{"id":3417,"date":"2019-10-07T11:56:47","date_gmt":"2019-10-07T10:56:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=3417"},"modified":"2019-10-07T12:22:44","modified_gmt":"2019-10-07T11:22:44","slug":"sons-et-lumieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/sons-et-lumieres\/","title":{"rendered":"Sons et lumi\u00e8res"},"content":{"rendered":"<h4 style=\"font-weight: 500;\">Je r\u00e9unis sur cette page les comptes-rendus d&rsquo;expositions qui traitent des relations entre l&rsquo;image et le son. Un th\u00e8me de plus en plus souvent abord\u00e9.<\/h4>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">B\u00e2le \/ Riehen 6 octobre 2019<\/span><\/p>\n<p>Fondation Beyeler: Resonating Spaces: Leonor Antunes, Silvia B\u00e4chli, Toba Khedoori, Susan Philipsz et Rachel Whiteread jusqu&rsquo;au 26 janvier. En parall\u00e8le sont pr\u00e9sent\u00e9es les oeuvres de la collection Staechelin et de la collection Beyeler jusqu&rsquo;au 19 mai 2020.<\/p>\n<p>La Fondation Beyeler invite cinq artistes qui explorent l&rsquo;espace par le son, l&rsquo;installation, le moulage et le trait. Le paradoxe de sculptures immat\u00e9rielles est d\u00e9velopp\u00e9 par Susan Philipsz, \u00a0alors que deux artistes, Silvia B\u00e4chli, Toba Khedoori,\u00a0s&rsquo;expriment par le dessin, les deux autres d\u00e9clinent des formes tr\u00e8s diff\u00e9rentes d&rsquo;expression dans l&rsquo;espace: Leonor Antunes sature une grand espace de cordages, miroirs qui renvoient \u00e0 des archives personnelles. Rachel Whiteread qui s&rsquo;est fait conna\u00eetre par un mode de travail moulant le vide r\u00e9agit \u00e0 une toile de Balthus en d\u00e9p\u00f4t \u00e0 la Fondation par une s\u00e9rie de moulages reprenant des \u00e9l\u00e9ments architecturaux de la toile. Elle utilise du papier m\u00e2ch\u00e9 color\u00e9, pla\u00e7ant sur le mur oppos\u00e9 \u00e0 la toile ces blocs qui reprennent les volumes des fen\u00eatres du b\u00e2timent peint par Balthus. Par ailleurs un volume noir est install\u00e9 dans l&rsquo;espace cr\u00e9ant un premier plan lorsque l&rsquo;on regarde le tableau. Toba Khedoori r\u00e9alise d&rsquo;immenses dessins sur des papiers pr\u00e9par\u00e9s avec de la cire, elle r\u00e9p\u00e8te des \u00e9l\u00e9ments comme les fen\u00eatres d&rsquo;une fa\u00e7ade, les grillages d&rsquo;une cl\u00f4ture ou les chaises d&rsquo;une salle de spectacle. Silvia B\u00e4chli trace des lignes au pinceau souvent aux limites de la feuille faisant le centre vide et sugg\u00e9rant d&rsquo;autres espaces. Toutes ces oeuvres sont en relation avec les sons de l&rsquo;installation de Susan Philipsz que l&rsquo;on entend partout!<\/p>\n<p>A signaler que le mus\u00e9e Tinguely pr\u00e9sente l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artiste n\u00e9oz\u00e9landais Len Lye (1901 &#8211; 1980) qui fut un pr\u00e9curseur de l&rsquo;usage du son dans les oeuvres du 23 octobre au 26 janvier 2020.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Paris. Mus\u00e9e de l&rsquo;Orangerie: Debussy, <em>la musique et les arts jusqu&rsquo;au 11 juin <strong>2012<\/strong><\/em> \u00e9voque l\u2019univers\u00a0 visuel du compositeur et par la m\u00eame occasion, le milieu social dans lequel il \u00e9voluait, les go\u00fbts de ses proches. Elle met en valeur les collections du mus\u00e9e d&rsquo;Orsay tout en \u00e9tant compl\u00e9t\u00e9e par des pr\u00eats. Les oeuvres choisies sont tr\u00e8s belles et vont de Renoir \u00e0 Henri Edmond Cross, Burne Jones, Maurice Denis, Vuillard pour terminer avec Kandinsky et Kupka. Une large place est faite aux arts d\u00e9coratifs et aux collaborations du compositeur pour son op\u00e9ra et les ballets qu&rsquo;il cr\u00e9a. <!