{"id":3372,"date":"2019-09-25T13:45:16","date_gmt":"2019-09-25T12:45:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=3372"},"modified":"2019-10-07T12:25:17","modified_gmt":"2019-10-07T11:25:17","slug":"rencontres-darles-2006-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/rencontres-darles-2006-2019\/","title":{"rendered":"Rencontres d&rsquo;Arles 2001 &#8211; 2019"},"content":{"rendered":"<p>Rencontres d&rsquo;Arles 2019. 50 ans d&rsquo;affiches<\/p>\n<h3>Arles 2019 50 ans, 50 expos du 1er juillet au 22 septembre<\/h3>\n<p>Un passage rapide, trop rapide, le samedi 21 septembre pour d\u00e9couvrir la totalit\u00e9 du d\u00e9ploiement d&rsquo;expositions propos\u00e9 \u00e0 Arle, \u00e0 l&rsquo;occasion de ce cinquanti\u00e8me anniversaire.<\/p>\n<p>Une quantit\u00e9 de lieux ont \u00e9t\u00e9 investis. On constate un partage entre des expositions historiques et d&rsquo;autres tourn\u00e9es vers la production actuelle, regroup\u00e9e autour de th\u00e8mes. La visite commence par le clo\u00eetre Sant- Trophime, le palais de l&rsquo;Archev\u00each\u00e9, l&rsquo;\u00e9glise Sainte-Anne, l&rsquo;\u00e9glise des Trinitaires qui retrace l&rsquo;histoire du festival, l&rsquo;espace van Gogh avec une superbe pr\u00e9sentation des travaux de Helen Levitt. A quelques pas de l&rsquo;\u00e9glise Sant-Trophime, la Fondation Manuel Rivera-Ortiz pr\u00e9sente un grand nombre d&rsquo;expositions.<\/p>\n<p>Ensuite je me rends aux ateliers de la m\u00e9canique pour voir l&rsquo;\u00e9volution des diverses constructions. <!--more-->Dans le b\u00e2timent des Forges est pr\u00e9sent\u00e9e une vaste exposition sur le relations entre la photo et la nature aujourd&rsquo;hui: <em>Sur terre. Image, technologies &amp; monde naturel<\/em>. \u00a0Au retour vers la gare je constate qu&rsquo;un v\u00e9ritable parcours qui suit les remparts a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 dans des b\u00e2timents plus ou moins abandonn\u00e9s: la Croisi\u00e8re qui abrite un grand nombre de pr\u00e9sentations auxquelles je renonce, press\u00e9 par le temps et un peu satur\u00e9 et la Maison des peintres o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9couvre Home sweet Home, 1970 &#8211; 2018, la maison britannique, une histoire politique. Une belle exposition th\u00e9matique.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Rencontres d&rsquo;Arles 7 juillet &#8211; 21 septembre 2014<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les rencontres photographiques d&rsquo;Arles se d\u00e9ploient dans 18 sites jusqu&rsquo;au 21 septembre. Elles proposent des expositions monographiques, mais aussi plusieurs collections priv\u00e9es dont les oeuvres sont s\u00e9lectionn\u00e9es autour du th\u00e8me de la typologie.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">On rel\u00e8vera les photos de groupes et de foules de la collection W. H. Hunt \u00e0 l&rsquo;Archev\u00e9ch\u00e9 et la tr\u00e8s remarquable collection Walther \u00e0 l&rsquo;Espace van Gogh. Pour les monographiques, on mentionnera les portraits de David Bailey \u00e0 l&rsquo;\u00e9lise Saint-Anne, les collages de Vic Muniz \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise des Trinitaires ou encore Chema Madoz au Magasin \u00e9lectrique sur le parc des ateliers ou encore un hommage \u00e0 Lucien Clergue pour ses 80 ans (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 novembre 2014). Sur ce site, on retrouve aussi les expositions habituelles, pr\u00e9sentant plusieurs s\u00e9lections de jury. On remarque aussi que le chantier de la tour de 52 m\u00e8tres con\u00e7ue par Frank Gehry a d\u00e9but\u00e9.