{"id":1384,"date":"2019-05-03T09:20:04","date_gmt":"2019-05-03T08:20:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=1384"},"modified":"2019-10-08T08:38:06","modified_gmt":"2019-10-08T07:38:06","slug":"lart-de-lapres-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/lart-de-lapres-guerre\/","title":{"rendered":"L&rsquo;art de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre"},"content":{"rendered":"<p>Expositions collectives<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 1<sup>er<\/sup>mai 201<\/span>9<\/p>\n<p>Zurich Kunsthaus\u00a0<em>Fly me to the Moon\u00a0<\/em>jusqu\u2019au 30 juin<\/p>\n<p>Au Kunsthaus de Zurich, les expositions th\u00e9matiques alternent avec des approches monographiques d\u2019un artiste. En 2017, l\u2019institution avait tent\u00e9 de faire une histoire de La performance. Au printemps 2018, c\u2019\u00e9tait l\u2019histoire de la mode depuis le 16<sup>e<\/sup>si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui qui \u00e9tait \u00e9voqu\u00e9e sous le titre\u00a0<em>Fashion Extreme Mode in der Kunst<\/em>.\u00a02019 marque \u00a0le 50<sup>\u00e8me<\/sup>anniversaire du premier pas sur la lune et c\u2019est ainsi \u00e0 la pr\u00e9sence de la lune dans l\u2019art, l\u2019imagination et la science que l\u2019exposition\u00a0<em>Fly me to the Moon nous pr\u00e9sente.\u00a0<\/em>Un beau sujet qui associe des peintures, photographies, installations et des \u00e9vocations de l&rsquo;exploration de la lune \u00e0 proprement parler. <!--more-->A\u00e9r\u00e9e et vari\u00e9e l&rsquo;exposition fait alterner des oeuvres de la collection (50) et des pr\u00eats (150). Elle sera visible au Museum der Moderne de Salzburg d\u00e8s le 20 juillet. Elle est divis\u00e9e en 8 chapitres r\u00e9unissant 200 oeuvres, dont une cinquantaine provient des collections du mus\u00e9e. 1. Astronomie et Gestalt; 2. clair de lune et ombre; 3. les maladies dues \u00e0 la lune et les exp\u00e9riences limites; 4. la conqu\u00eate de l&rsquo;espace et la guerre froide et la course spatiale; 5. h\u00e9ros et anti-h\u00e9ros, la m\u00e9diatisation de l&rsquo;espace; 6. la colonisation de la lune, projection de nouvelles utopies; 7. la micro et la z\u00e9ro gravit\u00e9; 8. la plan\u00e8te bleue.<\/p>\n<p>On peut rappeler qu\u2019en 2011, la Kunsthalle de Vienne avait \u00e9voqu\u00e9 le cinquantenaire du premier homme dans l\u2019espace: Avec <em>Weltraum. Die Kunst und ein Traum<\/em>. Les oeuvres d\u2019une soixantaine d\u2019artistes contemporains traitant de th\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l\u2019espace \u00e9taient r\u00e9unies pour marquer cet \u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<p>Le Grand Palais \u00e0 Paris pr\u00e9sente une exposition sur le m\u00eame th\u00e8me :\u00a0<em>La lune du voyage r\u00e9el aux voyages imaginaires<\/em> jusqu&rsquo;au 22 juillet 2019<\/p>\n<hr \/>\n<p>Karlsruhe et Munich pr\u00e9sentent simultan\u00e9ment de gigantesques expositions consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019art de l\u2019apr\u00e8s-guerre. Il est \u00e9videmment int\u00e9ressant de les comparer, car leur champ g\u00e9ographique et leur point de vue m\u00e9thodologique sont diff\u00e9rents. En r\u00e9sum\u00e9, le catalogue de Munich fait pr\u00e8s de 900 pages et celui de Karlsruhe \u00ab\u00a0seulement\u00a0\u00bb 493p.!<!--more--><\/p>\n<p>Je r\u00e9unis sur cette page les compte-rendus d&rsquo;expositions, visit\u00e9es au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es, qui d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre traitent de cette question.