f\u00e9vrier. Elle dispose les \u00e9l\u00e9ments constitutifs du cirque: la tente, le podium, les habits, pour en faire une installation. Collection d&rsquo;art graphique de l&rsquo;\u00e9cole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale: Louise Bourgeois, suites grav\u00e9es ( 7 suites de 1947 \u00e0 2007) jusqu&rsquo;au 18 janvier 2013. Cette institution pr\u00e9sente des oeuvres grav\u00e9es de Louise Bourgeois provenant de collections priv\u00e9es et d\u2019autres institutions suisses, \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019acquisition d\u2019une suite de 8 gravures de l\u2019artiste The Puritan, 1990 &#8211; 1997. L&rsquo;oeuvre grav\u00e9 de Gauguin fait l&rsquo;objet d&rsquo;une pr\u00e9sentation au Kunsthaus de Zurich jusqu&rsquo;au 20 janvier 2013,\u00a0 avec quatre suites d&rsquo;estampes. Gauguin a recouru \u00e0 la zincographie et \u00e0 la gravure sur bois. Souvent peu lisibles, ces oeuvres reprennent parfois des \u00e9l\u00e9ments de peintures, elles sortent de la nuit avec fulgurance&#8230;. Le Kunsthaus est \u00e0 la veille d&rsquo;une votation importante pour le cr\u00e9dit de construction d&rsquo;un nouveau b\u00e2timent sur un terrain voisin( projet adopt\u00e9 le 25 11 avec 54 % de oui, il s&rsquo;agit de 200 millions, en partie priv\u00e9 et en partie public!). Il pr\u00e9sente le projet architectural, sobre et majestueux, de David Chipperfield avec des maquettes et une pr\u00e9figuration des oeuvres qui seront accroch\u00e9es, notamment la collection B\u00fchrle. Dans la derni\u00e8re salle, il offre en surprise, une petite exposition Matisse tr\u00e8s belle.<\/p>\n<p>Par ailleurs dans d&rsquo;autres espaces une large place est faite aux donations Giacometti compl\u00e9t\u00e9es, suite au d\u00e9c\u00e8s du dernier fr\u00e8re de l&rsquo;artiste, Bruno en 2012. La rentr\u00e9e de septembre a vu certaines galeries et la Kunsthalle r\u00e9int\u00e9grer le L\u00f6wenbrauareal apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de travaux. Cette derni\u00e8re institution dispose dor\u00e9navant de trois immenses espaces d&rsquo;exposition. On d\u00e9couvre ici les photographies de Wolfgang Tillmans (1968), qui pr\u00e9sente des tirages de tr\u00e8s grands formats qui donnent un aper\u00e7u des voyages de l&rsquo;artiste et du regard toujours humain et en empathie avec les personnes, les objets, les situations qu&rsquo;il fixe. Un autre espace est consacr\u00e9 \u00e0 une pr\u00e9sentation de l&rsquo;artiste britannique Helen Marten (1985). Les deux expositions sont \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 4 novembre. L&rsquo;inauguration du Migrosmuseum a \u00e9t\u00e9 report\u00e9e au 16 novembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 14 octobre et 13 d\u00e9cembre 2012<\/span> Mus\u00e9e des beaux-arts <em>Arte Povera. Der grosse Aufbruch<\/em> 9 septembre &#8211; 3 f\u00e9vrier Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le pr\u00e9sente l&rsquo;arte povera \u00e0 travers la collection Goetz. 12 artistes figurent dans cette pr\u00e9sentation, tous italiens, \u00e0 l&rsquo;exception de Kounellis, la plupart ont fait de grandes carri\u00e8res et on rencontre leurs oeuvres dans tous les mus\u00e9es d&rsquo;art contemporain. Cette pr\u00e9sentation fait bien ressortir l&rsquo;effervescence et l&rsquo;inventivit\u00e9 de ces personnalit\u00e9s dans les ann\u00e9es 1960&#8230;. Cette institution pr\u00e9sente les dessins de Markus Raetz jusqu&rsquo;au 17 f\u00e9vrier 2013. Sculpteur, graveur et dessinateur, passionn\u00e9 par les illusions de la perspective et la repr\u00e9sentation du mouvement. Markus Raetz note constamment ses id\u00e9es dans des carnets, on recense plus de 30&rsquo;000 dessins \u00e0 ce jour. C&rsquo;est cette intensit\u00e9 du travail cr\u00e9ateur que l&rsquo;exposition tente de montrer en se concentrant sur des aspects moins vus dans les expositions ant\u00e9rieures consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;artiste. Une large place est en effet consacr\u00e9e au paysage dans son travail et au ruban de Moebius&#8230;.<\/p>\n<p>Kunsthalle Regionale 13 jusqu&rsquo;au 6 janvier. Autour des photos d&rsquo;architecture de Renate Buser, la Kunsthalle propose avant tout des travaux monumentaux avec des sculptures de Markus M\u00fcller et de Sylvain Baumann dans cette partie de l&rsquo;exposition de No\u00ebl des artistes b\u00e2lois. Fondation Beyeler Edgar Degas 30 septembre &#8211; 27 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 1er octobre 2012<\/span> Le metteur en sc\u00e8ne canadien Robert Carsen (1954) signe la sc\u00e9nographie tr\u00e8s soign\u00e9e et s\u00e9duisante de deux expositions \u00e0 Paris\u00a0: <em>Boh\u00e8mes<\/em> au Grand Palais jusqu&rsquo;au 14 janvier et <em>l\u2019impressionnisme et la mode<\/em> au mus\u00e9e d\u2019Orsay jusqu&rsquo;au 20 janvier. Comme il est aussi l\u2019auteur de la mise en sc\u00e8ne de JJR, d\u00e9couverte \u00e0 Gen\u00e8ve ces derniers jours et qu\u2019il avait r\u00e9alis\u00e9 Richard III de Giorgio Battistelli lors de la derni\u00e8re saison, on lui porte un int\u00e9r\u00eat soutenu. <em>Boh\u00e8mes<\/em> explore la polys\u00e9mie du terme, ce qui donne une exposition en deux parties bien distinctes, mais assez surprenante, d\u00e9concertante m\u00eame. La premi\u00e8re qui s\u2019\u00e9tend dans deux salles allong\u00e9es au rez examine l\u2019iconographie des boh\u00e9miens, diseuses de bonne aventure et autres \u00e9gyptiens aux pouvoirs myst\u00e9rieux. Elle inclut \u00e9galement le passage \u00e0 l\u2019artiste qui s\u2019identifie au vagabond, au marginal avec une toile comme <em>Bonjour M. Courbet<\/em> particuli\u00e8rement bien mise en valeur, on d\u00e9couvre ce double aspect de la repr\u00e9sentation des marginaux et de l\u2019identification de l\u2019artiste avec ce groupe. La seconde partie \u00e0 l\u2019\u00e9tage \u00e9voque les grandes oeuvres du XIXe si\u00e8cle, qui dans le go\u00fbt exotique de l\u2019\u00e9poque, placent les gitans et l\u2019artiste boh\u00e8me au centre avec M\u00e9rim\u00e9e et Carmen, puis Puccini et la Boh\u00e8me&#8230;.<\/p>\n<p>Avec l&rsquo;impressionnisme et la mode on peut dire que la peinture saute \u00e0 pieds joints hors de son cadre pour entrer dans son contexte. On ne parle plus de touche, de lumi\u00e8re et de perspective, mais de crinolines, gravures de mode et d\u00e9fil\u00e9s!&#8230;<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne<\/span> Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts: <em>Esther Shalev-Gerz. Entre l&rsquo;\u00e9coute et la parole<\/em> jusqu&rsquo;au 6 janvier. -L&rsquo;exposition que le mus\u00e9e des beaux arts consacre \u00e0 cette artiste occupe toutes les salles du mus\u00e9e et implique un d\u00e9ploiement technique impressionnant. Tout le travail d&rsquo;Esther Shalev-Gerz r\u00e9side dans la mise en en espace de documentaires tourn\u00e9s autour de la m\u00e9moire, du souvenir. Si elle s&rsquo;est avant tout consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9vocation de la shoah, elle aborde \u00e9galement d&rsquo;autres probl\u00e9matiques consacr\u00e9es \u00e0 la vision ou plut\u00f4t au visionnement du document, du t\u00e9moignage, de la m\u00e9moire. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la pr\u00e9sentation de livres pr\u00e9cieux ou de l&rsquo;\u00e9vocation de la disparition de la photographie traditionnelle.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Pully 21 septembre 2012<\/span> Marc Bauer\u00a0 et Sara Masuger proposent jusqu&rsquo;au 2 d\u00e9cembre, sous le titre, Le ravissement mais l&rsquo;aube, d\u00e9j\u00e0, un po\u00e8me sculpt\u00e9, dessin\u00e9 et \u00e9crit dans les salles et sur les murs du mus\u00e9e de Pully. Une tr\u00e8s belle composition qui associe plusieurs formes d\u2019expression graphique, plastique et po\u00e9tique&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 17 septembre 2012<\/span> Les phrases de Rousseau -JJR de Philippe F\u00e9nelon et Ian Burton, mise en sc\u00e8ne Robert Carsen, 1h 50 jusqu\u2019au 24 septembre. En revenant de la repr\u00e9sentation de JJR au bfm dimanche dernier j\u2019ai pris dans ma biblioth\u00e8que le volume de Rousseau intitul\u00e9 oeuvres autobiographiques et publi\u00e9 en 1962 par la Guilde du livre. Ce sont en effet ces \u00e9crits, en particulier les Confessions, que l\u2019on a lus \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Pourtant, cette \u00e9dition est introduite par une pr\u00e9face de Jean Starobinsky qui tente de rendre compte du foisonnement et de la diversit\u00e9 des textes de Rousseau. Le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est que l\u2019op\u00e9ra de Philippe F\u00e9nelon et Ian Burton adopte ce point de vue et cherche \u00e0 rendre justice \u00e0 toute la complexit\u00e9 du personnage et \u00e0 la diversit\u00e9 de ses \u00e9crits. La tentative est respectable et int\u00e9ressante, fort bien ex\u00e9cut\u00e9e par ailleurs et plut\u00f4t plaisante, mais l\u2019on ne peut \u00e9chapper \u00e0 un sentiment de saturation et de bourrage de cr\u00e2ne. Les absents ont pourtant tort et les rangs tr\u00e8s clairsem\u00e9s du bfm m\u00e9riteraient davantage de public, le spectacle continue jusqu\u2019au 24 septembre. Les trois \u00e2ges de Jean Jacques Rousseau sont incarn\u00e9s par trois personnages simultan\u00e9ment. Le spectacle invoque\u00a0: Voltaire, Diderot, Sade, mais aussi Robinson Cruso\u00eb et m\u00eame le cor des alpes et le ranz des vaches, sans oublier une v\u00e9ritable histoire de la musique et de l\u2019op\u00e9ra. Cela fait beaucoup en moins de 2 heures!!! Un \u00e9trange m\u00e9lange de r\u00e9f\u00e9rences et de rencontres pour dire le bouillonnement d\u2019id\u00e9es du XVIIIe si\u00e8cle et leur influence. Par ailleurs les textes de Rousseau, mis en valeur sous la forme de courtes citations ont une singuli\u00e8re vigueur. Mais enfin tout le monde n\u2019est pas Milos Forman, ni Peter Shaffer, et ce JJR ne rejoindra sans doute pas Amadeus au box office.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 13 septembre 2012<\/span> Images 8 &#8211; 30 septembre Festival des arts visuels de Vevey. Les images de grands ou de moyens formats accroch\u00e9es en plein air multiplient les confrontations et les mises en abyme amusantes. Un parcours \u00e0 travers la ville qui offre bien des surprises&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 8 septembre 2012<\/span> La Kunsthalle de Berne est remplie de sons qui cr\u00e9ent une atmosph\u00e8re particuli\u00e8re. C&rsquo;est l&rsquo;installation TCCA Organ 2012 qui domine cette exposition rassemblant les travaux de nombreux artistes, notamment de Tobias Madison (1985) dont les petits sanctuaires lumineux scandent les salles, il est aussi l&rsquo;un des curateurs. TCCA. New Theater 2012 &#8211; 2013 jusqu&rsquo;au 14 octobre.<\/p>\n<p>Le Zentrum Paul Klee propose en quelque sorte une prolongation des deux expositions pr\u00e9c\u00e9dentes consacr\u00e9es aux Sorci\u00e8res, fant\u00f4mes et d\u00e9mons dans l&rsquo;oeuvre de Paul Klee et celle qui explorait le fantastique dans l&rsquo;art europ\u00e9en du XVIIIe si\u00e8cle au XXe si\u00e8cle. Sous le titre L&rsquo;Europe des esprits . En sugg\u00e9rant un rapprochement entre Paul Klee et Sigmar Polke sous le titre H\u00f6here Wesen, Sigmar Polke und Paul Klee jusqu&rsquo;au 7 octobre \u00e0 la recherche du spirituel et du fantastique dans l&rsquo;oeuvre des deux artistes. Un th\u00e8me souvent trait\u00e9 de fa\u00e7on ironique. Au sous-sol c&rsquo;est l&rsquo;activit\u00e9 de Klee comme enseignant qui est abord\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;occasion de la publication sur internet de notes de cours de Klee. 3&rsquo;900 pages de notes de Klee pour ses cours sont conserv\u00e9es au centre Paul Klee: Meister Klee! Lehrer am Bauhaus jusqu&rsquo;au 6 janvier. Le Mus\u00e9e des Beaux-Arts propose une r\u00e9trospective Antonio Saura. R\u00e9trospective jusqu&rsquo;au 11 novembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bienne 8 septembre 2012<\/span> Les Journ\u00e9es photographiques de Bienne sont \u00e0 d\u00e9couvrir jusqu&rsquo;au 30 septembre. Autour du th\u00e8me tr\u00e8s actuel <em>Voir et \u00eatre vu<\/em>, 24 photographes d\u00e9clinent des comportements bien diff\u00e9rents face \u00e0 cette probl\u00e9matique. Elle touche l&rsquo;appropriation, l&rsquo;image vol\u00e9e, l&rsquo;exhibitionnisme d\u00e9ploy\u00e9 sur internet ou les innombrables syst\u00e8mes de surveillance qui envahissent le monde actuel&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Sion 7 septembre 2012<\/span> Mus\u00e9e d&rsquo;art du Valais: Welcome to Paradise: l&rsquo;\u00e9cole de Savi\u00e8se, une colonie d&rsquo;artistes au coeur des Alpes vers 1900 jusqu&rsquo;au 6 janvier 2013. Le mus\u00e9e d&rsquo;art du Valais \u00e0 Sion pr\u00e9sente dans les cellules de l&rsquo;ancien p\u00e9nitencier, une vaste exposition, enti\u00e8rement bas\u00e9e sur les collections des mus\u00e9es valaisans, consacr\u00e9e \u00e0 ce qu&rsquo;il est convenu d&rsquo;appeler l&rsquo;\u00e9cole de Savi\u00e8se. Dans une option de d\u00e9construction des mythes d\u00e9velopp\u00e9s autour de la vie campagnarde, l&rsquo;approche est iconographique et rapproche de mani\u00e8re \u00e9tonnante et passionnante des artistes que l&rsquo;on tendait \u00e0 opposer&#8230;<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 20 ao\u00fbt 2012<\/span>\u00a0 mus\u00e9e des beaux-arts: <em>Nouvelles bo\u00eetes<\/em> jusqu\u2019au 21 octobre. L\u2019exposition interroge la probl\u00e9matique du white cube. La directrice s\u00e9lectionne des cr\u00e9ateurs d\u00e9c\u00e9d\u00e9s ou invite des artistes vivants \u00e0 prendre position par rapport aux espaces que lui imposent les choix de Jean Nouvel. Les artistes choisis d\u00e9clinent diverses propositions face \u00e0 cette situation. Les rectangles de fil noir de Fred Sandback (1943 \u2013 2003)\u00a0 partagent obliquement la salle. Eric Hattan exp\u00e9die les tables et les chaises au plafond&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> B\u00e2le, Riehen 20 ao\u00fbt 2012<\/span> Jeff Koons Fondation Beyeler jusqu&rsquo;au 2 septembre. Je n\u2019\u00e9tais pas press\u00e9 d\u2019aller visiter la r\u00e9trospective Jeff Koons \u00e0 la Fondation Beyeler. Ses oeuvres semblent trop connues, trop vues et ne m\u2019int\u00e9ressent pas \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 priori. Dans ce cas, le choix de la r\u00e9trospective s\u2019av\u00e8re pourtant assez judicieux et r\u00e9v\u00e9lateur&#8230;.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e Tinguely consacre une importante et passionnante exposition \u00e0 Tatlin jusqu&rsquo;au 14 octobre. Elle comprend des oeuvres originales, toiles et projets de th\u00e9\u00e2tre ou d&rsquo;op\u00e9ra et des reconstitutions de travaux disparus en particulier des assemblages.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 26 juin et 23 juillet 2012<\/span> Mus\u00e9e Rath: Enchantement du paysage au temps de Jean-Jacques Rousseau jusqu&rsquo;au 16 septembre. Le cabinet d&rsquo;art graphique du mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire contribue \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e Rousseau en pr\u00e9sentant une vaste exposition de dessins et d&rsquo;estampes \u00e9voquant l&rsquo;\u00e9volution de la sensibilit\u00e9 au paysage au XVIIIe si\u00e8cle. Les grandes figures de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art suisse, mais aussi anglaise, fran\u00e7aise ou allemande sont \u00e9voqu\u00e9es. Non seulement la montagne, les villages bucoliques, mais aussi les paysages miniers anglais, ou le foisonnement des for\u00eats pr\u00e9romantiques sont pr\u00e9sent\u00e9s dans ces feuilles qui invitent \u00e0 une lente d\u00e9couverte. Dans une nouvelle s\u00e9rie de monographies, le Mamco offre une place \u00e0 des artistes pour qui l\u2019imaginaire, la m\u00e9tamorphose occupent une place centrale. En compl\u00e9ment des espaces sont consacr\u00e9s \u00e0 un accrochage d\u2019oeuvres surr\u00e9alistes sur plusieurs g\u00e9n\u00e9rations. L\u2019univers du sculpteur, peintre et dessinateur autrichien Bruno Gironcoli (1936 \u2013 2010) est compos\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments organiques et de machines ou d\u2019objets qui constituent les structures de ses sculptures gigantesques qui apparaissent comme les dinosaures d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 postindustrielle ou postatomique\u00a0!. Il s\u2019inscrit clairement dans une tradition autrichienne du fantastique, et l\u2019on pense en particulier \u00e0 Alfred Kubin (1877 \u2013 1959). Le peintre berlinois Anton Henning visite non seulement la peinture et son histoire, mais aussi la mise en sc\u00e8ne, l&rsquo;accrochage, c&rsquo;est de ce dernier tr\u00e8s peu conventionnel et de la lumi\u00e8re tamis\u00e9e, issue des bancs plac\u00e9s dans chaque salle, que surgit une forme de fantastique et d&rsquo;art total jusqu&rsquo;au 16 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne, 23 juin, 5 ao\u00fbt 2012<\/span> Lausanne pr\u00e9sente en ce moment deux expositions qui interrogent sans le vouloir vraiment, semble-t-il, les limites de la notion de r\u00e9trospective, en abordant des cr\u00e9ateurs qui par la prolif\u00e9ration de leur oeuvre r\u00e9sistent \u00e0 cette forme de regard. Au mus\u00e9e cantonal des beaux-arts et \u00e0 la Collection de l&rsquo;art brut, on d\u00e9couvre Alo\u00efse. Le ricochet solaire 1er juin &#8211; 26 ao\u00fbt. Deux expositions et deux regards bien distincts sur l&rsquo;oeuvre d&rsquo;Alo\u00efse Corbaz (1886 &#8211; 1964). Au mus\u00e9e des beaux-arts, on tente une pr\u00e9sentation plus analytique, avec un essai de chronologie, qui veut entrer dans la logique interne d&rsquo;Alo\u00efse en mettant en \u00e9vidence des mots clefs r\u00e9currents. Une approche int\u00e9ressante qui place sur le m\u00eame plan l&rsquo;image et le langage, ces textes dont les oeuvres fourmillent. A l&rsquo;art brut, les travaux sont pr\u00e9sent\u00e9s dans leur intensit\u00e9, sans recul, en reprenant le point de vue de Jean Dubuffet qui fut l&rsquo;un des principaux d\u00e9couvreurs de cette oeuvre. Ce sont deux regards l\u00e9gitimes, il est int\u00e9ressant de pouvoir les appr\u00e9cier! A la Fondation de l&rsquo;Hermitage: Asger Jorn jusqu&rsquo;au 21 octobre. La Fondation de l\u2019Hermitage propose une r\u00e9trospective Asger Jorn (1914 \u2013 1973). Ce cr\u00e9ateur danois fut un militant, penseur, th\u00e9oricien passionn\u00e9 qui alla \u00e0 la rencontre de nombreux autres artistes engag\u00e9s \u00e0 travers l\u2019Europe. En se concentrant sur le travail pictural de Jorn l\u2019exposition ne pr\u00e9sente qu\u2019un aspect d\u2019une activit\u00e9 foisonnante. C\u2019est peut-\u00eatre une bonne chose puisque l\u2019on peut saisir l\u2019\u00e9volution et les tr\u00e8s longues ann\u00e9es d\u2019apprentissage du m\u00e9tier de peintre.\u00a0 Le format de la r\u00e9trospective pr\u00e9sente toutefois un lourd d\u00e9faut &#8230;.<\/p>\n<p>A signaler \u00e9galement au mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e les portraits \u00e9tonnants de Pieter Hugo This must be the place jusqu&rsquo;au 2 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 4 juin 2012 et 15 juillet 2012<\/span> Deftig Barock de Cattelan \u00e0 Zurbaran. Manifestes de la vitalit\u00e9 pr\u00e9caire Kunsthaus Zurich jusqu&rsquo;au 2 septembre. En 1995, le Kunshaus de Zurich avait propos\u00e9 une confrontation entre l\u2019art contemporain et un artiste plus ancien sous le titre Zeichen &amp; Wunder \/ Niko Pirosmani (1862-1918) und die Kunst der Gegenwart. En 2011, lors de la Biennale de Venise qu\u2019elle dirigeait , Bice Curiger, a tenu \u00e0 consacrer une salle aux grandes toiles de Tintoretto. L\u2019exposition actuelle du Kunsthaus Deftig Barock poursuit dans le m\u00eame esprit. La r\u00e9f\u00e9rence au baroque est employ\u00e9e par de nombreux cr\u00e9ateurs actuels comme Derek Jarman ou Mathew Barney qui ont mis en avant cette relation. Ils sont d\u2019ailleurs pr\u00e9sent\u00e9s dans un cycle de films qui compl\u00e8te l\u2019exposition. Les artistes retenus repr\u00e9sentent quelques exemples de cette approche. Ce qui frappe c\u2019est le parti pris esth\u00e9tique g\u00e9n\u00e9ral, les oeuvres contemporaines sont bien mises en valeur, l\u2019ensemble offre une belle exposition, en \u00e9vitant toutefois soigneusement de trop exacerber la probl\u00e9matique.<\/p>\n<p>Deux expositions itin\u00e9rantes sont \u00e0 signaler \u00e0 Zurich en ce moment. La premi\u00e8re au Museum f\u00fcr Gestaltung \u00e9voque le destins des d\u00e9chets en plastique: Endstation Meer? Das Plastikm\u00fcll-Projekt jusqu&rsquo;au 23 septembre. Elle aborde de fa\u00e7on didactique sous diff\u00e9rents angles la probl\u00e9matique des d\u00e9chets et de leur r\u00e9emploi. Le mus\u00e9e national de son c\u00f4t\u00e9 reprend une exposition du Victoria &amp; Albert Museum de Londres, <em>Postmodernism. Style and Subversion 1970 &#8211; 1990<\/em> jusqu&rsquo;au 28 octobre. En fait il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une reprise partielle enrichie de nombreux exemples suisses, ceux-ci font d&rsquo;ailleurs l&rsquo;objet d&rsquo;un catalogue sp\u00e9cifique. On plonge ainsi dans l&rsquo;architecture et le design des ann\u00e9es 1970 &#8211; 1980 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale et helv\u00e9tique. A signaler encore au Haus Konstruktiv l&rsquo;exposition Klaus Lutz im Universum jusqu&rsquo;au 2 septembre, un artiste disparu (1940 &#8211; 2009), tr\u00e8s \u00e9trange et peu connu, fascin\u00e9 par le mouvement et les signes qui r\u00e9alisa des films et des estampes, en plus de tr\u00e8s nombreux dessins.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Kassel 15 juin 2012<\/span> Une Documenta italienne? jusqu&rsquo;au 16 septembre Apr\u00e8s avoir visit\u00e9 la Documenta pendant un jour et demi, je tente d\u2019en d\u00e9finir les caract\u00e9ristiques principales. La premi\u00e8re chose qui frappe, c\u2019est l\u2019\u00e9parpillement des sites d\u2019expositions. J\u2019en ai compt\u00e9 32 dans la ville, auxquels il faut ajouter au moins une trentaine de pavillons dans le Karlsauepark. En effet il y a l\u00e0 quelques interventions artistiques qui fonctionnent comme des sculptures ou des r\u00e9alisations de jardin, mais la plupart sont pr\u00e9sent\u00e9es dans des pavillons autonomes qui vont de la tente saharouie, \u00e0 la caravane de camping ou \u00e0 des b\u00e2timents existants dans le parc. Un grand nombre de pavillons en bois ont \u00e9t\u00e9 construits pour l\u2019exposition. Ainsi, c&rsquo;est la rencontre individuelle entre le travail d&rsquo;un artiste et le spectateur qui est privil\u00e9gi\u00e9e. Un d\u00e9fi extraordinaire pour une exposition qui vise un large public et il faut dire qu&rsquo;il y a vraiment beaucoup de rencontres exceptionnelles, je vais tenter d&rsquo;en \u00e9num\u00e9rer quelques-unes&#8230;. A signaler que deux grands artistes sont pr\u00e9sents \u00e0 Kassel, hors Documenta. Le Schlosswilhelmsh\u00f6he pr\u00e9sente l&rsquo;oeuvre grav\u00e9 de Per Kirkeby jusqu&rsquo;au 12 ao\u00fbt. Et Stephan Balkenhol a plac\u00e9 d&rsquo;importantes sculptures dans une \u00e9glise qui jouxte la Friedrichsplatz.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Munich 15 juin 2012<\/span> I<em>mage Counter Image<\/em> 10 juin &#8211; 16 septembre. Les techniques visuelles jouent un r\u00f4le consid\u00e9rable, central dans la guerre aujourd\u2019hui. Non seulement par la transmission d\u2019images dans des buts d\u2019information et de propagande, mais aussi comme arme, comme moyen, instrument d\u2019attaque avec les cam\u00e9ras, les drones. Beaucoup d\u2019artistes sont conscients de cette double fonction et l\u2019exposition tente de suivre cette \u00e9volution au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es de 1990 \u00e0 2012&#8230;. Sous le titre Femmes, la Pinakotek der Moderne propose jusqu&rsquo;au 15 juillet une stup\u00e9fiante confrontation entre Picasso, Beckmann et de Kooning. Au premier abord on pourrait penser qu&rsquo;il s&rsquo;agit seulement d&rsquo;associer de grands noms pour attirer la foule, mais l&rsquo;on a tort. En r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est peut-\u00eatre l&rsquo;occasion de voir l&rsquo;une des plus belles expositions de peinture du XXe si\u00e8cle que l&rsquo;on n&rsquo;ait jamais mont\u00e9e. La confrontation Beckmann &#8211; Picasso fonctionne magnifiquement, m\u00eame si Beckmann est moins souple, moins versatile que Picasso. Les oeuvres choisies d&rsquo;une grande qualit\u00e9 montrent qu&rsquo;il tient le coup, quant aux toiles de de Kooning, elles apparaissent comme un contrepoint, une ouverture, un \u00e9clatement vers une peinture intense ouverte et dense qui exprime la passion.<\/p>\n<p>Le Haus der Kunst pr\u00e9sente quatre expositions int\u00e9ressantes. La premi\u00e8re Histories in Conflict jusqu&rsquo;au 13 janvier 2013 dresse une histoire du b\u00e2timent o\u00f9 l&rsquo;on se trouve. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de montrer les relations entre expositions d&rsquo;art et politique. Cet \u00e9difice est embl\u00e9matique, car il servit d&rsquo;abord aux int\u00e9r\u00eats du nazisme avec notamment l&rsquo;exposition Entartete Kunst. Comme il n&rsquo;a pas souffert de la guerre et qu&rsquo;il offrait une architecture moderne, il fut imm\u00e9diatement utilis\u00e9 apr\u00e8s le conflit pour diffuser les nouvelles valeurs de l&rsquo;art moderne. Avec des choix mus\u00e9ologiques originaux, l&rsquo;exposition parvient \u00e0 synth\u00e9tiser cette histoire par quelques points forts, de mani\u00e8re passionnante. Le couple canadien Janet Cardiff &amp; George Bures Miller avec Works from the Goetz Collection pr\u00e9sent\u00e9e jusqu&rsquo;au 8 juillet fait l&rsquo;objet d&rsquo;une importante r\u00e9trospective qui r\u00e9v\u00e8le diff\u00e9rentes facettes d&rsquo;une recherche fascinante. A signaler que le travail qu&rsquo;ils proposent dans la gare de Kassel est sans doute l&rsquo;une des pi\u00e8ces les plus marquantes et \u00e9mouvantes de la Documenta. Enfin dans les sous-sols sont pr\u00e9sent\u00e9es des vid\u00e9os de la collection Goetz dans lesquelles le son occupe une place importante.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Nyon 21 mai 2012<\/span> Abraham Hermanjat (1862 &#8211; 1932) de l&rsquo;Orient au L\u00e9man jusqu&rsquo;au 9 septembre. Le ch\u00e2teau de Nyon et le mus\u00e9e du L\u00e9man ont mis leurs cimaises \u00e0 disposition pour rendre hommage \u00e0 Abraham Hermanjat. Une exposition qui repose en grande partie sur le fond d&rsquo;atelier de l&rsquo;artiste et qui permet de d\u00e9couvrir les facettes multiples et le talent d&rsquo;une personnalit\u00e9 complexe, oubli\u00e9e aujourd&rsquo;hui mais qui occupa des fonctions institutionnelles importantes&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 19 mai 2012<\/span> En ce moment la vari\u00e9t\u00e9 et la qualit\u00e9 des expositions propos\u00e9es \u00e0 Paris est assez \u00e9tonnante, surtout parce qu&rsquo;elles couvrent un large champ chronologique du 15e si\u00e8cle \u00e0 l&rsquo;actualit\u00e9 la plus br\u00fblante. Consid\u00e9rant que ce site s&rsquo;int\u00e9resse d&rsquo;abord \u00e0 l&rsquo;art contemporain, je vais commencer par les plus modernes, sans nier la satisfaction que procure des expositions comme celles du Louvre consacr\u00e9es \u00e0 L\u00e9onard et aux heures du Duc de Berry. Anri Sala Centre Beaubourg jusqu&rsquo;au 6 ao\u00fbt. Dans la galerie sud du centre Pompidou, Anri Sala nous offre un film de 60 minutes, plein d&rsquo;\u00e9motion, de tension, de musique. Commen\u00e7ons par la musique\u00a0: un orgue de barbarie, la r\u00e9p\u00e9tition d&rsquo;une symphonie de Tchaikovsky dans un garage, de la batterie, 10 caisses claires jouent toutes seules de fa\u00e7on intermittente. La mise en espace du son est remarquable&#8230;.<\/p>\n<p><em>Monumenta 2012 Excentrique(s) travail In situ<\/em> jusqu&rsquo;au 21 juin. Daniel Buren d\u00e9veloppe depuis des ann\u00e9es des propositions in situ qui lui permettent d&rsquo;occuper, d&rsquo;investir les espaces les plus divers. Le Grand Palais lui offre assur\u00e9ment un champ extraordinairement vaste dans lequel il a su installer ses structures de poutres m\u00e9talliques et de surfaces color\u00e9es&#8230;.<\/p>\n<p>La Triennale 2012: Intense Proximit\u00e9 jusqu&rsquo;au 26 ao\u00fbt A l\u2019int\u00e9rieur du Palais de Tokyo, les espaces de la triennale sont d\u00e9limit\u00e9s par des barri\u00e8res customis\u00e9es par Daniel Buren. En effet par ailleurs une dizaine d&rsquo;interventions in situ ont \u00e9t\u00e9 command\u00e9es \u00e0 des artistes \u00e0 l\u2019occasion de la r\u00e9ouverture du b\u00e2timent. Ceci ne facilite pas la perception de la triennale, puisque ce sont ces grandes commandes qui frappent d\u2019abord le visiteur. La triennale s\u2019\u00e9tend sur trois \u00e9tage, la premi\u00e8re partie est pr\u00e9sent\u00e9e dans les espaces occup\u00e9s autrefois par le Palais de Tokyo, puis l\u2019on descend sur deux \u00e9tages dont l\u2019architecture de b\u00e9ton rest\u00e9e tr\u00e8s brute est excessivement pr\u00e9gnante et cr\u00e9e une atmosph\u00e8re sombre&#8230;.<\/p>\n<p>A relever par ailleurs au Quay Branly une exposition r\u00e9alis\u00e9e par l\u2019actuel directeur du Palais de Tokyo, Jean de Loisy, mais qui n\u2019a rien \u00e0 voir avec la Triennale. Elle propose une confrontation dans un tout autre esprit, entre art contemporain et production de diff\u00e9rentes cultures sous le titre Les Ma\u00eetres du d\u00e9sordre jusqu\u2019au 29 juillet. Pour simplifier on dira qu\u2019elle interroge le r\u00f4le du chamane dans un grand nombre de soci\u00e9t\u00e9s, y-compris la n\u00f4tre. Enfin il ne faut pas manquer au mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville, l\u2019exposition Resisting the Present. Mexico 2000 \u2013 2012 jusqu\u2019au 8 juillet, qui propose un \u00e9tat de la cr\u00e9ation mexicaine. C\u2019est une vision tr\u00e8s dure qui \u00e9voque un pays qui a connu 50&rsquo;000 morts au cours des 4 derni\u00e8res ann\u00e9es avec la guerre des narcotrafiquants. Mus\u00e9e de l&rsquo;Orangerie: <em>Debussy, la musique et les arts<\/em>, jusqu\u2019au 11 juin 2012, \u00e9voque l\u2019univers\u00a0 visuel du compositeur et par la m\u00eame occasion, le milieu social dans lequel il \u00e9voluait, les go\u00fbts de ses proches. Elle met en valeur les collections du mus\u00e9e d&rsquo;Orsay tout en \u00e9tant compl\u00e9t\u00e9e par des pr\u00eats. Les oeuvres choisies sont tr\u00e8s belles et vont de Renoir \u00e0 Henri Edmond Cross, Burne Jones, Redon, Maurice Denis, Vuillard pour terminer avec Kandinsky et Kupka. Une large place est faite aux arts d\u00e9coratifs et aux collaborations du compositeur pour son op\u00e9ra et les ballets qu&rsquo;il cr\u00e9a. C&rsquo;est une introduction passionnante \u00e0 la vie de Debussy et \u00e0 son oeuvre. Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay: \u00a0 Degas et le nu jusqu&rsquo;au 1er juillet. L&rsquo;exposition pr\u00e9sente plus de 250 oeuvres explorant l&rsquo;\u00e9volution de la th\u00e9matique du nu chez Degas. Il y a aussi quelques comparaisons avec des contemporains de l&rsquo;artiste. La derni\u00e8re section est consacr\u00e9e \u00e0 son influence et montre des oeuvres de Bonnard, Picasso et Matisse. L&rsquo;exposition du Centre Pompidou: Matisse. Paires et s\u00e9ries jusqu&rsquo;au 18 juin s&rsquo;inscrit en quelque sorte dans la suite de l&rsquo;exposition sur les nus de Degas. De dimension limit\u00e9e, elle nous fait entrer dans l&rsquo;univers cr\u00e9atif de Matisse par deux aspects. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 c&rsquo;est la reprise d&rsquo;un motif identique portrait, nature morte dans une composition totalement diff\u00e9rente. On assiste \u00e0 la d\u00e9construction des \u00e9l\u00e9ments constitutifs du tableau&#8230;. Louvre: La Sainte Anne, l&rsquo;ultime chef-d&rsquo;oeuvre de L\u00e9onard de Vinci jusqu&rsquo;au 25 juin. La derni\u00e8re toile de L\u00e9onard qu&rsquo;il laissa inachev\u00e9e fut en fait un th\u00e8me qu&rsquo;il poursuivit depuis 1500, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il y travailla pendant pr\u00e8s de 20 ans. L&rsquo;exposition introduit l&rsquo;iconographie et retrace ces 20 ann\u00e9es de recherches \u00e0 travers les \u00e9tudes de L\u00e9onard ou les copies d&rsquo;autres artistes. Une v\u00e9ritable aventure, absolument passionnante, d&rsquo;autant plus que le choix final d&rsquo;une composition en diagonale, totalement neuve, ouvre vers les d\u00e9veloppements du mani\u00e9risme.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 2 mai 2012<\/span> L\u2019exposition que le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le consacre \u00e0 Pierre-Auguste Renoir se concentre sur les premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019activit\u00e9 de l\u2019artiste de 1860 \u00e0 1876\u00a0 &#8211; 1878. De dimension limit\u00e9e, une cinquantaine de toiles, elle brosse un beau et passionnant portrait du peintre, de ses relations sociales, de son \u00e9volution stylistique et de sa sp\u00e9cificit\u00e9&#8230;. La Kunsthalle de B\u00e2le pr\u00e9sente trois cr\u00e9ateurs. Au rez-de-chauss\u00e9e on d\u00e9couvre les r\u00e9flexions d\u00e9capantes sur la sculpture d&rsquo;Aleksandra Domanovic (1981) jusqu&rsquo;au 27 mai. Au 1er \u00e9tage deux artistes ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s Latifa Echakhch (1974) et David Maljkovic (1973), jusqu&rsquo;au 27 mai \u00e9galement. Install\u00e9e \u00e0 Martigny, d&rsquo;origine marocaine Latifa Echakhch est tr\u00e8s pr\u00e9sente sur la sc\u00e8ne artistique actuelle. Elle r\u00e9alise des travaux en relation avec l&rsquo;espace d&rsquo;exposition. Ici elle a install\u00e9 une peinture gigantesque sur la verri\u00e8re du b\u00e2timent. Par ailleurs, elle associe aux murs les barres d&rsquo;accrochage qui permettent de suspendre les tableaux et qui sont effectivement des bijoux de technique. David Maljkovic a plac\u00e9 des installations sonores et lumineuses dans le m\u00eame espace.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 22 avril 2012<\/span> Le Mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne propose deux expositions d&rsquo;un grand int\u00e9r\u00eat, une large pr\u00e9sentation de l&rsquo;artiste tch\u00e8que Katerina Seda jusqu&rsquo;au 17 juin et une s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres de la collection et de pr\u00eats autour du th\u00e8me de l&rsquo;atelier de l&rsquo;artiste. Das Atelier. Orte der Produktion jusqu&rsquo;au 29 juillet. Les travaux de Katerina Seda s&rsquo;inscrivent dans un processus complexe de collaboration et d&rsquo;engagement avec de petites communaut\u00e9s tch\u00e8ques. Le r\u00e9sultat est une suite d&rsquo;installations originales qui mettent en \u00e9vidence des tissus d&rsquo;usage courants, nappes, foulards, chemises, d\u00e9cor\u00e9s de motifs sp\u00e9cifiques, brod\u00e9s ou imprim\u00e9s. L&rsquo;effet esth\u00e9tique des diverses installations est tr\u00e8s attractif, mais ce n&rsquo;est pas leur but, car elles s&rsquo;inscrivent dans un projet avec une communaut\u00e9. Par ailleurs le processus est attest\u00e9 par des vid\u00e9os, des photographies ou des inscriptions&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 14 avril 2012<\/span> Dave Allouche. Nos lignes sous les obus toxiques jusqu&rsquo;au 28 avril 2012. L\u2019espace Circuit \u00e0 Lausanne propose les dessins en noir \u00a0de Dave Allouche. Un travail impressionnant \u00a0que l\u2019on per\u00e7oit en premier lieu comme une installation. Sous le titre Melanophila II ou l\u2019ennemi d\u00e9clar\u00e9, 2003 \u2013 2008, 140 dessins de format identiques, tous encadr\u00e9s de la m\u00eame fa\u00e7on \u00e9voquent l\u2019incendie d\u2019une for\u00eat au Portugal. Par ailleurs deux pi\u00e8ces monumentales Nos lignes sous les obus toxiques, 2012 sont bas\u00e9es sur des photographies anonymes de 1917. Tous ces travaux sont d\u00e9clin\u00e9s en noir, mine de plomb et encre de chine et invitent \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans un espace sombre, mais velout\u00e9 et doux. Circuit (je.ve. sa.). Visite comment\u00e9e de l\u2019artiste le jeudi 19 avril \u00e0 18h. 30.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne, 30 mars 2012<\/span> La peinture est \u00e0 la f\u00eate aux mus\u00e9e des beaux-arts de Berne avec une vaste r\u00e9trospective Sean Scully. Grey Wolf qui se d\u00e9ploie sur deux \u00e9tages jusqu&rsquo;au 24 juin. Par ailleurs on d\u00e9couvre une importante pr\u00e9sentation d&rsquo;aquarelles de Hermann Hesse jusqu&rsquo;au 12 ao\u00fbt (elle sera visible \u00e0 Lugano par la suite). Paradoxalement, l&rsquo;ancien b\u00e2timent est lui tout entier consacr\u00e9 \u00e0 la photographie pour marquer le centenaire de l&rsquo;entreprise Holcim. Avec une exposition de portraits d&rsquo;ouvriers et de sites industriels: Industrious. Marco Grob &amp; Hiepler, Brunier jusqu&rsquo;au 6 mai. Le Zentrum Paul Klee propose deux expositions l&rsquo;une enti\u00e8rement consacr\u00e9e \u00e0 cet artiste: Inqui\u00e9tant. Sorci\u00e8re, fant\u00f4mes et d\u00e9mons dans l&rsquo;oeuvre de Paul Klee jusqu&rsquo;au 20 mai et l&rsquo;autre qui explore le fantastique dans l&rsquo;art europ\u00e9en du XVIIIe si\u00e8cle au XXe si\u00e8cle. Sous le titreL&rsquo;Europe des esprits &#8211; La magie de l&rsquo;insaisissable du romantisme au modernisme jusqu&rsquo;au 15 juillet. Elle rejoint un peu les pr\u00e9occupations de l&rsquo;exposition Traces du sacr\u00e9 montr\u00e9e \u00e0 Beaubourg en 2008.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve, 26 f\u00e9vrier 2012<\/span> Mamco: Thomas Huber; C\u00e9cile Bart jusqu&rsquo;au 6 mai. Le Mamco consacre la plus grande partie de ses salles \u00e0 une r\u00e9trospective de l&rsquo;artiste suisse Thomas Huber. C&rsquo;est aussi une \u00e9vocation de nombreuses expositions, catalogues &#8211; livres, au cours desquelles il a d\u00e9velopp\u00e9 des th\u00e8mes tr\u00e8s divers li\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 et \u00e0 sa vie quotidienne. Il fait preuve d&rsquo;une inlassable cr\u00e9ativit\u00e9, multiplie, dessins, aquarelles, peintures et installations, ainsi que les discours qui accompagnent et d\u00e9taillent chaque intervention&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne, Pully 11 et 29 f\u00e9vrier 2012<\/span> Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne propose une carte blanche aux laur\u00e9ats d&rsquo;Accrochage jusqu&rsquo;au 6 mai. Depuis une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es sous le titre Accrochage, le mus\u00e9e des beaux-arts organise un salon de l&rsquo;art actuel dans le canton de Vaud. Chaque ann\u00e9e un laur\u00e9at b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une exposition personnelle l&rsquo;ann\u00e9e suivante. En 2012, le mus\u00e9e a d\u00e9cid\u00e9 de faire une pause dans la forme salon, au profit d&rsquo;une pr\u00e9sentation de chacun des laur\u00e9ats ant\u00e9rieurs. Le laur\u00e9at 2011, Luc Aubort occupe la grande salle 2 en associant les interventions picturales directes sur les murs \u00e0 un accrochage de -pi\u00e8ces en tissu occupant tout le volume de ce vaste espace. Puis Anne &#8211; Julie Raccoursier pr\u00e9sente un paysage urbain film\u00e9 en plan fixe. Bernard Vo\u00efta et Yves Mettler sont associ\u00e9s l&rsquo;un avec des photos et l&rsquo;autre une installation \u00e9voquant les recherches p\u00e9troli\u00e8res. Robert Ireland pr\u00e9sente des travaux r\u00e9cents. Plus loin on d\u00e9couvre David Hominal qui \u00e9voque Nietzsche et un paysage des Grisons. Elisabeth Llach met en sc\u00e8ne ses dessins inqui\u00e9tants de fa\u00e7on fascinante. Jean Crotti trace sur toile ou sur papier des silhouettes de gar\u00e7ons. Enfin Pauline Boudry et Renate Lorenz proposent sur deux \u00e9crans, la mise en sc\u00e8ne pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Venise en 2011. Le catalogue \u00e9voque les expositions ant\u00e9rieures et donne notamment la liste des artistes pr\u00e9sent\u00e9s au cours de ces \u00e9ditions. Cette pr\u00e9sentation int\u00e9ressante, laisse toutefois un certain malaise, on se demande si ce n&rsquo;est pas un peu t\u00f4t pour une r\u00e9trospective? d&rsquo;autant que chaque artiste a d\u00e9j\u00e0 b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;une exposition monographique.<\/p>\n<p>La Fondation de l&rsquo;Hermitage propose quelques oeuvres entr\u00e9es dans les collections de la Fondation, en choisissant des points forts et en les \u00e9largissant par de nombreux pr\u00eats. Des salles sont ainsi consacr\u00e9es \u00e0 Fran\u00e7ois Bocion, Edgar Degas, Tiepolo, F\u00e9lix Valloton, Edouard Vuillard, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte, Henri Fantin Latour ou encore Bosshard, Louis Soutter, Ren\u00e9 Magritte et Suzanne Valadon dans un bel accrochage, jusqu&rsquo;au 20 mai. A l&rsquo;Espace Arlaud: <em>Catherine Bolle. Po\u00e9tique de l&rsquo;espace entre art et science<\/em> jusqu&rsquo;au 29 avril. L&rsquo;artiste Catherine Bolle qui a d\u00e9j\u00e0 plusieurs expositions monumentales \u00e0 son actif occupe toutes les salles de l&rsquo;Espace Arlaud en dressant un parall\u00e8le entre une publication qui \u00e9voque les diff\u00e9rents aspects de sa carri\u00e8re et cette exposition. Ainsi les cartels renvoient toujours aux pages du livre intitul\u00e9 Les ateliers contigus. La gravure, le livre, la peinture, les diff\u00e9rents mat\u00e9riaux, plexiglas, bois, verre sont associ\u00e9s dans cette pr\u00e9sentation. Des projets pour des b\u00e2timents, des espaces publics sont \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9s.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e de Puly pr\u00e9sente une r\u00e9trospective d&rsquo;Albert Muret (1874 &#8211; 1955), un artiste qui fut l&rsquo;ami d&rsquo;autres peintres plus connus comme Ren\u00e9 Auberjonois, jusqu&rsquo;au 22 avril. On d\u00e9couvre au Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e: Derri\u00e8re le rideau. L&rsquo;esth\u00e9tique photomaton jusqu&rsquo;au 20 mai. Un vaste panorama des usages et des d\u00e9tournements du photomaton. Les documents, les \u00e9l\u00e9ments historiques sont plac\u00e9s sur le m\u00eame plan que les d\u00e9marches artistiques inspir\u00e9es par cet outil. Ces derrni\u00e8res s&rsquo;av\u00e8rent diverses et nombreuses et l&rsquo;exposition offre un grand nombre de d\u00e9couvertes. Les collisions esth\u00e9tiques et chronologiques sont brillamment conduites.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau, 24 f\u00e9vrier 2012<\/span> Roman Signer jusqu&rsquo;au 22 avril. Le Kunsthaus d&rsquo;Aarau propose une r\u00e9trospective de 36 films super 8 de Roman Signer r\u00e9alis\u00e9s de 1975 \u00e0 1989 (apr\u00e8s il est pass\u00e9 \u00e0 la vid\u00e9o). La mise en sc\u00e8ne est tr\u00e8s r\u00e9ussie, chaque film muet apparait comme une photographie, mais on peut suivre sans probl\u00e8me le d\u00e9roulement des diverses actions d\u00e9velopp\u00e9es. On d\u00e9couvre ainsi l&rsquo;univers d&rsquo;un pitre, clown triste, sculpture vivante, il est film\u00e9 par un coll\u00e8gue dans ses petites actions ou parfois se filme lui-m\u00eame, \u00e0 moins qu&rsquo;il ne cr\u00e9e une situation instable dont il fixe l&rsquo;\u00e9volution sous l&rsquo;effet de l&rsquo;eau notamment. Parall\u00e8lement des photographies ramen\u00e9es des Carpates sont expos\u00e9es, sorte de haikus, elle montre des \u00e9tals devant les maisons ou des souvenirs pour des victimes de la route. Par ailleurs le Kunsthaus pr\u00e9sente les travaux de 5 artistes contemporains suisses invit\u00e9s \u00e0 s&rsquo;exprimer devant les 7 millions de photographies que le groupe Ringier a remis au canton d&rsquo;Argovie.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich, 24 f\u00e9vrier 2012<\/span> Kunsthalle: <em>Y\u00fcksel Arslan, Artures<\/em> jusqu&rsquo;au 9 avril. Arslan est un artiste turc n\u00e9 en 1933 qui vit \u00e0 Paris depuis 1962. Il a d\u00e9velopp\u00e9 un dessin onirique, fantastique, mais aussi politique, il s&rsquo;est longuement inspir\u00e9 du Capital de Karl Marx en particulier. L&rsquo;exposition offre une plong\u00e9e dans un univers dessin\u00e9 qui par son contenu et sa technique d\u00e9veloppe un dialogue dans le temps entre les cultures. Brou, papiers travaill\u00e9s de myst\u00e9rieuses potions qui forment ausssi les encres et les couleurs utilis\u00e9es. Univers d&rsquo;obsessions politiques, sexuelles et des s\u00e9ries d&rsquo;hommages \u00e0 des \u00e9crivains ou \u00e0 des compositeurs. Haus konstruktiv: Helen Mirra jusqu&rsquo;au 6 mai. Empreintes du sol faites au cours de promenades sur des lieux divers proches des expositions o\u00f9 elle est invit\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Riehen 29 janvier 2012<\/span> Apr\u00e8s les Surr\u00e9alistes, la Fondation Beyeler consacre une partie de ses cimaises aux peintures de Pierre Bonnard jusqu&rsquo;au 13 mai. Dans huit salles sont rassembl\u00e9es 65 toiles de toutes les p\u00e9riodes de l&rsquo;artiste, plut\u00f4t qu&rsquo;une approche chronologique, c&rsquo;est un accrochage th\u00e9matique qui a \u00e9t\u00e9 privil\u00e9gi\u00e9. Si la permanence de certains th\u00e8mes, de certains int\u00e9r\u00eats est incontestable, la concentration sur l&rsquo;univers int\u00e9rieur de l&rsquo;artiste, exprim\u00e9e par la r\u00e9f\u00e9rence aux maisons dans lesquelles il v\u00e9cut, sans tenir aucun compte de l&rsquo;\u00e9volution du temps, cr\u00e9e des collisions parfois \u00e9tonnantes&#8230;. La premi\u00e8re exposition de l&rsquo;ann\u00e9e donne \u00e9galement aux responsables de la Fondation l&rsquo;occasion de faire le bilan de l&rsquo;exercice \u00e9coul\u00e9. On apprend ainsi que la Fondation Beyeler revendique \u00eatre le mus\u00e9e d&rsquo;art le plus fr\u00e9quent\u00e9 de Suisse avec plus de 425&rsquo;000 visiteurs. Des nombreux chiffres pr\u00e9sent\u00e9s, on retiendra qu&rsquo;elle a d\u00e9pens\u00e9 pr\u00e8s de 20 millions en 2011 et que ces d\u00e9penses sont couvertes par le entr\u00e9es, ventes, subventions et sponsors multiples.<\/p>\n<p>La Kunsthalle de B\u00e2le pr\u00e9sente au premier \u00e9tage WEEK, une installation sonore et lumineuse d&rsquo;un artiste turc Cevdet Erek jusqu&rsquo;au 4 mars qui est aussi architecte et musicien. Au rez c&rsquo;est Hannah Weinberger qui est expos\u00e9e jusqu&rsquo;au 18 mars.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">21 d\u00e9cembre 2010 et 5 janvier 2012<\/span> L&rsquo;ann\u00e9e 2010 s&rsquo;est termin\u00e9e avec un film d&rsquo;artiste <em>Nowhere Boy<\/em> de Sam Taylor Wood et l&rsquo;ann\u00e9e 2012 d\u00e9bute avec un autre film d&rsquo;artiste <em>Shame<\/em> de Steve Mc Queen. L&rsquo;histoire raconte une d\u00e9rive, un road movie \u00e9rotique, mais le film est avant tout consacr\u00e9 au corps d&rsquo;un homme, corps en mouvement, en interconnexion dans la ville, en l&rsquo;occurence, Michael Fassbender, que l&rsquo;on d\u00e9couvre sous toutes ses facettes expressives et physiques&#8230;. De plus en plus d&rsquo;artistes plasticiens qui pratiquent la vid\u00e9o et l&rsquo;installation deviennent r\u00e9alisateurs de cin\u00e9ma. La derni\u00e8re en date est Sam Taylor Wood qui sort un film sur John Lennon, Nowhere Boy, 2009. On retrouve dans ce film bien des \u00e9l\u00e9ments visuels qui ont fait le succ\u00e8s des photographies et des vid\u00e9os de l&rsquo;artiste. Les acteurs sont mis en valeur avec le regard \u00e9rotique soft qui la caract\u00e9rise. Elle les rend \u00e0 la fois p\u00e9tulants et rayonnants, saisis dans de tr\u00e8s belles lumi\u00e8res picturales qui \u00e9voquent la Renaissance italienne&#8230;. Il y a aussi eu, Gillian Wearing avec <em>Self Made<\/em> en 2010, Steve Mac Queen avec <em>Hunger<\/em> en 2008, <em>Shame<\/em> en 2011, Douglas Gordon avec Philippe Parreno sur Zidane en 2006 pour citer quelques exemples, sans oublier Julian Schnabel qui \u00e9tait plut\u00f4t peintre avant de devenir cin\u00e9aste. On peut citer le long m\u00e9trage de Shirin Neshat (1957) , Women Without Men, Lion d&rsquo;argent \u00e0 Venise en 2009. Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un film \u00e0 part enti\u00e8re avec une trame narrative qui associe l&rsquo;histoire, l&rsquo;onirisme et la mise en \u00e9vidence de la condition des femmes en Iran. Sur le plan esth\u00e9tique, visuel, on retrouve pourtant tout \u00e0 fait l&rsquo;esprit des installations vid\u00e9o souvent monumentales de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>2011<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">31 d\u00e9cembre 2011<\/span>: Perspectives 2012 L\u2019ann\u00e9e 2012 sera riche en grandes expositions d\u2019art contemporain. Paris ouvre les feux avec une triennale pr\u00e9sent\u00e9e dans la totalit\u00e9 des espaces r\u00e9habilit\u00e9s du Palais de Tokyo et d\u2019autres sites. Dirig\u00e9e par l\u2019actuel directeur du Haus der Kunst \u00e0 Munich et ancien responsable de la Documenta 11, Okwui Enwezor, elle s\u2019int\u00e9ressera \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage des ethnologues francais, du 20 avril au 26 ao\u00fbt. A Berlin, une nouvelle \u00e9dition de la Biennale 28 avril &#8211; 1er juillet 2012. En Belgique, \u00e0 Genk dans le Limburg, on d\u00e9couvrira Manifesta 9 du 2 juin au 30 septembre, et d\u00e8s le 9 juin l\u2019\u00e9v\u00e9nement quinquennal de la Documenta 13 de Kassel jusqu\u2019au 16 septembre. Signalons encore \u00e0 Vienne huit expositions pour l&rsquo;ann\u00e9e Klimt, notamment: Gustav Klimt au Kunsthistorisches Museum 14 f\u00e9vrier &#8211; 6 mai; Klimt dessins Albertina 14 mars &#8211; 10 juin; Klimt la collection du Wien Museum 16 mai &#8211; 16 septembre. D&rsquo;autres informations pour l&rsquo;ann\u00e9e 2012 en suivant ce lien&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vienne 7 d\u00e9cembre 2011<\/span> L&rsquo;ann\u00e9e 2012 marque le 150\u00e8me anniversaire de la naissance de Gustav Klimt (1862 &#8211; 1918). Avec Gustav Klimt &#8211; Josef Hoffmann, pionniers de la modernit\u00e9 jusqu&rsquo;au 4 mars 2012, la galerie du Belv\u00e9d\u00e8re met en contexte les tableaux de Klimt en \u00e9tudiant les relations entre le peintre et l&rsquo;architecte dans plusieurs villas et sites d&rsquo;expositions: la S\u00e9cession bien s\u00fbr avec la frise Beethoven, le Palais Stocklet \u00e0 Bruxelles et diff\u00e9rentes villas viennoises, une tentative difficile, mais passionnante. Apr\u00e8s la Tate Liverpool, l&rsquo;Albertina \u00e0 Vienne propose jusqu&rsquo;au 26 f\u00e9vrier Ren\u00e9 Magritte, le principe de plaisir, une belle r\u00e9trospective qui rassemble pr\u00e8s de 250 oeuvres et documents pour faire d\u00e9couvrir l&rsquo;univers de l&rsquo;artiste surr\u00e9aliste. Il ne faut pas manquer l&rsquo;exposition du Wien Museum: Angelo Soliman, un Africain \u00e0 Vienne jusqu&rsquo;au 29 janvier qui tout en racontant la stup\u00e9fiante histoire de ce noir int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la vie viennoise du 18\u00e8me si\u00e8cle, propose une \u00e9tude sur l&rsquo;image du noir du 16\u00e8me au 20\u00e8me si\u00e8cle. Sous le titre Animismus, la Fondation Generali propose une exposition engag\u00e9e, complexe et ambitieuse autour de la probl\u00e9matique de la vie des objets, des oeuvres d&rsquo;art et de la repr\u00e9sentation de la vie, du mouvement, hors de la figure humaine. Il faut encore noter que Vienne s&rsquo;est enrichi d&rsquo;un nouveau lieu d&rsquo;exposition: \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres du Palais du Belv\u00e9d\u00e8re, le mus\u00e9e du 21\u00e8me si\u00e8cle vient d&rsquo;ouvrir ses portes. La structure principale en m\u00e9tal et en verre fut le pavillon autrichien \u00e0 l&rsquo;exposition universelle de Bruxelles en 1958. Elle fut rapatri\u00e9e \u00e0 Vienne et utilis\u00e9e comme mus\u00e9e d&rsquo;art moderne. Abandonn\u00e9e avec l&rsquo;ouverture du Museumsquartier en 2001, elle a trouv\u00e9 un nouveau point d&rsquo;accueil, compl\u00e9t\u00e9e par un sous-sol et une tour voisine.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Munich 7 d\u00e9cembre 2011<\/span> Les salles immenses du Haus der Kunst proposent une vaste r\u00e9trospective d\u2019Ellswoth Kelly, en se fixant uniquement sur des oeuvres en noir et blanc jusqu&rsquo;au 22 janvier. Le r\u00e9sultat est tr\u00e8s r\u00e9ussi, il s\u2019agit bien d\u2019une r\u00e9trospective qui montre toutes les \u00e9tapes de la carri\u00e8re de l\u2019artiste, elle est compl\u00e9t\u00e9e par la pr\u00e9sentation de dessins de plantes \u00e0 la Pinakothek der Moderne. Dans cet \u00e9difice on trouve aussi l&rsquo;\u00e9vocation de la carri\u00e8re d&rsquo;un architecte, designer et photographe italien Carlo Mollino (1905 &#8211; 1973) qui travailla beaucoup \u00e0 Turin et dans le nord de l&rsquo;Italie, jusqu&rsquo;au 8 janvier. Enfin un \u00e9tage est consacr\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9sentation de six positions dans la sculpture contemporaine jusqu&rsquo;au 26 f\u00e9vrier: Vincent Fecteau, Phyllida Barlow, Michael Beutler, Kimberly Sexton, Anita Leisz et Alexandra Bircken.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e Brandhorst a \u00e9t\u00e9 ouvert \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate du Museum der Moderne sur trois \u00e9tages il propose des artistes allemands et am\u00e9ricains avant tout. Le troisi\u00e8me niveau \u00e9tant consacr\u00e9 enti\u00e8rement \u00e0 Cy Twombly. La alte Pinakothek de Munich f\u00eate son 175\u00e8me anniversaire. Le culte de Rapha\u00ebl qui marquait les artistes et les amateurs allemands de l&rsquo;\u00e9poque est \u00e0 l&rsquo;origine de cette collection. Pour cette raison l&rsquo;institution rend hommage \u00e0 Perugino, le ma\u00eetre de Rapha\u00ebl dans une exposition qui montre les diverses facettes de son activt\u00e9 \u00e0 travers des exemples tir\u00e9s des collections et de pr\u00eats.<\/p>\n<p>La neue Pinakothek offre un magnifique parcours \u00e0 travers l&rsquo;art du 19\u00e8me si\u00e8cle. D\u00fcrer \u2013 Cranach \u2013 Holbein, le portrait allemand vers 1500, Kunsthalle der Hypo &#8211; Kulturstiftung jusqu\u2019au 15 janvier. Cette pr\u00e9sentation rend un sujet assez r\u00e9barbatif int\u00e9ressant et montre le contexte et les ant\u00e9c\u00e9dants dans lequels s&rsquo;inscrivent l&rsquo;activit\u00e9 des artistes les plus connus mentionn\u00e9s dans le titre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Dresde 7 d\u00e9cembre 2011<\/span> Les mus\u00e9es de Dresde offrent une \u00e9tonnante vari\u00e9t\u00e9 de collections et d&rsquo;expositions temporaires li\u00e9es \u00e0 des fonds tr\u00e8s riches. Dans un p\u00e9rim\u00e8tre restreint de quelques centaines de m\u00e8tres, on d\u00e9couvre la galerie de peinture ancienne, les collections de porcelaine, puis dans l&rsquo;ancien ch\u00e2teau dont seul les fa\u00e7ades son refaites \u00e0 l&rsquo;ancienne, les arts graphiques, les objets d&rsquo;art et plus loin une pr\u00e9sentation des collections du XIXe si\u00e8cle et du XXe si\u00e8cle dans l&rsquo;Albertinum, ainsi que des expositions temporaires dans le Lipsiusbau. On a beau avoir entendu parler de cette densit\u00e9 des collections, on reste surpris en les d\u00e9couvrant par leur importance et leur qualit\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Prague 7 d\u00e9cembre 2011<\/span> Les galeries nationales occupent diff\u00e9rent b\u00e2timents dans le ch\u00e2teau de Prague, au centre ville et la galerie nationale pour les oeuvres du 20e et 21e si\u00e8cle dans le palais des expositions construit en 1928. Plusieurs b\u00e2timents du centre ville proposent des expositions organis\u00e9es par les galeries de la ville. En particulier \u00e0 la biblioth\u00e8que municipale qui pr\u00e9sente jusqu&rsquo;au 5 f\u00e9vrier une r\u00e9trospective de Vaclav Radimsky (1867 &#8211; 1946) un impressionniste tch\u00e8que tr\u00e8s prolifique qui v\u00e9cut pr\u00e8s de 20 ans \u00e0 Giverny. Mus\u00e9e Mucha. Il existe un petit mus\u00e9e priv\u00e9 consacr\u00e9 \u00e0 Alphonse Mucha, il pr\u00e9sente des travaux de l&rsquo;artiste, des affiches de Sarah Bernhard, des dessins, divers documents et \u00e0 la fin une vid\u00e9o qui \u00e9voque toute la carri\u00e8re du peintre. Au centre ville, il existe aussi un mus\u00e9e du cubisme tch\u00e8que dans un b\u00e2timent qui abrite le grand caf\u00e9 Orion dont le mobilier d&rsquo;\u00e9poque a \u00e9t\u00e9 reconstitu\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 3 novembre 2011<\/span> Le mus\u00e9e de Berne a compl\u00e8tement vid\u00e9 les salles de l&rsquo;ancien b\u00e2timent pour pr\u00e9senter les sculptures de l&rsquo;artiste belge Berlinde De Bruyckere en dialogue avec Lucas Cranach et Pier Paolo Pasolini jusqu&rsquo;au 12 f\u00e9vrier 2012.<\/p>\n<p>Les \u00e9corch\u00e9s ou les squelettes aux \u00e9chos baroques et michelangelesques de cette artiste prennent ainsi une force path\u00e9tique, presque insoutenable. A signaler sous le titre \u00ab\u00a0Anna Blume et moi\u00a0\u00bb. Dessins de Kurt Schwitters jusqu&rsquo;au 8 janvier, une importante pr\u00e9sentation de l&rsquo;oeuvre dessin\u00e9 de cet artiste qui est form\u00e9 de collages, de recherches abstraites, mais aussi de vues figuratives prises sur le motif. Enfin une place importante est consacr\u00e9e aux acquisitions de la Fondation Rupf, sous le titre Rectangle and Square de Picasso \u00e0 Judd, jusqu&rsquo;au 8 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 3 novembre 2011<\/span> Kunsthaus: <em>Monet, Matisse, Miro, The Nahmad Collection<\/em> jusqu&rsquo;au 15 janvier. Une grande galerie \u00e0 Londres, un stand toujours impressionnant lors des foires de B\u00e2le, voil\u00e0 ce que l&rsquo;on sait des Nahmad. L&rsquo;exposition du Kunsthaus nous apprend que cette dynastie de marchands a constitu\u00e9 une collection de grande qualit\u00e9 dont une centaine de toiles sont pr\u00e9sent\u00e9es ici. Les organisateurs de l&rsquo;exposition ont d\u00fb avoir beaucoup de plaisir, puisqu&rsquo;ils peuvent refaire en plus petit quelques expositions prestigieuses de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, comme Picasso et les ma\u00eetres ou m\u00eame Matisse &#8211; Picasso, tant les groupes d&rsquo;oeuvres des artistes mentionn\u00e9s sont importants&#8230;..<\/p>\n<p>A signaler aussi \u00e0 Zurich au Museum Rietberg, l&rsquo;exposition Mystik. Die Sehnsucht nach dem Absoluten jusqu&rsquo;au 15 janvier qui examine six visions relgieuses du mysticisme dans le christianisme, le soufisme musulman, la cabbale juive, l&rsquo;hindouisme, le bouddhisme et le taoisme. A relever que les introductions audio disponibles dans l&rsquo;exposition peuvent \u00eatre entendues sur le site internet du mus\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lyon 30 octobre 2011<\/span> Biennale de Lyon jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre 2011. La 11\u00e8me biennale de Lyon est pr\u00e9sent\u00e9e dans quatre lieux diff\u00e9rents: La Sucri\u00e8re, au bord de la Sa\u00f4ne, le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain, un \u00e9tage dans une usine abandonn\u00e9e \u00e0 Vaux-en-Velin et la Fondation Bullukian sur la place Bellecour. Les deux sites principaux sont la Sucri\u00e8re et le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain. On retrouve plusieurs artistes dans diff\u00e9rents lieux. C&rsquo;est une biennale sans art num\u00e9rique, sans photographie qui laisse une place dominante \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience plastique dans l&rsquo;espace, \u00e0 une forme de th\u00e9\u00e2tre et \u00e0 l&rsquo;expression personnelle des artistes telle qu&rsquo;elle nous est transmise par le dessin en particulier, mais aussi la sculpture, les travaux en tissu ou en terre. Un beau parcours&#8230;. A signaler que le Mus\u00e9e des beaux-arts de Lyon pr\u00e9sente plusieurs exposition: Ainsi soit-il. Collection Antoine de Galbert jusqu&rsquo;au 2 janvier et surtout une importante r\u00e9trospective d&rsquo;un sculpteur remarquable qui fut promu par Harald Szeemann: L&rsquo;atelier d&rsquo;Etienne Martin (1913 &#8211; 1995) jusqu&rsquo;au 23 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne et Pully 9 octobre 2011<\/span> Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts: <em>Incongru quand l&rsquo;art fait rire<\/em> 8 octobre &#8211; 15 janvier 2012 Apr\u00e8s les animaux en 2008, le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne propose une vaste exposition th\u00e9matique autour du rire, souvent du sourire dans l&rsquo;art. Les oeuvres retenues vont du 17\u00e8me si\u00e8cle \u00e0 aujourd&rsquo;hui. Les collections de l&rsquo;institution ont \u00e9t\u00e9 mises \u00e0 contribution, mais il y a aussi de nombreux pr\u00eats ext\u00e9rieurs. Au mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e trois regards sur des photographes am\u00e9ricains tr\u00e8s diff\u00e9rents sont propos\u00e9s. Les vues urbaines de Saul Leiter qui appartiennent \u00e0 une \u00e9poque d\u00e9j\u00e0 ancienne, 1948 &#8211; 1960. Le travail tr\u00e8s actuel de Mitch Epstein, intitul\u00e9 American Power, sur les rapports de force entre la production d&rsquo;\u00e9nergie sous toutes ses formes: centrales nucl\u00e9aires, centrales thermiques, barrages, puits de p\u00e9trole, \u00e9oliennes, installations solaires et la population, le paysage environnant. Une recherche poursuivie de 2003 \u00e0 2008 qui aboutit \u00e0 un livre, une exposition et un site internet ( toutes les photos de l&rsquo;exposition sont visibles sur ce site: http:\/\/whatisamericanpower.com). Il semble vouloir montrer qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de bonne ou mauvaise \u00e9nergie et que les sites de production ont tous des impacts consid\u00e9rables sur le paysage et la population qui doit cohabiter avec eux. Enfin la r\u00e9flexion de Frank Schramm: Stands ups &#8211; Reporting Live from Ground Zero, qui propose une r\u00e9flexion sur la censure totale qui a suivi le 11 septembre 2001, l&rsquo;absence de toute image du site et des victimes et la complicit\u00e9 des m\u00e9dias qui ont continu\u00e9 \u00e0 rendre compte des \u00e9v\u00e9nements \u00e0 bonne distance des lieux, tout en restant live, sur place, alors m\u00eame qu&rsquo;ils ne pouvaient montrer quoi que ce soit. Il propose une s\u00e9rie de portraits de ces journalistes \u00ab\u00a0en activit\u00e9\u00a0\u00bb pendant plusieurs semaines, bien qu&rsquo;ils n&rsquo;aient strictement rien \u00e0 montrer ou \u00e0 dire de nouveau, jusqu&rsquo;au 20 novembre. Robert Ireland ( n\u00e9 en 1964) se met en r\u00e9trospective au mus\u00e9e de Pully jusqu&rsquo;au 27 novembre. A travers ses dessins sur papier ou sur toile, on suit les cheminements de ses volutes, matrices, cartes et sch\u00e9mas. Ils sont accompagn\u00e9s de nombreux \u00e9crits th\u00e9oriques et l&rsquo;exposition est bas\u00e9e sur des supports didactiques: petites cartes explicatives, inscriptions sur les murs et bien s\u00fbr catalogue tous d&rsquo;excellente facture.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 25 octobre et 19 novembre 2011<\/span> Cabinet d&rsquo;art graphique: <em>Ferdinand Hodler. Oeuvres sur papier<\/em> jusqu&rsquo;au 19 f\u00e9vrier. Une salle d&rsquo;autoportraits, de nombreux carnets d&rsquo;esquisses qui montrent le travail continu de l&rsquo;artiste autour des th\u00e8mes choisis. Le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire poss\u00e8de 750 feuilles et 241 carnets d&rsquo;esquisses dont il donne un aper\u00e7u ici. Mamco Gen\u00e8ve: Acquisitions r\u00e9centes + Peter Dreher, Romane Holderried Kaesdorf, Jugnet + Clairet, Natacha Lesueur, Moo Chew Wong jusqu&rsquo;au 15 janvier. Le Mamco ne propose pas seulement des regards sur la jeune cr\u00e9ation et s&rsquo;int\u00e9resse parfois \u00e0 des artistes d\u00e9j\u00e0 \u00e2g\u00e9s ou m\u00eame d\u00e9c\u00e9d\u00e9s. C&rsquo;est le cas de cette nouvelle s\u00e9rie de pr\u00e9sentations monographiques qui nous proposent des artistes rarement vus et plut\u00f4t \u00e9tonnants. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des peintures s\u00e9rielles de Peter Dreher, des dessins vigoureux de Romane Holderried Kaesdorf qui \u00e9voquent une tradition qui remonte \u00e0 Grosz ou m\u00eame K\u00e4the Kollwitz, sans oublier les peintures denses de style n\u00e9oexpressionniste de Moo Chew Wong. Les deux autres expositions concernent des artistes plus jeunes avec les photographies de Natacha Lesueur qui occupent tout le dernier \u00e9tage et les r\u00e9flexions sur la ligne d&rsquo;horizon, le passage du ciel \u00e0 la terre de Jugnet et Clairet.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 30 septembre 2011<\/span> Le mus\u00e9e des beaux arts de B\u00e2le propose de partir \u00e0 la d\u00e9couverte des paysages peints par Max Beckmann. Die Landschaften jusqu&rsquo;au 22 janvier 2012. Au Museum f\u00fcr Gegenwartskunst un \u00e9tage pr\u00e9sente jusqu&rsquo;au 1er janvier, les travaux d&rsquo;Edgar Arceneaux, un artiste am\u00e9ricain qui \u00e9voque des trous dans l&rsquo;histoire, en l&rsquo;occurence les \u00e9meutes de Detroit en 1967. A la Fondation Beyeler deux expositions sont offertes au regard des visiteurs: un dialogue entre des sculptures de Louise Bourgeois et les oeuvres de la collection Beyeler: A l&rsquo;infini jusqu&rsquo;au 8 janvier et une \u00e9vocation du surr\u00e9alisme sous le titre: <em>Dali, Magritte, Miro, le Surr\u00e9alisme \u00e0 Paris<\/em> jusqu&rsquo;au 29 janvier 2012. Dans le m\u00eame esprit que cette exposition il ne faut pas manquer le dernier opus de Woody Allen <em>Midnight in Paris<\/em> qui propose d&rsquo;extraordinaires compositions sur le Paris du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. La Kunsthalle pr\u00e9sente Yael Davids qui se concentre sur les performances au rez et une grande installation de Danai Anesiadou au 1er \u00e9tage qui associe colonnades grecques et affiches de cin\u00e9ma retouch\u00e9es.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 23 septembre 2011<\/span> L&rsquo;artiste Fabrice Gygi assume le commissariat de l&rsquo;exposition biennale des artistes genevois au Mus\u00e9e Rath: <em>Rathania&rsquo;s<\/em> jusqu&rsquo;au 23 octobre. Lorsqu&rsquo;on lit le programme de l&rsquo;exposition annon\u00e7ant 296 artistes, on s&rsquo;attend \u00e0 d\u00e9couvrir un capharnaeum sans pr\u00e9c\u00e9dent et pourtant il n&rsquo;en est rien. Au premier coup d&rsquo;oeil les belles salles du mus\u00e9e Rath ont toutes \u00e9t\u00e9 transform\u00e9es en une installation minimaliste qui \u00e9voque Donald Judd. En offrant un espace identique aux participants non s\u00e9lectionn\u00e9s, des cubes m\u00e9talliques qui cr\u00e9ent autant de cellules bien distinctes, Gygi a assur\u00e9 un ordre de base et le r\u00e9sultat est plut\u00f4t int\u00e9ressant. ( Ce n&rsquo;est pas la bo\u00eete-en-valise, 1936\/1968 de Marcel Duchamp, mais l&rsquo;on se rapproche d&rsquo;une sorte de mus\u00e9e portatif). Les interpr\u00e9tations, utilisations de l&rsquo;espace propos\u00e9 sont tr\u00e8s variable et l&rsquo;on va du petit retable- sancutaire \u00e0 la maison de poup\u00e9es ou des installations rassemblant les travaux les plus divers. Je ne suis pas s\u00fbr que les artistes rassembl\u00e9s soient r\u00e9ellement mis en valeur, mais ils peuvent montrer leur cr\u00e9ativit\u00e9. On peut aussi bien s\u00fbr trouver l&rsquo;exercice un peu scolaire et penser qu&rsquo;il serait peut-\u00eatre plus appropri\u00e9 pour un concours d&rsquo;entr\u00e9e dans une \u00e9cole d&rsquo;art!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bienne 3 septembre 2011<\/span> Journ\u00e9es photographiques de Bienne 2011 Le temps fait son oeuvre jusqu&rsquo;au 25 septembre 2011. L&rsquo;\u00e9dition 2011 marque le 15\u00e8me anniversaire d&rsquo;une manifestation qui a pris de l&rsquo;ampleur avec un budget de 300&rsquo;000fr. et environ 5&rsquo;000 visiteurs attendus. La formule propose un parcours \u00e0 travers Bienne qui se termine \u00e0 Nidau, 26 expositions de photographes suisses et internationaux sont propos\u00e9es&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 22 juillet et 24 ao\u00fbt 2011<\/span> Le Haus konstruktiv f\u00eate son quart de si\u00e8cle et pr\u00e9sente deux expositions pour marquer l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement: Mai Thu Perret et Die Fantastischen Vier jusqu&rsquo;au 23 octobre. Par ailleurs l&rsquo;institution publie pour la premi\u00e8re fois un catalogue de sa collection qui recense actuellement plus de 700 oeuvres, estampes, multiples, peintures et sculptures. L&rsquo;exposition die Fantastischen Vier rend hommage aux quatre figures majeures de l&rsquo;art concret zurichois: Max Bill , Camille Graeser, Verena L\u00f6wensberger et Richard Paul Lohse. Dans l&rsquo;esprit des expositions r\u00e9alis\u00e9es au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es ces oeuvres sont mises en relation avec des travaux d&rsquo;artistes contemporains qui appartiennent \u00e0 des univers tr\u00e8s diff\u00e9rents&#8230;. La Kunsthalle (Museum B\u00e4rengasse pr\u00e8s de Paradeplatz) propose le projet continu Human Valley 26 ao\u00fbt &#8211; 30 octobre et une exposition de l&rsquo;artiste libanais, install\u00e9 aux Etats-Unis Wali Raad (1967) Miraculous Beginnings jusqu&rsquo;au 30 octobre. Wali Raad tente de faire une histoire r\u00e9elle ou fictive des quinze ann\u00e9es de guerre civile qu&rsquo;a v\u00e9cu le Liban et qui ont marqu\u00e9 son enfance.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau, Berne, Zurich 22 juillet 2011<\/span> Encore quelques jours jusqu&rsquo;au 31 juillet pour d\u00e9couvrir les deux r\u00e9trospectives d&rsquo;artistes suisses propos\u00e9es par le Kunsthaus D&rsquo;Aarau. Les multiples facettes de l&rsquo;expression artistique de Mai-Thu Perret se d\u00e9ploient fort bien dans les salles du rez. N\u00e9ons, installations, peinture, vid\u00e9o, travaux en c\u00e9ramique d\u00e9clinent une grande vari\u00e9t\u00e9 de registres qui forment une exposition tr\u00e8s int\u00e9ressante et vari\u00e9e. Au sous-sol on d\u00e9couvre les travaux de l&rsquo;artiste argovien Christian Rothacher (1944 &#8211; 2007) qui fut un dessinateur remarquable et m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre d\u00e9couvert. Kunsthaus: Franz Gertsch Les saisons, oeuvres 1983 &#8211; 2011 jusqu&rsquo;au 18 septembre L&rsquo;oeuvre de Franz Gertsch nous est famili\u00e8re puisqu&rsquo;il dispose d&rsquo;un mus\u00e9e \u00e0 son nom \u00e0 Burgdorf o\u00f9 l&rsquo;on peut voir ses travaux en permanence. Pourtant il est aussi int\u00e9ressant de le d\u00e9couvrir dans le contexte du Kunsthaus de Zurich. L&rsquo;exposition est organis\u00e9e tr\u00e8s rigoureusement en cinq parties. Une premi\u00e8re salle d&rsquo;introduction avec des peintures et des gravures sur bois et ensuite quatre toiles monumentales qui proposent la vue du m\u00eame sous -bois aux quatre saisons de l&rsquo;ann\u00e9e. Un film au sous-sol nous montre la m\u00e9thode de travail de l&rsquo;artiste. En face du paysage, il y a une t\u00eate de jeune femme en peinture et sur les c\u00f4t\u00e9s quatre fois le m\u00eame portrait de femme, grav\u00e9 sur bois et imprim\u00e9 dans des couleurs diff\u00e9rentes. <em>Bieler r\u00e9alit\u00e9 r\u00eav\u00e9e<\/em> jusqu&rsquo;au 13 novembre 2011, puis \u00e0 la Fondation Gianadda du 1er d\u00e9cembre au 26 f\u00e9vrier 2012. Le mus\u00e9e de Berne a \u00e9t\u00e9 bien inspir\u00e9 dans son accrochage de l&rsquo;exposition Ernest Bi\u00e9ler qui occupe toutes les salle du rez-de-chauss\u00e9e. Je mentionnerai pour commencer deux toiles monumentales expos\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage au-dessus, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 La Nuit de Hodler et de l&rsquo;autre une grande peinture d&rsquo;Ernst Ludwig Kirchner , Alpsonntag. Szene am Brunnen, 1923 &#8211; 1925, qui montre les paysans montagnards de Davos. La mise en parall\u00e8le est bien choisie, car c&rsquo;est entre ces deux oeuvres que se d\u00e9roule la carri\u00e8re d&rsquo;Ernest Bi\u00e9ler, mais aussi les al\u00e9as de sa fortune critique&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 13 juillet 2011<\/span> Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e: Fellini. La Grande Parade jusqu&rsquo;au 28 ao\u00fbt. L\u2019exposition Fellini du mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e nous fait entrer dans la F\u00eate endiabl\u00e9e de l\u2019univers du cin\u00e9aste. Elle se concentre sur certains films comme la Dolce vita et la Cit\u00e9 des femmes. En associant la pr\u00e9sentation de photographies, d\u2019extraits de films, d\u2019affiches, de dessins. Elle rend perceptible la richesse et la complexit\u00e9 d\u2019un imaginaire et d\u2019une fantaisie exceptionnels. Bien qu\u2019il me semble que certains aspects de la culture visuelle de Felini, assur\u00e9ment immense, comme l\u2019inspiration surr\u00e9aliste sont laiss\u00e9s de c\u00f4t\u00e9. L\u2019exposition insiste sur l\u2019origine populaire de son travail, les sources des romans photos, de la presse mondaine ou encore de la Commedia dell\u2019arte. Elle souligne aussi la relation exceptionnelle avec un acteur comme Marcello Mastroianni.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts: Passions priv\u00e9es, tr\u00e9sors publics jusqu&rsquo;au 11 septembre. Le mus\u00e9e des beaux-arts rend hommage aux donateurs, m\u00e9c\u00e8nes publics et priv\u00e9s qui ont permis le d\u00e9veloppement de ses collections. La pr\u00e9sentation offre un accrochage a\u00e9r\u00e9 de certains points forts de la collection du 18e si\u00e8cle \u00e0 aujourd\u2019hui. Elle fait aussi une place importante aux plans du nouveau mus\u00e9e qui pourrait bient\u00f4t \u00eatre construit pr\u00e8s de la gare de Lausanne. Il faut rappeler que l\u2019un des principaux donateurs du mus\u00e9e fut le Dr. Henri &#8211; Auguste Widmer, les oeuvres qu\u2019il rassembla occupent la premi\u00e8re salle de l\u2019exposition, mais on les retrouve encore \u00e0 d\u2019autres endroits. L\u2019exposition souligne la complexit\u00e9 du tissu relationnel qui permet la constitution d\u2019une collection publique. Soci\u00e9t\u00e9 des beaux-arts, Fondation Gottfried Keller, legs, dons, dons d&rsquo;artistes contemporains \u00e9galement. La pr\u00e9sence de la collection Widmer sugg\u00e8re une int\u00e9ressante comparaison avec la pr\u00e9sentation de la collection Hahnloser actuellement \u00e0 La Fondation de l\u2019Hermitage. En effet, les deux collections furent r\u00e9unies \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, les trente premi\u00e8res ann\u00e9es du 20e si\u00e8cle, mais avec des ambitions et une psychologie des collectionneurs tr\u00e8s diff\u00e9rentes. On retrouve par exemple comme ami et sans doute initiateur des deux couples, Giovanni Giacometti.<\/p>\n<p>Fondation de l&rsquo;Hermitage: Van Gogh, Bonnard, Vallotton&#8230; La collection Arthur et Hedy Hahnloser jusqu&rsquo;au 23 octobre. La Villa Flora de Winterthour \u00e9tant ferm\u00e9e pour travaux jusqu&rsquo;au 17 novembre 2011, La Fondation de l&rsquo;Hermitage peut offrir un panorama tr\u00e8s complet d&rsquo;une collection exceptionnelle, en partie publique, mais aussi encore partiellement en mains priv\u00e9es&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bex le 10 juin 2011<\/span> A signaler aussi M\u00f4tiers 2011, Art en plein air du 18 juin au 18 septembre 2011. Bex Arts, Sculptures dans le parc de Szilassy, Triennale 11\u00e8me \u00e9dition 2011: <em>Territoires<\/em> jusqu&rsquo;au 25 septembre 2011. Voici revenu le temps de Bex Arts avec une nouvelle \u00e9quipe de trois commissaires: No\u00e9mie Enz, Pascal H\u00e4usermann et Jessica Schupbach, chapeaut\u00e9e par un conseil de fondation dans lequel l&rsquo;ancien responsable Nicolas Raboud joue le r\u00f4le de conseiller. L&rsquo;\u00e9dition qui se concentre sur la mise en valeur du magnifique site de Szilassy s&rsquo;av\u00e8re f\u00e9conde autour d&rsquo;un th\u00e8me Territoires. Une s\u00e9lection \u00e9clectique et fine rend compte des diverses mani\u00e8res d&rsquo;intervenir dans l&rsquo;espace aujourd&rsquo;hui avec une place laiss\u00e9e \u00e0 la po\u00e9sie, \u00e0 l&rsquo;humour ou \u00e0 des d\u00e9marches plus radicales. Une semaine d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements est annonc\u00e9e dans Bex et dans le parc du 27 juin au 3 juillet. Consulter le site de l&rsquo;exposition pour plus de d\u00e9tails. Le catalogue paru aux \u00e9ditions art &amp; fiction est con\u00e7u comme un guide avec de superbes photos des r\u00e9alisations&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Pully le 8 juin 2011<\/span> Le mus\u00e9e de Pully rend un magnifique hommage \u00e0 Jacqueline Oyex (1931 &#8211; 2006) jusqu&rsquo;au 7 ao\u00fbt. Une r\u00e9trospective compl\u00e8te depuis les d\u00e9buts stup\u00e9fiants qui r\u00e9v\u00e8lent un talent fulgurant jusqu&rsquo;aux derni\u00e8res ann\u00e9es terribles marqu\u00e9es par la maladie qui la rongeait. Elle fut une artiste compl\u00e8te, talentueuse, reconnue et soutenue par ses pairs qui rencontra aussi un certain succ\u00e8s exposant r\u00e9guli\u00e8rement ses gravures. Une exposition dont on ressort la gorge serr\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Venise<\/span> La Biennale de Venise jusqu&rsquo;au 27 novembre 2011 Apr\u00e8s le marathon de la biennale v\u00e9nitienne, le temps d&rsquo;un r\u00e9flexion et il y a mati\u00e8re \u00e0 cela. Evidemment, nous ne connaissons pas l&rsquo;arri\u00e8re-plan, ce qui rel\u00e8ve des contingences budg\u00e9taires et ce qui appartient au choix de la ou des responsables. D&rsquo;autre part, y a-t-il des consignes ou des pr\u00e9f\u00e9rences exprim\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des choix des pavillons nationaux? Il me semble que oui, mais peut-\u00eatre s&rsquo;agit-il de co\u00efncidences&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 26 mai 2011<\/span> Centre Paul Klee: Klee et Cobra &#8211; un jeu d&rsquo;enfant jusqu&rsquo;au 4 septembre. Les dessins d&rsquo;enfants ont \u00e9t\u00e9 une source d&rsquo;inspiration bien connue de Klee. Les artistes du Groupe COBRA se sont eux aussi largement inspir\u00e9s de dessins d&rsquo;enfants. D&rsquo;autre part Klee a \u00e9t\u00e9 une r\u00e9f\u00e9rence ouvertement revendiqu\u00e9e. Une conjonction de donn\u00e9es parfaites pour susciter une exposition. En s&rsquo;associant \u00e0 des institutions danoises et hollandaises, le centre Paul Klee s&rsquo;est lanc\u00e9 dans cette aventure passionnante et foisonnante, car l&rsquo;oeuvre des artistes du groupe Cobra souvent mal connus est extraordinairement prolifique.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 17 mai 2011<\/span> Mus\u00e9e du Quay Branly La Fabrique des images jusqu&rsquo;au 17 juillet. Une exposition de Philipppe Descola qui propose une r\u00e9flexion int\u00e9ressante sur les croyances et les modes de pens\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine des expressions artistiques dans le monde. Il distingue quatre modes de croyances: animisme, naturalisme, tot\u00e9misme et analogisme pour tenter de rendre compte des diverses formes d&rsquo;expression artistiques \u00e0 travers le temps et l&rsquo;espace. Les travaux retenus sont d&rsquo;une grande qualit\u00e9. A voir \u00e9galement dans ce lieu une exposition somptueuse Dogon jusqu&rsquo;au 24 juillet dans une mise en espace originale des sculptures malgr\u00e9 une lumi\u00e8re jaune assez \u00e9trange. On a une vision d&rsquo;ensemble de la salle o\u00f9 sont expos\u00e9es les sculptures autours desquelles le visiteur peut tourner. Puis l&rsquo;on d\u00e9couvre des masques plac\u00e9s en hauteur, enfin les petites figures en bronze sont pr\u00e9sent\u00e9es dans des vitrines murales. Au Louvre justement, on d\u00e9couvre encore une exposition tr\u00e8s concentr\u00e9e sur l&rsquo;iconographie du Christ chez Rembrandt: Rembrandt et la figure du Christ jusqu&rsquo;au 18 juillet. Elle fait entrer dans l&rsquo;atelier de Rembrandt pour comprendre comment il a tent\u00e9 de r\u00e9soudre la question de la repr\u00e9sentation du Christ, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de simples t\u00eates ou de compositions comme les P\u00e8lerins d&rsquo;Emma\u00fcs et Le Jardinier.<\/p>\n<p>Mus\u00e9e de l\u2019Orangerie\u00a0Paris: R\u00e9trospective Gino Severini (1883 \u2013 1966) jusqu&rsquo;au 25 juillet Severini est un artiste italien qui passa une grande partie de sa vie \u00e0 Paris. L\u2019exposition retrace les \u00e9tapes de son activit\u00e9 artistique. Il \u00e9tait tr\u00e8s attir\u00e9 par la r\u00e9flexion th\u00e9orique et les math\u00e9matiques. Cette approche th\u00e9orique explique sans doute la facilit\u00e9 avec laquelle il passe d\u2019un style \u00e0 l\u2019autre, mais aussi une certaine s\u00e9cheresse id\u00e9ologique dans ses oeuvres&#8230;. Galeries du Grand Palais Monumenta 2011 <em>Anish Kapoor, L\u00e9viathan<\/em> 11 mai &#8211; 23 juin L\u2019installation d\u2019Anish Kapoor, L\u00e9viathan propose une exp\u00e9rience visuelle et sensorielle en deux \u00e9tapes. Pour commencer le visiteur p\u00e9n\u00e8tre dans une immense structure\u00a0 gonfl\u00e9e rouge, sur laquelle se refl\u00e8tent les poutraisons m\u00e9talliques de la nef du Grand Palais. Puis il d\u00e9couvre ce L\u00e9viathan de l\u2019ext\u00e9rieur dont la structure joue avec l\u2019architecture \u00e9tonnante de l\u2019espace.<\/p>\n<p><em>Odilon Redon. Prince du r\u00eave<\/em> jusqu\u2019au 20 juin, cette r\u00e9trospective tr\u00e8s compl\u00e8te montre l\u2019ampleur des obsessions de l\u2019artiste et une certaine coh\u00e9rence de son \u00e9volution contrairement \u00e0 ce que l\u2019on tend \u00e0 relever g\u00e9n\u00e9ralement. Elle sera visible au mus\u00e9e Fabre de Montpellier du 7 juillet au 16 octobre 2011. On prend toute la mesure de ce pr\u00e9curseur du surr\u00e9alisme qui incarne \u00e0 merveille la permanence dans l\u2019expression d\u2019obsessions, ind\u00e9pendamment des \u00e9poques et des styles&#8230;. Dans ce m\u00eame Grand Palais on peut encore visiter, Nature et id\u00e9al. Le paysage \u00e0 Rome 1600 &#8211; 1650 jusqu&rsquo;au 6 juin 2011. Une exposition consacr\u00e9e \u00e0 la naissance du paysage autonome chez les artistes actifs \u00e0 Rome et qui aboutit en particulier aux travaux de Poussin et du Lorrain. Cette pr\u00e9sentation est compl\u00e9t\u00e9e par l&rsquo;exposition du Louvre: Claude Gelll\u00e9e, Le Lorrain, le dessinateur devant la nature jusqu&rsquo;au 18 juillet qui, si elle est centr\u00e9e sur Le Lorrain montre aussi les m\u00eames artistes que l&rsquo;exposition du Grand Palais.<\/p>\n<p><em>Manet, Inventeur moderne<\/em> jusqu&rsquo;au 3 juillet 2011. Le Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay poss\u00e8de une partie des oeuvres essentielles d&rsquo;Edouard Manet et il se doit bien s\u00fbr de rendre hommage \u00e0 cette figure majeure. En 2002 il avait \u00e9voqu\u00e9 Manet et l&rsquo;espagnolisme. En r\u00e9alit\u00e9 cette r\u00e9trospective est centr\u00e9e sur les oeuvres d&rsquo;Orsay et n&rsquo;a obtenu que quelques pr\u00eats importants. Elle montre aussi les peintures de contemporains, \u00e0 commencer par Thomas Couture, le ma\u00eetre de l&rsquo;artiste ou encore lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9tudier son int\u00e9r\u00eat pour des th\u00e8mes g\u00e9n\u00e9ralement peu mis en \u00e9vidence dans les \u00e9tudes sur Manet, comme la religion et l&rsquo;histoire. C&rsquo;est ici que r\u00e9side l&rsquo;originalit\u00e9 de l&rsquo;exposition. (Attention exposition \u00e0 double file \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur et \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du mus\u00e9e quel que soit le type de billet ou de carte \u00e0 disposition!). Si l&rsquo;on est entr\u00e9! ne pas manquer d&rsquo;aller visiter l&rsquo;exposition Une ballade d&rsquo;amour et de mort, photographie pr\u00e9rapha\u00e9lite en Grande-Bretagne, 1848 &#8211; 1875, qui associe photographies, mais aussi peintures des artistes pr\u00e9rapha\u00e9lites jusqu&rsquo;au 29 mai.<\/p>\n<p>L\u2019exposition Fran\u00e7ois Morellet, R\u00e9installations propos\u00e9e par Beaubourg jusqu\u2019au 4 juillet est la 400\u00e8me exposition personnelle de l\u2019artiste. On devine dans cette remarque qui figure dans le premier panneau de pr\u00e9sentation, une certaine distance et une ironie, caract\u00e9ristiques de ce cr\u00e9ateur qui est au diapason des recherches les plus pointues sur l\u2019installation, la lumi\u00e8re, tout en refusant d\u2019y mettre un quelconque mysticisme. 