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Rencontres d&rsquo;Arles 1er juillet &#8211; 22 septembre 2013<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">(Certaines expos ferment le 25 ao\u00fbt). L&rsquo;\u00e9dition 2013 des Rencontres d&rsquo;Arles prend une ampleur incroyable avec un grand nombre de pr\u00e9sentations consid\u00e9rables de photographes qui chacune forme une exposition compl\u00e8te. Le th\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral est l&rsquo;actualit\u00e9 du noir et blanc. Il est impossible de tout voir en un jour. La plus belle est certainement celle du photographe chilien Sergio Larrain \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Sainte-Anne. Photographe de l&rsquo;agence Magnum, il fit une carri\u00e8re de reporter dans les ann\u00e9es 1950 &#8211; 1960, avant de se retirer pour se consacrer au yoga et \u00e0 la peinture. On peut dire que dans l&rsquo;ensemble les figures pr\u00e9sent\u00e9es sont des noms connus avec de v\u00e9ritables r\u00e9trospectives, ce qui va au d\u00e9triment d&rsquo;une certaine d\u00e9couverte. Bien que l&rsquo;on ne connaisse pas tout \u00e9videmment. En ville citons <a href=\"..\/alfredojaar.html\">Alfredo Jaar<\/a>, une exposition qui correspond \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 celle vue \u00e0 Lausanne en 2007, me semble-t-il et Hiroshi Sugimoto avec un ensemble de tr\u00e8s belles pi\u00e8ces. Aux ateliers, Il y a la grande exposition Wolfgang Tillmans, montr\u00e9e \u00e0 la Kunsthalle de Zurich l&rsquo;ann\u00e9e pass\u00e9e, mais aussi un photographe noir am\u00e9ricain Gordon Parks ou encore les paysages industriels de John Davies et les \u00e9tranges compositions du Finlandais Arno Rafael Minkkinen. L&rsquo;univers intrigant d&rsquo;objets de Jean-Michel Fauquet, pour rester dans le fantastique la projection de prises de vues de la plan\u00e8te Mars. Et puis j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 de d\u00e9couvrir un aspect inattendu de Dina Vierny, mod\u00e8le de Maillol avec les photos de Pierre Jamet consacr\u00e9es au mouvement des auberges de jeunesses o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9couvre soudain dans tous ces clich\u00e9s un petit Maillol vivant!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, l&rsquo;art en jeu 26 juillet 2013<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Rencontres d&rsquo;Arles 3 juillet au 19 septembre 2010<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Attention certaines expositions s&rsquo;ach\u00e8vent avant le 19 septembre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Plusieurs fils conducteurs sont propos\u00e9s cette ann\u00e9e sous la forme de promenades aux Rencontres d&rsquo;Arles \u00e0 travers les 24 lieux recens\u00e9 dans le d\u00e9pliant de pr\u00e9sentation: promenade argentique \u00e0 ne pas confondre avec la promenade argentine, promenade rock, promenade avec les amis de la Fondation Luma, promenade des passages de t\u00e9moins et hors promenades!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Commen\u00e7ons par la grande exposition <em>I Am A Clich\u00e9<\/em>, <em>\u00e9chos de l&rsquo;esth\u00e9tique Punk<\/em> qui domine, elle s&rsquo;inscrit dans la promenade rock et m\u00e9rite \u00e0 elle seule une visite avec en particulier la s\u00e9rie des portraits de Patti Smith par Mapplethorpe. Cette derni\u00e8re propose aussi \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise des Trinitaires des portraits de Mick Jagger. La Fondation Luma pr\u00e9sente quinze artistes &#8211; photographes contemporains s\u00e9lectionn\u00e9s par des directeurs d&rsquo;institutions artistiques et des artistes. Elle offre \u00e9galement un prix important qui est all\u00e9 au duo helv\u00e9tique Fischli &amp; Weiss.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A signaler \u00e9galement le num\u00e9ro 19 <em>Shoot! la photo existentielle, <\/em>une exposition d\u00e9capante qui \u00e9voque une pratique oubli\u00e9e des champs de foire o\u00f9 l&rsquo;on pouvait se faire tirer le portrait. J&rsquo;ai aussi appr\u00e9ci\u00e9 les photos d&rsquo;Iran de Paolo Woods bas\u00e9e sur des t\u00e9moignages lanc\u00e9s sur le net.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Si vous allez \u00e0 Arles ne manquez pas de visiter le mus\u00e9e R\u00e9attu qui pr\u00e9sente un nouvel accrochage de ses collections et une exposition du photographe Pierre Jahan.