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Karlsruhe 28 novembre 2016<\/span><\/p>\n<p>Zentrum f\u00fcr Kunst und Medien Technologie ZKM:\u00a0<em>L\u2019art en Europe 1945 \u2013 1968<\/em>\u00a0(ce continent que l\u2019Union europ\u00e9enne ne connait pas) jusqu\u2019au 29 janvier 2017. (Beat Generation jusqu\u2019au 30 avril).\u00a0<span class=\"Apple-style-span\"> Cette exposition brosse un tableau strictement europ\u00e9en de l&rsquo;\u00e9volution artistique dans les ann\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s-guerre. De fa\u00e7on traditionnelle, elle suit diff\u00e9rents mouvements artistique et donne par exemple une place importante \u00e0 l&rsquo;op art, \u00e0 la performance. Les oeuvres sont g\u00e9n\u00e9ralement de petit format, r\u00e9unies dans des niches qui proposent des rencontres entre des artistes connus et d&rsquo;autres qui le sont beaucoup moins.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Munich 28 novembre 2016<\/span><\/p>\n<p>Haus der Kunst:\u00a0<em>Postwar Intensity: Kunst zwischen Pazifik und Atlantik 1945 \u2013 1965<\/em>\u00a0jusqu\u2019au 26 mars 2017.\u00a0<span class=\"Apple-style-span\">217 artistes de 65 pays donnent une vision de l\u2019expression artistique dans le monde au cours d\u2019une p\u00e9riode \u00e0 la fois traumatis\u00e9e par l\u2019impact de la seconde guerre mondiale et angoiss\u00e9e par la perspective d\u2019un nouveau conflit atomique. En choisissant des travaux de grands formats d\u2019artistes connus et inconnus l\u2019exposition propose une s\u00e9rie de rencontres et de confrontations int\u00e9ressantes. A la diff\u00e9rence de l\u2019exposition de Karlsruhe, elle ne suit pas un expos\u00e9 bas\u00e9 sur la pr\u00e9sentation de mouvements constitu\u00e9s, mais cherche plut\u00f4t \u00e0 donner une impression d\u2019ensemble des enjeux de l\u2019\u00e9poque concern\u00e9e. On peut se r\u00e9jouir qu&rsquo;il existe des lieux o\u00f9 l&rsquo;on tente encore de brosser de tels panoramas, m\u00eame s&rsquo;ils sont forc\u00e9ment frustrants et \u00e9puisants!<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<div><span style=\"color: #0000ff;\">Gen\u00e8ve 11 mai 2011<\/span>, Mus\u00e9e Rath: <em>Les sujets de l\u2019abstraction<\/em> jusqu\u2019au 14 ao\u00fbt 2011. Peinture non figurative de la seconde \u00e9cole de Paris, 1946 -1962. 101 chefs-d\u2019oeuvre de la Fondation Gandur pour l\u2019art.<\/div>\n<div>\n<p>L&rsquo;exposition est pr\u00e9sent\u00e9e au mus\u00e9e Fabre de Montpellier jusqu&rsquo;au 25 mars 2012. Un symposium est annonc\u00e9 le 28 mai de 9h. \u00e0 13h. 15 au mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire. L&rsquo;histoire de l&rsquo;art moderne et contemporain est toujours \u00e0 faire et \u00e0 refaire. Eric de Chassey, commissaire de cette exposition, d\u00e9veloppe dans ses \u00e9crits une r\u00e9flexion originale sur les mouvements artistiques de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre, il propose ici une vision inhabituelle gr\u00e2ce aux toiles de la collection Gandur. L\u2019organisation th\u00e9matique in\u00e9dite fait sortir les oeuvres de leurs cat\u00e9gories habituelles. Ainsi, par exemple, dans la salle intitul\u00e9e Primitivismes, on trouve des toiles d\u2019artistes COBRA comme Asger Jorn et Karel Appel confront\u00e9es avec Atlan, Wols, Jean Fautrier, Nicolas de Stael ou encore Picabia. Une mani\u00e8re de proposer des rapprochements r\u00e9fl\u00e9chis et inattendus entre les toiles, qui donnent une vision des pr\u00e9occupations de l\u2019\u00e9poque, tout en prenant une certaine distance. C\u2019est tr\u00e8s stimulant et cela renouvelle le regard port\u00e9 sur les artistes, certains sont toujours tr\u00e8s connus aujourd\u2019hui comme Pierre Soulages et d\u2019autres plut\u00f4t