{"id":2864,"date":"2018-12-08T19:06:29","date_gmt":"2018-12-08T18:06:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=2864"},"modified":"2024-04-28T12:27:21","modified_gmt":"2024-04-28T11:27:21","slug":"steve-mcqueen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/steve-mcqueen\/","title":{"rendered":"Steve McQueen"},"content":{"rendered":"<h3>Le Schaulager \u00e0 B\u00e2le annonce une exposition Steve Mc Queen pour 2025.<\/h3>\n<div>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Nyon 20 avril 2024<\/span><\/p>\n<p>Vu \u00e0 Nyon <strong>Occupied City<\/strong> de Steve Mc Queen. Le film commence \u00e0 13h. 15 et s\u2019ach\u00e8ve \u00e0 17.45 avec un quart d\u2019heure de pause.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Bas\u00e9 sur un livre consacr\u00e9 aux ann\u00e9es d\u2019occupation d\u2019Amsterdam entre 1940 et 1945, le film juxtapose une voix off qui rapporte ce qui s\u2019est pass\u00e9 \u00e0 certaines adresses dans la ville pendant la guerre et des images film\u00e9es au d\u00e9but des ann\u00e9es 2020 depuis l\u2019\u00e9pisode du Covid jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des premiers r\u00e9fugi\u00e9s d\u2019Ukraine. On voit les gens qui patinent sur les canaux ou qui se baignent selon la saison, la parade de Saint Nicolas, les centres de vaccination covid, des manifestations pour le climat. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 le d\u00e9roulement d\u2019une vie quotidienne et de l\u2019autre le r\u00e9cit\u00a0 des trag\u00e9dies qui se sont d\u00e9roul\u00e9es pendant l\u2019occupation non seulement concernant les juifs, mais aussi ceux qui ont collabor\u00e9 et l\u2019on sent qu\u2019il y avait un fort soutien aux nazis, ce qui fait penser \u00e0 la force de l\u2019extr\u00eame droite aujourd\u2019hui aux Pays-Bas. La communaut\u00e9 juive d\u2019Amsterdam est estim\u00e9e \u00e0 80\u2019000 personnes en 1940 et 60&rsquo;000 ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es en d\u00e9portation, plus de 100&rsquo;000 pour la totalit\u00e9 du pays. C&rsquo;est une fa\u00e7on passionnante de raconter l&rsquo;histoire, car la simplicit\u00e9 et la beaut\u00e9 des images d&rsquo;un quotidien relativement paisible contraste avec la lourdeur et l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9vocation historique.<\/p>\n<\/div>\n<h3>Steve McQueen Les Veuves (Widows)<\/h3>\n<p>Le cin\u00e9aste Steve Mc Queen renverse les codes du polar traditionnel en imaginant ce que font les veuves de 4 gangsters, apr\u00e8s que le dernier coup de leurs maris ait mal tourn\u00e9 et qu&rsquo;elles se retrouvent veuves. Au r\u00e9cit criminel s&rsquo;ajoute une critique sociale et politique des municipalit\u00e9s aux Etats-Unis. Noires ou immigr\u00e9es, ces veuves doivent reprendre le dessus en suivant le plan d&rsquo;un coup mont\u00e9 par le mari de l&rsquo;une d&rsquo;elles. Tout en \u00e9tant tr\u00e8s violent le film est rempli d&#8217;empathie et renverse tous les clich\u00e9s traditionnels. Liam Neeson, Mr Rawlins, le principal gangster ressemble \u00e9trangement \u00e0 Clint Eastwood dans un hommage critique sans doute voulu. La structure du film en s\u00e9quences courtes tr\u00e8s intenses fait penser au rap que chantent deux protagonistes avant leur ex\u00e9cution.<\/p>\n<p>8 d\u00e9cembre 2018<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Twelve Years a Slave de Steve McQueen<\/h3>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ce film a obtenu l&rsquo;Oscar du meilleur film en 2014.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le r\u00e9cit de l\u2019enl\u00e8vement d\u2019un noir, \u00e9tabli et bien int\u00e9gr\u00e9 dans le Nord des Etats-Unis pour \u00eatre vendu comme esclave au Sud, en G\u00e9orgie. Ces enl\u00e8vements \u00e9taient fr\u00e9quents. Le h\u00e9ros du r\u00e9cit, Solomon, fut l\u2019un des rares survivants qui put raconter son cauchemar. Steve Mc Queen, artiste vid\u00e9o et cin\u00e9aste a utilis\u00e9 cette histoire vraie qui se passe dans les ann\u00e9es 1840 pour en faire un film, c\u2019est-\u00e0-dire environ 20 ans avant le moment o\u00f9 se passe le r\u00e9cit <em>d\u2019Autant en emporte le vent<\/em>. On ne peut \u00e9viter de penser \u00e0 cette r\u00e9alisation, dont Steve Mc Queen propose en fait une mise en contexte r\u00e9aliste\u00a0!