27 pi\u00e8ces retracent un parcours cr\u00e9atif du plus grand int\u00e9r\u00eat &#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve, 11 mai et 12 juin 2011<\/span> Le Mamco propose une nouvelle s\u00e9rie de monographies associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;accrochage habituel de certaines salles Cosima von Bonin, Nina Childress, Mai-Thu Perret (Prix Manor) et Markus Raetz jusqu&rsquo;au 18 septembre. Le dernier \u00e9tage est enti\u00e8rement consacr\u00e9 aux sculptures de Markus Raetz avec une pr\u00e9sentation qui associe des oeuvres depuis 1990 \u00e0 des d\u00e9veloppements r\u00e9cents. On retrouve les anamorphoses de t\u00eates, d&rsquo;objets, les jeux avec les mots oui et non, Alice, par exemple. La mise en mouvement par de petits moteurs de figures d\u00e9coup\u00e9es. La derni\u00e8re salle est enti\u00e8rement consacr\u00e9e \u00e0 des mobiles qui \u00e9voquent la figure humaine ou des formes g\u00e9om\u00e9triques. Un autre \u00e9tage est presque enti\u00e8rement consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;artiste allemande Cosima von Bonin qui d\u00e9veloppe des cr\u00e9ations textiles associ\u00e9es \u00e0 des rythmes musicaux. Les pr\u00e9sentations de Mai Thu Perrret et Nina Childress occupent quelques salles cette derni\u00e8re avec des toiles sur le th\u00e8me de L\u00e9da et le cygne. Mus\u00e9e Rath Gen\u00e8ve. Les sujets de l\u2019abstraction jusqu\u2019au 14 ao\u00fbt 2011. Peinture non figurative de la seconde \u00e9cole de Paris, 1946 -1962. 101 chefs-d\u2019oeuvre de la Fondation Gandur pour l\u2019art. L&rsquo;exposition est pr\u00e9sent\u00e9e au mus\u00e9e Fabre de Monpellier par la suite. Un symposium est annonc\u00e9 le 28 mai de 9h. \u00e0 13h 15 au mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire. L&rsquo;histoire de l&rsquo;art moderne et contemporain est toujours \u00e0 faire et \u00e0 refaire. Eric de Chassey, commissaire de cette exposition, d\u00e9veloppe dans ses \u00e9crits une r\u00e9flexion originale sur les mouvements artistiques de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre, il propose ici une vision inhabituelle gr\u00e2ce aux toiles de la collection Gandur. L\u2019organisation th\u00e9matique in\u00e9dite fait sortir les oeuvres de leurs cat\u00e9gories habituelles&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, le 20 mars et 26 mai 2011<\/span> La Fondation Beyeler avec Brancusi &amp; Serra consacre ses salles \u00e0 deux sculpteurs qui appartiennent \u00e0 des \u00e9poques tr\u00e8s diff\u00e9rentes dans une confrontation assez \u00e9trange. Souple et sensuel dans les figures qu&rsquo;il sculpte, Constantin Brancusi (1876 &#8211; 1957) a accord\u00e9 une place pr\u00e9pond\u00e9rante au socle qui contraste brutalement avec la sculpture elle-m\u00eame. On retrouve cette brutalit\u00e9 qui tend au minimalisme chez Richard Serra (1939), le plus \u00e9tonnant est de constater que des structures aussi monumentales que Olson, 1986, par exemple fonctionnent dans les salles de la Fondation. Le Schaulager dans un lieu diff\u00e9rent, le Haus zum Kirschgarten, une annexe du mus\u00e9e historique de la ville consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;habitat bourgeois du 18e et du 19e si\u00e8cle, invite Francis Al\u00ffs \u00e0 pr\u00e9senter sa collection de 370 portraits de Fabiola jusqu&rsquo;au 28 ao\u00fbt. Ces copies trouv\u00e9es dans des march\u00e9s aux puces sont r\u00e9parties dans tout le mus\u00e9e qui nous entra\u00eene dans une v\u00e9ritable chasse aux oeufs pour les d\u00e9couvrir! Une mani\u00e8re originale de faire conna\u00eetre un mus\u00e9e peu connu et qui gagne \u00e0 l&rsquo;\u00eatre. Le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain pr\u00e9sente une exposition de l&rsquo;artiste danois Henrik Olesen (1967) jusqu&rsquo;au 11 septembre. Il traite les questions de genre, d&rsquo;identit\u00e9 du corps en r\u00e9unissant des archives, des documentations notamment sur l&rsquo;homosexualit\u00e9. Ces recherches ont d\u00e9j\u00e0 fait l&rsquo;objet d&rsquo;une exposition au Migrosmuseum \u00e0 Zurich en 2007.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vienne 19 avril 2011<\/span> Mumok (Museum Moderner Kunst) <em>Tacita Dean, The Line of Fate<\/em> jusqu&rsquo;au 29 mai. Cette artiste est devenue une v\u00e9ritable cin\u00e9aste documentaire qui multiplie les r\u00e9alisations d&rsquo;une qualit\u00e9 impressionnante, on rel\u00e8vera ici deux films sur l&rsquo;atelier de Morandi \u00e0 Milan, un consacr\u00e9 \u00e0 Cy Twombly et un autre \u00e0 Merce Cunningham. Elle poursuit un travail plastique en s&rsquo;exprimant notamment par les techniques de la gravure, o\u00f9 elle montre son \u00e9coute, sa sensibilit\u00e9 au monde&#8230;. Unteres Belvedere. Une exposition est consacr\u00e9e aux portraits et autoportraits d&rsquo;Egon Schiele avec une centaine de dessins et de peintures. Elle est tr\u00e8s int\u00e9ressante et montre en particlier que Schiele avait, tr\u00e8s jeune, des commanditaires importants. Dans la m\u00eame institution on d\u00e9couvre une pr\u00e9sentation consacr\u00e9e au cin\u00e9tisme et au futurisme viennois mis en relation avec des oeuvres d&rsquo;artistes internationaux jusqu&rsquo;au 29 mai. Avec Weltraum. Die kunst und ein Traum, la Kunsthalle Wien a d\u00e9cid\u00e9 de marquer le cinquanti\u00e8me anniversaire du premier voyage dans l&rsquo;espace. Les oeuvres d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;artistes contemporains traitant de th\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;espace ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unies jusqu&rsquo;au 15 ao\u00fbt. Par ailleurs autour du film r\u00e9cent d&rsquo;<em>Andro Wekua, Never sleep with a strawberry in your mouth<\/em>, elle offre un regard complet sur le travail de cet artiste attir\u00e9 par le fantastique et la m\u00e9moire jusqu&rsquo;au 5 juin&#8230;. En se basant sur ses propores collections et celles du Lenbachhaus \u00e0 Munich, l&rsquo;Albertina propose un panorama du Blaue Reiter en \u00e9voquant la personnalit\u00e9 de chaque artiste associ\u00e9 \u00e0 un moment ou un autre au mouvement: Kandinsky, Klee, Marc, Macke, etc. jusqu&rsquo;au 29 mai.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 11 avril 2011<\/span> Le Kunsthaus de Zurich pr\u00e9sente: la photographie de la sculpture de 1839 \u00e0 aujourd\u2019hui jusqu\u2019au 15 mai. Cette institution propose une vaste exposition de photographies pr\u00e9par\u00e9e par le Museum of Modern Art de New York. Elle interroge les relations entre l\u2019art et la photographie depuis l\u2019apparition de ce moyen d\u2019expression, \u00e0 travers diff\u00e9rents th\u00e8mes et points de vue qui conduisent jusqu\u2019aux travaux les plus r\u00e9cents. La sculpture a \u00e9t\u00e9 un sujet tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 des premiers photographes, notamment parce qu\u2019elle associait la figure humaine et un objet immobile, ce qui laissait plus de libert\u00e9 au preneur de vues\u00a0! Atget par exemple se lan\u00e7a dans un gigantesque inventaire des sculptures qui animent les parcs des environs de Paris. Les grands sculpteurs eurent des rapports diff\u00e9rents \u00e0 la photographie. Une section \u00e9voque Rodin et ses photographes, car il ne photographiait pas ses sculptures. A l\u2019oppos\u00e9 Brancusi photographia inlassablement ses oeuvres, modifiant leur disposition dans l\u2019atelier&#8230;. La Kunsthalle qui est momentan\u00e9ment h\u00e9berg\u00e9e en plein centre, \u00e0 quelques m\u00e8tres du Paradeplatz, \u00e0 la B\u00e4rengasse, propose une r\u00e9trospective fascinante de Bruce Conner 1933 &#8211; 2008 jusqu&rsquo;au 29 mai. Pr\u00e9curseur de la vid\u00e9o, il d\u00e9veloppa aussi des travaux graphiques, des estampes et des peintures d&rsquo;un grand int\u00e9r\u00eat. A signaler que lors de mon dernier passage \u00e0 Zurich je me suis rendu \u00e0 la cath\u00e9drale, une visite pr\u00e9vue depuis longtemps pour aller d\u00e9couvrir les vitraux de Sigmar Polke inaugur\u00e9s en 2009. Il ne faut vraiment pas manquer d&rsquo;aller voir cette r\u00e9alisation qui est une r\u00e9ussite absolument exceptionnelle dans cette \u00e9glise romane.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le<\/span> Konrad Witz au mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le jusqu&rsquo;au 3 juillet. Un tr\u00e8s grand peintre attest\u00e9 de 1434 \u00e0 1444. Aussi beau que les van Eyck! m\u00eame s&rsquo;il est tr\u00e8s diff\u00e9rent. C&rsquo;est un d\u00e9fi de consacrer une exposition \u00e0 un artiste dont l&rsquo;oeuvre incontest\u00e9e se limite \u00e0 20 pi\u00e8ces. Le mus\u00e9e de B\u00e2le poss\u00e8de une grande partie de ses travaux. A l&rsquo;exception du retable de Saint Pierre qui est \u00e0 Gen\u00e8ve et ne voyage pas! L&rsquo;exposition est compl\u00e9t\u00e9e par des oeuvres de contemporains, des dessins d&rsquo;apr\u00e8s ses peintures et m\u00eame des vitraux, des fresques, des enluminures et un jeu de tarot. Elle dresse ainsi un panorama de l&rsquo;activit\u00e9 artistique entre la Savoye, la Bourgogne et le sud de l&rsquo;Allemagne au milieu du 15 e si\u00e8cle, alors que B\u00e2le \u00e9tait devenue capitale de la Chr\u00e9tient\u00e9 par l&rsquo;effet d&rsquo;un Concile&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne le 19 mars 2011<\/span> Le Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts rend hommage \u00e0 un ma\u00eetre de l&rsquo;art nouveau: Eug\u00e8ne Grasset. L&rsquo;art et l&rsquo;ornement jusqu&rsquo;au 13 juin. Une vaste r\u00e9trospective qui veut rendre visible tous les domaines pour lesquels Eug\u00e8ne Grasset (1845 &#8211; 1917) \u00e0 cr\u00e9\u00e9 des mod\u00e8les: meubles, bijoux, vitraux, affiches, chromolithographies pour ne citer que quelques aspects. On prend ainsi la mesure de l&rsquo;immense production de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 17 mars 2011<\/span> Le mamco \u00e0 Gen\u00e8ve pr\u00e9sente H\u00f4tel Sarkis du 16 f\u00e9vrier au 8 mai 2011 rassemblant pr\u00e8s de 200 oeuvres de cet artiste d&rsquo;origine turque install\u00e9 en France. L\u2019exposition de Sarkis au Mamco est un hommage \u00e0 l\u2019instant. Instant exprim\u00e9 en particulier par les nuages de l\u2019aquarelle dans un bol d\u2019eau. L\u2019artiste explore la tension entre les produits de la cr\u00e9ation humaine\u00a0: tapis, ex-votos, oeuvres d\u2019artistes connus, Gr\u00fcnewald, Munch par exemple, ou encore le cin\u00e9ma, l\u2019architecture et l\u2019expression d\u2019une sensibilit\u00e9 artistique \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, passante, fuyante, infixable&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Liestal 30 janvier 2011<\/span> B\u00e2le, Riehen Fondation Beyeler: Segantini 16 janvier &#8211; 25 avril; Beatriz Milhazes 29 janvier &#8211; 15 mai. En 2008, le Kunsthaus de Zurich a pr\u00e9sent\u00e9 une dizaine de toiles importantes de Segantini dans l&rsquo;exposition Rivoluzione qui montrait le passage entre le symbolisme, le divisionnisme et le futurisme dans l&rsquo;art italien entre 1885 et 1910. La Fondation Beyeler propose une r\u00e9trospective de l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artiste avec des toiles et des dessins qui montrent l&rsquo;\u00e9tonnante alliance de recherches formelles tr\u00e8s \u00e9labor\u00e9es au niveau du point de vue, de la perspective et de la technique picturale et une iconographie populaire&#8230;. La Kunsthalle de B\u00e2le pr\u00e9sente les photographies et les sculptures de Bettina Pousttchi, World Time Clock jusqu&rsquo;au 13 mars. Elle associe des photographies de pendules sur des b\u00e2timents \u00e0 travers le monde et des sculptures form\u00e9es de barri\u00e8res tordues et de n\u00e9ons dans un double hommage \u00e0 Tatline et Dan Flavin. A signaler que le mus\u00e9e d&rsquo;architecture voisin propose les maquettes de mises en sc\u00e8ne d&rsquo;Anna Viebrock, la collaboratrice de Christoph Marthaler.<\/p>\n<p>Liestal, Kunsthalle Palazzo: Regard sur la peinture contemporaine: Gilbert Garcin, Olivier Mosset et Gilles Porret 30 janvier &#8211; 13 mars. Le Museum f\u00fcr Gegenwartskunst pr\u00e9sente une s\u00e9lection de ses collections dont 3 films de Pierre Huyghe jusqu&rsquo;au 1er mai Le Mus\u00e9e Tinguely propose une d\u00e9capante r\u00e9trospective Arman jusqu&rsquo;au 15 mai. A travers ses s\u00e9ries d&rsquo;oeuvres nomm\u00e9es Poubelles, Col\u00e8res ou encore Combustions&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 30 janvier 2011<\/span> Le Centre Paul Klee explore les relations entre Paul Klee et Franz Marc jusqu&rsquo;au 1er mai. Si l&rsquo;on connait l&rsquo;amiti\u00e9 Klee &#8211; Macke qui s&rsquo;est traduite artistiquement par un voyage commun d\u00e9cisif en Tunisie. Les relations entre Marc et Klee sont moins connues, ils \u00e9taient tr\u00e8s proches et pourtant tout \u00e0 fait diff\u00e9rents, ce que montre l&rsquo;exposition en plongeant dans la documentation de leurs relations \u00e9pistolaires, souvent des cartes postales illustr\u00e9es. Marc apparait comme un promoteur, \u00e9diteur, plein de projets et d&rsquo;initiatives.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 30 janvier 2011<\/span> Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts: Accrochage Vaud 2011 et Pauline Boudry, Laurent Kropf jusqu&rsquo;au 20 f\u00e9vrier. Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e: Hans Steiner. chronique de la vie moderne jusqu&rsquo;au 15 mai. N\u00e9 en 1907 et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1962, Hans Steiner, photographe reporter, a laiss\u00e9 d&rsquo;\u00e9normes archives qui retracent la modernit\u00e9 de la Suisse entre les ann\u00e9es 1930 et 1960. Apr\u00e8s une premi\u00e8re mise \u00e0 jour de ces archives, l&rsquo;exposition regroupe par th\u00e8mes, certains aspects de cette immense production en noir et blanc. On trouve la publicit\u00e9, les grands travaux, l&rsquo;industrie, la guerre, la vie quotidienne, le sport, tous les aspects de ces ann\u00e9es. Un site internet permet de consulter ces archives. hanssteiner.ch<\/p>\n<p>Fondation de l&rsquo;Hermitage, Le Modernisme de Sorolla \u00e0 Picasso 1880 &#8211; 1918 jusqu&rsquo;au 29 mai.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Le 7 janvier 2011<\/span> Petites remarques pour la nouvelle ann\u00e9e! Le 24 septembre 2010 je suis all\u00e9 \u00e0 B\u00e2le pour assister \u00e0 la conf\u00e9rence de presse de la Fondation Beyeler. Comme c\u2019est le plus souvent le cas, lors de ces manifestations on constate qu\u2019une centaine de personnes ont fait le d\u00e9placement, certes il n\u2019y a pas que des journalistes, il y a des proches de la Fondation, des collectionneurs, des officiels, mais tous les m\u00e9dias sont bien repr\u00e9sent\u00e9s. Apr\u00e8s cette visite, je me suis arr\u00eat\u00e9 \u00e0 la Kunsthalle, qui pr\u00e9sente toujours deux expositions avec des dates diff\u00e9rentes. Je savais qu\u2019il y avait une exposition en cours et une autre qui d\u00e9butait le lendemain ou le surlendemain. Lorsque je pr\u00e9sente ma carte de presse \u00e0 l\u2019entr\u00e9e, la personne \u00e0 l\u2019accueil me demande si je viens pour la conf\u00e9rence de presse. J\u2019ignore qu\u2019il y en a une, elle me dit \u00ab oui ils sont en haut, alllez-y! \u00bb, un peu m\u00e9fiant je demande \u00ab\u00a0il n\u2019y a pas de journalistes ?\u00a0\u00bb \u00ab si, si il y a quelqu\u2019un ! \u00bb et me voil\u00e0 avec l\u2019artiste, le directeur, une conservatrice et un journaliste semble-t-il. Ce qui est tr\u00e8s sympathique, mais aussi un peu embarrassant ! Si je reviens sur cette anecdote, c\u2019est qu\u2019elle me semble tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9latrice de la situation de la m\u00e9diation des \u00e9v\u00e9nements artistiques aujourd\u2019hui. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements massifs, tr\u00e8s organis\u00e9s, o\u00f9 tout est sous contr\u00f4le, \u00e0 travers la publicit\u00e9, le sponsoring et de l\u2019autre des activit\u00e9s qui se d\u00e9roulent pourtant dans des institutions reconnues et m\u00eame prestigieuses, mais qui suscitent un int\u00e9r\u00eat quasi nul ! Le probl\u00e8me se pose aussi lorsque l\u2019on \u00e9crit, m\u00eame sur un site aussi modeste que le mien. Il est en effet comme une sonde, un oscillographe de l\u2019impact des artistes et des manifestations qu\u2019ils suscitent. En r\u00e9digeant un article sur un artiste inconnu, une exposition peu m\u00e9diatis\u00e9e, je constate qu\u2019il n\u2019y a quasiment aucun lecteur, alors que d\u2019autres pages restent bien fr\u00e9quent\u00e9es et suivent en quelque sorte l\u2019impact de l\u2019activit\u00e9 des artistes. Ces observations ne sont pas syst\u00e9matiquement vraies toutefois et le taux de fr\u00e9quentation de mes pages demeure un peu myst\u00e9rieux pour moi!.<\/p>\n<p><strong>2010<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 25 novembre 2010<\/span> Le centre Paul Klee s&rsquo;est associ\u00e9 avec le Mus\u00e9e des Beaux-Arts pour \u00e9voquer <em>Les sept p\u00e9ch\u00e9s capitaux de D\u00fcrer \u00e0 Nauman<\/em> jusqu&rsquo;au 20 f\u00e9vrier. Au mus\u00e9e on d\u00e9couvre d&rsquo;abord les suites consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9vocation des p\u00e9ch\u00e9s, puis une pr\u00e9sentation d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;orgueil, l&rsquo;envie, l&rsquo;avarice et la col\u00e8re, alors que la luxure, la paresse et la gourmandise sont \u00e9voqu\u00e9s au centre Paul Klee. Le mus\u00e9e des beaux-arts consacre \u00e9galement, entre autres, une exposition \u00e0 Yves Netzhammer, qui, avec Le magasin des adversit\u00e9s, a r\u00e9alis\u00e9 une grande installation inqui\u00e9tante et fantastique jusqu&rsquo;au 27 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p>Le Mus\u00e9e historique de Berne pr\u00e9sente les trois voyages de James Cook et la d\u00e9couverte du Pacifique jusqu&rsquo;au 13 f\u00e9vrier. L&rsquo;exposition s&rsquo;explique, car le peintre officiel du troisi\u00e8me voyage, John Webber (1751 &#8211; 1793), \u00e9tait d&rsquo;origine bernoise, form\u00e9 dans l&rsquo;atelier Aberli et fit don d&rsquo;une centaine d&rsquo;objets \u00e0 sa ville.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 21 novembre 2010<\/span> Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts \u00ab\u00a0Je ne vois que le soleil\u00a0\u00bb. La lumi\u00e8re dans les collections du mus\u00e9e jusqu&rsquo;au 2 janvier. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une exposition sur l&rsquo;\u00e9volution du \u00a0clair-obscur, quoique cet \u00e9l\u00e9ment soit aussi pr\u00e9sent. Il s&rsquo;agit de la pr\u00e9sence r\u00e9elle d&rsquo;oeuvres contemporaines qui utilisent la lumi\u00e8re comme Michel Verjux par exemple, Fran\u00e7ois Morellet, des n\u00e9ons, Jean Otth, des vid\u00e9os, des projections. La pr\u00e9sentation est assez \u00e9tonnante, d\u00e9mant\u00e8le une approche historique au profit d&rsquo;un regard \u00e0 la fois mat\u00e9rialiste et formaliste! et renouvelle la perception des oeuvres de la collection, gr\u00e2ce \u00e0 un \u00e9clairage tr\u00e8s \u00e9tudi\u00e9 \u00e9galement&#8230;. Irving Penn. Les petits m\u00e9tiers jusqu&rsquo;au 16 janvier. Le mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e consacre une exposition aux petits m\u00e9tiers photographi\u00e9s par Irving Penn en 1950 \u2013 1951 \u00e0 Paris, Londres et New York. Curieusement, le photographe n\u2019a pas fix\u00e9 ses mod\u00e8les dans la rue ou la boutique dans laquelle ils exercent leur activit\u00e9, mais dans son studio, en leur demandant de se pr\u00e9senter dans leurs habits de travail et avec les instruments de leur profession. Le r\u00e9sultat est une suite de portraits tr\u00e8s denses et assez envo\u00fbtants. Face au mur. Papiers peints contemporains jusqu\u2019au 13 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e de Pully et Le Mudac \u00e0 Lausanne se sont associ\u00e9s pour partir \u00e0 la d\u00e9couverte\u00a0 du papier peint contemporain, trait\u00e9 par des artistes souvent c\u00e9l\u00e8bres. Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, on a souvent vu les artistes sortir du cadre du tableau qui leur est en principe assign\u00e9 pour envahir le mur lui-m\u00eame. Cette d\u00e9marche provocatrice n\u2019est pas celle suivie par l\u2019exposition. On y d\u00e9couvre plut\u00f4t les cons\u00e9quences de ces ruptures \u00e0 travers la production de papiers peints qui impliquent la r\u00e9p\u00e9tition du m\u00eame motif et une mise \u00e0 plat, par d\u2019innombrables artistes contemporains. A commencer par Andy Warhol pour passer \u00e0 Damien Hirst, Sarah Lucas, Olivier Mosset, Dan Graham, Rodney Graham, pour ne citer quelques exemples parmi les noms les plus c\u00e9l\u00e8bres r\u00e9unis dans cette double pr\u00e9sentation.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Barcelone 13 novembre 2010<\/span> Ouvert depuis 1995, le macba, mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain de Barcelone est un b\u00e2timent enti\u00e8rement blanc d\u00fb \u00e0 l&rsquo;architecte Richard Meier. Le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est qu&rsquo;il a tr\u00e8s bien vieilli, il para\u00eet toujours neuf et tr\u00e8s contemporain. Les espaces d&rsquo;exposition sont relativement limit\u00e9s, mais permettent d&rsquo;offrir 3 \u00e0 4 expositions diff\u00e9rentes au visiteur. Celles qui sont pr\u00e9sent\u00e9es en ce moment sont tr\u00e8s pointues, exigeantes et d&rsquo;une grande qualit\u00e9. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;accrochage d&rsquo;une partie de la collection au rez, de deux expositions monographiques, une fascinante r\u00e9trospective Gil J. Wolman (1929 &#8211; 1995) jusqu&rsquo;au 9 janvier et Benet Rossell et d&rsquo;une exposition th\u00e9matique tr\u00e8s ambitieuse au deuxi\u00e8me \u00e9tage Are you ready for tv? jusqu&rsquo;au 25 avril. La fondation Miro a d\u00e9cern\u00e9 le prix Miro \u00e0 Pipilotti Rist, celle-ci a r\u00e9alis\u00e9 une grande exposition qui s&rsquo;achevait le 1er novembre. J&rsquo;ignore si la longue file de visiteurs qui attendaient devant l&rsquo;entr\u00e9e \u00e9tait venue pour Pipilotti ou si c&rsquo;est la file habituelle devant cette institution! qui pr\u00e9sente par ailleurs de nombreuses oeuvres de l&rsquo;artiste qu&rsquo;elle d\u00e9fend. Install\u00e9e dans un superbe b\u00e2timent de type industriel qui fut une maison d&rsquo;\u00e9dition, la fondation Tapi\u00e8s s&rsquo;affirme d&#8217;embl\u00e9e comme un lieu d&rsquo;\u00e9tudes et de recherches, puisque l&rsquo;on peut voir les rayonnages d&rsquo;une importante biblioth\u00e8que, accessible sur rendez-vous. La Fondation pr\u00e9sente dans quelques salles des oeuvres de Tapi\u00e8s et un film qui lui a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9, mais les autres salles sont d\u00e9di\u00e9es \u00e0 des expositions d&rsquo;artistes modernes ou contemporains. En ce moment, c&rsquo;est une pr\u00e9sentation monographique de l&rsquo;artiste br\u00e9silienne d&rsquo;origine italienne Anna Maria Maiolino (1942) qui est visible jusqu&rsquo;au 16 janvier. Elle travaille la terre, r\u00e9alise des dessins, des gravures, des vid\u00e9os et des installations, un petit film montre la pr\u00e9paration rigoureuse de l&rsquo;exposition. Le mus\u00e9e Picasso de Barcelone est situ\u00e9 dans le quartier gothique pr\u00e8s de la cath\u00e9drale. Au fil des ann\u00e9es, il s&rsquo;est agrandi. En plus d&rsquo;une collection consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;artiste dont il porte le nom, il propose des expositions temporaires. En ce moment, on d\u00e9couvre Picasso devant Degas jusqu&rsquo;au 16 janvier. Une confrontation un peu inattendue et p\u00e9rilleuse pour l&rsquo;artiste espagnol. Il s&rsquo;en sort assez bien et l&rsquo;exposition qui m\u00e8ne ainsi Degas dans le XX\u00e8me si\u00e8cle est tr\u00e8s belle&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Valence 13 novembre 2010<\/span> Si l&rsquo;impression laiss\u00e9e par le Macba est excellente, on ne peut en dire autant de l&rsquo;IVAM de Valence, un b\u00e2timent gigantesque et un peu lourd qui dispose d&rsquo;immenses espaces d&rsquo;expositions. Une grande vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;expositions importantes est propos\u00e9e aux tr\u00e8s rares visiteurs : Julio Gonzalez dans la collection de l&rsquo;IVAM. Compass in Hand. Selections from the Judith Rotschild Foundation Contemporary Drawings Collection jusqu&rsquo;au 16 janvier. Chritian Stein Collection. A History of Italian Art jusqu&rsquo;au 23 janvier. Xavier Mascaro jusqu&rsquo;au 6 d\u00e9cembre. Il existe \u00e9galement le MuVIM Mus\u00e9e valencien de l&rsquo;illustration et de la modernit\u00e9 qui propose \u00e9galement plusieurs expositions et une vaste librairie. A relever en ce moment Andr\u00e9 Kertesz, photographies jusqu&rsquo;au 30 janvier. Murcie, Cartag\u00e8ne 13 novembre 2010 Manifesta 8 Murcie et Cartag\u00e8ne jusqu&rsquo;au 9 janvier 2011: La Biennale europ\u00e9enne d&rsquo;art contemporain. La r\u00e9gion de Murcie (Espagne) en dialogue avec l&rsquo;Afrique du Nord. Cette exposition dispose d\u2019un th\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral, la r\u00e9gion de Murcie en dialogue avec l\u2019Afrique du Nord et a invit\u00e9 trois groupes de commissaires qui assument le choix des expositions. Alors que pr\u00e8s d\u2019une centaine d\u2019artistes ont r\u00e9alis\u00e9 le plus souvent des oeuvres sp\u00e9cifiques li\u00e9es \u00e0 l\u2019endroit. Ce que l\u2019on peut en dire, c\u2019est que si la d\u00e9marche est int\u00e9ressante et que plusieurs pi\u00e8ces de qualit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es, la densit\u00e9 de l\u2019exposition ne justifie toutefois pas vraiment un d\u00e9placement, quoique, \u00e0 la r\u00e9flexion une fois un peu oubli\u00e9es les difficult\u00e9s du voyage, je conserve un bon souvenir et une bonne impression de mes p\u00e9r\u00e9grinations!&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 28 octobre 2010<\/span> Cabinet d&rsquo;art graphique: F\u00e9lix Vallotton de la gravure \u00e0 la peinture jusqu&rsquo;au 9 janvier 2011. L&rsquo;exposition r\u00e9unit des estampes r\u00e9alis\u00e9es dans diverses techniques: eau-forte, bois, zincographie, des dessins pr\u00e9paratoires et quelques peintures. Elle couvre toutes les p\u00e9riodes d&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;artiste en approfondissant le regard sur quelques productions. Mus\u00e9e Rath: Corot en Suisse jusqu&rsquo;au 9 janvier 2011. Le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Gen\u00e8ve aborde (enfin serait-on tent\u00e9 de dire!) la pr\u00e9sence de Corot en Suisse. En effet, Camille Corot a peint des vues magnifiques et inattendues dans ce pays, il a \u00e9galement exerc\u00e9 une influence durable \u00e0 travers ses amiti\u00e9s genevoises avec Barthelemy Menn et les fr\u00e8res Bovy notamment. L&rsquo;exposition, superbe, pr\u00e9sente tous ces aspects et s&rsquo;enrichit en se concentrant non seulement sur les vues de Suisse r\u00e9alis\u00e9es par Corot, mais aussi sur la pr\u00e9sence de Corot dans les collections publiques et priv\u00e9es en Suisse. Au Mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire on d\u00e9couvre D\u00e9cor, design et industrie jusqu&rsquo;au 1er mai 2011. Une exposition organis\u00e9e par types d&rsquo;activit\u00e9s: arts industriels, arts du m\u00e9tal et du feu, monde de la pr\u00e9cision, d\u00e9cors d&rsquo;artistes, bibliophilie, arts graphiques, textile et cuir, enfin d\u00e9coration d&rsquo;int\u00e9rieur et non de fa\u00e7on chronologique. Ce panorama des activit\u00e9s industrielles et artisanales \u00e0 Gen\u00e8ve propose ainsi d&rsquo;\u00e9tonnantes collisions qui vont du n\u00e9olithique aux derni\u00e8res cr\u00e9ations de certains designers.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Londres 19 octobre 2010<\/span> Visiter les expositions les plus en vue \u00e0 Londres en ce moment donne mati\u00e8re \u00e0 pas mal de r\u00e9flexions. Autour d&rsquo;une question centrale doit-on encore regarder l&rsquo;art passivement ou en faire une exp\u00e9rience, un instant \u00e0 vivre. C&rsquo;est le th\u00e8me de l&rsquo;exposition Move, Choreographing You de la Hayward Gallery qui propose un vrai d\u00e9lire et s&rsquo;est transform\u00e9e en jardin d&rsquo;enfant, ce que la liste des artistes pr\u00e9sents ne laisse pas supposer \u00e0 priori!, puisque l&rsquo;on trouve Bruce Nauman , Lygia Clark, Isaac Julien, Franz Erhard Walter,&#8230;. L&rsquo;intervention d&rsquo; Ai Weiwei dans le Turbine Hall de la Tate devait \u00e9galement offrir une exp\u00e9rience au spectateur. L&rsquo;immense surface du hall central de la Tate Modern a \u00e9t\u00e9 recouverte d&rsquo;une couche de graines de tournesols en c\u00e9ramique de 15 \u00e0 20 cm. d&rsquo;\u00e9paisseur. Depuis les \u00e9tages sup\u00e9rieurs on dirait qu&rsquo;une moquette a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e. Les spectateurs devaient pouvoir marcher sur cette cr\u00e9ation, mais il y a eu un probl\u00e8me! apr\u00e8s deux jours, on a r\u00e9alis\u00e9 que la c\u00e9ramique \u00e9cras\u00e9e cr\u00e9ait une poussi\u00e8re potentiellement dangereuse. Du coup les graines de tournesols ne sont plus \u00e0 exp\u00e9rimenter, mais seulement \u00e0 voir. On a dress\u00e9 des barri\u00e8res pour emp\u00eacher les visiteurs de p\u00e9n\u00e9trer et au moment o\u00f9 je visitais le site, il y avait m\u00eame des policiers. A regarder jusqu&rsquo;au 2 mai.<\/p>\n<p>Deux autres exp\u00e9riences exceptionnelles \u00e0 signaler: Par chance j&rsquo;ai pu voir le pavillon d&rsquo;\u00e9t\u00e9 de Jean Nouvel dress\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la Serpentine Gallery. En effet, c&rsquo;\u00e9tait le dernier jour d&rsquo;ouverture de cette merveilleuse terrasse qui a visiblement rencontr\u00e9 des consommateurs ravis. En ce dimanche assez ensoleill\u00e9 les 4 sculptures d&rsquo;Anish Kapoor enchantaient \u00e9galement les nombreux promeneurs fascin\u00e9s par les jeux de r\u00e9flexions et de miroir propos\u00e9s par cet artiste. On peut les voir dans Kensington Gardens jusqu&rsquo;au 13 mars 2011. Le nom de Eadweard Muybridge est familier \u00e0 ceux qui s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 Edgar Degas et \u00e0 Francis Bacon pour quelques images, les chevaux chez Degas, des lutteurs et un enfant terriblement d\u00e9form\u00e9 chez Bacon. Par contre la biographie, la personnalit\u00e9 et la totalit\u00e9 de l&rsquo;oeuvre de ce personnage, artiste, entrepreneur, particuli\u00e8rement \u00e9nergique, sont assez peu connues. La vaste r\u00e9trospective de la Tate Britain vise \u00e0 combler cette lacune et y parvient d&rsquo;une mani\u00e8re passionnante Tate Britain jusqu&rsquo;au16 janvier&#8230;. A signaler \u00e9galement les dessins Rachel Whiteread Drawings jusqu&rsquo;au 16 janvier, et les sculptures de Fiona Banner jusqu&rsquo;au 3 janvier 2011. Ainsi que le Turner Prize 2010: Dexter Dalwood, Angela de la Cruz, Susan Philipsz, The Otolith Group jusqu&rsquo;au 3 janvier. J&rsquo;ai relev\u00e9 une petite note indiquant que cette ann\u00e9e il n&rsquo;y a pas de sponsor pour ce prix et que c&rsquo;est la Tate elle-m\u00eame qui offrira les montants attendus.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la pr\u00e9sentation du centenaire de la mort de l&rsquo;artiste au Grand Palais \u00e0 Paris en 2003, l&rsquo;exposition Paul Gauguin (1848 &#8211; 1903) de la Tate Modern veut montrer Gauguin comme cr\u00e9ateur d&rsquo;histoires. Elle insiste aussi sur la personnalit\u00e9 de r\u00e9volt\u00e9 du personnage et ses origines familiales r\u00e9volutionnaires. Organis\u00e9e th\u00e9matiquement elle prend en compte tous les aspects de la production de l&rsquo;artiste. Tate Modern jusqu&rsquo;au 16 janvier 2011&#8230;.<\/p>\n<p>A signaler encore une grande et complexe \u00e9vocation de l&rsquo;aventure de Diaghilev et les ballets russes, 1909 &#8211; 1929, au Victoria &amp; Albert Museum jusqu&rsquo;au 9 janvier 2011.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Riehen, 25 septembre 2010<\/span> Les mus\u00e9es de B\u00e2le proposent deux blockbusters Vienne 1900, d\u00e8s la place de la gare des \u00e9tendards annoncent cette manifestation qui devrait attirer, \u00e0 juste titre, un tr\u00e8s grand nombre de visiteurs, et Andy Warhol dans ses meilleures ann\u00e9es de recherche et d&rsquo;exp\u00e9rimentation. La Fondation Beyeler se tourne vers Vienne 1900, Klimt, Schiele et leur temps jusqu&rsquo;au 16 janvier. Le mus\u00e9e des beaux-arts propose de son c\u00f4t\u00e9 un regard sur les oeuvres du jeune Warhol: Andy Warhol the Early Sixties jusqu&rsquo;au 23 janvier.<\/p>\n<p>Alors qu&rsquo;\u00e0 la Kunsthalle, on d\u00e9couvre deux expositions: la premi\u00e8re du Portugais Pedro Barateiro Theatre of Hunters jusqu&rsquo;au 9 novembre et la seconde de la Roumaine install\u00e9e en Allemagne Marieta Chirulescu jusqu&rsquo;au 14 novembre. Depuis plusieurs ann\u00e9es des expositions tournent autour du th\u00e8me du Pop art et de la peinture, des relations avec la photographie, l&rsquo;exposition Andy Warhol est une contribution importante \u00e0 cette probl\u00e9matique&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne<\/span> Ne pas manquer le LUFF du 20 au 24 octobre qui s&rsquo;annonce particuli\u00e8rement d\u00e9jant\u00e9. Avec un programme all\u00e9chant, j&rsquo;ai not\u00e9 la projection de plusieurs films de Michael Snow. A relever qu&rsquo;un h\u00e9bergement en abri de protection civile est m\u00eame pr\u00e9vu pour ceux qui viennent d&rsquo;ailleurs. Au casino de Montbenon les visiteurs seront accueillis, surveill\u00e9s par une installation de Ricardo da Silva et Manuel Sigrist.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 9 septembre 2010<\/span> Le Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts propose un regard sur ses collections autour du th\u00e8me de la lumi\u00e8re. L&rsquo;ouverture a lieu lors de la nuit des mus\u00e9es, le 25 septembre. Je ne vois que le soleil. La lumi\u00e8re dans les collections du mus\u00e9e 25 septembre (nuit des mus\u00e9es) jusqu&rsquo;au 2 janvier 2011. A l&rsquo;espace Arlaud, on visite jusqu&rsquo;au 21 novembre l&rsquo;exposition Des Seins \u00e0 Dessein, deuxi\u00e8me exposition d&rsquo;artistes contemporains en faveur des femmes atteintes du cancer du sein. 31 artistes de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations participent \u00e0 cette manifestation qui occupe tout le b\u00e2timent, la plupart sont Lausannois, mais certains viennent d&rsquo;autres r\u00e9gions de la Suisse. Au Palais de Rumine le 11 septembre 2\u00e8mes rencontres romandes du livre d&rsquo;artiste de 11h. \u00e0 19h.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 7 septembre 2010<\/span> La Kunsthalle de Berne pr\u00e9sente<em> Marco Poloni The Majorana Experiment et Dora Garcia I am a Judge<\/em>. Occupant tout le rez-de-chauss\u00e9e l&rsquo;exposition de Marco Poloni reconstitue la disparition myst\u00e9rieuse en mer d&rsquo;un chercheur italien Ettore Majorana en 1938. Une enqu\u00eate r\u00e9elle? imaginaire? avec deux films qui proposent l&rsquo;un une vue de la mer et l&rsquo;autre des enfilades de corridors et une cabine de bateau compl\u00e9t\u00e9 par des documents, photographies, livres jusqu&rsquo;au 10 octobre. A signaler encore l&rsquo;installation d&rsquo;Yves Netzhammer La subjectivit\u00e9 de la r\u00e9p\u00e9tition, 2007 qui sera visible au mus\u00e9e des beaux-arts jusqu&rsquo;en 2014. Par ailleurs le mus\u00e9e des beaux-arts annonce la prolongation de l&rsquo;exposition Albert Anker jusqu&rsquo;au 19 septembre. Alors que dans la partie ancienne du b\u00e2timent on d\u00e9couvre un s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres contemporaines Don&rsquo;t look now. Die Sammlung Gegenwartkunst jusqu&rsquo;au 27 f\u00e9vrier 2011 Gen\u00e8ve. Festival de la Batie jusqu&rsquo;au 18 septembre, j&rsquo;ai remarqu\u00e9 la pr\u00e9sence de Rimini Protokoll au Gr\u00fctli!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Lucerne 15 ao\u00fbt 2010<\/span> Plusieurs expositions collectives et individuelles all\u00e9chantes sont annonc\u00e9es pour cette fin d&rsquo;\u00e9t\u00e9. Le Kunsthaus d&rsquo;Aarau: Yesterday will be better 21 ao\u00fbt &#8211; 11 novembre, la Kunsthalle de Berne: Dora Garcia. Marco Poloni 21 ao\u00fbt &#8211; 10 octobre, le mus\u00e9e de Soleure: Ren\u00e9 Z\u00e4ch 21 ao\u00fbt &#8211; 31 octobre. Il est amusant de constater combien de mus\u00e9es f\u00eatent leur anniversaire cette ann\u00e9e. Le Kunsthaus de Zurich et le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Gen\u00e8ve ont 100 ans, le Kunsthaus d&rsquo;Aarau c\u00e9l\u00e8bre ses 150 ans, le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e 25 et le centre Paul Klee 5! C&rsquo;est le mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne qui ouvre les feux avec: Lebenszeichen. Altes Wissen in der zeitgen\u00f6ssischen Kunst jusqu&rsquo;au 21 novembre. A travers l\u2019expression de 18 artistes appartenant \u00e0 des cultures, des horizons et des g\u00e9n\u00e9rations tr\u00e8s diff\u00e9rents, le mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne interroge les relations entre l\u2019utilisation de r\u00e9f\u00e9rences anciennes, g\u00e9n\u00e9ralement sacr\u00e9es, et l\u2019art contemporain. Des signes comme la spirale (Sigalit Landau), ou des r\u00e9f\u00e9rences comme les fossiles ( Ana Mendieta, Philippe Taaffe), des \u00e9l\u00e9ments religieux, le Paradis (Tea M\u00e4kip\u00e4\u00e4), les mandalas (Sanford Biggers), la d\u00e9esse m\u00e8re (Louise Bourgeois, Nathalie Djurberg), des trag\u00e9dies antiques qui rejoignent l\u2019actualit\u00e9 ( Amar Kanwar), des f\u00eates traditionnelles ( Bharti Kher, Ana Mendieta), forment les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments que l\u2019on identifie dans les oeuvres propos\u00e9es. Comme dans toute exposition collective, on appr\u00e9cie des d\u00e9couvertes et l\u2019on s\u2019interroge parfois sur la pertinence de certains choix, mais la d\u00e9marche est int\u00e9ressante et stimule la r\u00e9flexion. La m\u00eame institution propose des toiles de Hodler, Amiet, et Giovanni Giacometti jusqu&rsquo;au 10 octobre, tir\u00e9es des collections du mus\u00e9e (19) et de collections priv\u00e9es (30).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">25 juillet 2010<\/span> Rencontres d&rsquo;Arles 3 juillet au 19 septembre 2010 Attention certaines expositions s&rsquo;ach\u00e8vent avant le 19 septembre. Plusieurs fils conducteurs sont propos\u00e9s cette ann\u00e9e sous la forme de promenades aux Rencontres d&rsquo;Arles \u00e0 travers les 24 lieux recens\u00e9 dans le d\u00e9pliant de pr\u00e9sentation: promenade argentique \u00e0 ne pas confondre avec la promenade argentine, promenade rock, promenade avec les amis de la Fondation Luma, promenade des passages de t\u00e9moins et hors promenades!&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Avignon 25 07 2010<\/span> De retour du festival d&rsquo; Avignon, je suis partag\u00e9 entre la satisfaction d&rsquo;y \u00eatre all\u00e9 et d&rsquo;avoir assist\u00e9 \u00e0 des spectacles int\u00e9ressants et stimulants et la frustration en pensant aux spectacles que je n&rsquo;ai pas vus, car malgr\u00e9 l&rsquo;offre incroyablement pl\u00e9thorique, la r\u00e9ponse du public est impressionnante et presque tout se joue devant des salles compl\u00e8tes. Il me semble que c&rsquo;\u00e9tait une tr\u00e8s bonne \u00e9dition, r\u00e9v\u00e9latrice de la richesse des d\u00e9marches et des r\u00e9flexions dans le monde du spectacle, qui, pour les spectacles que j&rsquo;ai vu mettait l&rsquo;accent sur le processus cr\u00e9atif et lan\u00e7ait des ponts dans toutes les directions: musique, mime, danse, parole et travail sur l&rsquo;espace&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 9 juillet 2010<\/span> L&rsquo;affiche estivale des expositions lausannoises est all\u00e9chante avec au moins trois expositions qui m\u00e9ritent le d\u00e9tour. Au mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e un panorama de la cr\u00e9ation photographique contemporaine propos\u00e9e par des \u00e9coles d&rsquo;art: sous le titre Regeneration 2. Photographes de demain, 80 photographes de 30 pays sont pr\u00e9sent\u00e9s jusqu&rsquo;au 26 septembre. Au mus\u00e9e cantonal des beaux-arts une r\u00e9trospective Jean-Luc Manz 1984 &#8211; 2010, compl\u00e9t\u00e9e par les interventions optiques d&rsquo;un artiste plus jeune, Philippe Decrauzat, pass\u00e9 ma\u00eetre dans les grandes installations cin\u00e9tiques occupe toutes les cimaises jusqu&rsquo;au 5 septembre. Enfin la Fondation de l&rsquo;Hermitage propose les toiles et les estampes d&rsquo;Edward Hopper (1882 &#8211; 1967) jusqu&rsquo;au 17 octobre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Zurich 12 juin 2010<\/span> Petite remarque urbanistique: depuis 1996, les institutions d&rsquo;art contemporain et un certain nombre de galeries zurichoises occupent l&rsquo;ancienne brasserie L\u00f6wenbr\u00e4u. Cette activit\u00e9 a largement contribu\u00e9 \u00e0 faire conna\u00eetre ce quartier d\u00e9laiss\u00e9. Le temps est venu de passer \u00e0 une r\u00e9alisation plus importante avec la construction d&rsquo;une tour de 70 m\u00e8tres, 20 \u00e9tages. Les principales institutions pourront revenir en 2012, car la brasserie elle-m\u00eame sera pr\u00e9serv\u00e9e comme monument historique et compl\u00e9t\u00e9e par un autre \u00e9difice, en attendant, elles iront faire conna\u00eetre un site \u00e0 Zurich Albisrieden. Ceci implique qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;ouverture de fin d&rsquo;\u00e9t\u00e9 cette ann\u00e9e. Le Migrosmuseum annonce la reprise de ses expositions le 25 septembre, la Kunsthalle en janvier 2011. A la Kunsthalle sous le titre Verfl\u00fcssigung der Mutter on d\u00e9couvre une importante s\u00e9lection du travail de Rosemarie Trockel (1952) jusqu&rsquo;au 15 ao\u00fbt. Cette exposition met l&rsquo;accent sur les peintures laines, les collages et les travaux en c\u00e9ramique de l&rsquo;artiste qui fait preuve d&rsquo;une f\u00e9rocit\u00e9 parodique et d\u00e9jant\u00e9e toujours renouvel\u00e9e, digne de John Heartfield ou de Georg Grosz. Migrosmuseum: Collection: Spartacus Chetwynd, Gustav Metzger, Katharina Sieverding et Ars viva 09\/10 13 juin &#8211; 1er ao\u00fbt Kunsthaus: Adrian Paci. Motion Pictures jusqu&rsquo;au 22 ao\u00fbt; Avec Anri Sala, Adrian Paci est l&rsquo;artiste albanais qui a acquis la plus grande visibilit\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Il traduit dans ses r\u00e9alisations une triple sensibilit\u00e9 esth\u00e9tique, historique et identitaire qui font de ses travaux des pi\u00e8ces impressionnantes. Par ailleurs le Kunsthaus a choisi de mettre en \u00e9vidence le photographe Thomas Struth par une r\u00e9trospective de ses travaux de 1978 &#8211; \u00e0 2000 jusqu&rsquo;au 12 septembre. Le Haus konstruktiv donne carte blanche \u00e0 l&rsquo;artiste britannique Ryan Gander 10 juin &#8211; 1er ao\u00fbt, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 il nous fait d\u00e9couvrir les \u00e9tonnants po\u00e8mes collages de Franz Mon. Gen\u00e8ve 6 juin 2010 Le Mamco avec Au verso des images jusqu&rsquo;au 19 septembre met \u00e9galement le dessin en \u00e9vidence en pr\u00e9sentant sur le quatri\u00e8me \u00e9tage les travaux de Didier Rittener. On retrouve une partie des travaux de Franz Erhard Walter pr\u00e9sent\u00e9 lors de l&rsquo;exposition pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 22 avril et 6 juin 2010<\/span> Apr\u00e8s le Mus\u00e9e of Modern Art de New York, et avant Beaubourg et la Tate Modern, le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le pr\u00e9sente la premi\u00e8re r\u00e9trospective consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;artiste mexicain Gabriel Orozco (n\u00e9 en 1962) jusqu&rsquo;au 10 ao\u00fbt. L&rsquo;exposition montre la permanence des pr\u00e9occupations de l&rsquo;artiste \u00e0 travers diff\u00e9rents modes d&rsquo;expression, installations, photographie, dessin ou peinture. Il s&rsquo;attache \u00e0 l&rsquo;analyse des structures des objets ou des assemblages fortuits rencontr\u00e9s dans l&rsquo;objectif d&rsquo;un appareil photographique, des \u00e9l\u00e9ments de squelettes, des objets industriels sont le point de d\u00e9part de diff\u00e9rentes reconstitutions. Le mus\u00e9e pr\u00e9sente \u00e9galement : Rosemarie Trockel dessins, collages et projets de livres du 30 mai au 5 septembre. Quant au Museum f\u00fcr Gegenwartskunst il propose une importante r\u00e9trospective Rodney Graham du 13 juin au 26 septembre. A la Fondation Beyeler on d\u00e9couvre deux artistes mythiques d\u00e9c\u00e9d\u00e9s tr\u00e8s jeunes: une r\u00e9trospective Jean-Michel Basquiat (1960 &#8211; 1988) du 9 mai au 5 septembre qui nous ram\u00e8ne aux d\u00e9buts des ann\u00e9es 1980. On \u00e9voque la perc\u00e9e du n\u00e9o-expressionnisme, la pr\u00e9sence de Basquiat \u00e0 la Documenta de 1982 \u00e0 21 ans et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat port\u00e9 aux graffiteurs; Quant aux installations de Felix Gonzales-Torres (1957 &#8211; 1996) jusqu&rsquo;au 29 ao\u00fbt, elles occupent les salles du sous-sol, mais sont aussi r\u00e9parties dans la pr\u00e9sentation des collections qu&rsquo;elles ponctuent de mani\u00e8re interrogative. (A signaler que la Fondation Beyeler a annonc\u00e9 que cette r\u00e9trospective Basquiat a re\u00e7u pr\u00e8s de 110&rsquo;000 visiteurs!)<\/p>\n<p>Le Schaulager consacre son exposition annuelle \u00e0 Matthew Barney (1967) 12 juin &#8211; 3 octobre. Un succ\u00e8s garanti, \u00e0 voir le jeune public qui se rend sur le site. On peut en effet d\u00e9couvrir tous les jours \u00e0 14h. le film Drawing Restraint 9 135&prime; de Barney dont la musique a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e par Bj\u00f6rk. C&rsquo;est le th\u00e8me des dessins r\u00e9alis\u00e9s dans des situations impossibles: Drawing Restraint qui a \u00e9t\u00e9 retenu pour l&rsquo;exposition. L&rsquo;artiste se met en sc\u00e8ne comme r\u00e9alisateur d&rsquo;exploits, mais aussi comme martyr associe sa figure \u00e0 la pr\u00e9sentation d&rsquo;un grand nombre de gravures et de dessins du 15e si\u00e8cle au 17e si\u00e8cle qui montrent la Passion du Christ et d&rsquo;autres martyrs et l&rsquo;on trouve m\u00eame dans les dessins d&rsquo;Urs Graf pr\u00e9sent\u00e9s ici un mod\u00e8le possible \u00e0 la figure de l&rsquo;artiste en bouc cr\u00e9\u00e9e par Barney. Mus\u00e9e Tinguely: Robotertr\u00e4ume 9 juin &#8211; 12 septembre<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Louise Bourgeois 1911 &#8211; 31 mai 2010<\/span> On apprend le d\u00e9c\u00e8s de Louise Bourgeois. Je ne pratique pas la n\u00e9crologie sur ce site, mais comme il s&rsquo;agit de l&rsquo;artiste que je pr\u00e9f\u00e8re, je vais faire une exception en mentionnant cette information. La derni\u00e8re r\u00e9trospective \u00e0 la Tate de Londres et \u00e0 Beaubourg a mis l&rsquo;accent sur l&rsquo;importance de Louise Bourgeois comme sculpteur dans l&rsquo;art du XXe si\u00e8cle. Si cette approche visant \u00e0 l&rsquo;ins\u00e9rer \u00e0 sa juste importance dans une histoire de l&rsquo;art \u00e9tait tout \u00e0 fait l\u00e9gitime, il faut pourtant relever que ce qui a fait la seconde vie de Louise Bourgeois, c&rsquo;est incontestablement la mani\u00e8re dont elle a su utiliser la narration et l&rsquo;autobiographie comme source de cr\u00e9ativit\u00e9. Seconde vie, car il faut rappeler que c&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge o\u00f9 la plupart des gens sont suppos\u00e9s prendre leur retraite que sa carri\u00e8re a r\u00e9ellement pris un essor consid\u00e9rable. Certes elle avait toujours travaill\u00e9 et expos\u00e9, mais le succ\u00e8s des trente derni\u00e8res ann\u00e9es s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 particuli\u00e8rement stimulant et lui a permis de montrer une \u00e9nergie stup\u00e9fiante dans ses travaux bas\u00e9s sur l&rsquo;invocation de la m\u00e9moire personnelle.<\/p>\n<p>Metz Le Centre Pompidou Metz annonce des Journ\u00e9es inaugurales du 12 au 16 mai 2010. Divers: L&rsquo;association Kunsthalle Marcel Duchamp organise un symposium \u00e0 Cully du 7 au 9 mai 2010 \u00e0 la salle Davel \u00e0 Cully. \u00ab\u00a0Marcel Duchamp et la cascade du Forestay\u00a0\u00bb&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 22 avril 2010<\/span> Le premier \u00e9tage de la Kunsthalle de B\u00e2le est consacr\u00e9 \u00e0 deux installations de Lily Renaud Dewar (musique de Sun Ra) jusqu&rsquo;au 6 juin. Elle \u00e9voque Ettore Sottsass, les tissus africains et la musique de Sun Ra.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 20 avril, 4 juin 2010<\/span> Le centre Paul Klee f\u00eate son cinqui\u00e8me anniversaire. Il annonce une journ\u00e9e portes ouvertes le 20 juin. L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement est surtout mis en \u00e9vidence par une magnifique exposition Klee &#8211; Picasso \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 26 septembre. De nos jours le rapprochement entre les deux artistes ne semble pas \u00e9vident, pourtant certains marchands et collectionneurs comme les Rosengart et Heinz Berggruen ont senti ces affinit\u00e9s. En fait jusqu&rsquo;\u00e0 la mort de Klee, il \u00e9tait assez fr\u00e9quent de consid\u00e9rer ces deux artistes comme deux piliers de l&rsquo;art du XX e si\u00e8cle d&rsquo;importance \u00e9gale et de nature tr\u00e8s diff\u00e9rente. L&rsquo;exposition montre brillamment ces affinit\u00e9s et le dialogue entre les deux personnalit\u00e9s. Lors de sa conf\u00e9rence annuelle la Fondation Pro Helvetia a annonc\u00e9 qu&rsquo;elle allait soutenir le d\u00e9veloppement de jeux vid\u00e9os de qualit\u00e9. Soit en contribuant \u00e0 des expositions sur ce th\u00e8me, soit en cr\u00e9ant un concours avec distribution de prix d&rsquo;encouragement dans le cadre d&rsquo;un programme \u00ab\u00a0game culture\u00a0\u00bb r\u00e9parti sur deux ans qui pr\u00e9voit 1,5 millions de francs. Les principaux partenaires seront l&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;art de Zurich, le festival Fantoche \u00e0 Baden, la Maison d&rsquo;ailleurs \u00e0 Yverdon et le festival du film fantastique \u00e0 Neuch\u00e2tel. L&rsquo;occassion de red\u00e9couvrir les pages consacr\u00e9es aux jeux \u00e9lectroniques sur l&rsquo;art en jeu&#8230;. Nyon Visions du r\u00e9el du 15 au 21 avril 2010 (notamment une r\u00e9trospective des films de Tracey Emin).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 12 avril<\/span> Le mus\u00e9e Rath propose Voici un dessin suisse (1990 &#8211; 2010) jusqu&rsquo;au 15 ao\u00fbt. Une s\u00e9lection de travaux qui rel\u00e8vent du m\u00e9dium dessin; un domaine consid\u00e9r\u00e9 comme particuli\u00e8rement riche en Suisse depuis les ann\u00e9es 1970. Les jeunes g\u00e9n\u00e9rations montrent ici qu&rsquo;effectivement cette forme d&rsquo;expression garde toutes les faveurs des artistes actuels souvent en association avec des installation ou des vid\u00e9os. Les d\u00e9marches retenues sont souvent narratives et figuratives, la pr\u00e9sentation ing\u00e9nieuse, alterne les tr\u00e8s grands et les petits formats.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 28 mars<\/span> Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne consacre pour la premi\u00e8re fois en Suisse une exposition \u00e0 Edward Burne- Jones (1833 &#8211; 1898) , le paradis terrestre jusqu&rsquo;au 25 juillet. Cette pr\u00e9sentation nous propose une fantastique plong\u00e9e dans l&rsquo;univers de ce v\u00e9ritable Wagner de la peinture. En effet il fut fascin\u00e9 par les mythes de l&rsquo;Antiquit\u00e9, mais surtout par la litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale et l&rsquo;univers des contes de f\u00e9es. L&rsquo;exposition met en \u00e9vidence quelques cycles qui sont reconstitu\u00e9s, ce qui souligne l&rsquo;originalit\u00e9 de l&rsquo;approche de Burne-Jones, et son actualit\u00e9, tant il a influenc\u00e9, non seulement des artistes suisses de la fin du XIXe si\u00e8cle, comme Hodler, mais aussi des films et des bandes dessin\u00e9es contemporains.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 26 f\u00e9vrier et 23 mars<\/span> La Fondation Pierre Aubert a pu investir jusqu&rsquo;au 30 mai une partie des salles de l&rsquo;espace Arlaud pour marquer le centi\u00e8me anniversaire de ce graveur (1910 &#8211; 1987) qui peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des plus importants dans le paysage de la gravure sur bois en Suisse au XXe si\u00e8cle. Pour actualiser l&rsquo;artiste, deux cr\u00e9ateurs contemporains Nicole Hametner, photographe, et Vincent Kohler, plasticien, ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 r\u00e9agir aux travaux de Pierre Aubert.<\/p>\n<p>La Fondation de l&rsquo;Hermitage propose une belle s\u00e9lection de toiles et de sculptures tir\u00e9es de collections du St\u00e4delmuseum de Francfort jusqu&rsquo;au 24 mai. Une pr\u00e9sentation qui parcourt l&rsquo;histoire de l&rsquo;art du romantisme au XXe si\u00e8cle avec des oeuvres peu connues et souvent de grande qualit\u00e9. L&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve au sous-sol sur l&rsquo;un des points forts du mus\u00e9e: Max Beckmann repr\u00e9sent\u00e9 par 12 toiles et une sculpture. Dans les salles pr\u00e9c\u00e9dentes, on a vu des toiles de Munch, Nolde, Marc, Klee, Max Ernst. Le rez-de-chauss\u00e9e est consacr\u00e9 \u00e0 la peinture fran\u00e7aise avec Delacroix, Courbet, Corot, Sisley, Renoir pour ne citer que quelques noms. On trouve aussi des toiles de Hodler. Au premier \u00e9tage, on rencontre B\u00f6cklin et les peintres allemands du XIXe si\u00e8cle. Le dernier \u00e9tage est consacr\u00e9 aux Nabis avec Vallotton, Vuillard, Bonnard et Maurice Denis.<\/p>\n<p>Les travaux de l&rsquo;artiste indienne Nalina Malani (1947) font l&rsquo;objet d&rsquo;une vaste r\u00e9trospective (1992 &#8211; 2009) au mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne jusqu&rsquo;au 6 juin. Au premier abord d\u00e9sar\u00e7onnante sur le plan plastique, cette oeuvre m\u00e9rite que l&rsquo;on s&rsquo;y attache de fa\u00e7on plus approfondie. Les audioguides mis \u00e0 la disposition des visiteurs permettent cette d\u00e9marche et sont quasiment indispensables \u00e0 la visite. Les peintures de Malani renvoient entre autre \u00e0 la tradition des mandalas, mais au lieu d&rsquo;\u00e9voquer les \u00e9pisodes de la mythologie hindoue et de rechercher la sym\u00e9trie, elle prend pour th\u00e8mes des \u00e9v\u00e9nements de l&rsquo;actualit\u00e9 tragique de son pays, r\u00e9cents ou plus anciens, en les associant \u00e0 la mythologie indienne ou occidentale. Un contenu complexe et dense qui ne se d\u00e9voile que progressivement. Le mus\u00e9e historique de Lausanne rend hommage \u00e0 la photographe Henriette Grindat (1923 &#8211; 1986). Sous le titre M\u00e9diterran\u00e9es sont pr\u00e9sent\u00e9s jusqu&rsquo;au 13 juin des tirages consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Alg\u00e9rie, L&rsquo;Egypte, la France, l&rsquo;Espagne et l&rsquo;Italie. Certaines photos ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es dans des volumes de la Guilde du Livre. C&rsquo;est aussi l&rsquo;occasion d&rsquo;\u00e9voquer ces publications splendides, tir\u00e9es en h\u00e9liogravure, qui connurent un vif succ\u00e8s.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 25 f\u00e9vrier 2010<\/span> Le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain de Gen\u00e8ve (Mamco) consacre une vaste r\u00e9trospective \u00e0 Franz Erhard Walter. De l&rsquo;origine de la sculpture 1958 &#8211; 2009 jusqu&rsquo;au 2 mai 2010. Cet artiste allemand est n\u00e9 en 1939. L&rsquo;exposition du Mamco permet de mesurer la continuit\u00e9 et la rigueur des r\u00e9flexions de Walter qui sont d&rsquo;une \u00e9tonnante actualit\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Zurich 20 f\u00e9vrier et 6 mars 2010<\/span> Le Migrosmuseum sous un titre myst\u00e9rieux, While Bodies get Mirrored. An exhibition about Movement, Formalism and Space jusqu&rsquo;au 30 mai, s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la performance et au mouvement dans l&rsquo;art contemporain. Il \u00e9voque plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;artistes et l&rsquo;exposition invite \u00e0 une r\u00e9flexion sur les relations entre la danse et l&rsquo;art d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. 2010 marque le centenaire de l&rsquo;une des principales institutions artistiques suisses: le Kunsthaus de Zurich. Ce dernier a d\u00e9cid\u00e9 de commencer les festivit\u00e9s en pr\u00e9sentant la collection B\u00fchrle jusqu&rsquo;au 16 mai qui n&rsquo;\u00e9tait plus accessible depuis le vol d&rsquo;il y a quelques ann\u00e9es. Il faut d&rsquo;ailleurs relever que l&rsquo;une des oeuvres phares de la collection Le gar\u00e7on au gilet rouge de C\u00e9zanne n&rsquo;a toujours pas \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e et c&rsquo;est une lacune que l&rsquo;on ressent terriblement. C&rsquo;est l&rsquo;une des premi\u00e8res fois que l&rsquo;on peut d\u00e9couvrir cette collection dans des espaces appropri\u00e9s. L&rsquo;acccrochage permet d&rsquo;en mesurer les particularit\u00e9s et les points forts qui vont de la sculpture du 15\u00e8me et du 16\u00e8me si\u00e8cle \u00e0 Manet, Delacroix pour arriver \u00e0 Van Gogh, C\u00e9zanne, Renoir et Monet. Si une partie de la collection a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e pendant la Seconde guerre mondiale, l&rsquo;essentiel des achats date des ann\u00e9es 1950 et l&rsquo;on constate ainsi que le collectionneur n&rsquo;\u00e9tait pas tourn\u00e9 vers le XXe si\u00e8cle \u00e0 l&rsquo;exception d&rsquo;un ou deux Picasso, Matisse par exemple n&rsquo;est pas repr\u00e9sent\u00e9 par des oeuvres importantes. ( A signaler que le site de la fondation permet de voir toutes les oeuvres en ligne.) Le Helmhaus consacre une importante exposition \u00e0 Ian An\u00fcll (1948) jusqu&rsquo;au 5 avril sous le titre Rien ne va plus. L&rsquo;artiste pr\u00e9sente plusieurs aspects de son travail notamment ses r\u00e9actions tr\u00e8s critiques aux logos qui impr\u00e8gnent notre vie quotidienne. Il s&rsquo;attache aussi dans une approche diff\u00e9rente aux sans domicile fixe qu&rsquo;il observe avec une cam\u00e9ra. Par ailleurs il nous fait d\u00e9couvrir quelques aspects de sa collection de disques dont les fourres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par des artistes. A relever que Ian An\u00fcll expose \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;atelier Raynald M\u00e9traux \u00e0 Lausanne du 27 f\u00e9vrier au 10 avril.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Sion 17 f\u00e9vrier 2010<\/span> <em>Explosions lyriques. La peinture abstraite en Suisse 1950 &#8211; 1965<\/em> jusqu&rsquo;au 11 avril. Le mus\u00e9e d&rsquo;art de Sion pr\u00e9sente \u00e0 l&rsquo;ancien p\u00e9nitencier et dans quelques salles du b\u00e2timent principal tout proche une vaste exposition qui tente de donner une image du d\u00e9veloppement de la peinture abstraite en Suisse. Une quinzaine d&rsquo;artistes n\u00e9s dans les ann\u00e9es 1920 et au d\u00e9but des ann\u00e9es 1930 repr\u00e9sentant tous les cantons romands, le Tessin, les Grisons et les principales r\u00e9gions al\u00e9maniques ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s. L&rsquo;exposition donne une image r\u00e9ellement int\u00e9ressante et tr\u00e8s document\u00e9e de l&rsquo;art suisse pris entre les influences de Paris et de New York, parfois aussi de Milan.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 8 f\u00e9vrier 2010<\/span> Olivier Py est de retour \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra de Gen\u00e8ve avec une magnifique mise en sc\u00e8ne de Lulu d&rsquo;Alban Berg \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 20 f\u00e9vrier. La vie nocturne, la vie des rues est \u00e9voqu\u00e9e en utilisant les n\u00e9ons color\u00e9s en bleu, rouge, jaune notamment qui proposent des textes, sentences, cette note de couleur donne un caract\u00e8re magique \u00e0 la repr\u00e9sentation&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 3 f\u00e9vrier 2010<\/span> Le Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts propose Accrochage 2010 et Elisabeth Llach (prix du jury 2009) jusqu&rsquo;au 28 f\u00e9vrier. Un panorama de la cr\u00e9ation dans le canton de Vaud qui met surtout en \u00e9vidence un imaginaire fantastique d\u00e9velopp\u00e9 par plusieurs des 26 artistes s\u00e9lectionn\u00e9s. On remarque qu&rsquo;ils recourent \u00e0 la peinture et au dessin comme St\u00e9phane Zaech, Claudia Renna, Alexande Loye. Chez d&rsquo;autres, c&rsquo;est la r\u00e9alit\u00e9 qui rejoint le fantastique, avec notamment les vid\u00e9os d&rsquo;Anne-Julie Raccoursier, qui pr\u00e9sente avec Crazy Horse des gros plans sur des chevaux en s\u00e9ance de remise en forme. Quant \u00e0 Beat Lippert, il joue de l&rsquo;hommage et de la transgression avec Ride, en suivant le parcours d&rsquo;un escaladeur sur la fa\u00e7ade du mus\u00e9e des beaux-arts de Neuch\u00e2tel. C&rsquo;est une autre vid\u00e9aste Pauline Boudry qui a obtenu le prix du jury pour un film \u00e9voquant une personnalit\u00e9 de l&rsquo;avant-garde new-yorkaise des ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bienne 15 01 2010<\/span> La r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9passe la fiction jusqu\u2019au 14 mars. Le CentrePasquArt \u00e0 Bienne nous propose une r\u00e9trospective de Com&amp; Com. Bienne 17 01 10 autrement dit\u00a0 Johannes M. Hedinger et Marcus Gossolt , deux joyeux comp\u00e8res de la sc\u00e8ne artistique suisse qui se sont faits conna\u00eetre par quelques entreprises m\u00e9morables depuis 1997. Ils profitent de ce regard r\u00e9trospectif pour annoncer d\u2019ailleurs leur revirement complet\u00a0: retour au dessin et \u00e0 la peinture, \u00e0 l\u2019admiration pour la nature sur le th\u00e8me Postirony. L\u2019exposition est scand\u00e9e par deux ready mades monumentaux qui caract\u00e9risent cette \u00e9volution\u00a0: une Ferrari de course au rez-de-chauss\u00e9e et un pommier avec toutes ses racines au dernier \u00e9tage dans la salle Poma (si! si!).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 4 janvier 2010<\/span> Le mus\u00e9e des beaux-arts consacre une r\u00e9trospective \u00e0 Rolf Iseli, les strates du temps jusqu&rsquo;au 21 mars. Artiste n\u00e9 \u00e0 Berne en 1934 il partage son temps entre la Bourgogne et l&rsquo;Espagne. Apr\u00e8s avoir fait une entr\u00e9e fracassante sur la sc\u00e8ne artistique suisse dans les ann\u00e9es 1950, en pr\u00e9sentant des toiles abstraites, informelles. Iseli a compl\u00e8tement abandonn\u00e9 la toile en 1966. Graveur, il r\u00e9alise aussi des collages-accumulations sur papier qui renvoient \u00e0 ses exp\u00e9riences de vigneron et d&rsquo;artiste retourn\u00e9 \u00e0 la nature. Le mus\u00e9e pr\u00e9sente \u00e9galement des artistes suisses qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;une bourse de s\u00e9jour en Chine, Made in China jusqu&rsquo;au 14 f\u00e9vrier. Bien que la plupart aient utilis\u00e9 cette opportunit\u00e9, non pour se lancer dans explorations ethnologiques ou sociologiques, mais pour poursuivre leur travail en cours, ils semblent avoir \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien inspir\u00e9s, \u00e0 voir la qualit\u00e9 des travaux pr\u00e9sent\u00e9s. Parall\u00e8lement l&rsquo;exposition Giovanni Giacometti se poursuit jusqu&rsquo;au 21 f\u00e9vrier. La Kunsthalle propose l&rsquo;exposition de No\u00ebl des artistes bernois jusqu&rsquo;au 31 janvier avec une vingtaine de personnalit\u00e9s, une place particuli\u00e8re est faite \u00e0 la peinture et au dessin.<\/p>\n<hr \/>\n<p>&#8211; \u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Chronique 2009<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Lucerne 11 12 2009<\/span> Apr\u00e8s Carr\u00e9 d&rsquo;art \u00e0 N\u00eemes, le mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne pr\u00e9sente la r\u00e9trospective de Val\u00e9rie Favre. Visions. intitul\u00e9e Visions (n\u00e9e en 1959 \u00e0 Evilard). Elle r\u00e9v\u00e8le divers aspects d&rsquo;un travail pictural impressionnant qui s&rsquo;inspire en particulier de l&rsquo;imaginaire du cin\u00e9ma. Plusieurs toiles se signalent par une attirance marqu\u00e9e pour le fantastique \u00e0 la David Lynch. Si Val\u00e9rie Favre peint en renvoyant au cin\u00e9ma, Judith Albert de dix ans plus jeune, \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9, r\u00e9alise des vid\u00e9os inspir\u00e9es par des peintures de Vallotton notamment. Il s&rsquo;agit de v\u00e9ritables haikus visuels tout \u00e0 fait s\u00e9duisants. En somme deux mani\u00e8res tr\u00e8s diff\u00e9rentes de jouer avec les r\u00e9f\u00e9rences et les moyens d&rsquo;expressions artistiques; leur association dans le m\u00eame mus\u00e9e ouvre des r\u00e9flexions stimulantes. Cette institution pr\u00e9sente aussi l&rsquo;exposition de No\u00ebl des artistes de Suisse centrale. Jusqu&rsquo;au 7 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 11 12 2009<\/span> Le Haus konstruktiv expose Rita Ernst jusqu&rsquo;au 21 f\u00e9vrier. Elle poursuit depuis des ann\u00e9es un travail d&rsquo;analyse approfondi sur les dalles, les sols et les murs d\u00e9cor\u00e9s que l&rsquo;on trouve en Sicile dans les b\u00e2timents d&rsquo;influence normande ou arabe une recherche \u00e0 ne pas manquer. Par ailleurs la collection Adolfo Leiner d&rsquo;art concret et constructiviste br\u00e9silien qui appartient aujourd&rsquo;hui au mus\u00e9e de Houston est expos\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vienne 8 d\u00e9cembre 2009<\/span> \u00a0Pour changer de Paris ou de Londres une visite \u00e0 Vienne. Il existe un tr\u00e8s grand nombre de lieux consacr\u00e9s \u00e0 des expositions temporaires, mais il faut bien avouer que toutes ne sont pas d\u2019une qualit\u00e9 exceptionnelle, pourtant certaines tirent parfaitement leur \u00e9pingle du jeu. Sous le titre<em> 1989. Fin de l\u2019histoire, d\u00e9but de l\u2019avenir\u00a0?<\/em> jusqu\u2019au 7 f\u00e9vrier, la Kunsthalle Wien propose un panorama des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 travers une trentaine d\u2019artistes de vingt pays. Ils ont trait\u00e9 de la disparition de la s\u00e9paration est \u2013 ouest, sur des modes soit nostalgique, critique ou documentaire et s\u2019interrogent sur l\u2019avenir du capitalisme dans le monde actuel. Citons Ilya &amp; Emilia Kabakov, Chantal Ackerman, Sophie Calle, Neo Rauch parmi les artistes retenus. Mais aussi Hariton Pushwagner (1940) un Norv\u00e9gien qui poursuit une critique de la soci\u00e9t\u00e9 postindustrielle dans un roman photo intitul\u00e9 Soft City. Le Leopold Museum pr\u00e9sente une exposition th\u00e9matique intitul\u00e9e Edvard Munch et le fantastique jusqu\u2019au 18 janvier. Une grande salle est consacr\u00e9e aux toiles et aux gravures correspondantes de Munch. Dans les autres pi\u00e8ces sont r\u00e9unies autour de diff\u00e9rents aspects du fantastique des oeuvres d\u2019Ensor, Kubin, Klinger, Redon par exemple. En plus de la salle historique du sous-sol qui pr\u00e9sente la frise de Klimt inspir\u00e9e par la 9\u00e8me symphonie de Beethoven, la Secession qui est un peu le mod\u00e8le de tous les centres d\u2019art contemporain dispose de trois espaces qui permettent de d\u00e9couvrir trois expositions simultan\u00e9es. L\u2019espace central du rez, magnifique, propose en ce moment les travaux de Marc Camille Chaimowicz jusqu\u2019au 24 janvier. Le Belvedere, splendidement restaur\u00e9, est une galerie nationale de peinture autrichienne depuis le 15eme si\u00e8cle jusqu\u2019au d\u00e9but du 20\u00e8me avec les oeuvres de Klimt et de Schiele. Le palais inf\u00e9rieur n\u2019est plus un mus\u00e9e du Baroque comme l\u2019indiquent les guides, mais est consacr\u00e9 \u00e0 des expositions temporaires, en ce moment une r\u00e9trospective tr\u00e8s int\u00e9ressante de Herbert Boeckl (1894 \u2013 1966). D\u2019abord proche des expressionnistes et de Kokoschka en particulier; selon ses \u00e9volutions, il fait parfois penser \u00e0 Lucian Freud ou \u00e0 Maria Lassnig. Il fut un enseignant et recteur de l\u2019acad\u00e9mie des beaux-arts de Vienne. Au moins quatre lieux peuvent ainsi \u00eatre retenus parmi beaucoup d&rsquo;autres qui proposent des expositions. Sans oublier le Kunsthistorischesmuseum qui pr\u00e9sente en ce moment jusqu\u2019au 10 janvier, l&rsquo;exposition Charles le T\u00e9m\u00e9raire vue au mus\u00e9e historique de Berne en 2008. Cette institution m\u00e9rite toujours un p\u00e8lerinage en raison de la qualit\u00e9 exceptionnelle des peintures de ses collections, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de Titien, D\u00fcrer, Cranach ou Breughel notamment. Signalons \u00e9galement que la biblioth\u00e8que nationale offre des expositions temporaires qui permettent de visiter la fantastique salle baroque (1723 \u2013 1726) (le lien permet une visite virtuelle de la salle) de Fischer von Erlach et les fresques de Daniel Gran 1730.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 8 novembre 2009<\/span> Mamco: L&rsquo;esp\u00e8ce de chose. M\u00e9lancolie. 7 expositions monographiques jusqu&rsquo;au 17 janvier. Sous ce titre myst\u00e9rieux le Mamco propose des expositions monographiques qui donnent une place centrale au dessin figuratif: Immenses paysages de sous-bois, de terrains enneig\u00e9s pour Alain Huck, fascination de la repr\u00e9sentation des fleurs d&rsquo;iris chez Patrick Neu qui r\u00e9alise \u00e9galement des dessins sur de la fum\u00e9e projet\u00e9e dans des verres sur lesquels il reproduit des tableaux c\u00e9l\u00e8bres. Nus sanglants et \u00e9cartel\u00e9s chez Cathryn Boch; Une narration en noir et blanc chez Marc Bauer, sans oublier la r\u00e9trospective d&rsquo;Erik Bulatov qui associe des mots, des phrases \u00e0 des repr\u00e9sentations de paysages ou de villes. Le Mus\u00e9e Rath consacre une importante exposition \u00e0 Alberto Giacometti jusqu&rsquo;au 21 f\u00e9vrier 2010. Centr\u00e9e sur les ann\u00e9es genevoises, elle pr\u00e9sente \u00e9galement les travaux ant\u00e9rieurs de la p\u00e9riode surr\u00e9aliste et ceux post\u00e9rieurs des ann\u00e9es 1950.<\/p>\n<p><strong>2009 ann\u00e9e Giacometti<\/strong>! Curieusement bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas d&rsquo;anniversaire sp\u00e9cifique, l&rsquo;ann\u00e9e 2009 restera comme celle des expositions Giacometti en Suisse, on en recense trois importantes \u00e0 Zurich, Riehen et Gen\u00e8ve auxquelles on peut encore ajouter celle du Salon du livre et celle consacr\u00e9e \u00e0 Labyrinthe au m\u00eame mus\u00e9e Rath, sans oublier la belle r\u00e9trospective Giovanni Giacometti du mus\u00e9e de Berne. On peut se demander \u00e9videmment si les mus\u00e9es suisses ne devraient pas envisager une certaine coordination de leurs programmes. Ayant eu la chance de toutes les voir je dois dire cependant qu&rsquo;elles sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes les unes des autres, offrant \u00e0 chaque fois une exp\u00e9rience in\u00e9dite de l&rsquo;oeuvre qui se pr\u00eate tr\u00e8s bien \u00e0 une grande vari\u00e9t\u00e9 de mises en sc\u00e8ne.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 4 novembre 2009<\/span> Le Mus\u00e9e Tinguely \u00e0 B\u00e2le \u00e9voque les collaborations entre Robert Rauschenberg et Jean Tinguely du 14 octobre au 17 janvier 2010. L&rsquo;exposition et le catalogue documentent la p\u00e9riode de 1960 \u00e0 1962. Les deux artistes se sont rencontr\u00e9s lors d&rsquo;Hommage \u00e0 New York pour laquelle Rauschenberg a r\u00e9alis\u00e9 une petite pi\u00e8ce Money Thrower et leur derni\u00e8re collaboration date de 1962 \u00e0 Amsterdam pour Dylaby. Par ailleurs le mus\u00e9e pr\u00e9sente une quarantaine d&rsquo;assemblages r\u00e9alis\u00e9s par Rauschenberg avec des mat\u00e9riaux de r\u00e9cup\u00e9ration entre 1986 et 1995 sous le titre de Gluts. Apr\u00e8s le succ\u00e8s de Van Gogh le mus\u00e9e des beaux-art se concentre sur sa collection en s\u00e9lectionnant une centaine de dessins et en proposant un bel accrochage des oeuvres du mus\u00e9e. De D\u00fcrer \u00e0 Gober 101 dessins des collections jusqu&rsquo;au 24 janvier 2010. Le Museum f\u00fcr Gegenwartskunst pr\u00e9sente Monica Bonvicini et Tom Burr jusqu&rsquo;au 3 janvier. Il reste encore quelques jours, jusqu&rsquo;au 15 novembre, pour d\u00e9couvrir \u00e0 la Kunsthalle Daniel Knorr. Led R. Nanirok. Une \u00e9tonnante exposition d\u2019un artiste roumain qui recourt aux techniques les plus modernes de surveillance et de projections sur \u00e9cran tout en se r\u00e9f\u00e9rant parall\u00e8lement \u00e0 des formes d\u2019expression plastiques populaires comme le bonhomme de neige, r\u00e9alis\u00e9 ici en pierre, ou aux \u00e9pouvantails qui remplissent une grande salle, plac\u00e9s sur des perches \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n<p>La Fondation Beyeler propose les installations lumineuses utilisant la technologie du led de Jenny Holzer (1950) jusqu&rsquo;au 24 janvier 2010. Cette artiste travaille sur les mots et d\u00e9veloppe des technologies de projections monumentales pour les appliquer dans l\u2019espace public de fa\u00e7on \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Plusieurs \u00e9v\u00e9nements sont pr\u00e9vus \u00e0 B\u00e2le pendant l\u2019exposition. On rencontre souvent dans des expositions collectives, des mus\u00e9es, une installation de Jenny Holzer, il est int\u00e9ressant d&rsquo;en d\u00e9couvrir un grand nombre ici, compl\u00e9t\u00e9es par des peintures. L&rsquo;exposition permet d&rsquo;aller au-del\u00e0 de la premi\u00e8re impression de mots color\u00e9s en mouvement rapide. On r\u00e9alise que la plupart des textes utilis\u00e9s par Holzer sont des proc\u00e8s-verbaux d\u00e9classifi\u00e9s du gouvernement am\u00e9ricain concernant la guerre d&rsquo;Iraq. Les peintures reproduisent quant \u00e0 elles des plans de bombardement de Bagdad. Elle utilise aussi des empreintes digitales et des documents caviard\u00e9s comme point de d\u00e9part de ses travaux picturaux. L&rsquo;exposition s&rsquo;ouvre par une s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres de la collection Beyeler effectu\u00e9es par Jenny Holzer. Elle a choisi les travaux les plus radicaux: des Picasso des ann\u00e9es 1930, un Bacon, un Malevitch, des Giacometti, une entr\u00e9e en mati\u00e8re qui la place dans la lign\u00e9e d&rsquo;une forme d&rsquo;art engag\u00e9&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 4 novembre 2009<\/span> Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne consacre une vaste r\u00e9trospective \u00e0 Giovanni Giacometti (1868 &#8211; 1933), p\u00e8re d&rsquo;Alberto jusqu&rsquo;au 21 f\u00e9vrier 2010. Depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, on sait que le p\u00e8re d&rsquo;Alberto \u00e9tait un peintre exceptionnel et cette pr\u00e9sentation donne une nouvelle occasion de faire le point apr\u00e8s la r\u00e9trospective de Winterthour, Lausanne et Coire en 1996 &#8211; 1997. Elle est organis\u00e9e par th\u00e8mes ce qui est parfois probl\u00e9matique, la confrontation directe de p\u00e9riodes tr\u00e8s diff\u00e9rentes n&rsquo;\u00e9tant pas toujours heureuse, mais c&rsquo;est aussi une fa\u00e7on de mettre en \u00e9vidence la permanence et le renouveau dans les recherches de Giovanni&#8230;. Le sous-titre de l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Couleurs en lumi\u00e8re\u00a0\u00bb explique cette approche qui montre l&rsquo;intensit\u00e9 de la qu\u00eate du peintre dans cette recherche de la lumi\u00e8re et de sa traduction color\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 7 octobre 2009<\/span> Le mus\u00e9e cantonal des beaux-arts de Lausanne consacre une vaste r\u00e9trospective, puisqu&rsquo;elle occupe toutes les salles de l&rsquo;institution, \u00e0 l&rsquo;artiste am\u00e9ricaine Ren\u00e9e Green ( n\u00e9e en 1959) jusqu&rsquo;au 3 janvier 2010. Intitul\u00e9e Ongoing Becomings. R\u00e9trospective 1989 &#8211; 2009, cette pr\u00e9sentation se caract\u00e9rise par une mise en espace des projets de l&rsquo;artiste d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 et par un tr\u00e8s grand nombre de projections vid\u00e9os (plusieurs dizaines d&rsquo;heures) de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 5 octobre 2009<\/span> Le Kunsthaus d&rsquo;Aarau consacre une r\u00e9trospective \u00e0 Teresa Hubbard &amp; Alexander Birchler, jusqu&rsquo;au 8 novembre 2009. Elle rassemble des photographies et des vid\u00e9os r\u00e9alis\u00e9es de 1991 \u00e0 2008 par ce couple artistique. Cette r\u00e9trospective permet de mesurer l&rsquo;ampleur et la continuit\u00e9 d&rsquo;un travail qui associe photographie et vid\u00e9o. L&rsquo;atmosph\u00e8re visuelle dramatique obtenue par les \u00e9clairages et la prise de vue est soutenue par le r\u00e9cit qui sous-tend la r\u00e9alisation. Mais ce r\u00e9cit est elliptique&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 5 octobre 2009<\/span> Georges Seurat, Figure dans l&rsquo;espace, au Kunsthaus jusqu\u2019au 2 janvier 2010. La carri\u00e8re de Georges Seurat (1859 \u2013 1891) fut tr\u00e8s br\u00e8ve puisqu\u2019il disparut \u00e0 31 ans. Il laissa pourtant un h\u00e9ritage consid\u00e9rable pour l\u2019art du XXe si\u00e8cle. Son oeuvre est form\u00e9e de quelques compositions &#8211; manifestes importantes qui occupent les cimaises des plus grands mus\u00e9es et d\u2019un grand nombre de petits tableaux et de dessins. Le d\u00e9fi d\u2019une r\u00e9trospective de l\u2019artiste r\u00e9side dans le fait que les grandes compositions ne peuvent voyager. L\u2019exposition du Kunsthaus ne pr\u00e9sente qu\u2019une oeuvre de dimension importante Le Cirque, 1891 du mus\u00e9e d\u2019Orsay soigneusement mise en sc\u00e8ne. Malgr\u00e9 ce handicap incontournable, avec environ 70 peintures et dessins, cette r\u00e9trospective explore les diff\u00e9rents aspects de la cr\u00e9ation de Seurat autour de la figure dans l\u2019espace en donnant une vision claire et passionnante de son travail.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 14 septembre 2009<\/span> Le Mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne consacre une r\u00e9trospective \u00e9tonnante \u00e0 Hans Erni pour le centenaire de l&rsquo;artiste jusqu&rsquo;au 4 octobre. Elle donne une image inattendue en se consacrant aux d\u00e9buts abstraits d&rsquo;Erni lorsqu&rsquo;il appartenait au groupe Abstraction-Cr\u00e9ation ou lorsqu&rsquo;il collabora avec Max Bill en 1936 et \u00e0 son travail pour des d\u00e9corations publiques et des affiches. Par ailleurs une s\u00e9lections des oeuvres de la collection est propos\u00e9e autour du th\u00e8me du Silence jusqu&rsquo;au 4 octobre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 4 septembre 2009<\/span> Gen\u00e8ve Manifestation d&rsquo;art contemporain MAC-09 17 &#8211; 20 septembre Mus\u00e9e Rath. Post Tenebras luxe jusqu\u2019au 27 septembre. Sur le th\u00e8me du luxe, une vingtaine d\u2019artistes qui vivent \u00e0 Gen\u00e8ve d\u00e9veloppent des variations int\u00e9ressantes qui vont du roman photo inspir\u00e9 par la vie artistique locale \u00e0 l\u2019exploration syst\u00e9matique et hilarante de la notion de pied de poule par Caroline Vitelli. On trouve aussi une grande installation d\u2019Herv\u00e9 Graumann qui accumule les objets industriels les plus simples pour r\u00e9aliser de somptueux parterres. La peinture, en particulier les architectures int\u00e9rieures ou ext\u00e9rieures d\u2019Hadrien Dussoix, le dessin avec Valentina Pini ou l\u2019installation occupent la premi\u00e8re place dans cette exposition qui rend par ailleurs hommage \u00e0 Mlle. Rath \u00e0 l&rsquo;origine du mus\u00e9e. On d\u00e9couvre aussi les nomin\u00e9s aux bourses de la ville de Gen\u00e8ve au Centre d&rsquo;art contemporain jusqu&rsquo;au 4 octobre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Bienne 28 ao\u00fbt 2009<\/span> Utopics: 11\u00e8me exposition suisse de sculpture en plein air jusqu&rsquo;au 25 octobre 2009. La derni\u00e8re \u00e9dition eut lieu en 2000. Un site pr\u00e9sente l&rsquo;historiques des manifestations depuis 1954&#8230;. Sous le th\u00e8me de l&rsquo;utopie l&rsquo;exposition de Bienne adopte un profil bas. Les utopies \u00e9voqu\u00e9es sont \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;\u00e9tat actuel de ce genre de r\u00e9flexion: tr\u00e8s discr\u00e8tes! Les propositions artistiques retenues recherchent avant tout l&rsquo;int\u00e9gration et une visibilit\u00e9 r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 celui qui les cherche assid\u00fbment muni d&rsquo;un plan et du guide. Cette v\u00e9ritable chasse aux oeufs ne manque \u00e9videmment pas d&rsquo;un certain charme, une fois que l&rsquo;on se prend au jeu&#8230;. Journ\u00e9es photographiques de Bienne: Bande \u00e0 part jusqu&rsquo;au 27 septembre. Sous ce titre les journ\u00e9es photographiques ont r\u00e9uni dans 8 lieux des travaux de photographes qui se consacrent \u00e0 la repr\u00e9sentation de divers groupes sociaux, appartenant \u00e0 des univers aussi diff\u00e9rents univers que les marginaux ( Alexander Odermatt, Andri Pol, Ingrid Wildi), les touristes ( Mathieu Gafsou, Oliver Lang), le monde du travail (Christophe Chammartin, Martin Kollar, Catherine Leutenegger, Christian Lutz), la boxe ( Anja Schori) ou de parano\u00efaques ( Nicolas Savary, Fabian Biasio) notamment. Une place particuli\u00e8re est accord\u00e9e aux photographies de Charles Fr\u00e9ger qui est fascin\u00e9 par les uniformes anciens et ceux qui les portent, mais chaque photographe dispose d&rsquo;un espace complet qui donne un bon aper\u00e7u de son travail. Signalons que le Centre PasquArt (ferm\u00e9 lundi et mardi!) pr\u00e9sentera Genipulation: G\u00e9nie g\u00e9n\u00e9tique et manipulation dans l&rsquo;art contemporain du 13 septembre au 22 novembre, une exposition qui comprend une quinzaine d&rsquo;artistes suisses et \u00e9trangers.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 28 ao\u00fbt 2009<\/span> Certaines plantes sont incompatibles dans un massif de fleurs l\u2019une \u00e9touffe l\u2019autre tr\u00e8s rapidement. En art il en est de m\u00eame. C\u2019est une probl\u00e9matique ancienne de regretter les rapprochements forc\u00e9s entre des oeuvres qui n\u2019ont rien en commun impos\u00e9s par les accrochages de mus\u00e9es. Le mus\u00e9e ou le lieu d\u2019exposition doit marquer sa place, son identit\u00e9 malgr\u00e9 des aspirations aggressives, voire destructrices, ce qui s&rsquo;av\u00e8re souvent difficile et entra\u00eene des pol\u00e9miques tr\u00e8s vives. Aujourd\u2019hui l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration g\u00e9n\u00e9rale de la soci\u00e9t\u00e9 se fait sentir dans les relations entre g\u00e9n\u00e9rations et celle d\u2019aujourd\u2019hui \u00e9crase (termes de l\u2019informatique\u00a0: \u00e9craser, effacer, delete, erase) sans aucun probl\u00e8me celle d\u2019hier. Ces r\u00e9flexions me sont venues \u00e0 l\u2019esprit (ou revenues\u00a0!) apr\u00e8s avoir assist\u00e9 aux conf\u00e9rences de presse des deux expositions propos\u00e9es actuellement par la Kunsthalle et le Migrosmuseum \u00e0 Zurich. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 John Miller, un quinquag\u00e9naire n\u00e9 en 1954, repr\u00e9sentatif de l\u2019avant-garde postmoderne la plus accomplie, th\u00e9oricien, plasticien et musicien qui ma\u00eetrise tous les modes d\u2019expression artistique et joue avec d&rsquo;innombrables r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 tous les \u00e9l\u00e9ments qui permettent la construction de la valeur artistique. Kunsthalle: John Miller jusqu&rsquo;au 15 novembre. De l\u2019autre des trentenaires utilisant tous les nouveaux modes de communication \u00e0 commencer par youtube. Migrosmuseum Deterioration, they said. Cory Arcangel, Jessica Ciocci &amp; Jacob Ciocci \/ Paper Rad, Shana Moulton, Ryan Trecartin &amp; Lizzie Fitch jusqu&rsquo;au 8 novembre. L\u2019exposition appara\u00eet comme un gigantesque feu d\u2019artifice d\u2019images, de couleurs, de son&#8230;. A voir \u00e9galement au Kunsthaus et dans un esprit tr\u00e8s diff\u00e9rent, bas\u00e9 sur le dialogue entre g\u00e9n\u00e9rations, le film hodl\u00e9rien ou dalcrozien de Mircea Kantor. Tracking Happiness jusqu&rsquo;au 8 novembre. Quant au Haus konstruktiv il invite trois artistes dans ses salles: Philippe Decrauzat propose une installation spectaculaire en relation avec Fabric. Takehito Koganezawa est fascin\u00e9 par la ligne en mouvement, il pratique simultan\u00e9ment un dessin figuratif plein d&rsquo;imagination et des conceptions abstraites de grand format. Le dernier \u00e9tage rend hommage \u00e0 Rudolf de Crignis, un peintre monochrome r\u00e9cemment d\u00e9c\u00e9d\u00e9 jusqu&rsquo;au 25 octobre. Le Kunsthaus annonce un projet sensationnel. David Chipperfield gagnant du concours va construire un nouveau b\u00e2timent (180 millions) d&rsquo;ici 2015 qui abritera une partie des fonds du mus\u00e9e et la totalit\u00e9 de la collection E. G. B\u00fchrle!