{"id":1885,"date":"2017-07-29T09:02:10","date_gmt":"2017-07-29T08:02:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=1885"},"modified":"2019-10-09T19:51:07","modified_gmt":"2019-10-09T18:51:07","slug":"art-en-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/art-en-suisse\/","title":{"rendered":"Art en Suisse"},"content":{"rendered":"<p>Les tentatives de faire le point sur une \u00e9poque ou une tendance de l&rsquo;art en Suisse sont assez rares. Je rassemble sur cette page quelques cas, \u00e0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;exposition <strong>Swiss Pop Art<\/strong> au Kunsthaus d&rsquo;Aarau.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau 26 juillet 2017<\/span><\/p>\n<p>Le Kunsthaus d\u2019Aarau fait le point sur la Suisse et le Pop Art jusqu\u2019au 1er octobre. Une r\u00e9flexion historique, mais une pr\u00e9sentation l\u00e9g\u00e8re et joyeuse qui a su faire ressortir l\u2019esprit d\u2019artistes jeunes \u00a0dont beaucoup sont devenus tr\u00e8s connus, (Peter St\u00e4mpfli, Urs L\u00fcthi, Markus Raetz, par exemple), en approfondissant certains aspects de leur premi\u00e8re expression tonitruante. On sent bien qu\u2019il s\u2019agissait pour tous de casser le cadre, <!--more-->le cadre de la toile, celui des cat\u00e9gories artistiques, graphisme et peinture notamment, celui des sujets, d\u2019explorer de nouveaux mat\u00e9riaux aussi pour des reliefs, de la sculpture.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lucerne 26 avril 2008<\/span><br \/>\n<strong>Art vid\u00e9o suisse des ann\u00e9es 70 et 80. Une reconstruction jusqu&rsquo;au 4 mai 2008.<\/strong><br \/>\nLe Mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne pr\u00e9sente la vid\u00e9o suisse des ann\u00e9es 70 et 80.<br \/>\nVingt installations vid\u00e9o soigneusement reconstitu\u00e9es avec l&rsquo;aide des artistes et de nombreuses projections en annexe. L&rsquo;exposition du mus\u00e9e des beaux-arts de Lucerne tente de poser les jalons d&rsquo;une histoire de la vid\u00e9o en Suisse. Un d\u00e9fi r\u00e9ussi par la qualit\u00e9 des oeuvres et le soin port\u00e9 \u00e0 leur mise en valeur.<\/p>\n<p>Le souci d&rsquo;utiliser les appareils de l&rsquo;\u00e9poque souligne l&rsquo;\u00e9volution technologique. Elle cr\u00e9e \u00e9galement une atmosph\u00e8re r\u00e9tro et devient un \u00e9l\u00e9ment esth\u00e9tique, \u00e9l\u00e9ment condamn\u00e9 \u00e0 dispara\u00eetre d&rsquo;ici quelques ann\u00e9es d&rsquo;ailleurs, lorsqu&rsquo;il ne sera plus possible de trouver des appareils de t\u00e9l\u00e9visions anciens qui fonctionnent encore. Lorsque les nouvelles technologies sont apparues dans les expositions artistiques, elles ont toujours \u00e9t\u00e9 assimil\u00e9es \u00e0 l&rsquo;innovation. Ainsi la vid\u00e9o s&rsquo;est-elle impos\u00e9e \u00e0 partir des ann\u00e9es 1970 sous cet \u00e9tendard. Pourtant il y a un paradoxe, ces technologies \u00e9voluent rapidement non seulement dans leurs possibilit\u00e9s, mais surtout dans leur aspect. De la sorte une exposition consacr\u00e9e \u00e0 la vid\u00e9o dans les ann\u00e9es 1970 &#8211; 1980 prend un caract\u00e8re tr\u00e8s r\u00e9tro et nostalgique en montrant d&rsquo;anciens appareils remplac\u00e9s par de nombreuses autres g\u00e9n\u00e9rations depuis leur apparition.<br \/>\nRen\u00e9 Bauermeister, Silvie et Ch\u00e9rif Defraoui, Eric Lanz, G\u00e9rald Minkoff, Muriel Olesen, Alexander Hahn, Jean Otth, Hannes Vogel, Marie-Jos\u00e9 Burki quelques noms parmi les plus connus qui forment d\u00e9j\u00e0 deux g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;artistes vid\u00e9o alors que la troisi\u00e8me est en pleine activit\u00e9.