oubli\u00e9s. La derni\u00e8re section intitul\u00e9e Ruines est aussi passionnante, elle rapproche Jacques de Villegl\u00e9, Lucio Fontana, mais encore ceux qui se tournent vers la mati\u00e8re pour se d\u00e9tourner du tableau: Tapi\u00e8s, Dubuffet. Les oeuvres retenues, souvent de grands formats, sont de belle qualit\u00e9 et n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 vues. Au sous-sol on trouve des pr\u00e9sentations monographiques pour rendre justice aux points forts de la collection. Au centre des oeuvres de Pierre Soulages, \u00e0 gauche des travaux de Georges Mathieu et \u00e0 droite Hans Hartung et G\u00e9rard Schneider. Un court montage d&rsquo;extraits de documentaires sur certains artistes donne une vision vivante de certaines personnalit\u00e9s. Patrick Schaefer L&rsquo;art en jeu 11 mai 2011<\/p>\n<hr \/>\n<\/div>\n<div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Vienne 2011, Kunsthalle<\/span>: <em>Weltraum Die Kunst und ein Traum<\/em> jusqu&rsquo;au 15 ao\u00fbt 2011 -La Kunsthalle Wien a d\u00e9cid\u00e9 de marquer le cinquanti\u00e8me anniversaire du premier voyage dans l&rsquo;espace de Juri Gagarin. Les oeuvres d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;artistes contemporains traitant de th\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;espace ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unies. On a regroup\u00e9 les travaux autour de divers th\u00e8mes: Perspectives utopiques, invasions de mars, perspectives technologiques, nouvelles visions de l&rsquo;espace et th\u00e9ories sur le monde, etc.. Les artistes retenus vont de Warhol et Rauschenberg aux peintres russes Vladimir Dubrossovsky et Alexander Vinogradov, en passant par Keith Tyson, Simon Patterson, William Kentridge ou encore Sylvie Fleury et Mariko Mori.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 28 f\u00e9vrier 2009<span style=\"color: #000000;\">, Kunsthaus<\/span>:\u00a0<\/span><em>Hot Spots<\/em> jusqu&rsquo;au 3 mai 2009 Apr\u00e8s Europop et les ann\u00e9es 1960 &#8211; 1970, le Kunsthaus de Zurich poursuit une exploration de la modernit\u00e9 au XXe si\u00e8cle sous le titre Hot Spots, il examine l&rsquo;activit\u00e9 -artistique dans trois centres au premier abord p\u00e9riph\u00e9riques (par rapport \u00e0 New York et Paris): Rio de Janeiro, Los Angeles et Milan- Turin entre 1956 et 1969 jusqu&rsquo;au 3 mai 2009. 16 artistes de Rio, 38 de Milan-Turin et 24 de Los Angeles ont \u00e9t\u00e9 retenus. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une exposition dense qui montre des recherches parall\u00e8les et simultan\u00e9es sur une d\u00e9cennie. La confrontation est stimulante et propose un retour aux probl\u00e9matiques de la peinture, de la sculpture. On peut aussi rappeler la reconstitution de l&rsquo;exposition Max Bill \u00e0 Sao Paolo en 1951 propos\u00e9e au Haus konstruktiv qui est tout \u00e0 fait dans le m\u00eame esprit. Au Br\u00e9sil on d\u00e9couvre un mouvement n\u00e9o-concret influenc\u00e9 par Mondrian et Max Bill avec des artistes comme H\u00e9lio Oiticica, Lygia Clark ou l&rsquo;architecte Oscar Niemeyer. A Milan Lucio Fontana, Piero Manzoni, Pistoletto et beaucoup d&rsquo;autres et \u00e0 Los Angeles Vija Celmins, David Hockney, James Turrell, Kenneth Anger pour citer quelques noms.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr \/>\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><span style=\"color: #000000;\"><span class=\"Apple-style-span\"><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich f\u00e9vrier 2008<\/span>:\u00a0<\/span><em>Europop<\/em> Kunsthaus \u00a0jusqu&rsquo;au 12 mai 2008.