--more-->Le cercle artistique de Debussy comprenait le peintre Henri Lerolle et le compositeur Ernest Chausson. L&rsquo;\u00e9poque est celle de l&rsquo;art nouveau et du japonisme. La nature fut une source d&rsquo;inspiration sous la forme de noctures, marines, paysages, souvent par la traduction qu&rsquo;en donn\u00e8rent les peintres. Les d\u00e9cors de Pell\u00e9as sont rest\u00e9 introuvables. Par contre on dispose de projets de L\u00e9on Bakst pour le ballet <em>Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-midi<\/em> <em>d&rsquo;un faune<\/em> et <em>le Martyr de Saint S\u00e9bastien,<\/em> alors que c&rsquo;est Pierre Bonnard qui signe le d\u00e9cor de <em>Jeux<\/em> pour une reprise en 1920.<\/p>\n<hr \/>\n<p>Paris: Quay Branly Le si\u00e8cle du Jazz jusqu&rsquo;au 28 juin<strong> <em>2009<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e du quay Branly dresse un vaste panorama de l&rsquo;histoire du jazz en \u00e9tablissant des relations entre la production des artistes plasticiens et cette nouvelle forme d&rsquo;expression musicale qui r\u00e9unit tous les m\u00e9tissages. Pr\u00e8s de 1000 objets, documents sonores et film\u00e9s, oeuvres d&rsquo;art sont r\u00e9unis dans une dizaine de sections. Celles-ci \u00e9voquent les principaux moments de l&rsquo;histoire du jazz par des pochettes de disques, des articles, affiches, documents film\u00e9s et musicaux. Avant 1917. L&rsquo;\u00e2ge du jazz en Am\u00e9rique 1917 &#8211; 1930. Harlem Renaissance 1917 &#8211; 1936. Ann\u00e9es folles en Europe 1917 &#8211; 1930. L&rsquo;\u00e8re du swing 1930 &#8211; 1939. Tempo de guerre 1939 &#8211; 1945. Bebop 1945 -1960 West Coast Jazz 1953 &#8211; 1961. La r\u00e9volution free 1960 &#8211; 1980. Contemporains 1960 &#8211; 2002. Pour chaque p\u00e9riode des liens avec des artistes peintres connus sont mis en \u00e9vidence, de L\u00e9ger \u00e0 Mondrian, Matisse, Dubuffet, Pollock ou Basquiat.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Comme souvent dans ce type d&rsquo;exposition il y a beaucoup trop d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments, mais d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 c&rsquo;est une synth\u00e8se assez fascinante qui permet un survol in\u00e9dit. On pourra encore voir l&rsquo;exposition \u00e0 Barcelone.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le site du Mus\u00e9e du Quai Branly pr\u00e9sente le parcours de l&rsquo;exposition.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Vevey<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Mus\u00e9e Jenisch consacre une exposition \u00e0 <em>Kokoschka et la musique<\/em> 7 juillet &#8211; 9 septembre <strong>2007<\/strong>. Elle montre en particulier l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du peintre sur le pouvoir de la musique, la mani\u00e8re dont la musique modifie les traits du visage des personnes qu&rsquo;il observe. Une approche psychologique qui l&rsquo;a pr\u00e9occup\u00e9 au cours de toute sa vie et qu&rsquo;il a traduite de fa\u00e7ons tr\u00e8s diverses.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Berne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e des beaux-arts: Oscar Wiggli. Corps &#8211; Espace &#8211; Son jusqu&rsquo;au 13 mai<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne pr\u00e9sente une r\u00e9trospective du sculpteur et compositeur Oscar Wiggli ( n\u00e9 en 1927) qui con\u00e7oit la sculpture comme une <em>partition forg\u00e9e.