{"id":3443,"date":"2013-12-07T14:05:41","date_gmt":"2013-12-07T13:05:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=3443"},"modified":"2019-10-10T10:20:52","modified_gmt":"2019-10-10T09:20:52","slug":"revolution-surrealiste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/revolution-surrealiste\/","title":{"rendered":"R\u00e9volution surr\u00e9aliste"},"content":{"rendered":"<p>Philippe Halsman. Etonnez-moi mai 2014<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e \u00e0 Lausanne nous emm\u00e8ne dans une exposition p\u00e9tulante et bondissante avec <em>Philippe Halsman. Etonnez-moi<\/em> jusqu&rsquo;au 11 mai 2014. Le photographe favori de Dali, en fait un v\u00e9ritable complice, le portraitiste de Marylin Monroe et d&rsquo;une quantit\u00e9 de personnalit\u00e9s. Enfin l&rsquo;auteur d&rsquo;une centaine de couvertures du magazine Life. C&rsquo;est une exposition joyeuse et qui s&rsquo;ach\u00e8ve en invitant les visiteurs \u00e0 faire un grand saut!<\/p>\n<hr \/>\n<p>Mus\u00e9e national d&rsquo;art moderne, Centre Pompidou<\/p>\n<p>Le surr\u00e9alisme et l&rsquo;objet jusqu&rsquo;au 3 mars 2014<\/p>\n<p><a id=\"Anchor-14210\" name=\"Anchor-14210\"><\/a>L\u2019exposition objets surr\u00e9alistes est structur\u00e9e autour des expositions surr\u00e9alistes. Des diaporamas \u00e9voquant ces expositions sont projet\u00e9s sur des \u00e9crans qui s\u00e9parent les diff\u00e9rents espaces. Une place particuli\u00e8re est accord\u00e9e aux sculptures surr\u00e9alistes de Giacometti, aux oeuvres plastiques de Calder et de Max Ernst, alors que la derni\u00e8re salle est enti\u00e8rement consacr\u00e9e aux sculptures color\u00e9es de Miro, inspir\u00e9es de divers objets quotidiens.<!--more--><\/p>\n<p>L\u2019exposition n\u2019est pas rigoureusement chronologique; des oeuvres d\u2019artistes actuels ou modernes, marqu\u00e9s par les recherches surr\u00e9alistes sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9es. Apr\u00e8s une pr\u00e9sentation de deux \u00e9l\u00e9ments plastiques essentiels pour les surr\u00e9alistes, le ready made d\u00e9velopp\u00e9 par Marcel Duchamp et Man Ray et le mannequin, mis en valeur par Giorgio de Chirico, on passe aux objets \u00e0 fonctionnement symbolique et aux sculptures d\u2019Alberto Giacometti qui furent revendiqu\u00e9es par les surr\u00e9alistes. On \u00e9voque la rue surr\u00e9aliste de 1938 pour pr\u00e9senter les oeuvres d\u2019artistes contemporains marqu\u00e9es par le surr\u00e9alisme: des photographies de Paul McCarthy et Cindy Sherman, une vitrine de Mark Dion remplie de petits paquets adress\u00e9s au commissaire de l\u2019exposition, un travail d\u2019Ed Ruscha, des objets de Th\u00e9o Mercier, Pr\u00e9sence Patchounette notamment. La fascination de la poup\u00e9e est encore \u00e9voqu\u00e9e par un fragment de film de Luis Garcia Berlanga avec Michel Piccoli, <em>Tamano natural<\/em>, <em>Grandeur nature<\/em>, 1973.<\/p>\n<p>Sur huit expositions internationales du surr\u00e9alisme, cinq sont \u00e9voqu\u00e9es. 1933, galerie Pierre Colle\u00a0; 1936, galerie Ratton; 1938, galerie des beaux-arts avec Marcel Duchamp comme \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9rateur &#8211; arbitre\u00a0\u00bb\u00a0; 1947, galerie Maeght et enfin 1959 \u2013 1960, galerie Daniel Cordier.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer, l&rsquo;art en jeu, 17 d\u00e9cembre 2013<\/p>\n<hr \/>\n<p>Le Museo Nacional Centro de arte Reina Sofia reprend l&rsquo;exposition Salvador Dali <a href=\"revolution-surrealiste.html\">j<\/a>usqu&rsquo;au 2 septembre 2013.