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 25 ao\u00fbt et 13 septembre 2009<\/span> Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne est parti \u00e0 la d\u00e9couverte du paysage suisse entre 1800 et 1900 dans ses collections. De Franz Niklaus K\u00f6nig \u00e0 Hodler, les approches et les visions sont nombreuses et repr\u00e9sentatives des diverses \u00e9coles suisses. Les oeuvres sont rassembl\u00e9es par th\u00e8mes comme: la vision des touristes, l&rsquo;invention du folklore, le symbolisme ou encore un grand mur qui pr\u00e9sente l&rsquo;art suisse de salon. Elles occupent tout le rez-de-chauss\u00e9e du mus\u00e9e. Director&rsquo;s Choice Le paysage suisse de 1800 \u00e0 1900 dans les collections jusqu&rsquo;au 4 octobre. A signaler \u00e9galement la pr\u00e9sentation des dessins et des animations de Peter Radelfinger jusqu&rsquo;au 27 septembre La prochaine exposition est intitul\u00e9e Fureur et Gr\u00e2ces. le Guerchin et son entourage. Dessins baroques de la collection des Offices 11 septembre &#8211; 22 novembre. La Kunsthalle propose une exposition collective The Conspiracy qui r\u00e9unit les oeuvres tr\u00e8s diverses d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;artistes rassembl\u00e9es autour de la question de l&rsquo;opacit\u00e9 de l&rsquo;art contemporain jusqu&rsquo;au 6 septembre. C&rsquo;est une sorte de pr\u00e9ambule \u00e0 l&rsquo;exposition Voids qui est pr\u00e9sent\u00e9e jusqu&rsquo;au 11 octobre. L&rsquo;entr\u00e9e est libre et les espaces enti\u00e8rement vides \u00e9voquent huit artistes qui ont propos\u00e9 un espace vide au cours de leur carri\u00e8re. Le mus\u00e9e historique nous fait d\u00e9couvrir la culture celte entre 700 avant et 700 apr\u00e8s J\u00e9sus-Christ en contact avec les civilisations grecques et romaines. Une approche qui fait ressortir les sp\u00e9cificit\u00e9s et les influences avec des objets d\u2019une grande beaut\u00e9. L&rsquo;art des Celtes 700 avant &#8211; 700 apr\u00e8s J.-C. jusqu&rsquo;au 18 octobre 2009. Signalons d\u00e9j\u00e0 la prochaine exposition du Centre Paul Klee: Paul Klee graveur. La passion de Eberhard W. Kornfeld 28 ao\u00fbt &#8211; 20 f\u00e9vrier 2010.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> 23 ao\u00fbt 2009 B\u00e2le campagne<\/span> La vall\u00e9e de la Frenke qui aboutit \u00e0 Liestal\u00a0 est un site de tourisme, mais aussi une r\u00e9gion industrielle ancienne et toujours active. Les communes de la r\u00e9gion ont souhait\u00e9 une animation artistique qui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 Annina Zimmermann. Sous le titre Picknick am Wegesrand jusqu\u2019au 18 octobre 2009. Partant de cette population m\u00e9lang\u00e9e de pendulaires et de randonneurs, elle a invit\u00e9 huit artistes \u00e0 faire des r\u00e9alisations qui peuvent se voir dans l\u2019instant de la fen\u00eatre du train ou d\u2019une auto ou plus longuement en attendant un train ou dans un bus&#8230;. Annina Zimmerman est commissaire de l&rsquo;exposition Picknick am Wegesrand, elle travaille \u00e9galement dans l&rsquo;entreprise Kunstbetrieb qui se trouve en amont des travaux d&rsquo;artistes. J&rsquo;ai profit\u00e9 de cette occasion pour l&rsquo;interroger sur les activit\u00e9s de cet atelier et faire un point sur les centres de production qui sont \u00e0 la disposition des \u00ab\u00a0sculpteurs\u00a0\u00bb et des artistes qui travaillent dans l&rsquo;espace en Suisse. Car en visitant les expositions d\u2019art contemporain, on constate depuis longtemps que les artistes multiplient les interventions dans l\u2019espace en utilisant les mat\u00e9riaux les plus divers dans leurs travaux&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bregenz, Vaduz, Coire<\/span> 28 juillet 2009 Le Kuntshaus de Bregenz le KUB, con\u00e7u par Peter Zumthor, a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 il y a une douzaine d\u2019ann\u00e9es, c\u2019est un lieu d&rsquo;expositions r\u00e9parti sur quatre \u00e9tages. Il n\u2019a aucune ouverture vers l&rsquo;ext\u00e9rieur, car il est enti\u00e8rement recouvert de plaques blanches suspendues le long de la fa\u00e7ade. A l\u2019int\u00e9rieur les murs sont en b\u00e9ton, un escalier lat\u00e9ral assez raide permet de passer d&rsquo;un \u00e9tage \u00e0 l&rsquo;autre; c\u2019est un site ferm\u00e9 sur les oeuvres qu\u2019il pr\u00e9sente. Par contre il m\u00e9nage une ouverture vers la ville avec une petite place sur laquelle un autre \u00e9difice propose une caf\u00e9t\u00e9ria et une boutique. Sur ces quatre \u00e9tages totalement distincts le sculpteur britannique Anthony Gormley propose jusqu\u2019au 4 octobre , quatre installations qui appartiennent \u00e0 des p\u00e9riodes assez \u00e9loign\u00e9es de son activit\u00e9&#8230;. Le mus\u00e9e du Voralberg se trouve \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du KUB dans un b\u00e2timent un peu v\u00e9tuste, il abrite des pi\u00e8ces arch\u00e9ologiques, des sculptures, des peintures religieuses du 15e et du16e si\u00e8cle et une collection de peinture qui va du 18e au 20 si\u00e8cle. Par ailleurs il propose une exposition temporaire th\u00e9matique autour de la neige comme source d&rsquo;inspiration artistique ou sociale: Snow resource of Art jusqu&rsquo;au 4 octobre. Avec divers objets et documents, mais surtout des peintures de paysages hivernaux, beaucoup sont pr\u00eat\u00e9s par des mus\u00e9es suisses. Le mus\u00e9e de Vaduz est encore plus r\u00e9cent puisqu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 offert par des m\u00e9c\u00e8nes pour l&rsquo;an 2000. Il propose actuellement une importante r\u00e9trospective du travail de Christian Boltanski, la vie possible jusqu&rsquo;au 6 septembre. Quelques salles sont \u00e9galement consacr\u00e9es \u00e0 une s\u00e9lection des oeuvres des collections princi\u00e8res illustrant en ce moment le th\u00e8me du cheval jusqu&rsquo;au 18 octobre. Le tr\u00e8s joli mus\u00e9e de Coire restaur\u00e9 et agrandi il y a quelques ann\u00e9es peut se vanter de poss\u00e9der une collection int\u00e9ressante avec des pi\u00e8ces importantes des Alberto, Augusto et Giovanni Giacometti, de Kirchner, du groupe Rot &#8211; Blau, sans oublier le 18e si\u00e8cle d&rsquo;Angelika Kaufmann. Dans l&rsquo;annexe moderne il consacre une exposition aux tableaux pi\u00e8ges de Daniel Spoerri mis en relation avec d&rsquo;autres artistes contemporains jusqu&rsquo;au 13 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 8 juin et 12 juillet 2009<\/span> Visit\u00e9 les expositions du Mamco \u00e0 Gen\u00e8ve r\u00e9unies sous le titre Le principe d&rsquo;incertitude jusqu&rsquo;au 24 septembre. A relever la r\u00e9trospective Thomas Bayrle, une synth\u00e8se du pop art et de l&rsquo;op art! St\u00e9phane Dafflon au dernier \u00e9tage d\u00e9cline diverses formes de l\u2019intervention picturale hors et dans le rectangle de la toile. Deux autres peintres fran\u00e7ais sont pr\u00e9sent\u00e9s Nina Childress et Denis Castellas Le centre d&rsquo;art contemporain propose deux regards sur la peinture aujourd&rsquo;hui avec les fantaisies surr\u00e9alistes et fascinantes d&rsquo;un artiste polonais Jakub Julian Ziolkowski et les compositions murales de Josh Smith qui par la fluidit\u00e9 des formes \u00e9voquent parfois Bram van Velde! les deux sont \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 16 ao\u00fbt.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Diverses cabanes, 24e exposition d&rsquo;art du CAS 2009<\/span> But de randonn\u00e9e: vue imprenable sur l&rsquo;art jusqu&rsquo;\u00e0 mi-octobre. Sous ce titre 5 cabanes du CAS pr\u00e9sentent des oeuvres d&rsquo;artistes contemporains. R\u00e9parties dans les 4 r\u00e9gions linguistiques de la Suisse, elles proposent des interventions qui vont de la mise en place d&rsquo;un nouveau drapeau, au d\u00e9tournement de cartes postales ou encore un accrochage de photographies traditionnel. Pour en savoir plus il faut suivre ce lien:http:\/\/www.sac-cas.ch<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Avignon et Arles 7 juillet 2009<\/span> Le festival d&rsquo;Avignon se d\u00e9roule jusqu&rsquo;au 29 juillet, le metteur en sc\u00e8ne associ\u00e9 cette ann\u00e9e est Wajdi Mouawad. A relever \u00e9galement un spectacle de Warlikowski sur la sc\u00e8ne du Palais des Papes Apollonia du 16 au 19 juillet. Christophe Marthaler est pr\u00e9sent avec Riesenbutzbach une colonie permanente du 23 au 29 juillet. On retrouve Stefan Kaegi, Rimini Protokoll avec Radio Muezzin. Les rencontres d&rsquo;Arles f\u00eatent leur quaranti\u00e8me anniversaire jusqu&rsquo;au 13 septembre avec Nan Goldin comme invit\u00e9e sp\u00e9ciale sous le titre g\u00e9n\u00e9ral: 40 ans de rencontres &#8211; 40 ans de ruptures le site des rencontres annonce 60 expositions; quant \u00e0 Nan Goldin, elle pr\u00e9sente sa collection de photographies et ses invit\u00e9s aux ateliers m\u00e9caniques.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Altdorf 6 juillet 2009<\/span> Le Haus f\u00fcr Kunst Uri pr\u00e9sente sous le titre Blickwechsel: Heinrich Danioth &#8211; Maria Zgraggen jusqu&rsquo;au 30 ao\u00fbt, une confrontation entre l&rsquo;artiste Heinrich Danioth (1896 &#8211; 1953) dont il abrite les archives et un ensemble d&rsquo;oeuvres important et une artiste contemporaine Maria Zgraggen (1957) tourn\u00e9e vers la peinture et l&rsquo;installation. Statutairement cette institution doit pr\u00e9senter en permanence dans plusieurs salles des oeuvres de Heinrich Danioth, elles peuvent \u00eatre mises en relation avec celles d&rsquo;autres cr\u00e9ateurs et cette exposition marque la premi\u00e8re tentative d&rsquo;une mise en perspective qui semble prometteuse.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 24 juin 2009<\/span> Le Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts (gratuit) sous le titre Retour \u00e0 Eden jusqu&rsquo;au 6 septembre pr\u00e9sente des oeuvres de la collection sur le th\u00e8me de l&rsquo;Enfer et du Paradis, mises en relation avec des travaux d&rsquo;artistes contemporains comme Claudia Renna, David Hominal et Alain Huck, un bel accrochage qui se d\u00e9ploie dans 3 salles seulement en raison de travaux. La collection de l&rsquo;art brut propose l&rsquo;oeuvre hallucinatoire de Marguerite Burnat Provins sous le titre Ma Ville jusqu&rsquo;au 21 septembre. Pour la quatri\u00e8me fois Lausanne pr\u00e9sente Lausanne-jardins avec une vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;installations propos\u00e9es par des cr\u00e9ateurs venus du monde entier. Le parcours qui veut suivre, plus ou moins, celui du nouveau m\u00e9tro s&rsquo;\u00e9tale sur une dizaine de kilom\u00e8tres. J&rsquo;ai commenc\u00e9 par faire un tour dans le parc de la Solitude, puisque l&rsquo;on propose ce site pour y faire un nouveau mus\u00e9e des beaux-arts, ce serait sans doute un tr\u00e8s bon endroit. Aujourd&rsquo;hui peu fr\u00e9quent\u00e9, il fut l&rsquo;un des points de vue pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des artistes et graveurs de vues au 18e et 19e si\u00e8cle. Avec Passions partag\u00e9es de C\u00e9zanne \u00e0 Rothko du 26 juin au 25 octobre, la Fondation de l&rsquo;Hermitage f\u00eate son vingt-cinqui\u00e8me anniversaire en rendant hommage aux collectionneurs priv\u00e9s qui ont permis la pr\u00e9sentation d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;expositions dans cette institution. L&rsquo;exposition est un hommage \u00e0 la richesse de la peinture au XXe si\u00e8cle. Elle \u00e9voque les grands mouvements, C\u00e9zanne, les Fauves, le cubisme, le surr\u00e9alisme avec une tr\u00e8s belle salle consacr\u00e9e \u00e0 Max Ernst, mais aussi Bonnard et Vallotton, Matisse et Picasso et s&rsquo;ach\u00e8ve avec Giacometti, les ann\u00e9es 1950 autour de Dubuffet, puis les derni\u00e8res d\u00e9cennies du si\u00e8cle avec Bacon, Rothko, CyTwombly ou encore Alex Katz pour ne mentionner que quelques noms, sans oublier Baselitz, Gerhard Richter par exemple. Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e s&rsquo;int\u00e9resse notamment \u00e0 un photographe documentaire lausannois sous le titre Le th\u00e9\u00e2tre du crime Rodolphe A. Reiss (1875 &#8211; 1929) jusqu&rsquo;au 25 octobre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 29 mai 2009<\/span> Apr\u00e8s le week end d&rsquo;inauguration de la Biennale de Venise du 5 au 7 juin, l&rsquo;ouverture des foires artistiques b\u00e2loises approche avec notamment Art Basel 40 du 10 au 14 juin et Liste du 9 au 14 juin, les Swiss Art Awards du 9 au 14 juin \u00e9galement. Il faut rappeler que ces derniers offrent un panorama de la cr\u00e9ation en Suisse avec des d\u00e9butants, mais aussi des personnalit\u00e9s confirm\u00e9es puisque l&rsquo;\u00e2ge limite de participation est fix\u00e9 \u00e0 40 ans. Il ne faut pas manquer l&rsquo;exposition de la Kunsthalle Lucy Skaer. A boat used as a vessel jusqu&rsquo;au 14 juin. Une artiste anglaise qui travaille sur l&#8217;empreinte, l&rsquo;impression et propose en particulier des monotypes form\u00e9s de l&rsquo;impression de surfaces de tables, une recherche plut\u00f4t fascinante. Le Mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le\u00a0a modifi\u00e9 son aspect g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 l\u2019occasion de la pr\u00e9sentation des paysages de van Gogh jusqu&rsquo;au 27 septembre. En effet la cour int\u00e9rieure a \u00e9t\u00e9 recouverte, elle abrite une projection audiovisuelle sur la vie de l\u2019artiste, la terrasse du restaurant et les vestiaires de l\u2019exposition. Cette importante extension des surfaces disponibles \u00e9vite de cr\u00e9er une trop forte concentration du public et permet une visite agr\u00e9able des collections et de l\u2019exposition. Il faut souligner que parall\u00e8lement \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement de l\u2019exposition au dernier \u00e9tage, les collections sont bien mises en avant et invitent les visiteurs \u00e0 prolonger leur s\u00e9jour. La totalit\u00e9 des salles du dernier \u00e9tage est consacr\u00e9e aux paysages de l\u2019artiste hollandais. Une approche r\u00e9trospective qui permet de mesurer la rapide \u00e9volution stylistique du peintre depuis les vues de Nuenen, celles de Paris, d\u2019Arles et enfin d\u2019Auvers sur Oise. La Fondation Beyeler de son c\u00f4t\u00e9 propose une vaste pr\u00e9sentation de l&rsquo;oeuvre d&rsquo;Alberto Giacometti jusqu&rsquo;au 11 octobre, en \u00e9voquant \u00e9galement les personnalit\u00e9s de son p\u00e8re Giovanni, de son cousin Augusto et de son fr\u00e8re Diego. Par ailleurs l&rsquo;exposition La magie des images (Bildwelten), l&rsquo;Afrique, l&rsquo;Oc\u00e9anie et l&rsquo;art moderne est prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 28 juin. Le sous-sol est consacr\u00e9 \u00e0 une installation de si\u00e8ges sign\u00e9e Franz West. Le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain propose un floril\u00e8ge d&rsquo;artistes r\u00e9unis sous le th\u00e8me des petits gestes th\u00e9\u00e2traux de la vie quotidienne, Little Theatre of Gestures jusqu&rsquo;au 15 ao\u00fbt et associ\u00e9s \u00e0 diverses oeuvres de la collection.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 23 mai 2009<\/span> Deux artistes tr\u00e8s diff\u00e9rents sont pr\u00e9sent\u00e9s au Migrosmuseum jusqu&rsquo;au 16 ao\u00fbt: l\u2019une Karla Black est de Glasgow, l\u2019autre Christoph Ruckhh\u00e4berle de Leipzig. La premi\u00e8re se consacre \u00e0 la sculpture et d\u00e9veloppe des propositions d\u2019interventions dans l\u2019espace apr\u00e8s le minimalisme. Le second est plong\u00e9 dans la gravure sur lino et la peinture qu\u2019il traite avec un \u00e9lan et une vigueur fantastiques \u00e0 travers une foule de visages et de personnages qui \u00e9voquent dans un premier temps le construcivisme russe, Mal\u00e9vitch notamment , mais s\u2019appuient aussi sur beaucoup d\u2019autres r\u00e9f\u00e9rences&#8230;. La Kunsthalle de son c\u00f4t\u00e9 propose des installations de Philippe Parreno (1964) jusqu&rsquo;au 16 ao\u00fbt qui renvoient aux lumi\u00e8res du cin\u00e9ma sous le titre May \u00ab\u00a0The Boy from Mars\u00a0\u00bb. Cet artiste fait l&rsquo;objet d&rsquo;une r\u00e9trospective au centre Beaubourg d\u00e8s le 3 juin, on le verra \u00e9galement \u00e0 la Biennale de Venise. Le Haus konstruktiv pr\u00e9sente Gianni Colombo (1937 &#8211; 1993): Ambienti jusqu&rsquo;au 2 ao\u00fbt. Des recherches cin\u00e9tiques et g\u00e9om\u00e9triques qui aboutissent \u00e0 de grandes constructions pr\u00e9sent\u00e9es dans la premi\u00e8re salle qui explorent l&rsquo;interaction entre l&rsquo;oeuvre et le spectateur. Le quatri\u00e8me \u00e9tage du b\u00e2timent, enti\u00e8rement vid\u00e9 des oeuvres habituellement pr\u00e9sent\u00e9es sert de caisse de r\u00e9sonance aux 6 acteurs qui jouent une intervention de Tino Seghal\u00a0: The Objective of this work is a discussion about the object of art. Ils \u00e9voquent la cr\u00e9ativit\u00e9, l\u2019enfance et l\u2019artiste. Il est assez impressionnant de se retrouver seul visiteur, entour\u00e9 de 6 acteurs qui discutent en vous tournant le dos et en bloquant toutes les sorties\u00a0! jusqu&rsquo;au 31 mai. On retrouve Tino Seghal dans 4 interventions live tr\u00e8s br\u00e8ves r\u00e9parties dans les salles des collections du Kunsthaus. Il ne reste que quelques jours pour les d\u00e9couvrir jusqu\u2019au 31 mai. L\u2019une permet au visiteur de r\u00e9cup\u00e9rer la moiti\u00e9 du prix d\u2019entr\u00e9e\u00a0! Le Kunsthaus propose ainsi trois univers tr\u00e8s diff\u00e9rents. Mentionnons pour commencer la premi\u00e8re r\u00e9trospective depuis un si\u00e8cle d\u2019Albert von Keller (1840 \u2013 1920) jusqu&rsquo;au 4 octobre; un artiste d\u2019origine suisse qui fit une brillante carri\u00e8re \u00e0 Munich. Il passa d\u2019un style n\u00e9o-rococo \u00e0 une peinture marqu\u00e9e par le symbolisme et l\u2019art 1900. Le legs d\u2019une centaine de toiles en 2006 est \u00e0 l\u2019origine de cette pr\u00e9sentation. La deuxi\u00e8me exposition est consacr\u00e9e au sculpteur hollandais Mark Manders jusqu&rsquo;au 14 juin. Il fragmente les corps d&rsquo;animaux, d&rsquo;hommes, cr\u00e9e des situations d\u00e9rangeantes. Katarina Fritsch 3 juin &#8211; 30 ao\u00fbt.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">21 mai 2009<\/span> Bruxelles inaugure sur la Place royale un mus\u00e9e Magritte, il sera accessible au public d\u00e8s le 2 juin 2009. http:\/\/www.musee-magritte-museum.be\/<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 29 avril 2009<\/span> La Force de l\u2019art 02, la triennale de l\u2019art en France jusqu\u2019au 1er juin. La nef du Grand Palais abrite \u00e0 nouveau un \u00e9v\u00e9nement d\u2019art contemporain. Apr\u00e8s deux ann\u00e9es Monumenta consacr\u00e9es aux interventions monumentales d\u2019un seul artiste, on d\u00e9couvre un panorama de l\u2019art en France s\u00e9lectionn\u00e9 par 3 commissaires d\u2019expositions. 36 artistes ou groupes d\u2019artistes ont investi le site pour un cheminement qui conduit \u00e0 travers les diff\u00e9rentes formes d\u2019expressions actuelles&#8230;. Par ailleurs de nombreuses expositions sont en cours. Commen\u00e7ons par l&rsquo;une des plus int\u00e9ressantes et des moins m\u00e9diatis\u00e9es: au Mus\u00e9e du Jeu de Paume on d\u00e9couvre Harun Farocki r\u00e9trospective. Carte blanche \u00e0 Harun Farocki et Carte blanche \u00e0 Rodney Graham jusqu&rsquo;au 7 juin. Il reste encore quelques semaines pour visiter la r\u00e9trospective Giorgio de Chririco la fabrique des r\u00eaves jusqu\u2019au 24 mai au mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris. Il s\u2019agit d\u2019une importante r\u00e9trospective de l\u2019artiste,tr\u00e8s compl\u00e8te qui s\u2019appuie sur l\u2019id\u00e9e que chez un grand artiste rien n\u2019est \u00e0 jeter. On per\u00e7oit ainsi particuli\u00e8rement bien comment de Chirico a toujours travaill\u00e9 pouss\u00e9 par la passion de la peinture. Il a eu quelques id\u00e9es qui ont fait date dans l\u2019histoire de l\u2019art, mais sa carri\u00e8re s\u2019est poursuivie sur plusieurs d\u00e9cennies en suivant d\u2019autres id\u00e9es moins marquantes. Tout en restant fid\u00e8le \u00e0 un vocabulaire r\u00e9aliste et fantastique. L\u2019exposition suit ainsi les \u00e9tapes qui vont du r\u00e9alisme \u00e0 la peinture m\u00e9taphysique, le th\u00e8mes des bains, les nombreuses copies d\u2019apr\u00e8s les ma\u00eetres, puis les reprises de ses propres oeuvres. Il reste encore quelques jours jusqu&rsquo;au 11 mai pour admirer les tr\u00e8s beaux dessins d&rsquo;Asger Jorn qui proviennent du mus\u00e9e de Silkeborg. Le Mus\u00e9e d\u2019Orsay pr\u00e9sente \u00e9galement deux expositions qui sortent des chemins battus avec Oublier Rodin. La sculpture \u00e0 Paris 1905 &#8211; 1914 jusqu&rsquo;au 31 mai, l&rsquo;une des particularit\u00e9s de cette exposition \u00e9tant l&rsquo;importance consid\u00e9rable qu&rsquo;elle accorde \u00e0 Wilhelm Lehmbruck. La Fondation Cartier nous propose d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 les peintures de l&rsquo;artiste br\u00e9silienne Beatriz Milhazes et de l&rsquo;autre les photographies parisiennes et les aquarelles de William Eggleston jusqu&rsquo;au 21 juin, une belle rencontre. Au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay Voir l&rsquo;Italie et mourir. Photographie et peinture dans l&rsquo;Italie du XIXe si\u00e8cle jusqu&rsquo;au 19 juillet sort des habituelles expositions sur l&rsquo;Italie et le grand tour en accordant la premi\u00e8re place aux t\u00e9moignages photographiques qui couvrent aussi le paysage, l&rsquo;arch\u00e9ologie et l&rsquo;actualit\u00e9 politique de l&rsquo;histoire italienne au XIXe si\u00e8cle, les peintures ne servant en quelque sorte que de contrepoint. Toujours au Grand Palais on d\u00e9couvre Une image peut en cacher une autre jusqu\u2019au 6 juillet. Cette vaste exposition propose d\u2019explorer en 22 \u00e9tapes diff\u00e9rentes formes de l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 visuelle et de la double image \u00e0 travers les si\u00e8cles. Le XVIe si\u00e8cle occupe une place consid\u00e9rable, suivi par le XXe une salle enti\u00e8re est accord\u00e9e \u00e0 Salvador Dali et l\u2019exposition s\u2019ach\u00e8ve de fa\u00e7on tr\u00e8s s\u00e9duisante sur les sculptures de \u00a0Markus Raetz. La r\u00e9trospective la plus visit\u00e9e et la plus attendue est \u00e9videmment celle que le centre Beaubourg consacre \u00e0 Kandinsky jusqu\u2019au 10 ao\u00fbt . Elle r\u00e9unit un nombre impressionnant de grandes toiles. L&rsquo; organisation est strictement chronologique et l&rsquo; accrochage intelligent, car malgr\u00e9 le grand nombre de visiteurs on voit bien les oeuvres. On a plac\u00e9 les informations habituelles au-dessus des toiles et en grand caract\u00e8re pour \u00e9viter que les gens ne s\u2019agglutinent pr\u00e8s des parois. Ceci dit l\u2019exposition se m\u00e9rite : il faut attendre devant le b\u00e2timent, puis devant les caisses et enfin pour entrer dans l\u2019expo. Mieux vaut choisir la fin de l\u2019apr\u00e8s-midi ou la soir\u00e9e. Le Centre pr\u00e9sente \u00e9galement Alexander Calder, les ann\u00e9es parisiennes, 1926 \u2013 1933 jusqu\u2019au 20 juillet qui \u00e9voque la fascination de l&rsquo;artiste pour le cirque, les sculptures en fil de fer, les animaux, les jouets, avant le passage \u00e0 l\u2019abstraction et aux mobiles. Enfin relevons encore l&rsquo;exposition du Quay Branly Le si\u00e8cle du Jazz jusqu&rsquo;au 28 juin 2009. Elle dresse un vaste panorama de l&rsquo;histoire du jazz en \u00e9tablissant des relations entre la production des artistes plasticiens et cette nouvelle expression musicale. Pr\u00e8s de 1000 objets, documents sonores, film\u00e9s et oeuvres d&rsquo;art sont r\u00e9unis dans une dizaine de sections&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 14 avril 2009<\/span> Les ateliers d&rsquo;artistes lausannois ouvrent leurs portes aux curieux les 25 et 26 avril 2009 sous le titre d&rsquo;Aperti 3. Cela repr\u00e9sente plus de 70 artistes \u00e0 d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 6 avril 2009<\/span> Comme souvent le Mamco propose plusieurs expositions tr\u00e8s diverses. A signaler en particulier au dernier \u00e9tage la pr\u00e9sentation d&rsquo;installations de Pierre Vadi (1966). Au deuxi\u00e8me \u00e9tage on rel\u00e8vera une r\u00e9trospective du peintre hollandais Daan van Golden (1936) peu connu ici, mais tr\u00e8s int\u00e9ressant qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au Camden Art Center \u00e0 Londres et la projection de 3 films de Deimentas Narkevicius (1964). Le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire propose une r\u00e9trospective d&rsquo;Alexandre Perrier (1862 &#8211; 1936), un pointilliste symboliste qui tient une place singuli\u00e8re dans la peinture suisse. Le mus\u00e9e Rath rouvre ses portes le 9 avril en \u00e9voquant Les ann\u00e9es Labyrinthe (1944 -1946) la rencontre de Giacometti, et de Balthus autour d&rsquo;Albert Skira jusqu&rsquo;au 5 juillet. L&rsquo;exposition est ambitieuse puisqu&rsquo;elle tente de reconstituer les contenus iconographiques de la revue Labyrinthe parue entre 1944 et 1946. Elle met l&rsquo;accent sur Alberto Giacometti et pr\u00e9sente des oeuvres de Picasso, Balthus, Braque, Gruber, Auberjonois, Masson et de nombreuses photos de Brassai notamment. Par ailleurs, lettres, documents \u00e9voquent l&rsquo;aventure de la revue.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 19 mars 2009<\/span> Tracey Emin 20 years jusqu&rsquo;au 21 juin. La r\u00e9trospective Tracey Emin propos\u00e9e par le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne s&rsquo;inscrit dans la continuit\u00e9 de l&rsquo;exposition Ego Documents puisque Tracey Emin se prend comme unique sujet de son activit\u00e9 artistique. L&rsquo;exposition associe des travaux de plusieurs p\u00e9riodes et confronte, films, installations, couvertures (ces grands patchworks de textes), dessins, peintures et monotypes. Le fameux lit pr\u00e9sent\u00e9 au Turner Prize de 1999 occupe une place importante&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Londres 19 mars 2009<\/span> Deux expositions temporaires sont visibles \u00e0 la Tate Modern Rodchenko &amp; Popova\u00a0 Defining Constructivism jusqu\u2019au 17 mai. Les premi\u00e8res salles pr\u00e9sentent des peintures vraiment totalement abstraites avec par exemple l\u2019analyse des lignes de forces dans un plan. C&rsquo;est tr\u00e8s impressionnant. Puis ils ont \u00e9volu\u00e9 vers des applications pour la publicit\u00e9, l\u2019affiche, le th\u00e9\u00e2tre, la cr\u00e9ation de tissus ou d\u2019objets. L\u2019exposition s\u2019ach\u00e8ve sur la reconstitution du foyer du travailleur \u00e0 l\u2019exposition des arts d\u00e9coratifs de Paris en 1925. La seconde est une r\u00e9trospective d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Roni Horn (1955) jusqu\u2019au 25 mai. Je la connaissais d\u2019abord comme photographe, mais j\u2019ai \u00e9galement d\u00e9j\u00e0 vu certains de ses dessins. La r\u00e9trospective associe ses deux aspects du travail cr\u00e9atif de l\u2019artiste avec en plus des sculptures minimalistes. Les dessins sont fascinants sur de grandes feuilles scarifi\u00e9es, on d\u00e9couvre des calligraphies au cheminement constamment interrompu trait\u00e9es en une seule couleur jaune, rouge ou bleu. ( On verra cette exposition \u00e0 la collection Lambert en Avignon d\u00e8s le 21 juin). Surprise \u00e0 la National Gallery en d\u00e9couvrant le version londonienne de l&rsquo;exposition du Grand Palais qui associait les toiles de Picasso \u00e0 ses sources d&rsquo;inspiraton dans une confrontation directe. En effet avec Picasso Challenging the Past jusqu&rsquo;au 7 juin, la National Gallery ne pr\u00e9sente que les toiles de Picasso regroup\u00e9es par th\u00e8mes. Un fascicule remis au visiteur sugg\u00e8re des rapprochements avec des toiles de ma\u00eetres accroch\u00e9es dans la collection. Le r\u00e9sultat est une superbe exposition Picasso qui relativise la question des sources d&rsquo;inspiration et souligne surtout l&rsquo;originalit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9nergie des toiles de l&rsquo;artiste. Signalons encore les portraits de Gerhard Richter \u00e0 la National Portrait Gallery jusqu&rsquo;au 31 mai et Sean Snyder Index \u00e0 l&rsquo;ICA jusqu&rsquo;au 19 avril. Un artiste am\u00e9ricain n\u00e9 en 1972 qui propose des films form\u00e9s de footage de diff\u00e9rents documents. Ici en particulier une pi\u00e8ce \u00e9tonnante Exhibition, 2008 bas\u00e9e sur des films d&rsquo;\u00e9ducation artistique en Union Sovi\u00e9tique. La Photographer&rsquo;s Gallery a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9, elle occupe un seul b\u00e2timent pr\u00e8s de la station de m\u00e9tro Oxford Circus. La Whitechapel Gallery rouvre ses portes ces prochains jours. Tate Britain: Tate Triennial Altermodern jusqu&rsquo;au 26 avril 2009. En invitant Nicolas Bourriaud, un commissaire d&rsquo;expositions exp\u00e9riment\u00e9, puisqu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 directeur du Palais de Tokyo, la Tate Britain a choisi une approche ambitieuse pour sa quatri\u00e8me triennale. Elle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de d\u00e9bats pr\u00e9paratoires sur les concepts mis en oeuvre et r\u00e9unit 28 artistes. L\u2019exposition comprend 13 cr\u00e9ateurs anglais, les autres sont allemand, am\u00e9ricains, australien, fran\u00e7ais, indien et mauricien notamment. Le hall central de la Tate Britain, r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 une seule installation sculpturale depuis quelques ann\u00e9es, a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exposition et pr\u00e9sente plusieurs oeuvres en particulier une grande pi\u00e8ce de Subodh Gupta, Line of Control, 2008&#8230;. A la Hayward Gallery, on d\u00e9couvre Annette Messager the Messengers une grande r\u00e9trospective d\u2019installations de cette artiste qui occupe le rez et l\u2019\u00e9tage interm\u00e9diaire de la Hayward jusqu\u2019au 25 mai. Avec notamment la pi\u00e8ce centrale du pavillon francais pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Venise en 2005. Au premier \u00e9tage une petite exposition con\u00e7ue par Mark Wallinger The Russian Linesman avec comme sous-titre dans le catalogue Awake in the Nightmare of History jusqu\u2019au 4 mai. On distingue deux lignes de force dans la s\u00e9lection des pi\u00e8ces des oeuvres li\u00e9es \u00e0 l\u2019histoire aux \u00e9v\u00e9nements politiques et d\u2019autres \u00e0 l\u2019anatomie et \u00e0 la science sans oublier une place importante accord\u00e9e aux sculptures minimalistes de Fred Sandback&#8230;. La Serpentine Gallery pr\u00e9sente les sculptures de Rebecca Warren jusqu\u2019au 19 avril. Cette artiste r\u00e9alise des masses de terre dans lesquelles on distingue toujours une figure f\u00e9minine en cours de cr\u00e9ation. Ici les quatre salles sont abord\u00e9es de fa\u00e7on diff\u00e9rente et montrent plusieurs facettes du travail de l\u2019artiste. En plus d&rsquo;une v\u00e9ritable for\u00eat de sculptures, elle pr\u00e9sente des pi\u00e8ces g\u00e9om\u00e9triques en m\u00e9tal, des n\u00e9ons et de petites bo\u00eetes dans lesquelles on retrouve plusieurs aspects de ses recherches. A signaler \u00e0 Burlington Gardens l&rsquo;ancien mus\u00e9e de l\u2019homme derri\u00e8re la Royal Academy qui est occup\u00e9 par la galerie Haunch of Venison celle-ci propose sous le titre Mythologies jusqu&rsquo;au 25 avril un vaste ensemble d\u2019oeuvres d\u2019artistes tr\u00e8s connus. Une nouvelle installation de Kounellis avec des manteaux, des chaussures et des demi sph\u00e8res de m\u00e9tal par exemple et des travaux de Sophie Calle, Damien Hirst , Bill Viola parmi beaucoup d&rsquo;autres. A la Royal Academy justement, l\u2019exposition Andrea Palladio his Life and Legacy \u00e9voque toute la carri\u00e8re de l\u2019architecte. Elle pr\u00e9sente des mod\u00e8les de ses \u00e9difices \u00e0 Venise et Vicenza, des plans, des dessins, livres d\u2019archives et des portraits jusqu&rsquo;au 13 avril.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 28 f\u00e9vrier 2009<\/span> Apr\u00e8s Europop et les ann\u00e9es 1960 &#8211; 1970, le Kunsthaus de Zurich poursuit une exploration de la modernit\u00e9 au XXe si\u00e8cle sous le titre Hot Spots, il examine l&rsquo;activit\u00e9 artistique dans trois centres au premier abord p\u00e9riph\u00e9riques (par rapport \u00e0 New York et Paris) Rio de Janeiro, Milan- Turin et Los Angeles entre 1956 et 1969 jusqu&rsquo;au 3 mai. La m\u00eame institution nous propose Giacometti , l&rsquo;Egyptien jusqu&rsquo;au 24 mai. C&rsquo;est une formidable confrontation entre les \u00e9tudes de Giacometti dans ses carnets de croquis, ses sculptures et une vingtaine d&rsquo;oeuvres \u00e9gyptiennes appartenant aux mus\u00e9es de Berlin. Au Helmhaus, Boden und Wand, Wand und Fenster jusqu&rsquo;au 29 mars. Des interventions directement au sol d&rsquo;artistes allemands (Katharina Grosse), am\u00e9ricains (Polly Apfelbaum, Duane Zaloudek) et suisses (Bruno Jakob, Adrian Schiess, Christine Streuli, Niele Toroni). A la Kunsthalle les photographies d&rsquo;Annette Kelm jusqu&rsquo;au 26 avril et Audio, Video, Disco jusqu&rsquo;au 26 avril. Au Migrosmuseum Josephine Meckseper dont les installations et les films tentent (de mani\u00e8re peu convicante) de d\u00e9velopper une critique des liens entre l&rsquo;industrie am\u00e9ricaine et la guerre en Irak jusqu&rsquo;au 3 mai.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 14, 23 f\u00e9vrier 2009<\/span> A l&rsquo;Espace Arlaud on d\u00e9couvre la version 2009 d&rsquo;Accrochage jusqu&rsquo;au 29 mars + Jean Crotti. Se perdre dans ses yeux. 33 artistes ont \u00e9t\u00e9 retenus par un jury form\u00e9 d&rsquo;artistes et de commissaires d&rsquo;expositions. Ils appartiennent \u00e0 plusieurs g\u00e9n\u00e9rations, s&rsquo;expriment dans les techniques les plus diverses pour offrir un aper\u00e7u bienvenu de la cr\u00e9ation actuelle dans le canton de Vaud. L&rsquo;accrochage et la pr\u00e9sentation sont bien r\u00e9alis\u00e9s et montrent encore une fois \u00e0 quel point ces espaces se pr\u00eatent admirablement \u00e0 la pr\u00e9sentation de l&rsquo;art contemporain. Le mus\u00e9e de l\u2019Elys\u00e9e propose une exposition itin\u00e9rante consacr\u00e9e \u00e0 la vision de Los Angeles sur plus d\u2019un si\u00e8cle\u00a0: Le Paradis, ou presque Los Angeles (1865 \u2013 2008) jusqu\u2019au 19 avril. C\u2019est une exposition s\u00e9duisante organis\u00e9e par la Huntington Library et dont le titre anglais est This Side of Paradise\u00a0: Body and Landscape in L.A. Photographs qui regroupe par th\u00e8mes des travaux de personnalit\u00e9s tr\u00e8s diverses qui ont utilis\u00e9 la photographie. Les\u00a0 sept th\u00e8mes \u00e9voqu\u00e9s sont le jardin, le mouvement, le travail, se divertir, habiter, se battre et r\u00eaver. Il peut s\u2019agir de prises de vues documentaires comme d\u2019xuvres de photographes tr\u00e8s connus. Ainsi on note Ansel Adams, Andrew Weston, Robert Frank pour ne citer que quelques noms ou encore des tirages d\u2019artistes c\u00e9l\u00e8bres comme David Hockney, Ed Ruscha, John Baldessari. Certains reviennent r\u00e9guli\u00e8rement dans plusieurs sections comme Larry Sultan ( il a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9 ici en 2005) d\u2019autres n\u2019apparaissent qu\u2019une fois dans cet agr\u00e9able parcours. Fondation de l&rsquo;Hermitage, Lausanne, Christo et Jeanne-Claude Over the River. A Work in Progress jusqu&rsquo;au 24 mai 2009. Apr\u00e8s le mus\u00e9e cantonal des beaux-arts de Lausanne en 1987, la Fondation Beyeler en 1998 avec l&#8217;emballage des arbres du parc, le Centre Pasqu&rsquo;art \u00e0 Bienne en 2004 qui leur consacra une importante exposition, la Fondation de l&rsquo;Hermitage \u00e0 Lausanne permet de d\u00e9couvrir un projet en cours de Christo et Jeanne-Claude&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 6 f\u00e9vrier 2009<\/span> Centre Paul Klee A la recherche de l&rsquo;Orient de Bellini \u00e0 Klee jusqu&rsquo;au 24 mai. Apr\u00e8s le jardin, le Paradis et l&rsquo;Enfer en 2008, le Centre Paul Klee consacre l&rsquo;ann\u00e9e 2009 \u00e0 l&rsquo;Orient. Un th\u00e8me important chez l&rsquo;artiste auquel le centre se consacre, cet \u00e9l\u00e9ment est le point de d\u00e9part d&rsquo;une exposition consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;orientalisme d&rsquo;une part, aux voyages de Klee d&rsquo;autre part, en Tunisie, puis en Egypte. A c\u00f4t\u00e9 de la pr\u00e9sentation des oeuvres de Klee inspir\u00e9es par ces lieux, l&rsquo;exposition prend ces moments exceptionnels dans la carri\u00e8re de l&rsquo;artiste comme pr\u00e9texte pour suivre plusieurs pistes d&rsquo;explorations complexes. D&rsquo;une part pr\u00e9senter les artistes attir\u00e9s par l&rsquo;orientalisme avant Paul Klee, mais aussi proposer une s\u00e9lection d&rsquo;une trentaine de pi\u00e8ces exceptionnelles d&rsquo;art islamique. Une deuxi\u00e8me exposition va s&rsquo;attacher aux relations liant Orient et Occident dans l&rsquo;art d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sous le titre R\u00eave et R\u00e9alit\u00e9, art contemporain du Proche-Orient du 28 f\u00e9vrier au 16 ao\u00fbt. A partir du 30 mai l&rsquo;exposition de Bellini \u00e0 Klee sera modifi\u00e9e, renouvel\u00e9e sous le titre Paul Klee. Tapis du souvenir et mettra l&rsquo;accent sur l&rsquo;ornement dans l&rsquo;art du XXe si\u00e8cle. Un programme de concerts de musique orientale accompagne les expositons. Kunsthalle Slow Movement: Half and Whole jusqu&rsquo;au 22 mars. Sous le th\u00e8me du mouvement et d&rsquo;une forme de cin\u00e9tisme la Kunsthalle propose une importante exposition collective qui r\u00e9unit 16 artistes jusqu&rsquo;au 22 mars. On d\u00e9couvre notamment une installation de Markus Raetz, Frise \u00e9olienne, 2005. Le Mus\u00e9e historique nous propose une pr\u00e9sentation biographique et une mise en contexte du m\u00e9decin et savant Albrecht von Haller (1708 -1777), une exposition passionnante sur la science au XVIIIe si\u00e8cle et les multiples facettes d&rsquo;une personnalit\u00e9 hors du commun.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Riehen 24 janvier 2009<\/span> La Fondation Beyeler nous invite \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir aux motivations de ceux qui cr\u00e9ent des images et \u00e0 la puissance de leur impact sur le public \u00e0 travers les si\u00e8cles et les continents. Sous le titre La magie des images (Bildwelten), l&rsquo;Afrique, l&rsquo;Oc\u00e9anie et l&rsquo;art moderne jusqu&rsquo;au 24 mai. En partant des collections de la Fondation qui associent art moderne et art extra-europ\u00e9en, l&rsquo;exposition met en relation une quarantaine d&rsquo;oeuvres de C\u00e9zanne \u00e0 Rothko et pr\u00e8s de 200 sculptures issues des cultures africaines et oc\u00e9aniennes. Il s&rsquo;agit surtout de faire ressentir, \u00e9prouver cet impact des sculptures qui ont \u00e9t\u00e9 regroup\u00e9es par cultures dans chaque salle dans une pr\u00e9sentation jubilatoire qui s&rsquo;envole avec les poissons volants! Le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain pr\u00e9sente deux installations d&rsquo;Enrico David (1966) jusqu&rsquo;au 3 mai. Throat Plugs et Ultra Paste. La premi\u00e8re propose des autoportraits de l&rsquo;artiste coll\u00e9s sur des paravents et sur un \u00e9trange engin: fauteuil balan\u00e7oire dont le si\u00e8ge est remplac\u00e9 par un papier gonfl\u00e9 sur lequel figure un portrait grima\u00e7ant qui \u00e9voque les vid\u00e9os de Tony Oursler. La seconde est une chambre \u00e0 coucher tr\u00e8s d\u00e9pouill\u00e9e avec un texte d&rsquo;accompagnement qui sugg\u00e8re imm\u00e9diatement un rapport ironique aux Cells de Louise Bourgeois. Une approche tr\u00e8s simple sans sophistication technologique, mais de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences caract\u00e9risent ce travail qui prend ici un aspect plus solennel et mus\u00e9al que lors de l&rsquo;exposition particuli\u00e8rement fac\u00e9tieuse et diverses au ICA \u00e0 Londres en 2007.<\/p>\n<p>A la Kunsthalle \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage sup\u00e9rieur on d\u00e9couvre une installation et un film de 58&prime; de l&rsquo;artiste polonaise Goshka Macuga (1967). I Am Become Death jusqu&rsquo;au 8 mars. Elle \u00e9voque le voyage d&rsquo;Aby Warburg \u00e0 travers les Etats-Unis en 1896 et plus particuli\u00e8rement la c\u00e9r\u00e9monie du serpent chez les Hopis qui fascina l&rsquo;historien d&rsquo;art. Au rez c&rsquo;est une pr\u00e9sentation de Hannes Sch\u00fcpbach (1965) Stills and Movies jusqu&rsquo;au 22 mars.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Bilan 2008<\/span> Faut-il faire un bilan ou un palmar\u00e8s des expositions vues cette ann\u00e9e? Il y a \u00e9videmment un grand nombre de manifestations prestigeuses que je n&rsquo;ai pas eu l&rsquo;occasion de visiter, mais parmi celles que j&rsquo;ai vues une petite \u00e9vocation est bienvenue. L&rsquo;ann\u00e9e 2008 a d\u00e9but\u00e9 avec une exposition Max Bill \u00e0 Winterthour et s&rsquo;ach\u00e8ve avec une pr\u00e9sentation du m\u00eame artiste \u00e0 Zurich; les deux m&rsquo;ont beaucoup int\u00e9ress\u00e9. Puis est venue la r\u00e9trospective Hodler \u00e0 Berne tr\u00e8s belle, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par une version diff\u00e9rente au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay \u00e0 Paris. 2008 a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e de la c\u00e9l\u00e9bration de Louise Bourgeois avec une r\u00e9trospective vue \u00e0 Londres et \u00e0 Paris. La pr\u00e9sentation des travaux de Mark Wallinger \u00e0 Aarau a \u00e9t\u00e9 une tr\u00e8s bonne exp\u00e9rience et dans le m\u00eame esprit l&rsquo;excellente \u00e9vocation de la video suisse propos\u00e9e par le mus\u00e9e de Lucerne m\u00e9rite une mention particuli\u00e8re et peut-\u00eatre la premi\u00e8re place si l&rsquo;on veut faire un classement. L&rsquo;exposition Markus Schinwald au Migrosmuseum \u00e0 Zurich m&rsquo;a \u00e9galement fascin\u00e9. Enfin \u00e0 Lausanne deux \u00e9v\u00e9nements peuvent \u00eatre rappel\u00e9s la r\u00e9trospective Steichen au mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e et celle que le mus\u00e9e des beaux-arts consacre encore \u00e0 Th\u00e9ophile &#8211; Alexandre Steinlen. Et j&rsquo;allais oublier Sophie Calle \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale \u00e0 Paris! A vrai dire j&rsquo;avoue que si j&rsquo;ai consacr\u00e9 un peu plus de 30 articles \u00e0 des expositions cette ann\u00e9e, celles-ci m&rsquo;ont toutes parues int\u00e9ressantes: n&rsquo;ayant pas d&rsquo;obligations, je ne parle en principe que de ce qui me plait.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Chronique 2008 <\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 14 d\u00e9cembre 2008<\/span> Gen\u00e8ve propose le festival arbres et lumi\u00e8res 12 arbres et 12 artistes que l&rsquo;on d\u00e9couvre notamment dans le Jardin anglais et sur les quais jusqu&rsquo;au 4 janvier 2009.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 6 d\u00e9cembre 2008<\/span> A son tour le Haus konstrukiv c\u00e9l\u00e8bre le centenaire de la naissance de Max Bill par une importante exposition jusqu&rsquo;au 22 mars. Il est fascinant de constater que cet artiste peut susciter des pr\u00e9sentations aussi diff\u00e9rentes que celle propos\u00e9e \u00e0 Winterthour au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e et celle du Haus konstruktiv. Cette derni\u00e8re offre divers regards et points de vue sur l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artiste. Au rez-de-chauss\u00e9e sont r\u00e9unies six grandes toiles, alors que dans une tr\u00e8s grande salle utilis\u00e9e pour la premi\u00e8re fois sont pr\u00e9sent\u00e9es des sculptures mises en sc\u00e8ne par l&rsquo;artiste allemand Olaf Nicolai. A l&rsquo;\u00e9tage suivant on d\u00e9couvre des travaux du d\u00e9but de la carri\u00e8re de Max Bill. Plus haut on a reconstitu\u00e9 la premi\u00e8re r\u00e9trospective de l&rsquo;artiste pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Sao Paolo en 1951. Celle-ci fut mont\u00e9e selon les directives \u00e9crites et dessin\u00e9es de l&rsquo;artiste, car trop occup\u00e9 par son travail \u00e0 Ulm il ne pouvait faire le voyage. Une salle propose pr\u00e9cis\u00e9ment ces instructions. La conception d&rsquo;expositions fut pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;une des activit\u00e9s de Max Bill et c&rsquo;est une excellente mani\u00e8re de l&rsquo;\u00e9voquer. A signaler \u00e9galement qu&rsquo;un parcours didactique bas\u00e9 sur des panneaux d&rsquo;information est propos\u00e9 dans la ville. Le Migros Museum propose les peintures trash, v\u00e9h\u00e9mentes, \u00e9clat\u00e9es d&rsquo;une artiste anglaise Dawn Mellor (1970) jusqu&rsquo;au 8 f\u00e9vrier. Un groupe de 130 toiles affiche des portraits de personnalit\u00e9s connues sous le titre Vile Affections. Dans la seconde salle une peinture murale et de grandes compositions autour de la figure de Judy Garland dans Le Magicien d&rsquo;Oz sugg\u00e8rent une \u00e9nergie et une force critique \u00e9tonnante pour des peintures. La Kunsthalle pr\u00e9sente le Canadien Ian Wallace (1943) une litt\u00e9rature d&rsquo;images jusqu&rsquo;au 11 janvier. Des prises de vue dans la rue de grande dimension, associ\u00e9es \u00e0 des toiles qui jouent avec le format de l&rsquo;\u00eatre humain. Dans la salle r\u00e9serv\u00e9e aux petites expositions temporaires le Kunsthaus propose jusqu&rsquo;au 8 f\u00e9vrier 4 vid\u00e9os de Runa Islam, une artiste d&rsquo;origine pakistanaise. Elles sont mises en sc\u00e8ne par Tobias Putrih. Les films tous de 2008 sont projet\u00e9s sur de petits \u00e9crans par des appareils \u00e0 bobine qui font un bruit caract\u00e9ristique. L&rsquo;environnement est form\u00e9 de tubulures m\u00e9talliques et de feuilles de plastique qui constituent un labyrinthe dans lequel le visiteur circule. Les images ont un caract\u00e8re proche de l&rsquo;abstraction. Au sous-sol on d\u00e9couvre encore un film plus traditionnel de 2005 qui montre l&rsquo;attente d&rsquo;un groupe de chauffeurs de rickshaws sous le titre First Day of Spring. Lausanne Festival Les urbaines 4 &#8211; 6 d\u00e9cembre 2008 Berne 12 novembre 2008 Le mus\u00e9e des beaux-arts propose une exposition intitul\u00e9e Ego Documents , la part autobiographique dans l&rsquo;art contemporain jusqu&rsquo;au 15 f\u00e9vrier, confi\u00e9e \u00e0 la nouvelle conservatrice responsable de l&rsquo;art contemporain. Elle associe des cr\u00e9ations de jeunes artistes r\u00e9alis\u00e9es in situ \u00e0 des oeuvres plus anciennes sur le th\u00e8me de l&rsquo;autobiographie, de la documentations priv\u00e9e comme source d&rsquo;inspiration dans l&rsquo;art contemporain, un th\u00e8me central et tr\u00e8s vaste depuis une quarantaine d&rsquo;ann\u00e9es&#8230;. Par ailleurs trois expositions tr\u00e8s diff\u00e9rentes sont \u00e0 signaler au mus\u00e9e des beaux-arts de Berne: un accrochage th\u00e9matique de la collection qui met bien \u00e9vidence la qualit\u00e9 de celle-ci (jusqu&rsquo;au 1er f\u00e9vrier). Un superbe hommage \u00e0 James Lee Byars, une figure majeure de l&rsquo;art contemporain des ann\u00e9es 1960 &#8211; 1970 (jusqu&rsquo;au 1er f\u00e9vrier) et une r\u00e9trospective du grand graveur sur bois Emil Zbinden ( 1908 &#8211; 1991) pour marquer le centenaire de sa naissance (jusqu&rsquo;au 18 janvier).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 2 novembre 2008<\/span> Le Centre pour l&rsquo;image contemporaine \u00e0 Saint-Gervais pr\u00e9sente Version Beta, exp\u00e9rimentations en cours. Diff\u00e9rentes installations interactives associant art contemporain et nouveaux m\u00e9dias sont propos\u00e9es dans les salles jusqu&rsquo;au 14 d\u00e9cembre. Il existe \u00e9galement un programme de projections. Le Mamco quant \u00e0 lui a confi\u00e9 toutes ses salles \u00e0 Sylvie Fleury dont les oeuvres sont d\u00e9ploy\u00e9es sur 4 \u00e9tages. La collection demeure pr\u00e9sent\u00e9e dans certains espaces. Du ready made l\u00e9ger: bigoudis, sacs au plus lourd comme des autos crash\u00e9es, Sylvie Fleury r\u00e9unit les produits de l&rsquo;industrie (fus\u00e9es, autos, chaussures, etc.) et de la nature (quarz, champignons) sous un m\u00eame traitement industriel jusqu&rsquo;au 25 janvier.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 11 octobre 2008<\/span> Du 15 au 19 octobre Lausanne va vivre au rythme du LUFF, le Lausanne Underground Film and Music Festival proposera projections et concerts dans 5 lieux diff\u00e9rents. En plus des films en concours plusieurs hommages sont programm\u00e9s, notamment une \u00e9vocation de la Beat Generation avec le premier film de Casavetes, deux films de Robert Frank, un de Jonas Mekas&#8230;. Berne 30 octobre 2008 Le centre Paul Klee parvient toujours \u00e0 renouveler de fa\u00e7on \u00e9tonnante les regards sur l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artiste auquel il est consacr\u00e9. Actuellement et jusqu&rsquo;au 18 janvier sous le titre Mouvement dans l&rsquo;atelier, il documente deux aspects dans le travail de l&rsquo;artiste: d&rsquo;une part les diff\u00e9rents lieux dans lesquels il a v\u00e9cu et cr\u00e9\u00e9 et d&rsquo;autre part la mani\u00e8re dont il travaillait, la cuisine interne de ses travaux ce qui est tout \u00e0 fait passionnant. Au sous-sol on d\u00e9couvre la collection de 27 travaux de Klee r\u00e9unie par un collectionneur japonais jusqu&rsquo;au 8 f\u00e9vrier. Ici aussi le r\u00e9sultat est remarquable, car ces oeuvres sont mises en relation avec des travaux proches par les th\u00e8mes ou les dates appartenant au Centre, ce qui permet d&rsquo;offrir une pr\u00e9sentation in\u00e9dite, mais tr\u00e8s compl\u00e8te de l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artiste&#8230;. <span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 30 octobre 2008<\/span> Sous le titre Rivoluzione, un peu diff\u00e9rent du titre plus technique de la version londonienne de l&rsquo;exposition qui \u00e9tait Radical Light, le Kunsthaus de Zurich nous fait entrer dans l&rsquo;art italien entre 1885 et 1910 jusqu&rsquo;au 11 janvier. L&rsquo;exposition r\u00e9serve de nombreuses d\u00e9couvertes autour d&rsquo;artistes qui ont travaill\u00e9 entre symbolisme, divisionnisme et engagement social; la seconde g\u00e9n\u00e9ration de ces peintres a form\u00e9 le groupe futuriste et l&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve sur une petite section consacr\u00e9e \u00e0 ce mouvement. C&rsquo;est aussi une mani\u00e8re de situer le contexte de Giovanni Segantini un artiste tr\u00e8s pr\u00e9sent dans les collections de cette institution dont une dizaine de toiles sont pr\u00e9sent\u00e9es ici. On pourrait \u00e9galement mettre l&rsquo;exposition en relation avec la r\u00e9trospective Steinlen de Lausanne, car elle couvre la m\u00eame p\u00e9riode et l&rsquo;on retrouve des th\u00e8mes identiques. A signaler au Helmhaus une pr\u00e9sentation des films de Roman Signer jusqu&rsquo;au 18 janvier, l&rsquo;un des joyeux drilles de l&rsquo;art suisse, qui s&rsquo;attache \u00e0 cr\u00e9er des moments extraordinaires et d\u00e9lirants.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 23 octobre 2008<\/span> Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne propose jusqu&rsquo;au 25 janvier une vaste r\u00e9trospective de l&rsquo;oeuvre de Th\u00e9ophile-Alexandre Steinlen (1859 &#8211; 1923) pour marquer le 150\u00e8me anniversaire de la naissance de l&rsquo;artiste. Elle associe une approche chronologique et th\u00e9matique en m\u00e9langeant les diff\u00e9rentes techniques pratiqu\u00e9es par cette personnalit\u00e9 polyvalente, incroyablement prolifique&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Londres 21 octobre 2008<\/span> S\u00e9journer \u00e0 Londres du 17 au 20 octobre, c&rsquo;est visiter la ville alors que se d\u00e9roule Frieze une foire artistique qui voudrait devenir aussi importante que la foire de B\u00e2le. Et comme \u00e0 B\u00e2le, il y a plusieurs foires. Par ailleurs les galeries se sont mises sur leur 31 pour pr\u00e9senter de belles expositions (par exemple Henry Moore chez Hauser &amp; Wirth dans une mise en sc\u00e8ne de Zaha Hadid qui coupe le souffle). Quant aux espaces institutionnels, ils proposent tous des expositions qui ont d\u00e9but\u00e9 dans les jours ou les semaines qui pr\u00e9c\u00e8dent. Pour dire la v\u00e9rit\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e pass\u00e9e j&rsquo;ai visit\u00e9 Frieze \u00e0 Regent Park. Cette ann\u00e9e j&rsquo;ai commenc\u00e9 par Zoo derri\u00e8re la Royal Academy, qui est un peu l&rsquo;\u00e9quivalent de Liste \u00e0 B\u00e2le. A relever d&rsquo;ailleurs que les galeries suisses \u00e9taient tr\u00e8s pr\u00e9sentes gr\u00e2ce au soutien d&rsquo;un sponsor. Apr\u00e8s avoir cru \u00e9touffer dans Zoo, tant les espaces sont exigus et la foule importante (on y croisait sans doute beaucoup de personnes connues en ce vendredi apr\u00e8s-midi, je n&rsquo;ai su identifier que Nicholas Serrota), j&rsquo;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e9viter Frieze, sans manquer toutefois de faire un tour dans Regent Park qui est un site magnifique dans lequel sont pr\u00e9sent\u00e9es quelques interventions artistiques pendant la foire. J&rsquo;ai aussi profit\u00e9 de d\u00e9couvrir le RIBA qui se trouve \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres, le Royal Institute of British Architects, un superbe b\u00e2timent des ann\u00e9es 1930, qui dispose d&rsquo;une impressionnante librairie d&rsquo;architecture et propose des expositions. En ce moment on d\u00e9couvre les maquettes d&rsquo;Anish Kapoor pour des interventions de grandes dimensions notamment les stations du m\u00e9tro de Naples (jusqu&rsquo;au 8 novembre). La Serpentine Gallery proposait pendant ce week end, dans le pavillon estival con\u00e7u par Frank Gehri, un marathon d&rsquo;interventions artistiques qui r\u00e9unissait des personnalit\u00e9s tr\u00e8s connues, chacune disposait de 20 minutes pour affirmer un manifeste artistique. Le programme \u00e9tait all\u00e9chant, mais j&rsquo;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 poursuivre mon parcours des lieux d&rsquo;expositions (si vous voulez en savoir plus vous pouvez consulter la newsletter de Ben qui participait \u00e0 la manifestation). L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement est \u00e9videmment Bacon la r\u00e9trospective du centenaire \u00e0 la Tate Britain. Cette derni\u00e8re propose \u00e9galement la s\u00e9lection 2008 du Turner Prize (c&rsquo;est Mark Leckey qui a obtenu la prestigieuse distinction 1.12 08) et les sprinteurs engag\u00e9s par Martin Creed. A la Tate Modern, Dominique Gonzalez-Foerster occupe le Turbine Hall en d\u00e9veloppant une r\u00e9flexion prospective et ironique, de science-fiction sur l&rsquo;avenir du mus\u00e9e et de la sculpture en plein-air!. Ce lieu propose \u00e9galement les oeuvres de la derni\u00e8re p\u00e9riode de Mark Rothko et une \u00e9tonnante pr\u00e9sentation de l&rsquo;artiste br\u00e9silien Cildo Meireles qui propose des confrontations avec les mat\u00e9riaux les plus divers. La Royal Academy offre un regard, centr\u00e9 sur les artistes les plus prestigieux, dans les collections de la Fondation et de la famille Maeght. La Hayward Gallery propose Andy Warhol et un artiste sud-africain Robin Rhode dont la d\u00e9marche bas\u00e9e sur des dessins \u00e0 la craie et des performances est extr\u00eamement sympathique. La Serpentine Gallery a invit\u00e9 Gerhard Richter \u00e0 concevoir une installation sp\u00e9cifique sur le carr\u00e9 li\u00e9e \u00e0 un travail pour des vitraux qu&rsquo;il a r\u00e9alis\u00e9 r\u00e9cemment (jusqu&rsquo;au 16 novembre). L&rsquo;ICA pr\u00e9sente Roberto Cuoghi un artiste italien fascin\u00e9 par Babylone qui imagine ce qu&rsquo;\u00e9tait la musique et les sons de cette civilisations (jusqu&rsquo;au 23 novembre) et la Photographer&rsquo;s Gallery les portraits photographi\u00e9s et dessin\u00e9s de Dryden Goodwin (jusqu&rsquo;au 16 novembre) un travail fascinant. Ceci dit, s&rsquo;il y a une exposition qu&rsquo;il ne faut manquer sous aucun pr\u00e9texte, c&rsquo;est la remarquable r\u00e9alisation du Victoria &amp; Albert Museum sur les enjeux politiques de l&rsquo;art, du design et de l&rsquo;architecture pendant la guerre froide: Cold War Modern (jusqu&rsquo;au 11 janvier). J&rsquo;ai rarement vu des oeuvres d&rsquo;art ressortir aussi bien dans une exposition, puisque l&rsquo;on sent vraiment le contexte face auxquelles elles s&rsquo;expriment. 7 octobre 2008 Centenaire du manifeste futuriste Le centenaire du manifeste futuriste (publi\u00e9 le 20 f\u00e9vrier 1909) suscite plusieurs grands \u00e9v\u00e9nements enti\u00e8rement consacr\u00e9s \u00e0 ce mouvement pour certains, alors que d&rsquo;autres lui laissent une certaine place. Le Centre Pompidou ouvre le 15 octobre : Le futurisme \u00e0 Paris. Une avant-garde explosive jusqu&rsquo;au 16 janvier. Le Museo de arte Thyssen Bornemisza et la Fundacion Caja Madrid pr\u00e9sentent une grande exposition commune intitul\u00e9e 1914! The Avant-garde and the Great War avec 200 oeuvres r\u00e9alis\u00e9es entre 1913 et 1919 dans toute l&rsquo;Europe jusqu&rsquo;au 11 janvier. Quant \u00e0 l&rsquo;exposition du Kunsthaus de Zurich intitul\u00e9e: Rivoluzione! Les modernes italiens de Segantini \u00e0 Balla jusqu&rsquo;au 11 janvier 2009; elle d\u00e9bute avec le pointillisme et s&rsquo;ach\u00e8ve sur les futuristes. ( Un site sur le futurisme qui recense les manifestations autour de ce mouvement). Lausanne 27 septembre 2008 Dans le cadre de la nuit des mus\u00e9es le mus\u00e9e des beaux-arts pr\u00e9sentera une s\u00e9lection de vid\u00e9os f\u00e9ministes le 27 septembre 2008 de 14h. \u00e0 2h. du matin, en continu. Archizoom \u00e0 l&rsquo;EPFL de Lausanne rend hommage \u00e0 l&rsquo;architecte Jean Tschumi jusqu&rsquo;au 24 octobre 2008. (le 27 septembre dans le cadre de la nuit des mus\u00e9es plusieurs b\u00e2timents pourront \u00eatre visit\u00e9s).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le, Riehen 27 septembre 2008<\/span> La Fondation annonce que l&rsquo;exposition a re\u00e7u 185&rsquo;000 visiteurs au 22 janvier. Elle est prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 15 f\u00e9vrier 2009. Fondation Beyeler: Venise. De Canaletto \u00e0 Turner et Monet jusqu&rsquo;au 25 janvier 2009. C&rsquo;est pour marquer le centi\u00e8me anniversaire du s\u00e9jour de Monet \u00e0 Venise d&rsquo;octobre \u00e0 d\u00e9cembre 1908 que la Fondation Beyeler a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;organiser une grande exposition consacr\u00e9e \u00e0 Venise vue par les peintres. Elle se concentre sur la p\u00e9riode 1880 &#8211; 1910, mais consacre des salles aux pr\u00e9d\u00e9cesseurs avec Canaletto, Guardi et Turner tr\u00e8s largement repr\u00e9sent\u00e9 par une salle de toiles et une salle d&rsquo;aquarelles. Un ensemble important d&rsquo;oeuvres de Monet forme ainsi le coeur de cette exposition particuli\u00e8rement prestigieuse&#8230;. Au mus\u00e9e des beaux-arts sont propos\u00e9es deux expositions \u00e9troitement li\u00e9es aux riches collections de l&rsquo;institution: La magie des choses, nature morte 1500 &#8211; 1800 jusqu&rsquo;au 4 janvier 2009. Cette exposition r\u00e9alis\u00e9e conjointement avec le St\u00e4del de Francfort offre un parcours depuis les d\u00e9buts de la nature morte vers 1500 jusqu&rsquo;au 18\u00e8me si\u00e8cle et s&rsquo;ach\u00e8ve sur des oeuvres de Chardin. Les yeux enchant\u00e9s, dessins et estampes surr\u00e9alistes dans les collections du mus\u00e9e jusqu&rsquo;au 18 janvier pr\u00e9sente les travaux sur papier d&rsquo;une quinzaine d&rsquo;artistes li\u00e9s au surr\u00e9alisme. A la Kunsthalle Rooms look back jusqu&rsquo;au 16 novembre: trois d\u00e9marches: Ursula Mayer, Margaret Salmon et Rosa Barba qui dans leurs films ou vid\u00e9os \u00e9tablissent une relation entre l&rsquo;image, la psychologie et l&rsquo;architecture. Un projet tr\u00e8s int\u00e9ressant, \u00e0 relever en particulier le film d&rsquo;Ursula Mayer intitul\u00e9 Le D\u00e9jeuner en fourrure, 2008 qui cr\u00e9e une rencontre imaginaire entre Meret Oppenheim, Dora Maar et Jos\u00e9phine Baker dans une architecture moderniste. Enfin au Mus\u00e9e Tinguely: Aeppli schenkt Aeppli jusqu&rsquo;au 1er f\u00e9vrier 2009.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vevey 13 et 25 septembre 2008<\/span> Vevey Cabinet cantonal des estampes: Raymond Meyer un atelier d&rsquo;impression au jour le jour: 26 septembre &#8211; 11 janvier 2009. ( 1\u00e8re s\u00e9quence jusqu&rsquo;au 14 octobre) Le cabinet des estampes rend hommage \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 du taille-doucier Raymond Meyer actif \u00e0 Pully et \u00e0 Lutry. L&rsquo;exposition prend l&rsquo;aspect d&rsquo;une manifestation en mouvement avec un nouvel accrochage des gravures tous les 15 jours pour pr\u00e9senter les activit\u00e9s de l&rsquo;atelier dans leur diversit\u00e9 avec les travaux de trois g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;artistes (de 80 \u00e0 22 ans) et offrir un regard sur des archives impressionnantes accumul\u00e9es en 40 ans de travail intense et obstin\u00e9. Les \u00e9preuves sont suspendues librement sans cadre comme lorsqu&rsquo;elles sont examin\u00e9es par le graveur dans l&rsquo;atelier&#8230;. Images 08 propose des photographies dans toute la ville notamment sur les b\u00e2timents jusqu&rsquo;au 30 septembre. Par ailleurs le mus\u00e9e Jenisch pr\u00e9sente sous le titre Reconnaissances 1969 &#8211; 2007 une r\u00e9trospective du photographe bernois Balthasar Burkhard jusqu&rsquo;au 11 janvier 2009. En plus des grands tirages photographiques on appr\u00e9cie l&rsquo;ensemble des travaux de l&rsquo;artiste r\u00e9alis\u00e9s en h\u00e9liogravure.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Aarau, Soleure 5 septembre 2008<\/span> Tout l&rsquo;\u00e9tage du rez-de-chauss\u00e9e du Kunsthaus d&rsquo;Aarau et une salle du sous-sol sont consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;exposition Mark Wallinger jusqu&rsquo;au 16 novembre, pris entre paradis et enfer. Sans \u00eatre une r\u00e9trospective, cette pr\u00e9sentation associe divers travaux r\u00e9alis\u00e9s depuis 1988 jusqu&rsquo;en 2007. L&rsquo;exposition montre comment un cr\u00e9ateur peut r\u00e9fl\u00e9chir depuis sa position d&rsquo;artiste aux probl\u00e8mes de notre temps, en formulant des questions qui interrogent le mode d&rsquo;expression artistique et les probl\u00e9matiques actuelles qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;identit\u00e9, de la religion, du quotidien, de la guerre ou encore du sport&#8230;. Mark Wallinger met brillamment en espace une vision shakespearienne du monde contemporain dans tout ce qu&rsquo;il a d&rsquo;absurde et d&rsquo;incompr\u00e9hensible. Le cxur du mus\u00e9e des beaux-arts de Soleure balance toujours entre art nouveau, le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, qui forme le point fort de sa collection et art contemporain. On trouve cette double pr\u00e9occupation dans la pr\u00e9sentation des xuvres du peintre genevois pointilliste et symboliste Alexandre Perrier (1862 &#8211; 1936) qui est associ\u00e9 \u00e0 des xuvres de Hodler, Amiet, Albert Trachsel, Giovanni Giacometti et deux contemporains Michel Grillet et Albrecht Schnider jusqu&rsquo;au 23 novembre. Une exposition que l&rsquo;on verra \u00e0 Gen\u00e8ve d\u00e8s mars 2009 Bienne 5 septembre 2008 Les journ\u00e9es photographiques de Bienne du 5 au 28 septembre sous le titre Make believe nous invitent \u00e0 d\u00e9couvrir une vingtaine de photographes autour du th\u00e8me de la mise en sc\u00e8ne. Loin des grands noms qui ont marqu\u00e9 ces d\u00e9veloppements de Cindy Sherman \u00e0 Jeff Wall ou Andreas Gursky, les journ\u00e9es de Bienne nous proposent un \u00e9tat de la question sur la sc\u00e8ne essentiellement helv\u00e9tique, en pr\u00e9sentant des photographes connus ou moins connus&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Winterthour 31 ao\u00fbt 2008<\/span> Giorgio de Chirico (1888 &#8211; 1978) jusqu&rsquo;au 23 novembre. Le mus\u00e9e des beaux-arts de Winterthour poss\u00e8de l&rsquo;un des plus importants autoportraits de de Chirico datant de 1924. C&rsquo;est l&rsquo;occassion d&rsquo;explorer les richesses des collections suisses autour de ce peintre en pr\u00e9sentant des oeuvres r\u00e9alis\u00e9es de 1909 \u00e0 1971. Une soixantaine de peintures, 20 dessins et des estampes permettent de construire une r\u00e9trospective de l&rsquo;artiste m\u00e9taphysique italien.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 31 ao\u00fbt 2008<\/span> Deux figures marquantes de l&rsquo;avant-garde underground des ann\u00e9es 1970 &#8211; 1980 sont au programme \u00e0 Zurich en ce moment. La Kunsthalle de Zurich rend un hommage au cin\u00e9aste Derek Jarman, (1942 &#8211; 1994) par une exposition con\u00e7ue par l&rsquo;artiste britannique Isaac Julien jusqu&rsquo;au 2 novembre. Quant au Migrosmuseum il pr\u00e9sente le metteur en sc\u00e8ne polonais Tadeusz Kantor (1915 &#8211; 1990) jusqu&rsquo;au 26 octobre. En proposant des photographies de ses mises en sc\u00e8ne, mais aussi des dessins, des peintures et des installations li\u00e9es \u00e0 ses principales productions. Deux films sont projet\u00e9s celui d&rsquo;Andrej Wajda consacr\u00e9 \u00e0 la Classe morte, (1976, 72&prime;), la mise en sc\u00e8ne la plus connue de Kantor cr\u00e9\u00e9e en 1975 et un autre qui pr\u00e9sente la production intitut\u00e9e Wielopole, Wielopole, 1980. Ces deux expositions soul\u00e8vent la question des archives et de la m\u00e9moire de d\u00e9marches artistiques polyvalentes qui ont marqu\u00e9 la sc\u00e8ne artistique \u00e0 un moment donn\u00e9, mais qui, par des productions \u00e9chappant en principe au domaine de recherches des mus\u00e9es traditionnels, risquent de dispara\u00eetre ; du moins dans leur caract\u00e8re pluridisciplinaire et complexe. A signaler \u00e9galement une nouvelle exposition au Haus konstruktiv consacr\u00e9e \u00e0 Beat Zoderer.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 1er ao\u00fbt 2008<\/span> Le Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts a invit\u00e9 5 artistes ou groupes d&rsquo;artistes \u00e0 prendre position sur les collections du mus\u00e9e. Le titre est: Eclairages. Regards sur les collections du mus\u00e9e jusqu&rsquo;au 14 septembre. Il est franchement un peu trompeur, car les collections sont tr\u00e8s peu pr\u00e9sentes dans cette pr\u00e9sentation et gu\u00e8re mises en valeur. Il s&rsquo;agit plut\u00f4t d&rsquo;interventions des artistes invit\u00e9s autour de la th\u00e9matique des espaces actuels \u00e0 disposition du mus\u00e9e et du site futur qu&rsquo;il esp\u00e8re occuper. La premi\u00e8re salle est occup\u00e9e par une installation sonore d&rsquo;Ariane Epars, inventaire des noms d&rsquo;artistes enregistr\u00e9s dans la collection. La deuxi\u00e8me par quatre cubes propos\u00e9s par Caroline Bachmann et Stefan Banz dans lesquels sont accroch\u00e9s des oeuvres. Puis vient une intervention d&rsquo;Ilona Ruegg autour des caisses de transport abritant la collection Planque (un travail un peu dans l&rsquo;esprit de Maria Eichhorn). Les trois salles suivantes sont occup\u00e9es par des r\u00e9flexions sur le climat de Jean-Gilles D\u00e9costerd et Catherine Cotting. Enfin les quatre derni\u00e8res salles sont investies par Robert Ireland qui associe des photographies de fragments de cadres et d&rsquo;anciennes photos des accrochages \u00e0 la pr\u00e9sentation de quelques toiles. L&rsquo;ensemble des r\u00e9alisations sont int\u00e9ressantes, mais elles ne donnent qu&rsquo;un aper\u00e7u tr\u00e8s minimaliste des collections \u00e0 l&rsquo;exemple des \u00ab\u00a0Contacts\u00a0\u00bb de Robert Ireland! Il me semble que chaque artiste nous dit \u00e0 sa mani\u00e8re que le mus\u00e9e n&rsquo;est qu&rsquo;un bric \u00e0 brac incompr\u00e9hensible avec des probl\u00e8mes mat\u00e9riels: ranger des caisses, r\u00e9gler la lumi\u00e8re, le climat. Dans ce cas il devrait y avoir une r\u00e9ponse!<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Avignon et Arles 24 07 2008<\/span> Avignon Collection Lambert et Grande Chapelle du Palais des Papes: Douglas Gordon O\u00f9 se trouvent les clefs? jusqu&rsquo;au 2 novembre 2008. Douglas Gordon a investi tous les espaces de la Fondation Lambert \u00e0 Avignon y-compris les fa\u00e7ades ext\u00e9rieures sur lesquelles il a inscrit des inscriptions \u00e0 la mani\u00e8re de graffitis au chablon. Par ailleurs il a produit une installation vid\u00e9o pour la grande chapelle du Palais des Papes. Celle-ci a \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9e dans ce monument avec des animaux, notamment des \u00e2nes et des charmeurs de serpents et de scorpions indiens. Vous trouverez \u00e9galement quelques remarques sur les spectacles que j&rsquo;ai pu voir \u00e0 Avignon du 19 au 21 juillet&#8230;. Les rencontres d&rsquo;Arles ont invit\u00e9 le couturier Christian Lacroix comme commissaire cette ann\u00e9e jusqu&rsquo;au 14 septembre (Attention certains lieux ferment plus t\u00f4t). Ce dernier a saisi l&rsquo;occasion pour dresser un inventaire de ses sources d&rsquo;inspiration et de ses relations amicales avec des photographes, il \u00e9tablit aussi une sorte d&rsquo;encyclop\u00e9die photographique de la mode. L&rsquo;ensemble est assez impressionnant par un \u00e9trange m\u00e9lange d&rsquo;\u00e9nergie, de savoir encyclop\u00e9dique et de narcissisme, mais doit avant tout int\u00e9resser les personnes passionn\u00e9es par la mode. L&rsquo;\u00e9tape la plus r\u00e9ussie est peut-\u00eatre l&rsquo;exposition au mus\u00e9e R\u00e9attu dans laquelle les cr\u00e9ations du couturier sont mises en relation avec les collections du mus\u00e9e&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Assens 16 07 2008<\/span> Le centre culturel d&rsquo;Assens nous invite sous le titre Les sens en tous sens \u00e0 une longue balade le long du Talent et des champs de bl\u00e9 (ceux-ci seront bient\u00f4t tous coup\u00e9s !) d&rsquo;Assens \u00e0 Malapalud. Il faut bien compter 2 heures de marche pour faire tout le parcours qui permet de d\u00e9couvrir 39 travaux qui rel\u00e8vent des genres et des approches les plus divers de la sculpture&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Neuch\u00e2tel 14 07 2008<\/span> La r\u00e9trospective consacr\u00e9e \u00e0 Th\u00e9ophile Robert (1879 &#8211; 1954) par le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Neuch\u00e2tel est organis\u00e9e par th\u00e8mes et non chronologiquement, ce qui rend un peu difficile la perception de l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;oeuvre. Par contre cette approche fait ressortir les peintures dans leur sp\u00e9cificit\u00e9 et met bien en \u00e9vidence la singularit\u00e9 de leur qualit\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">1er juillet 2008<\/span> En Valais dans la vall\u00e9e de Conches des interventions artistiques entre M\u00fcnster et Ulrichen sous le titre A travers champs \/ Querfeldein jusqu&rsquo;au 18 ao\u00fbt. A la suite d&rsquo;un travail d\u00e9velopp\u00e9 par l&rsquo;\u00e9cole cantonale d&rsquo;art du Valais sur l&rsquo;art dans l&rsquo;espace public. J&rsquo;ai manqu\u00e9 la pr\u00e9sentation du parcours, mais remarqu\u00e9 une pi\u00e8ce surprenante pr\u00e8s d&rsquo;un site remarquable pour ses granges anciennes. &#8211;<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Winterthour 8 juillet 2008<\/span> Lisa Hoever (n\u00e9e en 1952): Zwischen den Dingen jusqu&rsquo;au 3 ao\u00fbt. Le mus\u00e9e des beaux-arts de Winterthour pr\u00e9sente les peintures et les aquarelles de Lisa Hoever, une artiste n\u00e9e en Allemagne, mais qui vit \u00e0 Berne depuis 20 ans. Elle s&rsquo;inspire du monde v\u00e9g\u00e9tal, plantes et fleurs coup\u00e9es pour cr\u00e9er des peintures puissantes et envo\u00fbtantes.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 4 juillet 2008<\/span> Au Mamco en plus des variations sur la pr\u00e9sentation des collections on d\u00e9couvre deux expositions monographiques: Cycloptically: Christian Marclay, Honk if you love silence au 4\u00e8me \u00e9tage et Philippe Ramette Gardons nos illusions au deuxi\u00e8me \u00e9tage jusqu&rsquo;au 21 septembre. Le mus\u00e9e Rath et le cabinet des estampes sont ferm\u00e9s, par contre on d\u00e9couvrira des dessins d&rsquo;Adolphe Appia \u00e0 la maison Tavel jusqu&rsquo;au 17 ao\u00fbt. Christian Marclay (n\u00e9 en 1955) est un musicien exp\u00e9rimental qui s&rsquo;exprime \u00e9galement dans les arts visuels. En 1995, il s&rsquo;est fait conna\u00eetre par une vid\u00e9o (Telephones) rassemblant des sc\u00e8nes d&rsquo;acteurs au t\u00e9l\u00e9phone dans de nombreux films qui a connu un immense succ\u00e8s. L&rsquo;exposition du Mamco montre qu&rsquo;il a poursuivi dans le m\u00eame esprit en pratiquant, l&rsquo;inventaire, l&rsquo;archivage, puis l&rsquo;assemblage d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments divers li\u00e9s aux sons, \u00e0 la musique, aux instruments ou au silence. Cette exposition est d&rsquo;ailleurs tout \u00e0 fait silencieuse. ( Une visite sur Youtube vous permet par contre de trouver de nombreux exemples sonores de son travail et un entretien int\u00e9ressant).<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Martigny 1er juillet 2008<\/span> Balthus \u00e0 la Fondation Gianadda jusqu&rsquo;au 23 novembre 2008. Bien qu&rsquo;il y ait eu plusieurs expositions Balthus en Suisse au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, celle-ci parait assez originale et permet de s&rsquo;interroger sur l&rsquo;oeuvre de ce peintre. L&rsquo;exposition met davantage l&rsquo;accent sur les toiles des ann\u00e9es 1920-1930 que sur celles de la seconde partie de la vie de l&rsquo;artiste bien qu&rsquo;elles soient \u00e9galement repr\u00e9sent\u00e9es. Elle met en \u00e9vidence une double attraction pour la tradition de la peinture, en particulier les oeuvres italiennes du 15\u00e8me si\u00e8cle Masaccio, Piero della Francesca et pour le r\u00e9alisme des ann\u00e9es 1920-1930 incarn\u00e9 par Andr\u00e9 Derain en France et Ren\u00e9 Auberjonois en Suisse et par ailleurs une attraction pour le fantastique, l&rsquo;\u00e9trange, la suspension du temps, le myst\u00e8re des rencontres et de la peinture.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Payerne 21 juin 2008<\/span> L&rsquo;exposition estivale de cette ann\u00e9e est consacr\u00e9e \u00e0 Pietro Sarto (1930), peintre, graveur ou bien est-ce plut\u00f4t graveur, peintre?&#8230; Payerne, premier jour de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, l&rsquo;un des premiers jours de beau temps depuis des semaines. Les environs de l&rsquo;abbatiale sont entour\u00e9s de sc\u00e8nes \u00e0 l&rsquo;occassion de la f\u00eate de la musique, dans la cour int\u00e9rieure des rappeurs et quelques m\u00e8tres plus loin sur l&rsquo;esplanade une fanfare joue, quel \u00e9trange m\u00e9lange. L&rsquo;abbatiale est vide, une personne assise seulement, magnifique espace roman qui abrite des fresques et des chapiteaux toujours fascinants. Ces quelques visages de l&rsquo;an mil que l&rsquo;on regarde, qui nous regardent avec une vitalit\u00e9 incroyable.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Zurich 11 juin et 8 juillet 2008<\/span> La mise en sc\u00e8ne de l&rsquo;exposition Shifting Identities du Kunsthaus a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue par le designer Alfredo H\u00e4berli (n\u00e9 en 1964). On trouve d&rsquo;ailleurs une maquette de cette r\u00e9alisation dans la vaste exposition consacr\u00e9e \u00e0 son travail mis en relation avec l&rsquo;histoire du design qu&rsquo;il propose au mus\u00e9e des arts d\u00e9coratifs de Zurich jusqu&rsquo;au 21 septembre&#8230;. Quant au Haus konstruktiv il rend hommage \u00e0 Andreas Christen (1936 &#8211; 2006) jusqu&rsquo;au 2 ao\u00fbt. Un artiste designer auquel on doit notamment les bo\u00eetes aux lettres de nos immeubles con\u00e7ues dans les ann\u00e9es 1970. Ses recherches picturales et plastiques sont centr\u00e9es sur le monochrome blanc et le mouvement des formes dans l&rsquo;espace. Zurich Kunsthaus Shifting Identities (art (suisse) d&rsquo;aujourd&rsquo;hui) jusqu&rsquo;au 31 ao\u00fbt. Le Kunsthaus dresse un \u00e9tat des lieux de l&rsquo;art contemporain centr\u00e9 sur les artistes suisses, il est aussi ouvert \u00e0 des ressortissants d&rsquo;autres pays. De plus il montre beaucoup d&rsquo;artistes romands. Pr\u00e8s de 70 cr\u00e9ateurs dont les \u0153uvres sont r\u00e9parties dans la salle d&rsquo;exposition temporaire, dans la collection, dans la ville et m\u00eame \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport. Le th\u00e8me de l&rsquo;identit\u00e9 est trait\u00e9 assez litt\u00e9ralement avec plusieurs travaux consacr\u00e9s au th\u00e8me du drapeau ( par exemple Huber\/ Huber White Flag \/ Erased Flag) ou du passeport. La migration, le nomadisme est \u00e9voqu\u00e9e de mani\u00e8re embl\u00e9matique par la vid\u00e9o d&rsquo;Adrian Paci Centro di Permanenza temporanea 2007 qui apparait sur l&rsquo;affiche de l&rsquo;exposition. ( A signaler ce site sur nationalisme et critique du nationalisme dans l&rsquo;art contemporain: http:\/\/www.publicpreparation.org\/<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 8 juin 2008<\/span> Jusqu&rsquo;au 8 juin B\u00e2le est la capitale de l&rsquo;art et du march\u00e9 de l&rsquo;art avec diverses foires tr\u00e8s courues et anim\u00e9es. Les artistes suisses b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement de cette vitrine avec l&rsquo;exposition des Swiss Art Awards (anciennement bourses f\u00e9d\u00e9rales, quelques photos en suivant ce lien.) jusqu&rsquo;au 8 juin. Art Unlimited propose de nombreuses installations en tout genre illustrant une grande vari\u00e9t\u00e9 de d\u00e9marches qui appartiennent \u00e0 des courants et des p\u00e9riodes diff\u00e9rentes. D&rsquo;entr\u00e9e un ensemble tubulaire blanc de Kerim Seiler MgBeth, 2007 survole une installation de blocs en b\u00e9ton de Carl Andr\u00e9 Lament for the Children 1976\/1996. Les artistes suisses sont bien pr\u00e9sents avec Pipilotti Rist, Ian Ann\u00fcll qui propose une installation sur le th\u00e8me des Dormeurs associant des photographies et de petites toiles qui portent l&rsquo;inscription r\u00eave, Emmanuelle Antille, Fabrice Gygi, Thomas Hirschhorn, Shahryar Nashat et Seiler d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9. Au fond de la halle on d\u00e9couvre la pi\u00e8ce la plus spectaculaire un v\u00e9ritable wagon de chemin de fer chinois Staring into Amnesia de Qiu Anxiong. Sur les fen\u00eatres de chaque c\u00f4t\u00e9 on peut voir des projections associant des fragments de documentaires et des \u00e9l\u00e9ments film\u00e9s par l&rsquo;artiste. On peut aussi entrer, s&rsquo;asseoir sur une banquette et regarder les films qui traitent de la m\u00e9moire et de l&rsquo;oubli. A signaler aussi en soir\u00e9e un progamme de films d&rsquo;artistes pr\u00e8s de la Kunsthalle, en particulier vendredi la projection d&rsquo;un travail r\u00e9cent d&rsquo;Isaac Julien consacr\u00e9 \u00e0 Derek Jarman qui a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une exposition \u00e0 la Serpentine Gallery \u00e0 Londres.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 3 juin 2008<\/span> Fernand L\u00e9ger Paris- New York jusqu&rsquo;au 7 septembre. Habituellement on consid\u00e8re qu&rsquo;apr\u00e8s des d\u00e9buts prometteurs l&rsquo;art de L\u00e9ger s&rsquo;est d\u00e9grad\u00e9 pour r\u00e9pondre \u00e0 ses aspirations militantes par une simplification de plus en plus marqu\u00e9e et la recherche d&rsquo;un langage accessible et populaire. L&rsquo;exposition de la Fondation Beyeler tente de renverser cette approche en montrant les sp\u00e9cificit\u00e9s de la carri\u00e8re am\u00e9ricaine de Fernand L\u00e9ger. Bex, Payerne 1er juin 2008 Deux expositions estivales ouvrent leurs portes le 1er juin: la sculpture en plein air investit le site magnifique du parc de Szilazy \u00e0 Bex arts jusqu&rsquo;au 28 septembre. Alors que Pietro Sarto occupe le mus\u00e9e de Payerne pour pr\u00e9senter ses gravures et ses peintures a\u00e9riennes jusqu&rsquo;au 14 septembre.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 28 mai 2008<\/span> L&rsquo;installation de Sophie Calle et Daniel Buren Prenez soi de vous, propos\u00e9e \u00e0 Venise en 2007 est visible \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale \u00e0 Paris, site Richelieu, salle Labrouste jusqu&rsquo;au 8 juin 2008. La salle de lecture de la BNF. rue Richelieu est un espace architectural historique magnifique qui a perdu son usage. L&rsquo;invitation \u00e0 Sophie Calle de venir pr\u00e9senter prenez soin de vous est une id\u00e9e excellente et le r\u00e9sultat est vraiment tr\u00e8s prenant&#8230;. Dans la m\u00eame institution, on d\u00e9couvre une importante r\u00e9trospective des lithographies de Daumier \u00e0 l&rsquo;occasion du bicentenaire de la naissance de l&rsquo;artiste jusqu&rsquo;au 8 juin \u00e9galement. A Beaubourg Traces du sacr\u00e9 est une vaste pr\u00e9sentation autour de la pr\u00e9occupation du sacr\u00e9 chez les artistes du 19\u00e8me si\u00e8cle \u00e0 aujourd&rsquo;hui visible jusqu&rsquo;au 11 ao\u00fbt. On retrouve un peu les m\u00eames protagonistes que dans les expositons sur la musique et sur la naissance de l&rsquo;abstraction pr\u00e9sent\u00e9es il y a quelques ann\u00e9es. Apr\u00e8s une br\u00e8ve \u00e9vocation du romantisme allemand on passe \u00e0 toutes les formes du symbolisme et les \u00e9volutions avant-gardistes de la guerre de 1914. L&rsquo;exposition Patty Smith Land 250 \u00e0 la Fondation Cartier pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un compl\u00e9ment \u00e0 Traces du sacr\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e jusqu&rsquo;au 22 juin. En effet en plus des dessins de photographies et de films cette exposition est con\u00e7ue comme trois hommages \u00e0 Arthur Rimbaud, Ren\u00e9 Daumal et Robert Mapplethorpe. La mort et la pr\u00e9sence des morts y occupent une place centrale. Par contraste \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage on d\u00e9couvre les arrangements d&rsquo;un designer italien Andrea Branzi autour du th\u00e8me du vase de fleurs. Installation accompagn\u00e9e d&rsquo;une musique originale de Patti Smith. La r\u00e9trospective Lovis Corinth propos\u00e9e par le mus\u00e9e d&rsquo;Orsay jusqu&rsquo;au 22 juin et qui sera aussi visible \u00e0 Leipzig et \u00e0 Ratisbonne est tr\u00e8s impressionnante. Assur\u00e9ment si l&rsquo;on conna\u00eet peut-\u00eatre quelques autoportraits du peintre, le reste de son xuvre est rarement montr\u00e9. Non seulement les toiles mais aussi les dessins et les aquarelles sont une r\u00e9v\u00e9lation. Enfin au Grand Palais Figuration narrative Paris 1960 &#8211; 1972 est pr\u00e9sent\u00e9e jusqu&rsquo;au 13 juillet. L&rsquo;exposition associe un regard chronologique et th\u00e9matique et pr\u00e9sente quelques points forts monographiques, ainsi que deux grandes compositions collectives autour de quatre th\u00e8mes principaux: les mythologies quotidiennes, les citations picturales sous la forme de d\u00e9tournement, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour le roman noir et la figuration politique&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 15 mai 2008<\/span> Centre Paul Klee: Jenseits von Eden. Paul Klee au jardin des merveiles. (Eine Gartenschau in Paul Klees Zaubergarten) jusqu&rsquo;au 31 ao\u00fbt. Apr\u00e8s la musique et le th\u00e9\u00e2tre, le Centre Paul Klee \u00e0 Berne consacre une exposition \u00e0 la nature dans l&rsquo;oeuvre de Paul Klee. Un th\u00e8me fondamental dont les divers aspects sont pr\u00e9sent\u00e9s ici. A noter que cette exposition sera \u00e9galement visible en Scandinavie au mus\u00e9e de Bergen notamment qui poss\u00e8de un fond Klee important. Un \u00e9v\u00e9nement \u00e0 signaler: du 31 mai au 4 juin le centre sera ouvert sans interruption \u00e0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;exposition Lost Paradise &#8211; Der Blick des Engels pr\u00e9sent\u00e9e par ailleurs jusqu&rsquo;au 26 octobre. Cette exposition propos\u00e9e au sous-sol est con\u00e7ue comme antith\u00e8se au jardin des merveilles en \u00e9voquant le paradis perdu et des sc\u00e9narios catastrophe. Par ailleurs dans les environs du centre diff\u00e9rentes installations artistiques joueront avec le paysage. La Kunsthalle pr\u00e9sente les installations color\u00e9es de Gerwald Rockenschaub (1952) jusqu&rsquo;au 27 juillet. Un artiste autrichien qui \u00e9tait tr\u00e8s pr\u00e9sent dans la Documenta 12 l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re. Au mus\u00e9e historique: Charles le T\u00e9m\u00e9raire (1433 &#8211; 1477) jusqu&rsquo;au 24 ao\u00fbt. Cette exposition nous conte l&rsquo;\u00e9trange et triste histoire du duc Charles de Bourgogne. Prince de la Renaissance qui accumula des richesses sans pr\u00e9c\u00e9dent et voulut devenir roi et peut-\u00eatre m\u00eame empereur. Il \u00e9choua, voulut gagner la gloire par ses exploits belliqueux, rencontra les Conf\u00e9d\u00e9r\u00e9s \u00e0 Grandson et \u00e0 Morat qui lui inflig\u00e8rent une cuisante d\u00e9faite et par l\u00e0 m\u00eame s&#8217;empar\u00e8rent d&rsquo;un gigantesque butin. Le duc en effet se d\u00e9pla\u00e7ait avec sa cour et toutes ses richesses! Pr\u00e9senter cette figure signifie montrer tous les aspects de la production artistique des anciens Pay-Bas au 15e si\u00e8cle non seulement avec des peintres aussi fameux que Roger van der Weyden, Memling, Simon Marmion, Hugo van der Goes, mais aussi la vaisselle, les bijoux, les sculptures, m\u00e9dailles, enluminures, retables, tapisseries, v\u00eatements d&rsquo;\u00e9glise, soit avec des oeuvres originales, soit par des r\u00e9pliques d&rsquo;\u00e9poque ou des fac-simil\u00e9s et des projections. