{"id":2301,"date":"2018-01-23T13:53:00","date_gmt":"2018-01-23T12:53:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=2301"},"modified":"2021-12-04T17:40:07","modified_gmt":"2021-12-04T16:40:07","slug":"georg-baselitz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/georg-baselitz\/","title":{"rendered":"Georg Baselitz"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 4 d\u00e9cembre 2021<\/span><\/p>\n<p>Le centre Pompidou consacre une r\u00e9trospective \u00e0 Georg Baselitz jusqu&rsquo;au 7 mars 2022. Elle montre la recherche d&rsquo;une peinture comme exp\u00e9rience intense, comme coup de poing qui renverse le r\u00e9el pour concilier la force de l&rsquo;inspiration du r\u00e9el et la densit\u00e9 d&rsquo;une expression mat\u00e9rielle de la peinture. Chez cet artiste la passion d&rsquo;autres p\u00e9riodes artistiques, en l&rsquo;occurence le mani\u00e9risme et d&rsquo;autres cultures, \u00e0 savoir la sculpture africaine ont nourri sa propre d\u00e9marche cr\u00e9atrice.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le 23 janvier 2018:<\/span><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le et la Fondation Beyeler s&rsquo;unissent pour rendre hommage \u00e0 Georg Baselitz, \u00e0 l&rsquo;occasion de ses 80 ans.<\/p>\n<p>Fondation Beyeler: Georg Baselitz 21 janvier &#8211; 29 avril, Mus\u00e9e des beaux-arts, travaux sur papier.<\/p>\n<p>Avec 90 peintures et une douzaine de sculptures d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, pr\u00e8s de 150 dessins de l&rsquo;autre, la Fondation Beyeler et le mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e2le rendent un hommage important \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/georg-baselitz\/\">Georg Baselitz<\/a> \u00e0 l&rsquo;occasion de son 80\u00e8me anniversaire. Il faut relever \u00e9galement que la plupart des dessins expos\u00e9s au mus\u00e9e proviennent de la propre collection de l&rsquo;institution. <!--more-->En effet, elle fut la premi\u00e8re \u00e0 organiser une exposition des dessins de l&rsquo;artiste en 1970 et poursuivit une politique d&rsquo;acquisition impressionnante.<\/p>\n<p>A chaque fois, c&rsquo;est le parti d&rsquo;une r\u00e9trospective qui a \u00e9t\u00e9 retenu, jusqu&rsquo;aux toiles les plus r\u00e9centes qui sont path\u00e9tiquement marqu\u00e9es par l&rsquo;\u00e2ge. Une sensation qui surprend, face \u00e0 la pr\u00e9sence de l&rsquo;artiste, qui semble en grande forme, plein d&rsquo;humour et de finesse lors de la conf\u00e9rence de presse. Il a ainsi soulign\u00e9 la double source de son inspiration, \u00a0tir\u00e9es des exp\u00e9riences personnelles du quotidien et de la tradition. Il a \u00e9voqu\u00e9 la fascination qu&rsquo;il \u00e9prouve pour le d\u00e9filement des rails lorsqu&rsquo;il se tient dans le dernier wagon regardant par la fen\u00eatre arri\u00e8re, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, et de l&rsquo;autre sa curiosit\u00e9 pour les oeuvres anciennes parfois oubli\u00e9es. Le parti-pris de l&rsquo;exposition est de ne retenir que les oeuvres qui montrent des figures humaines \u00e0 travers diff\u00e9rentes p\u00e9riodes, \u00e0 l&rsquo;exception de quelques animaux, excluant natures mortes et paysages. La pr\u00e9sentation associe sculptures et peintures de fa\u00e7on remarquable et joue avec cette double repr\u00e9sentation de l&rsquo;homme. On r\u00e9alise ainsi que les figures sont souvent des avatars de l&rsquo;artiste, depuis les H\u00e9ros des ann\u00e9es 1960, jusqu&rsquo;\u00e0 ces fant\u00f4mes qui font penser \u00e0 des radiographies des toiles les plus r\u00e9centes.