<\/p>\n<p>Centre Pompidou<\/p>\n<p><a id=\"Anchor-35882\" name=\"Anchor-35882\"><\/a>L&rsquo;exposition Salvador Dali ( 1904 &#8211; 1989) propos\u00e9e au centre Pompidou du 21 novembre 2012 au 25 mars 2013 est une r\u00e9trospective qui couvre toutes les p\u00e9riodes d&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;artiste et qui met en \u00e9vidence la complexit\u00e9 de l&rsquo;homme. Curieusement, d&rsquo;une d\u00e9clamation \u00e0 un entretien t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 ou un film, la voix et l&rsquo;image de Dali accompagnent et impr\u00e8gnent le visiteur du d\u00e9but \u00e0 la fin du parcours. L&rsquo;exposition d\u00e9bute avec quatre autoportraits et une vue de Portlligat, on entend aussi une d\u00e9claration de l&rsquo;artiste. L&rsquo;exposition rend compte de l&rsquo;\u00e9volution chronologique, des prises de position souvent tr\u00e8s contestables face \u00e0 l&rsquo;histoire de l&rsquo;art ou \u00e0 la politique de son temps, mais aussi de l&rsquo;importance du th\u00e9\u00e2tre et de la mise en sc\u00e8ne qui aboutit au mus\u00e9e qu&rsquo;il se consacre \u00e0 Figueres. L&rsquo;objectif est de montrer qu&rsquo;en plus d&rsquo;un peintre et un dessinateur \u00e9blouissant, il fut un pr\u00e9curseur de la performance. Ce que l&rsquo;on observe chez beaucoup d&rsquo;autres surr\u00e9alistes d&rsquo;ailleurs. Une large place est faite aux oeuvres qui r\u00e9agissent, reprennent, interpr\u00e8tent l&rsquo;Ang\u00e9lus de Millet.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu 28 novembre 2012<\/p>\n<hr \/>\n<p>Fondation Beyeler Riehen<\/p>\n<p>Dali, Magritte, Miro, le Surr\u00e9alisme \u00e0 Paris 2 octobre 2011 &#8211; 29 janvier 2012 (mus\u00e9e royaux des beaux-arts, Bruxelles 16 mars &#8211; 15 juillet 2012.)<\/p>\n<p>Le surr\u00e9alisme a \u00e9t\u00e9 un creuset de cr\u00e9ativit\u00e9 exceptionnel pour des artistes qui ont par la suite chacun <a id=\"Anchor-suivi-11481\" name=\"Anchor-suivi-11481\"><\/a>suivi leur voie en d\u00e9veloppant un style, une vision propre. Nombreux sont ceux qui ont acquis une popularit\u00e9 incroyable, alors que d&rsquo;autres sont rest\u00e9s moins connus. Le surr\u00e9alisme a aussi offert des exemples audacieux de pr\u00e9sentation et de jeu dans l&rsquo;exposition des oeuvres. Bien que les documents soient relativement rares, c&rsquo;est peut-\u00eatre ce qui fait la plus grande actualit\u00e9 du surr\u00e9alisme aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;exposition de la Fondation Beyeler a la bonne id\u00e9e d&rsquo;aborder ces aspects. Le dispositif des salles reprend une id\u00e9e de l&rsquo;exposition surr\u00e9aliste de 1938 en nommant chaque espace comme une rue parisienne. Par ailleurs les personnalit\u00e9s et la collection de deux compagnes du surr\u00e9alisme, la premi\u00e8re \u00e9pouse d&rsquo;Andr\u00e9 Breton, Simone Collinet et Peggy Guggenheim qui fut quelque temps la compagne de Max Ernst sont \u00e9voqu\u00e9es. D&rsquo;ailleurs les artistes surr\u00e9alistes et leurs proches furent souvent marchands et collectionneurs et particip\u00e8rent \u00e0 la promotion des oeuvres de leurs coll\u00e8gues.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition \u00e9voque les principales personnalit\u00e9s du mouvement Dali, Magritte, Miro, Max Ernst et quelques caract\u00e9ristiques fondamentales de la cr\u00e9ativit\u00e9 surr\u00e9aliste. Les artistes un peu moins connus comme Yves Tanguy, Victor Brauner, Hans Bellmer, Andr\u00e9 Masson, Francis Picabia, Hans A<a href=\"..