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une superbe mise en contexte, \u00e0 la fois claire et synth\u00e9tique, de l&rsquo;un des moments les plus fascinants de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art et d&rsquo;un \u00e9pisode important de l&rsquo;histoire suisse. Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne propose jusqu&rsquo;au 10 ao\u00fbt une vaste r\u00e9trospective Ferdinand Hodler, intitul\u00e9e Hodler une vision symboliste. Un colloque pour faire le point de la recherche sur cet artiste aura lieu le 17 et le 18 avril. D&rsquo;autre part la parution du premier volume du catalogue raisonn\u00e9 des peintures consacr\u00e9 au paysage est annonc\u00e9 pour novembre 2008, (Hodler a peint plus de 2&rsquo;000 toiles et on recense plus de 12&rsquo;000 dessins)&#8230;<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 30 avril 2008<\/span> A B\u00e2le une grande partie des expositions qui seront en cours dans les mus\u00e9es lors de la foire de l&rsquo;art, Art 39 du 4 au 8 juin est d\u00e9j\u00e0 visible. C&rsquo;est le moment de faire le point. Au mus\u00e9e des beaux-arts trois expositions sont propos\u00e9es: la premi\u00e8re est centr\u00e9e sur une oeuvre de Robert Delaunay Hommage \u00e0 Bl\u00e9riot jusqu&rsquo;au 17 ao\u00fbt. A l&rsquo;occassion de la restauration de cette grande toile une exposition dossier a \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e. L&rsquo;autre est aussi li\u00e9e \u00e0 la collection en particulier au d\u00e9p\u00f4t de la Sammlung im Obersteg qui comprend plusieurs toiles de Soutine. Jusqu&rsquo;au 6 juillet, c&rsquo;est une r\u00e9tropective des oeuvres de cet artiste que l&rsquo;on d\u00e9couvre au dernier \u00e9tage de l&rsquo;institution, elles sont mises en relation avec quelques travaux contemporains d&rsquo;Utrillo, Picasso et Braque notamment. La premi\u00e8re salle est un v\u00e9ritable coup de poings avec les paysages tourment\u00e9s de C\u00e9ret et des natures mortes mis\u00e9rabilistes qui font \u00e9cho \u00e0 la situation personnelle de l&rsquo;artiste. Par la suite le peintre a d\u00e9velopp\u00e9 un style bien identifi\u00e9 et dans lequel il fait preuve d&rsquo;un virtuosit\u00e9\u00e9poustouflante. Enfin jusqu&rsquo;au 18 mai on peut d\u00e9couvrir des dessins de la collection r\u00e9alis\u00e9s vers 1500, notamment Holbein P\u00e8re et Hans Baldung Grien. Le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain consacre un \u00e9tage \u00e0 Olafur Eliasson. Le mus\u00e9e Tinguely propose jusqu&rsquo;au 29 juin de l&rsquo;art fait par des machines con\u00e7u par 17 artistes comme Damien Hirst, Pawel Althammer par exemple, en rapport direct avec l&rsquo;une des aspirations fondamentales de Tinguely. La grande pr\u00e9sentation estivale du Schaulager jusqu&rsquo;au 21 septembre est consacr\u00e9e \u00e0 deux artistes: la premi\u00e8re Andrea Zittel (1965) vient de Californie. Elle met en sc\u00e8ne les limites entre l&rsquo;art appliqu\u00e9 et le grand art ou l&rsquo;architecture en affirmant la n\u00e9cessit\u00e9 de survivre dans des conditions les plus agr\u00e9ables possibles sans esprit dirigiste. La seconde Monika Sosnowska (1972) s&rsquo;est fait remarquer par son installation d&rsquo;une gigantesque structure en m\u00e9tal dans le pavillon polonais \u00e0 la Biennale de Venise 2007. On retrouve cette pi\u00e8ce et d&rsquo;autres exemples d&rsquo;un travail qui d\u00e9tourne en quelque sorte des ruines d&rsquo;objets industriels en m\u00e9tal, en b\u00e9ton ou alorspropose des structures fonctionnelles comme un corridor totalement inutiles. A la Fondation Beyeler l&rsquo;exposition consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;informel et \u00e0 la peinture gestuelle en Europe et aux Etats-Unis dans les ann\u00e9es 1950 est visible jusqu&rsquo;au 12 mai. D\u00e8s le 1er juin on y verra une exposition Fernand L\u00e9ger Paris &#8211; New York.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 26 avril 2008<\/span> Le Mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne pr\u00e9sente la video suisse des ann\u00e9es 70 et 80 jusqu&rsquo;au 4 mai. 20 installations vid\u00e9o soigneusement reconstitut\u00e9es avec l&rsquo;aide des artistes et de nombreuses projections en annexe, l&rsquo;exposition du mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne de tente de poser les jalons d&rsquo;une histoire de la vid\u00e9o en Suisse. Un d\u00e9fi r\u00e9ussi par la qualit\u00e9 des oeuvres et le soin port\u00e9 \u00e0 leur mise en valeur. Zug 26 avril 2008 Voir le voir de Signac \u00e0 Eliasson jusqu&rsquo;au 22 juin, un ensemble important et de qualit\u00e9 de toiles et d&rsquo;aquarelles de Signac est propos\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 par quelques oeuvres de Seurat, Maurice Denis, Charles Angrand, ces oeuvres n\u00e9o-impressionnistes qui viennent pour la plupart d&rsquo;une seule collection priv\u00e9e suisse sont mises en relation avec les recherches d&rsquo;artistes du XXe si\u00e8cle Kandinsky, Mondrian, Albers puis des travaux de Dan Flavin, Donald Judd, James Turrell et d&rsquo;Oliafur Eliasson. Une mani\u00e8re d&rsquo;\u00e9voquer la repr\u00e9sentation de la couleur et des ph\u00e9nom\u00e8nes optiques par plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;artistes.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Berne 8 avril 2008<\/span> Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne propose jusqu&rsquo;au 10 ao\u00fbt une vaste r\u00e9trospective Ferdinand Hodler, intitul\u00e9e Hodler une vision symboliste. Un colloque pour faire le point de la recherche sur cet artiste aura lieu le 17 et le 18 avril. D&rsquo;autre part la parution du premier volume du catalogue raisonn\u00e9 des peintures consacr\u00e9 au paysage est annonc\u00e9 pour novembre 2008, (Hodler a peint plus de 2&rsquo;000 toiles et on recense plus de 12&rsquo;000 dessins)&#8230;.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris avril 2008<\/span> Les expositions du printemps \u00e0 Paris pour les informations pratiques il faut visiter le site des institutions depuis mon agenda. On retrouve la r\u00e9trospective Louise Bourgeois au centre Pompidou jusqu&rsquo;au 2 juin. Patty Smith jusqu&rsquo;au 22 juin \u00e0 la Fondation Cartier; Sophie Calle. Prenez soi de vous jusqu&rsquo;au 8 juin sur le site Richelieu, salle Labrouste de la Biblioth\u00e8que nationale. State Britain de Mark Wallinger et Claude Closky jusqu&rsquo;au 22 juin 2008 au Mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain du val de Marne.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 28 mars 2008<\/span> Comme des b\u00eates Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts Lausanne jusqu&rsquo;au 22 juin. La premi\u00e8re exposition du nouveau directeur du mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne, Bernard Fibicher, propose une approche th\u00e9matique autour des animaux dans l&rsquo;art d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et d&rsquo;autrefois avec 170 \u0153uvres provenant d&rsquo;une centaine de pr\u00eateurs diff\u00e9rents. L&rsquo;exposition est organis\u00e9e autour de neuf animaux. Elle commence par celui que l&rsquo;on consid\u00e8re parfois comme le plus intelligent, le cochon et se poursuit avec une vie plus sauvage autour du cerf, puis de l&rsquo;ours. On arrive \u00e0 la grande ic\u00f4ne helv\u00e9tique: la vache. Apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9 par le chat et le papillon, on continue avec la poule et ses poussins, l&rsquo;\u00e2ne et le parcours s&rsquo;ach\u00e8ve avec la mouche. L&rsquo;exposition ne construit pas un discours sur les relations entre l&rsquo;homme et l&rsquo;animal, l&rsquo;artiste et l&rsquo;animal, mais pr\u00e9sente diff\u00e9rents exemples de diff\u00e9rentes \u00e9poques sur la mani\u00e8re de traiter l&rsquo;animal chez les artistes. Le r\u00e9sultat est un tohu bohu plut\u00f4t joyeux et apaisant sans pr\u00e9tention excessive, mais tout \u00e0 fait original&#8230;. Les ateliers d&rsquo;artistes lausannois ouvrent leurs portes les 12 et 13 avril 2008 sous le titre d&rsquo;Aperti! 43 lieux diff\u00e9rents et beaucoup plus d&rsquo;artistes \u00e0 rencontrer. Du 19 au 27 avril 2008 les sections SIA de Suisse romande organisent des visites de 100 nouvelles constructions. Quinzaine de l&rsquo;architecture contemporaine. Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e s&rsquo;int\u00e9resse aux photographies qui suscitent des pol\u00e9miques depuis que la photo a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e: Controverses. Une histoire juridique et \u00e9thique de la photographie jusqu&rsquo;au 1er juin. L&rsquo;inventaire des cas est multiple: des questions de manipulations, de droit d&rsquo;auteur, droit \u00e0 l&rsquo;image, provocation, responsabilit\u00e9, t\u00e9moignage tous les cas sont envisag\u00e9s \u00e0 travers des exemples souvent connus.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 2 mars 2008<\/span> Cinq artistes sont au programme du Mamco jusqu&rsquo;au 18 mai, Philippe Schwinger, Fr\u00e9d\u00e9ric Moser, Marine Hugonnier, Antoine Bernhart et Henri Barande. On rel\u00e8vera en particulier l&rsquo;importance de la pr\u00e9sentation des installations vid\u00e9o de Fr\u00e9d\u00e9ric Moser (1966) et Philippe Schwinger (1961) qui r\u00e9alisent des mises en sc\u00e8ne film\u00e9es originales \u00e0 partir de probl\u00e8mes d&rsquo;actualit\u00e9 politique et sociale; ils associent \u00e9troitement th\u00e9\u00e2tre et image film\u00e9e. Il s&rsquo;agit par exemple de l&rsquo;affaire Lewinsky aux Etats-Unis (Unexpected Rules, 2004), de recherches de vie communautaire en Allemagne (Farewell Letter to the Swiss Worker, 2006), de marginaux en Autriche. Les 7 travaux rassembl\u00e9s sous le titre d&rsquo;ensemble \u00a0\u00bb Avant moi le flou, apr\u00e8s moi le d\u00e9luge\u00a0\u00bb dont le temps de projection d&rsquo;ensemble repr\u00e9sente plus de 2 heures 30 sont pr\u00e9sent\u00e9s sous la forme d&rsquo;installations r\u00e9parties sur un \u00e9tage, ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s depuis 2003.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 17 f\u00e9vrier 2008<\/span> Si le Kunsthaus de Zurich s&rsquo;est tourn\u00e9 vers les ann\u00e9es 1960, la Fondation Beyeler consid\u00e8re l&rsquo;informel et la peinture gestuelle en Europe et aux Etats-Unis dans les ann\u00e9es 1950 jusqu&rsquo;au 12 mai \u00e9galement. Elle tente de dresser des parall\u00e8les ou de montrer des pr\u00e9occupations simultan\u00e9es des deux c\u00f4t\u00e9s de l&rsquo;Atlantique. La Kunsthalle de cette ville propose deux expositions au rez on d\u00e9couvre la d\u00e9structuration des \u00e9l\u00e9ments du film par Jan Mancuska (1972) un artiste slovaque et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage quelques pi\u00e8ces paradoxales de Peter Friedl (1960) jusqu&rsquo;au 30 mars.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"> Zurich 17 f\u00e9vrier 2008<\/span> Le Kunsthaus propose jusqu&rsquo;au 12 mai avec Europop un panorama de la peinture en Europe entre 1960 et 1968, sous-entendu la peinture qui fut marqu\u00e9e par les m\u00eames pr\u00e9occupations que le Pop Art am\u00e9ricain. L&rsquo;exposition est divis\u00e9e en quatre sections th\u00e9matiques: la soci\u00e9t\u00e9 de consommation, la soci\u00e9t\u00e9 du spectacle, la soci\u00e9t\u00e9 des loisirs, la soci\u00e9t\u00e9 des m\u00e9dias, dans lesquelles on retrouve tant\u00f4t les m\u00eames artistes, tant\u00f4t d&rsquo;autres personnalit\u00e9s. Je place l&rsquo;article sur cette exposition sur la m\u00eame page que le compte rendu de l&rsquo;exposition The Painting of Modern Life vue \u00e0 Londres et visible actuellement \u00e0 Turin jusqu&rsquo;au 4 mai, car il est int\u00e9ressant de comparer deux approches diff\u00e9rentes d&rsquo;une probl\u00e9matique assez semblable&#8230;. Le Migrosmuseum fait d\u00e9couvrir l&rsquo;installation-exposition d&rsquo;un jeune artiste autrichien Markus Schinwald (n\u00e9 en 1973) jusqu&rsquo;au 18 mai. Il s&rsquo;inspire de la mise en sc\u00e8ne de Friedrich Giesler. Alors que la Kunsthalle pr\u00e9sente une installation de Liam Gillick qui s&rsquo;\u00e9tend dans toutes les salles de l&rsquo;institution jusqu&rsquo;au 30 mars.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 5 f\u00e9vrier 2008<\/span> Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e \u00e0 Lausanne consacre une vaste r\u00e9trospective au photographe am\u00e9ricain, d&rsquo;origine luxembourgeoise Edward Steichen (1879 &#8211; 1973) jusqu&rsquo;au 24 mars, \u00e9galement au Kunsthaus de Zurich jusqu&rsquo;au 30 mars. Cette r\u00e9trospective propose les oeuvres les plus connues du photographe; elle est assez fascinante par le souci de donner une vision d&rsquo;ensemble de son activit\u00e9 et l&rsquo;on en retient vraiment l&rsquo;impression qu&rsquo;il a v\u00e9cu trois vies diff\u00e9rentes avant la guerre de 1914-1918, dans l&rsquo;entre-deux-guerres et apr\u00e8s la Seconde guerre mondiale!&#8230; L&rsquo;exposition de Zurich se concentre sur les portraits de personnalit\u00e9s et les photos de femmes portant des mod\u00e8les de mode des ann\u00e9es 1920- 1930. La Fondation de l&rsquo;Hermitage rend elle ausssi hommage jusqu&rsquo;au 18 mai \u00e0 un personnage hors-norme: Victor Hugo (1802 &#8211; 1885). Il fut non seulement un \u00e9crivain \u00e0 la production titanesque, mais il dessina toute sa vie attir\u00e9 par le fantastique, les architectures m\u00e9di\u00e9vales, la mer, les vagues ou encore des figures \u00e9tranges surgies d&rsquo;une tache pos\u00e9e sur une feuille blanche. L&rsquo;exposition pr\u00e9sente des dessins, mais aussi de nombreux documents, portraits sculpt\u00e9s, photographiques, caricatures, affiches inspir\u00e9s par ses oeuvres.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 29 janvier 2008<\/span> Eija-Liisa Ahtila (n\u00e9e en 1959) fait l&rsquo;objet d&rsquo;une exposition au mus\u00e9e du Jeu de Paume \u00e0 Paris du 22 janvier au 30 mars 2008. Elle sera visible au K21 \u00e0 D\u00fcsseldorf du 17 mai au 17 ao\u00fbt 2008. Ahtila ma\u00eetrise un univers narratif et visuel \u00e0 la fois brillant et pertinent dans la d\u00e9fense d&rsquo;un propos&#8230;. L&rsquo;exposition Gustave Courbet v\u00e9ritable \u00ab\u00a0best of\u00a0\u00bb de cet artiste est achev\u00e9e \u00e0 Paris, par contre on la verra \u00e0 Montpellier cet \u00e9t\u00e9 et je lui consacre un article. Quant \u00e0 Ferdinand Hodler, il fait l&rsquo;objet d&rsquo;une r\u00e9trospective au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay jusqu&rsquo;au 3 f\u00e9vrier, on le retrouvera \u00e0 Berne au mois d&rsquo;avril. Enfin il reste quelques jours jusqu&rsquo;au 11 f\u00e9vrier pour aller d\u00e9couvrir l&rsquo;atelier d&rsquo;Alberto Giacometti au Centre Pompidou.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Winterthour 19 janvier 2008<\/span> Pour marquer le centi\u00e8me anniversaire de Max Bill (1908 &#8211; 1994), Winterthour ville natale de cet artiste propose jusqu&rsquo;au 12 mai deux expositions, l&rsquo;une au mus\u00e9e des arts d\u00e9coratifs et l&rsquo;autre au mus\u00e9e des beaux-arts. Il n&rsquo;en faut pas moins pour rendre compte du foisonnement cr\u00e9atif et de l&rsquo;\u00e9nergie exceptionnelle de cette personnalit\u00e9. A noter d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il s&rsquo;est toujours consid\u00e9r\u00e9 comme architecte avant tout. Bien que l&rsquo;architecture ne forme qu&rsquo;une part limit\u00e9e de ses activit\u00e9s. Les expositions reposent avant tout sur le fond d&rsquo;atelier mis \u00e0 disposition par son fils.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Martigny, Sion 9 12 2007<\/span><\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation Gianadda marque le centi\u00e8me anniversaire du peintre Albert Chavaz (1907 &#8211; 1990) par une importante r\u00e9trospective jusqu&rsquo;au 9 mars. Cet artiste qui a \u00e9norm\u00e9ment travaill\u00e9 incarne une forme de l&rsquo;implantation de la modernit\u00e9 en Suisse romande, l&rsquo;architecture de son atelier \u00e0 Savi\u00e8se en offre un exemple caract\u00e9ristique. Et son style qui \u00e9voque des th\u00e8mes figuratifs en simplifiant les formes en direction de l&rsquo;abstraction est \u00e0 cet \u00e9gard r\u00e9v\u00e9lateur&#8230;.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler au centre de Sion dans une petite galerie, rue du Rh\u00f4ne 17 qui s&rsquo;appelle D\u00e9p\u00f4t art contemporain la pr\u00e9sentation de travaux de Vincent Chablais et Gilles Porret, l&rsquo;un dans les lavis, proches du gris et du blanc et l&rsquo;autre tout en couleur. L&rsquo;exposition est intitul\u00e9e Le bal. Ouvert le samedi jusqu&rsquo;au 19 janvier et sur rendez-vous.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Montb\u00e9liard<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Arsnumerica 2, installations et performances 14 &#8211; 22 d\u00e9cembre 2007 de 14h. \u00e0 20h au p\u00f4le universitaire des Portes du Jura \u00e0 Montb\u00e9liard. Cette manifestation r\u00e9unit des artistes, laboratoires et soci\u00e9t\u00e9s qui ma\u00eetrisent les nouvelles technologies. Une quinzaine de projets sont pr\u00e9sent\u00e9s. L&rsquo;\u00e9dition est plac\u00e9e sous la direction des chor\u00e9graphes Nicole et Norbert Corsino autour du th\u00e8me <em>La sc\u00e8ne dans tous ses \u00e9tats<\/em>.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">D\u00e9cembre 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Petite question li\u00e9e \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements politiques actuels! O\u00f9 exposera Thomas Hirschhorn puisqu&rsquo;il avait annonc\u00e9 qu&rsquo;il renon\u00e7ait \u00e0 exposer en Suisse aussi longtemps qu&rsquo;un certain Conseiller f\u00e9d\u00e9ral \u00e9tait en place. Ce dernier ayant \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9 par le Parlement, on devrait assister au retour de Hirschhorn!<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 4 12 2007.<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En demandant un cr\u00e9dit d&rsquo;\u00e9tude pour le nouveau mus\u00e9e des beaux-arts \u00e0 Bellerive, l&rsquo;Etat de Vaud publie un dossier tr\u00e8s complet sur l&rsquo;historique du projet, 61 pages qui \u00e9tait consultable en document pdf. sur internet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On y apprend que le co\u00fbt actuel du nouveau mus\u00e9e des beaux-arts est estim\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de 68 millions (p. 47). On y rappelle \u00e9galement que 49 millions d&rsquo;investissement ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9s dans le Palais de Rumine de 1986 \u00e0 2007 (p.11) et que le co\u00fbt pour la r\u00e9affectation des salles laiss\u00e9es libres par le mus\u00e9e des beaux-arts et les divers mouvements entra\u00een\u00e9s par ce d\u00e9part est estim\u00e9 \u00e0 16 millions (p.14).<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 11 novembre 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e pr\u00e9sente une r\u00e9trospective de Ray K. Metzker (n\u00e9 en 1931).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On annonce de nombreux jeux artistiques \u00e0 Lausanne en ce moment!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un monopoly pour collectionneur le 17 novembre. La Fondation FLAC propose Flacopoly au forum d&rsquo;architecture de 15h \u00e0 20h.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quant au Festival des urbaines qui se d\u00e9roule du 6 au 8 d\u00e9cembre il propose en pr\u00e9ambule une partie g\u00e9ante de Tetris le 24 novembre de 10h \u00e0 16h.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 10 novembre 2007, 6 octobre 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Helmhaus de Zurich pr\u00e9sente une importante exposition de photographie contemporaine intitul\u00e9e <em>Welt-Bilder 2<\/em> du 30 novembre 2007 au 27 janvier 2008. Les travaux de six artistes ont \u00e9t\u00e9 retenus: Istvan Balogh, Laurence Bonvin, Olafur Eliasson, Candida H\u00f6fer, Vera Lutter, Claudio Moser, Guadalupe Ruiz, Sada Tangara.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Deux artistes allemands aux talents tr\u00e8s multiples sont visibles \u00e0 Zurich. A la Kunsthalle Kai Althoff (n\u00e9 en 1966) propose Ich meine es auf jeden Fall schlecht mit Ihnen jusqu&rsquo;au 13 janvier. Une gigantesque installation-exposition qui se d\u00e9roule sur six salles totalement transform\u00e9es et parfum\u00e9es. Kai Althoff est aussi un musicien.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Migrosmuseum Christoph Schlingensief jusqu&rsquo;au 3 f\u00e9vrier. Christoph Schlingensief est un cin\u00e9aste, metteur en sc\u00e8ne (<em>Parsifal<\/em> \u00e0 Bayreuth par exemple) et plasticien. Il propose ici une grande installation et diff\u00e9rents films.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans la partie centrale de la section Giacometti r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 des expositions temporaires, le Kunsthaus de Zurich pr\u00e9sente une vingtaine de dessins, lavis d&rsquo;Honor\u00e9 Daumier et une quarantaine de lithographies jusqu&rsquo;au 24 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus de Zurich pr\u00e9sente 91 toiles de F\u00e9lix Vallotton (1865 &#8211; 1925) sous le titre <em>F\u00e9lix Vallotton idylle au bord du gouffre <\/em>jusqu&rsquo;au 13 janvier. D\u00e9gag\u00e9e de tout souci historique ou didactique l&rsquo;exposition propose une d\u00e9couverte \u00e9rudite certes, mais libre, a\u00e9r\u00e9e et tr\u00e8s convaincante du peintre Vallotton (aucunes gravures ou dessins dans l&rsquo;exposition, deux salles de la collection permanente pr\u00e9sentent toutefois quelques travaux sur papier). Le peintre devient intemporel entre Courbet et Lucian Freud, il est d&rsquo;une singuli\u00e8re actualit\u00e9. Par ailleurs le moteur principal de son inspiration artistique, une r\u00e9flexion am\u00e8re sur le conflit entre les sexes est mis en \u00e9vidence avec force. A signaler que la villa Flora \u00e0 Winterthour met aussi le ma\u00eetre lausannois \u00e0 l&rsquo;honneur en pr\u00e9sentant sa propre collection de Vallotton compl\u00e9t\u00e9e par des pr\u00eats jusqu&rsquo;au 28 septembre 2008&#8230;.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 31 octobre 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le pr\u00e9sente 24 tirages de tr\u00e8s grands formats tous dat\u00e9s de 2006 &#8211; 2007 d&rsquo; Andreas Gursky jusqu&rsquo;au 24 f\u00e9vrier 2008. Malgr\u00e9 les r\u00e9serves que l&rsquo;on peut exprimer face au point de vue plongeant et tout puissant de l&rsquo;artiste, il est clair que ces travaux exercent une fascination par la vari\u00e9t\u00e9 des sites repr\u00e9sent\u00e9s et la fa\u00e7on dont il retrace les interventions de l&rsquo;homme dans la nature&#8230;.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler que dans la m\u00eame institution on peut voir une exposition dossier tr\u00e8s int\u00e9ressante intitul\u00e9e<em> cercle et cosmos<\/em> autour de la restauration d&rsquo;un couronnement de la Vierge d&rsquo;un ma\u00eetre d&rsquo;Augsburg vers 1470 jusqu&rsquo;au 11 novembre. Par ailleurs l&rsquo;amiti\u00e9 entre Otto Meyer-Amden et Oskar Schlemmer est \u00e9voqu\u00e9e par la pr\u00e9sentation du vaste fond d&rsquo;oeuvres surtout graphique des deux artistes poss\u00e9d\u00e9 par le mus\u00e9e jusqu&rsquo;au 3 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Tinguely propose Max Ernst. <em>Im Garten der Nymphe Ancolie<\/em> jusqu&rsquo;au 27 janvier. Une large pr\u00e9sentation d&rsquo;oeuvres ( 150 toiles, collages, sculptures, livres) de toutes les p\u00e9riodes de Max Ernst \u00e0 l&rsquo;occasion de la restauration et du d\u00e9p\u00f4t \u00e0 long terme au mus\u00e9e Tinguely par le Kunsthaus de Zurich d&rsquo;une oeuvre murale r\u00e9alis\u00e9e en 1934 \u00e0 Zurich<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/maxernst.html\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vevey 27 octobre 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey a invit\u00e9 un artiste de 26 ans, Denis Savary, \u00e0 concevoir une exposition dans tout le b\u00e2timent jusqu&rsquo;au 20 janvier 2008. Denis Savary s&rsquo;est fait remarquer depuis plusieurs ann\u00e9es par ses dessins de petit format qui r\u00e9v\u00e8lent une imagination d\u00e9bordante et fac\u00e9tieuse. On les trouve sur les galeries sup\u00e9rieures du mus\u00e9e, par ailleurs il r\u00e9alise \u00e9galement des vid\u00e9os qui sont projet\u00e9es dans plusieurs salles. Pour le reste il a d\u00e9velopp\u00e9 une conception d&rsquo;ensemble d&rsquo;occupation et d&rsquo;intervention dans l&rsquo;espace mus\u00e9al depuis les fa\u00e7ades ext\u00e9rieures jusqu&rsquo;aux salles, sans oublier les espaces de circulation. Les trois salles principales du premier \u00e9tage prennent chacune un caract\u00e8re bien distinct: l&rsquo;une voit ses murs couverts de clous; l&rsquo;autre pr\u00e9sente deux fontaines dans une atmosph\u00e8re nocturne; la troisi\u00e8me propose des assiettes appuy\u00e9es au mur contre de gigantesques crayons. Par ailleurs des amis et anciens professeurs ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 pr\u00e9senter des travaux dans ses espaces. Quelques pi\u00e8ces tir\u00e9es des collections du mus\u00e9e sont \u00e9galement montr\u00e9es. Au rez Denis Savary propose une s\u00e9rie de gravures de F\u00e9lix Vallotton tir\u00e9es des collections et une suite personnelle d&rsquo;interventions sur ces gravures.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris 21 octobre 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Aucun d\u00e9placement \u00e0 Paris pr\u00e9vu pour l&rsquo;instant. Je mentionne pourtant les principales expositions annonc\u00e9es. Vous trouverez les liens vers les institutions dans l&rsquo;agenda. Alberto Giacometti au Centre Pompidou jusqu&rsquo;au 11 f\u00e9vrier. Un grand ami de la famille Giacometti au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay avec Ferdinand Hodler du 13 novembre au 3 f\u00e9vrier. L&rsquo;automne est tr\u00e8s helv\u00e9tique \u00e0 Paris puisque le Grand Palais propose une r\u00e9trospective Gustave Courbet jusqu&rsquo;au 28 janvier (que l&rsquo;on verra \u00e0 Montpellier du 14 juin au 28 septembre 2008) et l&rsquo;on sait que ce r\u00e9volutionnaire jurassien vint trouver refuge sur les bords du L\u00e9man o\u00f9 il mourut en 1877. Sans oublier la carte blanche \u00e0 Ugo Rondinone au Palais de Tokyo jusqu&rsquo;au 3 janvier ni les dessins de Silvia B\u00e4chli au centre Pompidou jusqu&rsquo;au 7 janvier. Enfin l&rsquo;exposition Edward Steichen propos\u00e9e au mus\u00e9e du Jeu de Paume jusqu&rsquo;au 30 d\u00e9cembre sera pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Lausanne du 18 janvier au 23 mars 2008. A signaler \u00e9galement la pr\u00e9sentation de photographies sur les quais de la Seine:http:\/\/www.photoquai.fr\/ du 30 octobre au 25 novembre.<\/p>\n<h3>Londres 17 octobre 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kew Gardens (le site consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exposition est tr\u00e8s complet) est un immense parc \u00e0 40 minutes de m\u00e9tro du centre de Londres. Il abrite diff\u00e9rents jardins botaniques et des all\u00e9es, des \u00e9tangs au bord desquels poussent des arbres magnifiques. Depuis le 15 septembre et jusqu&rsquo;au 30 mars 2008, cet endroit qui est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s int\u00e9ressant pour lui-m\u00eame pr\u00e9sente 28 sculptures monumentales d&rsquo;Henry Moore (1898 &#8211; 1986), dispos\u00e9es avec beaucoup d&rsquo;intelligence. Le parcours qui permet de d\u00e9couvrir ces oeuvres est un v\u00e9ritable \u00e9v\u00e9nement. Petit b\u00e9mole le bruit des avions qui volent sur ce parc \u00e0 tr\u00e8s basse altitude! A relever \u00e9galement que le mus\u00e9e Bourdelle \u00e0 Paris propose une exposition Henry Moore et la Zattoo mythologie jusqu&rsquo;au 29 f\u00e9vrier 2008<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/architecture\/Henrymoore.html\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au cours des six prochains mois le sol du hall d&rsquo;entr\u00e9e de la Tate Modern pr\u00e9sentera une fente d&rsquo;une longueur de 167 m et d&rsquo;une largeur variable comme si un tremblement de terre avait laiss\u00e9 une cicatrice ind\u00e9l\u00e9bile dans l&rsquo;\u00e9dfice. Intitul\u00e9e, <em>Shibboleth<\/em>, il s&rsquo;agit d&rsquo;une oeuvre de l&rsquo;artiste colombienne Doris Salcedo. C&rsquo;est le huiti\u00e8me projet de sculpture monumentale qui occupe cet espace immense. En 2000 pour l&rsquo;ouverture du b\u00e2timent c&rsquo;est Louise Bourgeois qui avait construit trois tours m\u00e9talliques. Cette ann\u00e9e on retrouve Louise Bourgeois dans une grande r\u00e9trospective qui montre l&rsquo;\u00e9volution et les diverses facettes de son travail de sculpteur jusqu&rsquo;au 20 janvier. Pour annoncer l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement une colossale araign\u00e9e en bronze a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e devant le b\u00e2timent.Elle sera visible au Centre Pompidou \u00e0 Paris du 5 mars au 2 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Royal Academy rend un monumental hommage au peintre allemand Georg Baselitz jusqu&rsquo;au 9 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Tate Britain propose une r\u00e9trospective du Turner Prize, elle montre comment depuis 1984 cette institution a \u00e9t\u00e9 un formidable outil de promotion pour les 4 artistes nomin\u00e9s chaque ann\u00e9e. L&rsquo;\u00e9dition 2007 est pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Liverpool. Par ailleurs l&rsquo;artiste anglais le plus c\u00e9l\u00e8bre de la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle John Everett Millais (1829 &#8211; 1896) b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une r\u00e9trospective compl\u00e8te jusqu&rsquo;au 13 janvier. Membre fondateur de la confr\u00e9rie des pr\u00e9rapha\u00e9lites, on connait surtout les premi\u00e8res toiles de l&rsquo;artiste qui sont parmi les ic\u00f4nes de ce mouvement, mais l&rsquo;on ignore la suite de sa carri\u00e8re de peintre tr\u00e8s \u00e9tabli. Enfin dans l&rsquo;aile consacr\u00e9e \u00e0 Turner, il faut relever que David Hockney a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 faire un choix parmi les aquarelles de Turner, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de d\u00e9couvrir les travaux les plus libres de l&rsquo;artiste jusqu&rsquo;au 3 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Hayward Gallery s&rsquo;int\u00e9resse au d\u00e9veloppement des relations entre la peinture et la photographie depuis les ann\u00e9es 1960 jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui <em>The <\/em><em>Painting of Modern Life<\/em> jusqu&rsquo;au 30 d\u00e9cembre. L&rsquo;exposition est originale, car elle ne se pr\u00e9occupe pas des notions de pop art, d&rsquo;hyperr\u00e9alisme ou de n\u00e9o expressionnisme, mais montre comment des peintres (22) utilisent la photographie au cours des 40 derni\u00e8res pour r\u00e9aliser leurs toiles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Signalons encore \u00e0 la Serpentine Gallery Matthew Barney <em>Drawing restraint<\/em> jusqu&rsquo;au 11 novembre des installations autour de la mer et de la graisse de baleine; <em>Seduced Art and Sex. From Antiquity to now <\/em>jusqu&rsquo;au 27 janvier au Barbican Center. Sans oublier la Chine au British Museum, <em>The First Emperor<\/em> jusqu&rsquo;au 6 avril.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Malheureusement je n&rsquo;ai pas pu voir l&rsquo;exposition d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la peinture siennoise \u00e0 la National Gallery <em>Renaissance Siena: Art for a City<\/em> qui ouvre le 24 octobre &#8211; 13 janvier, ni The World as a Stage \u00e0 la Tate Modern du 24 octobre au 1er janvier 2008.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 30 septembre, 20 octobre 2007, 15 d\u00e9cembre<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Arbres et lumi\u00e8res jusqu&rsquo;au 6 janvier (13 installations), un arbre \u00e0 palabres \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la Place neuve, des voiles bleus autour des marronniers de la Treille par exemple.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le cabinet des estampes rend hommage \u00e0 la revue d&rsquo;Albert Skira Minotaure jusqu&rsquo;au 30 mars 2008. <em>Chants exploratoires, Minotaure la revue d&rsquo;Albert Skira 1933 &#8211; 1939<\/em>. Hans, Bellmer, Marcel Duchamp, Max Ernst, Picasso, Brassai, Man Ray, Magritte, Derain notamment. Il s&rsquo;agit de rendre visible le contenu des 13 num\u00e9ros de la revue et de faire percevoir la diversit\u00e9 des points de vue pr\u00e9sent\u00e9s. L&rsquo;exposition souligne le lien avec les artistes surr\u00e9alistes qui rejoignent la publication d&rsquo;Albert Skira.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les expositions du Mamco cultivent le foisonnement et sont toujours assez difficiles \u00e0 d\u00e9crypter. Cette fois pourtant il y a deux points forts principaux: au troisi\u00e8me \u00e9tage une pr\u00e9sentation des photographies et des installations d&rsquo;Alain Bublex et au 2\u00e8 \u00e9tage une grande exposition consacr\u00e9e \u00e0 Victor Burgin ( n\u00e9 en 1941) qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Rennes auparavant. Victor Burgin est l&rsquo;une des personnalit\u00e9s qui a d\u00e9velopp\u00e9 la r\u00e9flexion la plus int\u00e9ressante sur les relations entre le r\u00e9cit, l&rsquo;image fixe, l&rsquo;image anim\u00e9e et l&rsquo;histoire de la peinture ou de la culture en g\u00e9n\u00e9ral. Th\u00e9oricien, il est un adversaire convaincu du modernisme et d\u00e9veloppe dans ses productions qui coupent le souffle un culte de la qualit\u00e9 de l&rsquo;image et des relations avec le son&#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e Rath consacre une r\u00e9trospective \u00e0 l&rsquo;un des ma\u00eetres du XVIIe si\u00e8cle fran\u00e7ais sous le titre: <em>Entre politique et d\u00e9votion Philippe de Champaigne (1602 &#8211; 1674)<\/em> jusqu&rsquo;au 13 janvier 2008. C&rsquo;est le peintre de Marie de M\u00e9dicis et de Richelieu, l&rsquo;ami de Poussin. Il y a un \u00e9quilibre, une lisibilit\u00e9 dans ses toiles tout \u00e0 fait extraordinaires, compl\u00e9t\u00e9s par l&rsquo;exaltation des couleurs: le jaune, le bleu et le rouge. On pense \u00e0 Bellini, alors que l&rsquo;on est \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Rubens et de Rembrandt.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Du 12 &#8211; au 20 octobre 2007 la 12\u00e8me Biennale de l&rsquo;image en mouvement se d\u00e9roule au Centre pour l&rsquo;image contemporaine &#8211; Saint-Gervais Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dix installations vid\u00e9os sont propos\u00e9es au B\u00e2timent d&rsquo;art contemporain jusqu&rsquo;au 16 d\u00e9cembre. Elles pr\u00e9sentent des approches tr\u00e8s diverses et des modes d&rsquo;utilisation de l&rsquo;image enregistr\u00e9e qui vont de la po\u00e9sie \u00e0 l&rsquo;enqu\u00eate documentaire. A signaler <em>News from the near Future<\/em>, 2003 de Fiona Tan. Un film de 9&rsquo;30, structur\u00e9 comme un journal d&rsquo;informations qui r\u00e9unit des images d&rsquo;archives tr\u00e8s anciennes sur le th\u00e8me de l&rsquo;eau, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de baignade, de loisirs, de p\u00eache \u00e0 la baleine, de chutes d&rsquo;eau spectaculaires ou d&rsquo;inondations impressionnantes. On d\u00e9couvre aussi <em>Johnny,<\/em> 2004 3&rsquo;51 de Teresa Hubbard &amp; Alexander Birchler qui montre en gros plan un jeune trompettiste dans une fanfare am\u00e9ricaine; ou encore <em>La peau<\/em>, 2007 de Thierry Kuntzel.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin le Centre d&rsquo;art contemporain organise un colloque avec la Haute \u00e9cole d&rsquo;art et design les 26 et 27 octobre en relation avec l&rsquo;exposition <em>art contemporain &#8211; design contemporain <\/em>pr\u00e9sent\u00e9e du 26 octobre au 16 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Attitudes en plus de l&rsquo;exposition Didier Rittener jusqu&rsquo;au 22 d\u00e9cembre propose un programme de conf\u00e9rences et de projections \u00e0 voir sur leur site.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le LUFF ( Lausanne underground film &amp; music festival aura lieu du 10 &#8211; au 14 octobre 2007 au casino de Montbenon, au Zin\u00e9ma et \u00e0 L&rsquo;Arsenic.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Berne 25 septembre 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne se met \u00e0 l&rsquo;heure indienne en explorant les formes du r\u00e9cit dans l&rsquo;art contemporain indien. 32 artistes ont \u00e9t\u00e9 retenus pour cette pr\u00e9sentation qui dure jusqu&rsquo;au 6 janvier 2008. Le titre qui rassemble des travaux autour du r\u00e9cit indique aussi qu&rsquo;il s&rsquo;agit de figuration, \u00e0 travers la vid\u00e9o, la photographie (Dayanitha Singh (1961), mais surtout la peinture K. P. Reji (1972), Atul Godiya (1959), Sudir Patwardhan (1949) et l&rsquo;aquarelle Sheela Gowda (1957), Arpita Singh (1937) pour citer quelques noms. Certaines pi\u00e8ces datent des ann\u00e9es 1980, mais la plupart sont r\u00e9centes, il y a \u00e9galement eu des commandes r\u00e9alis\u00e9es pour cette exposition. La s\u00e9lection porte plut\u00f4t sur des artistes qui vivent en Inde et non sur des grandes figures internationales comme Anish Kapoor (1954) ou Subodh Gupta (1964). Pour un sous-continent comme l&rsquo;Inde le choix est sans doute tr\u00e8s vaste, on notera par exemple qu&rsquo;en 2005 l&rsquo;\u00e9cole des beaux &#8211; arts de Paris avait consacr\u00e9 une exposition \u00e0 la jeune sc\u00e8ne artistique indienne et l&rsquo;on retrouve 7- 8 noms dans les deux expositions. Quant \u00e0 l&rsquo;exposition de la Tate Modern en 2001 intitul\u00e9e <em>Century City <\/em>elle comprenait une importante section sur Bombay et l&rsquo;on retrouve plusieurs des artistes s\u00e9lectionn\u00e9s ici.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au centre Paul Klee jusqu&rsquo;au 6 janvier on peut encore d\u00e9couvrir Paul Klee &#8211; \u00dcberall Theater. L&rsquo;exposition offre plusieurs facettes que le visiteur per\u00e7oit simultan\u00e9ment en raison de l&rsquo;organisation de l&rsquo;espace: des dessins et des peintures venant de nombreuses collections suisses et \u00e9trang\u00e8res et qui illustrent les relations de Klee avec le th\u00e9\u00e2tre, une documentation chronologique sur les spectacle vus par Klee au cours de sa vie et des travaux d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves r\u00e9alis\u00e9s au Bauhaus. Les 30 marionnettes r\u00e9alis\u00e9es par Klee qui forment le point d&rsquo;orgue de l&rsquo;exposition. Cette pr\u00e9sentation compl\u00e8te heureusement et recoupe parfois celle de l&rsquo;ann\u00e9e pass\u00e9e qui \u00e9tait consacr\u00e9e \u00e0 Klee et la musique&#8230;.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Alors que la pr\u00e9sentation des oeuvres de l&rsquo;artiste r\u00e9unies autour de la toile <em>Ad Parnassum<\/em> est visible jusqu&rsquo;au 18 mai 2008.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts rend hommage \u00e0 Karl Stauffer- Bern (1857 &#8211; 1891) l&rsquo;un des grands peintres et graveurs suisses du XIXe si\u00e8cle, pr\u00e9cocement disparu, tant ses amours dans les hautes sph\u00e8res de la Conf\u00e9d\u00e9ration ( il tomba amoureux de la plus riche femme de Suisse Lydia Welti-Escher dont le portrait est d&rsquo;ailleurs son chef-d&rsquo;oeuvre) se sont tragiquement achev\u00e9es jusqu&rsquo;au 2 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A la Kunsthalle <em>A Fantasy for the Moment<\/em> jusqu&rsquo;au 14 octobre propose un floril\u00e8ge fantastique et expressionniste de la peinture aujourd&rsquo;hui avec une place importante faite \u00e0 des artistes romands St\u00e9phane Zaech et David Hominal.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Bienne 14 09 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Centre PasquArt<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Deux manifestations \u00e0 signaler \u00e0 Bienne d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 les journ\u00e9es photographiques de Bienne qui pr\u00e9sentent des travaux dans le centre PasquArt, mais aussi dans divers lieux int\u00e9rieurs et ext\u00e9rieurs de la ville juqu&rsquo;au 30 septembre. D&rsquo;autre part le centre PasquArt propose une exposition intitul\u00e9e <em>Surr\u00e9alit\u00e9s. Traces du surr\u00e9el dans l&rsquo;art contemporain<\/em> jusqu&rsquo;au 21 octobre. Ambitieuse par le nombre d&rsquo;artistes (35) et d&rsquo;\u0153uvres propos\u00e9es l&rsquo;exposition envisage divers rapports au surr\u00e9el qui vont des r\u00e9f\u00e9rences explicites \u00e0 certains artistes, en particulier Ren\u00e9 Magritte, \u00e0 une approche po\u00e9tique et fantastique du r\u00e9el en passant par des visions beaucoup plus fantastiques, dures, voire gores. On d\u00e9couvre des travaux d&rsquo;artistes tr\u00e8s connus: Gary Hill, Tony Oursler, Cindy Sherman, Erwin Wurm, mais aussi d&rsquo;autres moins c\u00e9l\u00e8bres. De nombreux artistes suisses sont pr\u00e9sents comme Markus Raetz, Yves Netzhammer et certains ont r\u00e9alis\u00e9 des oeuvres sp\u00e9cifiques pour l&rsquo;exposition comme Victorine M\u00fcller ou pr\u00e9sentent un travail nouveau comme le film d&rsquo;Emmanuelle Antille.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Non lieu. Journ\u00e9es photographiques de Bienne jusqu&rsquo;au 30 septembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Surr\u00e9alit\u00e9s. Traces du surr\u00e9el dans l&rsquo;art contemporain jusqu&rsquo;au 21 octobre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler aussi \u00e0 Pf\u00e4ffikon pr\u00e8s de Zurich au Seedamm-Kulturzentrum Mark Dion 22 septembre &#8211; 11 novembre.<\/p>\n<h3>Lausanne 6 septembre 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il ne faut pas manquer <em>Tirage limit\u00e9<\/em> au Palais de Rumine le samedi 8 septembre de 11h. \u00e0 20h. Premi\u00e8res rencontres romandes du livre d&rsquo;artiste dans le cadre des journ\u00e9es du patrimoine; car les 8 et 9 septembre marquent le retour des journ\u00e9es du patrimoine consacr\u00e9es au bois.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Par ailleurs du 7 au 9 septembre le quartier du Flon est anim\u00e9 par l&rsquo;exposition bd-fil, avec en particulier une vaste exposition consacr\u00e9e \u00e0 Cosey et un hommage \u00e0 Hugo Pratt.<\/p>\n<h3>Zurich 26 ao\u00fbt 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Migrosmuseum laisse libre-cours \u00e0 l&rsquo;imaginaire d\u00e9lirant d&rsquo;Olaf Breuning (n\u00e9 en 1970). Les caisses de transport forment les parois d&rsquo;un parcours qui propose des assemblages vari\u00e9s \u00e9voquant les cultures extra-europ\u00e9ennes avec divers totems!, le folklore suisse, les arrangements d\u00e9coratifs form\u00e9s d&rsquo;aliments. Des films sont \u00e9galement projet\u00e9s. (Pour voir des exemples du travail de l&rsquo;artiste vous pouvez <a href=\"http:\/\/www.olafbreuning.com\/\">suivre ce lien<\/a>, puis respecter ses instructions non interactives!). La Kunsthalle propose les travaux photographiques de Christopher Williams qui exaltent la beaut\u00e9 froide de ce m\u00e9dium dans la pr\u00e9sentation d&rsquo;objets ou de la figure humaine, une s\u00e9rie intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Dix-huit le\u00e7ons sur la soci\u00e9t\u00e9 industrielle\u00a0\u00bb. Enfin signalons que le Haus konstruktiv consacre une r\u00e9trospective \u00e0 Gottfried Honegger \u00e0 l&rsquo;occasion des 90 ans de l&rsquo;artiste qui est un membre fondateur de cette institution.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lucerne 25 ao\u00fbt 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne propose \u00e0 son tour une confrontation Bacon &amp; Picasso vis \u00e0 vis jusqu&rsquo;au 25 novembre 2007.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Francis Bacon a toujours revendiqu\u00e9 l&rsquo;influence de Picasso et celle-ci a tr\u00e8s t\u00f4t \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence. Cette probl\u00e9matique a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une exposition r\u00e9cente au mus\u00e9e Picasso dont j&rsquo;ai rendu compte sur ce site. L&rsquo;exposition de Lucerne aborde le probl\u00e8me sous un angle tr\u00e8s diff\u00e9rent. Il ne s&rsquo;agit pas de traquer d&rsquo;hypoth\u00e9tiques influences, mais plut\u00f4t de mettre en \u00e9vidence des similitudes dans le traitement de certaines questions picturales<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/francisbacon.html\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le Riehen 17 ao\u00fbt 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Fondation Beyeler: l&rsquo;autre collection. Hommage \u00e0 Hildy et Ernst Beyeler jusqu&rsquo;au 6 janvier 2008.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour marquer le dixi\u00e8me anniversaire de la Fondation Beyeler et les soixante bougies de la galerie, cette institution propose un hommage au galeriste et \u00e0 son \u00e9pouse en r\u00e9unissant un certain nombre des toiles parmi les 16&rsquo;000 pi\u00e8ces environ qui sont pass\u00e9es dans leur galerie. Un d\u00e9fi singulier qui offre l&rsquo;occasion de constituer un mus\u00e9e id\u00e9al de la modernit\u00e9 de Van Gogh \u00e0 Ellsworth Kelly. Les oeuvres de la collection sont associ\u00e9es dans un parcours brillant qui met en \u00e9vidence de nombreux points forts<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/exposcollectives\/beyeler.coll.html\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<h3>B\u00e2le Baselland 17 ao\u00fbt 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kunsthaus Baselland Renate Buser \u00ab\u00a0Slightly Urban\u00a0\u00bb; Collectif Fact ; Nadja Solari jusqu&rsquo;au 30 septembre. A B\u00e2le il n&rsquo;y a pas seulement B\u00e2le ville, mais aussi B\u00e2le campagne! On prend le tram 14 jusqu&rsquo;au stade Saint-Jacques, on traverse la Birse et voil\u00e0 on y est. Sur la gauche une usine d\u00e9saffect\u00e9e propose de vastes espaces d&rsquo;exposition aux artistes depuis une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es. Actuellement trois expositions sont propos\u00e9es dont celle de Renate Buser qui r\u00e9alise des photographies d&rsquo;architecture tr\u00e8s int\u00e9ressantes.<\/p>\n<h3>Vevey 21 juillet 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Ko<\/em><em>koschka et la musique<\/em> jusqu&rsquo;au 9 septembre. Pour marquer le vingti\u00e8me anniversaire de la cr\u00e9ation de la Fondation Kokoschka, le mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey, o\u00f9 les oeuvres de cette Fondation sont d\u00e9pos\u00e9es, consacre une exposition au th\u00e8me <em>Oskar<\/em> <em>Kokoschka et la musique<\/em>. Une probl\u00e9matique essentielle pour cet artiste qu&rsquo;il a trait\u00e9e de fa\u00e7on passionnante, il appara\u00eet surtout fascin\u00e9 par le pouvoir de la musique sur les auditeurs et surtout les auditrices&#8230;.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans le m\u00eame b\u00e2timent au cabinet des estampes on trouve: <em>Erik D\u00e9mazi\u00e8res, les lieux imaginaires, estampes et dessins<\/em> jusqu&rsquo;au 9 septembre. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une pr\u00e9sentation importante des eaux-fortes souvent de grands formats r\u00e9alis\u00e9es par Erik D\u00e9mazi\u00e8res regroup\u00e9es sur le th\u00e8me de diff\u00e9rents lieux imaginaires ou sites qui inspirent cet artiste proche de l&rsquo;art fantastique. On d\u00e9couvre les villes, les batailles, les com\u00e9dies, les explorations, les bibloth\u00e8ques, les chambres des merveilles. Des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Piran\u00e8se ou \u00e0 Callot on passe au fantastique.<\/p>\n<h3>Lucerne 11 07 07<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne propose trois expositions simultan\u00e9es. Sous le titre <em>Terrain. De Robert Z\u00fcnd \u00e0 Tony Cragg <\/em>jusqu&rsquo;au 1er ao\u00fbt, on d\u00e9couvre les paysages suisses du XIXe si\u00e8cle de la collection confront\u00e9s \u00e0 des sculptures contemporaines. Une r\u00e9trospective de l&rsquo;\u00e9tonnant travail de Josephine Troller (1908 &#8211; 2004) jusqu&rsquo;au 29 juillet. Enfin une pr\u00e9sentation des installations et des vid\u00e9os de l&rsquo;artiste vietnamien Jun Nguyen-Hatsushiba jusqu&rsquo;au 26 ao\u00fbt. N\u00e9 aux Etats-Unis en 1968 il est retourn\u00e9 dans son pays d&rsquo;origine dont il est un figure marquante de la sc\u00e8ne artistique. Il \u00e9labore des hommages, des monuments aux r\u00e9fugi\u00e9s, aux victimes des guerres dans de spetaculaires actions sous-marines film\u00e9es notamment.<\/p>\n<h3>Avignon 3 juillet 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Festival d&rsquo;Avignon 2007 se d\u00e9roule du 6 au 27 juillet. Au programme sont \u00e0 relever l&rsquo;hommage \u00e0 Ren\u00e9 Char, la place importante accord\u00e9e \u00e0 Val\u00e8re Novarina qui pr\u00e9sente <em>L&rsquo;Acte inconnu<\/em> dans la Cour d&rsquo;honneur (diffus\u00e9 en direct sur Arte le 11 juillet \u00e0 22h.). Le metteur en sc\u00e8ne associ\u00e9 au festival est Fr\u00e9d\u00e9ric Fisbach qui pr\u00e9sente les <em>Feuillets d&rsquo;Hypnos<\/em> de Ren\u00e9 Char du 15 au 17 juillet et les Paravents de Jean Genet du 6 au 13 juillet. On retrouve Krzysztof Warlikowski avec <em>Angels in America<\/em> de Tony Kushner un spectacle de 5h 30 du 16 au 22 juillet. Le th\u00e9\u00e2tre du Soleil \/ Ariane Mouchkine propose avec <em>Les Eph\u00e9m\u00e8res<\/em> un spectacle de 8h 30 \u00e0 Ch\u00e2teaublanc.<\/p>\n<h3>3 juillet Arles<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les Rencontres d&rsquo;Arles ont d\u00e9but\u00e9, les expositions sont visibles jusqu&rsquo;au 16 septembre 2007.<\/p>\n<h3>24 juin 2007 M\u00f4tiers<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">art en plein air M\u00f4tiers 2007<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">80 artistes pour une exposition chapeaut\u00e9e par un jury pour la s\u00e9lection des artistes, mais qui recourt au volontariat d&rsquo;une bonne partie de la population du lieu pour la r\u00e9alisation. Un parcours sinueux et pentu autour de la Sourde avec des surprises dans et hors du village pour pr\u00e8s de 3 heures de balade. Les expositions de M\u00f4tiers sont organis\u00e9es depuis 1985. Le spectre des interventions est large depuis l&rsquo;invitation \u00e0 suivre un autre chemin de San Keller, jusqu&rsquo;\u00e0 la peinture de Thomas Huber qui attend le visiteur sur la sc\u00e8ne de la salle des Mascarons. Le g\u00e9ant de Christoph Draeger veille sur M\u00f4tiers et Roman Signer r\u00e9p\u00e8te le drapeau suisse inscrit depuis des d\u00e9cennies sur la montagne qui surmonte la localit\u00e9. L&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8vera avec le rite sacrificiel, trenti\u00e8me br\u00fblage, organis\u00e9 par la famille Luginb\u00fchl <em>Finale<\/em> le 22 septembre.<\/p>\n<h3>21 juin 2007 Dortmund<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On sait que la densit\u00e9 d&rsquo;institutions consacr\u00e9es aux exposition d&rsquo;art contemporain est tr\u00e8s forte en Allemagne.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Voici quelques indications et vous trouvez d&rsquo;autres liens et informations dans l&rsquo;agenda.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Hanovre les trois institutions de la ville se sont associ\u00e9es pour faire le point sur la cr\u00e9ation artistique en Allemagne Made in Germany jusqu&rsquo;au 26 ao\u00fbt 2007.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e de Wolfsburg consacre deux expositions \u00e0 un panorama de l&rsquo;art suisse confrontant les classiques aux productions contemporaines: Swiss Made I Pr\u00e4zision und Wahnsinn. Positionen der Schweizer Kunst von Hodler bis Hirschhorn. 2 mars &#8211; 24 juin &#8211; Swiss Made II 6 07 &#8211; 21 10.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Bielefeld, Kunsthalle , George Maciunas der Traum von Fluxus jusqu&rsquo;au 9 septembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans le cadre d&rsquo;un cycle d&rsquo;expositions consacr\u00e9s aux probl\u00e8mes de la migration le Museum am Ostwall de Dortmund pr\u00e9sente Andrea Paci: still moving jusqu&rsquo;au 30 septembre. L&rsquo;artiste albanais install\u00e9 \u00e0 Milan fait l&rsquo;objet d&rsquo;une importante pr\u00e9sentation qui associe, peintures, photographies et vid\u00e9os. On d\u00e9couvre aussi les travaux d&rsquo; Ivan Bazak Wo ist zuhause no.2 jusqu&rsquo;au 15 juillet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Herford dans le MARTa un nouveau mus\u00e9e construit par Frank Gehri, inaugur\u00e9 en 2005 et dirig\u00e9 par Jan Hoet qui assuma la Documenta de 1992; on d\u00e9couvre une exposition th\u00e9matique sur le silence dans l&rsquo;art: <em>MARTa schweigt<\/em> <em>Garde le silence, le silence te gardera <\/em>avec un curieux compl\u00e9ment \u00e9trusque jusqu&rsquo;au 7 octobre.<\/p>\n<h3>20 juin 2007 M\u00fcnster<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Skulptur Projekte Muenster 07 jusqu&rsquo;au 30 septembre 2007<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">C&rsquo;est la quatri\u00e8me exposition de sculptures en plein air visible dans la ville de M\u00fcnster. Le directeur Kasper K\u00f6nig est toujours le m\u00eame. Au fil du temps la ville de M\u00fcnster s&rsquo;est enrichie de 39 r\u00e9alisations d&rsquo;artistes qui ont \u00e9t\u00e9 acquises apr\u00e8s les expositions et qui font de cette ville un centre de la sculpture moderne en plein air. Il faut encore signaler que l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la manifestation est enti\u00e8rement gratuit, de m\u00eame que les visites comment\u00e9es qui sont propos\u00e9es ou l&rsquo;audioguide qui est mis \u00e0 la disposition des visiteurs qui le souhaitent. Les projets retenus s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent au nombre de 34, ils se caract\u00e9risent par la diversit\u00e9 des approches et la libert\u00e9 totale laiss\u00e9e aux artistes. Les travaux sont r\u00e9partis dans tout le centre ville et au bord de l&rsquo;Aasee. La manifestation dure 107 jours elles est accompagn\u00e9e d&rsquo;un petit guide et d&rsquo;un catalogue tr\u00e8s int\u00e9ressant<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/exposcollectives\/skulpturmuenster.html\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<h3>19 juin 2007 Kassel<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Documenta 12 (XII) jusqu&rsquo;au 23 septembre 2007.<\/p>\n<p>Fridericianum Iole de Freitas<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Tous les cinq ans Kassel re\u00e7oit l&rsquo;une des plus prestigieuses expositions d&rsquo;art contemporain. Le directeur de la Documenta Roger M. B\u00fcrgel et sa compagne Ruth Noack qui est la curatrice de la manifestation ont d\u00e9velopp\u00e9 l&rsquo;exposition autour de la question \u00ab\u00a0la modernit\u00e9 est-elle notre antiquit\u00e9?\u00a0\u00bb. Avec un regard tr\u00e8s centr\u00e9 sur la premi\u00e8re Documenta de 1955 et les significations id\u00e9ologiques qu&rsquo;on lui donnait. Ceci implique que l&rsquo;on trouve dans les expositions de nombreuses confrontations chronologiques entre notamment des travaux des ann\u00e9es 1960 et ceux d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. C&rsquo;est une Documenta int\u00e9ressante, riche qui permet de nombreuses d\u00e9couvertes, qui met l&rsquo;accent sur la sp\u00e9cificit\u00e9 expressive et communicative de chaque m\u00e9dium souvent incompatible avec la parole ou le texte. Elle est \u00e0 l&rsquo;image d&rsquo;un temps d\u00e9concert\u00e9, sans id\u00e9ologie avec pourtant d&rsquo;innombrables plaintes, douleurs, souffrances qui s&rsquo;expriment par l&rsquo;impr\u00e9cation, l&rsquo;incantation, le deuil mais qui n&rsquo;ont plus de v\u00e9hicules conceptuels critiques. Elle est aussi une invitation au respect des cultures et des identit\u00e9s dans leur diversit\u00e9 montr\u00e9e c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te. Elle exclut tout discours univoque, en invoquant les affinit\u00e9s esth\u00e9tiques en montrant des relations diff\u00e9rents entre les oeuvres.<\/p>\n<h3>B\u00e2le 18 juin 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Jasper Johns an allegory of painting 1955 &#8211; 1965 jusqu&rsquo;au 23 septembre 2007. Mus\u00e9e des beaux-art B\u00e2le.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition Jasper Joh<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/exposcollectives\/modernlife.html\">ns <\/a>propos\u00e9e par le mus\u00e9e de B\u00e2le n&rsquo;est pas une r\u00e9trospective, il s&rsquo;agit d&rsquo;un regard sur quelques aspects du travail de l&rsquo;artiste au cours de la premi\u00e8re d\u00e9cennie de sa fructueuse carri\u00e8re. Cette approche para\u00eet excellente, car elle permet de renouveler nos connaissances sur un artiste dont a une vision trop ic\u00f4nique qui nuit sans doute \u00e0 la compr\u00e9hension de son travail&#8230;.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition de Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyde<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/jfschnyder.html\">r <\/a>au mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain de B\u00e2le occupe la grande salle du 2\u00e8me \u00e9tage jusqu&rsquo;au 26 ao\u00fbt. Elle rassemble plusieurs centaines de peintures, de sculptures et d&rsquo;objets couvrant toute son activit\u00e9 dans une pr\u00e9sentation jubilatoire! Aucun cartel dans l&rsquo;exposition qui donne un titre ou une date pour les oeuvres expos\u00e9es. Le catalogue quant \u00e0 lui est un grand album reproduisant une partie des oeuvres, sans aucun texte. A signaler que l&rsquo;on pourra d\u00e9couvrir la r\u00e9trospective Fischli &amp; Weiss dont la d\u00e9marche rel\u00e8ve du m\u00eame esprit au Kunsthaus de Zurich du 6 juin au 9 septembre 2007.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quant au Schaulager der Emmanuel Hoffmann-Stiftung (M\u00fcnchenstein) son exposition annuelle est consacr\u00e9e \u00e0 <em>Robert Gober<\/em> Work 1976 &#8211; 2007, 12 mai &#8211; 14 octobre. N\u00e9 en 1954, cet artiste s&rsquo;est impos\u00e9 dans les ann\u00e9es 1980 avec des moulages d&rsquo;\u00e9vier et des fragments de corps qui surgissent de fa\u00e7on surprenante et inqui\u00e9tante. L&rsquo;exposition lui offre l&rsquo;occasion de reconstituer plusieurs grandes installations (notamment la plus spetaculaire qu&rsquo;il r\u00e9alisa pour le Dia Center \u00e0 New York en 1992 dans laquelle une salle est enti\u00e8rement couverte d&rsquo;un papier peint \u00e9voquant une for\u00eat, alors qu&rsquo;aux murs sont install\u00e9s des \u00e9viers \u00e0 deux robinets dont l&rsquo;eau coule en continu cr\u00e9ant le bruit d&rsquo;une rivi\u00e8re ou d&rsquo;une chute d&rsquo;eau) et de pr\u00e9senter un grand nombre de sculptures. Le r\u00e9sultat est tr\u00e8s \u00e9tonnant.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Informations:<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La 52\u00e8me Biennale de Venise ouvre ses portes au public le 10 juin 2007 jusqu&rsquo;au 21 novembre. Les expositions de l&rsquo;Arsenale et du pavillon Italia des jardins sont confi\u00e9s au conservateur am\u00e9ricain Robert Storr. Il a choisi le th\u00e8me: <em>Penser avec les sens &#8211; sentir avec l&rsquo;esprit<\/em>. Le site de la Biennale donne la liste des artistes retenus. Par ailleurs 77 pays sont repr\u00e9sent\u00e9s dans les pavillons des jardins et \u00e0 travers la ville. La Suisse pr\u00e9sente Urs <a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/thomashuber.html\">F<\/a>isch<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/thomashuber.html\">er <\/a>et Ugo Rondinone \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise San Stae et Yves Netzhammer et Christine Streuli aux Giardini. La France pr\u00e9sente Sophie Calle\u00a0qui a invit\u00e9 Daniel Buren. Tracey Emin dans le pavillon de la Grande-Bretagne. Tr\u00e8s attendu aussi le pavillon africain dans l&rsquo;exposition de l&rsquo;Arsenale. Les dessins muraux, graffiti du Roumain Dan Perjovschi dans le pavillon Italia ont d\u00e9j\u00e0 suscit\u00e9 des r\u00e9actions sur le net.<\/p>\n<h3>Lausanne juin 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts \u00e0 Lausanne consacre une importante r\u00e9trospective \u00e0 l&rsquo;artiste d&rsquo;origine chilienne Alfredo Jaar, jusqu&rsquo;au 23 septembre; intitul\u00e9e <em>la politique des images<\/em> cette r\u00e9trospective met en \u00e9vidence le c\u00f4t\u00e9 analytique et documentaire de l&rsquo;approche d&rsquo;Alfredo Jaar qui s&rsquo;interroge non seulement sur l&rsquo;impact des images, mais aussi sur leur absence&#8230;.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A l&rsquo;Espace Arlaud on d\u00e9couvre les achats du Fonds des arts plastiques de la ville de Lausanne 2002 &#8211; 2006 jusqu&rsquo;au 16 septembre. L&rsquo;exposition rend compte de toutes les activit\u00e9s de soutien aux arts plastiques de la ville de Lausanne au cours de la p\u00e9riode mentionn\u00e9e: achat d&rsquo;oeuvres, application du pourcent culturel, soutien \u00e0 des publications, atelier au Caire, dons. Une exhaustivit\u00e9 qui nuit un peu \u00e0 la mise en valeur des oeuvres retenues qui sont pourtant de qualit\u00e9 et repr\u00e9sentatives de l&rsquo;activit\u00e9 artistique au cours de cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une salle est \u00e9galement consacr\u00e9e \u00e0 la publication d&rsquo;un livre d&rsquo;artiste soutenu par le canton de Vaud: Alain Huck. <em>Vite soyons heureux il le faut je le veux<\/em> qui reproduit une s\u00e9rie de 269 dessins r\u00e9alis\u00e9s en 1993 jusqu&rsquo;au 16 septembre.<\/p>\n<h3>Appenzell 18 juin 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>F\u00f6r Hitz ond Brand<\/em> jusqu&rsquo;au 19 septembre: art contemporain dans les mus\u00e9es d&rsquo;Appenzell.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Huit mus\u00e9es des cantons d&rsquo;Appenzell, qui jouxtent la ville de Saint-Gall, se sont r\u00e9unis pour pr\u00e9senter des interventions d&rsquo;artistes contemporains. C&rsquo;est l&rsquo;occasion en cherchant ces travaux dans les diverses institution de prendre conscience d&rsquo;un patrimoine peu connu et tr\u00e8s \u00e9parpill\u00e9.<\/p>\n<h3>Zurich 2 juin 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans les galeries, il faut signaler l&rsquo;accrochage impressionnant de 500 dessins de Dieter Roth chez Eva Pressenhuber, alors que la m\u00eame galerie propose les photos noir\/Blanc de Fischli &amp; Weiss. Chez Hauser &amp; Wirth on trouve quelques toiles importantes de Maria Lassnig jusqu&rsquo;au 28 juillet. Tout pr\u00eat la galerie de Pury &amp; Luxembourg pr\u00e9sente une grande installation obscure et stroboscopique de Terence Koh <em>God<\/em> qui revisite les grands moments de l&rsquo;iconographie chr\u00e9tienne avec des fourmis! jusqu&rsquo;au 15 juillet. De nouvelles expositions sont \u00e0 signaler \u00e0 Zurich. Je commencerai par le Haus konstruktiv avec Carsten Nicolai pr\u00e9sent\u00e9 jusqu&rsquo;au 1er ao\u00fbt. Cet artiste associe une r\u00e9flexion scientifique \u00e0 un travail sur les formes et les sons. Deux grandes installations sont propos\u00e9es ici. Dans <em>Static Balance<\/em> deux miroirs paraboliques plac\u00e9s l&rsquo;un en face de l&rsquo;autre produisent un son. Avec <em>Fades<\/em> dans une pi\u00e8ce obscurcie circule une brume et l&rsquo;on d\u00e9couvre des projections de formes sur l&rsquo;un des murs. Un grand espace est consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;accrochage des photographies de ces formes: <em>Fades Stills<\/em>. D&rsquo;autres pi\u00e8ces sont encore visbles notamment un mod\u00e8le pour une performance de lumi\u00e8re et de son.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Kunsthalle a invit\u00e9 Jennifer Allora &amp; Guillermo Calzadilla jusqu&rsquo;au 12 ao\u00fbt il s&rsquo;agit d&rsquo;artistes install\u00e9s \u00e0 Puerto Rico, un territoire occup\u00e9 par les Etats-Unis. Ils associent des actions sp\u00e9cifiques, r\u00e9alis\u00e9es dans un lieu donn\u00e9, \u00e0 des enregistrements vid\u00e9os qui circulent dans leurs expositions \u00e0 travers le monde. Ils ont d\u00e9velopp\u00e9 un travail sur les musiques militaires qui sont d\u00e9construites et font ici l&rsquo;objet de deux grandes installations \u00e9tonnantes. L&rsquo;une pr\u00e9sente la copie d&rsquo;un bunker enfoui sous des rochers aux ouvertures surgissent des instruments, trombone, trompette, grosse caisse. L&rsquo;autre associe les sons d\u00e9compos\u00e9s d&rsquo;une diane avec des projections lumineuses dans une structure architecturale qui donne un sentiment d&rsquo;enfermement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans l&rsquo;espace r\u00e9serv\u00e9 aux projets, on d\u00e9couvre le collectif Claire Fontaine, dont la participation \u00e0 la Biennale de Lyon est annonc\u00e9e, qui propose<em> How to cook a Wolf<\/em>. Ils \u00e9voquent des artistes phares de l&rsquo;art contemporain Gonzalez Toress avec la page reproduite d&rsquo;un manuel en arabe sur la Suisse que le visiteur peut emporter et des inscriptions qui parodient Bruce Nauman : \u00ab\u00a0The true artist produces the most prestigious commodity\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Migrosmuseum les sculptures de Rachel Harrison <em>Voyage of the Beagle <\/em>jusqu&rsquo;au 24 juin et les recherches iconographiques de l&rsquo;artiste danois Henrik Olesen jusqu&rsquo;au 12 ao\u00fbt.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A c\u00f4t\u00e9 chez Daros exhibitions l&rsquo;artiste mexicain Carlos Amorales, <em>Dark Mirror<\/em> jusqu&rsquo;au 2 septembre. Il travaille avec des papiers d\u00e9coup\u00e9s, les ombres d&rsquo;animaux, personnages \u00e9l\u00e9ments de paysage. il propose aussi un film d&rsquo;animation r\u00e9alis\u00e9 avec ces \u00e9l\u00e9ments et une installation vid\u00e9o.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Helmhaus consacre une importante pr\u00e9sentation \u00e0 Marie Jos\u00e9 B\u00fcrki jusqu&rsquo;au 24 juin. Ces intallations vid\u00e9o \u00e9voquent tant\u00f4t l&rsquo;intimit\u00e9 d&rsquo;un int\u00e9rieur f\u00e9minin, tant\u00f4t une vision panoramique d&rsquo;un parc en \u00e9t\u00e9 dans lequel les gens se pr\u00e9lassent. On trouve d&rsquo;autres travaux qui \u00e9voquent les restes d&rsquo;un banquet.<\/p>\n<h3>Aarau 2 juin 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus d&rsquo;Aarau consacre une vaste exposition aux \u00e9ditions Peter Blum jusqu&rsquo;au 22 juillet, bien qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un choix des travaux \u00e9dit\u00e9s entre 1980 et 2006, la pr\u00e9sentation occupe tout le rez-de-chauss\u00e9e de l&rsquo;institution et c&rsquo;est une chance de pouvoir trouver rassembl\u00e9es et visibles sur des murs ces \u00e9ditions qui n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 aborder de tr\u00e8s grands formats. Ces \u00e9ditions offrent aussi un pont entre l&rsquo;art des artistes suisses tr\u00e8s bien repr\u00e9sent\u00e9s (Disler, Federle, M\u00fcller, Stalder, Winnewisser) et l&rsquo;art international. Il faut aussi rappeler que Peter Blum, mais cet aspect n&rsquo;est pas abord\u00e9 dans l&rsquo;exposition, est l&rsquo;un des fondateurs de la revue Parkett. Dou\u00e9 d&rsquo;une force de conviction peu commune, il a souvent pouss\u00e9 les artistes \u00e0 pratiquer la gravure ce fut le cas notamment avec James Turrell. Il a collabor\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement avec Louise Bourgeois, Alex Katz ; ses \u00e9ditions proposent encore notamment des oeuvres de David Rabinowitch, Brice Marden, mais aussi Kim Sooja, General Idea ou Rosemarie Trockel pour en citer quelques unes.<\/p>\n<h3>31 mai 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La galerie de peinture ancienne de Dresde s&rsquo;est associ\u00e9e avec Second Life pour offrir une reproduction compl\u00e8te de ses salles en 3D. La condition pour y p\u00e9n\u00e9ter est de disposer d&rsquo;un avatar dans Second Life!<\/p>\n<h3>Gen\u00e8ve 30 mai 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Mamco Rollywholyover, deuxi\u00e8me \u00e9pisode: Peter Kogler, Hannah Villiger, Bernard Piffaretti, J\u00e9r\u00f4me Leuba, Bert Theis jusqu&rsquo;au 9 septembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le centre d&rsquo;art contemporain \u00e0 Gen\u00e8ve propose jusqu&rsquo;au 5 ao\u00fbt deux expositions int\u00e9ressantes qui illustrent une approche tr\u00e8s diff\u00e9rente de l&rsquo;espace public.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Avec <em>Parti de la peur<\/em>, l&rsquo;espagnol Fernando Sanchez Castillo (n\u00e9 en 1970) interroge la tradition des monuments historiques, monuments aux morts de la guerre sous diff\u00e9rents angles. Des maquettes reconstituent les structures de protection plac\u00e9es par le gouvernement r\u00e9publicain espagnol autour de certains monuments publics, sculptures, fontaines pour les prot\u00e9ger de la guerre civile. Une vid\u00e9o, <em>Rich Cat dies of Heart attack<\/em>, 2004 raconte la destruction d&rsquo;une t\u00eate sculpt\u00e9e en bronze soumise \u00e0 une grande vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;outrages pour symboliser la chute de divers dictateurs. De petits monuments \u00e9voquent divers types de catastrophes alors qu&rsquo;un ensemble de dessins et une grande toile montrent d&rsquo;autres facettes du travail de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le britannique Martin Boyce avec \u00a0\u00bb A Lost Cat and Alleyways. Back Gardens, pools and Parkways\u00a0\u00bb reprend des formes du design pour en faire des objets sans usage, sculptures, barri\u00e8res dans l&rsquo;espace, \u00e9l\u00e9ments suspendus aux murs ou aux plafonds (il obtient le Turner Prize en 2011).<\/p>\n<h3>B\u00e2le 16 mai 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La plupart des expositions qui seront visibles \u00e0 B\u00e2le lors de la foire de l&rsquo;art Art Basel 38 du 13 au 17 juin sont ouvertes d\u00e8s maintenant, on d\u00e9couvrira aussi Scope dans une halle industrielle voisine du 12 au 17 juin et Liste07 du 12 au 17 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au mus\u00e9e des beaux-arts on d\u00e9couvre: Brice Marden: travaux sur papier jusqu&rsquo;au 29 juillet et du classicisme \u00e0 l&rsquo;art moderne. Dessins du 19\u00e8me si\u00e8cle tir\u00e9s de la collection jusqu&rsquo;au 24 juin. En attendant une pr\u00e9sentation des d\u00e9buts de la carri\u00e8re de Jasper Johns, an allegory of painting, 1955 &#8211; 1965 du 2 juin &#8211; au 23 septembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation Beyeler propose Edouard Munch <em>Signes de l&rsquo;art moderne<\/em> jusqu&rsquo;au 22 juillet 2007. 243 oeuvres, y-compris une vingtaine de photographies, sont r\u00e9pertori\u00e9es dans le catalogue de cette r\u00e9trospective Edouard Munch. Organis\u00e9e chronologiquement, elle explore les passages entre les diff\u00e9rentes techniques auxquelles Munch a recouru. On d\u00e9couvre des toiles, mais aussi des estampes, lithographies et gravures sur bois que l&rsquo;artiste a inlassablement reprises et des photographies. Il s&rsquo;agit de la plus grande exposition propos\u00e9e hors de Norv\u00e8ge depuis la mort de Munch en 1944, par son ampleur elle veut montrer la modernit\u00e9 des exp\u00e9rimentations cr\u00e9atrice de l&rsquo;artiste au-del\u00e0 de la p\u00e9riode symboliste \u00e0 laquelle on l&rsquo;associe habituellement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e Tinguely \u00e9voque l&rsquo;internationale situationniste 1957 &#8211; 1972 jusqu&rsquo;au 5 ao\u00fbt. L&rsquo;exposition s&rsquo;appuie avant tout sur des oeuvres d&rsquo;Asger Jorn et de Constant pour \u00e9voquer les diff\u00e9rentes mouvances internationales qui ont gravit\u00e9 en Europe depuis COBRA, des lettristes jusqu&rsquo;aux situationnistes. Les recherches architecturales utopistes de Constant dont on voit plusieurs maquettes sont mises en relation avec les recherches collectives de Tinguely et Luginb\u00fchl.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour la Kunsthalle, il faut attendre le 10 juin pour d\u00e9couvrir l&rsquo;exposition Poor Thing jusqu&rsquo;au 2 septembre. Par contre Micol Assa\u00ebl Chizhevsky Lessons qui occupe les salles de l&rsquo;\u00e9tage avec des plaques de cuivre suspendues et une recherche sur les effets \u00e9lectrostatiques est visible jusqu&rsquo;au 17 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler que les B\u00e2lois devront se prononcer le 17 juin 2007 sur le projet d&rsquo;un nouveau casino au Barf\u00fcsserplatz, il s&rsquo;agit de deux salles de concert, qui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 \u00e0 l&rsquo;architecte Zaha Hadid \u00e0 la suite d&rsquo;un concours qu&rsquo;elle a remport\u00e9 en 2004. ( Le projet a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9 par 62,6% des voix).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Berne 16 mai 2007<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Berne, Mus\u00e9e des Beaux-Arts, L&rsquo;expressionnisme des montagnes, Expressionism from the Mountains: Kirchner, Bauknecht, Wiegers and the group \u00ab\u00a0Rot \/ Blau\u00a0\u00bb jusqu&rsquo;au 19 ao\u00fbt. En 1933 d\u00e9j\u00e0, le mus\u00e9e de Berne fit l&rsquo;acquisition d&rsquo;une toile monumentale, <em>Alpsonntag<\/em>, 1923 &#8211; 1925 de Kirchner r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 Davos, dispos\u00e9s en frise on y voit un groupe de montagnards regroup\u00e9s autour d&rsquo;une fontaine. L&rsquo;exposition pr\u00e9sente des oeuvres de Kirchner peintures et gravures confront\u00e9es \u00e0 celles de jeunes artistes venus le rejoindre et qui furent tr\u00e8s influenc\u00e9s par lui. Ce mus\u00e9e pr\u00e9sente aussi: <em>Ueli Berger &#8211; tout dans tous<\/em>. Travaux sur papier 1967 &#8211; 2007 jusqu&rsquo;au 5 ao\u00fbt.<\/p>\n<h3>Paris 8 mai 2007<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Commen\u00e7ons par un mus\u00e9e excentr\u00e9 le mus\u00e9e Bourdelle qui se trouve dans le XV\u00e8me arrondissement au pied de la tour Montparnasse. Ce mus\u00e9e dispose de vastes locaux qui pr\u00e9sentent une grande partie de l&rsquo;oeuvre d&rsquo;Emile Antoine Bourdelle (1861 &#8211; 1929). D&rsquo;autre part il invite des artistes contemporains \u00e0 intervenir dans les salles. Actuellement on d\u00e9couvre jusqu&rsquo;au 3 juin quatre installations de Sarkis (n\u00e9 \u00e0 Instanbul en 1938) qui sont tr\u00e8s r\u00e9ussies. A relever que cet artiste est aussi invit\u00e9 au mus\u00e9e du Louvre dans le cadre de l&rsquo;exposition <em>Armenia Sacra <\/em>jusqu&rsquo;au 21 mai. Il y a longtemps que je voulais aller au mus\u00e9e Bourdelle, ce qui m&rsquo;a d\u00e9cid\u00e9 cette fois c&rsquo;est l&rsquo;exposition <em>Portzamparc, R\u00eaver la ville<\/em> dans la nouvelle cit\u00e9 de l&rsquo;architecture et du patrimoine au Palais de Chaillot visible jusqu&rsquo;au 16 septembre. En effet cet architecte est l&rsquo;auteur de l&rsquo;extension du mus\u00e9e Bourdelle r\u00e9alis\u00e9e en 1992. De tr\u00e8s grandes surfaces du Palais de Chaillot sont dor\u00e9navant r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 l&rsquo;architecture. Les deux premi\u00e8res expositions sont spectaculaires. La premi\u00e8re propose des maquettes de projets en cours de r\u00e9alisation ou de projets refus\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s par Christian de Portzamparc (n\u00e9 en 1944), la deuxi\u00e8me pr\u00e9sente 150 films d&rsquo;architecture projet\u00e9s sur de grands \u00e9crans.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation Cartier a invit\u00e9 David Lynch \u00e0 pr\u00e9senter des peintures, dessins, aquarelles, photos et films exp\u00e9rimentaux jusqu&rsquo;au 27 mai. Une exposition de cin\u00e9aste qui s&rsquo;explique sans doute par le retour de la narration dans les expositions beaux-arts, ce qui contribue \u00e0 supprimer les barri\u00e8res entre les diff\u00e9rentes formes d&rsquo;expression artistique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Continuons \u00e0 \u00e9voquer un peu les marges des grandes manifestations officielles pour mentionner la maison europ\u00e9enne de la photographie, cette institution propose quatre expositions jusqu&rsquo;au 3 juin, relevons en particulier celles de Catherine Ikam, pionni\u00e8re de l&rsquo;art vid\u00e9o et de Louis Fl\u00e9ri qui proposent des installations interactives. Quant aux photos de Richard Kalvar, elles poursuivent un quotidien insolite avec un esprit \u00e9tonnant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Grand Palais \u00e9voque Le nouveau r\u00e9alisme jusqu&rsquo;au 2 juillet en pr\u00e9sentant les \u0153uvres des artistes qui ont gravit\u00e9 dans ce groupe entre 1957 et 1970. La pr\u00e9sentation est assez traditionnelle avec une priorit\u00e9 donn\u00e9e aux \u0153uvres de qualit\u00e9 et un souci d&rsquo;\u00e9quilibrer la pr\u00e9sence de chaque artiste. A relever la projection de l&rsquo;excellent film qui \u00e9voque l&rsquo;op\u00e9ration Dylaby, \u00ab labyrinthe dynamique \u00bb \u00e0 Amsterdam en 1962.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sur le plan de l&rsquo;art contemporain l&rsquo;exposition \u00e9v\u00e9nement devrait \u00eatre <em>Airs de Paris<\/em> jusqu&rsquo;au 15 ao\u00fbt qui marque les trente ans du Centre Pompidou. Elle s&rsquo;inscrit dans la tradition du Centre en pr\u00e9sentant simultan\u00e9ment les \u0153uvres d&rsquo;artistes contemporains, souvent des commandes ex\u00e9cut\u00e9es pour cette exposition, et la cr\u00e9ation industrielle et architecturale en \u00e9voquant, l&rsquo;espace, le sport, l&rsquo;architecture et les jardins. Avec 59 artistes et pr\u00e8s de 20 cr\u00e9ateurs appartenant \u00e0 d&rsquo;autres domaines l&rsquo;exposition est tr\u00e8s dense et ne laisse gu\u00e8re de place \u00e0 des sensations fortes. On a plut\u00f4t l&rsquo;impression d&rsquo;un saupoudrage soucieux de ne froisser personne et d&#8217;embarquer le plus de participants possibles dans le bateau, sans prise de risques. Une fois surmont\u00e9e l&rsquo;impression d&rsquo;\u00e9touffement de nombreuses pi\u00e8ces m\u00e9ritent pourtant un regard attentif. A signaler la bonne id\u00e9e de Carsten H\u00f6ller qui casse un parcours trop rigide, partage l&rsquo;espace en deux en ouvrant une perspective et un corridor \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;exposition&#8230;.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au m\u00eame \u00e9tage du Centre Pompidou l&rsquo;exposition qui rend hommage \u00e0 Samuel Backett jusqu&rsquo;au 25 juin est extr\u00eamement dense et int\u00e9ressante avec la projection du seul film r\u00e9alis\u00e9 par Beckett et la vision de nombreuses pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et enregistrements sonores. On regrettera que les artistes avec qui Beckett entretenait des relations directes et ceux qui ont \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9s par lui soient pr\u00e9sent\u00e9s simultan\u00e9ment. Cette option ne favorise pas la lisibilit\u00e9 du propos et entretient une certaine confusion.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Nyon 28 avril 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Festival Visions du r\u00e9el s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 du 20 au 26 avril 2007. J&rsquo;ai assist\u00e9 \u00e0 des projections le 22 et le 25 avril. Une page est consacr\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sentation des films d\u00e9couverts avec des liens vers les sites de chaque projection qui permettent de voir un extrait.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 20 avril 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La totalit\u00e9 des salles de l&rsquo;Espace Arlaud sont consacr\u00e9es aux toiles r\u00e9centes (2005 &#8211; 2007) de l&rsquo;artiste Katherine M\u00fcller jusqu&rsquo;au 3 juin. Katherine M\u00fcller privil\u00e9gie les formats carr\u00e9s g\u00e9n\u00e9ralement dispos\u00e9s en diptyques, en triptyques ou en s\u00e9ries. Les formats sont grands souvent 180 x 180 cm. Elle d\u00e9veloppe un dialogue entre le monochrome exaltant le noir, le gris, le vert, l&rsquo;orang\u00e9 ou le rose associ\u00e9 \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments d\u00e9coratifs ou des traces de r\u00e9alit\u00e9 obtenus par le transfert de photographies. Le titre de l&rsquo;exposition est <em>Eternity Now<\/em> et certaines pi\u00e8ces sont accompagn\u00e9es d&rsquo;un titre qui sugg\u00e8re le d\u00e9but d&rsquo;une histoire.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Signalons \u00e9galement \u00e0 la galerie du March\u00e9 (au pied des escaliers du March\u00e9) les travaux sur papier de Carol Bailly et Ignacio Carles-Tolra jusqu&rsquo;au 2 juin, deux artistes que l&rsquo;on place sous l&rsquo;appellation neuve invention ou cr\u00e9ation franche.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Bienne 4 avril 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Centre PasquArt \u00e0 Bienne consacre une importante exposition \u00e0 Herv\u00e9 Graumann. Il propose ici des paysages <em>Triple Berglandschaft Playlist I<\/em>. et des natures mortes <em>Dual Movie Misc 2007<\/em> en 3D qui forment une oeuvre totale dans laquelle le spectateur est immerg\u00e9. Graumann investit aussi l&rsquo;espace r\u00e9el par des installations, intitul\u00e9es <em>Patterns<\/em>, une synth\u00e8se assez hallucinante entre les \u00e9volutions techniques les plus r\u00e9centes de l&rsquo;art virtuel et la r\u00e9f\u00e9rence aux pratiques de l&rsquo;Op Art et du nouveau r\u00e9alisme; La m\u00eame institution propose aussi les installations d&rsquo; Isabelle Krieg qui joue avec son nom pour travailler autout des mots Krieg, Macht et Liebe les deux expositions sont visibles jusqu&rsquo;au 20 mai.