<\/p>\n<p>Plusieurs pi\u00e8ces occupent une salle enti\u00e8re et affirment des identit\u00e9s esth\u00e9tiques tr\u00e8s fortes. Par exemple \u00ab\u00a0La vid\u00e9o, je m&rsquo;en balance\u00a0\u00bb, 1984 de Muriel Olesen, qui r\u00e9unit cam\u00e9ras et projecteurs de diapositives sur des balan\u00e7oires ou La travers\u00e9e du si\u00e8cle II, 1988 de Ch\u00e9rif et Silvie Defraoui, une atmosph\u00e8re marine avec phares et bateaux en bouteilles tout \u00e0 fait superbes. On trouve aussi deux lettres de l&rsquo;alphabet d&rsquo;Eric Lanz D comme Diane et G comme Gorgones, 1985. L&rsquo;exposition est une occasion unique de voir ses pi\u00e8ces. Un colloque a examin\u00e9 les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la conservation, la recr\u00e9ation et \u00e0 l&rsquo;histoire de la vid\u00e9o, les actes du colloque et le catalogue de l&rsquo;exposition paraitront fin 2008.<br \/>\nL&rsquo;exposition et le colloque ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9s par Aktive Archive.<br \/>\nLa Tate et plusieurs institutions am\u00e9ricaines ont d\u00e9velopp\u00e9 un projet sur la conservation des films et vid\u00e9os intitul\u00e9 Media Matters.<br \/>\nPatrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu 26 avril 2008<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Mus\u00e9e Rath Gen\u00e8ve jusqu&rsquo;au 13 janvier 2002.<\/span><\/p>\n<p><strong>Un si\u00e8cle de d\u00e9fis.\u00a0 <\/strong><strong>L&rsquo;art du XXe si\u00e8cle dans les collections du mus\u00e9e des beaux-arts d&rsquo;Aarau.<\/strong><br \/>\nCollectionner l\u2019art suisse?<br \/>\nLe Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire de Gen\u00e8ve profite des travaux d\u2019extension du Kunsthaus d\u2019Aarau, confi\u00e9s aux architectes Herzog et de Meuron, pour pr\u00e9senter la collection d\u2019art suisse de cette institution, qui a la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre l\u2019une des meilleures du pays, dans les salles du mus\u00e9e Rath.<\/p>\n<p>Il est tr\u00e8s rare qu\u2019une institution se lance dans un essai de synth\u00e8se \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelon helv\u00e9tique face au foisonnement cantonal de la production, car il prend in\u00e9vitablement un caract\u00e8re de palmar\u00e8s. (En apart\u00e9, je rel\u00e8ve que les 3 expositions d&rsquo;art suisse pr\u00e9sent\u00e9es cette ann\u00e9e \u00e0 Berne, Gen\u00e8ve et Zurich ne jugent pas utile de souligner le caract\u00e8re exclusivement helv\u00e9tique de ces manifestations, tellement, il va de soi sans doute, peut-\u00eatre aussi pour \u00e9viter un p\u00e9rilleux exercice de d\u00e9finition. Quelques toiles de Kirchner et Rouault, des travaux de Jean Arp, ne modifient pas le fait que la s\u00e9lection genevoise dans les collections d&rsquo;Aarau est en premier lieu une pr\u00e9sentation d&rsquo;art suisse.)\u00a0L&rsquo;exposition du mus\u00e9e Rath propose un parcours \u00e0 travers le XXe si\u00e8cle. Au premier \u00e9tage sont oppos\u00e9s deux courant bien distincts: l&rsquo;expressionnisme et l&rsquo;abstraction, avec les diverses variations, passages de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre qui sont \u00e9voqu\u00e9s d&rsquo;une fa\u00e7on int\u00e9ressante. L&rsquo;accent est mis sur la peinture et le dessin, seules quelques sculptures viennent rythmer la pr\u00e9sentation. Au sous-sol sont expos\u00e9s les contemporains qui explorent surtout divers aspects de la figuration, Markus Raetz, Anselm Stalder, J. F. Schnyder, Sylvia B\u00e4chli, Andr\u00e9 Thomkins, Ilse Weber, Carmen Perrin par exemple. Dans l&rsquo;ensemble pour reprendre une distinction propos\u00e9e par Nathalie Heinich, les oeuvres retenues (pas toujours les artistes) rel\u00e8vent davantage du paradigme moderne que du paradigme contemporain.