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans cette r\u00e9alisation Steve Mc Queen associe diverses formes d&rsquo;expression, les explorations de la vid\u00e9o, centr\u00e9e sur des moments brefs et paroxysmiques sont tr\u00e8s pr\u00e9sentes. Par exemple le moment o\u00f9 le h\u00e9ros se retrouve encha\u00een\u00e9 dans un cachot, avant d&rsquo;\u00eatre transport\u00e9 par bateau avec d&rsquo;autres compagnons d&rsquo;infortune. Il y a aussi les diverses confrontations avec des chefs, les pendaisons et les innombrables sc\u00e8nes de fouettage. Ces moments de forte intensit\u00e9 dramatique interrompent pourtant le r\u00e9cit. Il y a encore un c\u00f4t\u00e9 photographique avec des arr\u00eats sur image dans certains paysages. De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, on voit se d\u00e9rouler un v\u00e9ritable film historique avec diverses reconstitutions en costumes, la vie dans les plantations, film historique, mais aussi film militant qui veut faire prendre la mesure de l&rsquo;horreur commise. Les passages d&rsquo;un syst\u00e8me d&rsquo;expression \u00e0 l&rsquo;autre ne vont pas de soi. On per\u00e7oit aussi que le cin\u00e9aste a beaucoup r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 ces ph\u00e9nom\u00e8nes, il a \u00e9voqu\u00e9 les suicides collectifs \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e des conquistadors dans <em>Carib&rsquo;s Leap<\/em>, et si la tentation du suicide est pr\u00e9sente dans le film, l&rsquo;on n&rsquo;y recourt que rarement. Il y a encore l&rsquo;\u00e9trange r\u00e9alit\u00e9 que les esclaves sont convertis et partagent la m\u00eame religion que leurs bourreaux.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, l&rsquo;art en jeu 27 janvier 2014<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Schaulager \u00e0 B\u00e2le pr\u00e9sente une exposition Steve Mc Queen du 16 mars au 1er septembre 2013. Elle comprend 25 pi\u00e8ces, photos et vid\u00e9os de 1992 \u00e0 2012. Si certains films sont pr\u00e9sent\u00e9s en continu, pour trois projections: <em>7th Nov<\/em>., <em>Carib&rsquo;s Leap<\/em>et <em>Giardini<\/em>, il est demand\u00e9 au visiteur de ne regarder le film que lorsqu&rsquo;il commence. Si l&rsquo;on respecte cette injonction, il faut pr\u00e9voir plusieurs heures pour la visite. En ajoutant les seuls temps de projection pour chaque pi\u00e8ce on arrive \u00e0 pr\u00e8s de 3h. sans compter une pr\u00e9sentation de diapositives de 70&prime;.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les travaux de Steve Mc Queen s&rsquo;inscrivent profond\u00e9ment dans notre m\u00e9moire. Avec ses premi\u00e8res pi\u00e8ces, il a obtenu une reconnaissance imm\u00e9diate, elles furent pr\u00e9sent\u00e9es dans le British art Show de 1996 en compagnie de Douglas Gordon et de Damien Hirst notamment. Elles ont conserv\u00e9 toute leur force<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ayant vu la grande exposition de Steve Mc Queen au mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris en 2003, j&rsquo;avoue que j&rsquo;ai eu l&rsquo;impression de conna\u00eetre la plupart de ses travaux. Depuis cette date il a r\u00e9alis\u00e9 deux longs m\u00e9trages<em> Hunger<\/em> et <em>Shame<\/em> sans pour autant abandonner le domaine des expositions d&rsquo;art. Les pi\u00e8ces montr\u00e9es ici indiquent qu&rsquo;il utilise surtout ce v\u00e9hicule pour des travaux tr\u00e8s engag\u00e9s politiquement. Ainsi avec <em>Queen and Country, <\/em>2007- 2009, un projet de timbres postes, \u00e9videmment