<\/em> Il travaille le fer, s&rsquo;inspire du torse de la femme et superpose formes et mouvement \u00e0 des id\u00e9es de sons et de nuages qui passent. Quelques sculptures de grand format sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9es au Zentrum Paul Klee.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Berne<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Paul Klee M\u00e9lodie et rythme <\/em>jusqu&rsquo;au 12 novembre <strong>2006<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La musique occupait une place centrale dans la vie de Paul Klee. Il \u00e9tait fils de musiciens, avait \u00e9pous\u00e9 une pianiste et jouait du violon; il pratiquait r\u00e9guli\u00e8rement cet instrument en faisant de la musique de chambre. Tout en \u00e9voquant cet aspect de la personnalit\u00e9 de l&rsquo;artiste, l&rsquo;exposition <em>m\u00e9lodie et rythme<\/em> propose un regard sur toute la production de Klee en \u00e9tablissant des relations avec les structures musicales. Sept sections forment autant de points de vue qui montrent l&rsquo;imbrication \u00e9troite entre l&rsquo;oeuvre graphique et picturale de Klee et la musique. L&rsquo;ordonnance rythmique des compositions au carr\u00e9, l&rsquo;\u00e9vocation des structures d&rsquo;une partition dans l&rsquo;organisation de l&rsquo;espace des oeuvres, les structures picturales polyphoniques autant de r\u00e9f\u00e9rences directes \u00e0 la musique que l&rsquo;on trouve dans des oeuvres dont le sujet n&rsquo;est pas musical, il peut s&rsquo;agir d&rsquo;un paysage ou d&rsquo;une composition abstraite. Par ailleurs de nombreuses oeuvres sont impr\u00e9gn\u00e9es par les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 des op\u00e9ras ou la repr\u00e9sentation souvent caricaturale de musiciens. La d\u00e9monstration tr\u00e8s dense (150, toiles, dessins et aquarelles) est particuli\u00e8rement convaincante. Elle offre aussi sans doute une excellente occasion d&rsquo;entrer dans l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artiste \u00e0 ceux qui ne le conna\u00eetraient pas encore bien.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 27 septembre 2006<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"font-weight: 500;\">Zug<\/h2>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Harmonie und Dissonanz | Gerstl \u2013 Sch\u00f6nberg \u2013 Kandin<a href=\"..\/kandinsky.html\">sky<\/a>. Malerei und Musik im Aufbruch jusqu&rsquo;au 17 d\u00e9cembre <strong>2006<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus de Zoug poss\u00e8de \u00e0 travers la Stiftung Sammlung Kamm des oeuvres de Richard Gerstl (1883 &#8211; 1908) et Kandinsky notamment. C&rsquo;est l&rsquo;occassion d&rsquo;explorer les relations qui existaient entre trois personnalit\u00e9s de premier plan et une mani\u00e8re de formuler les relations entre musique et peinture chez Kandinsky. Les oeuvres de Gerstl sont pr\u00e9sent\u00e9es avec les peintures de Sch\u00f6nberg peu connues. En plus des trois artistes nomm\u00e9s d&rsquo;autres travaux de August Macke, Franz Marc, Oscar Kokoschka entre autre sont pr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Mus\u00e9e Tinguely B\u00e2le<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>Edgar Var\u00e8se, compositeur, visionnaire<\/em> jusqu&rsquo;au 27 ao\u00fbt <strong>2006<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition propose un parcours biographique autour d&rsquo;Edgar Var\u00e8se (1883-1965) en se fondant sur des documents provenant des archives du compositeur qui ont \u00e9t\u00e9 acquises par la fondation Sacher. Elle est accompagn\u00e9e par un livre de plus de 500 pages. Dans les salles des pi\u00e8ces musicales peuvent \u00eatre \u00e9cout\u00e9es avec des \u00e9couteurs, dans la derni\u00e8re pi\u00e8ce un programme de films est propos\u00e9. Lettres, photographies et partitions sont pr\u00e9sent\u00e9es avec des oeuvres d&rsquo;art d&rsquo;artistes proches du compositeur. Duchamp, Joseph Stella, Calder, Miro et Zao Wu Ki notamment. Une vid\u00e9o de Bill Viola\u00a0<em>D\u00e9serts<\/em>, 1994 qui utilise la musique de Var\u00e8se du m\u00eame nom est aussi projet\u00e9e. Par ailleurs il ne faut pas manquer la reconstitution du son et image r\u00e9alis\u00e9 pour le pavillon Philips \u00e0 l&rsquo;exposition universelle de 1958. Le Corbusier mandat\u00e9 pour ce projet avait demand\u00e9 un composition musicale de 8&prime; \u00e0 Var\u00e8se. Le compositeur habit\u00e9 par la question de la mise en espace du son r\u00e9alisa aussi quelques peintures \u00e0 la fin de sa vie.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Migrosmuseum. <em>While interwoven echoes drip into a hybrid body, une exposition sur le son, la performance et la sculpture<\/em> jusqu&rsquo;au 26 mars <strong>2006<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Migrosmuseum a r\u00e9uni les propositions r\u00e9centes d&rsquo;une dizaine d&rsquo;artistes britanniques, am\u00e9ricains, italiens et finlandais notamment autour de ce th\u00e8me. Violette Banks,\u00a0Cunningham &amp; Bj\u00f6rk&#8230;, Delia Gonzalez &amp; Gavin Russom&#8230;, Rita Ackermann &amp; Agathe Snow, Seb Patane. Au-del\u00e0 d&rsquo;une culture de dj., ils formulent d&rsquo;une fa\u00e7on int\u00e9ressante la question de l&rsquo;installation, de la performance et de la relation aux sons. Ils illustrent des directions tr\u00e8s diff\u00e9rentes qui vont du piano m\u00e9canique (Paul Etienne Lincoln, Sinfonia Torinese) \u00e0 Olivier Messiaen (Dave Allen) en passant par l&rsquo;orgue \u00e0 lumi\u00e8res (Peter Coffin) pour arriver bien s\u00fbr \u00e0 la musique \u00e9lectronique, mais aussi au Heavy Metal et \u00e0 la culture tattoo et gothique en passant par diverses recherches sur l&rsquo;interactivit\u00e9 (Mileece), la r\u00e9action aux mouvements, aux gestes, l&rsquo;encha\u00eenement d&rsquo;actions. L&rsquo;exposition prend ainsi le parti de montrer l&rsquo;extr\u00eame \u00e9tendue des propositions qui d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre associent, le son, la mise en espace et l&rsquo;image.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>While interwoven echoes drip into a hybrid body, une exposition sur le son, la performance et la sculpture<\/em> jusqu&rsquo;au 26 mars 2006.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Paris: Beaubourg Centre Pompidou:\u00a0<em>Sons et lumi\u00e8res<\/em> jusqu&rsquo;au 3 janvier <strong>2005<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition <em>Sons et lumi\u00e8res<\/em> rassemble plus de 400 oeuvres, elle est structur\u00e9e en trois parties qui proposent chacune un d\u00e9veloppement chronologique \u00e0 travers le XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La premi\u00e8re intitul\u00e9e <em>Correspondances<\/em> (abstraction, musique des couleurs, lumi\u00e8res anim\u00e9es) \u00e9voque les associations entre la musique et la peinture li\u00e9e aux d\u00e9veloppement d&rsquo;une peinture abstraite \u00e0 partir des ann\u00e9es 1910. Les oeuvres choisies, magnifiques, sont souvent inattendues et l&rsquo;exposition montre la dimension internationale de cette qu\u00eate en Europe et aux Etats-Unis. Curieusement le volant fran\u00e7ais avec les peintres musicalistes n&rsquo;est pas mentionn\u00e9. (Cette premi\u00e8re partie recoupe en partie <em>Aux origines de l\u2019abstraction,<\/em> 1800. 