<\/p>\n<hr \/>\n<p>\u00c9videmment on sait que toutes les institutions helv\u00e9tiques lorsqu\u2019elles se tournent vers l\u2019art de leur pays ont une optique d\u2019abord cantonale, puis \u00e9largissent parfois leur horizon par cercles concentriques de 50 km., voire davantage! Les collections d\u2019art suisse sont innombrables. Aux institutions du type Kunsthalle ou mus\u00e9e, compl\u00e9t\u00e9es par des fondations s\u2019ajoutent les villes, la Conf\u00e9d\u00e9ration, les banques (le Helmhaus \u00e0 Zurich pr\u00e9sente la collection d&rsquo;art suisse contemporain d&rsquo;une banque priv\u00e9e, constitu\u00e9e au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es: J<em>ulius B\u00e4r Art im Helmhaus zu Gast<\/em> jusqu&rsquo;au 14 octobre), les assurances (le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne a pr\u00e9sent\u00e9 de mars \u00e0 mai 2001 la collection d&rsquo;art suisse d&rsquo;une assurance, sous le titre <em>l&rsquo;art de la Mobili\u00e8re<\/em>) et d\u2019autres entreprises. La plupart des grands organismes priv\u00e9s respectent la structure cantonale et ne cherchent pas du tout \u00e0 imposer une synth\u00e8se. Il n\u2019a d\u2019ailleurs jamais \u00e9t\u00e9 s\u00e9rieusement question de cr\u00e9er un mus\u00e9e des beaux-arts national, ce qui favorise le foisonnement local, mais rend la visibilit\u00e9 difficile.<br \/>\nQuoi qu\u2019il en soit, la supr\u00e9matie \u00e9conomique s\u2019affirme lentement dans le champ culturel \u00e9galement et Zurich est parvenu \u00e0 marquer des points d\u00e9cisifs au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Pour ce qui concerne l\u2019art suisse, le Helmhaus par exemple a organis\u00e9 d\u2019importantes expositions monographiques d\u2019artistes suisses d\u2019origines diverses: Anselm Stalder (AG), Thomas Huber (ZH), Silvie Defraoui (SG) ou Balthasar Burkhard (BE) pour citer dans le d\u00e9sordre quelques exemples r\u00e9cents.<br \/>\nOn imagine la difficult\u00e9 d\u2019affirmer une identit\u00e9 culturelle pour des villes comme Aarau, Soleure, Olten et Winterthour (j\u2019allais oublier Glaris, Zoug et Lucerne et l\u2019on pourrait aller jusqu\u2019\u00e0 Thoune, Bienne ou Fribourg) prises en tenaille entre des \u00ab capitales \u00bb comme Berne, B\u00e2le et Zurich, tous ces lieux \u00e9tant \u00e0 moins d\u2019une heure de d\u00e9placement les uns des autres. Incontestablement cette affirmation passe par l\u2019accumulation et la pr\u00e9sentation de collections artistiques consid\u00e9rables et suppose le d\u00e9veloppement de strat\u00e9gies plus ou moins agressives.<br \/>\nLe passage par la p\u00e9riph\u00e9rie romande r\u00e9v\u00e8le une strat\u00e9gie d\u2019affirmation, par rapport aux villes voisines, qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 poursuivie par l&rsquo;institution argovienne au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Ses collections ont beaucoup voyag\u00e9 hors de Suisse \u00e9galement. En ses murs, pour marquer le quaranti\u00e8me anniversaire du b\u00e2timent qu\u2019elle occupe actuellement, l\u2019institution a consacr\u00e9 en 1999 une exposition relatant 40 ans d\u2019art suisse \u00e0 partir de ses collections. \u00ab 99 respektive 59 \u00bb R\u00fccksicht auf 40 Jahre Kunst in der Schweiz, Aargauer Kunsthaus Aarau, dont on retrouve plusieurs pi\u00e8ces ici. Il faut relever qu\u2019Aarau a toujours eu une politique assez ouverte. En effet lors de l\u2019exposition de No\u00ebl, elle invite non seulement les artistes r\u00e9sidant dans le canton, mais tous ceux, o\u00f9 qu\u2019ils habitent, qui ont une origine argovienne; ce qui permet \u00e0 la commission d\u2019achat d\u2019avoir une vision plus compl\u00e8te de la production helv\u00e9tique et d\u2019\u00e9chapper \u00e0 un cantonalisme trop \u00e9troit.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer. L&rsquo;art en jeu, 8 septembre 2001.<\/p>\n<hr \/>\n<p>R\u00e9ouverture du Kunsthaus d&rsquo;Aarau avec l&rsquo;inauguration de l&rsquo;extension de Herzog &amp; de Meuron les 17 et 18 octobre 2003.