{"id":3452,"date":"2012-10-02T19:29:58","date_gmt":"2012-10-02T18:29:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=3452"},"modified":"2019-10-07T19:55:25","modified_gmt":"2019-10-07T18:55:25","slug":"expositions-thematiques-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/expositions-thematiques-8\/","title":{"rendered":"Expositions th\u00e9matiques (8)"},"content":{"rendered":"<p>Grand Palais, Paris Boh\u00e8mes jusqu&rsquo;au 14 janvier 2013<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le metteur en sc\u00e8ne canadien Robert Carsen (1954) signe la sc\u00e9nographie tr\u00e8s soign\u00e9e et s\u00e9duisante de deux expositions \u00e0 Paris\u00a0: Boh\u00e8mes au Grand Palais jusqu&rsquo;au 14 janvier et l\u2019impressionnisme et la mode au mus\u00e9e d\u2019Orsay jusqu&rsquo;au 20 janvier. Comme il est aussi l\u2019auteur de la mise en sc\u00e8ne de JJR, d\u00e9couverte \u00e0 Gen\u00e8ve ces derniers jours et qu\u2019il avait r\u00e9alis\u00e9 Richard III de Giorgio Battistelli lors de la derni\u00e8re saison, on lui porte un int\u00e9r\u00eat soutenu.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Boh\u00e8mes explore la polys\u00e9mie du terme, ce qui donne une exposition en deux parties bien distinctes, mais assez surprenante, d\u00e9concertante m\u00eame. La premi\u00e8re, qui s\u2019\u00e9tend dans deux salles allong\u00e9es au rez, examine l\u2019iconographie des boh\u00e9miens, diseuses de bonne aventure et autres \u00e9gyptiens aux pouvoirs myst\u00e9rieux. C&rsquo;est une toile de Georges de la Tour qui domine la premi\u00e8re salle. Elle inclut \u00e9galement le passage \u00e0 l\u2019artiste qui s\u2019identifie au vagabond, au marginal avec une toile comme <em>Bonjour M. Courbet<\/em> particuli\u00e8rement bien mise en valeur, on d\u00e9couvre ce double aspect de la repr\u00e9sentation des marginaux et de l\u2019identification de l\u2019artiste avec ce groupe.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La seconde partie \u00e0 l\u2019\u00e9tage \u00e9voque les grandes oeuvres du XIXe si\u00e8cle qui, dans le go\u00fbt pour l&rsquo;exotisme de l\u2019\u00e9poque, qui place les gitans et l\u2019artiste boh\u00e8me au centre avec M\u00e9rim\u00e9e et <em>Carmen<\/em>, puis Puccini et <em>la Boh\u00e8me<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour commencer on entre dans un studio d\u2019artiste aux papiers peints d\u00e9chir\u00e9s avec des portraits et des autoportraits, la salle suivante propose des vues d\u2019ateliers, les toiles sont pos\u00e9es sur des chevalets. Puis l\u2019on passe \u00e0 l<em>a Boh\u00e8me<\/em> qui a une tr\u00e8s longue histoire puisque le texte d\u2019Henry Murger, <em>La vie de Boh\u00e8me<\/em> date de 1850, il a connu plusieurs \u00e9ditions illustr\u00e9es et Daumier n\u2019a pas manqu\u00e9 de s\u2019en prendre \u00e0 la vie de Boh\u00e8me\u00a0! alors que l\u2019op\u00e9ra de Puccini est de 1896. Une autre salle \u00e9voque Rimbaud et Verlaine avant de nous faire entrer dans un grand caf\u00e9\u00a0 aux murs duquel on trouve des toiles c\u00e9l\u00e8bres comme celle de Degas, l\u2019exposition s\u2019ach\u00e8ve avec Picasso et des peintres hongrois et espagnols notamment.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour conclure, on dira que c&rsquo;est encore une fois une exposition th\u00e9matique, iconographique int\u00e9ressante, mais assez \u00e9trange.