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Rencontres d&rsquo;Arles 2009 7 juillet &#8211; 13 septembre 2009<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">40 ans de renontres 40 ans de ruptures <a href=\"http:\/\/www.rencontres-arles.com\/\">le site des rencontres<\/a> annonce 60 expositions avec Nan Goldin comme invit\u00e9e sp\u00e9ciale, elle pr\u00e9sente sa collection de photographies et ses invit\u00e9s aux ateliers m\u00e9caniques.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Rencontres d&rsquo;Arles 2008 Christian Lacroix et ses invit\u00e9s.<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les rencontres d&rsquo;Arles ont invit\u00e9 le couturier Christian Lacroix comme commissaire cette ann\u00e9e jusqu&rsquo;au 14 septembre (Attention certains lieux ferment plus t\u00f4t). Ce dernier a saisi l&rsquo;occasion pour dresser un inventaire de ses sources d&rsquo;inspiration et de ses relations amicales avec des photographes, il \u00e9tablit aussi une sorte d&rsquo;encyclop\u00e9die photographique de la mode. L&rsquo;ensemble est assez impressionnant par un \u00e9trange m\u00e9lange d&rsquo;\u00e9nergie, de savoir encyclop\u00e9dique et de narcissisme, mais doit avant tout int\u00e9resser les personnes passionn\u00e9es par la mode. L&rsquo;\u00e9tape la plus r\u00e9ussie est peut-\u00eatre l&rsquo;exposition au mus\u00e9e R\u00e9attu dans laquelle les cr\u00e9ations du couturier sont mises en relation avec les collections du mus\u00e9e.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Rencontres d&rsquo;Arles 2006<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Expositions du 4 juillet au 27 ao\u00fbt ou au 17 septembre: Raymond Depardon et ses invit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Comme c&rsquo;est devenu la tradition les expositions des Rencontres d&rsquo;Arles sont paratag\u00e9es entre divers lieux historiques dans le p\u00e9rim\u00e8tre de la ville et les anciens ateliers SNCF (si vous disposez de peu de temps allez-y en premier). Ceux-ci offrent des espaces immenses qui permettent des pr\u00e9sentations cons\u00e9quentes. Cette ann\u00e9e, le photographe et cin\u00e9aste Raymond Depardon nous fait d\u00e9couvrir le vaste champ de ses relations, amiti\u00e9s et admirations, un regard historique et prospectif sur la photographie du plus grand int\u00e9r\u00eat. Aux ateliers SNCF il y a quatre espaces, les deux premiers pr\u00e9sentent des concours organis\u00e9s par les Rencontres d&rsquo;Arles: dans le premier 400 livres de photographies parus au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e et des dossiers pr\u00e9sent\u00e9s pendant les Rencontres. Puis viennent des propositions faites par cinq jur\u00e9s qui offrent un regard tr\u00e8s vari\u00e9 sur la photographie contemporaine. Les troisi\u00e8mes et quatri\u00e8mes espaces sont consacr\u00e9s aux compagnons de route et aux choix de <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Raymond_Depardon\">Raymond Depardon (1942) <\/a>sur le th\u00e8me des photographes du politique et de la soci\u00e9t\u00e9. Un ensemble tr\u00e8s int\u00e9ressant en raison de la diversit\u00e9 des registres et des g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9sent\u00e9s. Daniel Angeli, photographe des politiciens fran\u00e7ais et de la presse people. Gilles Caron disparu au Cambodge en 1970 dont on voit des photos de guerre confront\u00e9es \u00e0 celles de De Don Mc Cullin; de ce dernier encore des photos d&rsquo;Afrique, de David Burnett celles consacr\u00e9es au coup d&rsquo;\u00e9tat au Chili en 1973. Au contemporain, Olivier Jobard raconte le parcours d&rsquo;un \u00e9migrant africain, alors que Gilles Leimdorfer suit la Nationale 7. A relever qu&rsquo;une partie des noms mentionn\u00e9s dans le programme ne sont pas expos\u00e9s, mais sont int\u00e9gr\u00e9s dans des projections de diapositives. En ville j&rsquo;ai surtout retenu la r\u00e9trospective de David Goldblatt sur l&rsquo;Afrique du Sud \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Saint Anne et la pr\u00e9sentation de la photographie am\u00e9ricaine dans le collections fran\u00e7aises \u00e0 l&rsquo;espace van Gogh, un choix de Depardon accompagn\u00e9 de ses commentaires sous la forme d&rsquo;un hommage dans lequel il explique ce que ces photographes lui ont apport\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le site des Rencontres pr\u00e9sente tous les photographes expos\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il faut encore signaler que la Fondation Van Gogh propose sous le th\u00e8me <a href=\"..