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Aarau Kunsthaus. La collection jusqu&rsquo;au 15 f\u00e9vrier 2004<\/span><br \/>\nL&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de l&rsquo;automne en Suisse, c&rsquo;est l&rsquo;inauguration de l&rsquo;extension du Kunsthaus d&rsquo;Aarau r\u00e9alis\u00e9e avec beaucoup de discr\u00e9tion et d&rsquo;efficacit\u00e9 par le bureau Herzog &amp; de Meuron.<br \/>\nConstruit entre 1957 et 1959 par les architectes Loepfe, H\u00e4nni et H\u00e4nggli, le b\u00e2timent du Kunsthaus d\u2019Aarau disposait d\u2019une vaste cour qui marquait son entr\u00e9e et le s\u00e9parait du reste de la ville. C\u2019est sur cet espace qu\u2019est venu se greffer l\u2019extension nouvelle con\u00e7ue par le bureau Herzog &amp; de Meuron, associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;artiste conceptuel Remy Zaugg. Ils ont conserv\u00e9 la cour, mais celle-ci est mont\u00e9e d\u2019un \u00e9tage devenant une terrasse qui permet de jeter un regard inattendu sur la ville. Elle \u00e9tablit aussi un lien avec les b\u00e2timents historiques voisins et un parc qui se trouve derri\u00e8re. La pierre de tuf moussue souligne ce caract\u00e8re de jardin urbain. Un escalier int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur marque l\u2019entr\u00e9e du b\u00e2timent et r\u00e9p\u00e8te la rampe de l\u2019\u00e9difice d\u2019origine. L\u2019espace d\u2019accueil d&rsquo;un blanc \u00e9clatant est con\u00e7u pourtant comme une grotte dont les murs \u00e9voquent les asp\u00e9rit\u00e9s du cristal. Le b\u00e2timent lui-m\u00eame offre sur deux \u00e9tages en sous-sol et au rez une suite de salles d\u2019expositions construites autour d\u2019une petite cour int\u00e9rieure dans laquelle s\u2019\u00e9tire pour l\u2019instant une MIMI de Markus Raetz. Le sous-sol est en lumi\u00e8re artificielle alors que le rez utilise le plus possible l&rsquo;\u00e9clairage naturel par de grandes vitres qui maintiennent le contact avec la ville et par la cour int\u00e9rieure.<br \/>\nEn plus des salles d&rsquo;exposition le sous-sol comprend un vestiaire et un espace de lecture pour lequel une ensemble important de toiles et d&rsquo;aquarelles sur le th\u00e8me de la biblioth\u00e8que a \u00e9t\u00e9 command\u00e9 au peintre Thomas Huber.<br \/>\nL&rsquo;exposition d&rsquo;ouverture est consacr\u00e9e \u00e0 la collection dont elle cherche \u00e0 donner l&rsquo;aper\u00e7u le plus large possible sous le titre: Nouveaux espaces. La collection dans le Kunsthaus \u00e9largi jusqu&rsquo;au 15 f\u00e9vrier 2004.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Moutier, Mus\u00e9e jurassien des arts;\u00a0Soleure, Kunstmuseum<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><strong>Analogue dialogue<\/strong> jusqu\u2019au 11 novembre 2001:\u00a0Plan, maquette et sc\u00e8ne dans l\u2019art contemporain.<\/p>\n<p><u>L&rsquo;oeuvre d&rsquo;art, un objet qui s\u2019\u00e9chappe<\/u><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019exposition commune propos\u00e9e par les mus\u00e9es de Moutier et de Soleure propose d\u2019explorer un courant de plus en plus frappant dans l\u2019art actuel et que l\u2019on observe depuis plusieurs ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0. En effet un nombre croissant d\u2019artistes s\u2019int\u00e9ressent aux maquettes, aux mod\u00e8les r\u00e9els ou virtuels.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Loin de chercher \u00e0 r\u00e9unir les \u0153uvres de cr\u00e9ateurs d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s connus sur la sc\u00e8ne internationale qui proposent ce genre de r\u00e9alisation, l\u2019exposition rassemble les exp\u00e9rimentations d&rsquo;artistes relativement jeunes, elle couvre en fait deux g\u00e9n\u00e9rations, et le plus souvent helv\u00e9tiques.