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer l&rsquo;art en jeu 2 octobre 2012<\/p>\n<hr \/>\n<p>Vevey 29 juin 2013<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Lemancolia mus\u00e9e Jenisch Vevey jusqu\u2019au 13 octobre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">\u00a0Dans les espaces du rez-de-chauss\u00e9e, le mus\u00e9e Jenisch \u00e9voque de multiples aspects de l\u2019iconographie du L\u00e9man. Cette exposition associe des techniques et des p\u00e9riodes tr\u00e8s diverses, \u00e0 travers des confrontations bienvenues, soutenues par la force d\u2019un mod\u00e8le dont les variations inspir\u00e8rent tant d\u2019artistes de Conrad Witz \u00e0 Oscar Kokoschka et Jean-Luc Godard. A c\u00f4t\u00e9 de toiles impressionnantes de Courbet, Hodler et Kokoschka, on d\u00e9couvre 8 aquarelles de Turner auxquelles r\u00e9pondent celles de Gustave Dor\u00e9 par exemple. Les sauts chronologiques sont d\u00e9clin\u00e9s avec audace, de m\u00eame que les registres d\u2019expression, puisque l\u2019on passe sans transition d\u2019une vision romantique tumultueuse, \u00e0 la bande dessin\u00e9e, \u00e0 la photographie et \u00e0 la vid\u00e9o. Ces associations sans doute parce qu\u2019elles traitent du m\u00eame sujet sont bien r\u00e9ussies.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au visiteur qui se sent attir\u00e9 par un grand <em>Ch\u00e2teau de Chillon<\/em> de Gustave Courbet dans la salle de droite, on indique qu\u2019il devrait d\u2019abord aller d\u00e9couvrir les Hodler et Kokoschka qui lui font signe dans la salle de gauche.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">C\u2019est ici que l\u2019on trouve un fac-simil\u00e9\u00a0 de la <em>P\u00eache miraculeuse<\/em> de Conrad Witz, consid\u00e9r\u00e9 comme le premier paysage du L\u00e9man, \u00e0 ses cot\u00e9s une toile de Pietro Sarto dont les atmosph\u00e8re nuageuses et mouvantes conduisent le regard vers les aquarelles de Turner de 1841. Dans deux d\u2019entre elles on reconna\u00eet le clocher de l\u2019\u00e9glise Saint-Martin de Vevey. Celles-ci sont \u00e0 leur tour confront\u00e9es \u00e0 deux tirages photographiques d\u2019Alexander Hahn qui offrent une autre vision de L\u00e9man. Le parcours se poursuit ainsi avec des associations surprenantes, mais subtiles dont les sauts chronologiques sont soutenus par l\u2019unit\u00e9 du th\u00e8me. Dans l\u2019aile Est du mus\u00e9e, on d\u00e9couvre des Courbet et des oeuvres de Corot, Bocion, Vallotton, mais aussi un chapitre qui \u00e9voque des modes d\u2019expression diff\u00e9rents avec partant de Rodolphe T\u00f6pffer, la bande dessin\u00e9e de Herg\u00e9, l&rsquo;affaire Tournesol, qui se d\u00e9roule en partie \u00e0 Nyon et des planches de Fr\u00e9d\u00e9ric Pajak. Enfin un montage de diff\u00e9rents films de Jean-Luc Godard est propos\u00e9, pour \u00e9voquer l\u2019importance du L\u00e9man dans son oeuvre.<\/p>\n<hr \/>\n<p>Zurich 4 juin 2012 Deftig Barock jusqu&rsquo;au 2 septembre 2012<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Deftig Barock de Cattelan \u00e0 Zurbaran. Manifestes de la vie pr\u00e9caire, Kunsthaus Zurich.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En 1995, le Kunshaus de Zurich avait propos\u00e9 une confrontation entre l\u2019art contemporain et un artiste plus ancien sous le titre Zeichen &amp; Wunder \/ Niko Pirosmani (1862-1918) und die Kunst der Gegenwart. En 2011, lors de la Biennale de Venise qu\u2019elle dirigeait , Bice Curiger, a tenu \u00e0 consacrer une salle aux grandes toiles de Tintoretto. L\u2019exposition actuelle du Kunsthaus Deftig Barock poursuit dans le m\u00eame esprit.