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vevey, Mus\u00e9e Jenisch 20 mars 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Entre Lumi\u00e8res et Romantisme. Dessins du mus\u00e9e des beaux-arts d&rsquo;Orl\u00e9ans <\/em>jusqu&rsquo;au 17 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Apr\u00e8s les dessins du mus\u00e9e de Besan\u00e7on, le mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey nous invite \u00e0 d\u00e9couvrir une facette des collections du mus\u00e9e d&rsquo;Orl\u00e9ans. En effet la s\u00e9lection d&rsquo;une centaine de feuilles se concentre sur le XVIIIe si\u00e8cle et le d\u00e9but du XIXe. A relever un tr\u00e8s beau portrait d&rsquo;Ingres, des \u00e9tudes de chevaux de G\u00e9ricault. Un ensemble important de feuilles d&rsquo;Anne Louis Girodet auxquelles font face notamment cinq dessins de son ma\u00eetre David. On trouve aussi une \u00e9vocation du s\u00e9jour en prison d&rsquo;Hubert Robert, des paysages de Michallon, de de Boissieu, Salomon Gessner par exemple.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Cabinet cantonal des estampes sous le titre <em>Temps forts de la collection William Cuendet &amp; Atelier de Saint-Prex<\/em> jusqu&rsquo;au 28 mai salue le trenti\u00e8me anniversaire de cette fondation qui associe d&rsquo;une fa\u00e7on originale des travaux contemporains, \u00e0 savoir les archives des artistes qui travaillent \u00e0 l&rsquo;atelier de Saint-Prex, \u00e0 une prestigieuse collection de Rembrandt et de D\u00fcrer, \u00e0 laquelle sont venues s&rsquo;ajouter d&rsquo;autres collections d&rsquo;estampes anciennes. L&rsquo;accrochage m\u00e9lange les travaux et les \u00e9poques.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le, Riehen 16 mars 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation Beyeler propose Edouard Munch <em>Signes de l&rsquo;art moderne<\/em> jusqu&rsquo;au 15 juillet 2007. 243 oeuvres, y-compris une vingtaine de photographies, sont r\u00e9pertori\u00e9es dans le catalogue de cette r\u00e9trospective Edouard Munch. Organis\u00e9e chronologiquement, elle explore les passages entre les diff\u00e9rentes techniques auxquelles Munch a recouru. On d\u00e9couvre des toiles, mais aussi des estampes, lithographies et gravures sur bois que l&rsquo;artiste a inlassablement reprises et des photographies. Il s&rsquo;agit de la plus grande exposition propos\u00e9e hors de Norv\u00e8ge depuis la mort de Munch en 1944, par son ampleur elle veut montrer la modernit\u00e9 des exp\u00e9rimentations cr\u00e9atrice de l&rsquo;artiste au-del\u00e0 de la p\u00e9riode symboliste \u00e0 laquelle on l&rsquo;associe habituellement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A noter que le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le propose une superbe s\u00e9lection de dessins du XIXe si\u00e8cle d&rsquo;Angelica Kauffmann \u00e0 Picasso tir\u00e9s de sa collection sous le titre: <em>Du classicisme \u00e0 l&rsquo;art moderne.<\/em> Dessins du 19\u00e8me si\u00e8cle jusqu&rsquo;au 24 juin.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mamco propose une nouvelle s\u00e9rie de pr\u00e9sentations monographiques jusqu&rsquo;au 6 mai. Elles sont mises en relation avec quelques pi\u00e8ces de la collection. A relever en particulier les constructions architecturales de Siah Armajani (1939), l&rsquo;univers surr\u00e9aliste de Jean- Claude Silbermann (1935) <em>Un homard dans le faux pas;<\/em> membre du dernier groupe surr\u00e9aliste qu&rsquo;il rejoint en 1956, illustrateur, il d\u00e9veloppe un univers de personnages d\u00e9coup\u00e9s et de dessins; les propositions textuelles de Bujar Marika. L&rsquo;exposition John Armleder est en partie prolong\u00e9e pour l&rsquo;installation du premier \u00e9tage.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans la partie commune aux diff\u00e9rentes institutions genevoises on notera un cabinet d&rsquo;amateur propos\u00e9 par le centre d&rsquo;\u00e9dition contemporaine <em>Zorro &amp; Bernardo Wunder Stanza<\/em> jusqu&rsquo;au 1er avril.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le centre d&rsquo;art contemporain propose <em>The Maghreb Connection <\/em>et <em>I am making Art<\/em>, diff\u00e9rents programmes de vid\u00e9os consacr\u00e9es au corps humain jusqu&rsquo;au 22 avril.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 15 f\u00e9vrier 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus de Zurich poss\u00e8de une version de l&rsquo;une des oeuvres majeures de Rodin <em>La porte de l&rsquo;Enfer<\/em>. R\u00e9cemment restaur\u00e9e cette sculpture a retrouv\u00e9 sa place \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du b\u00e2timent. Elle forme un \u00e9l\u00e9ment central dans l&rsquo;\u00e9volution cr\u00e9atrice de l&rsquo;artiste, les esquisses, projets, groupes de figures que cette commande lui a inspir\u00e9 sont l&rsquo;un des points forts de l&rsquo;exposition propos\u00e9e par l&rsquo;institution jusqu&rsquo;au 13 mai.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Aarau et Berne 22 f\u00e9vrier 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Martin Disler ( 1949 &#8211; 1996) <em>De l&rsquo;amour et d&rsquo;autres d\u00e9mons<\/em>, oeuvres 1979 &#8211; 1996 au Kunsthaus d&rsquo;Aarau jusqu&rsquo;au 15 avril. R\u00e9my Zaugg (1943 &#8211; 2005) <em>Mon voisin la mort et la perception<\/em> Zentrum Paul Klee jusqu&rsquo;au 3 juin. Deux artistes n\u00e9s dans les ann\u00e9es 1940 et qui ont pris une place pr\u00e9pond\u00e9rante sur la sc\u00e8ne suisse jouissant d&rsquo;une tr\u00e8s grande visibilit\u00e9 de leur vivant, ils sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s relativement jeunes. Pourtant ils incarnent deux approches diam\u00e8tralement oppos\u00e9es de l&rsquo;expression artistique, l&rsquo;une expressive et figurative, d\u00e9cha\u00een\u00e9e; l&rsquo;autre abstraite conceptuelle tourn\u00e9e vers l&rsquo;affichage des mots associ\u00e9s aux couleurs et \u00e0 leur impact. Il est int\u00e9ressant de voir qu&rsquo;on leur rend hommage en m\u00eame temps. L&rsquo;exposition du Centre Paul Klee avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e avant la mort de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Berne: Mus\u00e9e des beaux-arts: Oscar Wiggli. Corps &#8211; Espace &#8211; Son jusqu&rsquo;au 13 mai.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne pr\u00e9sente une r\u00e9trospective du sculpteur et compositeur Oscar Wiggli ( n\u00e9 en 1927) qui con\u00e7oit la sculpture comme une <em>Partition forg\u00e9e<\/em>. Il travaille le fer, s&rsquo;inspire du torse de la femme et superpose formes et mouvements \u00e0 des id\u00e9es de sons et de nuages qui passent. Quelques sculptures de grand format de cet artiste sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9es au Zentrum Paul Klee.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne consacre une petite salle \u00e0 Louise Bourgeois pour pr\u00e9senter un portefeuille de 19 s\u00e9rigraphies et lithographies sur le th\u00e8me de la <em>Fugue<\/em>. L&rsquo;album avec les dessins originaux est \u00e9galement visible jusqu&rsquo;au 8 avril.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A la Kunsthalle les peintures noires et expressives de <em>Jutta Koether &#8211; \u00c4nderungen aller Art <\/em>sont \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 11 mars.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 15 f\u00e9vrier 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus de Zurich poss\u00e8de une version de l&rsquo;une des oeuvres majeures de Rodin <em>La porte de l&rsquo;Enfer<\/em>. R\u00e9cemment restaur\u00e9e cette sculpture a retrouv\u00e9 sa place \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du b\u00e2timent. Elle forme un \u00e9l\u00e9ment central dans l&rsquo;\u00e9volution cr\u00e9atrice de l&rsquo;artiste, les esquisses, projets, groupes de figures que cette commande lui a inspir\u00e9 sont l&rsquo;un des points forts de l&rsquo;exposition propos\u00e9e par l&rsquo;institution jusqu&rsquo;au 13 mai.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un jeune sculpteur valaisan, Valentin Carron, est visible \u00e0 la Kunsthalle jusqu&rsquo;au 18 mars. Il reproduit des \u00e9l\u00e9ments plastiques du quotidien, poutres, potences ou des oeuvres d&rsquo;art l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9form\u00e9es en stiroforme.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">G\u00fcnter Umberg (1942) occupe quatre salles au Haus Konstruktiv de quatre fa\u00e7ons tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Au rez il propose une exposition de tableaux surprenantes. Les toiles de peintres contemporains sont plac\u00e9es sur une structure en bois verticale qui est comme un d\u00e9p\u00f4t, on voit l&rsquo;arri\u00e8re d&rsquo;une peinture ou un fragment du c\u00f4t\u00e9 peint, comme en passant. Dans une autre salle, il a aussi r\u00e9uni les travaux d&rsquo;autres artistes accroch\u00e9s de fa\u00e7on plus traditionnelle, enfin deux salles pr\u00e9sentent ses travaux sur papier dans l&rsquo;une et des toiles monochromes noires et vertes dans l&rsquo;autre. La m\u00eame institution rend hommage \u00e0 Verena Loewensberg (1912 &#8211; 1986) par une r\u00e9trospective qui \u00e9voque les diff\u00e9rents aspects d&rsquo;une recherche abstraite rigoureuse jusu&rsquo;au 31 mars.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 10 02 2007<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Plusieurs expositions \u00e0 signaler \u00e0 Lausanne. Commen\u00e7ons par Accrochage ( Vaud 2007) jusqu&rsquo;au 11 mars qui a rejoint l&rsquo;Espace Arlaud. C&rsquo;est le rendez-vous annuel de l&rsquo;art contemporain cr\u00e9\u00e9 dans le canton de Vaud, s\u00e9lectionn\u00e9 par un jury diff\u00e9rent chaque ann\u00e9e. Quarante oeuvres de 25 artistes diff\u00e9rents sont r\u00e9parties sur les 4 \u00e9tages du b\u00e2timent. Par ailleurs David Hominal prim\u00e9 lors de l&rsquo;\u00e9dition pr\u00e9c\u00e9dente b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une exposition dans une salle du 1er \u00e9tage et d&rsquo;un catalogue sp\u00e9cifique. Enfin signalons que les 10 et 11 mars les artistes lausannois ouvriront au public les portes de leurs ateliers sous le titre d&rsquo;Aperto.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts se tourne vers la peinture de catastrophes en \u00e9voquant des Visions du<em> d\u00e9luge<\/em> \u00e0 travers l&rsquo;histoire de l&rsquo;art jusqu&rsquo;au 29 avril. L&rsquo;exposition offre un large panorama artistique de la Renaissance \u00e0 l&rsquo;art contemporain. En choisissant de mettre l&rsquo;accent sur certains points forts sans tomber dans l&rsquo;\u00e9num\u00e9ration comme c&rsquo;est trop souvent le cas des expositions th\u00e9matiques. Elle propose des approfondissements bienvenus autour de certaines oeuvres de la collection tout en \u00e9largissant la perspective pour offrir l&rsquo;occasion d&rsquo;admirer des peintures, des dessins et des gravures provenant du mus\u00e9e du Louvre et d&rsquo;autres institutions en France et en Europe.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation de l&rsquo;Hermitage de son c\u00f4t\u00e9 d\u00e9voile la peinture belge de la fin du XIXe si\u00e8cle jusqu&rsquo;au 28 mai. Une centaine de toiles, dessins et gravures de Theo van Rysselberghe, F\u00e9licien Rops, Henri van de Velde, Emil Claus, James Ensor, Leon Spilliaert et William Degouve de Nuncques notamment.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e s&rsquo;interroge sur l&rsquo;impact des technologies num\u00e9riques sur la pratique de la photographie aujourd&rsquo;hui. Sous le titre <em>Tous photographes<\/em>jusqu&rsquo;au 20 mai. Cette facilit\u00e9 d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la prise de vue est une nouveaut\u00e9 relative comme le rappellent les citations qui scandent l&rsquo;exposition pour \u00e9voquer les r\u00e9actions suscit\u00e9es par l&rsquo;apparition du Kodak vers 1900 qui lui aussi mettait la photo \u00e0 port\u00e9e de tous! Diff\u00e9rents points de vue et probl\u00e9matiques sont d\u00e9velopp\u00e9s dans l&rsquo;exposition: l&rsquo;utilisation des photos d&rsquo;amateurs dans l&rsquo;information ou la m\u00e9decine par exemple. Les d\u00e9veloppements des weblogs et de supports \u00e9ditoriaux sp\u00e9cifiques revues, livres. Les travaux d&rsquo;artistes qui jouent \u00e0 l&rsquo;amateur ou travaillent avec des documents d&rsquo;amateurs. Par ailleurs chacun peut envoyer une photo qui sera projet\u00e9e quelques instants. Chaque week end des rencontres sont agend\u00e9es; \u00e0 noter en particulier que Martin Parr participera \u00e0 des d\u00e9bats-rencontres les 28 et 29 avril.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">21 01 2007 \u00a0Yverdon<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Galerie de l&rsquo;h\u00f4tel de ville \u00e0 Yverdon propose sous le titre:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Grandes tailles<\/em>. <em>Ateliers &#8211; \u00e9ditions Raymond Meyer<\/em> jusqu&rsquo;au 11 mars 2007, les gravures de 16 artistes r\u00e9alis\u00e9es sur des plaques en aluminium ou en plexiglas de 140 x 225 cm. On retrouve plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de cr\u00e9ateurs qui repr\u00e9sentent ceux qui fr\u00e9quentent l&rsquo;atelier de Raymond Meyer parfois depuis plus de 30 ans: Richard Aeschlimann, Fr\u00e9d\u00e9ric Clot, Daniel de Quervain, Terry Fernandez, Marc Ferroud, Philippe Fretz, Rolf Iseli, Henri Jacot, Claire Nicole, Roger Pfund, Fran\u00e7ois Pont, Henri Presset, Jean-Fran\u00e7ois Reymond, Andr\u00e9 Siron, Sabine Zaalene, St\u00e9phane Zaech.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">18 01 2007 B\u00e2le<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler \u00e9galement Paola Pivi \u00e0 la Kunsthalle jusqu&rsquo;au 18 mars et Christian Philip Muller au mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain jusqu&rsquo;au 15 avril. La grande salle du 2\u00e8me \u00e9tage de cette institution pr\u00e9sente des travaux achet\u00e9s par le mus\u00e9e \u00e0 G\u00fcnter F\u00f6rg (photographies et peintures murales) et Bernard Frize jusqu&rsquo;au 18 mars.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>2006<\/strong><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">24 12 06<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La fin de l&rsquo;ann\u00e9e approche \u00e0 grands pas c&rsquo;est le moment de faire un petit bilan 2006.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">J&rsquo;ai rendu compte dans un article s\u00e9par\u00e9 de 33 expositions cette ann\u00e9e. Un grand nombre d&rsquo;autres manifestations a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 dans la chronique. Faut-il faire un palmar\u00e8s des favoris? Je me lance pour leur donner une nouvelle vie avant de passer au programme de l&rsquo;ann\u00e9e prochaine.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En Suisse je mentionnerai:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Paul Klee m\u00e9lodie et rythme 27 09 06 \u00e0 La Fondation Klee \u00e0 Berne et puis Henri Matisse 17 03 06 \u00e0 la Fondation Beyeler.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Paris certainement Yves Klein 22 10 06 \u00e0 Beaubourg.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Londres Michelange au British Museum 05 04 06 et puis assur\u00e9ment Carsten H\u00f6ller <em>Test Site<\/em> 22 11 06 \u00e0 la Tate Modern. Et voil\u00e0 sans compter toutes les expositions que je n&rsquo;ai pas vues!<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">5 12 06 Zurich.<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>General Idea, Found Formats <\/em>\u00e0 la Kunsthalle jusqu&rsquo;au 7 janvier, le trio canadien fond\u00e9 en 1969 (2 membres sont morts en 1994) est pr\u00e9sent\u00e9 avec une r\u00e9trospective des \u00e9ditions jusqu&rsquo;en 1995 et des installations.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Polonais Robert Kusmirowski a transform\u00e9 les espaces du Migrosmuseum en usine abandonn\u00e9e. Dans la premi\u00e8re salle des planches \u00e0 dessins avec des plans, puis des vestiaires hommes et femmes d&rsquo;une blancheur immacul\u00e9e, enfin l&rsquo;usine d\u00e9sert\u00e9e entour\u00e9e de barbel\u00e9s, une recr\u00e9ation spectaculaire ! A c\u00f4t\u00e9, \u00e0 la Fondation Daros, le peintre argentin Guillermo Kuitca propose <em>Das Lied von der Erde <\/em>jusqu&rsquo;au 18 mars. Il reprend des cartes en peinture,explore les r\u00e9seaux des routes, les limites d&rsquo;espaces sur ses toiles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin il faut signaler que le Kunsthaus propose un regard sur sa collection en associant dans une salle les photographies du couple helvetico- irlandais Teresa Hubbard, Alexander Birchler \u00e0 des peintures de Munch, Vallotton, St\u00f6cklin.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 1er d\u00e9cembre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e Rath, Arts, savoirs, m\u00e9moire. Tr\u00e9sors de la Biblioth\u00e8que de Gen\u00e8ve jusqu&rsquo;au 18 f\u00e9vrier 2007.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il est bon de rappeler que les fonds de la biblioth\u00e8que de Gen\u00e8ve qui formaient un v\u00e9ritable cabinet de curiosit\u00e9s sont \u00e0 l&rsquo;origine de nombreux mus\u00e9es de cette ville. L&rsquo;exposition souligne la diversit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9tendue des collections de cette institution. Elle d\u00e9bute par la pr\u00e9sentation de cartes et de r\u00e9cits de voyages, se poursuit avec un superbe ensemble de manuscrits enlumin\u00e9s, des incunables et des reliures. Une salle est consacr\u00e9e \u00e0 J. J. Rousseau. Au sous-sol on trouve l&rsquo;iconographie genevoise par la gravure, le dessin, la photographie et le parcours s&rsquo;ach\u00e8ve avec une pr\u00e9sentation d&rsquo;affiches 1900.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Londres 22 novembre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">De nombreuses expositions \u00e0 signaler \u00e0 Londres dont les institutions semblent se tourner de plus en plus vers les valeurs s\u00fbres et vers l&rsquo;exploitation du colossal patrimoine rassembl\u00e9 dans la ville ou le pays. Commen\u00e7ons par le contemporain: cette ann\u00e9e la Tate Modern a confi\u00e9 son hall central \u00e0 Carsten H\u00f6ller, qui avec <em>Test Site<\/em> propose une \u00ab\u00a0utopie r\u00e9elle\u00a0\u00bb! cinq toboggans de science fiction, une foule d&rsquo;enfants et d&rsquo;adultes surexcit\u00e9s font la queue pendant des heures pour se pr\u00e9cipiter en bas le Turbine Hall, par contre les expositions temporaires payantes en ce moment : Fischli &amp; Weiss et David Smith semblent compl\u00e8tement d\u00e9laiss\u00e9es (1 ou 2 personnes par salle lors de mon passage un samedi entre 11h. et 13h.). Difficile d&rsquo;\u00e9tablir un palmar\u00e8s pour les expositions classiques! Commen\u00e7ons par la plus petite, mais aussi la plus passionnante celle que le Courtauld Institute consacre \u00e0 <em>David Teniers and the Theatre of Painting<\/em> jusqu&rsquo;au 21 janvier. Elle rassemble les copies d&rsquo;oeuvres de ma\u00eetres faites par Teniers en vue de la premi\u00e8re publication d&rsquo;un ouvrage de reproductions en gravures d&rsquo;une grande collection de peintures publi\u00e9e en 1660. Temiers engagea 10 graveurs pour reproduire plus de 200 oeuvres.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On croit conna\u00eetre Rodin, on voit ses sculptures dans de nombreux mus\u00e9es et c&rsquo;est un d\u00e9fi de proposer une nouvelle r\u00e9trospective. Il est parfaitement r\u00e9ussi dans celle propos\u00e9e par la Royal Academy dans 11 salles qui associe avec finesse le d\u00e9veloppement de l&rsquo;oeuvre et le regard port\u00e9 sur celle-ci par les commandes, les relations personnelles, la photographie. En explorant en particulier les relations entre Rodin et la Grande Bretagne. Cette exposition sera pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Zurich du 9 f\u00e9vrier au 13 mai 2007, il sera int\u00e9ressant de voir comment elle \u00e9voluera. Holbein en Angleterre \u00e0 la Tate Britain est organis\u00e9e dans le m\u00eame esprit que l&rsquo;exposition de B\u00e2le ce printemps en montrant tous les aspects de l&rsquo;activit\u00e9 du peintre de la cour d&rsquo;Henri VIII. Elle montre les travaux de l&rsquo;artiste comme portraitiste, \u00e9voque \u00e9galement ses autres activit\u00e9s lorsqu&rsquo;il r\u00e9alise des dessins pour des objets d&rsquo;orf\u00e8vrerie, bijoux, plats, couvertures de livres, \u00e9p\u00e9es ou des \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;architecture d&rsquo;int\u00e9rieur. <em>Les Ambassadeurs<\/em> sont rest\u00e9s \u00e0 la National Gallery.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cette derni\u00e8re justement propose 46 Velazquez, une r\u00e9trospective compl\u00e8te d&rsquo;un autre peintre de cour ( le tiers de l&rsquo;oeuvre connu), dans quatre salles sans <em>Les M\u00e9nines.<\/em> Mais le Prado, qui abrite une grande partie de l&rsquo;oeuvre, a pr\u00eat\u00e9 d&rsquo;autres toiles importantes qui font ressortir l&rsquo;extraordinaire singularit\u00e9 d&rsquo;un peintre qui a gard\u00e9 le pouvoir d&rsquo;estomaquer chaque spectateur.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>L\u00e9onard de Vinci, Experience, Experiment and Design<\/em> jusqu&rsquo;au 7 janvier au Victoria &amp; Albert Museum, cette exposition sur le dessin comme instrument de recherche chez L\u00e9onard est compl\u00e9t\u00e9e par des projections qui animent les dessins. Une autre exposition int\u00e9ressante sur la Renaissance est propos\u00e9e avec <em>At Home in Renaissance Italy<\/em> jusqu&rsquo;au 7 janvier qui montre l&rsquo;organisation des maisons de ma\u00eetre en Toscane et en V\u00e9n\u00e9tie et la place des objets et des oeuvres d&rsquo;art dans ces habitations. Enfin on peut encore signaler dans la m\u00eame institution l&rsquo;exposition de photographies <em>Cr\u00e9puscule. Photographie \u00e0 l&rsquo;heure magique <\/em>qui rassemble les travaux de 8 photographes contemporains.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A propos de photographie la Barbican Art Gallery avec <em>In the face of History, European Photographers in the 20th Century <\/em>jusqu&rsquo;au 28 janvier propose une grande exposition sur la photographie europ\u00e9enne au XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin je mentionne encore les portraits de David Hockney, peintures, dessins et polaro\u00efds \u00e0 la National Portrait Gallery et j&rsquo;aurai rat\u00e9 la pr\u00e9sentation des collections de Damien Hirst \u00e0 la Serpentine Gallery qui d\u00e9bute le 25 novembre!<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 12 novembre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">John M. Armleder (1948) avec <em>Amor vacui, Horror vacui <\/em>jusqu&rsquo;au 21 janvier occupe tous les \u00e9tages du Mamco dans une approche r\u00e9trospective de son travail qui se visite de haut en bas. L&rsquo;exposition tr\u00e8s dense met en \u00e9vidence les <em>Furniture Paintings<\/em> qui sont la marque caract\u00e9ritique de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Centre d&rsquo;art contemporain on d\u00e9couvre George Shaw jusqu&rsquo;au 14 janvier et Philippe Decrauzat jusu&rsquo;au 10 d\u00e9cembre, deux \u00e9tages, deux approches, deux usages diam\u00e9tralement oppos\u00e9s de la peinture. De George Shaw, 25 peintures \u00e0 l&rsquo;\u00e9mail appliqu\u00e9e sur bois, une pratique presque photographique de la peinture, mais l&rsquo;on pense davantage au r\u00e9alisme des ann\u00e9es 1920-1930 qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;hyperr\u00e9alisme des ann\u00e9es 1970 en d\u00e9couvrant ces travaux. Le th\u00e8me central est toujours le m\u00eame, les franges de la ville, tant\u00f4t les arbres, tant\u00f4t, une palissade, un mur couvert de graffitis ou encore un vieux cimeti\u00e8re. Pourtant l&rsquo;ensemble donne une impression de diversit\u00e9, chaque peinture est diff\u00e9rente dans son intensit\u00e9. Une salle est aussi consacr\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sentation d&rsquo;un groupe de dessins. Chez Philippe Decrauzat c&rsquo;est la sortie du cadre qui importe, l&rsquo;occupation compl\u00e8te de l&rsquo;espace par des peintures aux effets optiques et des objets.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Centre pour l&rsquo;image contemporaine &#8211; Saint-Gervais Gen\u00e8ve propose<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Version anim\u00e9e au BAC (Biennale informatique, l&rsquo;animation dans l&rsquo;art contemporain) 17 octobre &#8211; 17 d\u00e9cembre. La pr\u00e9sentation comprend un certain nombre d&rsquo;installations, un programme de films courts et un programmes de clips de 2h. 40.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">http:\/\/www.centreimage.ch<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans les galeries je rel\u00e8ve : Thomas Flechtner, <em>Bloom<\/em> chez Blancpain un photographe pr\u00e9sent dans l&rsquo;exposition sur les Alpes au Kunsthaus de Zurich et qui propose un travail nouveau ici avec des vues de d\u00e9tails, des gros plans de fleurs, Jean-Paul Bielman Reoc, chez Andata Ritono, un cycle de petites gouaches consacr\u00e9es aux arbres, au lac, un travail fascinant au rythme des jours qui passent et la ville vue par plusieurs artistes contemporains chez Skopia, Alexandre Bianchini, Claudio Moser, Thomas Huber, Karim Noureldin, Rita Mc Bride notamment.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lucerne, Zoug, Zurich, le 26 octobre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne se livre \u00e0 un brillant inventaire des formes d&rsquo;expositions possibles en travaillant autour de sa collection: <em>Modell f\u00fcr ein Museum<\/em> jusqu&rsquo;au 11 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une salle est consacr\u00e9e \u00e0 une collection de peinture expressionniste donn\u00e9e au mus\u00e9e en 1937, une autre \u00e9voque la Kunsthalle des ann\u00e9es 1980 avec de grandes peintures, on trouve aussi une salle XIXe si\u00e8cle, la salle de projection, le cabinet d&rsquo;amateur, des archives Art &amp; Language. Une synth\u00e8se \u00e9tonnante et dense des approches possibles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus de Zoug poss\u00e8de \u00e0 travers la Stiftung Sammlung Kamm des oeuvres de Richard Gerstl (1883 &#8211; 1908) et Kandinsky notamment. C&rsquo;est l&rsquo;occassion d&rsquo;explorer les relations qui existaient entre trois personnalit\u00e9s de premier plan et une mani\u00e8re de formuler les relations entre musique et peinture chez Kandinsky. Les oeuvres de Gerstl sont pr\u00e9sent\u00e9es avec les peintures de Sch\u00f6nberg peu connues.<em> Harmonie und Dissonanz | Gerstl \u2013 Sch\u00f6nberg \u2013 Kandinsky. Malerei und Musik im Aufbruch<\/em> jusqu&rsquo;au 17 d\u00e9cembre 2006.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus de Zurich nous invite \u00e0 la confrontation de trois si\u00e8cles d&rsquo;iconographie alpine: <em>Dans les Alpes<\/em> jusqu&rsquo;au 2 janvier (300 oeuvres du 17e au 20e si\u00e8cle). Les travaux contemporains pr\u00e9dominent, mais de tr\u00e8s nombreuses pi\u00e8ces anciennes sont pr\u00e9sent\u00e9es dans une exposition incroyablement riche. La pr\u00e9sentation a\u00e9r\u00e9e permet de consid\u00e9rer chaque travail, malgr\u00e9 le m\u00e9lange total dans le temps et les genres d&rsquo;expression qui vont de la carte postale, du guide \u00e0 la peinture na\u00efve ou populaire sans oublier des pi\u00e8ces importantes du \u00ab\u00a0grand art\u00a0\u00bb brisant all\u00e8grement toutes les fronti\u00e8res entre high et low!. L&rsquo;exposition est divis\u00e9e en quatre espaces th\u00e9matiques, le premier \u00e9voque les pionniers, les panoramas, les vues de la montagne comme site de catastrophes et comme espace d\u00e9sert; le deuxi\u00e8me les visionnaires; le troisi\u00e8me les habitants, les ing\u00e9nieurs et le quatri\u00e8me les touristes. Il faut encore mentionner deux salles de projection.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vevey le 24 octobre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le cabinet des estampes au Mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey pr\u00e9sente jusqu&rsquo;au 5 novembre Ambroise Vollard \u00e9diteur. En effet ce dernier ne fut pas seulement marchand, il joua aussi un r\u00f4le primordial dans la promotion d&rsquo;estampes d&rsquo;artistes. Il s&rsquo;agit soit de feuilles autonomes soit des fameux livres enrichis de gravures par Rodin et Bonnard notamment. Dans une premi\u00e8re salle on d\u00e9couvre les superbes suites de lithographies r\u00e9alis\u00e9es par Vuillard, Bonnard et Maurice Denis. Dans la seconde ce sont des travaux de Rouault, Chagall et bien s\u00fbr quelques pi\u00e8ces de la fameuses Suite Vollard r\u00e9alis\u00e9e par Picasso qui avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es plut\u00f4t par une non moins fameuses suite sur les Saltimbanques.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Jenisch pr\u00e9sente:Fran\u00e7ois Bocion<em> au seuil de l&rsquo;impressionnisme<\/em> jusqu&rsquo;au 11 f\u00e9vrier 2007. L&rsquo;exposition n&rsquo;est pas r\u00e9trospective, elle cherche par une suite de rapprochements visuels \u00e0 former une sorte de patchwork en mettant en relation Fran\u00e7ois Bocion (1828 &#8211; 1890) avec ses contemporains, Barthelemy Menn, Camille Corot, Eug\u00e8ne Boudin, Claude Monet, Gustave Courbet, mais aussi avec ses \u00e9l\u00e8ves qui furent F\u00e9lix Vallotton, Eug\u00e8ne Grasset ou encore Ernest Bi\u00e9ler.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 6 octobre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cette fois la Fondation Beyeler ouvre le volet principal de son projet <em>Eros dans l&rsquo;art moderne<\/em> 8 octobre &#8211; 18 f\u00e9vrier 2007. Le pr\u00e9ambule Eros: Rodin et Picasso est prolong\u00e9 jusqu&rsquo;au 15 octobre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e Tinguely se tourne lui aussi vers l&rsquo;amour avec <em>Niki &amp; Jean L&rsquo;art et l&rsquo;amour<\/em> jusqu&rsquo;au 21 janvier qui pr\u00e9sente les oeuvres r\u00e9alis\u00e9es en collaboration par les deux artistes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Trois villes: Mantoue, Padoue et V\u00e9rone pr\u00e9sentent simultan\u00e9ment des expositions Andrea Mantegna pour c\u00e9l\u00e9brer le 500\u00e8me anniversaire de la mort de l&rsquo;artiste en \u00e9tablissant des liens avec les oeuvres r\u00e9alis\u00e9es dans chaque site (on annonce notamment la reconstitution des fresques bombard\u00e9es \u00e0 Padoue). http:\/\/www.andreamantegna2006.it\/<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A cette adresse vous trouvez tous les renseignements et une visite virtuelle de l&rsquo;exposition de V\u00e9rone.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris le 21 octobre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Beaucoup d&rsquo;expositions \u00e0 signaler apr\u00e8s une semaine pass\u00e9e \u00e0 Paris.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cet automne parisien est tr\u00e8s anglais avec une importante r\u00e9trospective d\u00e9di\u00e9e \u00e0 William Hogarth (1697 &#8211; 1764) jusqu&rsquo;au 8 janvier au Louvre (enfin! dira-t-on, puisque c&rsquo;est la premi\u00e8re r\u00e9trospective consacr\u00e9e \u00e0 cet artiste en France!) et l&rsquo;exposition sur le portrait au Grand Palais <em>Portraits publics, portraits priv\u00e9s 1770 &#8211; 1830 <\/em>jusqu&rsquo;au 9 janvier qui vient heureusement la compl\u00e9ter en d\u00e9veloppant un parcours original qui va du n\u00e9oclassicisme au romantisme. Il confronte ainsi les traditions fran\u00e7aises et anglaises du portrait tout en laissant une place \u00e0 d&rsquo;autres \u00e9coles europ\u00e9ennes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Grand Palais qui propose par ailleurs avec: <em>Il \u00e9tait une fois Walt Disney<\/em> jusqu&rsquo;au 15 janvier une exposition inattendue sur les sources iconographiques europ\u00e9ennes de Walt Disney. Une entreprise ambitieuse et int\u00e9ressante qui rassemble des oeuvres qui couvrent tout le XIXe si\u00e8cle et le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Ces sources ne sont sans doute pas assez clairement distinctes des films et des dessins du studio ce qui rend l&rsquo;exposition un peu difficile pour des visiteurs qui ne seraient pas habitu\u00e9s \u00e0 ce genre de d\u00e9marche.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">5 milliards d&rsquo;ann\u00e9es au Palais de Tokyo jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre. Une trentaine d&rsquo;artistes abordent un th\u00e8me s\u00e9rieux: le temps, de fa\u00e7on plus ou moins fac\u00e9tieuse \u00e0 travers la lumi\u00e8re, l&rsquo;espace et des surprises!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Beaubourg se tourne vers la fin des ann\u00e9es 1950 avec <em>Robert Rauschenberg Combines<\/em> des oeuvres r\u00e9alis\u00e9es entre 1954 et 1961 d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 et une grande r\u00e9trospective Yves Klein qui rend justice aux 8 ann\u00e9es d&rsquo;activit\u00e9 artistiques de ce personnage (1954 -1962) d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 34 ans qui r\u00e9alisa pr\u00e8s de 1&rsquo;500 oeuvres au cours de cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler au m\u00eame endroit que Pawel Althammer invit\u00e9 pour une exposition a r\u00e9alis\u00e9 un film avec 11 autres jeunes artistes. Un travail sur les ombres chinoises \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 27 novembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les photographies de Lee Friedlaender (1934) au Jeu de Paume jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre, des espaces complexes, des jeux de miroirs et de reflets dans une perception de la r\u00e9alit\u00e9 o\u00f9 les plans se t\u00e9l\u00e9scopent.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les Picasso de Heinz Berggruen au mus\u00e9e Picasso qui exaltent l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;artiste \u00e0 travers une s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres de format moyen qui couvrent toute sa vie.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Et puis dans la ceinture parisienne j&rsquo;ai pu me rendre au Macval qui a ouvert ses portes \u00e0 Vitry-sur-Seine il y a une ann\u00e9e. Il propose avec <em>Zones de productivit\u00e9s concert\u00e9es<\/em> un regard monographique sur huit artistes qui ont trait\u00e9 le th\u00e8me propos\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie jusqu&rsquo;au 14 janvier 2007. Ce nouveau mus\u00e9e est la construction la plus importante et la plus r\u00e9cente propos\u00e9e dans la banlieue parisienne, mais il existe d&rsquo;autres institutions \u00e0 Aubervilliers, Noisy-le-Sec, Montreuil, Ivry-sur-Seine notamment. Certains de ces sites proposent actuellement jusqu&rsquo;au 19 novembre une Biennale d&rsquo;art contemporain. Art grandeur nature 06.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Signalons encore Le Plateau qui se trouve \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des murs au-dessus du Parc des Buttes Chaumont.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Je veux aussi \u00e9voquer la gigantesque installation de l&rsquo;artiste br\u00e9silien Ernesto Neto (1964) au Panth\u00e9on visible jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre <em>L\u00e9viathan Thot<\/em>. Tout l&rsquo;espace int\u00e9rieur du monument est occup\u00e9 par des sacs de tulle blanc suspendus, remplis de sable blanc qui forment comme des gouttes ou des larmes qui tomberaient des vo\u00fbtes. Une vid\u00e9o pr\u00e9sente le montage de l&rsquo;installation avec un commentaire de l&rsquo;artiste. On trouve quelques photos sur le site du Festival d&rsquo;automne.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne le 6 octobre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Lausanne Underground Film &amp; Music Festival se d\u00e9roule du 11 au 15 octobre 2006.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En plus de la comp\u00e9tition de films underground il faut signaler un programme important \u00ab\u00a0art contemporain\u00a0\u00bb rassembl\u00e9 sous le titre <em>L&rsquo;image trace <\/em>avec 4 films du Lituanien Jonas Mekas du 12 au 14 octobre, un programme Fluxus jeudi 12, Robert Smithson le dimanche 15 et 3 programmes consacr\u00e9s au Vienna Action Cin\u00e9ma, enfin une soir\u00e9e Valie Export le 14 en pr\u00e9sence de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Du 7 octobre au 7 janvier, le mus\u00e9e cantonal des beaux-arts de Lausanne consacre une vaste r\u00e9trospective \u00e0 Charles Gleyre . L&rsquo;exposition rend justice au peintre, mais aussi au dessinateur exceptionnel que fut Gleyre, toujours habit\u00e9 par le souci de trouver des inventions iconographiques.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 6 octobre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une journ\u00e9e \u00e0 B\u00e2le et commen\u00e7ons par signaler l&rsquo;\u00e9trange, mais int\u00e9ressante exposition de la Kunsthalle. Intitul\u00e9e <em>Quauhnahuac &#8211; Die Gerade ist eine Utopie<\/em> jusqu&rsquo;au 12 novembre. En fait cette pr\u00e9sentation est consacr\u00e9e \u00e0 Cuernavaca, la ville au pied du Popocateptl. Elle pr\u00e9sente les oeuvres d&rsquo;un peintre des ann\u00e9es 1930 Dr. Atl, confront\u00e9es \u00e0 des travaux d&rsquo;artistes contemporains notamment Jimmie Durham qui a longtemps v\u00e9cu au Mexique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A l&rsquo;\u00e9tage on d\u00e9couvre encore les toiles et les dessins de l&rsquo;artiste anglais <em>Peter Peri &#8211; Country 10\u00a0<\/em>jusqu&rsquo;au 19 novembre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Thoune, Berne 27 septembre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Thoune a d\u00e9cid\u00e9 de s&rsquo;interroger sur le th\u00e8me de la religion dans l&rsquo;art contemporain, non pas l&rsquo;art religieux, mais des travaux d&rsquo;artistes qui interrogent la place de la religion aujourd&rsquo;hui. <em>Choosing my religion <\/em>jusqu&rsquo;au 19 novembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La musique occupait une place centrale dans la vie de Paul Klee. l&rsquo;exposition <em>m\u00e9lodie et rythme<\/em>propose un regard sur toute la production de Klee en \u00e9tablissant des relations avec les structures musicales. Sept sections forment autant de points de vue qui montrent l&rsquo;imbrication \u00e9troite entre l&rsquo;oeuvre graphique et picturale de Klee et la musique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Paul Klee M\u00e9lodie et rythme Zentrum Paul Klee, Berne jusqu&rsquo;au 12 novembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Par ailleurs il y a toujours une pr\u00e9sentation d&rsquo;une s\u00e9lection de la collection. un article. A noter que cette institution annonce avoir re\u00e7u le 400&rsquo;000\u00e8me visiteur depuis l&rsquo;ouverture en juin 2005.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Mus\u00e9e des Beaux-Arts on peut d\u00e9couvrir les travaux de l&rsquo;illustrateur Ernst Kreidolf et ses amis peintres notamment Albert Welti, Cuno Amiet et Paul Klee jusqu&rsquo;au 7 janvier 2007.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Infos:<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un projet sur les panneaux d&rsquo;information des gares suisses propose du 15 septembre au 15 octobre 2006 une m\u00e9tamorphose de diff\u00e9rents drapeaux nationaux dans une r\u00e9flexion sur l&rsquo;\u00e9volution des signes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les artistes suisses s&rsquo;inqui\u00e8tent des modifications apport\u00e9es \u00e0 la loi sur le droit d&rsquo;auteur. En effet elles pourraient mettre en cause les pratiques actuelles qui s&rsquo;inscrivent dans l&rsquo;h\u00e9ritage du collage.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">http:\/\/www.kunstfreiheit.ch<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Actualit\u00e9 de la recherche en art visuel aborde cette question pour la France.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Concours<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous pouvez voter en ligne pour un concours photo organis\u00e9 par le mus\u00e9e du Jeu de Paume \u00e0 Paris, un regard tr\u00e8s diversifi\u00e9 sur 15 portfolios de photos.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 22 septembre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Cabinet des estampes de Gen\u00e8ve propose: Matisse. Traits essentiels. Gravures et monotypes 1906 &#8211; 1952 jusqu&rsquo;au 17 d\u00e9cembre 2006. C&rsquo;est une pr\u00e9sentation tr\u00e8s int\u00e9ressante centr\u00e9e sur l&rsquo;exaltation du noir dans les estampes de Matisse, il s&rsquo;agit de linogravures et d&rsquo;aquatintes avant tout. Quelques travaux du d\u00e9but du si\u00e8cle proposent des monotypes et des eaux-fortes de petites dimensions. Les autres oeuvres datent des ann\u00e9es trente \u00e0 la fin de la vie de l&rsquo;artiste. Paradoxalement pour une exposition de gravures la pr\u00e9sentation peut \u00eatre saisie d&rsquo;un seul coup d&rsquo;oeil, tant les travaux retenus sont intenses et synth\u00e9tiques, ils peuvent \u00eatre regard\u00e9s de pr\u00e8s et de loin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au mus\u00e9e Rath on d\u00e9couvre <em>Open House<\/em>, un regard sur la cr\u00e9ation genevoise, jusqu&rsquo;au 8 octobre. Vingt et un artiste s\u00e9lectionn\u00e9s sur concours ont travaill\u00e9 sur l&rsquo;identit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9difice ouvert en 1826. Le r\u00e9sultat qui met surtout en avant des maquettes, des propositions spatiales est plut\u00f4t stimulant.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 19 septembre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A voir le site de la Streetpromenade Visarte Vaud 60 interventions artistiques au coeur de l&rsquo;affichage urbain.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">6 septembre 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Biennale d&rsquo;architecture de Venise ouvre ses portes du 10 septembre au 19 novembre 2006.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Patrimoine<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les journ\u00e9es du patrimoine auront lieu le 9 et le 10 septembre 2006 sur le th\u00e8me du jardin. Vous trouverez le programme par canton en suivant ce lien.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le 9 septembre la Soci\u00e9t\u00e9 suisse des beaux-arts (Kunstverein) f\u00eate ses 200 ans \u00e0 Sainte-Croix.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 26 ao\u00fbt 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Migros Museum<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">It&rsquo;s time for action (there&rsquo;s no option) About feminism (2006) jusqu&rsquo;au 22 octobre ( Patty Chang, Mary Beth Edelson, Katharina Sieverding, Manon, Mathilde ter Heijne, Cosey Fanni Tutti, Yoko Ono, Pipilotti Rist, Annie Sprinkle). Cette exposition pr\u00e9sente des d\u00e9marches artistiques qui mettent en question la \u00ab\u00a0neutralit\u00e9 du regard\u00a0\u00bb pos\u00e9 sur la femme. Les travaux d&rsquo;artistes f\u00e9ministes de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations sont r\u00e9unis en revenant sur les ann\u00e9es 1970 avec des reconstitutions de travaux de cette \u00e9poque pour les confronter \u00e0 des recherches plus r\u00e9centes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Kunsthalle quant \u00e0 elle propose deux expositions: Terence Koh est un artiste d&rsquo;origine chinoise qui a v\u00e9cu au Canada et qui partage maintenant son temps entre New York et Berlin. N\u00e9 en 1977, il b\u00e9n\u00e9ficie d\u00e9j\u00e0 de tr\u00e8s nombreuses expositions dans lesquelles il d\u00e9ploie une \u00e9nergie peu commune. Il a investi les salles de la Kunsthalle de Zurich avec ses sculptures- installations en jouant sur la puret\u00e9 d&rsquo;un blanc \u00e9blouissant que le passage du temps devrait d\u00e9grader&#8230;. Par ailleurs cette institution propose deux projections et des aquarelles de grand format d&rsquo;Ulla von Brandenburg.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La plupart des salles du haus konstruktiv sont occup\u00e9es par les installations de l&rsquo;artiste belge Jan de Cock (1976) des structures en agglom\u00e9r\u00e9 sont associ\u00e9es \u00e0 des photographies qui d\u00e9veloppent une \u00e9vocation du monde culturel: l&rsquo;architecture, le cin\u00e9ma et les mus\u00e9es en particulier. Au dernier \u00e9tage on d\u00e9couvre tout autre chose avec une petite et passionnante r\u00e9trospective d&rsquo;Anton Stankowski\u00a0(1906 &#8211; 1998), un artiste constructiviste de premier plan qui a travaill\u00e9 dans le domaine de la peinture, de la photographie et surtout du graphisme jusqu&rsquo;au 29 octobre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kunsthaus<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Aleksandra Mir, <em>Switzerland and other Islands<\/em> jusqu&rsquo;au 8 octobre. Les grands dessins au stylo feutre d&rsquo;Aleksandra Mir \u00e9voquent des \u00eeles r\u00e9elles ou imaginaires, paradisiaques ou infernales en partant de l&rsquo;id\u00e9e que la Suisse est une \u00eele.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Daros pr\u00e9sente trois installations d&rsquo;artistes br\u00e9siliens Cildo Meireles, Ernesto Neto et Valeska Soares jusqu&rsquo;au 15 octobre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">20 ao\u00fbt 2006 La Chaux-de-Fonds, Le Locle<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mon beau sapin&#8230;\u00a0L&rsquo;art nouveau \u00e0 La Chaux-de-Fonds jusqu&rsquo;au 17 septembre Mus\u00e9e des beaux-arts.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition consacr\u00e9e au style sapin pr\u00e9sent\u00e9e au mus\u00e9e des beaux-arts de la Chaux-de-Fonds se concentre sur les protagonistes du cours propos\u00e9 par Charles L&rsquo;Eplattenier \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;art de cette ville d\u00e8s 1905. Une grande partie des objets et des documents pr\u00e9sent\u00e9s proviennent de cette \u00e9cole qui poss\u00e9dait un petit mus\u00e9e d&rsquo;art industriel et une biblioth\u00e8que&#8230;.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il existe aussi un site sp\u00e9cifique, mais il donne peu d&rsquo;informations.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e des beaux-arts du Locle<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">De l&rsquo;Art nouveau au Heimatstil. L&rsquo;h\u00f4tel de ville du Locle jusqu&rsquo;au 27 ao\u00fbt<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Christian Gonzenbach. Petite r\u00e9trospective jusqu&rsquo;au 10 septembre<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">4 ao\u00fbt 2006 B\u00e2le Riehen<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation Beyeler consacre deux expositions au th\u00e8me Eros dans l&rsquo;art moderne et contemporain. La premi\u00e8re se concentre sur deux artistes Rodin et Picasso jusqu&rsquo;au 15 octobre 2006. Puis l&rsquo;on d\u00e9couvrira Eros dans l&rsquo;art moderne du 8 octobre au 18 f\u00e9vrier 2007.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Avignon 01 08 06<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Avignon 2006 du 6 au 27 juillet<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;\u00e9dition 2006 achev\u00e9e voici quelques observations sur les spectacles vus entre le 22 et le 24 juillet 2006. Le cr\u00e9ateur associ\u00e9 \u00e0 cette \u00e9dition \u00e9tait le chor\u00e9graphe hongrois Josef Nadj. Une exposition \u00e0 la maison Jean Vilar permettait de d\u00e9couvrir son travail, en particulier gr\u00e2ce \u00e0 des vid\u00e9os de ses spectacles. Par ailleurs la performance <em>Paso Doble<\/em>, une \u00e9tonnante m\u00e9taphore de la cr\u00e9ation \u00e0 travers le travail de la glaise, r\u00e9alis\u00e9e avec le peintre Miguel Barcelo a \u00e9t\u00e9 film\u00e9e et elle est projet\u00e9e dans le cadre de l&rsquo;exposition de la collection Lambert <em>Figures de l&rsquo;acteur, le paradoxe du com\u00e9dien<\/em>.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Arles 1er ao\u00fbt 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Rencontres d&rsquo;Arles 2006<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Expositions du 4 juillet au 27 ao\u00fbt ou au 17 septembre: Raymond Depardon et ses invit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Comme c&rsquo;est devenu la tradition les expositions des Rencontres d&rsquo;Arles sont paratag\u00e9es entre divers lieux historiques dans le p\u00e9rim\u00e8tre de la ville et les anciens ateliers SNCF. Ceux-ci offrent des espaces immenses qui permettent des pr\u00e9sentations cons\u00e9quentes. Cette ann\u00e9e, le photographe et cin\u00e9aste Raymond Depardon nous fait d\u00e9couvrir le vaste champ de ses relations, amiti\u00e9s et admirations, un regard historique et prospectif sur la photographie du plus grand int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 14 07 06<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e pr\u00e9sente Chaplin en images jusqu&rsquo;au 24 septembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation de l&rsquo;Hermitage consacre son exposition estivale au peintre allemand Georg Baselitz\u00a0jusqu&rsquo;au 29 octobre avec une centaine d&rsquo;\u0153uvres avant tout des toiles, quelques dessins et estampes, quatre sculptures. Une partie des oeuvres sont des pi\u00e8ces conserv\u00e9es par l&rsquo;artiste pour garder les traces de son \u00e9volution, d&rsquo;autres proviennent de collections priv\u00e9es, certaines sont aussi des toiles r\u00e9centes. Peintre, Baselitz s&rsquo;est fait conna\u00eetre par le fait caract\u00e9ristique que les sujets qu&rsquo;il repr\u00e9sente sont souvent \u00e0 l&rsquo;envers, une fa\u00e7on d&rsquo;affirmer la primaut\u00e9 de la peinture sur les sujets d&rsquo;ailleurs traditionnels (figures, natures mortes, paysages) qu&rsquo;il repr\u00e9sente. L&rsquo;accrochage n&rsquo;est pas organis\u00e9 chronologiquement, mais pr\u00e9sente plut\u00f4t des th\u00e8mes, des autoportraits, des fragments du corps.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e historique offre ses cimaises \u00e0 Muma un artiste vivant jusqu&rsquo;au 19 novembre. Il se pr\u00e9sente comme sculpteur social et veut allumer Lausanne le 31 juillet. 1000 volontaires ont r\u00e9pondu \u00e0 l&rsquo;appel de l&rsquo;artiste. L&rsquo;ampleur et le succ\u00e8s de la manifestation ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tonnants. Le parcours s&rsquo;\u00e9tendait sur toute l&rsquo;ancienne ville du bourg et de la place Saint-Fran\u00e7ois \u00e0 la cit\u00e9 avec la cath\u00e9drale et le ch\u00e2teau sans oublier le quartier de Saint-Laurent, un large p\u00e9rim\u00e8tre couvert de lumignons blancs dispos\u00e9s en arabesques formant des dessins variables plus ou moins denses selon les endroits. La masse des lumi\u00e8res \u00e9tait impressionnante comme la foule immense qui d\u00e9filait en conversant. Aucune manifestation annexe : buvette, musique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e, le seul but \u00e9tant de parcourir la ville, le seul bruit, la rumeur des conversations des passants, transform\u00e9s en \u00e9tranges p\u00e8lerins. Un \u00e9v\u00e9nement \u00e9tonnant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le MUDAC examine l&rsquo;art du flipper jusqu&rsquo;au 24 septembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e cantonal des beaux-arts propose un regard sur dix ann\u00e9es d&rsquo;acquisitions.1996 &#8211; 2006 dix ans d&rsquo;acquisitions, de dons et de legs jusqu&rsquo;au 10 septembre. C&rsquo;est une chronique des principales expositions organis\u00e9es au cours de cette p\u00e9riode avec des oeuvres d&rsquo;Ernest Bi\u00e9ler, Ren\u00e9 Auberjonois, Giovanni Giacometti, une place particuli\u00e8re est accord\u00e9e \u00e0 F\u00e9lix Vallotton, quelques pi\u00e8ces du XVIIIe si\u00e8cle et des acquisitions d&rsquo;art contemporain.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A l&rsquo;espace Arlaud on peut d\u00e9couvrir les travaux d&rsquo;Herv\u00e9 Graumann \u00e0 qui l&rsquo;on doit la figure de Raoul Pictor qui vous offre une toile sur le web. Herv\u00e9 Graumann, prix Gustave Buchet jusqu&rsquo;au 20 ao\u00fbt 2006.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 07 07 06<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Kunsthaus on peut signaler trois expositions: La principale intitul\u00e9e The Expanded Eye jusqu&rsquo;au 3 septembre consid\u00e8re les relations entre art et mouvement en se concentrant sur la question de la perception de l&rsquo;oeil depuis les ann\u00e9es 1940 jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui. Deux salles sont consacr\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9sentation de films exp\u00e9rimentaux. Puis l&rsquo;on d\u00e9couvre les peintures cin\u00e9tiques de Vasarely et de Bridget Riley en particulier. Un ensemble de travaux cin\u00e9tiques de Jean Tinguely, de Karl Gerstner et des installations consid\u00e9rables de Fran\u00e7ois Morellet, Gianni Colombo, James Turrell, Carsten H\u00f6ller, Olafur Eliasson, Pipilotti Rist. Comme dans Sons et Lumi\u00e8res \u00e0 Paris en 2004-2005, l&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve sur l&rsquo;installation de Pierre Huyghe <em>l&rsquo;exp\u00e9dition scintillante<\/em>, 2002.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les photographies d&rsquo;Ed Ruscha jusqu&rsquo;au 13 ao\u00fbt, tr\u00e8s mal pr\u00e9sent\u00e9es, si l&rsquo;on compare avec l&rsquo;\u00e9tape pr\u00e9c\u00e9dente vue au jeu de Paume \u00e0 Paris.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Et enfin une r\u00e9union tr\u00e8s impressionnante des pl\u00e2tres d&rsquo;Alberto Giacometti, car ils sont souvent peints \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 30 juillet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition du Haus Konstruktiv avec 23 artistes sur le th\u00e8me de l&rsquo;ordre et du d\u00e9sordre dans l&rsquo;abstraction jusqu&rsquo;au 1er ao\u00fbt notamment des installations de Daniel Buren et de Tobias Rehberger apporte un pr\u00e9cieux compl\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;exposition The Expanded Eye.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Migrosmuseum on d\u00e9couvre l&rsquo;artiste icelandaise Gabriela Fridriksdottir pr\u00e9sent\u00e9e avec trois films, des dessins et des sculptures jusqu&rsquo;au 13 ao\u00fbt ainsi qu&rsquo;une s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres tir\u00e9es de la collection.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Kunsthalle propose les peintures de Laura Owens des variations po\u00e9tiques et virtuoses entre Matisse et livre d&rsquo;enfant jusqu&rsquo;au 13 ao\u00fbt\u00e0 signaler que le Kunsthaus onscrera aussi une exposition \u00e0 cette artiste \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La galerie Hauser&amp;Wirth associe Louise Bourgeois et Roni Horn jusqu&rsquo;au 22 juillet.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris 20 06 06<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Par ailleurs le centre Pompidou a donn\u00e9 carte blanche \u00e0 <em>Jean-Luc Godard sous le titre Voyage(s) en utopie, 1946-2006, \u00e0 la recherche d&rsquo;un th\u00e9or\u00e8me perdu. <\/em>Les organisateurs nous pr\u00e9cisent d&#8217;embl\u00e9e qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une exposition sur Godard, mais d&rsquo;une exposition de Godard. Un autre avertissement nous pr\u00e9vient que l&rsquo;exposition n&rsquo;a pu avoir lieu sous la forme voulue. On en est quitte pour d\u00e9couvrir les maquettes d&rsquo;une exposition souhait\u00e9e et des \u00e9crans qui \u00e9voquent la typologie et les grands moments de l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin le centre culturel suisse a invit\u00e9 Fischli \/ Weiss pour un <em>Aller \/Retour2<\/em> jusqu&rsquo;au 16 juillet. Ils ont invit\u00e9 8 artistes le plus souvent suisses, \u00e0 pr\u00e9senter peintures, dessins, photographies ou installations avec eux.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le cin\u00e9ma, les cin\u00e9astes sont \u00e0 l&rsquo;honneur dans les expositions parisiennes en ce moment. Beaubourg propose un accrochage des collections sous le titre<em> Le Mouvement des images. Art, cin\u00e9ma<\/em> jusqu&rsquo;au 29 janvier 2007. C&rsquo;est une nouvelle mani\u00e8re de formuler la probl\u00e9matique art et mouvement ou encore art et technologie trait\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises dans des expositions temporaires et qui hante l&rsquo;art du XXe si\u00e8cle. Le parti-pris, la formulation du th\u00e8me sont int\u00e9ressants et permettent des confrontations inattendues. Un v\u00e9ritable renversement est op\u00e9r\u00e9 en obscurcissant l&rsquo;all\u00e9e centrale pour y pr\u00e9senter des films exp\u00e9rimentaux comme des \u00ab\u00a0toiles\u00a0\u00bb:les films de Man Ray, L\u00e9ger, Moholy-Nagy, Serra, Broodthaers, Ruscha,etc. sont projet\u00e9s en permanence et c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te et non dans un programme s\u00e9par\u00e9. Une place (trop!) pr\u00e9pond\u00e9rante est ainsi faite aux \u00e9crans noirs et l&rsquo;atmosph\u00e8re d&rsquo;ensemble tend \u00e0 effacer la pr\u00e9sence d&rsquo;autres oeuvres notamment les peintures. Les installations et les sculptures par contre ressortent bien. Au fond de l&rsquo;exposition, on d\u00e9couvre par exemple un splendide plateau de sculptures de Jean Arp.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une cin\u00e9aste est aussi \u00e0 l&rsquo;honneur \u00e0 la Fondation Cartier avec<em> Agn\u00e8s Varda, L&rsquo;\u00eele et elle<\/em> jusqu&rsquo;au 8 octobre. Elle propose un portrait fac\u00e9tieux ou s\u00e9rieux de l&rsquo;\u00eele de Noirmoutier \u00e0 travers les moyens de l&rsquo;exposition, de l&rsquo;installation et du film.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On peut relever que le mus\u00e9e du Louvre propose sur son site internet un int\u00e9ressant parcours comment\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion de la sortie du film Da Vinci Code.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au centre Pompidou toujours, il ne faut pas manquer la r\u00e9trospective du sculpteur am\u00e9ricain David Smith sculptures 1933 &#8211; 1964 jusqu&rsquo;au 21 ao\u00fbt qui vient de d\u00e9buter. Elle est remarquablement pr\u00e9sent\u00e9e dans un seul espace sans parois qui permet d&#8217;embrasser toute l&rsquo;oeuvre de ce sculpteur du fer et de l&rsquo;acier d&rsquo;un seul coup d&rsquo;oeil; avant de suivre des cheminements chronologiques ou non selon son plaisir. On connait surtout les <em>Cubi <\/em>de la fin de sa carri\u00e8re, mais les oeuvres ant\u00e9rieures sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un autre artiste am\u00e9ricain Dan Flavin est pr\u00e9sent\u00e9 au Mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris jusqu&rsquo;au 8 octobre dans une r\u00e9trospective de son oeuvre pour marquer le dixi\u00e8me anniversaire de sa disparition.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 08 06 06<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler un projet qui fait appel \u00e0 de multiples formes d&rsquo;expression sous l&rsquo;appellation art relationnel La terrasse du troc dans le quartier de Saint-Jean. Le site web est important.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les espaces du Bac qui abrite d\u00e9j\u00e0 le Centre d&rsquo;art contemporain et le Mamco sont dor\u00e9navant enti\u00e8rement \u00e0 la disposition des institutions qui pr\u00e9sentent de l&rsquo;art contemporain \u00e0 Gen\u00e8ve. Pour commencer les expositions de 50JPG consacr\u00e9es sur un rythme triennal \u00e0 la photographie sont pr\u00e9sent\u00e9es dans ce lieu. Le sujet de cette ann\u00e9e est la manipulation de l&rsquo;image sous le titre Photo &#8211; Trafic jusqu&rsquo;au 13 ao\u00fbt . Par ailleurs le Mamco pr\u00e9sente une nouvelle s\u00e9rie d&rsquo;expositions sous le titre:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Conjonctions<\/em> jusqu&rsquo;au 17 septembre avec entre autre Silvia B\u00e4chli: <em>Po\u00e8mes sans pr\u00e9noms 1999-2006 <\/em>et Luc Tuymans, <em>Portraits 1975-2003<\/em>, on mentionnera aussi les films d&rsquo;Alfredo Jaar, <em>Muxima,<\/em>2005 et Douglas Huebler.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Centre d&rsquo;art contemporain Gen\u00e8ve<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">50 jpg Photo-trafic Jusqu&rsquo;au 13 ao\u00fbt<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">et Conversation Piece jusqu&rsquo;au 13 ao\u00fbt \u00e9galement.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Foot 06 06 06<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En cette p\u00e9riode de coupe du monde, le saviez-vous? quelques institutions consacrent des expositions au foot, sans doute veulent-elles se pr\u00e9munir contre une \u00e9ventuelle d\u00e9saffection du public.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Fribourg 5 juin 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Fran\u00e7ois Burland ( n\u00e9 en 1958) b\u00e9n\u00e9ficie de cinq expositions simultan\u00e9es en ce printemps 2006, trois ont lieu dans des galeries et deux dans des institutions publiques: au Mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de Fribourg jusqu&rsquo;au 30 juillet et au Museum im Lagerhaus \u00e0 Saint-Gall jusqu&rsquo;au 9 juillet. L&rsquo;exposition de Fribourg propose une trentaine de feuilles de l&rsquo;artiste qui retracent son parcours artistique tout en pr\u00e9sentant des travaux r\u00e9cents<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/burland.html\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Berne 6 juin 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Berne on peut visiter Meret Oppenheim R\u00e9trospective jusqu&rsquo;au 8 octobre. Meret Oppenheim (1913 &#8211; 1985) est consid\u00e9r\u00e9e comme l&rsquo;artiste d&rsquo;une oeuvre le <em>D\u00e9jeuner en fourrure<\/em> de 1936, imm\u00e9diatement achet\u00e9 par le Museum of Modern Art de New York. Evidemment une r\u00e9trospective aussi ample que celle propos\u00e9e par le mus\u00e9e de Berne s&rsquo;efforce, non pas de d\u00e9mentir ce fait qui est incontestable, mais de montrer tous les aspects de la production de Meret Oppenheim, la richesse et l&rsquo;originalit\u00e9 des id\u00e9es d\u00e9velopp\u00e9es au cours de son existence. Pour atteindre cet objectif l&rsquo;exposition associe une approche chronologique et th\u00e9matique<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/meretopp.html\">&#8230;.<\/a><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 18 mai 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La plupart des expositions qui vont marquer la p\u00e9riode de la foire de l&rsquo;art, <em>Art<\/em> qui se d\u00e9roule du 14 au 18 juin ont d\u00e9but\u00e9 \u00e0 B\u00e2le. L&rsquo;offre vraiment consid\u00e9rable couvre un large champ chronologique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Henri Matisse Figure, couleur, espace<\/em> jusqu&rsquo;au 9 juillet. Pr\u00e8s de 200 oeuvres, 90 peintures, des papiers d\u00e9coup\u00e9s, des dessins et des estampes forment la tr\u00e8s belle r\u00e9trospective Matisse propos\u00e9e par la Fondation Beyeler. Les salles r\u00e9serv\u00e9es aux collections proposent de nombreuses oeuvres de Picasso, L\u00e9ger, Klee et Miro notamment qui viennent compl\u00e9ter cette pr\u00e9sentation. Je vous propose de suivre le rectangle noir \u00e0 travers l&rsquo;exposition!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Elle est prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 23 juillet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut maintenant \u00e9voquer les ann\u00e9es b\u00e2loises de Hans Holbein le jeune \u00e0 l&rsquo;\u00f6ffentliche Kunstsammlung jusqu&rsquo;au 2 juillet: une pr\u00e9sentation passionnante qui montre tout le champ d&rsquo;activit\u00e9 d&rsquo;un artiste au d\u00e9but du XVIe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Signalons la remarquable pr\u00e9sentation de l&rsquo;oeuvre et de la vie d&rsquo;Edgar Var\u00e8se au mus\u00e9e Tinguely jusqu&rsquo;au 27 ao\u00fbt, elle marque le centi\u00e8me anniversaire de Paul Sacher et s&rsquo;inscrit tout \u00e0 fait dans les expositions organis\u00e9es autour de la musique et des arts plastiques ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Enfin le Schaulager consacre sa pr\u00e9sentation annuelle \u00e0 deux artistes contemporains le Belge install\u00e9 au Mexique Francis Al\u00ffs et l&rsquo;artiste anglaise Tacita Dean jusqu&rsquo;au 24 septembre. Deux artistes qui ont une d\u00e9marche radicalement diff\u00e9rente, mais chez qui l&rsquo;on peut aussi trouver des points communs selon les textes de pr\u00e9sentation des expositions.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Berne 12 mai 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le centre Paul Klee \u00e0 Berne a choisi de pr\u00e9senter une exposition Max Beckmann &#8211; le r\u00eave de la vie jusqu&rsquo;au 18 juin comme premi\u00e8re exposition temporaire destin\u00e9e \u00e0 accompagner son activit\u00e9 d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sentation permanente des oeuvres de Paul Klee. Loin d&rsquo;\u00eatre une r\u00e9trospective, il s&rsquo;agit d&rsquo;une s\u00e9lection de toiles de format moyen choisies pour les motifs trait\u00e9s par l&rsquo;artiste. En effet le r\u00eave, le spectacle, les musiciens, les saltimbanques, le cirque sont des th\u00e8mes abord\u00e9s par Beckmann. Au premier abord la relation entre Paul Klee et Beckmann ne para\u00eet pas \u00e9vidente du tout, mais il est vrai que cette approche tourn\u00e9e vers l&rsquo;iconographie fait ressortir des pr\u00e9occupations communes aux deux artistes dans une confrontation originale.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 6 mai 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le dernier travail de l&rsquo;artiste finlandaise Salla Tykk\u00e4, <em>Zoo <\/em>est projet\u00e9 jusqu&rsquo;au 25 juin au Centre pour l&rsquo;image contemporaine &#8211; Saint-Gervais Gen\u00e8ve (il est \u00e9galement visible au Palais de Tokyo \u00e0 Paris). Par ailleurs la trilogie <em>Cave<\/em> (<em>Lasso, Thriller, Cave<\/em>) est \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9e. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de d\u00e9couvrir le travail de cette artiste profond\u00e9ment impr\u00e9gn\u00e9e par Hitchcock! On pense au travail de sa compatriote Eija- Liisa Ahtila.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au premier \u00e9tage du m\u00eame lieu on d\u00e9couvre les photographies tr\u00e8s \u00e9labor\u00e9es de Daniel Schibli ainsi qu&rsquo;un programme de films jusqu&rsquo;au 25 juin.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Nyon, Gen\u00e8ve 6 mai 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Galerie Confer artactuel \u00e0 Nyon dresse un premier bilan apr\u00e8s 4 ann\u00e9es d&rsquo;activit\u00e9 en proposant une pr\u00e9sentation collective de six artistes, actifs pour la plupart entre Vaud et Gen\u00e8ve: Jacques Bonnard, Jean Crotti, Christian Floquet, Jean-Luc Manz, Ursula Mumenthaler, Marie Sacconi jusqu&rsquo;au 20 mai.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour la premi\u00e8re fois les animateurs d&rsquo;Attitudes ont invit\u00e9 un commissaire ext\u00e9rieur \u00e0 pr\u00e9senter une exposition. Il s&rsquo;agit de Jean-Max Colard qui propose <em>Offshore<\/em> jusqu&rsquo;au 6 mai. Cette exposition \u00e9volutive a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Paris, Bordeaux et elle ira ensuite \u00e0 Marseille. Par ailleurs le hall d&rsquo;entr\u00e9e re\u00e7oit un papier peint de Gerda Steiner &amp; J\u00f6rg Lenzliger, alors que Marie Velardi propose en 3 \u00e9pisodes un sc\u00e9nario utopique pour Gen\u00e8ve, un travail sur les maquettes r\u00e9elles de la ville de Gen\u00e8ve.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 9 avril 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Claudio Moser expose de nouveaux travaux (photos et vid\u00e9os) \u00e0 la galerie Skopia \u00e0 Gen\u00e8ve jusqu&rsquo;au 29 avril 2006 en compl\u00e9ment aux entretiens ant\u00e9rieurs je lui ai pos\u00e9 quelques questions sur cet ensemble.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Londres 4 avril 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une balade dans les expositions en cours \u00e0 Londres permet un parcours \u00e0 travers les grands moments de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. En ce moment on va de Michelange au British Museum jusqu&rsquo;au 25 juin \u00e0 Jacob van Ruisdael \u00e0 la Royal Academy jusqu&rsquo;au 30 mai. On s&rsquo;arr\u00eate \u00e0 Venise et au baroque en visitant l&rsquo;exposition d&rsquo;esquisses de Tiepolo au Courtauld Institute jusqu&rsquo;au 29 mai. On continue avec<em> Gothic Nightmares Fuseli, Blake and the Romantic Imagination<\/em> \u00e0 la Tate Britain jusqu&rsquo;au 1er mai et l&rsquo;on termine avec le Bauhaus: <em>Albers et Moholy Nagy<\/em> du Bauhaus au Nouveau <em>Monde<\/em> \u00e0 la Tate Modern jusqu&rsquo;au 4 juin. Une exposition qui pr\u00e9sente les d\u00e9buts de la carri\u00e8re d&rsquo;Albers pour la mettre en relation avec celle de Moholy Nagy avant de suivre le d\u00e9roulement distinct de la vie de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre. Elle montre comment ils ont mis en cause les fronti\u00e8res entre les divers domaines d&rsquo;expression artistique. Cette institution reprend compl\u00e8tement l&rsquo;accrochage des collections tel qu&rsquo;il \u00e9tait con\u00e7u depuis l&rsquo;ouverture en 2000. Un \u00e9tage est visible avec une section intitul\u00e9e <em>Poetry and Dream <\/em>centr\u00e9e sur le Surr\u00e9alisme et une autre intitul\u00e9e <em>Material Gestures<\/em> sur la peinture apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale. Le deuxi\u00e8me \u00e9tage sera accessible en mai. J&rsquo;ai encore pu visiter la r\u00e9trospective Dan Flavin \u00e0 la Hayward Gallery qui s&rsquo;est termin\u00e9e le 2 avril et voir les derniers travaux d&rsquo;Ellsworth Kelly \u00e0 la Serpentine Gallery jusqu&rsquo;au 21 mai. Pour le contemporain deux \u00e9v\u00e9nements \u00e0 signaler la Triennale \u00e0 la Tate Britain jusqu&rsquo;au 14 mai et Beck&rsquo;s Futures 2006 \u00e0 l&rsquo;Institute of Contemporary Art (ICA) jusqu&rsquo;au 14 mai; sans oublier les galeries qui offrent des pr\u00e9sentations de qualit\u00e9. Enfin je me suis aussi arr\u00eat\u00e9 \u00e0 la Photographer&rsquo;s Gallery et au mus\u00e9e John Soane qui pr\u00e9sente les aquarelles de Michael Gandy jusqu&rsquo;au 12 mai. Pour le reste, les jonquilles couvraient les parcs de leur tapis jaune, les bourgeons des marronniers s&rsquo;ouvraient et des trombes d&rsquo;eau alternaient avec le soleil. Un tel parcours signifie \u00e9galement d\u00e9couvrir des points de vue et des approches mus\u00e9ographiques diam\u00e9tralement oppos\u00e9es, il est int\u00e9ressant d&rsquo;\u00eatre confront\u00e9 \u00e0 des affirmations aussi marqu\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition Michelange veut montrer que les dessins tr\u00e8s connus de l&rsquo;artiste qui figurent dans tous les ouvrages consacr\u00e9s \u00e0 cet art ne sont pas des oeuvres autonomes, mais des projets pour la Sixtine ou d&rsquo;autres travaux. En s&rsquo;appuyant sur les tr\u00e8s vastes collections du British Museum, de l&rsquo;Ashmolean Museum \u00e0 Oxford et du Teyler Museum \u00e0 Haarlem en Hollande la pr\u00e9sentation situe les dessins dans leur contexte en \u00e9voquant tout le d\u00e9roulement de la carri\u00e8re de Michelange d&rsquo;une mani\u00e8re tr\u00e8s didactique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Peu didactique par contre l&rsquo;exposition <em>Gothic Nightmares Fuseli, Blake and the Romantic Imagination <\/em>\u00e0 la Tate Britain. L&rsquo;exposition d\u00e9bute avec le tableau de F\u00fcssli <em>Le Cauchemar<\/em> dat\u00e9 de 1782 pour en montrer la fortune critique tout en \u00e9voquant \u00e9galement l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artiste, mais le propos, certes tr\u00e8s dense, est terriblement confus et p\u00eache par des anachronismes justifi\u00e9s par des proximit\u00e9s iconographiques. Une partie des oeuvres de la belle r\u00e9trospective Johann Heinrich F\u00fcssli pr\u00e9sent\u00e9e au Kunsthaus de Zurich sont pr\u00e9sent\u00e9es et bien mises en valeur tout en \u00e9largissant le propos pour le rendre plus attractif. Succ\u00e8s et influence de l&rsquo;oeuvre sont expliqu\u00e9s par les troubles et les guerres qui suivent la R\u00e9volution fran\u00e7aise, mais finalement la question essentielle n&rsquo;est pas trait\u00e9e: pourquoi ce tableau en 1782?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition la plus fascinante vue \u00e0 Londres en ce moment est sans doute celle consacr\u00e9e \u00e0 Jacob van Ruisdael (1628\/29 &#8211; 1682), le neveu de Salomon est une personnalit\u00e9 tr\u00e8s mal connue dont l&rsquo;imagination cr\u00e9atrice a profond\u00e9ment marqu\u00e9 la conception du paysage au cours des si\u00e8cles qui ont suivi sa disparition. La r\u00e9trospective fait ressortir cet aspect en rassemblant les oeuvres les plus significatives, rarement vues ensemble, au point que l&rsquo;on se croirait dans une salle consacr\u00e9e aux paysagistes du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Fun et fascination sont les mots clefs mis en avant par les organisateurs de la r\u00e9trospective Dan Flavin (1933-1996) propos\u00e9e \u00e0 la Hayward Gallery. Dix ans apr\u00e8s la mort de l&rsquo;artiste c&rsquo;est un point de vue surprenant, car on le percevait jusque l\u00e0 plut\u00f4t comme un minimaliste tr\u00e8s strict. Ce que l&rsquo;on peut dire c&rsquo;est que le pari a \u00e9t\u00e9 r\u00e9ussi \u00e0 en juger du moins par la foule de visiteurs r\u00e9jouis qui parcouraient l&rsquo;exposition lors de ce dernier week end. Cette r\u00e9trospective compl\u00e8te proposait une cinquantaine de pi\u00e8ces pr\u00e9sent\u00e9es isol\u00e9es ou tr\u00e8s rapproch\u00e9es reconstituant souvent des expositions ant\u00e9rieures. On d\u00e9couvrait aussi des dessins et des plans d&rsquo;installations alors qu&rsquo;un espace didactique pr\u00e9sentait les caract\u00e9ristiques physiques du n\u00e9on et de la fluorescence.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Berlin 25 mars 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Biennale de Berlin est ouverte jusqu&rsquo;au 5 juin sous le titre <em>Des souris et des hommes<\/em>, elle pr\u00e9sente les travaux de 70 artistes dans 12 lieux diff\u00e9rents.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler que l&rsquo;exposition M\u00e9lancolie G\u00e9nie et folie en Occident vue \u00e0 Paris l&rsquo;automne pass\u00e9 est visible la neue Nationalgalerie \u00e0 Berlin du 17 f\u00e9vrier au 7 mai 2006. Elle connait un grand succ\u00e8s les heures d&rsquo;ouverture ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tendues, il y a eu 100&rsquo;000 visiteurs en 5 semaines, 270&rsquo;000 \u00e0 la fin de l&rsquo;exposition. Le site de l&rsquo;exposition donne de nombreux renseignement y-compris des commentaires sur les oeuvres. Par ailleurs un programme de vid\u00e9os contemporaines est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;exposition.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vevey 17 mars 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le cabinet cantonal des estampes au mus\u00e9e Jenisch rend hommage \u00e0 Rembrandt. Une salle est consacr\u00e9e \u00e0 la projection d&rsquo;un documentaire sur l&rsquo;artiste alors que l&rsquo;autre propose un floril\u00e8ge des collections. En effet l&rsquo;institution gr\u00e2ce aux collections William Cuendet, Pierre Decker et Alexis Forel abrite environ 100 \u00e9preuves de l&rsquo;artiste soit un tiers des estampes cr\u00e9\u00e9es par Rembrandt jusqu&rsquo;au 6 ao\u00fbt.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les salles du mus\u00e9e sont consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;artiste veveysan Alain Huck (n\u00e9 en 1957) jusqu&rsquo;au 28 mai. Il a r\u00e9alis\u00e9 des installations, des vid\u00e9os et de grands dessins qui \u00e9voquent la mort et le deuil. Dans l&rsquo;escalier deux t\u00e9l\u00e9viseurs se font face sur le premier \u00e9cran une bouche qui parle et sur l&rsquo;autre une main qui \u00e9crit, la premi\u00e8re vid\u00e9o est intitul\u00e9e <em>Le langage<\/em> et l&rsquo;autre <em>Je vais raconter<\/em>. Les travaux de plusieurs artistes amis sont pr\u00e9sent\u00e9s dans deux vitrines comme un hommage \u00ab\u00a0en lieu et place de fleurs\u00a0\u00bb. Dans la salle de gauche de grands dessins sont \u00e9clair\u00e9s par de puissants projecteurs. Au centre l&rsquo;installation intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Excuse me&#8230;\u00a0\u00bb est form\u00e9e d&rsquo;un corridor de feuilles de plastique qui conduit \u00e0 des dessins et des peintures o\u00f9 s&rsquo;exprime le paroxysme du path\u00e9tique. Dans la salle de droite un ensemble de dessins pos\u00e9s sur une estrade propose une r\u00e9trospective des travaux de l&rsquo;artiste de 1993 \u00e0 2005 sous le titre <em>Vite soyons heureux. Il le faut. Je le veux<\/em>. L&rsquo;un repris pour l&rsquo;invitation du vernissage s&rsquo;intitule <em>La g\u00e9om\u00e9trie des larmes<\/em>. Relev\u00e9 un autre dessin avec un collier o\u00f9 l&rsquo;on lit les lettres <em>MORT <\/em>et <em>MORE<\/em>. Dans une autre salle une troisi\u00e8me vid\u00e9o est projet\u00e9e sur un \u00e9cran peint en noir sur lequel on reconnait une pyramide d&rsquo;allumettes consum\u00e9es avec une musique de St\u00e9phane Vecchione.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 17 mars 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Tinguely \u00e9voque la personnalit\u00e9 tourment\u00e9e de la premi\u00e8re \u00e9pouse du sculpteur: Eva Aeppli, obs\u00e9d\u00e9e par la mort, elle fabrique ou peint des squelettes, alors qu&rsquo;elle colle dans de grands albums tous les documents de sa vie quotidienne r\u00e9unissant ainsi des archives d&rsquo;un grand int\u00e9r\u00eat sur son cercle de relations, jusqu&rsquo;au 30 avril.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 13 mars 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Le Corbusier ou la synth\u00e8se des arts<\/em> jusqu&rsquo;au 6 ao\u00fbt. Avec plus de 200 oeuvres l&rsquo;exposition du mus\u00e9e Rath \u00e0 Gen\u00e8ve explore avant tout les recherches de peintre, mais aussi de sculpteur de Le Corbusier. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une \u00e9vocation centr\u00e9e autour de son activit\u00e9 d&rsquo;architecte, seules quelques maquettes de r\u00e9alisations architecturales sont pr\u00e9sent\u00e9es, mais plut\u00f4t de montrer la richesse d&rsquo;une personnalit\u00e9 qui poursuivait d&rsquo;innombrables travaux dans le domaine des arts plastiques.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris 7 mars 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e Picasso nous offre une nouvelle d\u00e9couverte passionnante en explorant les relations entre Dora Maar et Picasso 1935 &#8211; 1945. L&rsquo;exposition apporte un \u00e9clairage remarquable sur les relations complexes entre les deux artistes jusqu&rsquo;au 22 mai. Une exposition qui pourrait aussi s&rsquo;intituler Picasso et la photographie ou Picasso et la photographe!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay c&rsquo;est une autre relation artistique qui est explor\u00e9e celle qui liait <em>Pissarro et C\u00e9zanne 1865 &#8211; 1885<\/em> jusqu&rsquo;au 28 mai. Une amiti\u00e9 touchante et une exploration int\u00e9ressante des m\u00eames lieux peints par les deux artistes. A mon avis la confrontation, justifi\u00e9e sur le plan biographique, est pourtant tr\u00e8s p\u00e9rilleuse sur le plan visuel, car elle montre surtout \u00e0 quel point les deux peintres n&rsquo;avaient pas la m\u00eame envergure, le plus jeune \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 extraordinaire \u00e0 ses d\u00e9buts.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le centre Pompidou propose \u00e9galement une r\u00e9trospective Hans Bellmer jusqu&rsquo;au 22 mai<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Deux r\u00e9trospectives importantes marquent l&rsquo;actualit\u00e9 artistique printani\u00e8re \u00e0 Paris<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pierre Bonnard au mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris et<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ingres au mus\u00e9e du Louvre. Les deux artistes sont bien \u00e9loign\u00e9s l&rsquo;un de l&rsquo;autre et pourtant il me semble que ces expositions adoptent un point de vue assez comparable en choisissant de tout montrer dans la production de deux hommes qui ont eu pour seul m\u00e9tier la peinture. De Bonnard on d\u00e9couvre les grandes d\u00e9corations par exemple. Quant \u00e0 Ingres on r\u00e9alise que s&rsquo;il a peint trois tableaux qui sont parmi les plus fameux de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art: les deux odalisques et le bain turc, il a v\u00e9cu 87 ans et travaill\u00e9 toute sa vie alors qu&rsquo;il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 reconnu \u00e0 un peu plus de 20 ans. L&rsquo;exposition propose 180 peintures et dessins qui montrent tous les aspects de l&rsquo;activit\u00e9 d&rsquo;un peintre reconnu au cours du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A voir \u00e9galement Pierre Huyghe <em>Celebration Park<\/em> jusqu&rsquo;au 23 avril et la nouvelle pr\u00e9sentation des collections du mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris; en particulier les nouvelles acquisitions d&rsquo;art contemporain, des espaces sont consacr\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9sentation de travaux vid\u00e9os et 4 salles proposent des installations de Christian Boltanski, sans oublier les travaux r\u00e9alis\u00e9s in situ \u00e0 l&rsquo;occasion de la r\u00e9ouverture du mus\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour ce qui concerne l&rsquo;art contemporain je consacre un article \u00e0 la Maison rouge Fondation Antoine de Galbert qui propose 25 vid\u00e9os contemporaines tir\u00e9es de la collection priv\u00e9e d&rsquo;Isabelle et Jean-Conrad Lema\u00eetre. Construite dans une friche industrielle au d\u00e9but du Boulevard de la Bastille et \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de l&rsquo;op\u00e9ra du m\u00eame nom,<em> Maison rouge, Fondation Antoine de Galbert<\/em> rencontre un joli succ\u00e8s depuis son ouverture au public il y a deux ans environ en juin 2004. Pr\u00e8s de 200 personnes par jour viennent visiter ce nouveau lieu parisien d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l&rsquo;art contemporain. Paradoxalement cette Fondation n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour montrer la collection de son fondateur. Antoine de Galbert veut mettre ce lieu \u00e0 disposition d&rsquo;autres collectionneurs, il revendique aussi une relation subjective et disons moyenne, non pointue, face \u00e0 la production actuelle. Il souhaite montrer d&rsquo;autres rapports subjectifs \u00e0 l&rsquo;art.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ma visite \u00e0 La Maison rouge \u00e9tait motiv\u00e9e par une rencontre entre bloggeurs culturels. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de pr\u00e9senter quelques sites: Des blogs artistiques et culturels.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Jeu de Paume il faut signaler Edward Ruscha (1937) photographe qui pr\u00e9sente les inventaires d&rsquo;espaces photographi\u00e9s par l&rsquo;artiste, rues, parkings, stations d&rsquo;essence, mais aussi d&rsquo;autres aspects comme des projets de couvertures de revues et ses fameux livres. Par ailleurs les magnifiques photographies picturales de Craigie Horsfield (1949) qui s&rsquo;inscrivent dans des actions plus larges occupent le premier \u00e9tage de l&rsquo;institution.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ruscha est aussi pr\u00e9sent dans l&rsquo;exposition sur Los Angeles pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Beaubourg jusqu&rsquo;au 17 juillet. Malheureusement elle n&rsquo;\u00e9tait pas encore visible lors de mon passage.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 24 f\u00e9vrier 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La collection Merzbacher-Mayer, <em>Couleur en f\u00eate<\/em> au Kunsthaus jusqu&rsquo;au 15 mai r\u00e9unit les oeuvres collectionn\u00e9es par deux g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;amateurs d&rsquo;art. En 1998, le Kunsthaus avait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 la collection Mayer dont certaines pi\u00e8ces sont d\u00e9pos\u00e9es en permanence dans l&rsquo;institution. Maintenant on peut d\u00e9couvrir l&rsquo;\u00e9volution de cet ensemble qui va de C\u00e9zanne \u00e0 l&rsquo;abstraction des ann\u00e9es 1950. Les points forts sont les Fauves, la Br\u00fccke, Jawlenski, Nolde, des oeuvres pr\u00e9coces de Kandinsky, un bel ensemble de Beckmann. Les sculptures sont \u00e9galement pr\u00e9sentes et l&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve sur des toiles de Sonia Delaunay et Bridget Riley.