\/picasso.html\">Minotaures<\/a> et taureaux jusqu&rsquo;au 2 octobre des estampes de Goya, Dor\u00e9, des travaux de Picasso et une collection iconographique sur le th\u00e8me de la corrida.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;art en jeu Patrick Schaefer 1er ao\u00fbt 2006<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Rencontres d&rsquo;Arles 2005<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les Rencontres d&rsquo;Arles 2005 ont lieu du 5 juillet au 18 septembre 2005 (attention dates variables selon les expositions).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;ensemble des expositions pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 Arles cette ann\u00e9e peut \u00eatre divis\u00e9 en deux sections. D&rsquo;une part celles que l&rsquo;on d\u00e9couvre dans les quatre espaces des anciens ateliers SNCF qui proposent des regards et des approches distinctes sur divers aspects d&rsquo;une actualit\u00e9 br\u00fblante et qui pr\u00e9sentent les nomin\u00e9s pour l&rsquo;attribution de cinq prix. Par ailleurs une exposition th\u00e9matique intitul\u00e9e <em>Un monde sous tension <\/em>propose divers regards sur la situation internationale actuelle. Geert van Kesteren avec <em><a href=\"http:\/\/www.whymisterwhy.com\">Why Mister, Why<\/a>?<\/em>, bien que journaliste \u00ab\u00a0incorpor\u00e9\u00a0\u00bb en Irak ram\u00e8ne un r\u00e9quisitoire terrible, la chronique d&rsquo;un d\u00e9sastre. Avec <em>Off Broadway <\/em>quatre journalistes confrontent leurs images de guerre, alors que <a href=\"http:\/\/www.checkedbaggage.nl\">Christien Meindertsma<\/a> avec <em>Checked Baggage<\/em> dresse l&rsquo;inventaire des 3&rsquo;264 objets pris aux 600&rsquo;000 passagers de l&rsquo;a\u00e9roport d&rsquo;Amsterdam en 7 jours. Alors que Jacqueline Hassink sous le titre Th<em>e Queen Bees of the Arab World<\/em>, montre les salons priv\u00e9s et les salles de r\u00e9union publiques de femmes d&rsquo;affaires arabes. Parmi les prix distribu\u00e9s, l&rsquo;un salue un livre paru entre le 1er juin 2004 et le 31 mai, les 300 participants sont expos\u00e9s, \u00e0 noter que le prix est revenu \u00e0 des Suisses <a href=\"http:\/\/jules-spinatsch.ch\/\">Jules Spinatsch <\/a>pour <em>Temporary Discomfort<\/em> (qui montre les mesures de s\u00e9curit\u00e9 prises lors de rencontres internationales comme le Forum de Davos) \u00e9dit\u00e9 par Lars M\u00fcller.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">D&rsquo;autre part celles qui sont pr\u00e9sent\u00e9es dans les nombreux sites de la ville et qui ont un caract\u00e8re plus monographique. Citons quelques exemples comme le r\u00e9cit en noir et blanc de Sarah Moon autour de contes, notamment <em>La petite fille aux allumettes <\/em>d&rsquo;Andersen . Le clo\u00eetre Saint- Trophime est un lieu tr\u00e8s appropri\u00e9 pour recevoir le faux reportage de Joan Fontcuberta sur les pr\u00e9tendus miracles r\u00e9alis\u00e9s par des moines en Car\u00e9lie, <em>Miracles &amp; Co<\/em>.. On trouve encore les interrogations de Barry Frydlender sur le photojournalisme avec de grandes photos num\u00e9riques construites \u00e0 la <a href=\"..\/jeffwall.html\">Jeff Wall<\/a> qui mettent en cause la photo comme image d&rsquo;un seul instant. Il faut signaler \u00e0 l&rsquo;espace Van Gogh la collection de W. M. Hunt sur le th\u00e8me paradoxal de l&rsquo;absence du regard, <em>No eyes<\/em>, qui couvre toute l&rsquo;histoire de la photographie. Un effort a \u00e9t\u00e9 fait pour \u00e9tablir un lien avec la ville avec d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 des portraits de personnalit\u00e9s arl\u00e9siennes (\u00e9glise des trinitaires David Balicki) et de l&rsquo;autre des photos de taureaux de Camargue (Le Capitole). Un ensemble d&rsquo;expositions qui couvrent un champ tr\u00e8s large sans chercher \u00e0 se confiner dans une seule optique ou type d&rsquo;expression.