<\/p>\n<hr \/>\n<p>Mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris La collection Michael Werner. 5 octobre 2012 \u2013 3 mars 2013.<\/p>\n<p>Depuis que j\u2019\u00e9cris sur mon site, j\u2019ai sauf de tr\u00e8s rares exceptions, toujours respect\u00e9 le principe de n\u2019\u00e9voquer que des expositions que j\u2019ai visit\u00e9es. Un r\u00e9cent s\u00e9jour \u00e0 Paris me montre \u00e0 nouveau \u00e0 quel point il est important de respecter ce principe. Le mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville annonce depuis quelques mois la pr\u00e9sentation de la collection Michael Werner. On parle d\u2019un don de 130 oeuvres, mais je n\u2019avais pas compris qu\u2019il s\u2019agissait non pas de la pr\u00e9sentation de ce don, mais d\u2019une exposition de la quasi totalit\u00e9 d\u2019une \u00ab\u00a0collection\u00a0\u00bb ou d\u2019un fond d\u2019un grand marchand allemand.<\/p>\n<p>Le catalogue comprend pr\u00e8s de 900 pi\u00e8ces. Toutes les salles habituellement consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019accrochage de la collection, sauf les quatre premi\u00e8res, pr\u00e9sentent cet ensemble incroyable et fascinant pour tous ceux qui s\u2019int\u00e9ressent au d\u00e9veloppement de la peinture dans les 30 derni\u00e8res ann\u00e9es du 20e si\u00e8cle. L\u2019exposition propose un grand ensemble de Georg Baselitz dont Werner est le marchand depuis les ann\u00e9es 1960 et s\u2019ach\u00e8ve avec un vaste groupe de peintures, sculptures et dessins de Per Kirkeby. Elle propose des ouvertures sur des artistes bien connus, mais qui ne sont pas les plus c\u00e9l\u00e8bres, que l\u2019on consid\u00e8re plut\u00f4t r\u00e9serv\u00e9s aux connaisseurs avec Derain, Fautrier, Michaux, Broodthaers, mais aussi Otto Dix\u00a0 et Wilhelm Lehmbruck. Parmi les n\u00e9o expressionnistes allemands on trouve Jorg Immendorfff, Markus L\u00fcperz et A.R. Penck. De l\u2019Italie Lucio Fontana et Janis Kounellis. Citons encore Eug\u00e8ne Leroy, Sigmar Polke et Niele Toroni pour n\u2019\u00e9voquer qu\u2019une partie de cet immense d\u00e9ploiement tr\u00e8s \u00e9tonnant. Evidemment, il s\u2019agit d\u2019une exposition qui salue une personnalit\u00e9 et qui ne pose pas de questions, on voudrait en savoir plus sur cette activit\u00e9, sur la relation entre les oeuvres retenues dans la collection et l\u2019ensemble des artistes expos\u00e9s par la galerie. Incontestablement cette pr\u00e9sentation \u00e9voque un cheminement proche du centre le plus actif, mais qui suit pourtant des lignes de traverses originales.<br \/>\nPatrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu 27 novembre 2012<\/p>\n<hr \/>\n<p>Georg Baselitz pr\u00e9sente une r\u00e9trospective de son travail \u00e0 la Royal Academy \u00e0 Londres du 22 septembre au 9 d\u00e9cembre 2007.<\/p>\n<p>La Royal Academy rend un hommage monumental \u00e0 Georg Baselitz en lui d\u00e9diant une vaste r\u00e9trospective qui met en \u00e9vidence la puissance de cette expression picturale.<br \/>\nPlusieurs \u00e9poques et traditions inspirent l&rsquo;oeuvre du peintre, par exemple le mani\u00e9risme italien d\u00e9couvert dans les ann\u00e9es 1960, qui inspire ses figures de h\u00e9ros, anti-h\u00e9ros avec lesquels l&rsquo;exposition d\u00e9bute. Plus loin des fragments du corps, en l&rsquo;occurrence des pieds deviennent des sujets, des pr\u00e9textes \u00e0 des toiles \u00e9tonnantes. La toile <em>Ob\u00e9ron<\/em> qui dispose des figures dans un cercle est li\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sentation de dessins et