{"id":3296,"date":"2008-07-15T12:55:34","date_gmt":"2008-07-15T11:55:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=3296"},"modified":"2023-12-25T09:07:33","modified_gmt":"2023-12-25T08:07:33","slug":"sophie-calle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/sophie-calle\/","title":{"rendered":"Sophie Calle"},"content":{"rendered":"<p>Paris mus\u00e9e Picasso, Sophie Calle. A toi de faire ma mignonne 29 ao\u00fbt 2023 &#8211; 3 mars 2024<\/p>\n<p>Pour marquer le cinquantenaire de la mort de Picasso le mus\u00e9e qui porte son nom a choisi de privil\u00e9gier une r\u00e9ponse positive aux nombreuses demandes de pr\u00eat plut\u00f4t que de montrer une nouvelle exposition de l&rsquo;artiste. L&rsquo;oeuvre sur papier de Picasso est pr\u00e9sent\u00e9e avec pr\u00e8s de 1000 pi\u00e8ces au centre Pompidou.<\/p>\n<p>Sophie Calle a re\u00e7u carte blanche et a m\u00eame d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;emm\u00e9nager dans le b\u00e2timent avec toutes sa collection personnelle! On retrouve les jeux de cacher\/ montrer, l&rsquo;\u00e9vocation de la disparition, de la non vision qui caract\u00e9risent les r\u00e9alisations de l&rsquo;artiste dans cette intervention monumentale!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Fotomuseum \u00e0 Winterthour propose une exposition Sophie Calle du 8 juin au 25 ao\u00fbt 2019.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sous le titre <em>Un certain regard<\/em>, cinq \u00ab\u00a0reportages\u00a0\u00bb photographiques sont pr\u00e9sent\u00e9: Les aveugles, 1986; <em>La derni\u00e8re image<\/em> 2010, une reprise de <em>The last seen<\/em>, sous le titre <em>Que voyez-vous<\/em>, 2013; <em>Detachement<\/em>, 1996, sur les monuments du communisme arrach\u00e9s \u00e0 Berlin et Parce que, 2018. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une r\u00e9trospective sans nouvelle r\u00e9alisation, alors que souvent Sophie Calle a appliqu\u00e9 sa m\u00e9thode de r\u00e9alisation \u00e0 une situation sp\u00e9cifique au lieu o\u00f9 elle expose.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e de Thoune pr\u00e9sente une exposition Sophie Calle, <em>Regard incertain<\/em> du 6 septembre au 1er d\u00e9cembre 2019. Elle comprend huit s\u00e9ries notamment <em>Voir la mer<\/em> 2011 et <em>La derni\u00e8re image,<\/em> 2010, ainsi que la <em>Suite v\u00e9nitienne<\/em> de 1980.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sophie Calle est au Festival d&rsquo;Avignon \u00e0 la chapelle des C\u00e9lestins du 7 au 28 juillet 2012<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Whitechapel Gallery Londres Sophie Calle 16 octobre &#8211; 3 janvier 2010<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Palais des Beaux-arts Bruxelles\u00a0Sophie Calle jusqu&rsquo;au 13 septembre 2009<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;installation de Sophie Calle et Daniel Buren <strong>Prenez soin de vous,<\/strong> propos\u00e9e \u00e0 Venise en 2007 est visible \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale \u00e0 Paris, site Richelieu, salle Labrouste jusqu&rsquo;au 8 juin 2008.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La salle de lecture de la Bnf rue Richelieu est un espace architectural historique magnifique qui a perdu son usage. L&rsquo;invitation \u00e0 Sophie Calle de venir pr\u00e9senter <em>prenez soin de vous <\/em>est une id\u00e9e excellente et le r\u00e9sultat est vraiment \u00e9mouvant. L&rsquo;artiste avait pr\u00e9sent\u00e9 ce travail dans le pavillon fran\u00e7ais \u00e0 Venise avec Daniel Buren comme commissaire. Ici dans chaque rang\u00e9e des tables de lecture sont plac\u00e9s deux \u00e9crans : le spectateur peut s&rsquo;asseoir et \u00e9couter les 107 performances command\u00e9es par Sophie Calle \u00e0 des actrices, chanteuses appartenant aux styles les plus vari\u00e9s. <!--more-->Elles chantent, interpr\u00e8tent, commentent, lisent la lettre de rupture re\u00e7ue par l&rsquo;artiste sur tous les tons et dans plusieurs langues. On passe de Jeanne Moreau \u00e0 Natalie Desay, Victoria Abril ou encore Mich\u00e8le Laroque ; mais aussi le th\u00e9\u00e2tre de Guignol ou les marionnettes japonaises. Par ailleurs des photos et des textes sont accroch\u00e9s aux rayons de la biblioth\u00e8que et des commentaires peuvent \u00eatre consult\u00e9s dans des classeurs. La salle immense vou\u00e9e en principe au silence est ainsi remplie de la rumeur de ces textes r\u00e9p\u00e9t\u00e9s \u00e0 l&rsquo;infini.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Sophie Calle m&rsquo;as-tu vue<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Centre Pompidou jusqu&rsquo;au 15 mars 2004<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Parmi les artistes qui mettent en cause le statut de l\u2019\u0153uvre d\u2019art et de l\u2019exposition depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es, Sophie Calle occupe une place caract\u00e9ristique, bien identifi\u00e9e. L\u2019exposition qu\u2019elle propose au centre Pompidou est \u00e0 ce titre exemplaire.