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Rencontres d&rsquo;Arles 2003 jusqu&rsquo;au 12 octobre<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Il reste encore une dizaine d\u2019expositions organis\u00e9es \u00e0 l&rsquo;occasion des rencontres d\u2019Arles qui peuvent \u00eatre visit\u00e9es jusqu\u2019au 12 octobre. (La pr\u00e9sentation de la collection Claude Berry et celle des Fracs sont ferm\u00e9es, mais il y a encore beaucoup de travaux \u00e0 d\u00e9couvrir).<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Photographie chinoise<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La grande innovation de cette ann\u00e9e \u00e0 Arles est l\u2019occupation de d\u00e9p\u00f4ts de la SNCF. Abandonn\u00e9s et en tr\u00e8s mauvais \u00e9tat ils permettent \u00e0 la manifestation d\u2019occuper d\u2019immenses surfaces. Celles-ci sont essentiellement consacr\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9sentations des travaux de photographes chinois. Ne connaissant pas la photographie chinoise je ne puis dire si les expositions offrent un panorama complet de cette production en Chine. Je constate par contre qu\u2019elles ont manifestement cette ambition en montrant des d\u00e9marches tr\u00e8s diff\u00e9rentes aussi bien d\u2019un point de vue actuel que par un regard r\u00e9trospectif. Cette approche interpelle et impressionne le spectateur, car on d\u00e9couvre des approches historiques, ethnographiques, sociales, mais aussi critiques, irr\u00e9v\u00e9rencieuses et provocatrices. Les immenses espaces disponibles permettent d\u2019appr\u00e9cier de fa\u00e7on ample le travail des photographes concern\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Sur le plan historique on d\u00e9couvre les photos de Hu Bo et Xu Xiaobing qui ont photographi\u00e9 Mao dans sa vie quotidienne et son intimit\u00e9 depuis 1938. Dans une approche critique toute diff\u00e9rente Gao Bo \u00e9voque la peine de mort et la pr\u00e9sence de cette r\u00e9alit\u00e9 dans sa m\u00e9moire, son imaginaire et la r\u00e9alit\u00e9 actuelle des condamn\u00e9s. Sur le plan ethnographique les portraits somptueux et spectaculaires de Lu Xianyi pr\u00e9sentent la minorit\u00e9 des Miaos Noirs. Quant \u00e0 Song Chao, il photographie ses coll\u00e8gues mineurs en \u00e9voquant leur situation personnelle et la nature des rapports de force qui les lie entre eux. Les autres d\u00e9marches s\u2019inscrivent davantage dans des approches artistiques et sont d\u2019un niveau certain, mais d\u2019un int\u00e9r\u00eat variable. On peut signaler Shao Yinong et Mu Chen obs\u00e9d\u00e9s par la g\u00e9n\u00e9alogie, la reconstruction des familles d\u2019une part et d\u2019autre part part jettent un regard ironique sur les monuments de la Chine communiste. On d\u00e9couvre aussi le t\u00e9moignage photographique des performances de Ma Liuming.<\/p>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Naoya Hatakeyama<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Restons en Asie en signalant la double pr\u00e9sentation des travaux fascinants du Japonais Naoya Hatakeyama qui propose ses travaux sur les cimenteries et les carri\u00e8res au Japon. Ils d\u00e9bouchent sur une r\u00e9flexion sur la ville de Tokyo et ses \u00e9go\u00fbts notamment. D\u2019autre part il a re\u00e7u un mandat pour faire un travail sur la r\u00e9gion d\u2019Arles, il a port\u00e9 son choix sur les nuages industriels de Fos-sur-Mer.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au mus\u00e9e R\u00e9attu on signalera les autoportraits photographiques du peintre Roman Opalka et une pr\u00e9sentation des travaux de Jean-Pierre Sudre, essentiellement des photographies de natures mortes. Les happenings de Jean-Daniel Berclaz, le mus\u00e9e du point de vue, sont pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Abbaye de Montmajour et aux ateliers SNCF. On peut encore signaler les portraits de groupes de Tina Barney et l&rsquo;exposition de Suzanne Lafont.