\/schwitters.html\">rp<\/a> sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9s. Cette exposition s&rsquo;appuie sur des oeuvres de la collection Beyeler pour des artistes comme Miro, Picasso ou Max Ernst, elle a obtenu de nombreux pr\u00eats en Suisse et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger pour r\u00e9unir finalement pr\u00e8s de 300 oeuvres qui offrent un beau parcours \u00e0 travers ce mouvement.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer L&rsquo;art en jeu 6 octobre 2011<\/p>\n<hr \/>\n<p>Paris 27 novembre 2012<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris propose une int\u00e9ressante exposition <a id=\"Anchor-artistique-35326\" name=\"Anchor-artistique-35326\"><\/a>artistique et historique sur la production et la situation des artistes \u00e0 Paris pendant la seconde guerre mondiale. <em>L&rsquo;art en guerre 1938 &#8211; 1947 de Picasso \u00e0 Dubuffet <\/em>jusqu&rsquo;au 17 f\u00e9vrier 2013. L&rsquo;exposition d\u00e9bute avec l&rsquo;\u00e9vocation de l&rsquo;exposition surr\u00e9aliste de 1938. Elle \u00e9voque notament l&rsquo;ouverture du mus\u00e9e d&rsquo;art moderne au Palais de Tokyo en 1942. Elle s&rsquo;ach\u00e8ve sous le titre anartiste avec Dubuffet et la d\u00e9couverte de l&rsquo;art brut qui apparait comme une cons\u00e9quence logique des rencontres, des renversements de valeurs entra\u00een\u00e9s par la guerre.<\/p>\n<hr \/>\n<blockquote><p>La R\u00e9volution surr\u00e9aliste du 6 mars au 24 juin 2002<\/p>\n<p>Paris, Centre Pompidou<\/p>\n<p>A Londres on a pu d\u00e9couvrir le surr\u00e9alisme sous l\u2019angle du d\u00e9sir et de la sexualit\u00e9; \u00e0 Zurich on a pu voir les ant\u00e9c\u00e9dents de la fortune critique du Marquis de Sade qui aboutit au <a id=\"Anchor-47857\" name=\"Anchor-47857\"><\/a>surr\u00e9alisme. En intitulant son exposition la<em> R\u00e9volution surr\u00e9aliste<\/em>, l\u2019exposition du Centre Pompidou semble vouloir renouer avec les enjeux et les ambitions historiques du surr\u00e9alisme. Qu\u2019en est-il ? Le commissaire de la manifestation, Werner Spies, est l\u2019un des meilleurs sp\u00e9cialistes du mouvement. L\u2019exposition se concentre sur la pr\u00e9sentation des 20 ann\u00e9es essentielles entre 1920 et 1940 environ. Elle s&rsquo;attache \u00e0 la production des artistes les plus connus dont elle propose de v\u00e9ritables petites r\u00e9trospectives. La s\u00e9lection des oeuvres de Max Ernst, Miro, Dali et Magritte est particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9latrice, une place importante est \u00e9galement faite \u00e0 Andr\u00e9 Masson et \u00e0 Yves Tanguy.<\/p>\n<p>L\u2019exposition d\u00e9bute en rappelant la collaboration de Breton et Soupault dans la r\u00e9daction des \u00ab Champs magn\u00e9tiques \u00bb. Elle pr\u00e9sente des toiles de De Chricio et une peinture murale que Max Ernst r\u00e9alisa pour Eluard en 1923 \u00ab Au premier mot limpide \u00bb. Puis sont \u00e9voqu\u00e9s le \u00ab Premier manifeste du surr\u00e9alisme\u00bb, les collages de Max Ernst, les rayogrammes de Man Ray, les premi\u00e8res peintures au sable de Masson en 1927 et l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00e9criture automatique. Suivent des groupes importants de toiles de Miro, Ernst, Picasso et Magritte. Une pr\u00e9sentation int\u00e9ressante de cadavres exquis r\u00e9alis\u00e9s par divers artistes attire l\u2019attention sur les parent\u00e9s tr\u00e8s fortes