1914, pr\u00e9sent\u00e9e au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay du 3 novembre 2003 au 22 f\u00e9vrier 2004). Dans cette section on d\u00e9couvre les travaux de Kandinsky, Klee, Sch\u00f6nberg. Les \u00e9pisodes de L&rsquo;apprenti sorcier de Paul Dukas et du Fantasia de Walt Disney, mais aussi les relations entre le jazz et Jackson Pollock ou encore les recherches du n\u00e9o z\u00e9landais Len Lye<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La deuxi\u00e8me intitul\u00e9e <em>Empreintes<\/em> (Conversion, synth\u00e8se, r\u00e9manence) fait l&rsquo;histoire d&rsquo;exp\u00e9riences qui sont sans doute les plus proches des possibilit\u00e9s actuellles g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par divers logiciels. Les recherches les plus New Age et pl\u00e2nantes des ann\u00e9es 1960 qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de films de James Whitney, d&rsquo;installations de La Monte Young et Marian Zazeela, <em>Dream House<\/em>, de Nam June Paik ou encore Bill Viola et Gary Hill, <em>Mesh<\/em>, 1978 &#8211; 1979 une installation vid\u00e9o interactive pr\u00e9coce sont r\u00e9unies ici.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Enfin la troisi\u00e8me sous le titre <em>Ruptures<\/em> examine des d\u00e9marches les plus radicales qui rompent avec les cat\u00e9gories traditionnelles s\u00e9parant art plastique et musique. Elle suit le fil qui lierait les Futuristes, Marcel Duchamp \u00e0 John Cage en passant par Fluxus, Joseph Beuys ou encore Bruce Nauman.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Aujourd&rsquo;hui l&rsquo;association du son et de la lumi\u00e8re est devenue extr\u00eamement banale et omnipr\u00e9sente; en particulier \u00e0 travers la musique \u00e9lectronique et toutes les formes de performances auxquelles ce type d&rsquo;expression peut donner lieu. En retra\u00e7ant les sources de ces d\u00e9veloppements actuels \u00e0 travers plusieurs cheminements, l&rsquo;exposition relativise l&rsquo;actualit\u00e9 des pratiques contemporaines et montre aussi le potentiel conceptuel de certaines id\u00e9es. Tout \u00e0 fait agr\u00e9able \u00e0 visiter, elle s&rsquo;adresse \u00e0 un public jeune, car la moyenne d&rsquo;\u00e2ge semble beaucoup plus basse que celle que l&rsquo;on rencontre habituellement dans les expositions. Curieusement elle s&rsquo;ach\u00e8ve sur une installation s\u00e9duisante, mais plut\u00f4t anecdotique de Pierre Huyghe <em>L&rsquo;exp\u00e9dition scintillante, Acte 2,<\/em> 2002 et un film ironique de Rodney Graham, <em>A Reverie Interrupted by the Police<\/em>, 2003, point d&rsquo;exclamation ou d&rsquo;interrogation extr\u00eamement sarcastique sur ces recherches.<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"520\">\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 19 octobre 2004<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je r\u00e9unis sur cette page les comptes-rendus d&rsquo;expositions qui traitent des relations entre l&rsquo;image et le son. Un th\u00e8me de plus en plus souvent abord\u00e9. B\u00e2le \/ Riehen 6 octobre 2019 Fondation Beyeler: Resonating Spaces: Leonor Antunes, Silvia B\u00e4chli, Toba Khedoori, Susan Philipsz et Rachel Whiteread jusqu&rsquo;au 26 janvier. 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