non accept\u00e9s, dans lequel il demande qu&rsquo;un timbre soit consacr\u00e9 \u00e0 tous les soldats britanniques morts en Iraq. Il est particuli\u00e8rement \u00e9mouvant, puisque l&rsquo;on peut voir jour apr\u00e8s jour, les visages des jeunes soldats d\u00e9c\u00e9d\u00e9s il y a exactement 10 ans. La derni\u00e8re pi\u00e8ce <em>End Credits<\/em>, 2012 \u00e9voque la surveillance par le FBI d&rsquo;un atiste am\u00e9ricain \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de McCarthy. Le film documentaire <em>Gravesend<\/em> en 35mm, 2007 est le travail le plus remarquable r\u00e9alis\u00e9 depuis 2003. Il \u00e9voque l&rsquo;extraction d&rsquo;un minerai au Congo, utilis\u00e9 dans les t\u00e9l\u00e9phones portables. Sans oublier sa participation \u00e0 la Biennale de Venise en 2009, <em>Giardini <\/em>qui est plut\u00f4t m\u00e9lancolique. Avec une sensibilit\u00e9 po\u00e9tique et visuelle tr\u00e8s grande, Steve Mc Queen se livre \u00e0 une d\u00e9construction de tous les \u00e9l\u00e9ments constitutifs d&rsquo;un film, d&rsquo;une vid\u00e9o ou d&rsquo;une photographie. Il analyse, l&rsquo;image, le son, la musique, le r\u00e9cit, les effets de surprise, de tension, l&rsquo;attente du spectateur. Ce qui frappe c&rsquo;est que son projet \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en place d\u00e8s les premiers travaux et qu&rsquo;il l&rsquo;a d\u00e9velopp\u00e9 au fur et \u00e0 mesure des commandes: Biennale de Lyon, Documenta, Biennale de Venise par exemple. Finalement il a utilis\u00e9 cette approche analytique pour r\u00e9aliser des longs-m\u00e9trages.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, l&rsquo;art en jeu 22 mars 2013<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le metteur en sc\u00e8ne <a href=\"exposcollectives\/avignon.html\">Krzysztof Warlikowsky <\/a>s&rsquo;inspire du film de Steve Mc Queen pour sa pr\u00e9sentation de Don Giovanni \u00e0 Bruxelles en 2014.<\/p>\n<h3>Le dernier film de Steve Mc Queen s&rsquo;intitule <em>Shame<\/em> 2011. Avec Michael Fassbender.<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Shame <\/em>de Steve Mc Queen. Cet artiste fascin\u00e9 par le cin\u00e9ma a pu apprendre le m\u00e9tier par son activit\u00e9 de vid\u00e9aste et l\u2019on constate qu\u2019il obtient une ma\u00eetrise stup\u00e9fiante dans ce film intense. Par ailleurs on sent une formation artistique et une approche de l&rsquo;image qui \u00e9voque celle d&rsquo;un sculpteur qui d\u00e9veloppe ses sculptures par fragments, comme <a href=\"expos16-19\/monetturner.html\">Rodin<\/a> par exemple.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">C\u2019est un film sur le corps d\u2019un homme, Michael Fassbender, la pr\u00e9sence d\u2019un corps, les effets d\u2019un corps, les mouvements d\u2019un corps dans la ville. Le corps est entier ou fragment\u00e9, d\u00e9taill\u00e9, organe par organe, surface apr\u00e8s surface\u00a0: visage, sexe, fesses, dos, torse, \u00e9paules, yeux, chevelure. Les dialogues sont r\u00e9duits au minimum et tout passe par l&rsquo;image et l&rsquo;expression corporelle. La d\u00e9rive, le road movie \u00e9rotique peut \u00e9voquer Le Dernier Tango \u00e0 Paris, 1972 ou 9 semaines et demi, 1986, mais il rel\u00e8ve d&rsquo;une id\u00e9ologie tr\u00e8s diff\u00e9rente, car ces productions en huis clos sugg\u00e9raient une rencontre id\u00e9ale, impossible \u00e0 tenir dans le temps. Dans Shame ce sont des rencontres multiples, syst\u00e9matiques qui nourrissent la vision \u00e9rotique. Par ailleurs cette chasse \u00e9perdue est contrebalanc\u00e9e par l\u2019histoire familiale du h\u00e9ros. Elle surgit \u00e0 travers sa soeur qui impose un caract\u00e8re th\u00e9\u00e2tral, dramatique au film et donne une profondeur au personnage central. Une soeur qui rappelle des personnages f\u00e9minins paum\u00e9s que l\u2019on voit dans plusieurs films anglais, en particulier Honey, la soeur de Spyke dans Notting Hill.