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Pour r\u00e9sumer trois espaces sont consacr\u00e9s \u00e0 des toiles anciennes du 16e si\u00e8cle au 18e si\u00e8cle de 17 artistes. En g\u00e9n\u00e9ral, il ne s\u2019agit pas d\u2019oeuvres majeures, mais plut\u00f4t de compositions qui frappent par leur \u00e9tranget\u00e9, leur v\u00e9h\u00e9mence. C\u2019est cette relation que l\u2019exposition propose d\u2019explorer dans les travaux de 15 artistes contemporains. Ils sont s\u00e9lectionn\u00e9s dans un bel \u00e9quilibre entre la vid\u00e9o, la peinture, la sculpture et l&rsquo;installation.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un premier mur nous accueille avec des sc\u00e8nes de genre du 17<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, Teniers, Brouwer, Pieter Aertsen, des sc\u00e8nes de beuveries ou de boucherie, en particulier. Les deux premi\u00e8res salles sont consacr\u00e9es \u00e0 des films de Ryan Trecartin et Lizzie Fitch, avec une invitation \u00e0 se pr\u00e9lasser dans des canap\u00e9s pour assister au d\u00e9lire assez gore du film. Dans la suivante ce sont les animations en terre ou p\u00e2te \u00e0 modeler de Nathalie Djurberg <em>I found myself alone<\/em> qui proposent un sc\u00e9nario d\u00e9lirant. Puis l\u2019on d\u00e9couvre les photographies de mod\u00e8les nus dans des mus\u00e9es de Juergen Teller et les sculptures de Cattelan. Les photographies de Boris Mikhailov sont un excellent pendant aux sc\u00e8nes de genre de m\u00eame que les peintures de Dana Schutz <em>How we would Dance<\/em>, 2007. On comprend moins la raison de la pr\u00e9sence de 3 grandes peintures d\u2019Albert Oehlen ou celle d\u2019une belle sculpture d\u2019Oscar Tuazon qui vient par ailleurs mettre un ordre construit dans l\u2019espace. Les deux interventions d\u2019Urs Fischer, une langue tir\u00e9e et un lit mou sont particuli\u00e8rement bien int\u00e9gr\u00e9es dans l\u2019espace qui propose le plus grand ensemble de peintures anciennes. Des sc\u00e8nes historiques, mythologiques ou religieuses sont s\u00e9lectionn\u00e9es davantage pour leur \u00e9tranget\u00e9 que pour leur qualit\u00e9 propre. On retient par exemple bien s\u00fbr cette sc\u00e8ne de viol d\u2019une femme noire de 1632 du mus\u00e9e de Strasbourg\u00a0; Les architectures fantastiques de Mons\u00f9 Desiderio ou les \u00e9tranges compositions d\u2019Alessandro Magnasco. La plus belle toile ici est <em>L\u2019enl\u00e8vement d\u2019Europe <\/em>par Simon Vouet.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les dessins autod\u00e9risoires et \u00e9rotiques de Robert Crumb leur r\u00e9pondent judicieusement. Le plus jeune artiste de l\u2019\u00e9tape s\u2019appelle\u00a0 Tobias Madison (1985), il propose une installation rigoureuse et d\u00e9routante. L\u2019exposition s\u2019ach\u00e8ve avec une installation vid\u00e9o de Diana Thater sur Tchernobyl, quatre grandes peintures \u00e0 l\u2019\u00e9mail sur m\u00e9tal de Marilyn Minter qui travaille \u00e0 la Warhol. La derni\u00e8re salle propose de grands portraits photographiques de Cindy Sherman, une sculpture de Paul Mc Carthy qui fonctionnent tr\u00e8s bien avec des portraits de Hyacinthe Rigaud et des natures mortes de Frans Snyders entre autres.