qui existent entre les travaux de ces artistes \u00e0 certains moments. Un autre concept surr\u00e9aliste, la parano\u00efa critique, est illustr\u00e9 par de nombreuses toiles de Dali, en particulier les diverses versions de \u00ab L\u2019Ang\u00e9lus \u00bb de Millet. Suivent des travaux de Picasso, Giacometti, Bellmer, une salle est consacr\u00e9e au surr\u00e9alisme et l\u2019objet avec en particulier Meret Oppenheim. Les ann\u00e9es 1930 sont \u00e9voqu\u00e9es avec Brauner, Dominguez et la d\u00e9calcomanie enfin l\u2019exposition s\u2019ach\u00e8ve sur le surr\u00e9alisme en exil pendant la guerre avec des \u0153uvres de Matta, Cornell et Duchamp.<\/p>\n<p>L\u2019exposition montre le foisonnement cr\u00e9atif, la f\u00e9condit\u00e9 des artistes concern\u00e9s dans les ann\u00e9es 1920, elle met particuli\u00e8rement l\u2019accent sur Max Ernst. Il s\u2019agit d\u2019une v\u00e9ritable c\u00e9l\u00e9bration du mouvement qui repose sur une connaissance approfondie des \u0153uvres, de leur localisation, qui parvient ainsi \u00e0 montrer le meilleur de leur production. Si l&rsquo;on consid\u00e8re la qualit\u00e9 des oeuvres r\u00e9unies, on peut regretter la densit\u00e9 de l&rsquo;accrochage, surtout pour une exposition qui aura de tr\u00e8s nombreux visiteurs. Ceci dit en \u00e9cartant tout didactisme, en mettant de c\u00f4t\u00e9 toutes les probl\u00e9matiques r\u00e9centes qui ont propos\u00e9 de reconsid\u00e9rer ce mouvement, l\u2019exposition n\u2019\u00e9carte pas les reproches habituels qui sont adress\u00e9s au surr\u00e9alisme. Ainsi d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 1930, on a l\u2019impression que la qualit\u00e9 baisse, les d\u00e9calcomanies de Domingu\u00e8z paraissent bien p\u00e2les lorsqu\u2019on les compare aux collages et aux frottages de Max Ernst. L\u2019exposition comme la vision traditionnelle du mouvement qu\u2019elle propose semble s\u2019effilocher. Elle ne fait pas \u00e9voluer la compr\u00e9hension du public.<\/p>\n<p>Il est saisissant de comparer cette pr\u00e9sentation \u00e0 celle qui fut propos\u00e9e \u00e0 Londres, il y a quelques semaines et qui est montr\u00e9e au Metropolitan Museum \u00e0 New York actuellement. Sur le plan de la qualit\u00e9 des oeuvres, de la satisfaction visuelle que l\u2019on peut tirer de la visite de l\u2019exposition, celle de Paris est tr\u00e8s sup\u00e9rieure. Par contre au niveau de la compr\u00e9hension de la coh\u00e9rence artistique, de la signification des recherches des diff\u00e9rents acteurs, il existe un v\u00e9ritable gouffre. Prenons un exemple: l\u2019une des premi\u00e8re salles de l\u2019exposition londonienne qui explorait le th\u00e8me du d\u00e9sir, pr\u00e9sentait \u00ab La Mari\u00e9e mise \u00e0 nu par les c\u00e9libataires, m\u00eame \u00bb de Marcel Duchamp et des oeuvres traitant le th\u00e8me de l\u2019amour et de la machine par Picabia et Ernst. Elle permettait de comprendre la sp\u00e9cificit\u00e9 de l\u2019approche de ce th\u00e8me par les surr\u00e9alistes et servait en somme de fil conducteur. L\u2019exposition de Paris montre un collage de Max Ernst \u00ab La grande roue orthochromatique qui fait l\u2019amour sur mesure \u00bb, il est en t\u00eate d\u2019une tr\u00e8s belle s\u00e9rie, sans aucun commentaire ou explication. On se demande ce que les visiteurs retiennent ou voient.