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Werner Bischof (1916-1954) au Helmhaus jusqu&rsquo;au 17 avril. Le Helmhaus a souhait\u00e9 raviver le souvenir du photographe Werner Bischof trop t\u00f4t disparu dans un accident de voiture dans les Andes. Ses images ont marqu\u00e9 les ann\u00e9es 1950 et 1960, mais elles sont aujourd&rsquo;hui oubli\u00e9es de beaucoup. L&rsquo;exposition offre un nouveau regard tr\u00e8s int\u00e9ressant sur cette oeuvre. Elle associe de grands tirages en couleur avec des tirages noir-blanc, des planches contact et des dessins de Bischof.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Aarau 24 f\u00e9vrier 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus d&rsquo;Aarau consacre jusqu&rsquo;au 30 avril une exposition \u00e0 Per <em>Kirkeby. Kristall. Refl\u00e9xion, relations et sources<\/em>. L&rsquo;artiste danois Per Kirkeby est une figure bien connue de la peinture contemporaine depuis les ann\u00e9es 1980. Il a la particularit\u00e9 de consacrer de nombreux textes \u00e0 son travail, puisque l&rsquo;on recense plus de 80 livres publi\u00e9s \u00e0 ce jour. L&rsquo;exposition pr\u00e9sente les peintures et les sculptures de Kirkeby en relation avec les oeuvres auxquelles il se r\u00e9f\u00e8re. Par ailleurs l&rsquo;institution rend hommage au graveur, \u00e9diteur et curateur Johannes Gachnang d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2005 qui fut un ami de Kirkeby dont il \u00e9dita une vingtaine de livres apr\u00e8s avoir organis\u00e9 une premi\u00e8re exposition en Suisse en 1979 \u00e0 la Kunsthalle de Berne. <em>Das richtige Buch. Johannes Gachnang comme \u00e9diteur <\/em>jusqu&rsquo;au 30 avril.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 20 f\u00e9vrier 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quatre expositions \u00e0 signaler:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts fait sa \u00ab\u00a0Weihnachts Ausstellung\u00a0\u00bb au printemps avec <em>Accrochage (Vaud 2006) <\/em>jusqu&rsquo;au 19 mars. 219 artistes r\u00e9sidant dans le canton de Vaud ont propos\u00e9 leurs travaux \u00e0 un jury de quatre personnes qui a retenu les travaux de 49 cr\u00e9ateurs. Par ailleurs le laur\u00e9at de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re Yves Mettler dispose d&rsquo;une salle pour pr\u00e9senter une installation en carton qui montre le nouveau <em>Pont Bessi\u00e8res travers\u00e9 par le M2.<\/em> Le laur\u00e9at 2006 s&rsquo;appelle David Hominal (1976). Enfin Jean-Luc Manz investit l&rsquo;immense espace de la salle 2 avec une s\u00e9rie de travaux intitul\u00e9s <em>Minna, 2005,<\/em> 7 tableaux.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e reprend une exposition vue \u00e0 l&rsquo;espace Van Gogh lors des rencontres d&rsquo;Arles\u00a0cet \u00e9t\u00e9: <em>Sans regard, la collection Dancing Bear de W. M. Hunt<\/em> qui couvre toute l&rsquo;histoire de la photographie avec des grands noms et des inconnus, des travaux r\u00e9unis en 30 ann\u00e9es \u00e0 la recherche d&rsquo;un th\u00e8me paradoxal: l&rsquo;absence de regard chez le mod\u00e8le photographi\u00e9, jusqu&rsquo;au 5 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Apr\u00e8s avoir pr\u00e9sent\u00e9 les collections des mus\u00e9es de Barcelone (1986), Li\u00e8ge (1988), Lyon (1989), Grenoble (1992), Ath\u00e8nes (2004), la Fondation de l&rsquo;Hermitage propose un regard sur les collections du Mus\u00e9e Fabre de Montpellier jusqu&rsquo;au 5 juin. 130 peintures, dessins et sculptures du XVIIe si\u00e8cle au XIXe si\u00e8cle sont pr\u00e9sent\u00e9es. L&rsquo;institution de Montpellier, ferm\u00e9e depuis 2003 ouvrira ses portes en 2007 apr\u00e8s une restructuration compl\u00e8te. Au cours de ces trois ann\u00e9es divers aspects des collections ont \u00e9t\u00e9 montr\u00e9s aux Etats-Unis, en Australie et au Japon.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin le mus\u00e9e historique explore un aspect important de l&rsquo;histoire lausannoise les relations entre la Suisse et la Russie jusqu&rsquo;au 21 mai.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">12 f\u00e9vrier 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Dictionnaire biographique de l&rsquo;art suisse est accessible en ligne. Les notices peuvent \u00eatre consult\u00e9es librement pour l&rsquo;instant en format pdf.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">7 f\u00e9vrier 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">D&rsquo;habitude je n&rsquo;aime pas tenir de chronique n\u00e9crologique, pourtant je vous signale que Nam June Paik (1932 &#8211; 2006) pionnier de l&rsquo;art vid\u00e9o et de la musique \u00e9lectronique est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 29 janvier. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de d\u00e9couvrir son site puisque l&rsquo;on ne verra plus de nouvelles installations clignotantes, grin\u00e7antes ou chuintantes dans les expositions internationales.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">30 janvier 2006 Bienne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au centre PasquArt \u00e0 Bienne Stefan Banz propose, jusqu&rsquo;au 19 mars, quatre installations, r\u00e9alis\u00e9es ou adapt\u00e9es pour cette exposition. L&rsquo;ensemble d\u00e9gage une impresion de malaise, de catastrophe survenue ou de rupture et la suite des installations appara\u00eet comme autant d&rsquo;indices offerts \u00e0 la perspicacit\u00e9 du visiteur. On sait que Stefan Banz aime les romans policiers et les romans \u00e0 clefs puisqu&rsquo;il en \u00e9crit.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Par ailleurs l&rsquo;institution pr\u00e9sente la collection des \u00e9ditions 5. Depuis 1994 le couple Ruth et J\u00fcrg Nyffeler invite des artistes suisses \u00e0 \u00e9diter une pi\u00e8ce, il s&rsquo;agit le plus souvent d&rsquo;objets tir\u00e9s \u00e0 5 exemplaires apr\u00e8s douze ann\u00e9es d&rsquo;activit\u00e9 la production r\u00e9unie est impressionnante. <a href=\"http:\/\/www.edition5.org\/\">http:\/\/www.edition5.org\/<\/a><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">30 janvier 2006 Soleure<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le couple b\u00e2lois Monica Studer (1960) et Christoph van den Berg (1962) a cr\u00e9\u00e9 en 2000 l&rsquo;h\u00f4tel virtuel Vue des Alpes, il d\u00e9veloppe cette id\u00e9e depuis. Elle se mat\u00e9rialise aussi par exemple dans la cr\u00e9ation avec d&rsquo;autres artistes d&rsquo;un panorama pour l&rsquo;exposition d&rsquo;Aichi au Japon en 2005. Un fragment de cette r\u00e9alisation est pr\u00e9sent\u00e9e dans leur exposition au mus\u00e9e des beaux-arts de Soleure. On y trouve encore un petit panorama <em>For\u00eat<\/em> 2001, des travaux interactifs sur \u00e9crans qui illustrent diff\u00e9rentes \u00e9tapes de la d\u00e9couverte de la montagne qui sont aussi des th\u00e8mes r\u00e9currents dans l&rsquo;histoire de la peinture alpestre: la chute d&rsquo;eau, le brouillard. Par ailleurs l&rsquo;exposition pr\u00e9sente de nombreux tirages lasers de diff\u00e9rents moments de l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;h\u00f4tel vue des Alpes, chambres, paysage environnant, vues.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Somwhere else is the same place<\/em> jusqu&rsquo;au 12 f\u00e9vrier. Mus\u00e9e des beaux-arts Soleure.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 21 janvier 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les relations entre l&rsquo;image et le son sont un th\u00e8me de plus en plus souvent trait\u00e9 dans les expositions. Le Migrosmuseum a r\u00e9uni les propositions r\u00e9centes d&rsquo;une dizaine d&rsquo;artistes britanniques, am\u00e9ricains, italiens et finlandais notamment autour de ce th\u00e8me. Violette Banks,\u00a0Cunningham &amp; Bj\u00f6rk&#8230;, Allen Dave, Gonzalez &amp; Gavin Russom&#8230;,Mileece*, Lincoln Paul Etienne, Coffin Peter, Ackermann &amp; Agathe&#8230;Patane Seb. Au-del\u00e0 d&rsquo;une culture de dj, ils formulent d&rsquo;une fa\u00e7on int\u00e9ressante la question de l&rsquo;installation, de la performance et de la relation aux sons illustrant des directions tr\u00e8s diff\u00e9rentes. <em>While interwoven echoes drip into a hybrid body, une exposition sur le son, la performance et la sculpture<\/em> jusqu&rsquo;au 26 mars 2006.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Kunsthalle de Zurich consacre l&rsquo;essentiel de ses salles aux peintures et sculptures de l&rsquo;artiste allemand Anselm Reyle ( n\u00e9 en 1971). Dans la derni\u00e8re salle on d\u00e9couvre un film de Liam Gillick et Philippe Parreno qui aborde sur le mode ironique la question du droit et de la cr\u00e9ativit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler qu&rsquo;un autre aspect des nouvelles recherches sur la peinture est visible \u00e0 la collection Daros avec les immenses panneaux de l&rsquo;Argentin Fabian Marcaccio jusqu&rsquo;au 23 avril.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A relever au Mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Traces des Am\u00e9riques, hommage aux cultures pr\u00e9colombiennes<\/em> jusqu&rsquo;au 23 avril 06 et <em>La naissance des genres<\/em>, la peinture des anciens Pays-Bas au mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire jusqu&rsquo;au 12 mars 06.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 12 janvier 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Espace Arlaud: <em>Fondation Ir\u00e8ne Reymond. Arts plastiques. 53 laur\u00e9ats 1986 &#8211; 2005<\/em> jusqu&rsquo;au 26 f\u00e9vrier. La Fondation Ir\u00e8ne Reymond a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1984, initiative n\u00e9e de la volont\u00e9 d&rsquo;une artiste peu connue qui disposait de moyens modestes, mais qui voulut consacrer ces derniers au soutien de ses coll\u00e8gues. Depuis 1986, pr\u00e8s de 700&rsquo;000 francs ont pu \u00eatre distribu\u00e9s. Les travaux des artistes qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cette Fondation sont r\u00e9unis dans les salles de l&rsquo;espace Arlaud, ils pr\u00e9sentent le plus souvent des r\u00e9alisations r\u00e9centes qui b\u00e9n\u00e9ficient des larges espaces du b\u00e2timent. Un regard sur vingt ann\u00e9es de cr\u00e9ation en Suisse romande surgit avec des hauts et des bas, ceux qui ont disparu et ceux qui ont perc\u00e9 et de nombreuses rencontres fortuites. L&rsquo;exposition est accompagn\u00e9e d&rsquo;un catalogue qui pr\u00e9sente les 53 artistes et d&rsquo;un dvd de douze minutes r\u00e9alis\u00e9 par Jacqueline Veuve pour documenter la personnalit\u00e9 d&rsquo;Ir\u00e8ne Reymond (1902 &#8211; 1998).<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vevey 6 janvier 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition Chefs-d&rsquo;oeuvre du mus\u00e9e de Besan\u00e7on pr\u00e9sent\u00e9e au Mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey est prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 22 janvier. C&rsquo;est une derni\u00e8re chance d&rsquo;admirer les 120 feuilles s\u00e9lectionn\u00e9es dans un fond de dessins qui en compte plus de 5&rsquo;000. L&rsquo;exposition \u00e9voque toutes les p\u00e9riodes depuis le 16e si\u00e8cle italien en passant par le 17e si\u00e8cle hollandais (Rembrandt), flamand (Rubens, Jordaens) et fran\u00e7ais ( Poussin, Lorrain) avant de pr\u00e9senter le 18e si\u00e8cle fran\u00e7ais avec des ensembles importants de Boucher, Hubert Robert, Fragonard, un magnifique groupe de Tiepolo, puis le 19e si\u00e8cle avec G\u00e9ricault (\u00e9tudes pour <em>Le Radeau de la M\u00e9duse<\/em>), Delacroix, Ingres et Courbet pour s&rsquo;achever sur Matisse et Marquet au 20e si\u00e8cle. Pour les dessins anciens l&rsquo;accent de la s\u00e9lection porte sur des \u00e9tudes pour des tableaux ou des fresques.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Chronique 2005<\/h2>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">31 d\u00e9cembre 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Afin de vous aidez \u00e0 pr\u00e9parer d&rsquo;\u00e9ventuelles visites d&rsquo;expositions, L&rsquo;art en jeu vous sugg\u00e8re quelques pistes. Pour les expositions en cours il faut consulter l&rsquo;agenda. Je mentionne quelques grands \u00e9v\u00e9nements, parce qu&rsquo;il ne faut pas bouder le plaisir qu&rsquo;ils peuvent offrir. Il va pourtant de soi que les collections et l&rsquo;activit\u00e9 expositive moins spectaculaire de nombreuses institutions offre souvent des d\u00e9couvertes, surprises tr\u00e8s satisfaisantes!<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 22 d\u00e9cembre 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler au Haus konstruktiv<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>\u00ab\u00a0Minimalist Kitsch\u00a0\u00bb Erik Steinbrecher<\/em> jusqu&rsquo;au 19 mars. Cet artiste b\u00e2lois (1963), install\u00e9 \u00e0 Berlin, pratique la photographie, la vid\u00e9o, mais il d\u00e9veloppe aussi des recherches plastiques qui aboutissent \u00e0 des installations complexes, pleines d&rsquo;humour dont on d\u00e9couvre des exemples ici. Il s&rsquo;agit de sculptures murales de diff\u00e9rentes couleurs qui \u00e9voquent des tuyaux \u00e9chapp\u00e9s du mur au rez et de porte-manteaux blancs orn\u00e9s de petits pains \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Helmhaus \u00e0 Zurich propose un panorama de l&rsquo;estampe en Suisse au cours des 25 derni\u00e8res ann\u00e9es: <em>Gravure suisse 1980 &#8211; 2005<\/em> jusqu&rsquo;au 8 janvier. C&rsquo;est int\u00e9ressant parce que l&rsquo;on per\u00e7oit l&rsquo;importance des \u00e9volutions qui marquent ce quart de si\u00e8cle du n\u00e9o expressionnisme aux recherches actuelles.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 20 d\u00e9cembre 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Avec <em>Paysages A, jardins de la vitesse, <\/em>les espaces d&rsquo;exposition du Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e \u00e0 Lausanne sont enti\u00e8rement consacr\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9sentation des paysages photographiques du Genevois Nicolas Faure jusqu&rsquo;au 5 f\u00e9vrier. En rompant avec l&rsquo;image d&rsquo;une Suisse idyllique, nostalgique, ce dernier magnifie l&rsquo;articulation autorouti\u00e8re du pays. Tant\u00f4t, les constructions autorouti\u00e8res servent de premier plan aux spectaculaires paysages alpestres qu&rsquo;elles traversent; tant\u00f4t l&rsquo;objectif plonge en gros plan sur des d\u00e9tails, une mare, des mauvaises herbes entrelac\u00e9es, un massif de lierre, un mur pour montrer que le beau est partout.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Budapest<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans cette ville qui est en elle-m\u00eame un mus\u00e9e de l&rsquo;architecture \u00e9clectique \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, le patrimoine des mus\u00e9es est bien s\u00fbr consid\u00e9rable.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En raison de probl\u00e8mes de communication et de langue, il n&rsquo;est toutefois pas toujours facile de se faire une id\u00e9e claire et rapide des manifestations en cours.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Voici une tentative de dresser un panorama partiel avec les liens vers les sites des institutions.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les mus\u00e9es \u00e0 Budapest d\u00e9cembre 2005<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 25 novembre 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Wolfgang Laib <em>L&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9<\/em> jusqu&rsquo;au 26 f\u00e9vrier \u00e0 la Fondation Beyeler. L&rsquo;exposition rassemble les divers \u00e9l\u00e9ments de la typologie expressive de l&rsquo;artiste: pierre, lait, pollen, cire, laque, bois qu&rsquo;il emploie de mani\u00e8re cyclique. Elle propose un mouvement ascensionnel, en effet d\u00e9butant avec des pi\u00e8ces au sol hoizontales, peu \u00e0 peu des structures verticales, escaliers, corridors, ziggourats sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le on peut d\u00e9couvrir 36 toiles, le plus souvent des grands formats, de Willem de Kooning peintes entre 1960 et 1980 jusqu&rsquo;au 22 janvier. Elles montrent les \u00e9volutions de l&rsquo;artiste entre la peinture de nu, l&rsquo;abstraction et le paysage.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris 21 novembre 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En cette fin d&rsquo;ann\u00e9e les expositions sont toujours fort nombreuses \u00e0 Paris. En voici quelques unes qui m\u00e9ritent une visite:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Mus\u00e9e national d&rsquo;art moderne, Centre Pompidou<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">DADA jusqu&rsquo;au 9 janvier 2006 est une r\u00e9ussite. Elle r\u00e9unit des centaines d&rsquo;oeuvres et de documents dans une sc\u00e9nographie \u00e9clat\u00e9e qui \u00e9vite l&rsquo;agglutination des visiteurs. Ceux-ci peuvent ainsi \u00e9tudier chaque travail sans \u00eatre g\u00ean\u00e9s par d&rsquo;autres. En effet les documents sont r\u00e9partis dans une quarantaine de pi\u00e8ces-cellules qui font alterner les pr\u00e9sentations monographiques consacr\u00e9es aux principaux artistes avec des probl\u00e9matiques plus larges li\u00e9es \u00e0 la diffusion du mouvement et aux questions qu&rsquo;il pose.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il ne faut pas manquer \u00e9galement le nouvel accrochage th\u00e9matique et roboratif des collections intitul\u00e9<em> Big Bang<\/em> propos\u00e9 jusqu&rsquo;au 6 mars 2006.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour marquer son vingti\u00e8me anniversaire le Mus\u00e9e Picasso pr\u00e9sente <em>Picasso. La passion du dessin <\/em>jusqu&rsquo;au 9 janvier une r\u00e9trospective passionnante des travaux sur papier de l&rsquo;artiste. Le site du mus\u00e9e permet de voir une partie des 350 oeuvres expos\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris: r\u00e9ouverture le 26 janvier 2006.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Couvent des Cordeliers:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Doug Aitken <em>Ultraworld<\/em> jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre propose trois installations.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Jeu de Paume<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Croiser des mondes. Aspects du document contemporain<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Michal Rovner: <em>Fields<\/em> jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition du mus\u00e9e d&rsquo;Orsay, <em>L&rsquo;art russe dans la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle: en qu\u00eate d\u00a0\u00bbidentit\u00e9<\/em> jusqu&rsquo;au 8 janvier, rassemble la peinture, l&rsquo;architecture et les arts d\u00e9coratifs et permet de mieux conna\u00eetre le terreau d&rsquo;o\u00f9 sont issues les avant-gardes russes du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin l&rsquo;exposition <em>Girodet (1767 -1824)<\/em> jusqu&rsquo;au 2 janvier au Louvre est int\u00e9ressante parce qu&rsquo;elle montre le cheminement depuis le n\u00e9oclassicisme d&rsquo;un contemporain de Johann Heinrich F\u00fcssli.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Deux expositions aux Galeries nationales du Grand Palais, une \u00e9vocation de Vienne 1900 \u00e0 travers ses principaux peintres:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka, Vienne 1900<\/em> jusqu&rsquo;au 23 janvier 2006<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">et <em>M\u00e9lancolie G\u00e9nie et folie en Occident<\/em> jusqu&rsquo;au16 janvier 2006. L&rsquo;exposition interroge la constitution et la mise en place des normes \u00e0 travers huit chapitres qui traquent l&rsquo;origine de la figure de la m\u00e9lancolie de l&rsquo;Antiquit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui. En plus de l&rsquo;approche iconographique, elle traite des relations entre l&rsquo;art et la science et de l&rsquo;identit\u00e9 de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lyon 21 novembre 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La 8\u00e8me bienn<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/exposcollectives\/Lyon.html\">ale <\/a>d&rsquo;art contemporain de Lyon est ouverte jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre. Autour du th\u00e8me <em>l&rsquo;exp\u00e9rience de la dur\u00e9e<\/em> les deux commissaires invit\u00e9s, J\u00e9r\u00f4me Sans et Nicolas Bourriaud, ont r\u00e9uni les oeuvres d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;artistes dans cinq lieux. L&rsquo;ensemble propose un dialogue entre des cr\u00e9ateurs de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations et s&rsquo;inscrit tout \u00e0 fait dans la mode actuelle tourn\u00e9e vers les ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut aussi signaler au Mus\u00e9e des beaux-arts: <em>Braque &#8211; Laurens un dialogue<\/em> jusqu&rsquo;au 30 janvier 06.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 28 10 05<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La 11e BIM- Biennale de l&rsquo;image en mouvement se d\u00e9roule du 11 au 19 novembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le cabinet des estampes propose quant \u00e0 lui un regard sur la collection de Jean Bonna: <em>Renaissance et modernit\u00e9 du livre illustr\u00e9 <\/em>jusqu&rsquo;au 18 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le MAMCO pr\u00e9sente une nouvelle s\u00e9rie d&rsquo;expositions jusqu&rsquo;au 15 janvier. Au dernier \u00e9tage sous le titre <em>Stroll on! Aspects de l&rsquo;art abstrait britannique des ann\u00e9es soixante (1959 &#8211; 1966)<\/em> Eric de Chassey propose de r\u00e9examiner cette p\u00e9riode qui fut aussi celle du succ\u00e8s pour les diverses formes d&rsquo;expression artistiques britanniques.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un \u00e9tage plus bas on d\u00e9couvre sous le titre <em>Al\u00e9as-la ligne<\/em> cinq expositions sur papier. Trois salles sont consacr\u00e9es aux <em>Early Works<\/em> de Wim Delvoye (1965) autrement dit des dessins d&rsquo;enfants auxquels, il conf\u00e8re un statut d&rsquo;oeuvres \u00e0 part enti\u00e8re. On d\u00e9couvre aussi les 2587 personnages esquiss\u00e9s par Val\u00e8re Novarina en 1983 sous le titre <em>Le Drame de la vie<\/em>. Une salle est consacr\u00e9e aux gouaches d&rsquo;Anselme Boix-Vives qui appartient \u00e0 l&rsquo;art brut. Enfin deux jeunes artistes suisses proposent leurs dessins \u00e9tonnants: Elisabeth Llach et Denis Savary.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Rath consacre \u00e0 Wagner jusqu&rsquo;au 29 janvier 06, une exposition tr\u00e8s ambitieuse. Elle tente de montrer les facettes multiples des relations de Wagner avec les artistes visuels du XIXe si\u00e8cle \u00e0 aujourd&rsquo;hui. Les deux premi\u00e8res salles pr\u00e9sentent des portraits de Wagner, des toiles et des dessins inspir\u00e9s par ses oeuvres ainsi que des projets de d\u00e9cors pour ses op\u00e9ras. La troisi\u00e8me salle est enti\u00e8rement consacr\u00e9e aux peintures de Hans Makart. La quatri\u00e8me et la cinqui\u00e8me proposent des oeuvres de Koloman Moser, Georg Grosz, Dali et des travaux sur papier de Redon, Delville, Khnopff. Enfin une section intitul\u00e9e <em>du wagn\u00e9risme au musicalisme<\/em> pr\u00e9sente des toiles de Monet, van Gogh, Vuillard, Kirchner et Gauguin notamment. Au sous-sol, on d\u00e9couvre Beuys, L\u00fcperz, Kiefer. Enfin un montage de films pr\u00e9sente l&rsquo;utilisation de la musique de Wagner dans 9 oeuvres cin\u00e9matographiques en 30 minutes. Par ailleurs une chronologie d\u00e9taill\u00e9e de la vie du compositeur, des r\u00e9sum\u00e9s de ces op\u00e9ras et des extraits sonores peuvent \u00eatre \u00e9cout\u00e9s. L&rsquo;ensemble offre une excellente introduction au spectacle en montrant comment Wagner a enflamm\u00e9 l&rsquo;imaginaire des artistes, bien que l&rsquo;on puisse pr\u00e9f\u00e9rer une approche plus pointue.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 20 10 05<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus de Zurich pr\u00e9sente jusqu&rsquo;au 8 janvier une r\u00e9trospective compl\u00e8te de l&rsquo;oeuvre de Johann Heinrich F\u00fcssli (1741 &#8211; 1825). Bien que l&rsquo;artiste ne soit jamais retourn\u00e9 dans sa ville natale, une fois \u00e9tabli et reconnu \u00e0 Londres, l&rsquo;institution zurichoise abrite la plus grande collection d&rsquo;oeuvres de F\u00fcssli, en particulier des dessins remarquables, elle propose ainsi 60 peintures et 120 dessins et lithographies.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 13 10 05<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Alice Bailly La F\u00eate \u00e9trange<\/em> jusqu&rsquo;au 15 janvier 2006. Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne consacre une vaste r\u00e9trospective \u00e0 Alice Bailly (1872 &#8211; 1938). En montrant 225 oeuvres de cette artiste mal connue, le mus\u00e9e a voulu mettre en \u00e9vidence la coh\u00e9rence du d\u00e9veloppement et des pr\u00e9occupations d&rsquo;une forte personnalit\u00e9 qui s&rsquo;est enflamm\u00e9e pour de nombreuses causes.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lucerne 3 septembre<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne: <em>A kind of Magic<\/em>. L\u2019art de la m\u00e9tamorphose. Il s\u2019agit d\u2019une exposition th\u00e9matique tr\u00e8s plaisante qui propose jusqu\u2019au 27 novembre les travaux de 12 artistes contemporains venus des 5 continents. Apr\u00e8s le grand mur vid\u00e9o dress\u00e9 pour pr\u00e9senter <em>The Passing<\/em> de Bill Viola o\u00f9 l\u2019artiste traverse, puis dispara\u00eet dans l\u2019eau et le feu (il n\u2019y a qu\u2019un \u00e9cran), on d\u00e9couvre et l\u2019on peut exp\u00e9rimenter une machine volante de Carsten H\u00f6ller. L\u2019artiste sud-africaine Benie Searle interroge l\u2019identit\u00e9 raciale avec des photographies de corps recouverts de pigments ocres et une installation vid\u00e9o qui montre une femme noire sur laquelle tombe de la farine dont elle fait une miche. Avec <em>La Dent blanche<\/em> l\u2019artiste lucernois Stefan Banz propose un nouveau regard sur les jardins zen et l\u2019image de la montagne dans une r\u00e9alisation enti\u00e8rement faite de grains de riz. De Kiki Smith on d\u00e9couvre une s\u00e9rie de peintures sous-verre qui d\u00e9veloppent le th\u00e8me du <em>Petit chaperon rouge<\/em>. Les toiles de Xie Nanxing \u00e9voquent l\u2019esprit d\u2019un coq mort. Le verre exerce toute sa fascination dans la grande installation Mille Fiori de Dale Chihuli, alors que dans la salle suivante une immense structure en plastique transparent gonfl\u00e9 de Victorine M\u00fcller se r\u00e9v\u00e8le peu \u00e0 peu comme un \u00e9l\u00e9phant. Les photographies de Rosemary Laing forment des collages surprenants. L\u2019exposition s\u2019ach\u00e8ve avec une installation de Nicoletta Stalder, un ensemble de peintures d\u2019Agnes Martin et un grand n\u00e9on de Lori Hersberger \u00abwe are going to cross that bridge\u00bb. Dans trois salles un regard sur les \u0153uvres de la collection est propos\u00e9 \u00e0 travers le th\u00e8me de l\u2019\u00e9motion de Hodler \u00e0 Anton Henning.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich, Winterthour 3 septembre<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00e0 Zurich est certainement l\u2019exposition Julio Le Parc: <em>Le Parc Lumi\u00e8re<\/em> propos\u00e9e par la collection Daros elle est d\u2019ailleurs prolong\u00e9e jusqu\u2019au 30 octobre. Tout l\u2019espace d\u2019exposition est plong\u00e9 dans le noir, les seules lumi\u00e8res \u00e9tant produites par les \u0153uvres. Celles-ci datent des ann\u00e9es 1960, mais ont \u00e9t\u00e9 reprises, revues par l\u2019artiste pour cette exposition qui devient en elle-m\u00eame une \u0153uvre nouvelle. 41 pi\u00e8ces diff\u00e9rentes sont montr\u00e9es. L\u2019ensemble aboutit \u00e0 un r\u00e9sultat tout \u00e0 fait exceptionnel o\u00f9 la qualit\u00e9 de la lumi\u00e8re est frappante.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Migros propose d\u2019explorer le th\u00e8me de l\u2019humour dans l\u2019art contemporain, mais en s\u2019attachant \u00e0 des approches souvent sarcastiques sous le titre <em>When Humour becomes painful<\/em>jusqu\u2019au 30 octobre. Parmi la trentaine d\u2019artistes expos\u00e9s, qui vont des ann\u00e9es 1960 \u00e0 aujourd\u2019hui, on rel\u00e8ve des probl\u00e9matiques assez diff\u00e9rentes : de la po\u00e9sie et du rire suscit\u00e9 par l\u2019instabilit\u00e9 des choses chez Fischli-Weiss avec <em>Stiller Nachmittag <\/em>au questionnement des collections et du mus\u00e9e chez John Miller, Lutz et Guggisberg ou encore Dinos et Jake Chapman, sans oublier les interrogations sur l\u2019identit\u00e9 et la fonction de l\u2019artiste. Des \u0153uvres de J\u00fcrgen Klauke, Vito Acconci et Mark Wallinger illustrent ce th\u00e8me. En plus des installations, de nombreuses vid\u00e9o de longueur variable sont pr\u00e9sent\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin il faut signaler qu\u2019\u00e0 Winterthour on peut d\u00e9couvrir au Fotomuseum l&rsquo;importante r\u00e9trospective Robert Frank (1924), photographe, mais aussi cin\u00e9aste exp\u00e9rimental, <em>Storylines<\/em> jusqu\u2019au 20 novembre qui fut pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Tate Modern \u00e0 Londres et \u00e0 Barcelone.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Bienne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Journ\u00e9es photographiques <em>La mobilit\u00e9, une promesse de libert\u00e9<\/em> du 3 au 29 septembre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 22 08 05<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Lausanne vivra au rythme de la bande dessin\u00e9e du 2 au 4 septembre gr\u00e2ce au festival BD-FIL. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de consacrer une page \u00e0 cette forme d&rsquo;expression: Bande dessin\u00e9e.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve \u00e9t\u00e9 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e Rath<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ferdinand Hodler et Gen\u00e8ve: Collections du mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire jusqu&rsquo;au 21 ao\u00fbt<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;affirmation du nouveau. Les avant-gardes russe et hongroise dans les collections publiques suisses 1912 &#8211; 1927 jusqu&rsquo;au 11 septembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cabinet des estampes<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Bruce Nauman, l&rsquo;oeuvre imprim\u00e9 dans les collections publiques suisses jusqu&rsquo;au 28 ao\u00fbt<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Mamco la nouvelle \u00e9dition de la s\u00e9rie <em>Mille et trois plateaux: Configurations<\/em> jusqu&rsquo;au 18 septembre, propose plusieurs approches monographiques importantes. Le dernier \u00e9tage est consacr\u00e9 au peintre Francis Baudevin (1964) qui part des emballages de divers produits pour cr\u00e9er des toiles abstraites. Avec <em>Couchers de soleil<\/em> 1999 &#8211; 2005, Didier Marcel pr\u00e9sente des maquettes de b\u00e2timents existants et des arbres. A signaler aussi deux films de Donatella Bernardi et les grandes peintures de Gabriele di Matteo.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Centre d&rsquo;art contemporain Gen\u00e8ve<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Valentin Carron, Mai-Thu Perret jusqu&rsquo;au 14 ao\u00fbt<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">07 08 05 B\u00e2le<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ceux qui se rendront \u00e0 la Fondation Beyeler \u00e0 Riehen ces prochains jours auront une occasion vraiment passionnante de confronter deux d\u00e9marches tr\u00e8s diff\u00e9rentes li\u00e9es au surr\u00e9alisme. En effet l&rsquo;exposition Picasso surr<em>\u00e9aliste<\/em> se poursuit jusqu&rsquo;au 12 septembre alors que d\u00e9bute une exposition <em>Ren\u00e9 Magritte, La clef des songes<\/em> qui r\u00e9unit 95 toiles parmi les plus significatives de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">17 07 05 Arles, N\u00eemes<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;ensemble des expositions pr\u00e9sent\u00e9es dans le cadre des <em>Rencontres de la photographie<\/em> \u00e0 Arles cette ann\u00e9e peut \u00eatre divis\u00e9 en deux sections. D&rsquo;une part celles que l&rsquo;on d\u00e9couvre dans les anciens ateliers SNCF qui proposent des regards et des approches distinctes sur divers aspects d&rsquo;une actualit\u00e9 br\u00fblante et qui pr\u00e9sentent les nomin\u00e9s pour l&rsquo;attribution de cinq prix. D&rsquo;autre part celles qui sont pr\u00e9sent\u00e9es dans les nombreux sites de la ville et qui ont un caract\u00e8re plus monographique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Toujours brillante, la Fondation Van Gogh parvient \u00e0 monter avec un nombre d\u2019\u0153uvres restreints une exposition d\u2019un grand int\u00e9r\u00eat autour du th\u00e8me de l\u2019Arl\u00e9sienne chez Picasso (<em>Pablo Picasso. Portraits d&rsquo;Arl\u00e9siennes<\/em> jusqu&rsquo;au 17 octobre). On d\u00e9couvre quatre toiles de Picasso de 1937 et quelques dessins des ann\u00e9es 1950 repr\u00e9sentant des femmes proches de l\u2019artiste en arl\u00e9siennes. Ces \u00e9l\u00e9ments sont compl\u00e9t\u00e9s par une abondante documentation photographique \u00e9voquant les relations du peintre avec Arles et par l\u2019\u00e9vocation du th\u00e8me de l\u2019Arl\u00e9sienne chez les peintres du XIXe si\u00e8cle avec notamment un dessin de Gauguin et une grande photographie de Candida H\u00f6fer de l\u2019\u0153uvre de Van Gogh au Mus\u00e9e d\u2019Orsay.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A N\u00eemes, Carr\u00e9 d\u2019art propose jusqu\u2019au 18 septembre une exposition sur la nouvelle peinture allemande. Au deuxi\u00e8me \u00e9tage de l\u2019institution un parcours \u00e0 travers une dizaine de salles permet de d\u00e9couvrir les travaux de 15 artistes qui repr\u00e9sentent deux g\u00e9n\u00e9rations. Au premier \u00e9tage la pr\u00e9sentation de la collection compl\u00e9t\u00e9e par des pr\u00eats du Fonds national d\u2019art contemporain vient heureusement compl\u00e9ter cette r\u00e9flexion sur l\u2019\u00e9tat de la peinture aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans la r\u00e9gion on peut encore noter le sculpteur s\u00e9n\u00e9galais Ousmane Sow au Pont du Gard jusqu&rsquo;au 16 octobre. A Tarascon, le ch\u00e2teau du Roi Ren\u00e9 re\u00e7oit des oeuvres du Fonds national d&rsquo;art contemporain dans le cadre de l&rsquo;op\u00e9ration:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Les visiteurs: oeuvres d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dans les monuments nationaux<\/em> jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;automne 2006.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Bex<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Bex<a href=\"http:\/\/www.bexarts.ch\/\"> &amp; Art 2005<\/a><\/em> 9e triennale de sculpture suisse contemporaine en plein air<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Le go\u00fbt du sel<\/em> jusqu&rsquo;au 25 septembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019endroit formidable et l\u2019atmosph\u00e8re plaisante semblent bien appr\u00e9ci\u00e9s du public qui peut d\u00e9couvrir des approches tr\u00e8s diff\u00e9rentes de la notion de sculpture aujourd&rsquo;hui. On est accueilli par une grande installation r\u00e9unissant des conteneurs myst\u00e9rieux d\u2019Olivier Estoppey. Plus loin une Dameuse \u00e0 neige de Valentin Carron propose un gigantesque ready made, la Balan\u00e7oire de Guillaume Arlaud, ou les lapins formant un mini foot de Nikola Zaric apportent un \u00e9l\u00e9ment ludique. Des sculptures au sens plus traditionnel sont pr\u00e9sent\u00e9es par de nombreux artistes citons les oeuvres de Pierre Alain Zuber, les boutons de Barbara He\u00e9 ou les structures m\u00e9talliques de Gillian White. Les d\u00e9marches retenues sont tr\u00e8s contradictoires, voire totalement antinomiques, mais l&rsquo;espace et la nature permettent une cohabitation impensable ailleurs.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">15 07 05 Avignon<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le cr\u00e9ateur associ\u00e9 au Festival d&rsquo;Avignon cette ann\u00e9e est le Belge flamand Jean Fabre. J\u2019avoue n\u2019avoir pas beaucoup d\u2019atomes crochus avec son travail, pourtant il semble avoir con\u00e7u une belle \u00e9dition du Festival ouvert sur des approches vari\u00e9es, laissant une place importante aux d\u00e9bats et aux lectures dans l\u2019id\u00e9e visiblement d\u2019offrir un panorama le plus complet possible de la cr\u00e9ation et de la r\u00e9flexion autour de la sc\u00e8ne et de ses publics en France et en Belgique aujourd\u2019hui. Plusieurs expositions \u00e0 signaler \u00e0 Avignon: Jean Fabre, <em>For int\u00e9rieur<\/em>, \u00e0 la Maison Jean Vilar jusqu&rsquo;au 27 juillet. Marina Abramovic, installation vid\u00e9o \u00e0 la chapelle Saint Charles jusqu&rsquo;au 27 juillet et la Collection Lambert \u00e0 la Fondation du m\u00eame nom jusqu&rsquo;au 23 octobre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne \u00e9t\u00e9 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Collection de l&rsquo;art brut: <em>Dubuffet et l&rsquo;art brut<\/em> jusqu&rsquo;au 25 septembre. Jean Dubuffet est \u00e0 l&rsquo;origine de la collection de l&rsquo;art brut dont il a fait don \u00e0 la ville de Lausanne. Pourtant ses oeuvres n&rsquo;avaient jamais \u00e9t\u00e9 mises directement en relation avec sa collection. Apr\u00e8s D\u00fcsseldorf et avant Lille la collection de l&rsquo;art brut propose, comme elle le dit dans un texte d&rsquo;introduction, non pas de chercher des influences, mais d&rsquo;activer des r\u00e9sonances. Un choix limit\u00e9 de travaux des diff\u00e9rentes p\u00e9riodes de Dubuffet associ\u00e9 aux plus belles pi\u00e8ces de la collection permet cette rencontre tr\u00e8s r\u00e9ussie qui met bien en valeur l&rsquo;oeuvre de Dubuffet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">reGeneration 50 photographes de demain jusqu&rsquo;au 23 octobre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Fondation de l&rsquo;Hermitage: <em>Gustave Caillebotte, au coeur de l&rsquo;impressionnisme<\/em> jusqu&rsquo;au 23 octobre. Organisateur d&rsquo;expositions, collectionneur de peinture, passionn\u00e9 de navigation, Caillebotte \u00e9tait \u00e9galement un peintre au regard incisif qui cherchait \u00e0 exprimer ses multiples int\u00e9r\u00eats par ce moyen d&rsquo;expression. Organis\u00e9e th\u00e9matiquement l&rsquo;exposition de la Fondation de l&rsquo;Hermitage fait d\u00e9couvrir cette personnalit\u00e9.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Venise 26 06 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cette \u00e9dition de la Biennale dirig\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par deux femmes s\u2019inscrit dans la suite de la derni\u00e8re Documenta en proposant une approche r\u00e9flexive, ouverte aux probl\u00e9matiques actuelles sur la repr\u00e9sentation des femmes, mais aussi sur la mise en \u00e9vidence de travaux venus d\u2019autres pays ou continents. On d\u00e9couvre en effet des artistes indiens, bengalis, pakistanais, mais aussi de nombreux sud-am\u00e9ricains et des sud-africains. La pr\u00e9sentation est a\u00e9r\u00e9e proposant souvent de grandes installations, \u00e9vitant les automatismes de la starrification par un r\u00e9el effort d\u2019ouverture.Vous trouverez en suivant ce lien un compte-rendu de la 51 \u00e8me Biennale de Venise visible jusqu&rsquo;au 6 novembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler encore \u00e0 la Fondazione Querini Stampalia Kiki Smith jusqu&rsquo;au 11 septembre. Une r\u00e9trospective qui rassemble 90 toiles et gravures de Lucian Freud jusqu&rsquo;au 30 octobre au Museo Correr.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vicenza 26 06 05<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Andrea Palladio e la villa veneta da Petrarca a Carlo Scarpa<\/em> jusqu&rsquo;au 3 juillet. Le site de l&rsquo;exposition permet de faire une visite virtuelle de cette \u00e9vocation tr\u00e8s compl\u00e8te qui sugg\u00e8re \u00e9galement un itin\u00e9raire de visites dans les villas de la r\u00e9gion.<a href=\"http:\/\/www.cisapalladio.org\/\"> http:\/\/www.cisapalladio.org\/<\/a><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Berne 17 06 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le centre Paul Kl<a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/expositions-paul-klee\/\">ee<\/a> \u00e0 Berne ouvre ses portes le 20 juin. Il pr\u00e9sente une partie des 4000 oeuvres de l&rsquo;artiste qu&rsquo;il abrite et une exposition temporaire qui souligne l&rsquo;intensit\u00e9 du travail quotidien de Klee entre 1938 et 1940 sous le titre <em>Pas un jour sans un trait<\/em>. Situ\u00e9 \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de Berne dans un virage de l&rsquo;autoroute, le b\u00e2timent de Renzo Piano est essentiellement constitu\u00e9 de poutres m\u00e9talliques soud\u00e9es qui en font une architecture-sculpture extraordinaire qui sugg\u00e8re trois vagues. Il faut aussi souligner que l&rsquo;on se trouve en fait dans un mus\u00e9e sans murs avec d&rsquo;immenses halles qui sont scand\u00e9es par des parois amovibles suspendues.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Par ailleurs la ville f\u00e9d\u00e9rale propose une grande collection priv\u00e9e d&rsquo;art chinois contemporain au mus\u00e9e des beaux-arts. Le mus\u00e9e historique de Berne Albert Einstein (1879 &#8211; 1955) jusqu&rsquo;en octobre 2006 a choisi de c\u00e9l\u00e9brer les 50 ans de la mort d&rsquo;Albert Einstein et le centenaire de la th\u00e9orie de la relativit\u00e9 par une tr\u00e8s vaste pr\u00e9sentation qui \u00e9voque la vie et l&rsquo;oeuvre du physicien sur deux \u00e9tages. De nombreuses manifestations sont pr\u00e9vues pour rendre accessibles au public et aux jeunes les th\u00e9ories d&rsquo;Einstein.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 10 06 05<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Tous les mus\u00e9es suisses ouvrent leurs expositions d\u2019\u00e9t\u00e9 ces jours. La ville rh\u00e9nane propose un programme all\u00e9chant avec Picasso surr\u00e9aliste jusqu&rsquo;au 12 septembre \u00e0 la Fondation Beyeler. Pr\u00e9par\u00e9e parAnne Baldessari \u00e9galement responsable de l\u2019exposition Francis Bacon et Picasso qui vient d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e au mus\u00e9e Picasso. On trouve <em>Jeff Wall Photographs 1978 \u2013 2004 <\/em>au Schaulager et Simon Starling nomin\u00e9 pour le Turner Prize 2005 au mus\u00e9e d\u2019art contemporain. La Kunsthalle proposeTomma Abts 12 juin &#8211; 28 ao\u00fbt et Carl Andr\u00e9 &#8211; Black Wholes et Arthur Zmijewski 16 juin &#8211; 28 ao\u00fbt. Le Mus\u00e9e Tinguely pr\u00e9sente encore jusqu&rsquo;au 26 juin <em>El\u00e9ments mobiles. Formes de l&rsquo;art cin\u00e9tique<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Aarau c\u2019est une exposition Markus Raetz qui est propos\u00e9e. Elle reprend l&rsquo;exposition du centre europ\u00e9en de la photographie pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Paris en 2002, avec quelques compl\u00e9ments et une nouvelle sculpture.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 2 05 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Jeff Wall Photographs 1978 \u2013 2004<\/em> . Le catalogue raisonn\u00e9 des travaux de Jeff Wall (1946) qui accompagne l\u2019exposition du Schaulager \u00e0 B\u00e2le jusqu\u2019au 25 septembre, (puis \u00e0 la Tate Modern \u00e0 Londres du 21 octobre au 8 janvier 2006) recense 120 \u0153uvres, l\u2019exposition b\u00e2loise propose 74 caissons lumineux ou tirages noir blanc g\u00e9ants de cet historien d\u2019art canadien venu \u00e0 la photographie assez tardivement dont les travaux ont pris place dans un grand nombre d\u2019expositions d\u2019art contemporain \u00e0 travers le monde depuis une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es. L&rsquo;ampleur de la pr\u00e9sentation donne une id\u00e9e de la diversit\u00e9 des th\u00e8mes abord\u00e9s qui vont de la nature morte au paysage, en passant par la composition historique tout en jouant avec de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019histoire de la peinture, de la photographie et de l\u2019image en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le a choisi lui d\u2019explorer un th\u00e8me voisin en s&rsquo;attachant aux relations entre la photographie de presse et l\u2019art contemporain sous le titre <em>Covering the real, l\u2019art et l\u2019image de presse de Warhol \u00e0 Tillmans<\/em> jusqu\u2019au 21 ao\u00fbt.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Fribourg 21 05 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Fri-art pr\u00e9sente sous le titre de <em>Double Consciousness<\/em> des travaux artistiques r\u00e9alis\u00e9s par cinq couples de jumeaux : Mark et John Bain proposent une installation vid\u00e9o interactive, Patricia et Marie-France Martin un film, Frank et Patrick Riklin un documentaire provoqu\u00e9: <em>la plus petite rencontre au sommet<\/em>, Gilles et Vincent Turin une photo, Franck et Olivier Turpin (1964) une installation et une vid\u00e9o. Au deuxi\u00e8me \u00e9tage on d\u00e9couvre encore <em>Coconutour<\/em> de Fran\u00e7ois Curlet jusqu\u2019au 19 juin.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 21 05 05<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sigmar Polke (1941- 2010) est une figure d\u00e9routante et incontournable de l\u2019art contemporain. Apr\u00e8s avoir pr\u00e9sent\u00e9 les travaux d\u2019\u00e9dition en 2001, le Kunsthaus de Zurich consacre jusqu\u2019au 19 juin une vaste exposition aux peintures et photographies de l\u2019artiste allemand. Cette manifestation survient un peu plus d\u2019une ann\u00e9e apr\u00e8s l\u2019exposition de la Tate Modern \u00e0 Londres, pourtant elle est tr\u00e8s diff\u00e9rente. A Zurich on s\u2019int\u00e9resse plut\u00f4t \u00e0 la tension vers l\u2019abstraction, au c\u00f4t\u00e9 alchimiste, exp\u00e9rimental d&rsquo;un cr\u00e9ateur fascin\u00e9 par les mat\u00e9riaux de la peinture, alors qu\u2019\u00e0 Londres, c\u2019\u00e9tait le caract\u00e8re politique, le peintre d\u2019histoire contemporaine qui \u00e9tait mis en \u00e9vidence. Dans tous les cas en voyant ces expositions successives, on retient la f\u00e9condit\u00e9 de l\u2019artiste qui fait souvent preuve d&rsquo;un humour ou d&rsquo;une ironie terribles et l\u2019incroyable prolificit\u00e9 de sa production \u00e0 la poursuite d&rsquo;id\u00e9es nouvelles.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lucerne 21 05 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au mus\u00e9es des beaux-arts six salles sont consacr\u00e9es \u00e0 une r\u00e9trospective th\u00e9matique des peintures de <em>L\u00e9on Kossoff 1956 \u2013 2000<\/em> jusqu\u2019au 24 juillet, organis\u00e9e avec le mus\u00e9e Louisiana \u00e0 Humlebeck. La premi\u00e8re salle rel\u00e8ve la tension entre <em>l\u2019abstraction et la figuration<\/em> dans cette peinture caract\u00e9ris\u00e9e par des masses de mati\u00e8re picturale dispos\u00e9es en v\u00e9ritables bas-reliefs. La section intitul\u00e9e <em>Les gens et les sites<\/em> souligne l\u2019inspiration londonienne de l\u2019\u0153uvre, places, \u00e9glises, march\u00e9s, piscines sont les th\u00e8mes principaux avec <em>les t\u00eates et les portraits<\/em> que l\u2019on d\u00e9couvre dans la salle suivante. Le travail de Kossoff repose sur une relation particuli\u00e8re \u00e0 <em>l\u2019instant<\/em> qui est aussi soulign\u00e9 dans une salle. Dans les autres salles, le mus\u00e9e pr\u00e9sente les travaux de neuf artistes tir\u00e9s de la collection et s\u00e9lectionn\u00e9s en fonction du th\u00e8me de la mise en \u00e9vidence de soi jusqu&rsquo;au 17 juillet.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris 09 05 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Bill Viola a particip\u00e9 \u00e0 la mise en sc\u00e8ne ou plut\u00f4t en images de Tristan et Iseult \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra Bastille, vous trouverez quelques r\u00e9flexions sur l&rsquo;interpr\u00e9tation en vid\u00e9o de cet op\u00e9ra par l&rsquo;artiste californien.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Depuis la mise \u00e0 disposition du fond d&rsquo;atelier de Francis Bacon plusieurs expositions ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9es aux sources revendiqu\u00e9es par cet artiste. Picasso \u00e9tant la r\u00e9f\u00e9rence principale, le mus\u00e9e Picasso a choisi de partir \u00e0 la d\u00e9couverte des oeuvres et de la p\u00e9riode qui auraient inspir\u00e9s Bacon: Au mus\u00e9e Picasso jusqu&rsquo;au 30 mai vous trouverez un article sur Francis Bacon et cette exposition.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Martigny 18 04 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Manoir de Martigny invite un autre collectif sous le titre <em>Paysage avec Don Quichotte<\/em> et jusqu\u2019au 29 mai, les fr\u00e8res Philippe et St\u00e9phane Fretz ainsi que St\u00e9phane Zaech pr\u00e9sentent leurs peintures, leurs dessins et leurs gravures r\u00e9centes ainsi que l\u2019activit\u00e9 \u00e9ditoriale du collectif Art &amp; Fiction. La mythologie, la Bible, l\u2019histoire et la tradition de la peinture occidentale r\u00e9unissent ces artistes dans l\u2019exploration de divers th\u00e8mes. Par ailleurs la grande salle du deuxi\u00e8me \u00e9tage a re\u00e7u un nouveau d\u00e9cor \u00e9voquant Don Quichotte.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Le 28 mai \u00e0 20h. Conf\u00e9rence sur Don Quichotte par l&rsquo;\u00e9crivain Zagdanski!<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut encore noter que l&rsquo;exposition sur les couchers de soleil de F\u00e9lix Vallotton pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Fondation Gianadda dure jusqu&rsquo;au 12 juin.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vevey, 18 04 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey a mis \u00e0 la disposition du collectif lausannois <em>Circuit<\/em> la totalit\u00e9 de ses salles. Le r\u00e9sultat est assez amusant avec diff\u00e9rentes sections qui singent (de beaux sp\u00e9cimens de cette esp\u00e8ce animale font d&rsquo;ailleurs la couverture du catalogue) les pratiques de l\u2019art contemporain et des expositions actuelles. Il y a une section scientifique avec un robot volant myst\u00e9rieux, con\u00e7u par l\u2019EPFL, <em>Le BLIMP<\/em>, une section invit\u00e9s avec des dessins et des peintures d\u2019artistes de la sc\u00e8ne musicale et une section iconographique : la pr\u00e9sentation de tous les portraits de moustachus dans la collection du mus\u00e9e. Enfin \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du mus\u00e9e on a pens\u00e9 \u00e0 la section boutique avec la vente d\u2019\u00e9ditions de membres du collectif pr\u00e9sent\u00e9es dans une cabane en bois, jusqu\u2019au 19 juin.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Nyon 14 04 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le festival de films documentaires Visions du r\u00e9el se d\u00e9roule \u00e0 Nyon du 18 au 24 avril. Une exposition aborde des th\u00e8mes proches dans l&rsquo;art contemporain: au ch\u00e2teau de Nyon jusqu&rsquo;au 29 mai: reprocessingreality.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Stockholm 12 04 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quelques jours pass\u00e9s \u00e0 Stockholm me permettent de vous pr\u00e9senter quelques mus\u00e9es et centres d&rsquo;expositions dans cette ville.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 02 04 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Trois nouvelles expositions \u00e0 signaler \u00e0 Zurich qui toutes d\u00e9veloppent un rapport critique et r\u00e9flexif face \u00e0 diff\u00e9rents registres d&rsquo;expression. Au Migros Museum Cory Arcangel (1978) avec <em>Nerdzone Version 1<\/em> jusqu&rsquo;au 22 mai d\u00e9compose et reprogramme les jeux Nintendo. Autant dire qu&rsquo;il s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la pr\u00e9histoire du jeu vid\u00e9o pour transformer et d\u00e9tourner ces r\u00e9alisations en adoptant des solutions \u00e9tonnantes. Quant au Finlandais Mika Taanila avec <em>Human Engineering<\/em> jusqu&rsquo;au 22 mai, il s&rsquo;int\u00e9resse au documentaire. Venu du domaine du clip vid\u00e9o il r\u00e9utilise des fragments de documentaires pour en cr\u00e9er de nouveaux avec des accompagnements musicaux originaux. Le champ de ses int\u00e9r\u00eats est vaste: il va de la musique de fond dans les espaces publics <em>Stimulus Progression<\/em>, 2005 ce qu&rsquo;il appelle la Muzak \u00e0 des r\u00e9alisations de villas futuristes <em>Futuro A New Stance for Tomorrow<\/em>, 1998, \u00e0 l&rsquo;intelligence artificielle, <em>RoboCup<\/em>, 1999 ou encore \u00e0 une symphonie pour imprimantes <em>Optical Sound<\/em>, 2005 dans l&rsquo;esprit du <em>Ballet m\u00e9canique <\/em>(1924) de Fernand L\u00e9ger.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un \u00e9tage plus haut on retrouve des probl\u00e9matiques plus \u00abtraditionnelles \u00bb de l\u2019art contemporain avec la r\u00e9trospective Sarah Lucas propos\u00e9e par la Kunsthalle jusqu&rsquo;au 15 juin. Mais tout le travail de Sarah Lucas (1962) est lui aussi concentr\u00e9 sur l\u2019allusion \u00e0 d\u2019autres artistes, le remploi et les passages entre les divers niveaux culturels. Elle se place toujours au second degr\u00e9 en relation avec un autre travail, une autre production \u00e0 partir de laquelle elle construit ses propres assertions. Cette exposition sera pr\u00e9sent\u00e9e par la suite \u00e0 Hambourg et \u00e0 Liverpool.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Haus konstruktiv propose jusqu\u2019au 1er mai 2005 dans la salle du rez une importante peinture murale de Sol Lewitt (1928) bas\u00e9e sur un rythme de vagues color\u00e9es avec des segments de couleur rouge, jaune, orange, vert, bleu et pourpre qui occupent les deux murs de 7 m\u00e8tres sur 22 m\u00e8tres. Par ailleurs sur deux \u00e9tages sont pr\u00e9sent\u00e9s des dessins et des peintures de l\u2019artiste. Au dernier \u00e9tage il faut signaler une pr\u00e9sentation avec des photos, des plans et maquettes de l\u2019atelier de Max Bill.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 19 03 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cabinet des estampes:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Callot, Goya, G\u00e9ricault sur une proposition de Giacometti<\/em> jusqu&rsquo;au 22 mai \u00e9vocation des horreurs de la guerre inspir\u00e9 par un texte d&rsquo;Alberto Giacometti paru en 1945 dans Labyrinthe.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mamco:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">R\u00e9trospective de Silvie et Ch\u00e9rif Defraoui, apr\u00e8s Saint-Gall et Th\u00e9ssalonique. <em>Archives du futur, propose une c<\/em>onfrontation d&rsquo;installations anciennes et r\u00e9centes qui sugg\u00e8rent l&rsquo;absence, l&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, le passage. La route des Indes 1978, Rooms, 1976, lieux de m\u00e9moire grands tirages noir-blanc. Plis et replis 2002. La nuit les chambres sont plus grandes 1987. Exorcismes 2004. A l&rsquo;\u00e9tage au-dessous Karim Noureldin pr\u00e9sente Z<em>igzag une immense installation au sol en bleu et blanc.<\/em> Dessins psych\u00e9d\u00e9liques de Vidya Gastaldon, <em>Biolovarama<\/em> . Photos de Ristelhueber et Jean Mohr.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Centre d&rsquo;art contemporain:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Budget Bureau for language and applications de Clare Goodwin et Sandi Paucic. Reconstitution d&rsquo;un int\u00e9rieur avec les interventions de diverses personnes. Vid\u00e9os de Samir jusqu&rsquo;au 19 avril.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 12 03 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne propose deux expositions. La premi\u00e8re est consacr\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sentation des projets du concours d&rsquo;architecture pour un nouveau mus\u00e9e des beaux-arts jusqu&rsquo;au 15 mai. Les utopies lacustres des neuf projets du deuxi\u00e8me tour s&rsquo;offrent au regad fascin\u00e9 du spectateur! Deux salles sont \u00e9galement consacr\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9sentation des magnifiques plans et \u00e9l\u00e9vations du Palais de Rumine et du mus\u00e9e Arlaud tir\u00e9s des archives de la ville de Lausanne.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La seconde c\u00e9l\u00e8bre la sortie du catalogue raisonn\u00e9 de F\u00e9lix Vallotton qui couronne plus de 20 ans de travail. Une s\u00e9lection, des toiles, dessins et gravures de la collection sont accroch\u00e9es en parall\u00e8le \u00e0 la pr\u00e9sentation des pages du catalogue qui les concerne.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 25 02 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition tr\u00e8s dense que la Fondation Beyeler consacre jusqu&rsquo;au 22 mai \u00e0 la fleur vue par les artistes modernes et contemporains s&rsquo;\u00e9tend sur une douzaine de salles et propose 170 travaux, peintures, aquarelles, lithographies, photographies, vid\u00e9os et installations. Il faut aussi signaler l&rsquo;exposition Susan Hiller \u00e0 la Kunsthalle de cette ville jusqu&rsquo;au 27 mars.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans le domaine des expositions th\u00e9matiques vous saurez que le Kunsthaus d&rsquo;Aarau consacre une exposition aux nuages dans la peinture qui s&rsquo;\u00e9tend du XVIIe si\u00e8cle au XXe si\u00e8cle. Venue d&rsquo;Allemagne elle comprend des oeuvres d&rsquo;artistes fran\u00e7ais, anglais (un bel ensemble de Turner notamment) et allemands du XVIIIe et du XIXe si\u00e8cle. La station d&rsquo;Aarau a \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9e par de nombreuses oeuvres d&rsquo;artistes suisses contemporains.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A propos du d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;Harald Szeemann (1933 &#8211; 2005) vous trouverez \u00e0 son sujet un petit article de 2001 sur L&rsquo;art en jeu.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">15 02 2005 Gen\u00e8ve<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les mises en sc\u00e8ne d&rsquo;Olivier Py m&rsquo;int\u00e9ressent depuis plusieurs ann\u00e9es voici une pr\u00e9sentation de celle qu&rsquo;il propose au Grand Th\u00e9\u00e2tre de Gen\u00e8ve pour Tristan et Iseult.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">15 02 05 Die Br\u00fccke<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le centi\u00e8me anniversaire du mouvement Die Bruecke est f\u00eat\u00e9 cette ann\u00e9e. En effet c&rsquo;est en juin 1905 que des artistes, \u00e9tudiants en architecture, se sont regroup\u00e9s sous ce nom \u00e0 Dresde. Le Museo Thyssen-Bornemisza et la Fundacion Caja Madrid pr\u00e9sentent l&rsquo;exposition <em>Br\u00fccke la naissance de l&rsquo;expressionnisme allemand<\/em> jusqu&rsquo;au 15 mai 2005.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Elle va ensuite \u00e0 Barcelone du 7 juin au 4 septembre, au Museo Nacional d&rsquo;art de Catalunya.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition sera visible \u00e0 Berlin, au Mus\u00e9e Die Br\u00fccke et \u00e0 la Berlinische Galerie du 2 octobre 2005 au 15 janvier 2006.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">12 02 05 Lausanne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cartier Bresson au mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e jusqu&rsquo;au 10 avril. <em>Documentary and Anti-Graphic Photographs<\/em>. C&rsquo;est sous ce titre myst\u00e9rieux que le galeriste Julien Levy exposait \u00e0 New York en 1935 Manuel Alvarez Bravo, Henri Cartier-Bresson et Walker Evans. Apr\u00e8s la Fondation Henri Cartier Bresson \u00e0 Paris, le Mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e propose la reconstitution d&rsquo;une exposition historique. Il compl\u00e8te cet hommage en \u00e9voquant un reportage sur la Suisse paru dans la revue Du en ao\u00fbt 1967.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">22 01 2005 Winterthour<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Fran\u00e7ois Barraud et ses fr\u00e8res au Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Winterthour jusqu&rsquo;au 10 avril, puis au Mus\u00e9e des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds du 24 avril &#8211; 12 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Apr\u00e8s avoir consacr\u00e9 des expositions \u00e0 Adolf Dietrich et Niklaus Stoecklin, le Mus\u00e9e des beaux-arts de Winterthour s\u2019est associ\u00e9 au Mus\u00e9e des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds pour proposer une exposition sur les fr\u00e8res Barraud. Il poursuit ainsi une exploration de l&rsquo;art en Suisse dans l&rsquo;Entre-deux-guerres du plus grand int\u00e9r\u00eat. L\u2019exposition est centr\u00e9e sur Fran\u00e7ois Barraud dont le d\u00e9but de carri\u00e8re prometteur fut interrompu par la mort \u00e0 35 ans. Les \u0153uvres des autres fr\u00e8res retenues sont ant\u00e9rieures \u00e0 1935 et soulignent les interactions entre les quatre hommes en montrant leurs portraits r\u00e9ciproques notamment.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Fotomuseum <em>The Last Picture Show<\/em> jusqu&rsquo;au 20 f\u00e9vrier. Une prestigieuse exposition venue des Etats-Unis qui retrace les grands moments de la photographie d&rsquo;artiste depuis les ann\u00e9es 1960. Il faut signaler qu&rsquo;avec l&rsquo;arriv\u00e9e de la Stiftung f\u00fcr Fotografie les surfaces d&rsquo;expositions de ces institutions qui s&rsquo;\u00e9tendent maintenant dans deux b\u00e2timent ont \u00e0 peu pr\u00e8s tripl\u00e9. Ce qui leur permettra d&rsquo;accueillir la grande r\u00e9trospective Robert Frank pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Tate Modern, du 3 septembre au 20 novembre 05.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">22 01 2005 Zurich<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Migros Museum pr\u00e9sente jusqu&rsquo;au 20 mars les gigantesques dessins d&rsquo;architecture de Paul Noble (1963) qui d\u00e9crivent la ville imaginaire de Nobson Newtown. Un projet auquel il travaille depuis 1995. Chaque dessin prend un titre comme point de d\u00e9part. Noble a d&rsquo;ailleurs invent\u00e9 une fonte Nobfont et ces lettres bas\u00e9es sur les sch\u00e9mas de l&rsquo;architecture moderne sont aussi des \u00e9dicules, ruines, tombes, \u00e9difices en devenir. Tout ce monde est habit\u00e9 d&rsquo;une quantit\u00e9 d&rsquo;\u00eatres qui se m\u00e9tamophosent et \u00e9voluent comme des amibes. L&rsquo;oeuf et le monument, la vie et la mort animent cette cit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quant \u00e0 la Kunsthalle elle propose jusqu&rsquo;au 20 mars \u00e9galement deux artistes de Los Angeles qui travaillent autour de Hollywood. Catherine Sullivan (1968) vient du th\u00e9\u00e2tre, elle a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;assistante de Mike Kelley. Elle r\u00e9alise des installations vid\u00e9o qui fixent des performances et forment par le montage une v\u00e9ritable chor\u00e9graphie. C\u2019est la probl\u00e9matique de la performance qui trouve une nouvelle forme, une mise en \u0153uvre diff\u00e9rente.<em> Ice Floes of Franz Josef Land<\/em> 04 est motiv\u00e9e par la prise d\u2019otages des spectateurs d\u2019un spectacle par les Tch\u00e9tch\u00e8nes \u00e0 Moscou en 2002. Sullivan utilise le roman russe de 1939 qui inspire la com\u00e9die musicale pr\u00e9sent\u00e9e dans le th\u00e9\u00e2tre, victime de la prise d\u2019otages, pour cr\u00e9er 50 pantomimes qui \u00e9voquent cet \u00e9v\u00e9nement. Les \u00e9motions exprim\u00e9es par les acteurs sont consid\u00e9r\u00e9es comme un langage qui est mis en relation avec des \u00e9v\u00e9nements publics. C\u2019est aussi une mani\u00e8re d\u2019interroger le ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019acteur dans une soci\u00e9t\u00e9, en particulier la notion d\u2019authenticit\u00e9. Elle accumule des compilations de performances pour disposer d\u2019un mat\u00e9riau de mouvements et d\u2019\u00e9motions qui servent la cr\u00e9ation d\u2019une chor\u00e9graphie, d\u2019un sc\u00e9nario. Daria Martin (1973) propose dans des films courts des cr\u00e9ations appartenant au domaine du ballet avec une forte pr\u00e9sence de l&rsquo;accompagnement musical.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Chronique 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Artistes mentionn\u00e9s: John Armleder, Francis Bacon, John Bock, Louise Bourgeois, Heidi Bucher, Balthasar Burkhard, Eug\u00e8ne Burnand, Christo, Salvador Dali, Robert Frank, Hamish Fulton, Anthony Gormley, Thomas Hirschhorn, Gwen John, Donald Judd, Manet, Monet, Gianni Motti, Bruce Nauman, Paul Noble, Chloe Piene, Primatice, Rapha\u00ebl,Tobias Rehberger, Eva Rotschild, Thomas Scheibitz, Adrian Schiess, Sam Taylor Wood, F\u00e9lix Vallotton, Marcel van Eeden, Whistler.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">23 12 2004 Suisse<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Celui qui veut se faire une id\u00e9e de la cr\u00e9ation contemporaine en Suisse, qu&rsquo;elle soit \u00e9mergente ou plus \u00e9tablie peut prendre son b\u00e2ton de p\u00e8lerin et visiter les diff\u00e9rentes Kunsthalle ou centres d&rsquo;art contemporain qui se consacrent tous \u00e0 la pr\u00e9sentation d&rsquo;artistes vivants locaux en d\u00e9cembre &#8211; janvier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Gen\u00e8ve le centre d&rsquo;art contemporain pr\u00e9sente les artistes s\u00e9lectionn\u00e9s pour les bourses de la ville jusqu&rsquo;au 30 janvier. A Lausanne, il faudra attendre le 28 janvier pour d\u00e9couvrir L&rsquo;Accrochage vaudois jusqu&rsquo;au 20 f\u00e9vrier. La Kunsthalle et de nombreux lieux d&rsquo;exposition b\u00e2lois proposent Regionale 5 jusqu&rsquo;au 2 janvier. La Kunsthalle de Berne pr\u00e9sente son exposition de No\u00ebl jusqu&rsquo;au 16 janvier. On peut encore citer Aarau, Bienne, Glaris, Thoune, Lucerne, Soleure ou Moutier qui font de m\u00eame. (Pour les dates consulter le site des institutions dans l&rsquo;agenda).<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 19 d\u00e9cembre 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire pr\u00e9sente les dessins fran\u00e7ais de sa collection du 17\u00e8me si\u00e8cle au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle jusqu&rsquo;au 23 mai 2005. Le Mamco, \u00e0 l&rsquo;occasion de son dixi\u00e8me anniversaire, inaugure une nouvelle s\u00e9rie d&rsquo;expositions monographiques sous le titre <em>Mille et trois plateaux<\/em> jusqu&rsquo;au 16 janvier 2005. A signaler en particulier le dernier \u00e9tage consacr\u00e9 \u00e0 Guy de Cointet (1934 &#8211; 1983). Les travaux de Peter Downsborough (1940) vid\u00e9os et installations subtiles qui se perdent un peu dans les espaces du Mamco. L&rsquo;artiste travaille sur l&rsquo;espace, la ligne et le mot en utilisant diff\u00e9rents modes d&rsquo;expression. Ici ce sont les vid\u00e9os, les installations dans l&rsquo;espace et les livres qui sont pr\u00e9sent\u00e9s. Enfin Fabrice Gygi (1965) grand sp\u00e9cialiste des barri\u00e8res en tout genre a pu faire tomber les palissades de bois du premier \u00e9tage. Ce qui permet pour une fois de d\u00e9couvrir les espaces dans toute leur ampleur.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris 7 d\u00e9cembre 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition Thomas Hirschhorn au centre culturel suisse \u00e0 Paris suscite beaucoup d&rsquo;agitation dans les m\u00e9dias helv\u00e9tiques. Malheureusement je ne l&rsquo;ai pas vue et ne peux vous en parler. Par contre vous trouverez une pr\u00e9sentation de l&rsquo;excellente installation que cet artiste avait consacr\u00e9e au forum de Davos en 2001 au Kunsthaus de Zurich et depuis j&rsquo;ai mentionn\u00e9 ces principales actions qui sont marqu\u00e9es par une sinc\u00e8re volont\u00e9 de dialogue et de questionnement. (A signaler qu&rsquo;au parlement suisse le Conseil des Etats (s\u00e9nat) apr\u00e8s avoir accord\u00e9 un cr\u00e9dit de 8 millions pour l&rsquo;engagement de l&rsquo;arm\u00e9e au Forum de Davos a, par un grave acte de censure, enlev\u00e9 1 million \u00e0 Pro Helvetia en repr\u00e9sailles contre l&rsquo;exposition Thomas Hirschhorn!! . Cette sanction est confirm\u00e9e le 16 d\u00e9cembre!)<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Berne 2 d\u00e9cembre 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e des Beaux-Arts, F\u00e9lix Vallotton: les couchers de soleil jusqu&rsquo;au 20 f\u00e9vrier 2005 (Fondation Gianadda 18 mars &#8211; 12 juin 2005). L\u2019exposition du mus\u00e9e des beaux-arts de Berne r\u00e9unit 90 \u0153uvres de F\u00e9lix Vallotton, 20 gravures sur bois et 70 peintures, qui illustrent le d\u00e9veloppement du th\u00e8me de la fin du jour dans l\u2019\u0153uvre de l\u2019artiste. Il s\u2019agit de paysages d\u00e9coratifs ou compos\u00e9s et de nus ou encore de paysages de guerre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 5 d\u00e9cembre 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Kunsthalle consacre une r\u00e9trospective aux travaux sur papier de John Armleder. Les dessins de 1964 \u00e0 2004 couvrent les murs des salles et l\u2019on d\u00e9couvre ainsi d\u2019innombrables variations n\u00e9o-g\u00e9o fac\u00e9tieuses. Le Migrosmuseum propose lui aussi une r\u00e9trospective consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019artiste zurichoise Heidi Bucher (1926 \u2013 1993) <em>Mother of Pearl<\/em>, fascin\u00e9e par la notion de l\u2019empreinte elle a r\u00e9alis\u00e9 en latex dans les ann\u00e9es 1970 \u2013 1980 de v\u00e9ritables peaux de maison dont on d\u00e9couvre des exemples ici. Un film permet de red\u00e9couvrir la pr\u00e9sence de l\u2019artiste et les enjeux po\u00e9tiques de sa d\u00e9marche.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 11 novembre 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Saint-Gervais Gen\u00e8ve pr\u00e9sente Version 2004.<em> Simulation City. Art &amp; nouveaux m\u00e9dias<\/em>jusqu&rsquo;au 19 d\u00e9cembre. Consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;architecture, l&rsquo;espace urbain et l&rsquo;art digital. Leur site pr\u00e9sente les artistes et renvoie aux sites de chacun.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 8 novembre 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un colloque Salvador Dali est organis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;EPFL de Lausanne du 2 au 4 d\u00e9cembre 04. <em>Dali \u00e0 la crois\u00e9e des savoirs,<\/em> <em>Dali et la culture scientifique<\/em>. Le colloque vise \u00e0 explorer la multitude de savoirs dans lesquels l&rsquo;imaginaire dalinien a trouv\u00e9 ses sources et son inspiration. Il se consacre \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude des nombreux \u00e9crits de Dali.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Londres 2 novembre 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;offre des expositions \u00e0 Londres en cette fin d&rsquo;ann\u00e9e est \u00e0 nouveau tr\u00e8s abondante. Il faut signaler des tentatives d&rsquo;exploration relativement originales. Le Turbine Hall de la Tate Modern devient un d\u00e9fi auquel se confrontent les plus c\u00e9l\u00e8bres artistes contemporains. Apr\u00e8s Louise Bourgeois, Anish Kapoor, Olafur Eliasson, cette ann\u00e9e c&rsquo;est Bruce Nauman qui s&rsquo;attaque \u00e0 cet espace gigantesque sous le titre <em>Raw Materials<\/em>. Apr\u00e8s la brume d&rsquo;Olafur Eliasson, Nauman joue avec un autre \u00e9l\u00e9ment immat\u00e9riel: le son. Cette institution pr\u00e9sente aussi les travaux vid\u00e9os de 10 artistes sous le titre <em>Time Zones <\/em>dans un survol international puisqu&rsquo;ils appartiennent \u00e0 9 pays diff\u00e9rents. Elle consacre encore une vaste r\u00e9trospective \u00e0 Robert Frank (1924) <em>Storylines<\/em> jusqu&rsquo;au 30 janvier (Macba Barcelone 9 f\u00e9vrier &#8211; 8 mai). Il est pr\u00e9sent\u00e9 comme photographe et cin\u00e9aste exp\u00e9rimental.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les prix artistiques se multiplient en Europe sur le mod\u00e8le du Turner Prize, mais celui-ci demeure le plus m\u00e9diatis\u00e9 et le plus attendu, on d\u00e9couvre les quatre artistes s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e0 la Tate Britain. Pourtant le v\u00e9ritable \u00e9v\u00e9nement dans cette institution, c&rsquo;est la confrontation des carri\u00e8res d&rsquo;une soeur et d&rsquo;un fr\u00e8re Gwen et Augustus John. Le fr\u00e8re boh\u00e8me, puis mondain, devient un peintre \u00e0 succ\u00e8s dans les ann\u00e9es 1910 et 1920. La soeur, incroyablement dou\u00e9e, devient la ma\u00eetresse de Rodin, avant d&rsquo;\u00eatre attir\u00e9e par la vie monastique. Elle peint toujours les m\u00eames figures f\u00e9minines \u00e0 la limite de l&rsquo;abstraction, un critique la qualifie de Vermeer de son temps.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler \u00e9galement une pr\u00e9sentation de travaux r\u00e9cents de Sam Taylor Wood \u00e0 la galerie White Cube et un portrait de David Beckham \u00e0 la National Portrait Gallery! Et puis l&rsquo;exposition de la Hayward Gallery: Eyes, Lies and Illusions jusqu&rsquo;au 3 janvier met en \u00e9vidence la collection de Werner Nekes consacr\u00e9e aux illusions optiques, anamorphoses, ombres et silhouettes depuis le 17e si\u00e8cle jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui (parmi 20&rsquo;000 objets, oeuvres 1000 ont \u00e9t\u00e9 choisis) en la confrontant \u00e0 8 artistes contemporains notamment Markus Raetz.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Hors de Rome, Londres est sans doute la seule ville qui puisse organiser une exposition Rapha\u00ebl aujourd&rsquo;hui, tant les oeuvres r\u00e9unies dans les collections de cette cit\u00e9 sont nombreuses, on d\u00e9couvre les d\u00e9buts de la carrri\u00e8re de l&rsquo;artiste d&rsquo;Urbino \u00e0 Rome jusqu&rsquo;au 16 janvier \u00e0 la National Gallery (leur site pr\u00e9sente les chapitres de l&rsquo;exposition). L&rsquo;exposition propose surtout de petites peintures extraordinaires et des dessins. Le r\u00e9sultat est passionnant et sans doute unique, mais on peut se demander quel sens il y a \u00e0 faire une telle pr\u00e9sentation pour un tr\u00e8s large public qui (bien que les oeuvres soient bien accroch\u00e9es) ne verra presque rien!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans un tout autre registre le Courtauld Institute avec <em>Manet Face to Face<\/em> jusqu&rsquo;au 9 janvier (A Munich d\u00e8s le 20 janvier) confronte le<em> D\u00e9jeuner<\/em> 1869 de Manet qui appartient \u00e0 la Neue Pinakothek de Munich avec <em>Un Bar aux Folies Berg\u00e8res<\/em>, 1881-82 qui fait partie de la collection Courtauld. L&rsquo;id\u00e9e est excellente et les oeuvres ont manifestement des points communs.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une autre exposition consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;art ancien est \u00e0 la Royal Academy: Chefs-d\u2019\u0153uvre de la Ny Carlsberg Glyptotek, Copenhague jusqu\u2019au 10 d\u00e9cembre. Elle nous fait entrer dans l\u2019univers de deux g\u00e9n\u00e9rations de richissimes collectionneurs et brasseurs danois qui ont r\u00e9uni \u00e0 la fin du 19e et au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle une immense collection qui va de l\u2019Antiquit\u00e9 au postimpressionnisme. Ils avaient une pr\u00e9f\u00e9rence marqu\u00e9e pour la sculpture et apr\u00e8s les salles consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019Egypte, \u00e0 la Gr\u00e8ce, aux Etrusques et \u00e0 Rome on d\u00e9couvre de larges ensembles de sculptures du 19e et du d\u00e9but du 20e si\u00e8cle : Jean-Baptiste Carpeaux, Rodin, Degas, Maillol. Sur le plan de la peinture c\u2019est la qualit\u00e9 des \u0153uvres qui est impressionnante:on trouves des oeuvres des artistes fran\u00e7ais les plus connus comme Courbet, Monet, C\u00e9zanne et un grand ensemble de Gauguin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler encore l&rsquo;exposition de maquettes et de dessins d&rsquo;architecture de Daniel Libeskind \u00e0 la Barbican artgallery jusqu&rsquo;au 23 janvier. A l&rsquo;ICA on d\u00e9couvre l&rsquo;artiste allemand John Bock <em>Klutterkammer<\/em> jusqu&rsquo;au 7 novembre et \u00e0 la Whitechapel un autre allemand Tobias Rehberger a r\u00e9alis\u00e9 une installation alors que les salles du premier \u00e9tage sont consacr\u00e9es aux dessins d&rsquo;architecture d\u00e9crivant la ville imaginaire de Nobson Newtown de Paul Noble, un projet auquel il travaille depuis 8 ans jusqu&rsquo;au 14 novembre et qui viendra \u00e0 Zurich (Migrosmuseum 22 janvier &#8211; 20 mars 05). Pour les liens vers les institutions il faut aller sur l&rsquo;agenda.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris 19 octobre 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Rendre compte de l&rsquo;offre artistique \u00e0 Paris ces prochaines semaines permet de couvrir un large spectre de formes d&rsquo;expression. Commen\u00e7ons par la photographie qui est vraiment omnipr\u00e9sente. En recentrant le Centre national de la photographie et en lui accordant deux sites pour ses expositions: le Jeu de Paume et l&rsquo;h\u00f4tel de Sully, l&rsquo;Etat fran\u00e7ais accorde une place de plus en plus pr\u00e9dominante \u00e0 ce m\u00e9dium. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de faire le point et d&rsquo;\u00e9voquer certaines expositions.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition du Centre Pompidou Sons et lumi\u00e8res jusqu&rsquo;au 3 janvier explore \u00e0 travers 400 oeuvres les relations entre les arts plastiques et la musique au cours du XXe si\u00e8cle. Divis\u00e9es en 3 sections: correspondances, empreintes, ruptures, l&rsquo;exposition met en \u00e9vidence des concepts distincts qui motivent ses relations complexes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les amateurs du mouvement impressionniste peuvent aller voir les oeuvres les plus connues de ce mouvement au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay et au mus\u00e9e Marmottam. A intervalle r\u00e9gulier des expositions temporaires proposent d&rsquo;approfondir un aspect du mouvement. Cette fois ce sont les relations entre Turner, Whistler et Monet qui sont pr\u00e9sent\u00e9es au Grand Palais Turner, Whistler et Monet jusqu&rsquo;au 17 janvier 2005.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut signaler dans le m\u00eame b\u00e2timent <em>Images du monde flottant. Peintures et estampes japonaise XVII &#8211; XVIIIe si\u00e8cle<\/em> jusqu&rsquo;au 3 janvier qui pr\u00e9sente les peintures et les gravures de figures dans l&rsquo;art japonais (alors que l&rsquo;on connait surtout les paysages).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin pour la premi\u00e8re fois le mus\u00e9e du Louvre consacre une exposition au Primatice (1504 &#8211; 1570), responsable des d\u00e9corations du ch\u00e2teau de Fontainebleau et principal artiste italien install\u00e9 \u00e0 la cour de France. Un parcours impressionnant qui montre les dessins du Primatice et les travaux r\u00e9alis\u00e9s par d&rsquo;autres d&rsquo;apr\u00e8s ses projets en gravures, tapisseries, \u00e9maux ou sculptures. Dans la m\u00eame institution deux autres expositions illustrent encore le th\u00e8me <em>L&rsquo;Italie \u00e0 la cour de France<\/em>.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 12 octobre 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition intitul\u00e9e VIS A VIS r\u00e9unit jusqu&rsquo;au 14 novembre 2004 dans deux salles de l&rsquo;Espace Arlaud quatre cr\u00e9ateurs invit\u00e9s par Visarte: Richard Aeschlimann, Claude Augsburger , Gaspard Delachaux et Eric Moinat. Je profite de cette occasion pour poser quelques questions \u00e0 Claude Augsburger sur ses recherches actuelles et l\u2019\u00e9volution de ses pr\u00e9occupations artistiques.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 1er octobre 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Archiskulptur et Donald Judd, les nouvelles expositions pr\u00e9sent\u00e9es respectivement par la Fondation Beyeler et le Mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le proposent deux regards contrast\u00e9s sur les relations entre l&rsquo;architecture et la sculpture. Une r\u00e9flexion confrontant maquettes d&rsquo;architecture et sculptures du 18e si\u00e8cle au 20e si\u00e8cle \u00e0 la fondation Beyeler; une r\u00e9trospective impressionnante des travaux de Donald Judd au mus\u00e9e des beaux-arts et au mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Aarau 23 09 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A l&rsquo;occasion de l&rsquo;agrandissement du Kunsthaus d&rsquo;Aarau Thomas Huber a r\u00e9alis\u00e9 plusieurs peintures pour la biblioth\u00e8que de ce b\u00e2timent. Maintenant l&rsquo;institution l&rsquo;a invit\u00e9 pour une exposition monographique. C&rsquo;est une grande peinture Le cabinet de tableaux o\u00f9 l&rsquo;on trouve repr\u00e9sent\u00e9es les oeuvres de l&rsquo;exposition que le visiteur d\u00e9couvre en premier. A voir jusqu&rsquo;au 7 novembre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Toulouse 18 09 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Printemps de septembre: In extremis se d\u00e9roule du 24 septembre au 17 octobre 2004 Le commissaire est l&rsquo;artiste Jean-Marc Bustamante.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 17 09 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;\u00e9dition 2004 du LUFF se d\u00e9roule du 13 au 17 octobre 2004, atmosph\u00e8re iconoclaste garantie! dans 4 lieux au casino de Montbenon, \u00e0 l&rsquo;aula du Belv\u00e9d\u00e8re, au Zin\u00e9ma et au cin\u00e9ma Bourg. J&rsquo;ai demand\u00e9 \u00e0 Julien Bodivit de nous faire part de ses coups de coeur.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">entretien avec Genevi\u00e8ve Loup \u00e0 propos du programme de courts m\u00e9trages exp\u00e9rimentaux du LUFF 04.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Patrimoine<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les journ\u00e9es du patrimoine consacr\u00e9es cette ann\u00e9e aux transports et \u00e0 la circulation ont lieu les 11 et 12 septembre. pour le programme des cantons romands consulter le site:<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Liverpool 18 09 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Biennale de Liverpool ouvre ses portes jusqu&rsquo;au 28 novembre 2004 dans de nombreux lieux de cette ville portuaire fascinante.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 16 09 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une large pr\u00e9sentation de la production r\u00e9cente d&rsquo;Edouard Chapallaz est visible \u00e0 la galerie Latham \u00e0 Gen\u00e8ve jusqu&rsquo;au 2 octobre. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de pr\u00e9senter le travail de ce c\u00e9ramiste r\u00e9put\u00e9 n\u00e9 en 1921.