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La r\u00e9f\u00e9rence au baroque est employ\u00e9e par de nombreux cr\u00e9ateurs actuels comme Derek Jarman ou Mathew Barney qui ont mis en avant cette relation. Ils sont d\u2019ailleurs pr\u00e9sent\u00e9s dans un cycle de films qui compl\u00e8te l\u2019exposition. Les artistes retenus repr\u00e9sentent quelques exemples de cette approche. On peut se demander pourquoi John Miller, pr\u00e9sent\u00e9 en 2009 \u00e0 la Kunsthalle de Zurich est qui est en plein dans cette r\u00e9f\u00e9rence au baroque n&rsquo;est pas pr\u00e9sent, peut-\u00eatre son approche est-elle trop critique, interrogative? On a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 Paul Mc Carthy qui fait un peu \u00ab\u00a0ancien\u00a0\u00bb, fin des ann\u00e9es 1980!. Par ailleurs ce qui frappe c\u2019est le parti pris esth\u00e9tique g\u00e9n\u00e9ral, les oeuvres contemporaines sont bien mises en valeur, l\u2019ensemble offre une belle exposition, en \u00e9vitant toutefois de trop exacerber la probl\u00e9matique\u00a0!<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Patrick Schaefer L&rsquo;art en jeu 5 juin 2012<\/p>\n<hr \/>\n<p>Berne 25 novembre 2010<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le Centre Paul Klee et le Mus\u00e9e des Beaux-Arts se sont associ\u00e9s pour \u00e9voquer <em>Les sept p\u00e9ch\u00e9s capitaux<\/em> de D\u00fcrer \u00e0 Nauman jusqu&rsquo;au 20 f\u00e9vrier. Au mus\u00e9e on d\u00e9couvre d&rsquo;abord les suites consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9vocation des p\u00e9ch\u00e9s, puis une pr\u00e9sentation d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;orgueil, l&rsquo;envie, l&rsquo;avarice et la col\u00e8re, alors que la luxure, la paresse et la gourmandise sont \u00e9voqu\u00e9s au centre Paul Klee.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Une image peut en cacher une autre jusqu&rsquo;au 6 juillet 2009<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Au Grand Palais \u00e0 Paris, on d\u00e9couvre <em>Une image peut en cacher une autre<\/em> jusqu\u2019au 6 juillet. Cette vaste exposition propose d\u2019explorer en 22 \u00e9tapes, diff\u00e9rentes formes de l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 visuelle et de la double image \u00e0 travers les si\u00e8cles. Le 16e si\u00e8cle occupe une place consid\u00e9rable, suivi par le 20\u00e8me, une salle enti\u00e8re est accord\u00e9e \u00e0 Salvador Dali et l\u2019exposition s\u2019ach\u00e8ve de fa\u00e7on tr\u00e8s s\u00e9duisante sur les sculptures de \u00a0Markus Raetz.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le propos de l&rsquo;exposition est de montrer comment \u00e0 chaque \u00e9poque les artistes ont jou\u00e9 avec la perception visuelle. Pla\u00e7ant des visages dans les rochers, cachant des images \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;autres repr\u00e9sentations.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">D\u00e9veloppant les m\u00e9tamorphoses, les assemblages ou les anamorphoses par jeu, mais aussi pour y cacher un sens.