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le m\u00e9rite de cette exposition est d\u2019offrir un regard sur la cr\u00e9ation contemporaine \u00e0 travers une probl\u00e9matique importante. Son d\u00e9faut est, sans doute en raison de l\u2019extr\u00eame diffusion de cette probl\u00e9matique, de ne pas se concentrer sur l\u2019un de ses aspects: soit la cr\u00e9ation d\u2019objets artefacts, soit la cr\u00e9ation d\u2019architectures imaginaires ou encore les r\u00e9alisations sur ordinateur avec les possibilit\u00e9s de diffusion sur le web qui s\u2019offrent \u00e0 elles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Elle propose certes une r\u00e9flexion stimulante en confrontant diff\u00e9rents modes d\u2019approche de cette question, mais ne semble pas s\u2019interroger sur la nature du discours qu&rsquo;elle rend possible. En effet il peut \u00eatre introspectif, ici repr\u00e9sent\u00e9 par F\u00e9lix Stephan Huber et l\u2019on pense \u00e0 l\u2019installation de Gregor Schneider dans le pavillon allemand \u00e0 Venise cette ann\u00e9e, ou enti\u00e8rement ludique ou encore politique, un aspect non repr\u00e9sent\u00e9 ici sauf erreur. Je pense \u00e0 l\u2019installation de Thomas Hirschhornexpos\u00e9e au Kunsthaus \u00e0 Zurich en ce moment. On peut aussi s\u2019interroger sur la v\u00e9ritable pertinence de la mise en parall\u00e8le entre ces travaux proposant des maquettes r\u00e9elles et les recherches sur ordinateur bien repr\u00e9sent\u00e9es ici par les travaux d\u2019Yves Netzhammer d\u2019une part (pour voir d&rsquo;autres exemples de ce travail: <a href=\"http:\/\/on1.zkm.de\/zkm\/stories\/storyReader$1322\">http:\/\/on1.zkm.de\/zkm\/stories\/storyReader$1322<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.natuerlichkuenstlich.de\/netzhammer1.html\">http:\/\/www.natuerlichkuenstlich.de\/netzhammer1.html<\/a>)<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">et de Nathalie Novarina et Marcel Croubalian d\u2019autre part.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les mises en cause impliqu\u00e9es par les possibilit\u00e9s r\u00e9centes par rapport \u00e0 ceux qui ne font que r\u00e9agir ou \u00e9voluer face au minimalisme ou au n\u00e9o-dada\u00efsme ne sont pas formul\u00e9es dans l\u2019exposition.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><u>Du mur \u00e0 la toile !<\/u><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019\u0153uvre d\u2019art qui a fui le mur depuis les ann\u00e9es 1960, pour s\u2019\u00e9taler dans l\u2019espace rejoint maintenant la toile (web). On assiste \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne curieux. Les expositions qui tentent de mettre en \u00e9vidence les \u00ab\u00a0pr\u00e9curseurs\u00a0\u00bb de l\u2019art virtuel se multiplient. En France, on a red\u00e9couvert l&rsquo;art cin\u00e9tique et l\u2019op art, sacr\u00e9s pr\u00e9curseurs, parce qu\u2019ils impliquent une interactivit\u00e9, une participation du spectateur. Cette pr\u00e9occupation de l\u2019interactivit\u00e9 semble dominer une grande partie de l\u2019approche de l\u2019art contemporain actuel dans ce pays. Elle \u00e9tait tr\u00e8s clairement mise en \u00e9vidence dans la derni\u00e8re <a href=\"Lyon.html\">Biennale<\/a> de Lyon par exemple. On rel\u00e8vera que dans les expositions de Moutier et de Soleure, l\u2019aspect ludique, interactif n\u2019est pas pris en compte. Par ailleurs bien que l&rsquo;on recherche des pr\u00e9curseurs qui sont aussi souvent des acteurs de l&rsquo;\u00e9volution actuelle, il n\u2019y a dans l&rsquo;exposition ni ordinateur, ni connexion directe avec le web, ce qui est dommage.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 29 septembre 2001<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les tentatives de faire le point sur une \u00e9poque ou une tendance de l&rsquo;art en Suisse sont assez rares. Je rassemble sur cette page quelques cas, \u00e0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;exposition Swiss Pop Art au Kunsthaus d&rsquo;Aarau. 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