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vevey 10 09 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Images 04 propose des expositions de photographies et des projections dans divers lieux de la ville jusqu&rsquo;au 26 septembre. Le mus\u00e9e Jenisch pr\u00e9sente une exposition Christian Dotremont (1922 &#8211; 1979) j&rsquo;\u00e9cris pour voir, \u00e0 l&rsquo;occasion du 25\u00e8me anniversaire de la mort de l&rsquo;artiste jusqu&rsquo;au 13 f\u00e9vrier 05. Il fut l\u2019un des fondateurs et des animateurs les plus engag\u00e9s du groupe CoBrA, un terme qu\u2019il inventa d\u2019ailleurs. Proche d\u2019Asger Jorn il d\u00e9veloppa une activit\u00e9 th\u00e9orique, po\u00e9tique et litt\u00e9raire. Il rechercha notamment la cr\u00e9ation d\u2019\u0153uvres collectives. C\u2019est bien apr\u00e8s la fin du groupe Cobra, \u00e0 partir de 1962 qu\u2019il d\u00e9veloppa la notion de logogramme. L\u2019exposition du mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey propose des travaux qui datent du d\u00e9but des ann\u00e9es 1960 \u00e0 la mort de l\u2019artiste en 1979 et qui appartiennent toutes \u00e0 Pierre Alechinsky, l\u2019un des plus jeunes membres du groupe qui entoura Dotremont dans ses derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Bienne 05 09 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les journ\u00e9es photographiques de Bienne se d\u00e9roulent jusqu&rsquo;au 26 septembre. Les travaux propos\u00e9s traitent le th\u00e8me \u00ab\u00a0de la vie \u00e0 la mort de la mort \u00e0 la vie\u00a0\u00bb et sont pr\u00e9sent\u00e9s dans 11 lieux diff\u00e9rents \u00e0 travers la ville. Le Centrepasquart pr\u00e9sente les reportages de 8 photographes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Par ailleurs il propose une importante exposition Christo et Jeanne-Claude jusqu&rsquo;au 7 novembre. Elle se divise en trois parties, la premi\u00e8re \u00e9voque une action men\u00e9e conjointement au Japon et en Californie de 1984 \u00e0 1991 aboutissant \u00e0 l&rsquo;ouverture de milliers de parasols bleu et jaunes. La deuxi\u00e8me la plus int\u00e9ressante est consacr\u00e9e aux projets r\u00e9alis\u00e9s en Suisse de 1968 \u00e0 1998. Il s&rsquo;agit de l&#8217;emballage de la Kunsthalle de Berne en 1968, de projets non ex\u00e9cut\u00e9s en 1975 pour l&#8217;emballage notamment du jet d&rsquo;eau de Gen\u00e8ve, du mus\u00e9e d&rsquo;architecture de B\u00e2le en 1984, transform\u00e9 par le m\u00eame bureau d&rsquo;architecture Diener&amp; Diener qui a transform\u00e9 le Centrepasquart et enfin en 1998 de l&#8217;emballage des arbres de la Fondation Beyeler. L&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve sur la pr\u00e9sentation d&rsquo;un projet qui sera r\u00e9alis\u00e9 dans Central Park \u00e0 New York en 2005: <em>The Gates<\/em>.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Le Locle 30 08 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e des beaux-arts du Locle : Lelocleprintso4 du 5 septembre jusqu\u2019au 28 novembre. La triennale du Locle , dont la premi\u00e8re \u00e9dition date de 1992, innove cette ann\u00e9e. En effet plut\u00f4t que de tenter de d\u00e9finir pr\u00e9alablement dans le r\u00e8glement du concours ce qui rel\u00e8ve du domaine de l\u2019estampe et ce qui n\u2019en rel\u00e8ve pas, les organisateurs ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019accepter toutes les d\u00e9marches qui se consid\u00e8rent comme susceptibles d\u2019entrer dans une telle manifestation en encourageant m\u00eame la participation au concours de travaux inhabituels ou surprenants. Le concours s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 en deux phases 500 travaux provenant de 50 pays ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s, et l\u2019exposition propose 57 \u0153uvres d\u2019un nombre d\u2019artistes \u00e9quivalents, 26 sont Suisses.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Entretien par courriel avec Costa Vece<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Gr\u00e2ce \u00e0 une bourse de l&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral de la culture Costa Vece (version allemande) habite depuis une ann\u00e9e un atelier \u00e0 Berlin. Je lui ai rendu visite en f\u00e9vrier 2004 et lui ai propos\u00e9 de poursuivre l&rsquo;entretien que nous avions commenc\u00e9 en 2001, lors de son exposition au Migrosmuseum \u00e0 Zurich. Quelques questions \u00e0 Costa Vece \u00e0 propos de \u00ab\u00a0House of Cards\u00a0\u00bb et de It&rsquo;s a \u00ab\u00a0Wonderful Life\u00a0\u00bb. Deux projets r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 Barcelone et \u00e0 Mexico, par ailleurs une installation de Costa Vece \u00ab\u00a0La Fin du monde\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Schirn Kunsthalle \u00e0 Francfort cet \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Gen\u00e8ve 27 08 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Festival de la B\u00e2tie qui se d\u00e9ploie \u00e0 Gen\u00e8ve jusqu&rsquo;au 11 septembre propose aussi quelques actions artistiques, j&rsquo;ai relev\u00e9 les noms de Jean-Damien Fleury, Massimo Furlan et Carsten Nicolai (Raster Noton) chez Attitudes. Il y a \u00e9galement des performances au centre d&rsquo;art contemporain et une participation du mamco.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Pully 20 08 04<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Soci\u00e9t\u00e9 des artistes visuels et architectes visarte.vaud pr\u00e9sente sa troisi\u00e8me triennale au mus\u00e9e de Pully du 26 ao\u00fbt jusqu\u2019au 10 octobre. Sous la forme de 10 cartes blanches \u00e0 Jacques Bonnard, Pierre Chevalley, Olivier Christinat, Yves Dana, St\u00e9phane Fretz, Rolf Lehmann, Katherine M\u00fcller, Claudia Renna, Jean-Claude Schauenberg et Christine Sefolosha.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Le 13 juillet 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation Maeght \u00e0 Saint-Paul-de-Vence f\u00eate son quaranti\u00e8me anniversaire. Cette institution qui fut sans doute l&rsquo;une des premi\u00e8res, si ce n&rsquo;est la premi\u00e8re \u00e0 miser sur le tourisme culturel estival marque l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement par une exposition sur les livres d&rsquo;artistes: <em>De l&rsquo;\u00e9criture \u00e0 la peinture<\/em>. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de revenir sur l&rsquo;histoire des Maeght.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">15 08 04 B\u00e2le et Zurich<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition Herzog &amp; de Meuron no 250 est prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 26 septembre. Elle propose au visiteur d\u2019entrer aussi bien dans leurs archives que dans leur cahier de commandes en cours. Sur 35 tables sont dispos\u00e9s des maquettes, des concepts plastiques pour diff\u00e9rentes r\u00e9alisations qui couvrent une typologie large. La pr\u00e9sentation du processus de travail est bien r\u00e9ussie gr\u00e2ce \u00e0 ces \u00e9l\u00e9ments qui sont beaucoup plus accessibles, compr\u00e9hensibles que des plans.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Urs Fischer, un artiste suisse de 31 ans investit toute la grande salle d\u2019exposition du Kunsthaus de Zurich, le B\u00fchrle-Saal. Le lieu est trait\u00e9 de fa\u00e7on unitaire avec des parois d\u00e9coup\u00e9es qui rythment le site. On assiste ainsi au d\u00e9veloppemment d\u2019une rh\u00e9torique grandiose, dans l\u2019occupation de l\u2019espace, imposante et qui en jette en multipliant les r\u00e9f\u00e9rences. L\u2019exposition est assez impressionnante, dans tous les cas spectaculaire.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">24 7 04 Visite de quelques expositions dans le Jura et ses contreforts.<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des Beaux-Arts de la Chaux-de-Fonds s\u2019int\u00e9resse avec Media Mix \u00e0 l\u2019activit\u00e9 des \u00e9ditions M\u00e9dia \u00e0 Neuch\u00e2tel jusqu\u2019au 8 ao\u00fbt. Depuis 1971 plus de 70 artistes ont vu \u00e9diter des s\u00e9rigraphies par Marc Hostettler, une s\u00e9lection d\u2019une vingtaine de cr\u00e9ateurs est propos\u00e9e. Par ailleurs le sculpteur Royden Rabinowitch, fr\u00e8re de David, est invit\u00e9 \u00e0 intervenir dans l\u2019une des salles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sous le titre <em>I Need You<\/em> jusqu\u2019au 15 ao\u00fbt, le centre Pasquart \u00e0 Bienne pr\u00e9sente des d\u00e9marches d\u2019artistes qui font intervenir le public, le spectateur \u00e0 divers titres. Une exposition dense. Quant au mus\u00e9e des Beaux-Arts de Soleure, il se tourne vers les travaux sur papier avec deux expositions. La premi\u00e8re propose les aquarelles d\u2019Adrian Schiess jusqu\u2019au 8 ao\u00fbt, alors que sous le titre <em>Schwarz auf Weiss, Zeichnerischer Realismus <\/em>jusqu\u2019au 1er ao\u00fbt, on d\u00e9couvre les d\u00e9marches d\u2019artistes suisses et \u00e9trangers qui donnent au travail sur papier par le trait ou le d\u00e9coupage une grande ampleur. En s\u2019intitulant <em>Schwarz auf Weiss<\/em> l\u2019exposition souligne l\u2019une des caract\u00e9ristiques des dessins pr\u00e9sent\u00e9s. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 ils sont figuratifs, s\u2019attachent au r\u00e9el, mais de l\u2019autre, ils abandonnent le clair-obscur au profit des contrastes directs du noir et du blanc ou l\u2019affirmation d\u2019un trait qui cerne les contours d\u2019un objet, d\u2019un visage en continu. Des jeux d\u2019ombres et de lumi\u00e8re directs, influenc\u00e9s par la bande-dessin\u00e9e. Ils peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s au moyen de techniques diverses: le crayon, mais aussi le d\u00e9coupage, la vid\u00e9o ou l\u2019utilisation du fil et de la couturi\u00e8re. Enfin on retrouve le dessin au mus\u00e9e Franz Gertsch \u00e0 Burgdorf avec les explorations du pass\u00e9 par le dessin de Marcel van Eeden jusqu\u2019au 15 septembre. (Pour les liens vers ces mus\u00e9es il faut aller dans l&rsquo;agenda).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut relever qu\u2019en ce samedi frais et pluvieux du mois de juillet on ne rencontre que peu de visiteurs dans ces expositions pourtant toutes dignes d\u2019int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">J\u2019indique entre parenth\u00e8ses l\u2019heure de visite approximative et le nombre de visiteurs rencontr\u00e9s. La Chaux-de-Fonds (11h &#8211; 11h 45 : 0), Bienne (12h30 &#8211; 13h 30 : 4), Soleure (14h 15 \u2013 15h : 6-7, ici, l\u2019entr\u00e9e est gratuite, les visiteurs peuvent laisser une contribution volontaire, par ailleurs il est clairement indiqu\u00e9 qu\u2019une partie des \u0153uvres expos\u00e9es est \u00e0 vendre), Burgdorf 15h 30 &#8211; 16h : 0. Sans vouloir entrer dans le jeu de la pression de l\u2019audimat on peut tout de m\u00eame relever ces faits, \u00e0 titre d\u2019information.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 3 juillet<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Festival de la Cit\u00e9 se d\u00e9roule jusqu&rsquo;au 10 juillet. A relever la pr\u00e9sentation de <em>Prometeo<\/em>de Rodrigo Garcia qui \u00e9voque dans le m\u00eame souffle la boxe, l&rsquo;iconographie de Saint-S\u00e9bastien, Mozart et Bruce Nauman.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">1er juillet 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les Rencontres d&rsquo;Arles ont lieu du 8 juillet au 19 septembre (festival 8 &#8211; 11 juillet) elles marquent leur 35\u00e8me anniversaire en invitant Martin Parr comme commissaire.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">8 juin 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Manifesta 5, biennale europ\u00e9enne d&rsquo;art contemporain ouvre ses portes le 12 juin \u00e0 Donostia-San Sebastian. Les oeuvres d&rsquo;une ciquantaine d&rsquo;artistes pourront \u00eatre d\u00e9couvertes dans la ville basque jusqu&rsquo;au 30 septembre. L&rsquo;exposition a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue comme une collaboration entre architectes-urbanistes et artistes.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">12 juin 2004 Zurich, Berne, B\u00e2le<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les mus\u00e9es et les centres d&rsquo;art contemporains sont fin pr\u00eats pour l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Ils ouvrent leurs expositions avant la foire Art 35 qui se d\u00e9roule \u00e0 B\u00e2le du 16 au 20 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Zurich, Le Migrosmuseum joue avec la d\u00e9contextualisation et se transforme en une sorte de jardin de sculptures o\u00f9 l&rsquo;on peut fl\u00e2ner en d\u00e9couvrant les travaux d&rsquo;artistes de diverses g\u00e9n\u00e9rations qui reviennent \u00e0 une probl\u00e9matique de l&rsquo;objet et de la mati\u00e8re sans qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de grandes installations autonomes, <em>It&rsquo;s All an Illusion, a Sculpture Project<\/em>jusqu&rsquo;au 8 ao\u00fbt. La Kunsthalle propose des installations de Dominique Gonzalez-Foerster auxquelles sont venues s&rsquo;ajouter deux figures de Peter Fischli &amp; David Weiss.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Berne, le mus\u00e9e des beaux-arts consacre une grande partie de ses salles \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration des soixante ans de Balthasar Burkhard. Sous le titre <em>Omnia<\/em> sont d\u00e9ploy\u00e9s les somptueux tirages noir blanc de divers formats qui pr\u00e9sentent des animaux, des fragments du corps et surtout des paysages qui fixent aussi bien la montagne, la for\u00eat vierge ou les structures urbaines. La Kunsthalle propose un accrochage de 6 artistes al\u00e9maniques qui travaillent les questions li\u00e9es \u00e0 la peinture.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A B\u00e2le les expositions ont d\u00e9but\u00e9 il y a quelques semaines d\u00e9j\u00e0. Relevons que la Kunsthalle ferm\u00e9e depuis une ann\u00e9e pour travaux reprend ses activit\u00e9s avec la pr\u00e9sentation d&rsquo;un artiste polonais, Piotr Uklanski, d\u00e8s le 17 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler \u00e9galement Christian Marclay \u00e0 Thoune et Olafur Eliasson \u00e0 Zoug. (Pour les liens vers les institutions consultez l&rsquo;agenda).<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Londres 18 mai 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quelques expositions en cours ou \u00e0 venir l&rsquo;\u00e9t\u00e9 prochain \u00e0 Londres.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>In-A-Gadda-Da-Vida <\/em>\u00e0 la Tate Britain jusqu&rsquo;au 31 mai. Cy Twombly, \u00e0 la Serpentine Gallery jusqu&rsquo;au 13 juin, Tamara de Lempicka, \u00e0 la Royal Academy jusqu&rsquo;au 30 ao\u00fbt, Edward Hopper 27 mai &#8211; 5 septembre et Luc Tuymans 23 juin &#8211; 26 septembre \u00e0 la Tate Modern. Art of the Garden d\u00e8s le 3 juin, Michael Landy d\u00e8s le 18 mai dans le hall central, \u00e0 la Tate Britain, ainsi que l&rsquo;art des ann\u00e9es 1960 d\u00e8s le 30 juin. La South London Gallery sera de nouveau ouverte \u00e0 partir du 15 juin, alors que le Camden Art center est ouvert. Pour les liens vers ces institutions, Il faut aller dans l&rsquo;agenda.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">13 mai 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Entretien avec Christophe Guignard<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">fabric | ch est une agence d&rsquo;architecture \u00e9lectronique qui se situe \u00e0 la jonction de diff\u00e9rentes activit\u00e9s : l&rsquo;architecture, le design, les r\u00e9seaux et les technologies d&rsquo;information et de communication. L&rsquo;objectif de ses membres est d&rsquo;\u00e9tendre leur travail sur l&rsquo;espace aux territoires digitaux, \u00e9lectromagn\u00e9tiques ou encore \u00ab\u00a0non mat\u00e9riels\u00a0\u00bb afin d&rsquo;y formuler de nouvelles propositions architecturales, d&rsquo;y produire une autre forme d&rsquo;existence de l&rsquo;objet architectural.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Leur dernier projet, electroscape 004: A.I. vs A.I. \/\/ in self-space \/\/, est expos\u00e9 jusqu&rsquo; au 29 ao\u00fbt 2004 au Museo Cantonale d&rsquo;Arte de Lugano dans le cadre de l&rsquo;exposition *Dalla pagina allo spazio*. J&rsquo;ai demand\u00e9 \u00e0 Christophe Guignard de bien vouloir nous pr\u00e9senter l&rsquo;activit\u00e9 de Fabric.ch<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">11 mai 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le 11 mai marque le centi\u00e8me anniversaire de la naissance de Salvador Dali (1904 &#8211; 1989). De nombreux \u00e9v\u00e9nements sont annonc\u00e9s au cours de cette ann\u00e9e. Une exposition <em>Dali et la culture de masse <\/em>est pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Barcelone (27 01 &#8211; 23 05 2004), Madrid (22 06 &#8211; 30 08 2004) et Rotterdam (15 02 &#8211; 15 04 2005).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Palazzo Grassi \u00e0 Venise annonce une r\u00e9trospective Dali d\u00e8s le 12 septembre 2004.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le 30 avril 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les mus\u00e9es d&rsquo;art b\u00e2lois se sont r\u00e9unis pour pr\u00e9senter cet \u00e9t\u00e9 trois dialogues, trois rencontres entre des artistes. Le mus\u00e9e des beaux-arts pr\u00e9sente Arp et Schwitters, deux amis qui ont exerc\u00e9 une tr\u00e8s grande stimulation l&rsquo;un sur l&rsquo;autre. Le mus\u00e9e Tinguely se situe dans une approche diachronique, il propose une tr\u00e8s belle exposition Schwitters \u00e0 laquelle il associe les projets de constructions utopiques imagin\u00e9s par Jean Tinguely et ses amis. La Fondation Beyeler en collaboration avec la Phillips Collection de Washington \u00e9tudie la rencontre entre Calder et Miro, la d\u00e9marche d\u00e9velopp\u00e9e avec une telle ampleur aboutit \u00e0 un r\u00e9sultat \u00e9tonnant. Les trois expositions stimulent la r\u00e9flexion sur les affinit\u00e9s, les suggestions r\u00e9ciproques et l&rsquo;alchimie qui sous-tend la cr\u00e9ation de l&rsquo;oeuvre de chacun des artistes expos\u00e9s.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 19 avril 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quelques expositions \u00e0 signaler \u00e0 Zurich. Les paysages de Hodler montr\u00e9s au mus\u00e9e Rath \u00e0 Gen\u00e8ve sont maintenant au Kunsthaus jusqu&rsquo;au 6 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Haus konstructktiv consacre deux \u00e9tages \u00e0 Hamish Fulton et un \u00e9tage \u00e0 Richard Long, Robert Ryman et Robert Mangold. La collection Daros propose 220 dessins d&rsquo;insomnies et de nombreuses sculptures de Louise Bourgeois qui donnent une vue sur l&rsquo;ensemble de son oeuvre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">5 avril 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La cr\u00e9ation artistique sur le net prend un d\u00e9veloppement de plus en plus consid\u00e9rable. Je cr\u00e9e une page pour relayer certaines informations re\u00e7ues \u00e0 ce sujet. Net Art<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">6 f\u00e9vrier 2004 B\u00e2le<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Apr\u00e8s le Kunsthistorisches Museum de Vienne, la Fondation Beyeler \u00e0 Riehen propose de plonger dans la m\u00e9moire visuelle et l&rsquo;imaginaire du peintre Francis Bacon. Organis\u00e9e th\u00e9matiquement l&rsquo;exposition confronte une quarantaine de toiles et triptyques avec des oeuvres anciennes et modernes que Bacon a cit\u00e9es comme sources. Une exposition de r\u00eave qui pose beaucoup de questions.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Francis Bacon et la tradition de l&rsquo;art<\/em> jusqu&rsquo;au 20 juin.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Nyon 16 avril 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le festival international de cin\u00e9ma <em>Visions du r\u00e9el <\/em>se d\u00e9roule \u00e0 Nyon du 19 au 25 avril. Vous trouverez le programme <a href=\"http:\/\/www.visionsdureel.ch\/\">sur leur site.<\/a><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">26 mars 2004 Gen\u00e8ve<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un \u00e9v\u00e9nement tenu presque secret: <em>Field <\/em>d&rsquo;Anthony Gormley est \u00e0 Gen\u00e8ve! dans le cadre d&rsquo;une exposition intitul\u00e9e <em>\u00eatre. Les droits de l&rsquo;homme \u00e0 travers l&rsquo;art<\/em>, pr\u00e9sent\u00e9e au Palais des Nations jusqu&rsquo;au 23 avril. L&rsquo;exposition n&rsquo;est accessible au public que les 17 et 18 avril. Elle propose des oeuvres de plus de 20 artistes contemporains fort connus, en particulier la foule tr\u00e8s \u00e9mouvante des 35&rsquo;000 figurines en terre cuite d&rsquo;Anthony Gormley (son site) qui furent montr\u00e9es pour la premi\u00e8re fois en 1992, il existe plusieurs versions de cette installation r\u00e9alis\u00e9e avec diff\u00e9rentes communaut\u00e9s. J&rsquo;ignore comment elles sont pr\u00e9sent\u00e9es ici, je les ai vues au British Museum et c&rsquo;est une exp\u00e9rience \u00e0 ne rater sous aucun pr\u00e9texte.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 24 mars 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Eug\u00e8ne Burnand. Peintre naturaliste<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Apr\u00e8s F\u00e9lix Vallotton (1865 &#8211; 1925), Ernest Bi\u00e9ler(1863 &#8211; 1948), Louise Breslau (1856-1927), le mus\u00e9e cantonal des beaux-arts de Lausanne a choisi de rendre hommage \u00e0 Eug\u00e8ne Burnand (1850-1921). En effet les collections de cette institution sont tr\u00e8s marqu\u00e9es par les \u0153uvres d\u2019artistes du tournant du XXe si\u00e8cle. Vers l&rsquo;article et un Entretien avec Philippe Kaenel.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">23 mars Londres<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler, <em>Lucian Freud in the Studio<\/em>: photographies de David Dawson \u00e0 la National Portrait Gallery, Londres, 30 mars au 1er ao\u00fbt 2004. Quelques nouvelles peintures de Freud sont pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 la Wallace Collection du 31 mars au 18 avril 2004. Alors que la Scottish National Gallery of Modern Art, \u00e0 Edinburgh pr\u00e9sente: <em>Lucian Freud: The Complete Graphics <\/em>du 3 avril au 13 Juin 2004.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">16 mars 2004<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Depuis quelque temps on assiste \u00e0 une multiplication des revues culturelles en Suisse romande. Voici une br\u00e8ve pr\u00e9sentation des principaux titres observ\u00e9s: Revues culturelles\u00a0en Suisse romande.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">11 mars 2004 Gen\u00e8ve<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le centre d&rsquo;art contemporain expose 28 sculptures peintes de Thomas Scheibitz jusqu&rsquo;au 30 mai. R\u00e9alis\u00e9es dans des mat\u00e9riaux tr\u00e8s divers, mdf, bois, aluminium ces sculptures dans lesquelles on croit parfois reconna\u00eetre des objets, des animaux, des constructions, apparaissent comme une mise en espace de la peinture. L&rsquo;exposition est compl\u00e9t\u00e9e par une cinquantaine de dessins pr\u00e9paratoires.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mamco pr\u00e9sente une s\u00e9rie de regards monographiques de dimensions variables jusqu&rsquo;au 9 mai. Mentionnons les grands accrochages pour Thomas Ruff, Konrad Klapheck et Balthasar Burkhard. Les pr\u00e9sentations plus limit\u00e9es pour Chad McCail, les groupes model\u00e9s d&rsquo;Olivier Blanckart inspir\u00e9s par des photos d&rsquo;actualit\u00e9. Les installations utopiques de Piero Gilardi. Les projections de films de Michel Huelin et Gabriele di Matteo. Le centre pour l&rsquo;image contemporaine Saint-Gervais Gen\u00e8ve propose deux vid\u00e9os, une installation et des photographies de Melik Ohanian jusqu&rsquo;au 4 avril. A signaler que l&rsquo;une des vid\u00e9os <em>White Wall Traveling<\/em> est \u00e9galement visible \u00e0 la Biennale de Berlin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Cabinet des estampes un parcours complet des techniques de l&rsquo;estampe, juxtaposant oeuvres anciennes et contemporaines attend le visiteur; de la gravure sur bois en passant par la taille-douce, la photographie ou la lithographie et la s\u00e9rigraphie, un regard percutant sur l&rsquo;actualit\u00e9 de l&rsquo;estampe et son histoire est propos\u00e9 jusqu&rsquo;au 4 avril.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">1er mars 2004 Berlin<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La troisi\u00e8me Biennale internationale de Berlin est ouverte jusqu&rsquo;au 18 avril. 50 artistes pr\u00e9sentent leurs contributions au Martin Gropius Bau, au KW (Kunst Werke) institut d&rsquo;art contemporain et au cin\u00e9ma Arsenal. En fait l&rsquo;actualit\u00e9 artistique de la ville est surtout occup\u00e9e par la pr\u00e9sentation de deux cents peintures et sculptures du MoMart de New York \u00e0 la Neue Nationalgaleie jusqu&rsquo;au 19 septembre, un \u00e9v\u00e9nement qui suscite des critiques, mais qui permet aussi de passser un tr\u00e8s bon moment, gr\u00e2ce \u00e0 la qualit\u00e9 des oeuvres retenues et \u00e0 un accrochage intelligent. La visite de cette exposition peut \u00eatre judicieusement compl\u00e9t\u00e9e par celle du Bauhaus Archiv et par la collection Berggruen qui a trouv\u00e9 un havre digne dans une annexe du ch\u00e2teau de Charlottenburg. Pour rester dans le contemporain il faut signaler l&rsquo;exposition <em>Berlin North<\/em> pr\u00e9sent\u00e9e au Hamburger Bahnhof jusqu&rsquo;au 12 avril. Dans le domaine classique la ville c\u00e9l\u00e8bre le XVIIIe si\u00e8cle avec une grande pr\u00e9sentation consacr\u00e9e \u00e0 la peinture de genre en France au XVIIIe si\u00e8cle de Watteau \u00e0 Greuze et Fragonard jusqu&rsquo;au 9 mai. L&rsquo;exposition a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Washington et Ottawa auparavant. Enfin il faut signaler le magnifique \u00e9crin de la Alte Nationalgalerie consacr\u00e9 \u00e0 la peinture et \u00e0 la sculpture allemande du XIXe si\u00e8cle compl\u00e9t\u00e9 par quelques oeuvres fran\u00e7aises de premier plan et au Kulturforum la pr\u00e9sentation des collections de la Gem\u00e4ldegalerie qui r\u00e9unit dor\u00e9navant les fonds de l&rsquo;ouest et de l&rsquo;est. Vous trouverez les liens vers les institutions dans mon article intitul\u00e9, Les mus\u00e9es des beaux-arts \u00e0 Berlin ou dans l&rsquo;agenda.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">12 f\u00e9vrier 2004 Berne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Kunsthalle de Berne pr\u00e9sente jusqu&rsquo;au 21 mars les grands dessins de Chloe Piene. Une jeune artiste am\u00e9ricaine fascin\u00e9e par la m\u00e9tamorphose des \u00eatres, on d\u00e9couvre ainsi des personnages qui plongent litt\u00e9ralement dans la mort passant de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;\u00eatre de chair \u00e0 celui de squelette en changeant d&rsquo;\u00e9l\u00e9ment. Par ailleurs elle se met en sc\u00e8ne dans des installations vid\u00e9o.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">25 janvier 2004 Zurich<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Migrosmuseum Gianni Motti, <em>Plausible Deniability<\/em> jusqu\u2019au 21 mars. Le Migrosmuseum a invit\u00e9 Gianni Motti \u00e0 pr\u00e9senter une r\u00e9trospective de son travail. Ce dernier, connu pour ses r\u00e9alisations provocantes souvent en relation directe avec l\u2019actualit\u00e9, a d\u00e9cid\u00e9 de proposer une nouvelle \u00ab\u00a0installation\u00a0\u00bb. En parall\u00e8le avec le Forum de Davos, il a \u00ab\u00a0s\u00e9curis\u00e9\u00a0\u00bb le Migrosmuseum. Le visiteur est invit\u00e9 \u00e0 suivre un chemin entour\u00e9 de palissades, d\u2019une hauteur 2.30 m., identiques \u00e0 celles utilis\u00e9es \u00e0 Gen\u00e8ve lors du G8, pr\u00e9cise-t-il. Le parcours d\u2019environ 600m. traverse toutes les salles, des gardes de s\u00e9curit\u00e9 harnach\u00e9s comme lors des \u00e9meutes veillent \u00e0 maintenir les visiteurs dans le droit chemin; ces derniers se retrouvent finalement dans la cour du L\u00f6wenbrau areal. Il ne s\u2019agit ni d\u2019un labyrinthe, ni d\u2019une construction imaginaire, Merzbau ou structure du type de celles propos\u00e9es par Gregor Schneider. Mais v\u00e9ritablement d\u2019un cheminement oblig\u00e9 entre des palissades. Aucun autre travail de l\u2019artiste, vid\u00e9o ou photo n\u2019est visible et ne vient casser la radicalit\u00e9 du propos, le minimalisme de son intervention. Le mus\u00e9e propose des visites accompagn\u00e9es de l\u2019intervention.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Kunsthalle de Zurich pr\u00e9sente jusqu\u2019au 21 mars le travail d\u2019une artiste qui appartient \u00e0 une autre g\u00e9n\u00e9ration et s\u2019exprime dans un registre tr\u00e8s diff\u00e9rent. N\u00e9e en 1972 en Irlande, Eva Rothschild vit \u00e0 Londres. Elle a au cours des derniers mois \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e comme une artiste caract\u00e9ristique d\u2019une approche nouvelle, diff\u00e9rente de la sculpture. On peut d\u00e9finir ce travail comme ludique, enj\u00f4leur. Il d\u00e9cline avec virtuosit\u00e9 toutes les questions traditionnellement pos\u00e9es en sculpture, le vide, le plein, la figuration, les formes, la fragilit\u00e9 ou la force, la couleur et les jeux avec des mati\u00e8res, des supports diff\u00e9rents. Elle s&rsquo;interroge aussi sur la fonction des artefacts: d\u00e9corative, religieuse, myst\u00e9rieuse. Tous ces \u00e9l\u00e9ments sont r\u00e9unis et travaill\u00e9s dans une d\u00e9monstration spectaculaire, attractive et s\u00e9duisante. Les pi\u00e8ces pr\u00e9sent\u00e9es vont de grands tapis de papiers tiss\u00e9s \u00e0 des structures en bois color\u00e9s fragiles, ou encore des groupes d\u2019\u00e9l\u00e9ments form\u00e9s de lani\u00e8res qui \u00e9voquent des personnages.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">18 01 04 Soleure<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les journ\u00e9es cin\u00e9matographiques de Soleure se d\u00e9rouleront du 19 au 25 janvier. Le festival propose notamment un panorama des films suisses de l&rsquo;ann\u00e9e 2003, une r\u00e9trospective Jean-Luc Bideau. La Pologne a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e \u00e0 pr\u00e9senter son cin\u00e9ma.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Artistes mentionn\u00e9s dans la chronique 2003 Art &amp; Language, Maria Lassnig, Greyson Perry, Sophie Calle, Gauguin, Vuillard, Claude Lev\u00eaque, Mel Bochner, Alex Hanimann, Michel Huelin, William Kentridge, Bill Viola, Olafur Eliasson, Luginb\u00fchl, Kirchner, Daniele Buetti, Kupka, Signac, Klee, Julian Opie, Wilhelm Sasnal, Yan Pei Ming, Anika Larson, Doug Aitken, Annelies Strba, Duane Hanson, Dieter Roth, Ian An\u00fcll, Olivier Mosset, Isa Genzken, Ulrich Seidl, Anri Sala, Munch, Louis Soutter, Derain, Yves Netzhammer, Magritte.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Chronique 2003<\/h2>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zurich 15 12 03<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On peut signaler l&rsquo;exposition <em>Art &amp; Language <\/em>au Migrosmuseum. Ce nom fameux d&rsquo;un groupe cr\u00e9\u00e9 en 1968 permet \u00e0 ceux qui travaillent toujours sous cette appellation de d\u00e9velopper de nouveaux travaux d\u2019une grande ampleur. On d\u00e9couvre ici des accrochages d\u2019\u0153uvres tr\u00e8s diverses sous le titre <em>Homes from Homes 2 <\/em>qui ont pour seul point commun d\u2019\u00eatres pr\u00e9sent\u00e9es dans un cadre ou sur un ch\u00e2ssis de toile. Il y a une mise \u00e0 plat compl\u00e8te des valeurs et des hi\u00e9rarchies construites autour de ces repr\u00e9sentations, de ces artistes et des valeurs qu\u2019ils v\u00e9hiculent. Ainsi on montre presque c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te une toile de Carigiet et une autre de Baselitz. Dans la derni\u00e8re salle sont pr\u00e9sent\u00e9s des travaux sur la notion de carte g\u00e9ographique, intitul\u00e9s <em>Map <\/em>1967-1990 et 2002 et sous le titre Mother, Father, Monday 2001-2002,16 vitrines dans lesquelles sont couch\u00e9es des toiles peintes avec des inscriptions. Une telle pr\u00e9sentation met compl\u00e8tement en cause les notions de style et d&rsquo;identit\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on qui reste virulente et tr\u00e8s bien con\u00e7ue.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut voir l&rsquo;exposition qui pr\u00e9sente 27 autoportraits de Maria Lassnig au Kunsthaus de Zurich jusqu&rsquo;au 29 f\u00e9vrier.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Londres 8 12 03<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour la premi\u00e8re fois le Turner Prize est attribu\u00e9 \u00e0 un c\u00e9ramiste. En effet Grayson Perry r\u00e9alise lui-m\u00eame les vases sur lesquels il peint ensuite des histoires qui se d\u00e9roulent un peu comme des romans photos ou des bandes dessin\u00e9es. L&rsquo;effet d&rsquo;ensemble de ses expositions est tr\u00e8s fascinant, car il r\u00e9unit sculpture, peinture, dessin, installation sur un mode assez traditionnel, mais tr\u00e8s efficace.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 5 12 03<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le festival <em>Les urbaines <\/em>se d\u00e9roule \u00e0 Lausanne les 5 et 6 d\u00e9cembre. Musique, th\u00e9\u00e2tre et expositions sont propos\u00e9s gratuitement au public.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris 3 12 03<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les expositions foisonnent \u00e0 Paris en ce moment. Le Centre Pompidou fonctionne comme centre d&rsquo;art moderne et contemporain illustrant diverses d\u00e9marches et de nombreux horizons. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 on d\u00e9couvre l&rsquo;exposition <a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/sophiecalle.html\">Sophie Calle <\/a>\u00e0 la fois r\u00e9trospective et cr\u00e9ation nouvelle. Elle voisine l&rsquo;hommage \u00e0 Cocteau pour le centenaire de sa naissance une entreprise colossale qui montre les facettes multiples de l&rsquo;artiste. Dans les collections qui proposent un nouvel accrochage, on d\u00e9couvre les dessins de Roni Horn et la donation Delaunay. Les grandes institutions fonctionnent ainsi comme lieu complet offrant une grande vari\u00e9t\u00e9 de manifestatons.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">C&rsquo;est le cas au Louvre o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9couvre une superbe pr\u00e9sentation des Tanagra, Mythe et arch\u00e9ologie qui voisine avec une exposition de petites sculptures, terres cuites europ\u00e9ennes, L&rsquo;esprit cr\u00e9ateur de Pigalle \u00e0 Canova dont le propos est tr\u00e8s int\u00e9ressant. Malheureusement elle est moins bien pr\u00e9sent\u00e9e et souffre d&rsquo;un mauvais \u00e9clairage. Par ailleurs on c\u00e9l\u00e8bre aussi l&rsquo;anniversaire de Boucher dans la salle r\u00e9serv\u00e9e au cabinet des dessins.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay une exposition audacieuse et bienvenue consacr\u00e9e aux origines de l&rsquo;abstraction, 1800 &#8211; 1914 nous montre les liens intimes entre le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle et le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Une pr\u00e9sentation qui devrait enfin casser d\u00e9finitivement les reins \u00e0 ceux qui se complaisent dans des oppositions ineptes entre moderne et ancien, abstrait et figuratif.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cent ans apr\u00e8s la disparition de Gauguin, on ne pouvait d\u00e9cemment continuer \u00e0 ressasser les mythes d&rsquo;exotisme, de bon sauvage et de vision coloniale dont la l\u00e9gende de l&rsquo;artiste est impr\u00e9gn\u00e9e. C&rsquo;est le point de vue adopt\u00e9 par les responsables de l&rsquo;exposition, il est parfaitement l\u00e9gitime, mais l&rsquo;approche est tr\u00e8s d\u00e9licate \u00e0 mettre en oeuvre. Le message passe bien, peut-\u00eatre trop, et l&rsquo;on se demande s&rsquo;il reste quelque chose de Gauguin apr\u00e8s avoir visit\u00e9 l&rsquo;exposition. Il faut dire que la foule emp\u00eache de toute fa\u00e7on de voir quoi que ce soit, peut-\u00eatre parce que les tableaux sont accroch\u00e9s trop bas.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le point de vue de la r\u00e9trospective Vuillard est beaucoup plus classique et veut montrer le peintre sous son meilleur jour. L&rsquo;exposition met l&rsquo;accent sur la cr\u00e9ation de l&rsquo;artiste avant 1914. Malgr\u00e9 la pr\u00e9sence de tr\u00e8s nombreux tableaux de petits formats, difficiles \u00e0 accrocher, l&rsquo;exposition est une r\u00e9ussite splendide qui fait ressortir la puissance stup\u00e9fiante de ces compositions intimes qui jouent avec l&rsquo;intensit\u00e9 des couleurs et l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 d&rsquo;une vision floue et d\u00e9form\u00e9e.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne 3 12 03<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Entretien avec Julien Bodivit \u00e0 propos de l&rsquo;\u00e9dition 2003 du LUFF Lausanne underground film &amp; music festival qui s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e \u00e0 Lausanne pour la deuxi\u00e8me fois du 8 au 12 octobre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">24 11 03<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En pr\u00e9parant ma visite de l&rsquo;exposition Sophie Calle <em>M&rsquo;as-tu vue <\/em>\u00e0 Beaubourg, je reviens sur l&rsquo;excellente cr\u00e9ation web r\u00e9alis\u00e9e par la revue <em>Panoplie<\/em>en 2002 et que j&rsquo;avais signal\u00e9e dans la chronique . <a href=\"http:\/\/www.panoplie.org\/\">http:\/\/www.panoplie.org<\/a>. (avec l&rsquo;adsl c&rsquo;est vraiment tr\u00e8s bien).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous en saurez bient\u00f4t davantage sur l&rsquo;expo.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">23 11 03 Gen\u00e8ve<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mamco ORNICAR! jusqu&rsquo;au 25 janvier 04<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mamco pr\u00e9sente plusieurs expositions monographiques d\u00e9di\u00e9es \u00e0 une dizaine d&rsquo;artistes. Le dernier \u00e9tage du b\u00e2timent est enti\u00e8rement consacr\u00e9 aux installations lumineuses de Claude Lev\u00eaque. Ce dernier se positionne toujours en relation-r\u00e9action avec les n\u00e9ons de Dan Flavin. Il d\u00e9cline dans les 7 salles \u00e0 sa disposition diff\u00e9rents dispositifs lumineux dans l&rsquo;espace, sur l&rsquo;\u00e9cran, contre les murs. Le premier \u00e9cran noir sur lequel apparaissent des \u00e9clats lumineux blancs s&rsquo;intitule <em>Albatros<\/em>, c&rsquo;est aussi le titre de l&rsquo;exposition. Plus loin de grandes b\u00e2ches de caoutchouc sont li\u00e9es entre elles par des cordes blanches qui traversent l&rsquo;espace et le bloquent compl\u00e8tement. Sous le titre de <em>F\u00e9e verte<\/em> on d\u00e9couvre encore une atmosph\u00e8re jaune-verte au long des murs, alors que de l&rsquo;eau s&rsquo;\u00e9coule dans des bassins. Dans la derni\u00e8re pi\u00e8ce des lampes descendent du plafond au milieu de 4 chaises sous le titre <em>Salon de chairs<\/em>. A signaler aussi l&rsquo;accrochage de toiles de Mel Bochner intitul\u00e9es <em>Measurements<\/em>. La pr\u00e9sentation des peintures de Luc Andri\u00e9 qui explorent diff\u00e9rents espaces et les relations entre les objets ou les figures qui s&rsquo;y trouvent. Les films d&rsquo;Amar Kanwar. L&rsquo;installation \u00e9tonnante d&rsquo;Alex Hanimann: soit deux grandes pi\u00e8ces, l&rsquo;une a \u00e9t\u00e9 peinte en bleu, l&rsquo;autre en rouge. Elles sont devenues des voli\u00e8res dans lesquelles plusieurs dizaines de canaris chantent merveilleusement.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">18 11 03 Nyon<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">J\u2019ai rencontr\u00e9 Michel Huelin dans son exposition \u00e0 Nyon \u00e0 la galerie Confer art actuel. Il pr\u00e9sente de nouveaux travaux issus de compositions sur ordinateur et inspir\u00e9s par des formes organiques animales ou v\u00e9g\u00e9tales. Un jardin botanique et zoologique imaginaire est propos\u00e9 au visiteur. J&rsquo;ai voulu lui poser quelques questions par courriel pour tenter de mieux saisir l\u2019identit\u00e9 et l&rsquo;origine de ces cr\u00e9atures.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">16 11 03 B\u00e2le<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">VIPER festival international consacr\u00e9 \u00e0 la vid\u00e9o et aux nouveaux m\u00e9dias se d\u00e9roule \u00e0 B\u00e2le du 21 au 25 novembre 2003.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">10 11 03 Gen\u00e8ve<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La BIM, 10\u00e8me \u00e9dition de la Biennale internationale de l&rsquo;image en mouvement se d\u00e9roulera jusqu&rsquo;au 15 novembre 2003 \u00e0 St Gervais, Gen\u00e8ve. 46 oeuvres ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9es pour le concours. Par ailleurs de nombreuses r\u00e9trospectives sont annonc\u00e9es: notamment William Kentridge et Jean-Marie Straub &amp; Dani\u00e8le Huillet. Il y aura aussi des cartes blanches et le Swiss Art Videolobby avec une cinquantaine de productions suisses.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">En d\u00e9coudre<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Jusqu&rsquo;au 22 novembre 2003, \u00e0 la Haute Ecole d\u2019Arts Appliqu\u00e9s (HEAA) de Gen\u00e8ve (rue Necker 2), se d\u00e9roule l\u2019exposition \u00ab\u00a0En d\u00e9coudre\u00a0\u00bb qui r\u00e9unit les travaux d\u2019artistes suisses et \u00e9trangers mettant en relation la couture et l\u2019art. Les participants sont Andreas Exner (Francfort), Christophe Meierhans (Berlin), Ulrich Meister (D\u00fcsseldorf), Senta Connert (D\u00fcsseldorf), Jacqueline Benz (Lausanne), Mali Genest (Lausanne), Nicolas Perrin (Gen\u00e8ve) et Gilles Porret (Gen\u00e8ve).<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">6 11 03 Londres<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition <em>Bill Viola The Passions <\/em>a ouvert ses portes \u00e0 la National Gallery de Londres. Le site de cette institution propose une excellente vid\u00e9o de 5 minutes, qui se charge rapidement, dans laquelle l&rsquo;artiste pr\u00e9sente son travail.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Depuis plusieurs ann\u00e9e on rencontre les interventions d&rsquo;<strong>Olafur Eliasson<\/strong> dans de nombreuses expositions, elles paraissent toujours \u00e9tranges et surprenantes. Cette ann\u00e9e Eliasson est sans doute l\u2019un des artistes qui acquiert la plus grande visibilit\u00e9 internationale. Il a expos\u00e9 au Lenbachhaus \u00e0 Munich, <em>Sonne statt Regen.<\/em> Il a occup\u00e9 le pavillon danois \u00e0 la Biennale de Venise et l\u2019intervention, <em>The Weather Project<\/em>, qu\u2019il a r\u00e9alis\u00e9e dans le grand hall (Turbine Hall) de la Tate Modern \u00e0 Londres devient un \u00e9v\u00e9nement exceptionnel qui attire une foule de visiteurs. Mon article.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">23 10 03 Aarau<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quelques expositions \u00e0 signaler en Suisse al\u00e9manique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de l&rsquo;automne c&rsquo;est l&rsquo;inauguration de l&rsquo;extension du Kunsthaus\u00a0d&rsquo;Aarau r\u00e9alis\u00e9e avec beaucoup de discr\u00e9tion et d&rsquo;efficacit\u00e9 par Herzog &amp; de Meuron.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Aarau. La collection jusqu&rsquo;au 15 f\u00e9vrier 2004, Kunsthaus.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le et Berne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Tinguely \u00e0 B\u00e2le (jusqu&rsquo;au 14 mars 04) et le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne (jusqu&rsquo;au 21 janvier 04) pr\u00e9sentent d\u00e8s le 21 septembre une r\u00e9trospective de l&rsquo;oeuvre du sculpteur Bernhard Luginb\u00fchl total . Vous trouverez un article sur cette manifestation dans l&rsquo;art en jeu.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">23 10 03<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e de B\u00e2le \u00e9voque la premi\u00e8re p\u00e9riode du s\u00e9jour de Kirchner \u00e0 Davos. Une expoition passionnante qui soul\u00e8ve bien des questions autour d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement majeur pour le monde artistique suisse de l&rsquo;\u00e9poque. <em>Ernst Ludwig Kirchner, la vie \u00e0 la montagne, les ann\u00e9es \u00e0 Davos 1917 &#8211; 1926\u00a0<\/em>jusqu&rsquo;au 4 janvier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler que le mus\u00e9e de B\u00e2le dispose d&rsquo;un nouveau site web qui propose notamment une visite virtuelle de l&rsquo;exposition.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut rappeler que l&rsquo;importance du s\u00e9jour de Kirchner \u00e0 Davos est soulign\u00e9e par l&rsquo;existence d&rsquo;un mus\u00e9e, ouvert en 1992 dans cette station, r\u00e9alis\u00e9 par les architectes Annette Gigon et Mark Guyer.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><a href=\"http:\/\/www.kirchnermuseum.ch\/\">http:\/\/www.kirchnermuseum.ch\/<\/a><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">20 09 03 Lyon<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Biennale de lyon se d\u00e9roule jusqu&rsquo;au 4 janvier 04. Les responsables du Consortium \u00e0 Dijon ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s comme commissaires de la manifestation. Les artistes choisis ont d\u00e9j\u00e0 une certaine maturit\u00e9, de nombreux travaux ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s pour cette \u00e9dition. Les lieux principaux sont la Sucri\u00e8re, un \u00e9difice industriel r\u00e9habilit\u00e9, le mus\u00e9e d&rsquo;art contemorain de Lyon et l&rsquo;institut d&rsquo;art contemporain de Villeurbanne. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter leur site. Vous saurez ce qu&rsquo;en pense L&rsquo;art en jeu d&rsquo;ici quelques semaines.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">07 09 03 Dortmund<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Du 11 octobre au 30 novembre 2003 on verra \u00e0 Dortmund une exposition sur les jeux d&rsquo;ordinateurs cr\u00e9\u00e9s par des artistes. Elle est con\u00e7ue par Tillman Baumg\u00e4rtel et le Hartware Medien Kunstverein de Dortmund. Elle comprend les travaux de 30 artistes qui ont modifi\u00e9 ou d\u00e9tourn\u00e9 des jeux pour ordinateurs.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">23 10 03 Zurich<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Daniele Buetti est connu pour ses travaux sur le tatouage, la scarification des corps et l&rsquo;exploration par la photo et la vid\u00e9o de certains aspects de la culture visuelle contemporaine. Pour son exposition au Helmhaus il ne propose aucun de ces travaux. C&rsquo;est la totalit\u00e9 de l&rsquo;espace du b\u00e2timent qui est devenu objet d&rsquo;exp\u00e9rience. Les murs, les escaliers sont couverts de coulures de peinture comme si le b\u00e2timent avait subi un incendie qui aurait laiss\u00e9 des traces liquides de cendres. A voir jusqu&rsquo;au 9 novembre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">05 09 03 Linz<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Du 6 au 11 septembre Linz propose les manifestations li\u00e9es \u00e0 ars electronica. Le th\u00e8me du concours de cette ann\u00e9e \u00e9tait le code (dans l&rsquo;art sur ordinateur ou sur internet).<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">03 09 03 patrimoine<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les journ\u00e9es du patrimoine se d\u00e9roulent le 13 et le 14 septembre. Le th\u00e8me retenu cette ann\u00e9e est le verre et le vitrail. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une op\u00e9ration europ\u00e9enne.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">30 08 03 Perpignan<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le 15\u00e8me festival international du photojournalisme, <em>Visa pour l&rsquo;image<\/em>, se d\u00e9roule \u00e0 Perpignan du 30 ao\u00fbt au 14 septembre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">29 08 03 Lausanne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation de l\u2019Hermitage \u00e0 Lausanne pr\u00e9sente jusqu&rsquo;au 12 octobre une exposition <em>Frantisek Kupka<\/em> propos\u00e9e par le mus\u00e9e national d\u2019art moderne \u00e0 Paris qui poss\u00e8de un fond Kupka (1871 \u2013 1957) tr\u00e8s important gr\u00e2ce au legs de la veuve de l\u2019artiste et \u00e0 des achats ant\u00e9rieurs. Cet ensemble circule dans plusieurs institutions europ\u00e9ennes (Vaduz, Lausanne, Strasbourg et M\u00fcnster) afin de mieux faire conna\u00eetre un artiste encore trop m\u00e9connu. La pr\u00e9sence des toiles de Kupka est tout \u00e0 fait \u00e9tonnante, elles perdent une grande partie de leur int\u00e9r\u00eat lorsqu\u2019elles sont reproduites et doivent \u00eatre vues dans l\u2019espace. Cette exposition met en \u00e9vidence le stade le plus avanc\u00e9 d\u2019une recherche vers l\u2019autonomie de la peinture et appara\u00eet ainsi comme tout \u00e0 fait compl\u00e9mentaire de la r\u00e9trospective Signac pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Martigny.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">28 08 03 Martigny<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Depuis plusieurs ann\u00e9es le n\u00e9o-impressionnisme suscite un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat. Seurat brille au firmament de ce mouvement, mais d\u2019autres ont suivi. Ce groupe pr\u00e9sente la double caract\u00e9ristique de s\u2019\u00eatre constitut\u00e9 en mouvement d\u2019avant-garde et d\u2019avoir eu un \u00e9cho international. La tension entre l\u2019expression d\u2019une vision personnelle du monde et la mise en ordre de celle-ci fascine chez ces artistes qui ont appliqu\u00e9 un syst\u00e8me pour peindre. C\u2019est une chance de pouvoir d\u00e9couvrir les diverses facettes de l\u2019\u0153uvre de Paul Signac (1863 \u2013 1935) dans la r\u00e9trospective de la Fondation Gianadda \u00e0 Martigny qui propose des toiles importantes, paysages, la mer, la montagne, le matin, le soir, et des compositions avec figures, mais aussi des dessins et des aquarelles jusqu&rsquo;au 23 novembre.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">25 08 03 B\u00e2le<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019exposition <em>Paul Klee,<\/em><em> l\u2019accomplissement de l\u2019\u0153uvre tardif<\/em> \u00e0 la Fondation Beyeler propose 120 \u0153uvres accroch\u00e9es dans 4 salles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Elles forment un ensemble tr\u00e8s dense et intense sur le plan \u00e9motif. Alors que dans le catalogue les travaux sont reproduits dans l\u2019ordre chronologique de 1930 \u00e0 1940, l\u2019accrochage les pr\u00e9sente en associant les pi\u00e8ces qui ont le plus d\u2019affinit\u00e9s. Ainsi apr\u00e8s l\u2019exposition consacr\u00e9e aux travaux de l\u2019ann\u00e9e 1933 au mus\u00e9e de Berne (que l&rsquo;on peut encore voir \u00e0 Francfort (d\u00e8s le 18 septembre) et \u00e0 Hambourg, alors que l&rsquo;exposition de la Fondation Beyeler sera \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Hanovre) on d\u00e9couvre avec cette manifestation un Klee diff\u00e9rent de celui que l\u2019on voit habituellement. Une sensibilit\u00e9 \u00e0 fleur de peau qui lui permet d&rsquo;exprimer avec le langage qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9 ses angoisses, ses r\u00e9actions et ses pr\u00e9monitions face \u00e0 la situation g\u00e9n\u00e9rale du monde qui l\u2019entoure et face \u00e0 sa situation personnelle, \u00e0 savoir, le d\u00e9veloppement d\u2019une maladie incurable qui va l\u2019emporter.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">15 08 03 Zurich<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La saison des expositions reprend le 22 ao\u00fbt \u00e0 Zurich avec le vernissage simultan\u00e9 des institutions et des galeries du L\u00f6wenbr\u00e4uareal.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Wilhelm Sasnal<\/em> \u00e0 la Kunsthalle jusqu&rsquo;au 2 novembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>It&rsquo;s in our hands <\/em>s\u00e9lection de la collection et d&rsquo;artistes zurichois, <em>Olad\u00e9l\u00e9 Bamgboy\u00e9<\/em> &amp; <em>Mark Leckey<\/em> au migrosmuseum jusqu&rsquo;au 2 novembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Et notamment Julian Opie ( deux silhouettes de cet artiste sont trac\u00e9es sur le trottoir \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du b\u00e2timent) chez Bob van Orsouw et Costa Vece \u00e0 la galerie Kilchmann.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">20 07 03 Tessin<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une exposition de sculptures en plein air est pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Vira Gambarogno et \u00e0 Ascona. Organis\u00e9e par Harald Szeemann elle propose une trentaine d&rsquo;artistes suisses et internationaux: Romano Bertuzzi, Danielle Buetti, Christoph B\u00fcchel, Tony Cragg, Al Fadhil, Ivana Falconi, G\u00fcnther F\u00f6rg, HR. Giger, Fabrice Gygi, Lori Hersberger, Frederico Herrero, Rudolf Herz, Hans Josephsohn, Wolfgang Laib, Zilla Leutenegger, Ingeborg L\u00fcscher, Eva Marisaldi, Mario Merz, Marisa Merz, Olaf Nicolai, Adrian Paci, Royden Rabinowitch, Ulrich R\u00fcckriem, Richard Serra, Serge Spitzer, Una Szeemann, Niele Toroni, Felice Varini, Costa Vece, Sislej Xhafa, jusqu&rsquo;\u00e0 fin d\u00e9cembre 2003.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">11 07 03, Gen\u00e8ve<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019\u00e9t\u00e9 du Mamco est italien, sous le titre <em>Fragments d\u2019un discours italien<\/em>, l\u2019institution pr\u00e9sente jusqu&rsquo;au 21 septembre un nombre important d\u2019expositions monographiques, collectives, actuelles et historiques qui occupent une grande partie des salles du b\u00e2timent. Signalons notamment la pr\u00e9sentation de travaux d&rsquo;Eva Marisaldi au 4\u00e8me \u00e9tage, <em>Storyboard<\/em> 1996-2003. Une grande installation interactive de Piero Gilardi, <em>Biosph\u00e8re<\/em>, 2001-2002 et l&rsquo;exposition <em>Art, architecture, utopie en Toscane (1960-1980)<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Yan Pei Ming est un artiste d\u2019origine chinoise qui vit depuis plus de 20 ans \u00e0 Dijon o\u00f9 il a \u00e9tudi\u00e9 les beaux-arts. Il frappe un grand coup avec trois expositions simultan\u00e9es et transfrontali\u00e8res. Ces pr\u00e9sentations pr\u00e9sentent chacune un aspect diff\u00e9rent dans le traitement du portrait qui occupe l\u2019artiste depuis de nombreuses ann\u00e9es. Au Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire de Gen\u00e8ve sont propos\u00e9s jusqu\u2019au 24 ao\u00fbt de grands fusains qui jouent avec le flou, la pr\u00e9cision, la r\u00e9p\u00e9tition, les tensions propres \u00e0 chaque visage entre ce qui est individuel et ce qui appartient \u00e0 tous. Au mus\u00e9e des beaux-arts de Dijon jusqu\u2019au 1er septembre et au mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire de Besan\u00e7on jusqu\u2019au 30 septembre, on peut d\u00e9couvrir divers aspects de l\u2019activit\u00e9 picturale de Yan Pei Ming.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">07 07 03<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Oberhausen (40&prime; de D\u00fcsseldorf), le Gasometer Oberhausen pr\u00e9sente cet \u00e9t\u00e9:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Bill Viola, <em>Five Angels for the Millenium<\/em> jusqu&rsquo;au 5 octobre. Cette exposition est prolong\u00e9e jusqu&rsquo;au 19 octobre, elle a re\u00e7u plus de 100&rsquo;000 visiteurs.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Une Biennale par, pour, temps de guerre globale.<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">R\u00eaves et conflits, la dictature du spectateur<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Biennale de Venise est un rendez-vous que l&rsquo;on attend avec int\u00e9r\u00eat et qui laisse souvent perplexe.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le responsable de cette manifestation en 2003, Francesco Bonami a choisi de d\u00e9l\u00e9guer une partie de ses responsabilit\u00e9s \u00e0 11 commissaires diff\u00e9rents. Il signe pour sa part trois expositions, l&rsquo;une dans le pavillon italien des Giardini, une deuxi\u00e8me \u00e0 l&rsquo;Arsenal et la derni\u00e8re au mus\u00e9e Correr. Il faut ajouter \u00e0 ces expositions, celles des pavillons nationaux des Giardini et celles souvent int\u00e9ressantes qui sont pr\u00e9sent\u00e9es dans un nombre toujours croissant de lieux de la ville. On peut aussi signaler trois exposition r\u00e9alis\u00e9es par des fondations. La Fondazione Bevilacqua la Masa pr\u00e9sente <em>Alex Katz, Portraits<\/em> dans son espace de la place Saint-Marc, dans un autre palais d\u00e9pendant de la m\u00eame institution, on d\u00e9couvre dessins et peintures r\u00e9cents de Marl\u00e8ne Dumas sur le th\u00e8me de la mort. Palazetto Tito, Marlene Dumas, <em>Suspect<\/em>, 12 juin &#8211; 25 septembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quant \u00e0 la Fondazione Querini Stampalia elle a confi\u00e9 l&rsquo;\u00e9tage d\u00e9di\u00e9 aux expositions temporaires au couple Ilya &amp; Emilia Kabakov qui proposent jusqu&rsquo;au 7 septembre avec <em>Where is your place?<\/em> une \u00e9tonnante exposition sur le th\u00e8me de Gulliver.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">19 06 03 B\u00e2le<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La visite de la foire art 34 va de pair avec celle de plusieurs expositions.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler Expressiv, Fondation Beyeler Riehen qui dure jusqu&rsquo;au 10 ao\u00fbt. Anika Larsson au mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain, jusqu&rsquo;au 17 ao\u00fbt. Une artiste su\u00e9doise qui propose des vid\u00e9os efficaces qui s&rsquo;attachent \u00e0 des images st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es de l&rsquo;homme sur lesquelles elle jette un regard f\u00e9minin. La d\u00e9marche est int\u00e9ressante, mais un peu r\u00e9p\u00e9titive lorsque l&rsquo;on regarde plusieurs films. <a href=\"http:\/\/www.annikalarsson.com\/\">Le site de<\/a> l&rsquo;artiste pr\u00e9sente des stills de ses vid\u00e9os. Il s&rsquo;agit de mises en sc\u00e8ne tourn\u00e9es en extr\u00eame lenteur qui impliquent un ou plusieurs personnages et prennent l&rsquo;aspect de rituels. L&rsquo;un des personnages se trouve en situation de passivit\u00e9 totale, bless\u00e9, mort, \u00e9chou\u00e9 sur une plage ou en train de bronzer, \u00e0 la merci des autres. Les images renvoient \u00e0 des st\u00e9r\u00e9otypes, mais l&rsquo;atmosph\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale est tendue, empreinte de myst\u00e8re. La musique r\u00e9p\u00e9titive de Tobias Bernstrup accentue la fascination du spectateur qui est happ\u00e9 par l&rsquo;image et le son comme dans un jeu vid\u00e9o.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">12 06 03 Lausanne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez un entretien par courriel avec St\u00e9phane Fretz et Christian Pellet, cr\u00e9ateurs et responsables des \u00e9ditions <em>art&amp;fiction.<\/em><\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">07 06 03 Lausanne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez un entretien avec le photographe lausannois Olivier Christinat<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">07 06 03 Zurich<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Avec l&rsquo;approche d&rsquo;Art 34 \u00e0 B\u00e2le la Suisse de l&rsquo;art contemporain se pare de ses meilleurs atours \u00e0 Zurich plusieurs expositions viennent d&rsquo;ouvrir leurs portes: Doug Aitken \u00e0 la Kunsthalle, le migrosmuseum se tourne vers l&rsquo;Afrique avec notamment les installations de Kendell Geers et les films de William Kentridge. Au Helmhaus on d\u00e9couvre une importante r\u00e9trospective d&rsquo;Annelies Strba. Quant au Kunsthaus il pr\u00e9sente encore jusqu&rsquo;au 13 juilllet les troublantes sculptures de Duane Hanson o\u00f9 l&rsquo;on ne sait vraiment plus o\u00f9 est la r\u00e9alit\u00e9 et o\u00f9 se trouve la fiction.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">07 06 03 Berne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Du 26 au 29 juin on peut visiter de tr\u00e8s nombreux ateliers d&rsquo;artistes \u00e0 Berne et dans les environs. Ces visites sont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d&rsquo;un symposium le 21 et le 22 juin avec notamment des interventions d&rsquo;Alfredo Jaar et Thomas Huber. <a href=\"http:\/\/www.door-2-door.ch\/\">door-2-door.ch<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">04 06 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La deuxi\u00e8me biennale de Valence ouvre ses portes le 6 juin, elle peut \u00eatre visit\u00e9e jusqu&rsquo;au 30 septembre. Elle prend l&rsquo;architecture comme th\u00e8me central sous le titre <em>La cit\u00e9 id\u00e9ale<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">30 05 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour la deuxi\u00e8me fois la ville de G\u00f6teborg organise une biennale internationale d&rsquo;art contemporain dans diff\u00e9rents lieux de la cit\u00e9 su\u00e9doise, qui cherche ainsi \u00e0 se placer parmi les lieux p\u00e9riph\u00e9riques qui deviennent importants pour l&rsquo;art contemporain.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Biennale internationale de G\u00f6teborg jusqu&rsquo;au 24 ao\u00fbt<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">23 05 03<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">B\u00e2le &#8211; M\u00fcnchenstein<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La r\u00e9gion b\u00e2lose s&rsquo;enrichit d&rsquo;un nouveau lieu d&rsquo;exposition: La Fondation Emanuel Hoffmann dont les collections \u00e9taient jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent d\u00e9pos\u00e9es au mus\u00e9e de B\u00e2le a cr\u00e9\u00e9 son propre d\u00e9p\u00f4t. Le b\u00e2timent a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u par les architectes Herzog &amp; de Meuron. Le concept veut associer d\u00e9p\u00f4ts, expositions et enseignement sur l&rsquo;art contemporain. La premi\u00e8re exposition est consacr\u00e9e \u00e0 une r\u00e9trospective de Dieter Roth.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dieter Roth, Eine Dieter Roth Retrospektive, 25 mai &#8211; 14 septembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">22 05 03<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne &#8211; Saint-Gall<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne (jusqu\u2019au 24 ao\u00fbt) et celui de Saint-Gall (jusqu\u2019au 10 ao\u00fbt) consacrent une importante r\u00e9trospective \u00e0 Olivier Mosset (1944). Il est int\u00e9ressant de constater que deux institutions s\u2019associent pour tenter de donner une plus grande visibilit\u00e9 \u00e0 un artiste qui est certes bien connu des milieux artistiques, mais presque ignor\u00e9 du grand public. L\u2019occupation de la totalit\u00e9 des salles du mus\u00e9e de Lausanne est un d\u00e9fi consid\u00e9rable pour un artiste contemporain. L\u2019op\u00e9ration est plut\u00f4t r\u00e9ussie, mais l\u2019on ressent \u00e0 quel point les espaces disponibles sont consid\u00e9rables.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A quelques jours d\u2019intervalles je trouve tr\u00e8s int\u00e9ressant de pouvoir comparer la d\u00e9marche de deux artistes pratiquement contemporains Ian An\u00fcll et Olivier Mosset qui recourent tous deux au vocabulaire de la peinture g\u00e9om\u00e9trique, mais dans un esprit diff\u00e9rent. Olivier Mosset reste fid\u00e8le \u00e0 l\u2019affirmation (toute relative et non contemplative) de l\u2019autonomie de la peinture, alors que Ian An\u00fcll \u00e9tablit des rapports directs avec la r\u00e9alit\u00e9 et ses r\u00e9actions face \u00e0 celle-ci en utilisant le texte, la photographie et la vid\u00e9o pour compl\u00e9ter ses travaux picturaux.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Dernier moment 20 05 03<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il vous reste quelques jours pour visiter les expositions signal\u00e9es ci-dessous:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Bienne <em>C&rsquo;est le moment<\/em>, jusqu&rsquo;au 25 mai. Le centre PasquArt a mis ses salles \u00e0 la disposition d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;artistes suisses. Il sagit de cr\u00e9ateurs qui le plus souvent sont n\u00e9s dans les ann\u00e9es 1960, parfois 1970. Ils jouissent d\u00e9j\u00e0 d\u2019une certaine notori\u00e9t\u00e9 ou du moins d\u2019exp\u00e9rience. Les d\u00e9marches artistiques ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9es en trois cat\u00e9gories, les installations, non pas des installations de sculptures, mais plut\u00f4t des installations de mise en cause et de provocation ou de participation ; les artistes qui travaillent la vid\u00e9o et les nouveaux m\u00e9dias; et enfin un \u00e9tage est consacr\u00e9 au dessin, \u00e0 la peinture et \u00e0 des approches d\u00e9riv\u00e9es de la photographie et de la bande dessin\u00e9e. Les d\u00e9marches retenues sont critiques, investissent l\u2019espace et s&rsquo;interrogent sur le m\u00e9dium auquel elles recourent. (A relever que plusieurs artistes pr\u00e9sent\u00e9s ici participent \u00e9galement \u00e0 M\u00f4tiers 2003 qui a lieu dans le Val de Travers du 21 juin au 21 septembre)<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Soleure l&rsquo;exposition Ian An\u00fcll (1948) dure jusqu&rsquo;au 1er juin, elle occupe les sept salles du rez-de-chauss\u00e9e du mus\u00e9e des beaux-arts. Ian An\u00fcll associe un regard critique sur le monde qui l&rsquo;entoure avec une approche artistique qui d\u00e9construit certaines images (le portrait de L\u00e9nine, les drapeaux nationaux) en d\u00e9veloppant un travail sur les mots, les lettres, les couleurs, l&rsquo;identit\u00e9 de l&rsquo;image et du tableau.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin au migrosmuseum \u00e0 Zurich une exposition collective consacr\u00e9e aux sensations dans l&rsquo;espace et l&rsquo;architecture est \u00e0 voir jusqu&rsquo;au 25 mai \u00e9galement. La pr\u00e9sentation des travaux de l&rsquo;artiste allemande Isa Genzken \u00e0 la Kunsthalle dure aussi jusqu&rsquo;\u00e0 cette date. Cette derni\u00e8re vient de recevoir un prix de 50&rsquo;000 euros de la caisse d&rsquo;\u00e9pargne de Munich. Pour les liens vers ces institutions reportez-vous \u00e0 l&rsquo;agenda.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">18 05 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Dortmund du 19 au 22 juin un congr\u00e8s est consacr\u00e9 \u00e0 la conservation des installations vid\u00e9o et de l&rsquo;art virtuel. Leur site est int\u00e9ressant pour des \u00e9tude de cas et les liens propos\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">05 05 03<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Lausanne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le d\u00e9partement d&rsquo;architecture de l&rsquo;EPFL \u00e0 Ecublens pr\u00e9sente une exposition sur les panoramas photographiques de la ville de Lausanne jusqu&rsquo;au 21 mai.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez un entretien avec Sylvain Malfroy \u00e0 ce propos.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Nyon<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le festival international de cin\u00e9ma <em>Visions du r\u00e9el<\/em> \u00e0 Nyon a lieu du 28 avril au 4 mai. Vous trouverez le palmar\u00e8s sur leur site. les deux r\u00e9trospectives: l&rsquo;une consacr\u00e9e au cin\u00e9aste autrichien Ulrich Seidl (1952)<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">et l&rsquo;autre au Fran\u00e7ais Denis Gheerbrant ont fait d\u00e9couvrir des d\u00e9marches tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Celle de Seidl dont la photo et la mise en sc\u00e8ne sont tr\u00e8s \u00e9labor\u00e9es \u00e9tant \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 de l&rsquo;approche presque radiophonique de Gheerbrant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">20 04 03<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vienne.<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On peut s&rsquo;interroger sur la qualit\u00e9 architecturale du Museumsquartier \u00e0 Vienne, pour ne pas dire \u00e9mettre les plus grandes r\u00e9serves. Ce qui est certain, c&rsquo;est que deux nouveaux mus\u00e9es et une grande Kunsthalle entra\u00eenent la pr\u00e9sentation d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;expositions. Actuellement la Kunsthalle propose deux r\u00e9trospectives la premi\u00e8re est consacr\u00e9e au photographe autrichien Walter Niedermayr, jusqu&rsquo;au 27 avril et la seconde au vid\u00e9aste albanais Anri Sala jusqu&rsquo;au 15 juin. Le MUMOK pr\u00e9sente les photographies de Jeff Wall jusqu&rsquo;au 25 mai et le Mus\u00e9e Leopold l&rsquo;oeuvre grav\u00e9e et lithographi\u00e9e de Toulouse-Lautrec.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En plus de ce nouveau centre l&rsquo;Albertina qui avait la r\u00e9putation d&rsquo;\u00eatre un lieu tr\u00e8s ferm\u00e9 ouvre d&rsquo;importants espaces destin\u00e9s \u00e0 recevoir des manifestations prestigieuses. Les transformations et les ajouts de nouveaux espaces \u00e0 ce prestigieux b\u00e2timent ferm\u00e9 au public depuis dix ans ont co\u00fbt\u00e9 100 millions d&rsquo;euros. Les expositions inaugurales sont consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;histoire de la photographie d&rsquo;une part, <em>L&rsquo;oeil et l&rsquo;appareil<\/em>, et d&rsquo;autre part \u00e0 une exposition Edvard Munch tr\u00e8s int\u00e9ressante qui analyse son oeuvre d&rsquo;un point de vue th\u00e9matique et met en relation peintures, dessins et gravures.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">19 04 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Charles Saatchi a ouvert un nouvel espace d&rsquo;exposition pour pr\u00e9senter sa collection et des r\u00e9trospectives d&rsquo;artistes qu&rsquo;il soutient. County Hall est situ\u00e9 sur la rive droite de la Tamise en face de Westminster et \u00e0 mi-chemin entre la Tate Britain et la Tate Modern. L&rsquo;exposition inaugurale est consacr\u00e9e \u00e0 Damien Hirst, jusqu&rsquo;au 31 ao\u00fbt. Le public britannique offre la particularit\u00e9 de s&rsquo;int\u00e9resser avant tout, pour ne pas dire uniquement \u00e0 l&rsquo;art contemporain britannique. Ce chauvinisme ne date pas d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et les Pr\u00e9rapha\u00e9lites en b\u00e9n\u00e9fici\u00e8rent d\u00e9j\u00e0. On assiste pourtant ici \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tonnant o\u00f9 un entrepreneur impose les artistes qu&rsquo;il soutient et s&rsquo;instaure en concurrent direct des institutions officielles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">14 03 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Deux expositions \u00e0 signaler \u00e0 Lausanne: au Mus\u00e9e des Beaux-arts Louis Soutter est confront\u00e9 \u00e0 quelques aspects de l&rsquo;art de son temps: le purisme avec Le Corbusier, Juan Gris, Ozenfant et L\u00e9ger, mais aussi des artistes qu&rsquo;il a rencontr\u00e9s, Ren\u00e9 Auberjonois et Marcel Poncet. Enfin un parall\u00e8le est sugg\u00e9r\u00e9 avec le cin\u00e9ma muet, comme violoniste il a en effet accompagn\u00e9 de nombreux films muets et l&rsquo;on a avanc\u00e9 l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une relation entre les silhouettes de l&rsquo;\u00e9cran et ses peintures au doigt. Un autre d\u00e9veloppement parall\u00e8le est \u00e9voqu\u00e9 avec les travaux de Georges Rouault pour le <em>Miserere<\/em>. La collection de l&rsquo;art brut propose un autre aspect de l&rsquo;artiste sous le titre <em>Louis Soutter et la musique<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A la Fondation de l&rsquo;Hermitage c&rsquo;est Andr\u00e9 Derain qui est \u00e0 l&rsquo;honneur. L&rsquo;exposition met en \u00e9vidence les facettes multiples de l&rsquo;artiste: peintre, sculpteur, graveur et dessinateur. Par ailleurs en plus des p\u00e9riodes fauves et cubistes bien connues, l&rsquo;exposition souligne le d\u00e9veloppement de deux directions distinctes dans sa carri\u00e8re l&rsquo;une publique et souvent pol\u00e9mique qualifi\u00e9e de \u00ab\u00a0r\u00e9aliste\u00a0\u00bb et l&rsquo;autre secr\u00e8te d\u00e9finie comme primitiviste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition d&rsquo;Yves Netzhammer au Helmhaus \u00e0 Zurich connait un vif succ\u00e8s. C&rsquo;est l&rsquo;occasion, tout en pr\u00e9sentant le travail de ce jeune artiste, de tenter l&rsquo;esquisse d&rsquo;un panorama tr\u00e8s partiel des artistes qui s&rsquo;expriment en utilisant les logiciels d&rsquo;ordinateurs et la vid\u00e9o en Suisse.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">12 02 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La galerie nationale du Jeu de Paume pr\u00e9sente une exposition Ren\u00e9 Magritte jusqu&rsquo;au 9 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">05 02 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Suite \u00e0 un bref s\u00e9jour vous trouverez une pr\u00e9sentation des mus\u00e9es des beaux-arts \u00e0 Munich, en particulier quelques r\u00e9flexions sur la Pinakothek de Moderne.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut encore signaler que la St\u00e4dtische Galerie im Lenbachhaus pr\u00e9sente d\u00e8s le 8 f\u00e9vrier 2003, jusqu&rsquo;au 4 mai, une s\u00e9lection des oeuvres r\u00e9alis\u00e9es par Paul Klee au cours de l&rsquo;ann\u00e9e 1933. Les 482 travaux de l&rsquo;artiste sont l&rsquo;un des principaux commentaires artistiques sur la prise du pouvoir nazie produit par un artiste qui fut imm\u00e9diatement et s\u00e9rieusement inqui\u00e9t\u00e9 avant de se voir contraint de retourner dans sa ville natale de Berne. On pourra voir l&rsquo;exposition dans cette ville du 4 juin au 17 ao\u00fbt, puis \u00e0 Francfort et \u00e0 Hambourg.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">24 01 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Witte de With \u00e0 Rotterdam dirig\u00e9 par Catherine David pr\u00e9sente <em>True Stories<\/em> jusqu&rsquo;au 30 mars (films documentaires et art contemporain). Parall\u00e8lement au festival international du film de Rotterdam qui dure jusqu&rsquo;au 2 f\u00e9vrier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">23 01 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La vente aux ench\u00e8res des collections conserv\u00e9es dans l&rsquo;appartement d&rsquo;Andr\u00e9 Breton est annonc\u00e9e pour d\u00e9but avril (du 1er au 18). La revue http:\/\/www.remue.net\/ lance une p\u00e9tition contre cet \u00e9v\u00e9nement et fournit de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences, interventions et informations \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">14 01 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sur le front des nouveaux mus\u00e9es: il faut signaler que le 15 d\u00e9cembre 2002 a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 \u00e0 Rovereto le MART: mus\u00e9e d&rsquo;art moderne et contemporain du Trentin, leur site est en Italien.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le 19 janvier \u00e0 Eindhoven le Van Abbemuseum r\u00e9ouvre ses portes apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de fermeture et d&rsquo;importantes transformations.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Toujours dans l&rsquo;id\u00e9e de mise \u00e0 jour vous trouverez quelques liens vers des mus\u00e9es japonais:<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les mus\u00e9es d\u2019art moderne et contemporain au Japon .<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">08 01 03<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En ce d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e je mets \u00e0 jour mes notes. Vous trouverez ainsi un article g\u00e9n\u00e9ral sur Louise Bourgeois.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Chronique 2002<\/h3>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Artistes mentionn\u00e9s dans la chronique 2002:<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dominique Gonzalez-Foerster, Barthes, Paul Virilio, Peter St\u00e4mpfli, Picabia, Louise Bourgeois, Tobias Rehberger, Constable, Lucian Freud, Douglas Gordon, Keith Tyson, Barnett Newman, Eva Hesse, Anish Kapoor, Gainsborough, D\u00fcrer, Anthony Gormley, Alexander Hahn, Chris Marker, Gertsch, Vallotton, Balthasar Burckhardt, Louis Soutter, Matisse, Picasso, Beckmann, Stefan Banz, Gianni Motti, Christoph B\u00fcchel.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">23 12 02<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En fin d\u2019ann\u00e9e faut-il faire un bilan des expositions vues ou plut\u00f4t annoncer celles \u00e0 venir ? Certaines revues pr\u00e9f\u00e8rent se tourner vers le bilan, d\u2019autres vers les annonces. Pour l\u2019instant, apr\u00e8s avoir cherch\u00e9 \u00e0 gauche et \u00e0 droite, voici quelques \u00e9v\u00e9nements annonc\u00e9s. 2003 sera le 150\u00e8me aniversaire de la naissance de Van Gogh et le 100\u00e8me de la mort de Gauguin. Par ailleurs le British Museum f\u00eate ses 250 ans. Dans le domaine contemporain, trois biennales au moins \u00e0 signaler : celle de Venise qui sera la cinquanti\u00e8me \u00e9dition, celle de Lyon et celle d\u2019Istamboul.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez quelques expositions annonc\u00e9es sur cette page.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">14 12 02 Paris<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Commen\u00e7ons par le Le Centre Pompidou qui joue sur l&rsquo;abondance et la diversit\u00e9. <em>Sonic Process<\/em> (jusqu\u2019au 6 janvier) offre des \u00e9clairages sur l\u2019utilisation du son et de la musique dans les installations d\u2019art contemporain. Une conjonction qui est de plus en plus fr\u00e9quente. Neuf artistes ou groupes d\u2019artistes apparaissent dans de grands caissons isol\u00e9s par des parois en feutre. A signaler <em>New Skin<\/em> de Doug Aitken, <em>Ghost Dance<\/em> de Flow Motion et <em>Sophiens\u00e4le Wien<\/em> de Richard Dorfmeister &amp; Rupert Huber, associ\u00e9s \u00e0 Gabriel Orozco. On retrouve la musique et l\u2019image dans le film <em>Exotourisme<\/em> de Dominique Gonzalez-Foerster (jusqu\u2019au 16 d\u00e9cembre). La r\u00e9trospective Max Beckmann (jusqu\u2019au 6 janvier) permet de saisir la puissance de ce peintre qui fait preuve d\u2019une incroyable f\u00e9rocit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ses coll\u00e8gues cubistes et surr\u00e9alistes en particulier. L\u2019exposition Roland Barthes (jusqu\u2019au 10 mars) dresse un portrait int\u00e9ressant de l\u2019\u00e9crivain en mettant en valeur les points forts de sa pens\u00e9e et en restituant la pr\u00e9sence de sa parole.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation Cartier pour l\u2019art contemporain a invit\u00e9 Paul Virilio \u00e0 concevoir une exposition sur le th\u00e8me de l\u2019accident \u00ab <em>Ce qui arrive <\/em>\u00bb. En fait, il s\u2019agit avant tout d\u2019une pr\u00e9sentation de travaux suscit\u00e9s par les \u00e9v\u00e9nements du 11 septembre 2001. En particulier Tony Oursler qui filma en voisin, Wolfgang St\u00e4hle qui avait plac\u00e9 une web-cam en face de Manhattan ce jour-l\u00e0. D&rsquo;autres travaux relativisent l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement en \u00e9voquant des catastrophes plus anciennes. Paul Virilio r\u00e9fl\u00e9chit au ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019accident naturel, industriel ou terroriste dans notre soci\u00e9t\u00e9 depuis longtemps et il a r\u00e9uni ici un certain nombre de films et d\u2019installations qui traitent de cette question.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Galerie nationale du jeu de Paume rend hommage \u00e0 l\u2019artiste suisse install\u00e9 \u00e0 Paris depuis 1959 Peter St\u00e4mpfli. Une belle r\u00e9trospective qui fait d\u00e9couvrir des facettes inattendues d&rsquo;un peintre qui se consacre aux empreintes de pneus.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris nous propose une spectaculaire r\u00e9trospective de Francis Picabia (jusqu\u2019au 16 mars).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En face au Palais de Tokyo, on d\u00e9couvre une installation et un film qui \u00e9voquent la sociabilit\u00e9 de Louise Bourgeois. En effet celle-ci re\u00e7oit traditionnellement le dimanche apr\u00e8s-midi de nombreux visiteurs. C&rsquo;est ce rituel qui est \u00e9voqu\u00e9 par des sculptures (<em>Le Salon<\/em>), un film et une installation sonore (<em>Le murmure de l&rsquo;eau qui chante<\/em>).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Tobias Rehberger a r\u00e9alis\u00e9 une gigantesque installation <em>Night Shift<\/em>. On d\u00e9couvre encore des films et une installation de Rebecca Horn.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour terminer signalons deux expositions de peinture plus ancienne <em>Constable le choix de Lucian Freud<\/em> (jusqu&rsquo;au 13 janvier) qui offre une vision inhabituelle du paysagiste anglais. L&rsquo;accent est mis sur les dessins et les esquisses peintes. Les grandes toiles ne sont pr\u00e9sent\u00e9es que dans la seconde partie de l&rsquo;exposition. Manifestement le r\u00f4le de Freud est important dans cette conception et le r\u00e9sultat tout \u00e0 fait int\u00e9ressant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin l\u2019exposition<em> Manet Velazquez, la mani\u00e8re espagnole au XIXe si\u00e8cle <\/em>(jusqu\u2019au 5 janvier) rencontre un succ\u00e8s justifi\u00e9. Elle propose un v\u00e9ritable jeu de piste aux visiteurs qui sont absolument ravis de se transformer en experts d\u00e9couvrant que les grands ma\u00eetres ont copi\u00e9 d\u2019autres grands ma\u00eetres. C\u2019est du didactisme simple, bien mis en sc\u00e8ne, que les visiteurs peuvent exp\u00e9rimenter sans lire de longs textes. Malgr\u00e9 le caract\u00e8re d\u00e9sacralisant de la d\u00e9marche les toiles de Velazquez, Goya, Manet et Courbet en particulier ressortent avec beaucoup de force.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">14 12 02, Londres<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Londres c\u2019est surtout l\u2019art ancien qui est mis en \u00e9vidence en cette fin d\u2019ann\u00e9e. Commen\u00e7ons pourtant par \u00e9voquer deux \u00e9v\u00e9nements d\u2019art contemporain Douglas Gordon \u00e0 la Hayward Gallery (jusqu&rsquo;au 5 janvier) une installation-exposition plac\u00e9e sous l&#8217;empreinte du double, du fant\u00f4me et de la possession dans la tradition des gothic novels britanniques et le Turner Prize \u00e0 la Tate Britain avec Fiona Banner, Liam Gillick, Keith Tyson et Catherine Yass. Le prix a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 Keith Tyson.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">(Au mur des dessins et des peintures qui \u00e9voquent des structures mol\u00e9culaires ou des cours pr\u00e9sent\u00e9s sur des panneaux. Dans l\u2019espace des produits fabriqu\u00e9s selon les ordres des machines, logiciels, d\u00e9velopp\u00e9s par l\u2019artiste. C\u2019est le sch\u00e9ma g\u00e9n\u00e9ral des expositions propos\u00e9es par Keith Tyson. Il affirme que ce qu\u2019il propose est impersonnel, cr\u00e9\u00e9 par une machine. On le per\u00e7oit comme un Dr Faust au milieu de son laboratoire qui se situe entre la magie et la science. Le paradoxe de ses expositions est qu\u2019il recourt \u00e0 des techniques traditionnelles: sculptures, moulages, peintures et diagrammes sur panneau, tout en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 un art impersonnel dict\u00e9 par un ordinateur. Pourtant on ne voit jamais d\u2019ordinateurs dans ses expositions).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Tate Modern consacre deux r\u00e9trospectives \u00e0 des classiques modernes Barnett Newman et Eva Hesse (1936-1970). Pour cette derni\u00e8re l&rsquo;exposition montre comment elle a exacerb\u00e9 les contradictions entre les attentes du minimalisme et un h\u00e9ritage surr\u00e9aliste impr\u00e9gn\u00e9 de fantasmes \u00e9rotiques. Par ailleurs c&rsquo;est Anish Kapoor qui est intervenu dans le grand hall des turbines de la Tate Modern, avec une pi\u00e8ce spectaculaire intitul\u00e9e <em>Marsyas,<\/em> une gigantesque membrane rouge lanc\u00e9e au-dessus de cet immense espace.