{"id":3245,"date":"2019-07-10T10:51:47","date_gmt":"2019-07-10T09:51:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=3245"},"modified":"2020-01-24T18:52:37","modified_gmt":"2020-01-24T17:52:37","slug":"olafur-eliasson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/olafur-eliasson\/","title":{"rendered":"Olafur Eliasson"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 500;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Zurich 23 janvier 2020<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Kunsthaus<\/p>\n<p>Le grand espace consacr\u00e9 aux expositions temporaires au Kunsthaus de Zurich est enti\u00e8rement confi\u00e9 \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/olafur-eliasson\/\">Olafur Eliasson<\/a> qui pr\u00e9sente quatre installations spectaculaires et fascinantes sur le th\u00e8me de la symbiose:\u00a0<em>Symbiotic seeing<\/em> jusqu&rsquo;au \u00a022 mars. Ces installations sont bas\u00e9e sur des jeux optiques et visuels assez simples qui rel\u00e8ve de la physique, de l&rsquo;analyse de la lumi\u00e8re, diffraction, r\u00e9flection notamment. Le r\u00e9sultat est \u00e9tonnant et renvoie aux pr\u00e9occupations qui ont habit\u00e9 les artistes depuis la Renaissance jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;impressionnisme et au-del\u00e0. Il n&rsquo;y a aucune photographie ou vid\u00e9o, tous les ph\u00e9nom\u00e8nes sont r\u00e9els, provoqu\u00e9s par des projections de lumi\u00e8re et de petits moteurs. Le fond musical est donn\u00e9 par une main de robot qui joue du violoncelle. En mettant en \u00e9vidence la notion de symbiose, la relation entre les \u00eatres vivants, Eliasson d\u00e9veloppe un discours sp\u00e9cifique sur les questions environnementales actuelles.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Tate Moderne pr\u00e9sente une r\u00e9trospective d&rsquo;Olafur Eliasson jusqu&rsquo;au 5 janvier 2020<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Olafur Eliasson, The Weather Project Londres 2003 &#8211; 2004<\/h2>\n<h3>La Tate Modern devient Temple du soleil<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Olafur Eliasson (1967) est un artiste danois (il a pass\u00e9 son enfance en Islande) dont les installations ont la particularit\u00e9 de mettre en \u00e9vidence des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels. Ces derniers sont reconstitu\u00e9s dans les espaces d\u2019exposition. Il s\u2019agit sans doute d\u2019une forme de d\u00e9veloppement du <em>Land Art,<\/em> mais l\u2019artiste intervient dans des b\u00e2timents. Il ne recherche pas une qualit\u00e9 sculpturale et souvent ses r\u00e9alisations ont le caract\u00e8re d\u2019une \u00e9dicule utilitaire construit en fonction de l\u2019effet, du ph\u00e9nom\u00e8ne qu\u2019il veut mettre en \u00e9vidence. Au premier abord ses travaux sont d\u00e9routants, car on y cherche en vain une recherche plastique. C\u2019est un effet naturel, une sensation immat\u00e9rielle qu\u2019Eliasson reconstitue et fait exp\u00e9rimenter au spectateur dans une sorte d\u2019architecture \u00e9v\u00e9nementielle.<!--more--><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Depuis plusieurs ann\u00e9es on rencontre ses interventions dans de nombreuses expositions, elles paraissent toujours \u00e9tranges et surprenantes. Peut-\u00eatre l\u2019un des travaux qui permet le mieux de saisir sa d\u00e9marche (c\u2019est du moins le premier qui m\u2019ait v\u00e9ritablement touch\u00e9) est-il, celui qu\u2019il a fait pour la Fondation Beyeler dans le cadre de l\u2019exposition <a href=\"monet_et_les_modernes.html\">Monet et les modernes<\/a> en 2002. L\u2019une des salles de cette Fondation a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour abriter un grand Nymph\u00e9a de Monet et le bassin \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur est lui-m\u00eame inspir\u00e9 par les bassins que Monet a peints. Eliasson a construit un grand tube de fonte sur\u00e9lev\u00e9 dont l\u2019int\u00e9rieur est form\u00e9 de facettes de miroirs, le spectateur p\u00e9n\u00e9trant dans ce tuyau comme s\u2019il entrait dans un kal\u00e9\u00efdoscope per\u00e7oit diff\u00e9remment le bassin et le paysage ext\u00e9rieur de la salle, ses propres perceptions recr\u00e9ant en quelque sorte un Nymph\u00e9as \u00e0 la Monet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cette ann\u00e9e, Eliasson est sans doute l\u2019un des artistes qui acquiert la plus grande visibilit\u00e9 internationale. Il a expos\u00e9 au Lenbachhaus \u00e0 Munich, <em>Sonne statt Regen<\/em>. Il a occup\u00e9 le pavillon danois \u00e0 la Biennale de Venise et l\u2019intervention qu\u2019il a r\u00e9alis\u00e9e dans le grand hall (Turbine Hall) de la Tate Modern \u00e0 Londres devient un \u00e9v\u00e9nement exceptionnel qui attire une foule de visiteurs.