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">La gravure a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la diffusion de ce genre de travaux surtout au XIXe si\u00e8cle. Ils ont connu un regain d&rsquo;int\u00e9r\u00eat aupr\u00e8s des surr\u00e9alistes et Dali en a fait l&rsquo;une des sources principales de son inspiration artistique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Le site de la http:\/\/www.rmn.fr\/ pr\u00e9sente divers aspects de l&rsquo;exposition avec des commentaires d&rsquo;oeuvres et des entretiens.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer, l&rsquo;art en jeu 29 avril 2009<\/p>\n<hr \/>\n<table border=\"1\" width=\"770\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<blockquote><p>Zurich Mus\u00e9e national: <em>Animal<\/em>i. Animaux r\u00e9els et fabuleux de l&rsquo;Antiquit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque moderne jusqu&rsquo;au 14 juillet 2013.<\/p>\n<p>Une exposition qui consid\u00e8re la repr\u00e9sentation des animaux r\u00e9els et fabuleux depuis la pr\u00e9histoire jusqu&rsquo;au 17e si\u00e8cle, avec quelques exemples contemporains. L&rsquo;exposition suit la typologie des animaux m\u00e9langeant les \u00e9poques, ainsi le dragon, la sir\u00e8ne, le cerf, le cheval. l&rsquo;aigle ou encore le griffon, la licorne, le centaure, le lion, le poisson et le sphinx sont tour \u00e0 tour \u00e9voqu\u00e9s. Une belle s\u00e9lection de bijoux, vases, sculptures, manuscrits, peintures ou encore tapisseries.<\/p>\n<p>A signaler que le Kunsthaus de Zurich propose du 1er avril au 31 juillet 2011, une exposition intitul\u00e9e <em>Tierisch gut! HundeKatzeMaus<\/em> im Kunsthaus Zurich.<\/p>\n<hr \/>\n<p>Comme des b\u00eates<\/p>\n<p>Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts Lausanne jusqu&rsquo;au 22 juin 2008.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re exposition du nouveau directeur du mus\u00e9e des beaux-arts de Lausanne, Bernard Fibicher, propose une approche th\u00e9matique autour des animaux dans l&rsquo;art d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et d&rsquo;autrefois avec 170 \u0153uvres provenant d&rsquo;une centaine de pr\u00eateurs diff\u00e9rents. L&rsquo;exposition est organis\u00e9e autour de neuf animaux. Elle commence par celui que l&rsquo;on consid\u00e8re parfois comme le plus intelligent, le cochon et se poursuit avec une vie plus sauvage autour du cerf, puis de l&rsquo;ours. Apr\u00e8s ces \u00e9pisodes on arrive \u00e0 la grande ic\u00f4ne helv\u00e9tique: la vache. Puis l&rsquo;on passe au chat et au papillon, on continue avec la poule et ses poussins, l&rsquo;\u00e2ne et le parcours s&rsquo;ach\u00e8ve avec la mouche.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition ne cherche pas \u00e0 construire un discours sur les relations entre l&rsquo;homme et l&rsquo;animal, l&rsquo;artiste et l&rsquo;animal, mais pr\u00e9sente des exemples appartenant \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9poques sur la mani\u00e8re de traiter l&rsquo;animal chez les artistes et par l\u00e0 le regard de la soci\u00e9t\u00e9 sur l&rsquo;animal. La salle consacr\u00e9e aux chats oppose par exemple la vision femme et chat et la relation homme et chat. Une sorte de taxinomie de la repr\u00e9sentation des animaux retenus nous est propos\u00e9e. Elle est bas\u00e9e sur des crit\u00e8res de s\u00e9lection li\u00e9s d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;histoire de l&rsquo;art local (on remarque la pr\u00e9sence de nombreuses sculptures d&rsquo;Edouard Marcel Sandoz, mais aussi des oeuvres d&rsquo;Andr\u00e9 Lasserre), celle