<\/p>\n<p>Ainsi cette exposition r\u00e9v\u00e8le fort bien le foisonnement cr\u00e9atif, les interactions, l&rsquo;extr\u00eame proximit\u00e9 parfois des r\u00e9sultats obtenus par les diff\u00e9rents protagonistes, par contre elle n&rsquo;entre pas en mati\u00e8re sur les pol\u00e9miques r\u00e9centes ou moins r\u00e9centes qui ont agit\u00e9 la fortune critique des surr\u00e9alistes. Les enjeux philosophiques et politiques de leur d\u00e9marche et les innombrables r\u00e9actions qu&rsquo;ils suscitent sont pass\u00e9s sous silence toute l&rsquo;attention est port\u00e9e sur la production plastique et visuelle.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>Patrick Schaefer. L&rsquo;art en jeu 12 mars 2002.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition sera pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Kunstsammlung Nordrhein Westfalen \u00e0 D\u00fcsseldorf du 30 juillet au 30 novembre 2002.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Tate Modern<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Surrealism Desire Unbound jusqu\u2019au 1er janvier 2002<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En examinant le Surr\u00e9alisme sous l&rsquo;angle du d\u00e9sir, on peut dire que l\u2019exposition de la Tate Modern aborde le sujet \u00e0 bras le corps. Il ne s\u2019agit pas d\u2019une pr\u00e9sentation chronologique qui distingue les diverses g\u00e9n\u00e9rations (celles-ci sont syst\u00e9matiquement m\u00e9lang\u00e9es) ou s\u2019attarde sur les exclusions et multiples excommunications qui marquent la chronique surr\u00e9aliste. L&rsquo;exposition propose une approche globale, tr\u00e8s correcte, qui met en \u00e9vidence le caract\u00e8re international du mouvement surr\u00e9aliste et son extension temporelle sur pr\u00e8s de 40 ans. Elle souligne les probl\u00e9matiques qu\u2019il a suscit\u00e9 et leur h\u00e9ritage. Elle est divis\u00e9e en 13 sections, correspondant \u00e0 divers th\u00e8mes, qui proposent pr\u00e8s de 450 \u0153uvres et documents.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019origine de la conception du d\u00e9sir, de la sexualit\u00e9 et de l&rsquo;\u00e9rotisme chez les surr\u00e9alistes est bien expliqu\u00e9e par la pr\u00e9sentation d\u2019\u0153uvres de Ernst, Picabia et surtout Duchamp. On a toutefois le sentiment que les derni\u00e8res ann\u00e9es sont davantage mises en \u00e9vidence. Il est vrai que c&rsquo;est 1959-1960 que Breton et Duchamp organis\u00e8rent \u00e0 Paris une exposition intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Eros\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Apr\u00e8s une toile de Max Ernst de 1923 en pr\u00e9ambule, c\u2019est <em>La Mari\u00e9e mise \u00e0 nu par les c\u00e9libataires, m\u00eame<\/em>, de Duchamp ( une reconstitution qui fut r\u00e9alis\u00e9e en 1965-66 par Richard Hamilton, ce qui souligne le lien avec la sc\u00e8ne britannique des ann\u00e9es 1960) qui occupe la premi\u00e8re salle. Ceci pour mettre en \u00e9vidence l\u2019association entre d\u00e9sir et machine. Une approche m\u00e9caniste qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e par les dada\u00efstes et Duchamp. La seconde salle est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019influence de Freud, en particulier sa conception de la sexualit\u00e9 chez l\u2019enfant. On y trouve notamment l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019histoire de Guillaume Tell par Dali qui date de 1930. Par ailleurs l\u2019univers de de Chirico et son influence sur Max Ernst sont \u00e9voqu\u00e9s. Dans la troisi\u00e8me on trouve d\u00e9j\u00e0 des \u0153uvres tr\u00e8s tardives de Joseph Cornell, mais aussi les photos de Claude Cahun. La ville comme lieu de rencontre \u00e9rotique laisse une place importante \u00e0 Paul Delvaux. Une grande salle est consacr\u00e9e aux \u00e9crits surr\u00e9alistes, Breton, Eluard et Max Ernst en particulier.