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La r\u00e9trospective Gainsborough \u00e0 la Tate Britain est splendide (jusqu&rsquo;au 19 janvier). Elle s\u00e9pare les recherches de l&rsquo;artiste, montrant comment il est influenc\u00e9 par l&rsquo;art flamand et v\u00e9nitien, des oeuvres d&rsquo;appar\u00e2t expos\u00e9es en public. Le r\u00e9sultat est tr\u00e8s vivant, car le spectateur revient plusieurs fois dans la salle principale apr\u00e8s avoir enrichi ses connaissances sur l&rsquo;artiste dans les salles annexes. Des fac-simil\u00e9s des journaux de l&rsquo;\u00e9poque sont \u00e0 disposition et l&rsquo;on peut lire les critiques qui accueillirent les travaux du peintre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La National Gallery consacre \u00e9galement une exposition au XVIIIe si\u00e8cle en s\u2019attachant \u00e0 la personnalit\u00e9 complexe de la Marquise de Pompadour (jusqu&rsquo;au 12 janvier). L\u2019exposition montre le r\u00f4le de m\u00e9c\u00e8ne et la politique de l\u2019image d\u00e9velopp\u00e9e par cette favorite. Elle \u00e9voque aussi les virulentes attaques dont elle fit l\u2019objet de la part des caricaturistes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le British Museum commence \u00e0 f\u00eater son 250\u00e8me anniversaire par une impressionnante exposition intitul\u00e9e <em>D\u00fcrer et son h\u00e9ritage <\/em>(jusqu&rsquo;au 23 mars). Une exposition assez compliqu\u00e9e qui \u00e9voque l&rsquo;oeuvre de D\u00fcrer par des dessins et des gravures, mais aussi sa fortune critique jusqu&rsquo;au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle en montrant l&rsquo;influence exerc\u00e9e par ses gravures. Dans le domaine contemporain, il faut signaler l\u2019installation d\u2019Antony Gormley <em>Field for the British Isles<\/em> form\u00e9e de 40&rsquo;000 figurines en terre (jusqu&rsquo;au 26 janvier), compl\u00e9t\u00e9es par des dessins.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour terminer et pour le plaisir signalons l&rsquo;exposition <em>Aztecs <\/em>\u00e0 la Royal Academy (jusqu&rsquo;au 11 avril) qui pr\u00e9sente plus de 400 sculptures et objets de la derni\u00e8re civilisation mexicaine pr\u00e9colombienne.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">29 10 02 Vevey<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Alexander Hahn: M\u00e9moires astrales d&rsquo;un homme volant, jusqu&rsquo;au 3 novembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il reste encore quelques jours pour aller visiter l&rsquo;exposition d&rsquo;Alexander Hahn (1954) au mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey. Le site du mus\u00e9e pr\u00e9sente l&rsquo;exposition en d\u00e9tail et vous pouvez \u00e9galement visiter celui de l&rsquo;artiste. Ce dernier a investi tout le premier \u00e9tage et la mezzanine avec des installations vid\u00e9o, alors que des tirages sont pr\u00e9sent\u00e9s dans l&rsquo;une des salles du rez. Il est int\u00e9ressant de constater que le mus\u00e9e se pr\u00eate \u00e0 cette mutation et que le r\u00e9sultat d&rsquo;ensemble de l&rsquo;intervention est tr\u00e8s r\u00e9ussi. L&rsquo;univers d&rsquo;Alexander Hahn est assez d\u00e9concertant, il semble vouloir lier des inconciliables. Ses images ont un caract\u00e8re pictural d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, les \u00e9crans et les images souvent immobiles fonctionnent comme des tableaux; de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 il est impr\u00e9gn\u00e9 par une po\u00e9sie visuelle qui vient de Chris Marker et de Tarkovsky. Il \u00e9volue constamment vers la science-fiction et un univers qui \u00e9voque le jeu vid\u00e9o et ses paysages fantastiques. Alexander Hahn aborde ici le paysage et la nature morte;seule une s\u00e9rie d&rsquo;anamorphoses propose des figures humaines.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">23 10 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Burgdorf<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Museum Franz Gertsch ouvre ses portes \u00e0 Burgdorf d\u00e8s le 27 octobre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ce mus\u00e9e offre un espace d&rsquo;exposition important comparable \u00e0 de petits Kunsthaus comme Glaris et Zoug. C&rsquo;est un complexe en b\u00e9ton brut, articul\u00e9 en plusieurs unit\u00e9s qui s&rsquo;inscrit au pied de la colline o\u00f9 se trouve la vieille ville et le ch\u00e2teau de Burgdorf. Dans une salle on d\u00e9couvre cinq peintures r\u00e9centes de l&rsquo;artiste. A l&rsquo;\u00e9tage inf\u00e9rieur un portrait de Gertsch par Balthasar Burkhardt accueille le visiteur qui d\u00e9couvre ensuite les gigantesques gravures sur bois dans deux salles bien dimensionn\u00e9es. Des espaces ext\u00e9rieurs sont en cours d&rsquo;am\u00e9nagement. A l&rsquo;\u00e9tage une salle, Kabinett, est encore consacr\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sentation d&rsquo;un autre groupe de gravures.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut relever que c&rsquo;est le troisi\u00e8me mus\u00e9e, espace d&rsquo;exposition, priv\u00e9 consacr\u00e9 aux beaux-arts ouvert en Suisse cette ann\u00e9e. Il y eut la Fondation Rosengart \u00e0 Lucerne en mai, puis le Museum Bickel \u00e0 Walenstadt en juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">16 10 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Depuis plusieurs ann\u00e9es le peintre lausannois St\u00e9phane Fretz se passionne pour Manet et l&rsquo;espagnolisme. A l&rsquo;occasion de l&rsquo;exposition pr\u00e9sent\u00e9e au Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay sur ce th\u00e8me, j&rsquo;ai voulu lui poser quelques questions sur son rapport \u00e0 la peinture et \u00e0 Manet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">9 10 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Louis Soutter<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019exposition Louis Soutter (1871-1942) et les modernes occupe tout le deuxi\u00e8me \u00e9tage du Mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le. Plus de 200 \u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unies. Une large place est accord\u00e9e aux encres noires et peintures au doigt, c&rsquo;est une danse des morts qui se d\u00e9veloppe, reprend et atteint des paroxysmes d\u2019angoisse insoutenables.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">4 10 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Ellsworth Kelly<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ellsworth Kelly est un artiste particuli\u00e8rement mis en \u00e9vidence cette ann\u00e9e. Il y eut la belle exposition Henri Matisse \/ Ellsworth Kelly : dessins de plantes au centre Pompidou d\u00e9clin\u00e9e sous la forme d\u2019une filiation, d\u2019un passage de t\u00e9moins. Et puis sans que cela soit coordonn\u00e9 au d\u00e9part il y a deux expositions en Suisse: \u00e0 B\u00e2le \u00e0 la Fondation Beyeler o\u00f9 sont pr\u00e9sent\u00e9es les grandes peintures et les sculptures et \u00e0 Lausanne une exposition montr\u00e9e en premier au Drawing Center de New York, puis au Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts de Lausanne en \u00e9troite collaboration avec l\u2019artiste : <em>Ellsworth Kelly Tablet 1948-1973<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En plus de l&rsquo;exposition Kelly, le Mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne consacre une exposition dossier \u00e0 <em>F\u00e9lix Vallotton, la vie recompos\u00e9e<\/em>. Pour marquer l&rsquo;acquisition d&rsquo;une toile de la p\u00e9riode nabie du peintre, <em>Femmes nues aux chats<\/em>, vers 1897-1898, une cinquantaine d&rsquo;oeuvres sont r\u00e9unies. Elles illustrent sources et variations sur le th\u00e8me du nu f\u00e9minin et de mani\u00e8re plus inattendue les rapports difficiles de cet artiste avec l&rsquo;eau.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">27 09 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La r\u00e9trospective Barnett Newman \u00e0 la Tate Modern \u00e0 Londres est monumentale. Elle regroupe en 13 salles une grande partie de la production de cet artiste qui n&rsquo;a peint ou plut\u00f4t conserv\u00e9 que 120 toiles environ.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La r\u00e9trospective Lucian Freud s&rsquo;est achev\u00e9e le 22 septembre \u00e0 Londres, elle sera pr\u00e9sent\u00e9e par la suite \u00e0 la Fundacio la Caixa \u00e0 Barcelone de fin octobre \u00e0 mi-janvier, puis au Museum of Contemporary Art de Los Angeles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">26 09 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Biennale de Liverpool jusqu&rsquo;au 24 novembre<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Avec ces quatre sections la Biennale de Liverpool d\u00e9ploie un v\u00e9ritable foisonnement artistique dans ce port, qui fut la deuxi\u00e8me ville de l\u2019empire britannique, et devient un lieu d\u2019attraction incontournable pour toutes les personnes actives dans le domaine culturel \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du Royaume-Uni.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Du 24 au 29 septembre la Cit\u00e9 des sciences de la Villette \u00e0 Paris pr\u00e9sente La Villette num\u00e9rique avec diff\u00e9rentes pr\u00e9sentations de netart.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">15 09 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Documenta 11 \u00e0 Kassel a ferm\u00e9 ses portes aujourd&rsquo;hui. Elle annonce avoir re\u00e7u 650&rsquo;000 visiteurs payants. La Documenta 12 est agend\u00e9e au 16 juin 2007.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">09 09 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Grand-Hornu<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En Belgique pr\u00e8s de Mons au GRAND-HORNU, ouverture d&rsquo;un mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain, le MAC&rsquo;s, le 15 septembre 2002 qui s&rsquo;inscrit dans le cadre de la r\u00e9habilitation d&rsquo;une cit\u00e9 ouvri\u00e8re construite au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Munich<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Pinakothek der Moderne ouvre ses portes le 16 septembre 2002 \u00e0 Munich. Edifi\u00e9e par l&rsquo;architecte Stephan Braunfels, elle propose sur 12&rsquo;000m2 des collections d&rsquo;art moderne et contemporain. En plus des collections artistiques du 20e et 21e si\u00e8cle, elle comprend un mus\u00e9e d&rsquo;architecture et un mus\u00e9e de design. Elle veut rivaliser avec Beaubourg \u00e0 Paris et la Tate Modern \u00e0 Londres.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Jeux \u00e9lectroniques<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En Gr\u00e8ce une loi du 29 juillet 2002 interdit tous les jeux \u00e9lectroniques y compris les game boy et les jeux pour t\u00e9l\u00e9phones portables! Telep<a href=\"http:\/\/www.ix.de\/tp\/deutsch\/special\/game\/13200\/1.html\">olis<\/a> a consacr\u00e9 un article en allemand \u00e0 cette affaire.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">(13 09 02: un article du journal Le Monde dat\u00e9 du 12 09 02 nous apprend que les deux premi\u00e8res personnes inculp\u00e9es au nom de cette loi ont \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9es par un tribunal de Thessalonique, ce qui rend la loi inconstitutionnelle, mais cette derni\u00e8re doit encore \u00eatre modifi\u00e9e).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">08 09 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Venise<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On d\u00e9couvre \u00e0 Venise en plus de la Biennale d&rsquo;architecture une exposition intitul\u00e9e <em>les<\/em><em>Pharaons<\/em> au Palazzo Grassi. Apr\u00e8s les Etrusques et les Ph\u00e9niciens, cette institution consacre une exposition \u00e0 l&rsquo;Egypte. Sur les 300 objets pr\u00e9sent\u00e9s, un tiers provient du mus\u00e9e du Caire. <em>Les Pharaons<\/em> jusqu&rsquo;au 25 mai 2003.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Paris<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Paris les expositions de l&rsquo;automne se d\u00e9clinent en duo: Matisse-Picasso ; Manet\/ Velasquez et bient\u00f4t John Constable vu par Lucian Freud. Par ailleurs le Palais de Tokyo explore les squats d&rsquo;artistes parisiens et le centre Pompidou consacre une importante r\u00e9trospective \u00e0 Max Beckmann.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">06 09 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Rotterdam. Photos<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e Boijmans van Beuningen \u00e0 Rotterdam pr\u00e9sente jusqu&rsquo;au 3 novembre Photodocs une exposition qui semble int\u00e9ressante sur le statut de la photographie entre document et expression artistique autonome. Elle se concentre d&rsquo;une part sur la photographie industrielle aux Pays-Bas et d&rsquo;autre part sur les collections de photographies artistiques du mus\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">31 08 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Perpignan<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">\u00a0 Du samedi 31 ao\u00fbt au dimanche 15 septembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Visa pour l&rsquo;Image Perpignan &#8211; 14\u00e8me Festival international du photojournalisme &#8211; Du 31 ao\u00fbt au 29 septembre<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Exposition \u00ab\u00a0The Muhammad Ali&rsquo;s\u00a0\u00bb &#8211; De Stefan Banz (photographies) &#8211; Halle au Poisson, place des Poilus &#8211; Ouvert du mardi au samedi de 10h \u00e0 12h et de 14h \u00e0 19h &#8211;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">30 08 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Arcade<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Du 25 septembre au 6 octobre 2002, la tour T2 de la biblioth\u00e8que nationale de France \u00e0 Paris se transformera en un gigantesque \u00e9cran d&rsquo;ordinateur de plus de 3000m2, on pourra notamment y jouer \u00e0 Tetris.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">25 08 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\"><strong>Capital Affair<\/strong><\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le visiteur qui se rend au Helmhaus \u00e0 Zurich trouve les salles d\u2019expositions closes, pourtant une exposition de Christoph B\u00fcchel et Gianni Motti est bien annonc\u00e9e. Au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e Christoph B\u00fcchel et Gianni Motti avaient d\u00e9j\u00e0 attir\u00e9 l\u2019attention en exposant les cadeaux re\u00e7us par la Conf\u00e9d\u00e9ration au mus\u00e9e de Thoune. Cette fois ils ont d\u00e9cid\u00e9 de ne pas faire d\u2019exposition au sens traditionnel, mais de mettre en jeu le budget de l\u2019exposition qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 50&rsquo;000 frs dans une partie de chasse au tr\u00e9sor. Un ch\u00e8que devait \u00eatre cach\u00e9 et le public invit\u00e9 \u00e0 le chercher, la somme revenant \u00e0 celui qui l\u2019aurait trouv\u00e9. Si personne ne trouvait, la somme restait aux artistes. Le maire de Zurich s\u2019est oppos\u00e9 au projet, un compromis limitant la somme en jeu \u00e0 20&rsquo;000 frs a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9 par les artistes et l\u2019exposition est annul\u00e9e. Bien s\u00fbr ce petit scandale suscite beaucoup plus d\u2019attention et une couverture m\u00e9diatique beaucoup plus importante qu\u2019une exposition traditionnelle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut dire que Christoph B\u00fcchel a d\u00e9j\u00e0 soulev\u00e9 les probl\u00e8mes financiers li\u00e9s aux expositions. En 1999, il a particip\u00e9 \u00e0 une exposition sur les conditions de production artistique \u00e0 la Kunsthalle de Vienne. Cette ann\u00e9e, il a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 pour la Manifesta \u00e0 Francfort, il a d\u00e9cid\u00e9 de mettre sa participation aux ench\u00e8res sur Internet, obtenant ainsi la somme de 15&rsquo;099$.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019exposition d\u2019art doit-elle se contenter de pr\u00e9senter des \u0153uvres ou bien doit-elle mettre en sc\u00e8ne, soulever une probl\u00e9matique? Ce type de manifestation soul\u00e8ve des questions qui finalement concernent peut-\u00eatre davantage le public que des r\u00e9alisations au sens traditionnel du terme.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Maria Eichhorn a pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la Kunsthalle de Berne \u00e0 fin 2001 une exposition intitul\u00e9e <em>das Geld der Kunsthalle<\/em> o\u00f9 l\u2019on d\u00e9couvrait un b\u00e2timent totalement vide parall\u00e8lement \u00e0 une enqu\u00eate sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;institution et de ses ressources financi\u00e8res, une fa\u00e7on de rendre attentif aux besoins financiers de cette institution.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\"><em>No Ghost just a Shell<\/em><\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On retrouve les questions li\u00e9es \u00e0 la mat\u00e9rialit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;immat\u00e9rialit\u00e9 de la cr\u00e9ation artistique dans l&rsquo;exposition de la Kunsthalle de Zurich, <em>No Ghost just a Shell,<\/em> propos\u00e9e par Pierre Huyghe et Philippe Parreno. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une nouvelle \u00e9tape de l&rsquo;histoire d&rsquo;An Lee, cette figurine de manga dont les droits ont \u00e9t\u00e9 acquis par les artistes. Le projet dont a pu voir des \u00e9tapes ant\u00e9rieures notamment au Mamco \u00e0 Gen\u00e8ve se d\u00e9veloppe depuis 3 ans. Ici un nouveau film de Rirkrit Tiravanija utilisant cette figurine est pr\u00e9sent\u00e9. Par ailleurs les films r\u00e9alis\u00e9s ant\u00e9rieurement par d&rsquo;autres artistes sont diffus\u00e9s sur un \u00e9cran tv, alors que les autres salles sont consacr\u00e9es \u00e0 des installations \u00e9voquant ce travail collectif.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">23 08 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">The Island<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Stefan Banz (1961) est un artiste lucernois qui s\u2019exprime par la photographie et la vid\u00e9o. Il aime aussi r\u00e9aliser des installations, des livres, \u00e9crire, interviewer. Il expose \u00e0 l\u2019espace La Plage \u00e0 Neuch\u00e2tel, rue des Sablons 46, une installation intitul\u00e9e The Island jusqu\u2019au 22 septembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">J\u2019ai voulu lui poser quelques questions sur son travail \u00e0 cette occasion.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Version fran\u00e7aise.\u00a0Version allemande.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">29 07 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La documenta 11 annonce 300&rsquo;000 visiteurs \u00e0 mi-chemin. L&rsquo;exposition Matisse-Picasso pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Londres \u00e0 la Tate Modern annonce avoir d\u00e9pass\u00e9 les 250&rsquo;000 visiiteurs elle sera ouverte 36 heures d&rsquo;affil\u00e9e lors du dernier week-end le 18 ao\u00fbt. A la cl\u00f4ture elle annonce 500&rsquo;000 visiteurs.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">03 07 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Boomerang<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez un entretien avec Gilles Porret \u00e0 propos de hall-Palermo, appartement d&rsquo;art contemporain \u00e0 Gen\u00e8ve. Sous le titre <em>Boomerang<\/em> hall-Palermo sera pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Liestal \u00e0 la Kunsthalle Palazzo d\u00e8s le 24 ao\u00fbt.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">29 07 02<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Arles<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les diverses expositions pr\u00e9sent\u00e9es dans le cadre des Rencontres photographiques d&rsquo;Arles sont domin\u00e9es par une r\u00e9trospective Josef Koudelka qui se d\u00e9ploie dans trois lieux diff\u00e9rents jusqu&rsquo;au 8 septembre: Espace van Gogh : Premi\u00e8res photos : th\u00e9\u00e2tre, gitans. Eglise des Trinitaires : Prague 68, Exils. Eglise des Fr\u00e8res Pr\u00eacheurs : Chaos. Le travail de ce photographe d\u2019origine tch\u00e8que, install\u00e9 en France propose une approche apparemment contradictoire. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 il fixe l\u2019\u00e9v\u00e9nementiel, l\u2019histoire, le t\u00e9moignage et de l\u2019autre on per\u00e7oit une aspiration intense \u00e0 la contemplation, une recherche de l\u2019immobilit\u00e9, le d\u00e9sir d\u2019\u00e9chapper au mouvement. Ainsi travaille-t-il sur quelques fragments de la r\u00e9alit\u00e9 transform\u00e9s par son regard, ses obsessions. Il construit de tr\u00e8s grands formats horizontaux qui s\u2019allongent \u00e0 l\u2019infini dans la repr\u00e9sentation d\u2019un fragment, jet\u00e9e, route, espaces immobiles. Cette r\u00e9trospective sugg\u00e8re une r\u00e9flexion sur le temps et l\u2019histoire, la relation entre le document, le t\u00e9moignage et sa transformation par le travail esth\u00e9tique du photographe.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">02 07 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un article du journal Le Monde attire mon attention sur une r\u00e9alisation de la revue <a href=\"http:\/\/www.panoplie.org\/\">http:\/\/www.panoplie.org<\/a>. Ils ont fait tout un travail sur Sophie Calle et le th\u00e8me de la filature. C&rsquo;est ing\u00e9nieux et cela m\u00e9rite une visite. Il faut disposer de Flash player 6 et faire preuve d&rsquo;un peu de patience.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">29 06 02. Expositions estivales \u00e0 Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Les Liotard du mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire<\/em>. Le mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire a choisi une approche sobre pour marquer le trois centi\u00e8me anniversaire de la naissance de l\u2019un de ses artistes les plus illustres : la pr\u00e9sentation de la totalit\u00e9 des \u0153uvres qui composent son fonds Liotard (84 pi\u00e8ces) dans les salles habituellement consacr\u00e9es aux portraits du XVIIIe si\u00e8cle fran\u00e7ais. Il est vrai que ce fonds remarquable propose aussi bien des pastels que de splendides dessins rehauss\u00e9s. Les pastels apparaissent dans toute la douceur et la luminosit\u00e9 de leur mati\u00e8re. N\u2019est-ce pas l\u2019une des qualit\u00e9s de Liotard d\u2019avoir su associer cette douceur, fascinante, avec une acuit\u00e9 et une vigueur de l\u2019observation des physionomies exceptionnelles?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut encore signaler l\u2019exposition consacr\u00e9e \u00e0 un autre portraitiste du XVIIIe si\u00e8cle important Benjamin Samuel Bolomey \u00e0 Prangins au mus\u00e9e national.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mamco a plac\u00e9 son exposition estivale sous le signe de la lenteur et de la plaisanterie. Plusieurs pr\u00e9sentations monographiques importantes sont propos\u00e9es, notamment celles d\u2019Alain S\u00e9chas (<em>Trivial Pursuit<\/em>) qui occupe le quatr\u00e8me \u00e9tage du b\u00e2timent, une v\u00e9ritable r\u00e9trospective de Philippe Mayaux (<em>Rangement<\/em>) est pr\u00e9sent\u00e9e au 1er \u00e9tage o\u00f9 l\u2019on voit des coucous d\u2019un genre particulier succ\u00e9der \u00e0 des peintures tourn\u00e9es vers la citation. Un ensemble de vid\u00e9os du danois Peter Land (<em>Ups and Downs<\/em>) est \u00e9galement propos\u00e9. A signaler encore les dessins de David Shrigley (<em>Grip<\/em>) et les toiles de Bernhard Martin (<em>ich zeige Ihnen gerne meinen Nassbereich<\/em>).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Co\u00efncidence voulue ou non c\u2019est sous le m\u00eame signe de l\u2019humour et de la distance que se situe la r\u00e9trospective d\u2019Urs L\u00fcthi propos\u00e9e au mus\u00e9e Rath. Elle s\u2019inscrit dans le d\u00e9roulement des obsessions narcissiques de cet artiste. L&rsquo;accrochage percutant utilise la longueur des salles du mus\u00e9e qui permettent des effets de perspectives-r\u00e9trospectives et joue sur la succession-confrontation d\u2019autoportraits pour montrer l\u2019\u00e9volution d\u2019un homme maigre et chevelu vers celle d\u2019un chauve ventripotent qui vaque \u00e0 ses travaux quotidiens.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin le Centre d\u2019art contemporain propose une exposition collective <em>New Deal <\/em>assez proche de la th\u00e9matique trait\u00e9e dans le pavillon de la Banque nationale \u00e0 Bienne avec au moins une oeuvre identique, <em>I&rsquo;ve got it all <\/em>de Tracey Emin. On trouve encore un <em>Money Tree<\/em> de Meschac Gaba, une installation de Hans Haacke consacr\u00e9e \u00e0 une citation de George Bush, une vid\u00e9o de Rodney Graham qui \u00e9voque la distinction sociale anglaise, une autre de Michelle Hines o\u00f9 apparaissent des gens entour\u00e9s de billets qui volent. Les cartes d\u00e9crivant les r\u00e9seaux financiers de Marko Lombardi et la maquette d&rsquo;un h\u00e9licopt\u00e8re italien par Julien Silvano &amp; Nicolas Richard compl\u00e8tent cette pr\u00e9sentation.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler encore des estampes de Rose-Marie Trockel au centre d\u2019\u00e9dition contemporaine.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">25 06 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Avec l&rsquo;exposition Zeitmaschine le Mus\u00e9e des beaux-arts de Berne a voulu attirer l&rsquo;attention sur des aspects connus ou moins connus de sa collection. L&rsquo;argumentation est sans doute trop compliqu\u00e9e, mais le r\u00e9sultat est s\u00e9duisant, des artistes, des groupes d&rsquo;oeuvres sont bien mis en valeur soit par la pr\u00e9sentation dans une salle: B\u00f6cklin, les artistes du Blauer Reiter, Meret Oppenheim, Balthasar Burkhard, Luc Tuymans, soit comme un fil conducteur, c&rsquo;est le cas en particulier de Markus Raetz. Franz Gertsch a choisi des Hodler en les liant \u00e0 son exp\u00e9rience autobiographique. Joseph Grigely, artiste sourd a choisi des oeuvres dans la collection en fonction du son, Andrea Coste r\u00e9agit face aux toiles d&rsquo;Albert Anker. Jusqu&rsquo;au 21 juillet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">14 06 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Expo.02 b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une couverture m\u00e9diatique absolue, totale, par cons\u00e9quent je n&rsquo;ai pas particuli\u00e8rement envie d&rsquo;en rajouter. D&rsquo;autant plus que pour l&rsquo;essentiel elle ne rel\u00e8ve pas du domaine artistique et int\u00e9resse sans doute avant tout les sociologues. Il existe toutefois au moins une exposition artistique \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;Expo.02, c&rsquo;est celle propos\u00e9e par Harald Szeemann <em>Argent et valeur- le dernier tabou<\/em> dans le pavilon de la Banque nationale suisse sur l&rsquo;arteplage de Bienne. Vous trouverez un article sur cette exposition et quelques remarques sur l&rsquo;arteplage en question.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un r\u00e9cent s\u00e9jour en Allemagne m&rsquo;am\u00e8ne \u00e0 d\u00e9velopper une page consacr\u00e9e aux mus\u00e9es de ce pays avec quelques commentaires sur des expositions vues \u00e0 Cologne, Francfort et Karlsruhe.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez encore un entretien par courriel avec Laurence Dreifus \u00e0 propos de l&rsquo;exposition <em>Game Over City ( La ville en jeux) <\/em>pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Reims jusqu&rsquo;au 28 juillet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">10 06 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Documenta 11 a ouvert ses portes le 8 juin, vous trouverez ici un article sur cette exposition qui rassemble 118 artistes ou groupes venus de tous les continents. Cette Documenta propose une int\u00e9ressante vision des comportements et des enjeux que l&rsquo;on observe sur la sc\u00e8ne artistique actuelle, elle allie une approche prospective tout en recherchant des liens avec les g\u00e9n\u00e9rations ant\u00e9rieures . Sa principale qualit\u00e9 est de revendiquer la l\u00e9gitimit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 de la prise de position artistique sur le monde. Pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par 4 colloques organis\u00e9s sur 4 continents diff\u00e9rents qui ont tent\u00e9 de cerner les enjeux de l\u2019activit\u00e9 artistiqe aujourd\u2019hui, l\u2019exposition Documenta 11 qui forme selon son concepteur Okwui Enwezor, la cinqui\u00e8me \u00e9tape n\u2019est pas une exposition bavarde comme on pouvait le craindre. Bien au contraire, on peut certes discuter des choix, mais l\u2019on doit reconna\u00eetre que les travaux sont mis en valeur, respect\u00e9s, le plus souvent dans des espaces sp\u00e9cifiques pour chaque artiste. On n\u2019a pas cherch\u00e9 \u00e0 faire des compositions spectaculaires, des confrontations inattendues ou provocantes. Les artistes ne sont pas instrumentalis\u00e9s au profit d\u2019un discours g\u00e9n\u00e9ral impos\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler \u00e9galement la foire de l&rsquo;art <em>Art 33 <\/em>\u00e0 B\u00e2le du 12 au 17 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">24 05 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez dans L&rsquo;art en jeu un article sur les films et les vid\u00e9os d&rsquo;Eija Liisa Ahtila pr\u00e9sent\u00e9s jusqu&rsquo;au 28 ao\u00fbt \u00e0 la Tate Modern et que l&rsquo;on pourra voir \u00e0 la Kunsthalle de Zurich d\u00e8s le 16 juin. Il est int\u00e9ressant de comparer les travaux de cette finlandaise avec ceux de Sam Taylor-Wood dont la Hayward Gallery propose une r\u00e9trospective jusqu&rsquo;au 21 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">22 05 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On entend parfois que l\u2019art contemporain est sans grand rapport avec les enjeux de la vie actuelle. Il suffit pourtant de laisser son regard diverger l\u00e9g\u00e8rement vers des domaines voisins de cr\u00e9ations appliqu\u00e9es pour se trouver au centre des d\u00e9bats de soci\u00e9t\u00e9s les plus actuels. Certes les jeux vid\u00e9os ne rel\u00e8vent pas du domaine artistique pourtant, la place qu\u2019ils occupent, les enjeux \u00e9conomiques qu\u2019ils g\u00e9n\u00e8rent sont tellement importants qu\u2019ils mobilisent les \u00e9nergies de cr\u00e9ateurs d\u2019origines diverses. De plus, ils offrent une forme de culture visuelle interactive qui fait partie du baggage culturel des jeunes artistes. Ceux-ci \u00e9laborent dans des langages diff\u00e9rents, mais souvent d\u00e9riv\u00e9s des expressions qui sont fortement marqu\u00e9es par cette culture. Nombreux sont ceux qui sont conscients de l\u2019importance de cette situation et qui tentent de tracer des passages d\u2019un domaine \u00e0 l\u2019autre. La biennale de Lyon 2001 offrait un bon exemple de cette tentative. Evidemment il est difficile de trouver un concept qui permette de mettre en \u00e9vidence les parall\u00e8les et les diff\u00e9rences des langages et des techniques utilis\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019exposition <em>Game On<\/em> pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Barbican Gallery un espace g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 des expositions artistique se lance r\u00e9solument dans une tentative de pr\u00e9sentation historique des jeux vid\u00e9os depuis 1962 jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui. En suivant le passage des premi\u00e8res consoles disponibles dans les bars et les salons de jeux aux ordinateurs personnels et consoles de jeux destin\u00e9es \u00e0 la maison, sans oublier le vaste champ des jeux disponibles en ligne.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La comparaison entre les oeuvres de diff\u00e9rents artistes est une m\u00e9thode fr\u00e9quemment utilis\u00e9e dans l&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de recourir \u00e0 des diapositives son emploi est facile, dans une exposition cette approche peut s&rsquo;av\u00e9rer tr\u00e8s d\u00e9licate.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">C&rsquo;est pourtant dans une confrontation de ce type que se sont lanc\u00e9s les organisateurs de l&rsquo;exposition Matisse &#8211; Picasso pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Tate Modern \u00e0 Londres jusqu&rsquo;au 18 ao\u00fbt, avant une seconde \u00e9tape \u00e0 Paris d\u00e8s le 26 septembre. Le match passionne la presse qui n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 distribuer des points, et le public. Les oeuvres ont pourtant \u00e9t\u00e9 choisies avec soin pour \u00e9viter que l&rsquo;un des artistes ne semble \u00e9craser l&rsquo;autre et l&rsquo;op\u00e9ration est tr\u00e8s r\u00e9ussie. Il me semble que l&rsquo;exposition fait avant tout ressortir les diff\u00e9rences fondamentales entre les deux artistes, m\u00eame s&rsquo;il existe un dialogue, une estime mutuelle et des influences r\u00e9ciproques.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">15 05 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Biennale de Sydney est pr\u00e9sent\u00e9e du 16 mai au 14 juillet 2002. Elle est dirig\u00e9e par l&rsquo;artiste britannique Richard Grayson et s&rsquo;interroge sur la narration et la fiction dans l&rsquo;art contemporain.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">04 05 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le ZKM, Zentrum f\u00fcr Kunst und Medien Technologie de Karlsruhe sp\u00e9cialis\u00e9 dans les nouveaux m\u00e9dias pr\u00e9sente du 4 mai au 4 ao\u00fbt 2002, une exposition intitul\u00e9e Iconoclash consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;iconoclasme.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Et voici l&rsquo;adresse de la page du ZKM qui pr\u00e9sente cette exposition.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">30 04 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Documenta 11, Kassel: 8.6 &#8211; 15.9 2002<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La prochaine Documenta ouvre ses portes \u00e0 Kassel le 8 juin. La liste des artistes (plus de 110) qui participent \u00e0 la manifestation dirig\u00e9e par le Nig\u00e9rian Okwui Enwezor a \u00e9t\u00e9 d\u00e9voil\u00e9e aujoud&rsquo;hui. Pr\u00e9par\u00e9e par des r\u00e9unions et des conf\u00e9rences pr\u00e9alables sur plusieurs continents la manifestation veut assur\u00e9ment donner une vision de l&rsquo;art dans diff\u00e9rentes parties du monde. On rel\u00e8ve la participation de nombreux collectifs d&rsquo;artistes, une place importante est faite \u00e0 l&rsquo;Afrique. L&rsquo;Asie et l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud semblent \u00eatre assez bien repr\u00e9sent\u00e9es. Pour comprendre l&rsquo;orientation de la manifestation il est int\u00e9ressant de relever quelques noms parmi les artistes les plus \u00e2g\u00e9s ou d\u00e9c\u00e9d\u00e9s dont la pr\u00e9sence est annonc\u00e9e: Constant (1920), L\u00e9on Golub (1922), Louise Bourgeois (1911), Johan Van der Keuken (1938 &#8211; 2001), Dieter Roth (1930 &#8211; 1998). L&rsquo;un des plus jeunes participants est Steve Mc Queen (1969). On se r\u00e9jouit de d\u00e9couvrir ce panorama qui semble bien vouloir explorer des directions qui ne se limitent pas au ressassement de quelques questions formelles. Il s&rsquo;inscrit dans une approche qui adh\u00e8re aux cultural et gender studies et laisse, semble-t-il, une place importante aux cin\u00e9astes et photographes documentaires, mais la liste ne permet pas d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;impression d&rsquo;ensemble. Il faut attendre la manifestation.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">16 04 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Tragedy, Mathilde ter Heijne<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019exposition de cette artiste hollandaise qui vit \u00e0 Berlin prend une r\u00e9sonance particuli\u00e8re en ce moment. En effet le concept qui rassemble les 6 vid\u00e9os et installations r\u00e9unies dans les salles du Migrosmuseum \u00e0 Zurich est l\u2019exploration du sacrifice de la femme depuis la trag\u00e9die antique jusqu\u2019aux attentats terroristes actuels, en passant par l\u2019immolation par le feu.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Keith Tyson pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la Kunsthalle dans le m\u00eame \u00e9difice explore les territoires et les limites de l&rsquo;imaginaire et du r\u00e9el, du possible et de l&rsquo;impossible en mettant en \u00e9vidence les tripes des circuits informatiques.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">13 04 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le succ\u00e8s m\u00e9diatique du Turner Prize au Royaume Uni, inspire des initiatives plus ou moins comparables en France et en Allemagne. En Allemagne un prix international de la National Galerie pour l&rsquo;art contemporain est d\u00e9cern\u00e9. Les artistes nomin\u00e9s cette ann\u00e9e sont: Tacita Dean, Maria Eichhorn, Michael Elmgreen &amp; Ingar Dragset, Daniel Richter. Ils sont expos\u00e9s au Hamburger Bahnhof \u00e0 Berlin du 16 mai au 7 juin et le nom du laur\u00e9at sera annonc\u00e9 le 4 juin.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En France c&rsquo;est le prix Marcel Duchamp qui devrait remplir cette fonction. Pour cette deuxi\u00e8me \u00e9dition apr\u00e8s Thomas Hirschhorn en 2001, c&rsquo;est Dominique Gonzalez-Foerster qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;exposition des nomin\u00e9s par contre celui qui obtient le prix expose \u00e0 Beaubourg. Les nomin\u00e9s \u00e9taient: Anri Sala, Bernard Frize, Val\u00e9rie Jouve et Wang Du, en plus de la laur\u00e9ate. Vous trouverez d&rsquo;autres renseignements sur ce prix \u00e0 l&rsquo;adresse suivante<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">06 04 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Fotomuseum de Winterthour pr\u00e9sente une exposition de Claudio Moser jusqu&rsquo;au 2 juin. Vous trouverez un entretien avec cet artiste. Il d\u00e9veloppe par la photographie une m\u00e9ditation sur l&rsquo;espace qui peut \u00eatre ouvert ou ferm\u00e9, int\u00e9rieur ou ext\u00e9rieur. Quelques paysages proposent de larges ouvertures dans l&rsquo;exposition actuelle, mais la plupart des travaux pr\u00e9sentent des structures: rideaux, stores, grillages, barri\u00e8res de toute sorte qui ferment partiellement la vision que l&rsquo;on peut avoir, qui surgissent comme autant d&rsquo;obstacles au passage du regard ou du passant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">27 03 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;offre des mus\u00e9es b\u00e2lois est all\u00e9chante en ce moment. La Fondation Beyeler, sous le titre \u00ab\u00a0Claude Monet jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;impressionnisme num\u00e9rique\u00a0\u00bb jusqu&rsquo;au 04 08, propose de consid\u00e9rer l&rsquo;influence de l&rsquo;oeuvre tardif de Claude Monet sur la peinture \u00e0 partir des ann\u00e9es 1950. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une pr\u00e9sentation importante de toiles de Monet, d&rsquo;une documentation de l&rsquo;influence de la d\u00e9couverte de l&rsquo;oeuvre tardif et par ailleurs d&rsquo;une interrogation sur l&rsquo;avenir de la peinture \u00e0 l&rsquo;\u00e8re du digital.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Kunsthalle, avec \u00ab\u00a0Personal Plans. The drawing: from life plan to world draft\u00a0\u00bb jusqu&rsquo;au 12 mai, pr\u00e9sente les positions de 12 artistes sur le dessin et son r\u00f4le dans leur vie et leur appr\u00e9hension du monde.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e Tinguely quant \u00e0 lui, avec Marcel Duchamp jusqu&rsquo;au 30 06, documente dans une mise en sc\u00e8ne tr\u00e8s int\u00e9ressante divers aspects de l&rsquo;oeuvre de Duchamp, sa red\u00e9couverte dans les ann\u00e9es 1950 et ses relations avec Tinguely.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Signalons encore que le mus\u00e9e des beaux-arts pr\u00e9sente les oeuvres marquantes de la collection Staechelin (v\u00e9ritable retour de l&rsquo;enfant prodigue) et les travaux sur papier de Klee dans la collection du mus\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">22 03 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le printemps permet d&rsquo;annoncer l&rsquo;ouverture d&rsquo;un nouveau mus\u00e9e d&rsquo;art prestigieux en Suisse. La collection Rosengart, surtout connue jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent pour un remarquable ensemble de toiles de Picasso (pr\u00e8s de 50 pi\u00e8ces) comprend en outre plus d&rsquo;une centaine d&rsquo;oeuvres de Paul Klee (dont les 3\/4 n&rsquo;auraient jamais \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es \u00e0 ce jour) auxquelles s&rsquo;ajoutent les oeuvres de 21 classiques modernes (Modigliani, L\u00e9ger et Miro en particulier). Elle ouvre ses portes dans les locaux d&rsquo;un b\u00e2timent construit en 1923-1924 pour la Banque nationale suisse \u00e0 Lucerne. Il a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 et am\u00e9nag\u00e9 avec sobri\u00e9t\u00e9 par le bureau d&rsquo;architectes Diener&amp; Diener. La collection est ouverte au public d\u00e8s le 26 mars. Elle occupe trois \u00e9tages de la banque: le sous-sol est consacr\u00e9 \u00e0 Klee, le rez-de-chauss\u00e9e \u00e0 Picasso et le premier \u00e9tage au reste de la collection. Aucune exposition temporaire n&rsquo;est pr\u00e9vue pour l&rsquo;instant et les oeuvres ne seront pas pr\u00eat\u00e9es au cours de cinq prochaines ann\u00e9es. <a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/exposcollectives\/collection-Rosengart.html\">Mon article <\/a>\u00e0 propos de cet \u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne dont les salles sont situ\u00e9es dans le centre de congr\u00e8s et de concert construit par Jean Nouvel propose actuellement les oeuvres de 3 artistes qui ont obtenu le prix Manor au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es: Albrecht Schnider, Eva St\u00fcrmlin, Franz Wanner, par ailleurs les toiles de Nils Nova laur\u00e9at du prix 2002 sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9es. Une exposition qui met l&rsquo;accent sur divers aspects de la peinture contemporaine dans cette r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">13 03 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Guggenheim de New York a licenci\u00e9 90 collaborateurs et annul\u00e9 ou report\u00e9 plusieurs expositions. Un \u00e9ditorial du Village Voice (\u00e9dition du 13 au 17 f\u00e9vrier 2002) parle de GuggEnron!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">12 03 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez quelques r\u00e9flexions sur le fonctionnement du web et de ce site apr\u00e8s une ann\u00e9e environ de mise en ligne de l&rsquo;art en jeu.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Paris, Beaubourg, la Revolution surr\u00e9aliste du 6 mars au 24 juin. A Londres on a d\u00e9couvert le surr\u00e9alisme sous l\u2019angle du d\u00e9sir et de la sexualit\u00e9, \u00e0 Zurich on a vu les ant\u00e9c\u00e9dents de la fortune critique du Marquis de Sade qui aboutit au surr\u00e9alisme. En intitulant son exposition la R\u00e9volution surr\u00e9aliste l\u2019exposition du Centre Pompidou semble vouloir renouer avec les enjeux et les ambitions historiques du surr\u00e9alisme. Qu\u2019en est-il ? Le commissaire de la manifestation, Werner Spies, est l\u2019un des meilleurs sp\u00e9cialistes du mouvement, il a en particulier publi\u00e9 le catalogue raisonn\u00e9 de l&rsquo;oeuvre de Max Ernst. L\u2019exposition se concentre sur la pr\u00e9sentation des 20 ann\u00e9es essentielles entre 1920 et 1940 environ. Elle s&rsquo;attache \u00e0 la production des artistes les plus connus dont elle propose de v\u00e9ritables petites r\u00e9trospectives. La s\u00e9lection des \u0153uvres de Max Ernst, Miro, Dali et Magritte est particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9latrice, une place importante est \u00e9galement faite \u00e0 Andr\u00e9 Masson et \u00e0 Yves Tanguy.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La r\u00e9trospective Andreas Gursky (1955) que pr\u00e9sente le Centre Pompidou apr\u00e8s le Museum of Modern Art de New York propose environ 55 travaux de l\u2019artiste dont la r\u00e9alisation s\u2019\u00e9tend du milieu des ann\u00e9es 1980 \u00e0 aujourd\u2019hui. Dans ses photos les hommes sont comme des confettis, des poussi\u00e8res d\u2019\u00e9toiles, enferm\u00e9s dans des niches, des alv\u00e9oles construites pour eux, par eux. Observateur swiftien d&rsquo;une ruche ou d&rsquo;une fourmili\u00e8re, Gursky affirme une distance absolue et une critique tr\u00e8s lointaine en s&rsquo;int\u00e9ressant aux traces humaines sans aucun espoir.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">01 03 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La 25\u00e8me Biennale de Sao Paulo au Br\u00e9sil aura lieu du 23 mars au 2 juin 2002.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">11 02 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez un nouvel article sur l&rsquo;architecture dont la version allemande est parue dans la revue Werk. \u00ab\u00a0Arr\u00eate de bouger\u00a0\u00bb: \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/architecture\/fully.html\">propos de deux \u00e9coles<\/a> de Bonnard et Woeffray \u00e0 Fully et Port-Valais. Maria et Bernard Zurbuchen-Henz.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">10 02 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Kunsthaus de Zurich, la r\u00e9trospective Turner est impressionnante. Je croyais avoir vu assez de Turner, mais cette exposition est int\u00e9ressante, car elle met en \u00e9vidence avec \u00ab objectivit\u00e9 \u00bb, sans ajouter de rh\u00e9torique, le caract\u00e8re tourbillonnant, virtuose de l\u2019artiste d\u00e8s ses d\u00e9buts. Les aquarelles et les toiles monumentales sont mises en parall\u00e8le. La pr\u00e9sentation de l\u2019\u0153uvre suit une approche chronologique et montre ce virtuose avide de succ\u00e8s, fascin\u00e9 par tous les \u00e9v\u00e9nements spectaculaires ou \u00e9mouvants : incendies, avalanches, inondations, mais aussi orages, clairs de lune et arcs-en-ciel se succ\u00e8dent \u00e0 un rythme endiabl\u00e9. Turner ne recule devant aucun effet, il remplit de minuscules cahiers d\u2019esquisses et r\u00e9alise des toiles monumentales qui \u00e9voquent des \u00e9pisodes religieux ou historiques. Ses ennemis l\u2019appellent le peintre au curry, car il affectionne les effets lumineux les plus s\u00e9duisants et choisit les points de vue les plus spectaculaires. L\u2019exposition a d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u 200&rsquo;000 visiteurs lors d\u2019une \u00e9tape \u00e0 D\u00fcsseldorf, elle semble bien partie pour en recevoir autant \u00e0 Zurich \u00e0 voir la foule qui se pressait en fin de matin\u00e9e samedi dernier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sous le titre <em>The Collective Unconsciousness<\/em>, le Migrosmuseum propose diverses approches sur les angoisses et les drames personnels ou collectifs de notre temps. Leur site montre certaines oeuvres des 15 artistes r\u00e9unis dans cette manifestation.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">27 01 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">D\u00e9cid\u00e9ment Telepolis est la revue web que je pr\u00e9f\u00e8re et cette fois ne manquez pas d&rsquo;aller voir l&rsquo;article consacr\u00e9 \u00e0 une exposition new yorkaise sur les projets de reconstruction du WTC. Il y a des illustrations qui valent le passage. En particulier le projet de Hans Hollein.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Par ailleurs vous trouverez \u00e9galement un article int\u00e9ressant consacr\u00e9 \u00e0 une conf\u00e9rence de Beat Wyss sur l&rsquo;art contemporain apr\u00e8s le post-modernisme. Malheureusement , c&rsquo;est en Allemand.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">\n<p style=\"font-weight: 500;\">22 01 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation de l&rsquo;Hermitage \u00e0 Lausanne pr\u00e9sente une exposition consacr\u00e9e \u00e0 Alberto Giacometti dont le commissaire est Michael Peppiatt. L&rsquo;exposition a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au Sainsbury Center \u00e0 Norwich. M. Peppiatt est connu comme le biographe de Francis Bacon. Il a bien voulu r\u00e9pondre \u00e0 mes questions sur Giacometti (version fran\u00e7aise) et l&rsquo;Angleterre \u00e0 l&rsquo;occasion de cette pr\u00e9sentation.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus de Glaris pr\u00e9sente du 27 janvier au 1er avril sous le titre Trilogy trois travaux vid\u00e9os de Gillian Wearing: I love you qui montre deux couples \u00e9m\u00e9ch\u00e9s rentrant chez eux. Drunk, est un travail \u00e9tonnant fait avec des clochards et Prelude \u00e9voque le d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;une d&rsquo;eux.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">20 01 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler un article int\u00e9ressant dans Telepolis sur un congr\u00e8s consacr\u00e9 aux archives et aux mus\u00e9es \u00e9lectroniques (CultH &#8211; Zukunft des \/digitalen\/ kulturellen Erbes) qui s&rsquo;est tenu \u00e0 Vienne dans le nouveau Museums Quartier. Il s&rsquo;agit aussi bien des archives \u00e9lectroniques que des probl\u00e8mes pos\u00e9s aux mus\u00e9es par ces d\u00e9veloppements.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">\n<p style=\"font-weight: 500;\">12 01 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le cabinet cantonal des estampes \u00e0 Vevey pr\u00e9sente jusqu\u2019au 7 avril les travaux sur papier, gravures et dessins de Mireille Gros. Herbier, bestiaire qui est d\u00e9velopp\u00e9 au carrefour de la r\u00e9alit\u00e9 et de l&rsquo;imagination.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">10 01 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le 19 janvier Paris aura un nouveau centre d&rsquo;art contemporain au Palais de Tokyo. Leur site a l&rsquo;air amusant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans un article du journal Le Monde dat\u00e9 du 10 01 02, on apprend que la fr\u00e9quentation et les revenus de certaines institutions parisiennes d\u00e9pendant de la RMN (R\u00e9union des mus\u00e9es nationaux) ont baiss\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 30% en 2001. Il s&rsquo;agit du Louvre, du Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay et du Centre Pompidou. Cette baisse s&rsquo;explique par les \u00e9v\u00e9nements du 11 septembre et plusieurs gr\u00e8ves.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il n&rsquo;est pas \u00e9tonnant que des institutions qui sont au centre de la promotion touristique parisienne subissent les revers d&rsquo;une baisse g\u00e9n\u00e9rale de fr\u00e9quentation. Par contre les mus\u00e9es de province ne semblent pas touch\u00e9s par ce mouvement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">07 01 02<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En ce d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e j&rsquo;ai envie de planifier de futures visites d&rsquo;expositions, vous aussi sans doute. J&rsquo;ai mis \u00e0 jour la page intitul\u00e9e: expositions futures, en retenant quelques manifestations qui semblent prometteuses.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Chronique 2001<\/h2>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Artistes mentionn\u00e9s dans la chronique 2001:<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Olivier Py, Claudio Moser, Louise Breslau, Costa Vece, Pisanello, Rembrandt, Richard Billingham, Doug Aitken, Mark Wallinger, Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyder, James Turrell, Elmgreen, et Dragset, Michel Aubr<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/divers\/archiveschroniqueb.html#Anchor-de-44591\">y<\/a>, Maria Eichhorn, Sean Scully, Wim Delvoye, Thomas Hirschhorn, Mireille Gros, Bill Viola, Giacometti, Markus Raetz, B\u00f6cklin, Stanley Spencer.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Chronique Mai 2001(d\u00e9but) -d\u00e9cembre 2001<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">21 12 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019Op\u00e9ra de Gen\u00e8ve a invit\u00e9 le metteur en sc\u00e8ne Olivier Py \u00e0 r\u00e9aliser une pr\u00e9sentation des Contes d\u2019Hoffmann de Jacques Offenbach. Celle-ci suscite des r\u00e9actions contrast\u00e9es. Les facettes de l\u2019activit\u00e9 d\u2019Olivier Py sont innombrables: acteur, \u00e9crivain, metteur en sc\u00e8ne, cin\u00e9aste, chanteur aussi parfois. Pour une fois je vais sortir du domaine que je traite habituellement, car apr\u00e8s avoir vu <u>Requiem pour Srebrenica<\/u> et <u>l\u2019Apocalypse joyeuse<\/u> \u00e0 Avignon, j\u2019attendais avec impatience cette pr\u00e9sentation genevoise. Olivier Py est un cr\u00e9ateur polyvalent qui affirme la l\u00e9gitimit\u00e9 de la recherche d\u2019un sens \u00e0 travers la cr\u00e9ation, un programme suffisamment original pour m\u00e9riter l\u2019int\u00e9r\u00eat, m\u00eame si le r\u00e9sultat n\u2019est pas ripolin\u00e9 comme il pourrait l\u2019\u00eatre s&rsquo;il s&rsquo;appuyait sur le ressassement de clich\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">25 09 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Claudio Moser (1959) est un photographe dont les travaux ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s dans de nombreuses expositions en Suisse et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, en 2000 \u00e0 la Kunsthalle de B\u00e2le et au Mus\u00e9e de Schaffhouse. En 1995-1996 il a fait un s\u00e9jour \u00e0 New York et il vient de passer six mois \u00e0 Londres. Je lui ai pos\u00e9 quelques questions sur son travail.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">09 12 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Je suis tomb\u00e9 sur le communiqu\u00e9 de presse d&rsquo;une exposition du Fogg art museum \u00e0 Boston qui s&rsquo;interroge sur la mise en cause des notions traditionnelles li\u00e9es au connaisseur face \u00e0 un art contemporain qui se veut de plus en plus immat\u00e9riel. L&rsquo;exposition s&rsquo;interroge sur la relation entre le mode de r\u00e9alisation d&rsquo;une oeuvre et sa perception. l&rsquo;ensemble de leur site est \u00e9videmment int\u00e9ressant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Extreme Connoisseurship December 8, 2001 through April 7, 2002<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sert Gallery, Carpenter Center for Visual Arts and the Fogg Art Museum<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">05 12 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Lu dans Telepolis un article sur l&rsquo;exposition: Televisions &#8211; Kunst sieht Fern pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Kunsthallede Vienne jusqu&rsquo;au 6 janvier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">03 12 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez une pr\u00e9sentation de l&rsquo;exposition <em>Surrealism Desire Unbound<\/em> pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Tate Modern \u00e0 Londres jusqu\u2019au 1er janvier. Par ailleurs je me r\u00e9jouis de vous signaler que l&rsquo;art en jeu accueillera dor\u00e9navant des textes de Maria et Bernard Zurbuchen-Henz consacr\u00e9s \u00e0 des concours d&rsquo;architecture ou \u00e0 des constructions nouvelles en Suisse romande. Ces commentaires paraissent en allemand dans la revue Werk, bauen und wohnen, vous pourrez consulter la version originale fran\u00e7aise dans L&rsquo;art en jeu.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">13 11 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Louise Breslau au mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne. Portraitiste suisse install\u00e9e \u00e0 Paris, amie de Degas et de Forain notamment, Louise Breslau jouissait d&rsquo;une tr\u00e8s grande r\u00e9putation de son vivant. Pour la premi\u00e8re fois depuis 1928, une retrospective propose de reconsid\u00e9rer son oeuvre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><strong>Costa Vece<\/strong> (entretien) (version en allemand) est fascin\u00e9 par le cin\u00e9ma et son impact sur le spectateur. Pour son exposition au Migros Museum, il a construit un grand bateau en bois naufrag\u00e9, m\u00e2t cass\u00e9 en deux. Dans le fond une lueur rougeoyante, la bande-son path\u00e9tique d&rsquo;un film r\u00e9sonne dans la grande salle. On peut p\u00e9n\u00e9trer par une br\u00e8che dans la coque du navire pour d\u00e9couvrir un fragment du film <strong>Stromboli<\/strong> de Rossellini.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">22 11 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une visite des expositions \u00e0 Londres permet de d\u00e9couvrir des approches contrast\u00e9es des questions artistiques et de leur pr\u00e9sentation. Commen\u00e7ons par l&rsquo;\u00e9vocation, la mise en perspective de quelques \u0153uvres anciennes, car ce parcours des expositions actuelles propose une v\u00e9ritable histoire de l&rsquo;art du 15e au 20e si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Somerset House est un immense complexe de b\u00e2timents r\u00e9cemment restaur\u00e9 et remis en valeur qui abrite notamment la collection Courtauld. Depuis une ann\u00e9e, les salles qui donnent du c\u00f4t\u00e9 de la Tamise sont consacr\u00e9es \u00e0 des \u00e9changes avec le mus\u00e9e de l\u2019Hermitage \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg. La seconde exposition est consacr\u00e9e au dessin fran\u00e7ais dans les collections de cette institution. Une s\u00e9lection qui va de Jacques Bellange \u00e0 Picasso est pr\u00e9sent\u00e9e jusqu\u2019au 3 mars, elle permet d\u2019admirer des travaux rarement ou jamais vus ( 75 dessins et 8 toiles). Dans certains cas une toile et les dessins pr\u00e9paratoires sont expos\u00e9s, ainsi <em>La Pi\u00e9t\u00e9 filiale<\/em> de Greuze est compl\u00e9t\u00e9e par une suite d\u2019\u00e9tudes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sous le titre <em>Art on the Line<\/em>, The Royal Academy Exhibitions at Somerset House 1780 \u2013 1836, le Courtauld a d\u00e9cid\u00e9 de reconstituer jusqu\u2019au 20 janvier, l\u2019exposition annuelle du salon dans les salles o\u00f9 elles avaient lieu jusqu\u2019en 1836. 300 \u0153uvres toutes expos\u00e9es une fois dans l\u2019un des salons annuels de l\u2019Academie ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unies. La barri\u00e8re verte qui tenait les spectateurs \u00e0 distance et qui marquait le niveau auquel les artistes aspiraient \u00e0 \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9s a \u00e9t\u00e9 reconstitu\u00e9e. Un livret et un audiophone sont distribu\u00e9s \u00e0 l\u2019entr\u00e9e pour permettre d\u2019identifier les \u0153uvres. Des jumelles sont \u00e9galement mises \u00e0 disposition de ceux qui voudraient \u00e9tudier les d\u00e9tails des toiles rel\u00e9gu\u00e9es tr\u00e8s haut dans la vo\u00fbte de cette salle qui fut construite et am\u00e9nag\u00e9e pour pr\u00e9senter des expositions d\u2019art contemporain.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La National Gallery excelle dans les expositions consacr\u00e9es \u00e0 une seule \u0153uvre ou un petit groupe de travaux d\u2019un artiste. Elle avait admirablement pr\u00e9sent\u00e9 les Ambassadeurs de Holbein en 1997 ou plus r\u00e9cemment en 1999 sous le titre <em>Renaissance Florence, the Art of the 1470s<\/em>, elle s&rsquo;\u00e9tait concentr\u00e9e sur l&rsquo;activit\u00e9 des ateliers de Verrocchio, Pollaiuolo et Botticelli. En ce moment c\u2019est Pisanello (env. 1394-1455), peintre de cour de la Renaissance, qui est pr\u00e9sent\u00e9 jusqu\u2019au 13 janvier dans les six salles consacr\u00e9es aux expositions temporaires. Il fut l\u2019un des artistes les plus r\u00e9put\u00e9s en Italie pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 15e si\u00e8cle, n\u00e9anmoins seules quatre peintures (toutes pr\u00e9sentes ici) et trois fresques lui sont aujourd\u2019hui attribu\u00e9es avec certitude. Par contre on conna\u00eet de nombreux dessins et m\u00e9dailles. L\u2019exposition \u00e9voque l\u2019ensemble des activit\u00e9s de l\u2019artiste et de son atelier et les situe dans le contexte culturel des cours italiennes tourn\u00e9es vers la chevalerie et l\u2019humanisme. La National Gallery poss\u00e8de<em> La Vision de Saint-Eustache<\/em>, 1438-1442, alors qu\u2019un grand nombre de dessins pr\u00e9paratoires pour ce panneau, notamment pour les animaux repr\u00e9sent\u00e9s sont conserv\u00e9s au Louvre. On les d\u00e9couvre ici r\u00e9unis. Une exposition qui laisse au visiteur l\u2019impression d\u2019avoir appris \u00e0 conna\u00eetre un artiste avec des textes introductifs tr\u00e8s synth\u00e9tiques et un v\u00e9ritable travail d\u2019exposition, d\u2019analyse essentiellement visuelle des composantes, des sources et des aspects multiples de l\u2019activit\u00e9 de l\u2019artiste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Apr\u00e8s la Renaissance italienne et les derniers \u00e9chos du gothique international, on gagne le Si\u00e8cle d\u2019or \u00e0 la Royal Academy avec les Femmes de Rembrandt, exposition pr\u00e9sent\u00e9e jusqu\u2019au 16 d\u00e9cembre. L\u2019exposition \u00e9voque les diverses repr\u00e9sentations de la femme chez Rembrandt \u00e0 travers la peinture, la gravure et le dessin. Un parcours r\u00e9trospectif qui met en \u00e9vidence le passage permanent du quotidien trivial, \u00e0 l&rsquo;id\u00e9al, au monumental, au g\u00e9n\u00e9ral, en soulignant comment l\u2019un nourrit l\u2019autre. On d\u00e9couvre des dessins d&rsquo;enfants auxquels on apprend \u00e0 marcher, que l\u2019on allaite, la femme alit\u00e9e, les suites des accouchements. En parall\u00e8le, on admire les portraits, les figures all\u00e9goriques de Flore, la splendide Artemise, 1634, du Prado, quelques nus. Une approche passionnante qui nous fait entrer dans le cheminement cr\u00e9atif de Rembrandt, l&rsquo;\u00e9volution de sa vie priv\u00e9e et les enjeux de sa carri\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La femme chez Rembrandt est une excellente pr\u00e9paration \u00e0 la visite de la premi\u00e8re exposition de la nouvelle Tate Britain, consacr\u00e9e au nu \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque victorienne jusqu&rsquo;au 27 janvier. Les commentaires qui accompagnent cette exposition soulignent comment de nombreuses questions soulev\u00e9es par la repr\u00e9sentation du nu \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque victorienne demeurent \u00e9tonnamment actuelles. L&rsquo;\u00e9volution du rapport au nu soutenu, encourag\u00e9 d&rsquo;abord au nom du naturalisme, puis du classicisme et finalement du naturisme est \u00e9voqu\u00e9e, de m\u00eame que les aspects interdits, scandaleux ou censur\u00e9s suscit\u00e9 par ce type de repr\u00e9sentation.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A l&rsquo;occasion de l&rsquo;ouverture d&rsquo;un nouvel espace d\u00e9di\u00e9 aux expositions temporaires, la Tate Britain a compl\u00e8tement repris son accrochage des collections. Elle revient \u00e0 une approche chronologique et monographique et renonce \u00e0 la pr\u00e9sentation th\u00e9matique qui avait \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e lors de l&rsquo;inauguration de la Tate Modern. Je reviendrai au Turner Prize en consacrant un article \u00e0 Richard Billingham.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans le domaine contemporain, on peut d\u00e9couvrir deux approches radicalement oppos\u00e9es, l&rsquo;une s\u00e9duisante, prenante, mais quasi hollywoodienne et l&rsquo;autre beaucoup plus discursive et acide, avec les travaux de Doug Aitken \u00e0 la Serpentine Gallery jusqu&rsquo;au 25 novembre et ceux de Mark Wallinger\u00a0\u00e0 la Whitechapel jusqu&rsquo;au 13 janvier.<\/p>\n<ol start=\"11\">\n<li style=\"font-weight: 500;\">11. 01<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Quelques informations zurichoises.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le nouveau directeur du Kunsthaus de Zurich, Christoph Becker, propose son regard sur la collection du mus\u00e9e: <strong>The Best of Kunsthaus<\/strong>. Parmi 3&rsquo;500 peintures et sculptures et 80&rsquo;000 travaux sur papier, 150 oeuvres ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9es. Les rapprochements sont parfois \u00e9tonnants et certaines mises en sc\u00e8ne, mises en perspective, spectaculaires. Notamment le coup d&rsquo;oeil propos\u00e9 sur les sculptures de Rodin et les toiles de Monet qui vaut le d\u00e9placement. La visite est agr\u00e9able et permet de m\u00e9diter sur la terminologie: s&rsquo;agit-il d&rsquo;un accrochage ou d&rsquo;un sampling? quelles sont les relations entre le m\u00e9tier de curateur et de dj.?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schnyder, <strong>Zugerstrasse\/Baarerstrasse 1999-2000<\/strong> \u00e0 la Graphische Sammlung de l&rsquo;\u00e9cole polytechique f\u00e9d\u00e9rale de Zurich jusqu&rsquo;au 21 d\u00e9cembre. Pendant plus d&rsquo;une ann\u00e9e, J.-F. Schnyder a photographi\u00e9 l&rsquo;un apr\u00e8s l&rsquo;autre les b\u00e2timents d&rsquo;une rue de Zoug. Le projet, hommage \u00e0 Ed. Ruscha?, se concr\u00e9tise dans une publication. L&rsquo;exposition pr\u00e9sente les \u00e9tapes de la d\u00e9marche de digitalisation et de montage impliqu\u00e9 par ce travail.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e priv\u00e9 d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l&rsquo;art concret zurichois a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 pour investir une ancienne usine \u00e9lectrique le long de la Sihl. Il s&rsquo;appelle haus konstruktiv. La premi\u00e8re exposition est consacr\u00e9e \u00e0 <strong>James Turrell<\/strong> qui propose plusieurs installations et pr\u00e9sente les magnifiques aquatintes qu&rsquo;il a r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 Zurich au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Avec <strong>Taking Place<\/strong> propos\u00e9 par les artistes danois, respectivement norv\u00e9gien, Michael Elmgreen et Ingar Dragset, la Kunsthalle met en sc\u00e8ne des travaux de r\u00e9am\u00e9nagement, on assiste en direct \u00e0 la d\u00e9molition des parois, puis \u00e0 la mise en place de nouveaux espaces.<\/p>\n<ol start=\"3\">\n<li style=\"font-weight: 500;\">11 01<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Evidemment l&rsquo;abondance des programmes propos\u00e9s par la BIM est frustrante. On a l&#8217;embarras du choix entre les divers programmes de la comp\u00e9tition, une r\u00e9trospective Nam June Paik, une autre consacr\u00e9e \u00e0 Philippe Garrel, des focus d\u00e9di\u00e9s \u00e0 Laurie Anderson, Christian Marclay, Emmanuelle Antille, notamment, des programmes formul\u00e9s par plusieurs curateurs. L&rsquo;essentiel de l&rsquo;exposition organis\u00e9e en parall\u00e8le \u00e0 la BIM est pr\u00e9sent\u00e9e au dernier \u00e9tage du Mamco. On peut toutefois d\u00e9couvrir les propositions pl\u00e2nantes de Saas Fee \u00e0 Saint-Gervais.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">30 10 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La neuvi\u00e8me biennale de l&rsquo;image en mouvement BIM se d\u00e9roule \u00e0 Gen\u00e8ve du 2 au 10 novembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mamco s&rsquo;interroge sur le son et la video.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">22 ans de guerre en Afghanistan ont laiss\u00e9 des traces dans l&rsquo;une des principales industries du pays: la fabrication des tapis. Un mus\u00e9e de Stuttgart, le Lindenmuseum, consacre une exposition aux tapis dont les motifs d\u00e9coratifs \u00e9voquent la guerre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">(compl\u00e9ment du 3. 11) L&rsquo;affiche de l&rsquo;exposition Paix propos\u00e9e par le mus\u00e9e d&rsquo;ethnographie de la ville de Gen\u00e8ve reproduit un fragment d&rsquo;un tapis de ce type.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut relever que lors de la Biennale de Lyon 2000, <em>Partage d&rsquo;exotismes<\/em>, on avait pu d\u00e9couvrir une collection de ces tapis hallucinants dans une installation de Michel Aubry, <em>Les tapis anim\u00e9s<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">28 10 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne propose d&rsquo;examiner la pr\u00e9sence de Picasso dans les collections priv\u00e9es et publiques en Suisse. C&rsquo;est un parcours r\u00e9trospectif \u00e0 travers des oeuvres connues ou moins connues qui propose aussi le portrait de nombreux collectionneurs et marchands, Beyeler, Krugier, Kornfeld, Rosengart, pour citer quelques exemples.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Kunsthalle de la m\u00eame ville appelle au secours ou du moins expose sa situation financi\u00e8re. Sous le titre \u00ab\u00a0L&rsquo;argent de la Kunsthalle\u00a0\u00bb, titre d&rsquo;une enqu\u00eate d\u00e9velopp\u00e9e par l&rsquo;artiste allemande Maria Eichhorn, elle nous propose un espace totalement vide, il n&rsquo;y a que des parquets bien cir\u00e9s et des murs blancs! Le catalogue propose une analyse et un historique de la situation financi\u00e8re de cette institution et pr\u00e9sente avec textes et photos les travaux d&rsquo;entretien qui seront ex\u00e9cut\u00e9s sous peu.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">12 10 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Voici un site consacr\u00e9 \u00e0 des \u00e9changes d&rsquo;informations en histoire de l&rsquo;art et en histoire. Il comprend des critiques de livres et d&rsquo;expositions ainsi que diverses annonces. Avant tout r\u00e9dig\u00e9 en allemand, il contient des pages en fran\u00e7ais, en anglais et en italien.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><a href=\"http:\/\/www.arthist.net\/\">http:\/\/www.arthist.net\/<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">05 10 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sean Scully au mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey jusqu&rsquo;au 6 janvier 2002.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019artiste d\u2019origine irlandaise Sean Scully (1945) vit aux Etats-Unis depuis 1975. Il a des ateliers \u00e0 Londres et \u00e0 Barcelone. Peintre, photographe et graveur, il vient de pr\u00e9senter ses travaux r\u00e9cents \u00e0 D\u00fcsseldorf et \u00e0 Munich. C\u2019est une chance de pouvoir d\u00e9couvrir des toiles et des estampes envo\u00fbtantes au mus\u00e9e Jenisch \u00e0 Vevey. Vous trouverez une longue interview en anglais, dat\u00e9e de 1999 de Sean Scully dans le Journal of contemporary art en ligne \u00e0 cette adresse : <a href=\"http:\/\/www.jca-online.com\/scully.html\">http:\/\/www.jca-online.com\/scully.html<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e de Caen lui a \u00e9galement consacr\u00e9 une exposition en 2000, pr\u00e9sentant ses gravures de 1983 \u00e0 1999.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Par ailleurs le cabinet cantonal des estampes propose une exposition intitul\u00e9e, la gravure impressionniste de l\u2019\u00e9cole de Barbizon aux nabis, qui \u00e9voque le d\u00e9veloppement de l\u2019eau-forte d\u2019artiste, puis celle de la lithographie artistique dans la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">29 09 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Depuis quelque temps, les expositions qui tentent de mettre en \u00e9vidence les pr\u00e9curseurs de l\u2019art virtuel se multiplient. La pr\u00e9sentation de divers types de travaux vid\u00e9os d&rsquo;animation par le centre d&rsquo;art contemporain de Gen\u00e8ve entre dans cette cat\u00e9gorie. L&rsquo;exposition analogue-dialogue mont\u00e9e conjointement par les mus\u00e9es de Moutier et de Soleure s&rsquo;inscrit \u00e9galement dans cette optique si l&rsquo;on en croit le texte de pr\u00e9sentation de la manifestation.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">14 09 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><strong>Picasso, sous le soleil de Mithra<\/strong>, sous ce titre un peu myst\u00e9rieux la Fondation Gianadda propose jusqu&rsquo;au 4 novembre 2001 une plong\u00e9e dans le cheminement cr\u00e9atif de Picasso. L&rsquo;exposition aborde un th\u00e8me central, le combat de l&rsquo;homme et de l&rsquo;animal qui habite des oeuvres majeures comme la Minotauromachie et Guernica. Des pi\u00e8ces antiques appartenant \u00e0 des p\u00e9riodes et des civilisations diff\u00e9rentes qui \u00e9voquent le culte du taureau sont par ailleurs expos\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">08 09 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Deux expositions suscitent ou vont susciter l&rsquo;attention ces prochains temps: <strong>Balthus<\/strong> jusqu&rsquo;au 6 janvier 2002 au Palazzo Grassi \u00e0 Venise<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">et <strong>Jheronimus Bosch<\/strong> jusqu&rsquo;au 11 novembre au Museum Boijmans Van Beuningen \u00e0 Rotterdam, leur site est assez amusant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><a href=\"http:\/\/www.boschuniverse.org\/\">http:\/\/www.boschuniverse.org\/<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">07 09 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e Rath \u00e0 Gen\u00e8ve pr\u00e9sente sous le titre Un si\u00e8cle de d\u00e9fis une s\u00e9lection d&rsquo;oeuvres tir\u00e9es des collections d&rsquo;art suisse du mus\u00e9e d&rsquo;Aarau. En effet cette institution est ferm\u00e9e jusqu&rsquo;en 2003, date \u00e0 laquelle la construction d&rsquo;une extension, sign\u00e9e Herzog et de Meuron, sera inaugur\u00e9e. Bien que la plupart des institutions publiques helv\u00e9tiques aient pour origine et pour objectif la promotion de l&rsquo;art local et helv\u00e9tique, les tentatives de synth\u00e8ses sont tr\u00e8s rares. Cette exposition offre une bonne occasion d&rsquo;examiner un regard argovien sur l&rsquo;art produit en Suisse.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">03 09 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La rentr\u00e9e est tr\u00e8s active \u00e0 Zurich en ce d\u00e9but de septembre. Wim Delvoye au Migros Museum associe calligraphie, dessin scientifique et logos publicitaires. Il recherche les confrontations, et d\u00e9veloppe une tension extr\u00eame par des collages provoquants. Son \u00ab\u00a0Cloaca\u00a0\u00bb est une v\u00e9ritable usine, toute ressemblance avec une unit\u00e9 de fabrication de limonade (cloaca est d&rsquo;ailleurs presque l&rsquo;anagramme de la marque la plus connue) est sans doute parfaitement voulue, qui reconstitue les m\u00e9canismes intestinaux pour parvenir \u00e0 la production d&rsquo;une merde. Des installations \u00e0 la Kunsthalle. Au Kunsthaus une intervention de Thomas Hirschorn consacr\u00e9e au Forum de Davos, spectaculaire expos\u00e9 sous la forme d&rsquo;une maquette de la station grisonne en \u00e9tat de si\u00e8ge.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">25 08 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 expos\u00e9e \u00e0 la Fondation de l&rsquo;Hermitage \u00e0 Lausanne, la collection de Jean Planque sera visible au Mus\u00e9e des beaux-arts de Winterthour. Comment expliquer la fascination \u00e9prouv\u00e9e pour les collections priv\u00e9es actuellement et comment trouver un \u00e9quilibre entre public et priv\u00e9? La pr\u00e9sentation de cette collection suscite quelques questions et l&rsquo;on aura sans doute souvent l&rsquo;occasion d&rsquo;en reparler.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">03 08 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour une fois je sors du champ des expositions d&rsquo;art et propose un regard sur quelques spectacles d\u00e9couverts au Festival d\u2019Avignon 2001 entre le 19 et le 22 juillet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">19 08 01 Les expositions estivales arrivent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 leur fin. Je ne pr\u00e9tends nullement tout couvrir sur ce site. A signaler les expositions du Mus\u00e9e des beaux-arts de Berne. <em>Mireille Gros, \u00e9mergence<\/em>jusqu&rsquo;au 2 septembre et <em>Black Box, la chambre noire dans l&rsquo;art<\/em> jusqu&rsquo;au 9 septembre. Cette derni\u00e8re s&rsquo;interroge sur l&rsquo;exp\u00e9rience du visiteur, sur la mani\u00e8re dont il est pris par ces mises en situation nocturne que l&rsquo;on rencontre de plus en plus souvent. L&rsquo;exposition propose \u00e0 travers 12 installations d&rsquo;artistes contemporains de dresser une typologie (projection vid\u00e9o, film, projection de diapositives, sculptures lumineuses) de l&rsquo;utilisation d&rsquo;un espace noir dans l&rsquo;art d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">30 07 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Biennale de Lyon propose dans trois lieux diff\u00e9rents un regard sur l&rsquo;art contemporain marqu\u00e9 par la Connivence. J&rsquo;ai avant tout remarqu\u00e9 l&rsquo;attention port\u00e9e au jeu et \u00e0 l&rsquo;interactivit\u00e9. Voudrait-on nous annoncer la fin de la Soci\u00e9t\u00e9 du spectacle?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019Anonyme. XXXIIes rencontres de la photographie, Arles. Modestes, les Rencontres d&rsquo;Arles proposent tout de m\u00eame d&rsquo;int\u00e9ressantes r\u00e9trospectives autour du th\u00e8me de l&rsquo;Anonyme.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">26 07 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">J&rsquo;ai envoy\u00e9 quelques questions \u00e0 J\u00f6rg Zutter, ancien directeur du mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne et qui travaille maintenant \u00e0 la National Gallery of Australia \u00e0 Canberra. Il a bien voulu y r\u00e9pondre. Pour la premi\u00e8re fois vous trouverez une version fran\u00e7aise et une version anglaise des textes propos\u00e9s par <em>L&rsquo;art en jeu<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">12 07 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;inauguration du Museumquartier \u00e0 Vienne a eu lieu du 28 au 30 juin 2001. Il regroupe sur 60&rsquo;000m2, un mus\u00e9e d&rsquo;art moderne consacr\u00e9 \u00e0 la collection Ludwig, une Kunsthalle et le mus\u00e9e de la collection Leopold. Architectes Ortner &amp; Ortner. Voici l&rsquo;adresse de pr\u00e9sentation de l&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un article int\u00e9ressant paru sur <em>Telepolis<\/em> bulletin web d&rsquo;information culturelle sp\u00e9cialis\u00e9 dans les questions technologiques en allemand fort bien fait.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">05 07 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Que retenir de quelques journ\u00e9es de visite \u00e0 Londres. Pour une fois je ne vais pas m&rsquo;attarder sur une exposition propos\u00e9e par un mus\u00e9e, mais je vais mentionner quelques galeries dans l&rsquo;oc\u00e9an des espaces consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;art d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dans cette ville, quant aux nouveaux travaux de Bill Viola sur \u00e9cran LCD, ils sugg\u00e8rent quelques r\u00e9flexions.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">23 06 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Markus Raetz l&rsquo;un des principaux artistes suisses actuels f\u00eate discr\u00e8tement ses 60 ans par une exposition au Centre Pasqu&rsquo;art \u00e0 Bienne.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En choisissant de mettre en \u00e9vidence la p\u00e9riode surr\u00e9aliste d&rsquo;Alberto Giacometti, la r\u00e9trospective du Kunsthaus de Zurich souligne la richesse d&rsquo;invention du sculpteur. Elle permet par une stricte approche chronologique de saisir la gen\u00e8se et l&rsquo;\u00e9volution de ses pr\u00e9occupations et situe ses oeuvres les plus connues des ann\u00e9es 1950 dans l&rsquo;\u00e9volution interne de la r\u00e9flexion du sculpteur.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">16 06 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition de la Fondation Beyeler \u00ab\u00a0Ornement et abstraction\u00a0\u00bb traite un sujet difficile et d\u00e9licat. On peut dire que l&rsquo;op\u00e9ration est remarquablement r\u00e9ussie.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">13 06 01<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La 49\u00e8me Biennale de Venise a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9e le 9 juin. (voir mon article) Selon la presse v\u00e9nitienne, <em>il Gazzettino<\/em>, les trois jours de vernissage qui pr\u00e9c\u00e9daient ont vu affluer 30&rsquo;000 personnes dont plus de 3&rsquo;000 \u00e9taient des repr\u00e9sentants de la presse. Une grande partie de ces p\u00e8lerins de l&rsquo;art contemporain, venus du monde entier, ont poursuivi leur voyage vers B\u00e2le o\u00f9 la Kunstmesse est ouverte jusqu&rsquo;au 18 juin. Ladite foire annonce avoir re\u00e7u 55&rsquo;000 visiteurs, 1&rsquo;300 journalistes et 10&rsquo;000 invit\u00e9s lors du vernissage.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">04 06 01 Nepal<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Vous trouverez mes photos du N\u00e9pal sur cette page, j&rsquo;ai scann\u00e9 quelques tirages du tour de l&rsquo;Annapurna auquel je me suis frott\u00e9 au mois de mars.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">24 05 01 Art Brut<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Lucienne Peiry a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e conservatrice de la collection de l&rsquo;Art Brut \u00e0 Lausanne. Elle remplacera Michel Th\u00e9voz au mois de septembre. Je lui ai pos\u00e9 quelques questions pour tenter de mieux cerner cette notion d&rsquo;art brut qui est \u00e9galement mise en \u00e9vidence au Mus\u00e9e des beaux-arts de Berne en ce moment.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">21 05 01 <u>R\u00e9trospectives<\/u><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Je constate qu&rsquo;en peu de temps, en visitant quelques expositions on peut voir et appr\u00e9cier tous les enjeux qui sous-tendent l&rsquo;activit\u00e9 des mus\u00e9es et des \u00e9v\u00e9nements temporaires qu&rsquo;ils organisent. La manifestation consacr\u00e9e \u00e0 B\u00f6cklin \u00e0 B\u00e2le est \u00e0 ce point de vue exemplaire. Elle se place en fait sous une banni\u00e8re qui proclame: la peinture, rien que la peinture. Elle r\u00e9duit au minimum les annexes didactiques et refuse toute mise en sc\u00e8ne spectaculaire ou interpr\u00e9tation d\u00e9lirante. Un parti-pris int\u00e9ressant et agr\u00e9able pour le visiteur bien inform\u00e9 dans tous les cas. Je me demande par contre s&rsquo;il aura beaucoup de succ\u00e8s aupr\u00e8s du public, car il para\u00eet extr\u00eamement \u00e9litiste. Or, il est clair que l&rsquo;on peut faire de belles r\u00e9trospectives en introduisant des \u00e9l\u00e9ments ext\u00e9rieurs, documents, dessins, reconstitution par ordinateur, vid\u00e9os permettant de situer l&rsquo;artiste dans un contexte, sans nuire \u00e0 l&rsquo;appr\u00e9ciation des oeuvres. Ainsi la r\u00e9trospective Stanley Spencer \u00e0 la Tate Britain est tr\u00e8s riche sur le plan documentaire tout en respectant l&rsquo;oeuvre du peintre. Elle m&rsquo;a paru remarquable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chronique 2001 -2002 &#8211; 2003 &#8211; 2004 &#8211; 2005 &#8211; 2006 -2007 &#8211; 2008 &#8211; 2009- 2010 &#8211; 2011-2012- 2013 (Vous trouvez les liens vers les articles dans la liste des articles qui sont class\u00e9s par ann\u00e9e.)<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":true,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[9,66,23,37,54,19,22,1,8,63,34,36,3],"tags":[],"class_list":["post-1233","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-art-suisse","category-picasso","category-architecture","category-artistes-suisses","category-estampe","category-expositions","category-musees","category-non-classe","category-peinture","category-photographie","category-sculpture","category-video","category-voyages"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p5k6Rq-jT","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1233","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1233"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1233\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2217,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1233\/revisions\/2217"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1233"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1233"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1233"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}