des collections (Steinlen, Vallotton, Auberjonois par exemple) ou encore les exp\u00e9riences pr\u00e9alables du concepteur de l&rsquo;exposition, \u00e0 ce titre on rel\u00e8ve la pr\u00e9sence de plusieurs artistes chinois. Il n&rsquo;y a pas non plus de r\u00e9f\u00e9rence aux performances avec les animaux qui sont nombreuses dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art des 40 derni\u00e8res ann\u00e9es depuis la rencontre de Beuys avec un coyote. En fait l&rsquo;approche n&rsquo;est assur\u00e9ment pas un traitement diachronique relevant de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, qui se baserait par exemple sur l&rsquo;\u00e9volution de la notion de peintre animalier, ou sur la probl\u00e9matique des mythes et <a href=\"..\/..\/dossiers\/metamorphoses.html\">d<\/a>es m\u00e9tamorphoses. Elle favorise des confrontations denses d&rsquo;oeuvres de diff\u00e9rentes \u00e9poques, des approches multiples autour du motif et laisse ouverte l&rsquo;interpr\u00e9tation sans hi\u00e9rarchie esth\u00e9tique. Des artistes ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 intervenir directement dans les salles Didier Rittener a dessin\u00e9 une grande mouche sur un mur et Alexandre Joly propose un surprenant carrousel avec une vache. Le r\u00e9sultat est un tohu bohu plut\u00f4t joyeux et apaisant sans pr\u00e9tention excessive, mais tout \u00e0 fait original. Le catalogue reprend cette approche taxinomique avec un texte du directeur du mus\u00e9e de zoologie sur ce sujet et des citations de textes de diff\u00e9rentes \u00e9poques sur chaque animal, accompagnant un commentaire des principales oeuvres retenues.<\/p>\n<p>Les animaux sont \u00e0 la mode lors de la derni\u00e8re Skulptur Projekte M\u00fcnster 07, l&rsquo;artiste Andreas Siekmann s&rsquo;en est pris d&rsquo;ailleurs \u00e0 la pratique de nombreuses villes adoptant comme embl\u00e8me un animal. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 c&rsquo;est Damien Hirst qui a renouvel\u00e9 la repr\u00e9sentation de l&rsquo;animal en pr\u00e9sentant diff\u00e9rentes b\u00eates dans des vitrines de formald\u00e9hyde, mais il a aussi reconstitu\u00e9 dans de grands blocs en verre des milieux naturels, aquariums ou for\u00eats emplies de papillons. L&rsquo;exposition In a Gadda Vida \u00e0 la Tate Britain \u00e0 Londres en 2004 en offraient de bons exemples. Cette approche est contredite par l&rsquo;engagement de Mark Wallinger qui rev\u00eat une peau d&rsquo;ours et se filme lui-m\u00eame errant dans la National Galerie \u00e0 Berlin solitaire dans ce costume, une vid\u00e9o que l&rsquo;on d\u00e9couvre dans l&rsquo;exposition lausannoise. Un livre de Steve Baker, the Postmodern Animal, Londres, 2000 rend compte de cette \u00e9volution de la repr\u00e9sentation des animaux. On peut aussi citer Jeff Koons dont on trouve un \u00e9cho dans l&rsquo;ours propos\u00e9 ici par Valentin Carron.<\/p>\n<p>Plus t\u00f4t c&rsquo;est la relation identitaire, mim\u00e9tique avec l&rsquo;animal comme la relation Picasso- Minotaure \u00e9voqu\u00e9e dans l&rsquo;exposition Picasso, Sous le soleil de Mithra en 2001 et 2002 qui \u00e9tait trait\u00e9e.<\/p>\n<p>On peut encore mentionner le n\u00e9o-expressionnisme des ann\u00e9es 1980 et une relation tot\u00e9mique dont l&rsquo;artiste outsider Fran\u00e7ois Burland offre un exemple.