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;influence du Marquis de Sade est \u00e9galement rappel\u00e9e avec des oeuvres de Bellmer, Masson, Matta, H\u00e9rold, Toyen , notamment, l&rsquo;ex\u00e9cution du testament du marquis en 1960 est \u00e9voqu\u00e9e. L&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve sur les objets \u00e9rotiques et pr\u00e9sente des travaux de Dorothea Tanning et Louise Bourgeois.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019exposition est int\u00e9ressante, mais ne pr\u00e9sente que peu d\u2019\u0153uvres majeures. Elle parvient toutefois \u00e0 pr\u00e9ciser la sp\u00e9cificit\u00e9 des d\u00e9veloppements du Surr\u00e9alisme, sans refaire une exposition comme F\u00e9mininmasculin, le sexe de l\u2019art, pr\u00e9sent\u00e9e au Centre Pompidou \u00e0 Paris en 1995 qui avait dress\u00e9 l\u2019inventaire des influences du Surr\u00e9alisme dans la mani\u00e8re d\u2019\u00e9voquer la sexualit\u00e9 dans l&rsquo;art contemporain.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L\u2019exposition sera par la suite pr\u00e9sent\u00e9e au Metropolitan Museun of Art \u00e0 New York du 6 f\u00e9vrier au 12 mai 2002.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Kunsthaus de Zurich pr\u00e9sente une exposition sur le Marquis de Sade et le Surr\u00e9alisme (Sade\/ Surreal, le Marquis de Sade et les fantasmes \u00e9rotiques des Surr\u00e9alistes par le texte et l&rsquo;image 30 novembre 2001 &#8211; 3 mars 2002). Elle met l&rsquo;accent sur les \u00e9crits du Marquis et pr\u00e9sente en quelque sorte sa fortune critique. Elle propose un parcours iconographique \u00e0 travers les fantaisies \u00e9rotiques des artistes de F\u00fcssli aux Surr\u00e9alistes.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 3 d\u00e9cembre 2001<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Philippe Halsman. Etonnez-moi mai 2014 Le mus\u00e9e de l&rsquo;Elys\u00e9e \u00e0 Lausanne nous emm\u00e8ne dans une exposition p\u00e9tulante et bondissante avec Philippe Halsman. Etonnez-moi jusqu&rsquo;au 11 mai 2014. Le photographe favori de Dali, en fait un v\u00e9ritable complice, le portraitiste de Marylin Monroe et d&rsquo;une quantit\u00e9 de personnalit\u00e9s. Enfin l&rsquo;auteur d&rsquo;une centaine de couvertures du magazine [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[66,23,31,54,19,35,22,1,8,63,34,36],"tags":[],"class_list":["post-3443","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-picasso","category-architecture","category-cinema","category-estampe","category-expositions","category-installations","category-musees","category-non-classe","category-peinture","category-photographie","category-sculpture","category-video"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p5k6Rq-Tx","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3443","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3443"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3443\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3523,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3443\/revisions\/3523"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3443"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3443"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3443"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}