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La Fondation van Gogh pour sa part pr\u00e9sente 9 dessins de l&rsquo;artiste en relation avec son s\u00e9jour dans cette ville, compl\u00e9t\u00e9s par des documents et des photographies qui \u00e9voquent la pr\u00e9sence de van Gogh en Arles.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">L\u2019Anonyme. XXXIIe rencontres de la photographie, Arles jusqu\u2019au 19 ao\u00fbt 2001<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Dans cette vaste ville prise dans des remparts o\u00f9 les traces de la pr\u00e9sence romaine affleurent partout, les expositions propos\u00e9es \u00e0 l\u2019occasion des Rencontres de la photographie d\u2019Arles sont pr\u00e9sent\u00e9es dans une dizaine de lieux diff\u00e9rents. Cette ann\u00e9e l\u2019accent est mis sur des approches monographiques avec des expositions beaucoup plus modestes qu\u2019en 1999 et en 2000. Le regard est tant\u00f4t r\u00e9trospectif, tant\u00f4t tourn\u00e9 vers le pr\u00e9sent.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Ainsi l\u2019espace Van Gogh consacre une vaste r\u00e9trospective \u00e0 Garry Winogrand qui a photographi\u00e9 le \u00ab Th\u00e9\u00e2tre de la rue \u00bb dans les ann\u00e9es 1960. A ce mythe de la photographie de rue \u00ab spontan\u00e9e \u00bb, r\u00e9pond, \u00e0 la salle Henri Comte, le travail d\u2019un jeune photographe David Rosenfeld sous le titre \u00abLes Faux-Passants \u00bb, il montre de jeunes femmes qui sont clairement des mod\u00e8les, adoptant diverses attitudes dans la rue. Au clo\u00eetre Saint-Trophime, Luc Delahaye propose des portraits vol\u00e9s dans le m\u00e9tro parisien entre 1995-1997, vol\u00e9s, puisqu\u2019il est interdit de photographier les gens \u00e0 leur insu dans le m\u00e9tro \u00e0 Paris. Sous le titre \u00abEnqu\u00eate d\u2019identit\u00e9 \u00bb, on remarque les portraits de Camille Vivien qui photographie de jeunes emloy\u00e9s rev\u00eatus de l\u2019uniforme impos\u00e9 par leur entreprise. Patrick Tosani, au Capitole, sugg\u00e8re des masques, des sculptures \u00e0 partir d\u2019habits accumul\u00e9s, superpos\u00e9s. Formes et espaces imagin\u00e9s sont aussi au centre du travail de James Casebere qui cr\u00e9e des espaces architecturaux avant de les photographier. On retrouve l\u2019architecture r\u00e9elle avec St\u00e9phane Couturier qui photographie des immeubles anonymes \u00e0 Moscou ou \u00e0 S\u00e9oul sous le titre \u00abMonuments \u00bb. A la maison de la Roquette, une exposition collective li\u00e9e \u00e0 l\u2019inauguration de la Collection Lambert \u00e0 Avignon propose des interventions notamment de Joey K\u00f6tting, Gary Rough, Vibeke Tandberg et Jonathan Monk (on retrouve certains de ces artistes dans l\u2019exposition \u00ab collections d\u2019artistes \u00bb \u00e0 Avignon). Une seule exposition collective importante est propos\u00e9e : <em>Remake Berlin<\/em> \u00e0 la chapelle Saint-Anne. Elle vient de Suisse, puisqu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au mus\u00e9e de la photographie \u00e0 Winterthour. Les vues d\u2019architectures spectaculaires de Frank Thiel et la recherche de Stephen Wilks sur l\u2019encha\u00eenement, la confrontation et l\u2019enchev\u00eatrement des plans dans l\u2019espace urbain sont particuli\u00e8rement int\u00e9ressantes. Sans pr\u00e9tention excessive, les expositions d&rsquo;Arles illustrent intelligemment diverses approches autour du th\u00e8me propos\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rencontres d&rsquo;Arles 2019. 50 ans d&rsquo;affiches Arles 2019 50 ans, 50 expos du 1er juillet au 22 septembre Un passage rapide, trop rapide, le samedi 21 septembre pour d\u00e9couvrir la totalit\u00e9 du d\u00e9ploiement d&rsquo;expositions propos\u00e9 \u00e0 Arle, \u00e0 l&rsquo;occasion de ce cinquanti\u00e8me anniversaire. Une quantit\u00e9 de lieux ont \u00e9t\u00e9 investis. 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