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><span style=\"color: #000000;\"> Le Kunsthaus propose jusqu&rsquo;au 12 mai avec Europop un panorama de la peinture en Europe entre 1960 et<\/span> 1<span style=\"color: #000000;\">968, sous-entendu la peinture qui fut marqu\u00e9e par les m\u00eames pr\u00e9occupations que le Pop Art am\u00e9ricain. L&rsquo;exposition est divis\u00e9e en quatre sections th\u00e9matiques: la soci\u00e9t\u00e9 de consommation: biens et publicit\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9 du spectacle: stars et h\u00e9ros, la soci\u00e9t\u00e9 des loisirs: plaisirs et loisirs, la soci\u00e9t\u00e9 des m\u00e9dias: la guerre et le crime. 80 toiles de 24 artistes provenant d&rsquo;une dizaine de pays ont \u00e9t\u00e9 retenus et on les retrouve parfois dans les diff\u00e9rentes sections. Les \u00e9quivalents am\u00e9ricains sont \u00e9voqu\u00e9s avec 3 oeuvres de Warhol, Wesselmann et Lichtenstein. La sculpture n&rsquo;est repr\u00e9sent\u00e9e que par 3 oeuvres pr\u00e9coces de Niki de Saint-Phalle qui ont un vif impact. Dans la premi\u00e8re salle on trouve les visions en gros plan de Domenico Gnoli et Peter St\u00e4mpfli, les recherches sur papier tr\u00e8s pr\u00e9coce d&rsquo;Edoardo Paolozzi, les lac\u00e9rations de Rottella ou les compositions \u00e9tranges d&rsquo;Erro. On trouve d\u00e9j\u00e0 Gerhard Richter qui est largement repr\u00e9sent\u00e9 dans plusieurs sections, comme les figures sur fond de miroirs de Michelangelo Pistoletto. Dans la deuxi\u00e8me partie on rencontre Polke, Richard Hamilton, David Hockney ou Franz Gertsch. plus loin c&rsquo;est Allen Jones avec trois toiles impressionnantes, Martial Raysse, Alain Jaquet. Enfin l&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve avec des \u00e9vocations de l&rsquo;assassinat de Kennedy et de la guerre du Vietnam. L&rsquo;impact visuel d&rsquo;ensemble est tr\u00e8s plaisant et enlev\u00e9 et les oeuvres sont bien choisies, ceci dit il ne me semble pas que l&rsquo;exposition ouvre beaucoup de questions ou de probl\u00e9matiques. Je place l&rsquo;article sur cette exposition sur la m\u00eame page que le compte rendu de l&rsquo;exposition The Painting of Modern Life vue \u00e0 Londres et visible actuellement \u00e0 Turin jusqu&rsquo;au 4 mai, car il est int\u00e9ressant de comparer deux approches diff\u00e9rentes d&rsquo;une probl\u00e9matique assez semblable. Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu 17 f\u00e9vrier 2008\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p>Figuration narrative Paris 1960 &#8211; 1972<\/p>\n<p>Au Grand Palais \u00e0 Paris Figuration narrative Paris 1960 &#8211; 1972 est pr\u00e9sent\u00e9e jusqu&rsquo;au 13 juillet 2008.<\/p>\n<p><a id=\"Anchor-44591\" name=\"Anchor-44591\"><\/a>L&rsquo;exposition associe un regard chronologique et th\u00e9matique et pr\u00e9sente quelques points forts monographiques, ainsi que deux grandes compositions collectives (<i>Vivre et laisser mourir ou l&rsquo;assassinat de Marcel Duchamp<\/i>, 1965 par Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati et <i>Le Grand M\u00e9choui ou douze ans d&rsquo;histoire<\/i>, 1972 par la coop\u00e9rative des Malassis!.). Elle est structur\u00e9e autour de quatre th\u00e8mes principaux: les mythologies quotidiennes (reprend le titre d&rsquo;une exposition organis\u00e9e en 1964 et l&rsquo;essai de Roland Barthes), les citations picturales sous la forme de d\u00e9tournement, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour le roman noir et la figuration politique. Les artistes repr\u00e9sent\u00e9s ont des formes d&rsquo;expression assez diverses, la qualit\u00e9 des peintures retenues est tout \u00e0 fait convaincante, par contre l&rsquo;identit\u00e9 du groupe l&rsquo;est beaucoup moins. Ces artistes sont un peu moins de 20 avec Val\u00e9rio Adami, Erro, Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Jacques Monory, Peter Klasen, Peter St\u00e4mpfli, Herv\u00e9 T\u00e9l\u00e9maque notamment. En fait on pourrait pr\u00e9f\u00e9rer un regard plus ext\u00e9rieur comme celui retenu dans Europop l&rsquo;exposition de Zurich \u00e9voqu\u00e9e ci-dessous qui couvre la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition sera visible \u00e0 Valence en Espagne du 19 septembre au 11 janvier 2009.