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sous le titre <em>The Weather Project <\/em>Eliason a plac\u00e9 un grand soleil \u00e0 l\u2019Est du Hall de la Tate Modern. Soleil qui irradie une lumi\u00e8re suffisante pour que les visages des spectateurs soient \u00e9clair\u00e9s dans tout l\u2019espace. Par ailleurs le plafond de ce lieu immense a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement couvert de miroirs. Enfin une brume est diffus\u00e9e dans tout l\u2019espace cachant le soleil et lui donnant un halo de myst\u00e8re. Il s\u2019agit donc dans un site d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019art d\u2019une reconstitution d\u2019un \u00e9l\u00e9ment de la nature, mais aussi d\u2019une reconstitution des sentiments que ces ph\u00e9nom\u00e8nes : couchers ou levers du soleil suscitent chez le spectateur, notamment dans la fa\u00e7on dont ils ont \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9s par les peintres. Ce qui est extraordinaire c\u2019est la r\u00e9action du public et j\u2019ignore si elle \u00e9tait pr\u00e9vue. Le hall de la Tate Modern est devenu un immense terrain de jeu et de m\u00e9ditation. Certaines personnes s\u2019arr\u00eatent et contemplent l\u2019effet comme ils le feraient dans la nature, d\u2019autres se couchent par terre en groupes et jouent avec les miroirs en essayant de cr\u00e9er des formes ou des lettres que l\u2019on peut lire au plafond.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cette r\u00e9alisation est \u00e9tonnante. On pourrait penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un travail comparable \u00e0 celui du nuage d\u2019Yverdon (Blur de Dilller + Scofido Expo 02, 2002), mais en fait la d\u00e9marche est tr\u00e8s diff\u00e9rente. Eliasson travaille sur diff\u00e9rents registres culturels li\u00e9s \u00e0 la perception de certains ph\u00e9nom\u00e8nes naturels dont les tableaux, les \u0153uvres d\u2019art sont un aboutissement et il reformule compl\u00e8tement cet aboutissement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il utilise des \u00e9l\u00e9ments comme la lumi\u00e8re, l\u2019eau, le miroir mais aussi parfois des machineries plus complexes. Au d\u00e9but de sa carri\u00e8re, il avait reconstitu\u00e9 un arc-en-ciel. Depuis il a continu\u00e9 \u00e0 \u00e9laborer des installations qui interrogent les notions de nature et de culture, mais aussi les sentiments suscit\u00e9s par la nature.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 6 novembre 2003<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Eliasson annonce une exposition au mus\u00e9e des beaux-arts de Reyjkjavik du 17 janvier au 14 mars 04<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><a href=\"http:\/\/www.listasafnreykjavikur.is\/\">http:\/\/www.listasafnreykjavikur.is\/<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Olafur Eliasson expose \u00e0 Wolfsburg: <em>Olafur Eliasson, Your Lighthouse<\/em>. Works with Light 1991-2004 jusqu&rsquo;au 5 septembre 04<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><a href=\"http:\/\/www.kunstmuseum-wolfsburg.de\/\">http:\/\/www.kunstmuseum-wolfsburg.de\/<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On pourrait faire un lien avec<a href=\"expos16-19\/felixvallotton.html\"> les couchers de solei<\/a>l peints par F\u00e9lix Vallotton.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">En 2008<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au moins trois expositions Eliasson sont annonc\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Museum of Modern Art de New York 20 avril &#8211; 20 juin<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A la Fondation Miro \u00e0 Barcelone ( juin &#8211; septembre)et \u00e0 la Pinakothek der Moderne \u00e0 Munich (mai- juillet)<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Zoug: Olafur Eliasson poursuit une collaboration avec le Kunsthaus de Zug jusqu&rsquo;au 10 f\u00e9vrier 2008 on peut d\u00e9couvrir une installation sur le th\u00e8me de la lave d&rsquo;Islande:<em> Lava Floor.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><a href=\"eliasson.html\">Olafur Eliasson<\/a> <em>The Body as Brain<\/em> jusqu&rsquo;au 19 mars 2006 (d\u00e9veloppement d&rsquo;un projet d\u00e9but\u00e9 en 2003)<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><a href=\"http:\/\/www.kunsthauszug.ch\/\">Kunsthaus<\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><a href=\"http:\/\/www.berlinerfestspiele.de\">Le Martin-Gropius Bau <\/a>\u00e0 Berlin expose Olafur Eliasson Innen Stadt Aussen du 28 avril jusqu&rsquo;au 9 ao\u00fbt 2010.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le site de l&rsquo;artiste: <a href=\"http:\/\/www.olafureliasson.net\/\">http:\/\/www.olafureliasson.net\/<\/a><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"520\"><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Zurich 23 janvier 2020 Kunsthaus Le grand espace consacr\u00e9 aux expositions temporaires au Kunsthaus de Zurich est enti\u00e8rement confi\u00e9 \u00e0 Olafur Eliasson qui pr\u00e9sente quatre installations spectaculaires et fascinantes sur le th\u00e8me de la symbiose:\u00a0Symbiotic seeing jusqu&rsquo;au \u00a022 mars. 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