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer 5 janvier 2012<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Steve Mc Queen occupe le pavillon britannique lors de la biennale de Venise 2009. Il pr\u00e9sente un film sur les Giardini.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Steve Mc Queen a obtenu la cam\u00e9ra d&rsquo;or au festival de Cannes 2008 pour son film <em>Hunger<\/em> consacr\u00e9 \u00e0 la gr\u00e8ve de la faim de Bobby Sands.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Steve McQueen, Speaking in tongues, Mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris jusqu&rsquo;au 23 mars 2003<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Steve McQueen (1969) est l&rsquo;auteur d&rsquo;une quinzaine de films \u00e0 ce jour, l&rsquo;exposition parisienne permet de d\u00e9couvrir quatre productions r\u00e9centes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Once upon a time<\/em>, 2003 projection de 116 images digitalis\u00e9es comment\u00e9es dans une langue myst\u00e9rieuse.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Girls Tricky<\/em>, 2001, pr\u00e9sente une s\u00e9ance d&rsquo;enregistrement du chanteur noir Adrian Thawes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>November 7th<\/em>, 2002, r\u00e9cit d&rsquo;un homme dont on voit dans une seule image immobile le haut du cr\u00e2ne ras\u00e9. Il raconte comment il a tu\u00e9 son fr\u00e8re accidentellement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Illuminer<\/em>, 2001, on voit l&rsquo;artiste nu, couch\u00e9 sur un lit, il regarde un reportage \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision consacr\u00e9 aux troupes britanniques et am\u00e9ricaines engag\u00e9es en Afghanistan dont on entend uniquement le son. L&rsquo;image est tant\u00f4t floue, tant\u00f4t nette. Il y a des mouvements, car le personnage se couvre ou se d\u00e9couvre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les 4 projections sont install\u00e9es de fa\u00e7on diverse l&rsquo;une occupe un espace tr\u00e8s long et l&rsquo;on doit passer derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9cran pour se rendre dans la derni\u00e8re salle. Les autres sont pr\u00e9sent\u00e9es dans des espaces assez confin\u00e9s. Le spectateur doit effectuer un assez long parcours dans le noir s&rsquo;il veut voir les 4 pi\u00e8ces. Manifestement Steve McQueen attire l&rsquo;attention sur le son et l&rsquo;image, les relations ou l&rsquo;absence de relation qui existe entre ces \u00e9l\u00e9ments. Le documentaire peut \u00eatre sonore et l&rsquo;image un plan fixe montrant une seule prise de vue en diapositive. Il peut y avoir au contraire une recherche de lien \u00e9troit entre l&rsquo;image et le son dans la s\u00e9ance d&rsquo;enregistrement du chanteur. Alors qu&rsquo;un reportage de la t\u00e9l\u00e9vison est d\u00e9pouill\u00e9 de sa partie visuelle au profit du son. L&rsquo;image ne montrant que les variations d&rsquo;intensit\u00e9 lumineuse de la tv sur le corps et les draps du lit de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A Kassel, lors de la <a href=\"exposcollectives\/documenta11.html\">Documenta 11<\/a>, Steve McQueen a pr\u00e9sent\u00e9 deux films <em>Western Deep<\/em>, 2002 et <em>Carib\u2019s Leap<\/em>, 2002 deux plong\u00e9es tr\u00e8s diff\u00e9rentes, l&rsquo;une infernale dans une mine d&rsquo;or en Afrique du Sud et l&rsquo;autre idyllique, impressionniste dans des eaux tropicales, mais qui \u00e9voque le suicide collectif des Indiens de la Grenade en 1651. L&rsquo; installation \u00e9tait en fait une petite salle de cin\u00e9ma puisque pour regarder <em>Western Deep<\/em>on devait entrer dans une salle s\u2019asseoir et en principe on \u00e9tait oblig\u00e9 de regarder la totalit\u00e9 du film. Steve McQueen aurait voulu devenir cin\u00e9aste et s\u2019attache \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019image, au