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Londres 2008:<\/span> Victoria &amp; Albert Museum <em>Cold War Modern Design 1945 &#8211; 1970<\/em> jusqu&rsquo;au 11 janvier 2009.<\/p>\n<p>S&rsquo;il y a une exposition qu&rsquo;il ne faut manquer sous aucun pr\u00e9texte \u00e0 Londres en ce moment, c&rsquo;est la remarquable r\u00e9alisation du Victoria &amp; Albert Museum sur les enjeux politiques de l&rsquo;art, du design et de l&rsquo;architecture pendant la guerre froide: <em>Cold War Modern<\/em> (jusqu&rsquo;au 11 janvier).<\/p>\n<p>J&rsquo;ai rarement vu des oeuvres d&rsquo;art ressortir aussi bien dans une exposition, puisque l&rsquo;on sent vraiment le contexte face auxquelles elles s&rsquo;expriment. Une synth\u00e8se historique et visuelle tout \u00e0 fait brillante est propos\u00e9e \u00e0 travers 8 chapitres qui \u00e9voquent un quart de si\u00e8cle de confrontations est &#8211; ouest. Le premier chapitre est intitul\u00e9: Peur et espoir dans l&rsquo;imm\u00e9diat apr\u00e8s-guerre. C&rsquo;est le moment le plus \u00e9tonnant o\u00f9 l&rsquo;on voit les deux camps partir dans des directions totalement diff\u00e9rentes autour de la reconstruction de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre. L&rsquo;URSS \u00e9difie de gigantesques gratte-ciels dans le style des ann\u00e9es 1930 qu&rsquo;elle impose aux pays satellites et s&rsquo;accroche aux dogmes de la figuration et du r\u00e9alisme socialiste. Alors qu&rsquo;en Occident on d\u00e9veloppe les id\u00e9es modernistes des ann\u00e9es 1930 en leur donnant un nouvel essor. Une affiche de Max Bill pour le Kunstgewerbemuseum de Zurich en 1945 annonce une exposition intitul\u00e9e USA baut, elle exprime parfaitement les enjeux de cette section. On retrouve Max Bill un peu plus loin avec tous les objets qu&rsquo;il a con\u00e7u \u00e0 Ulm dans une \u00e9cole fortement subventionn\u00e9e par les Etats-Unis. Une toile de 1951 de Constant \u00e9voque la d\u00e9solation de la p\u00e9riode et les craintes d&rsquo;une nouvelle guerre. En fait le hiatus sera assez rapidement compens\u00e9 avec l&rsquo;arriv\u00e9e de Kroutchev.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition universelle de 1958 \u00e0 Bruxelles est \u00e9voqu\u00e9e pour montrer cette \u00e9volution. C&rsquo;est le pavillon tch\u00e8que qui ont obtient le prix du meilleur pavillon pour avoir pr\u00e9sent\u00e9 les recherches poursuivies dans le domaine du verre artistique dans ce pays. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 on \u00e9voque la collaboration entre Le Corbusier, Xenakis et Var\u00e8se pour les d\u00e9buts de la musique \u00e9lectronique. Les pays de l&rsquo;Est ont compris qu&rsquo;ils avaient int\u00e9r\u00eat \u00e0 montrer une image moderne et \u00e0 d\u00e9velopper des domaines de designs originaux dans un but de propagande. On constate toutefois que le plus souvent il s&rsquo;agit de prototypes et qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 construits en masse, \u00e0 l&rsquo;exception de la fameuse Trabant issue de cette \u00e9volution et qui correspond \u00e0 une valorisation du plastique comme mat\u00e9riau moderne. Une large