de gravures. Puis d\u00e9bute le traitement de th\u00e8mes traditionnels: figures, natures mortes, paysages renvers\u00e9s. La s\u00e9rie des femmes de Dresde de 1989 sur panneaux de bois. Les derni\u00e8res salles sont consacr\u00e9es aux toiles r\u00e9unies sous la notion de <em>Remix<\/em> o\u00f9 il reprend ses propres oeuvres en gravure et en peinture dans une veine diff\u00e9rente. Alors qu&rsquo;il a toujours jou\u00e9 sur les r\u00e9f\u00e9rences on comprend bien cette d\u00e9marche, ce retour sur lui-m\u00eame, mais il faut dire que la confrontation directe entre les premi\u00e8res toiles et ce qu&rsquo;elles inspirent maintenant n&rsquo;est pas convaincant. Par exemple il a repris Ob\u00e9ron et les deux toiles se font face de mani\u00e8re spectaculaire, mais la seconde version sur un fond blanch\u00e2tre parait vraiment d&rsquo;une p\u00e2leur fantomatique, path\u00e9tique face \u00e0 la vigueur de la premi\u00e8re.<br \/>\nPatrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu 18 octobre 2007<\/p>\n<hr \/>\n<p>Georg Baselitz<br \/>\nLa Fondation de l&rsquo;Hermitage \u00e0 Lausanne consacre son exposition estivale au peintre allemand Georg Baselitz (1938) jusqu&rsquo;au 29 octobre 2006.<\/p>\n<p>Avec une centaine d&rsquo;oeuvres avant tout des toiles, quelques dessins et estampes, quatre sculptures, on d\u00e9couvre les facettes de l&rsquo;un des cr\u00e9ateurs les plus connus de la fin du XXe si\u00e8cle. Une partie des oeuvres sont des pi\u00e8ces conserv\u00e9es par l&rsquo;artiste pour garder les traces de son \u00e9volution, d&rsquo;autres proviennent de collections priv\u00e9es, certaines sont aussi des toiles r\u00e9centes. Peintre, Baselitz s&rsquo;est fait conna\u00eetre par le fait caract\u00e9ristique que les sujets qu&rsquo;il repr\u00e9sente sont souvent \u00e0 l&rsquo;envers, une fa\u00e7on d&rsquo;affirmer la primaut\u00e9 de la peinture sur les sujets d&rsquo;ailleurs traditionnels (figures, natures mortes, paysages) qu&rsquo;il repr\u00e9sente. L&rsquo;accrochage n&rsquo;est pas organis\u00e9 chronologiquement, mais pr\u00e9sente plut\u00f4t des th\u00e8mes, des autoportraits, des portraits de sa femme Elke, des fragments du corps. On trouve aussi dans une salle <em>Les mangeurs d&rsquo;oranges<\/em> de 1981-1982 et dans une autre les <em>H\u00e9ros<\/em>. Les animaux, les aigles en particulier sont au dernier \u00e9tage.<br \/>\nLes toiles de l&rsquo;artiste souvent de grande dimension s&rsquo;int\u00e8grent mieux aux nouveaux espaces du sous-sol que dans les pi\u00e8ces historiques de la demeure. C&rsquo;est du moins la premi\u00e8re impression lorsque l&rsquo;on parcourt l&rsquo;exposition. Il semble pourtant que l&rsquo;artiste se soit plu \u00e0 cette confrontation puisqu&rsquo;il a m\u00eame plac\u00e9 un autoportrait dans le salon bleu consacr\u00e9 aux portraits de la famille Bugnion. Il s&rsquo;agit d&rsquo;ailleurs d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement, car c&rsquo;est en fait la premi\u00e8re fois que cette institution consacre une exposition de cette ampleur \u00e0 un artiste vivant.<br \/>\nIl faut relever que la Pinakothek der Moderne \u00e0 Munich d\u00e9die \u00e9galement une importante exposition \u00e0 Georg Baselitz du 21 juillet &#8211; 29 octobre 2006.<br \/>\nPatrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 14 juillet 2006<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paris 4 d\u00e9cembre 2021 Le centre Pompidou consacre une r\u00e9trospective \u00e0 Georg Baselitz jusqu&rsquo;au 7 mars 2022. 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