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les installations de Sophie Calle se pr\u00e9sentent comme le r\u00e9cit d\u2019enqu\u00eates, des journaux muraux qui associent \u00e9troitement texte et image. Le texte, le r\u00e9cit sont essentiels, ils impliquent une attention et une lecture prolong\u00e9es de la part du spectateur. De ce point de vue le rapport au temps dans cette exposition est fascinant, car la plupart des visiteurs jouent le jeu et lisent ce qui leur est propos\u00e9, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un r\u00e9cit intime. On consacre ainsi beaucoup plus de temps \u00e0 une \u0153uvre absente, inexistante qu\u2019\u00e0 une \u0153uvre pr\u00e9sente (je veux dire que le visiteur passera beaucoup plus de temps dans cette exposition que dans une exposition de peinture traditionnelle). C\u2019est sans doute dans cette mise en espace du texte que r\u00e9side le paradoxe des installations de Sophie Calle. En effet, le lieu de l\u2019exposition implique que l\u2019on attend soit un r\u00e9cit visuel, film, vid\u00e9o, soit \u00e9ventuellement un r\u00e9cit oral, lu, enregistr\u00e9 et diffus\u00e9. Ici l\u2019essentiel du r\u00e9cit est \u00e9crit et affich\u00e9 au mur, il exige du spectateur qu\u2019il lui consacre tout le temps et l\u2019attention d\u2019une lecture. Cette attention est obtenue dans la premi\u00e8re installation parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une affaire qui touche chacun: le r\u00e9cit d\u2019une rupture. Sous le titre <em>Douleur exquise<\/em>, Sophie Calle scande au rythme des jours qui passent et r\u00e9sonnent comme autant de cris, l\u2019\u00e9vocation de la douleur d&rsquo;une s\u00e9paration. La continuit\u00e9 du r\u00e9cit est bris\u00e9e par des panneaux dans lesquels d\u2019autres personnes ont r\u00e9pondu \u00e0 la question \u00ab Quand avez-vous le plus souffert ? \u00bb. Il y a une gradation int\u00e9ressante d\u2019un \u00e9tat \u00e0 l\u2019autre, d\u2019une demande d&rsquo;attention, de perception \u00e0 l\u2019autre, au fil de l\u2019exposition. On passe des journaux muraux, aux objets, aux photos et au film. Objets trouv\u00e9s, perdus, pr\u00eat\u00e9s (le lit de Sophie Calle), vol\u00e9s participent \u00e0 la construction d&rsquo;une interrogation sur les registres d&rsquo;existence tr\u00e8s diff\u00e9rents des statuts de l\u2019image et de l&rsquo;objet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition se d\u00e9roule dans 12 espaces diff\u00e9rents. La premi\u00e8re installation <em>Douleur exquise <\/em>est divis\u00e9e en 3 parties: <em>Avant la douleur<\/em>, r\u00e9cit d&rsquo;un voyage en transsib\u00e9rien vers le Japon, <em>Le lieu de la douleur<\/em> reconstitution d&rsquo;une chambre d&rsquo;h\u00f4tel \u00e0 Dehli o\u00f9 elle a appris la rupture et enfin <em>Apr\u00e8s la douleur<\/em>, la scansion des jours de douleurs alternant avec les entretiens d\u00e9velopp\u00e9s avec d&rsquo;autres personnes. Le th\u00e8me du lit et du sommeil occupe encore les 3 prochaines salles dans lesquelles s&rsquo;entrecroisent travaux r\u00e9cents et anciens. <em>Les dormeurs <\/em>de 1979 est associ\u00e9 \u00e0 la reconstitution d&rsquo;une chambre \u00e0 coucher pour cette exposition et \u00e0 un travail sur le lit de Sophie Calle pr\u00eat\u00e9 \u00e0 un Am\u00e9ricain. Les salles suivantes ont un caract\u00e8re r\u00e9trospectif avec la pr\u00e9sentation de travaux sur <em>Les Aveugles,<\/em> <em>La couleur aveugle<\/em> et <em>Last Seen<\/em> (\u00e9vocation d&rsquo;un vol d&rsquo;oeuvres d&rsquo;art \u00e0 Boston). Puis l&rsquo;on trouve sous le titre <em>Unfinished<\/em> un film et des photographies qui \u00e9voquent d&rsquo;une part les prises de vue d&rsquo;une cam\u00e9ra de surveillance devant un bancomat, d&rsquo;autre part des photos de prisonniers aux Etats-Unis. L&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve avec le th\u00e8me de la filature qui a fait la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A voir aussi l&rsquo;excellente cr\u00e9ation web r\u00e9alis\u00e9e par la revue <em>Panoplie<\/em> en 2002 qui reprend une filature pr\u00e9sent\u00e9e dans la derni\u00e8re salle de l&rsquo;exposition d&rsquo;ailleurs: <a href=\"http:\/\/www.panoplie.org\">http:\/\/www.panoplie.org<\/a>.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 8 d\u00e9cembre 2003<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paris mus\u00e9e Picasso, Sophie Calle. A toi de faire ma mignonne 29 ao\u00fbt 2023 &#8211; 3 mars 2024 Pour marquer le cinquantenaire de la mort de Picasso le mus\u00e9e qui porte son nom a choisi de privil\u00e9gier une r\u00e9ponse positive aux nombreuses demandes de pr\u00eat plut\u00f4t que de montrer une nouvelle exposition de l&rsquo;artiste. 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