point de vue de la cam\u00e9ra, au mouvement de celle-ci. Il joue sur la lenteur, la p\u00e9n\u00e9tration de l\u2019image et la surprise. Bien qu\u2019il soit entr\u00e9 dans le circuit des expositions d\u2019art ses films sont du cin\u00e9ma de qualit\u00e9 et il n\u2019entre pas dans la probl\u00e9matique de l\u2019installation prolif\u00e9rante qui se fait au d\u00e9pens de la qualit\u00e9 de la perception de l&rsquo;image. Ses films ne sont pas narratifs ou plut\u00f4t s\u2019attachent \u00e0 la pr\u00e9sentation d\u2019un seul \u00e9v\u00e9nement, d&rsquo;un seul moment. La descente dans la mine, une rencontre entre deux hommes <em>Bear<\/em>, l\u2019eau qui emporte une bicyclette ou encore l\u2019eau guid\u00e9e dans les caniveaux de Paris (Biennale de <a href=\"exposcollectives\/Lyon.html\">Lyon 2001<\/a>, <em>Connivence<\/em>) de tout petits moments fort bien montr\u00e9s qui rel\u00e8vent du documentaire ou de la photographie. On retrouve les m\u00eames pr\u00e9occupations d&rsquo;une production \u00e0 l&rsquo;autre: la chute, la plong\u00e9e, l&rsquo;exploration lente d&rsquo;une situation, un corps, une confrontation, un paysage.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 27 f\u00e9vrier 2003<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les derniers travaux de Steve McQueen, Once Upon a Time sont pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 Londres jusqu&rsquo;au 7 novembre 2004 \u00e0 la South London Gallery.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Derek Jarman. Brutal Beauty. Exposition con\u00e7ue par Isaac Julien (1960) jusqu&rsquo;au 2 novembre 2008.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Apr\u00e8s la Serpentine Gallery \u00e0 Londres et la Kunsthalle Wien, la Kunsthalle de Zurich pr\u00e9sente Derek Jarman (1942-1994).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Auteur de plusieurs films Derek Jarman s&rsquo;est surtout fait conna\u00eetre par une pr\u00e9sentation de la vie du Caravage. L&rsquo;exposition propose dans la premi\u00e8re salle des peintures de Jarman et sur un \u00e9cran tv la projection du film d&rsquo;Isaac Julien intitul\u00e9 <em>Derek<\/em>. Dans la salle suivante, on d\u00e9couvre un autre film de Julien sur grand \u00e9cran intitul\u00e9 <em>Dungeness<\/em>15&prime;, du nom du petit village isol\u00e9 au bord de la mer dans le Kent, o\u00f9 Jarman avait achet\u00e9 une maison et construit un jardin form\u00e9 des plantes qui poussent dans les sables et d&rsquo;objets divers en m\u00e9tal, en bois ou de pierres. La salle suivante pr\u00e9sente sur une dizaine d&rsquo;\u00e9crans des fragments de films super 8 tir\u00e9s des archives de Jarman, une autre salle propose des films super 8 et l&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve avec la projection de <em>Blue<\/em>, le dernier film de Jarman qui propose un \u00e9cran bleu en hommage \u00e0 <a href=\"yvesklein.html\">Yves Klein,<\/a>pendant 45&prime; avec la lecture d&rsquo;un texte par lui-m\u00eame sur la progression du sida, la maladie qui l&#8217;emporte. Isaac Julien a con\u00e7u l&rsquo;exposition, non comme une r\u00e9trospective, mais comme une installation qui tente de mettre en \u00e9vidence les multiples formes des cr\u00e9ations artistiques de Jarman qui se condid\u00e9rait comme peintre. Il a touch\u00e9 toutes les formes d&rsquo;expression artistique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le site d&rsquo;<a href=\"http:\/\/isaacjulien.com\">Isaac Julien<\/a>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu 1er septembre 2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Schaulager \u00e0 B\u00e2le annonce une exposition Steve Mc Queen pour 2025. Nyon 20 avril 2024 Vu \u00e0 Nyon Occupied City de Steve Mc Queen. Le film commence \u00e0 13h. 15 et s\u2019ach\u00e8ve \u00e0 17.45 avec un quart d\u2019heure de pause. 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