place est faite \u00e0 la rivalit\u00e9 qui s&rsquo;exprime autour de la conqu\u00eate de l&rsquo;espace. Elle trouve des \u00e9chos dans l&rsquo;art et la mode notamment, mais s&rsquo;exprime aussi par la construction de tours tv spectaculaires. L&rsquo;exposition de Montr\u00e9al en 1967 est une nouvelle occasion de faire le point, elle pr\u00e9c\u00e8de les \u00e9v\u00e9nements de 1968 auxquels une section est \u00e9galement r\u00e9serv\u00e9e. L&rsquo;art cin\u00e9tique avec une pi\u00e8ce de Nicolas Sch\u00f6ffler prend aussi un sens particulier dans cette pr\u00e9sentation.<\/p>\n<p>En associant technologie, plans d&rsquo;architecture, maquettes, mode, objets quotidiens, v\u00eatements et oeuvres d&rsquo;art, l&rsquo;exposition dresse le panorama d&rsquo;un contexte et de ses enjeux d&rsquo;une mani\u00e8re tout \u00e0 fait int\u00e9ressante.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Londres octobre 2007<\/span>:\u00a0<em>The Painting of Modern Life<\/em>\u00a0-La Hayward Gallery s&rsquo;int\u00e9resse au d\u00e9veloppement des relations entre la peinture et la photographie depuis les ann\u00e9es 1960 jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui sous le titre The Painting of Modern Life jusqu&rsquo;au 30 d\u00e9cembre. L&rsquo;exposition est originale, car elle ne se pr\u00e9occupe pas des notions de pop art, d&rsquo;hyperr\u00e9alisme ou de n\u00e9o-expressionnisme. A travers six th\u00e8mes, elle montre plut\u00f4t comment 22 peintres d&rsquo;origines tr\u00e8s diverses (Etats Unis, Europe et Chine) ont utilis\u00e9 la photographie au cours des 40 derni\u00e8res ann\u00e9es pour r\u00e9aliser leurs toiles. Les m\u00eames artistes traitant l&rsquo;un ou l&rsquo;autre th\u00e8me apparaissent plusieurs fois. En pr\u00e9ambules sont expos\u00e9es des toiles peintes au d\u00e9but des ann\u00e9ess 1960 par Andy Warhol, Gerhard Richter, Michelangelo Pistoletto, Malcolm Morley et Richard Artschwager qui ont pour points communs une source photographique et la transformation de l&rsquo;image par la peinture. La premi\u00e8re section est consacr\u00e9e \u00e0 la politique et \u00e0 l&rsquo;histoire, la deuxi\u00e8me au travail, la troisi\u00e8me aux loisirs et \u00e0 la vie quotidienne on y trouve notamment Franz Gertsch et Peter Doig. La quatri\u00e8me \u00e0 l&rsquo;espace social, enfin les deux derni\u00e8res pr\u00e9sentent les individus modernes et la famille et les amis, on trouve ici David Hockney, Malcolm Morley, Elisabeth Peyton, Robert Bechtle. C&rsquo;est un parcours plaisant et il est parfois difficile de dater une oeuvre tant il y a des points communs dans les d\u00e9marches. En plus de la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la photographie, il y a aussi un point commun autour de la primaut\u00e9 donn\u00e9e \u00e0 la peinture par ces artistes. C&rsquo;est ainsi une occasion de r\u00e9unir des artistes tr\u00e8s pris\u00e9s en ce moment qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de Marl\u00e8ne Dumas, Peter Doig, Wilhelm Sasnal ou encore Luc Tuymans! Hayward Gallery, Londres jusqu&rsquo;au 30 d\u00e9cembre. L&rsquo;exposition sera visible au Castello di Rivoli \u00e0 Turin du 4 f\u00e9vrier au 4 mai 2008. Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 18 octobre 2007<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Expositions collectives Zurich 1ermai 2019 Zurich Kunsthaus\u00a0Fly me to the Moon\u00a0jusqu\u2019au 30 juin Au Kunsthaus de Zurich, les expositions th\u00e9matiques alternent avec des approches monographiques d\u2019un artiste. En 2017, l\u2019institution avait tent\u00e9 de faire une histoire de La performance. 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