<\/p>\n<p>Un catalogue et un programme d&rsquo;animation important accompagnent l&rsquo;exposition. A voir sur le site du mus\u00e9e.\u00a0Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu 28 mars 2008<\/p><\/blockquote>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2><\/h2>\n<hr \/>\n<p>Galeries nationales du Grand Palais<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">M\u00e9lancolie, G\u00e9nie et folie en Occident jusqu&rsquo;au 16 janvier 2006<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">En 1994, Achille Bonito Oliva pr\u00e9sentait au mus\u00e9e Correr \u00e0 Venise <em>\u00ab\u00a0Preferirei di no\u00a0\u00bb cinque stanze tra arte e depressione<\/em>, une remarquable r\u00e9flexion sur le th\u00e8me de la <em>M\u00e9lancolie<\/em> chez les artistes et dans l&rsquo;expression artistique. Apr\u00e8s bien des p\u00e9rip\u00e9ties Jean Clair propose au Grand Palais \u00e0 Paris une large \u00e9vocation de ce th\u00e8me. L&rsquo;exposition interroge la constitution et la mise en place des normes \u00e0 travers huit chapitres et de nombreuses sections qui traquent l&rsquo;origine de la figure de la m\u00e9lancolie de l&rsquo;Antiquit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui. En plus de l&rsquo;approche iconographique, elle traite des relations entre l&rsquo;art et la science et de l&rsquo;identit\u00e9 de l&rsquo;artiste. Une probl\u00e9matique d\u00e9j\u00e0 abord\u00e9e dans <em>L&rsquo;\u00e2me au corps. Art et sciences 1793 &#8211; 1993. <\/em>Le d\u00e9roulement chronologique va de pair avec la confrontation d&rsquo;oeuvres \u00e0 travers les si\u00e8cles, afin de souligner la permanence des pr\u00e9occupations \u00e9voqu\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\"><em>1 <\/em>La M\u00e9lancolie dans l&rsquo;Antiquit\u00e9: humeurs, temp\u00e9raments, saisons. Vases antiques, T\u00e9l\u00e9maque et P\u00e9n\u00e9lope devant son m\u00e9tier \u00e0 tisser le mouvement de la t\u00eate appuy\u00e9e sur un bras, la prostration.<em> 2 <\/em>Le Bain du diable, les 7 vices. Le Moyen \u00c2ge. <em>3<\/em> Les enfants de Saturne qui rassemble les marginaux et les contemplatifs. La Renaissance. H\u00e9raclite qui pleure, D\u00e9mocrite qui rit. Robert Burton L&rsquo;anatomie de la m\u00e9lancolie. Melencolia I de D\u00fcrer (\u00e0 signaler que le tirage pr\u00e9sent\u00e9 est celui de la collection Decker du cabinet des estampes de Vevey). D\u00fcrer introduit la notion moderne de g\u00e9nie, il associe la figure de la m\u00e9lancolie \u00e0 l&rsquo;art noble de la g\u00e9om\u00e9trie. Saturne astre de la m\u00e9lancolie. Un mus\u00e9e de la m\u00e9lancolie au centre<a href=\"..\/Giacometti.html\"> Le Cube <\/a>1933 d&rsquo;Alberto Giacometti. <em>4<\/em> L&rsquo;anatomie de la m\u00e9lancolie \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge classique. Les Vanit\u00e9s. La m\u00e9lancolie li\u00e9e au Memento mori. Musique et M\u00e9lancolie. <em>5<\/em> Les lumi\u00e8res et leurs ombres. Le 18\u00e8me si\u00e8cle.<em> 6<\/em> Dieu est mort. Le romantisme. Peintures de catastrophes.<em> 7<\/em> La naturalisation de la m\u00e9lancolie. M\u00e9decine et m\u00e9lancolie Messerschmidt, Lavater, \u00e9tude de la folie par Goya, G\u00e9ricault. Portrait du Dr Gachet par van Gogh, ce Dr Gachet a fait une th\u00e8se sur la m\u00e9lancolie, Eakins, Artaud. <em>8<\/em> M\u00e9lancolie et temps modernes. Anselm Kiefer, Ron Mueck confrontation d&rsquo;oeuvres du 19e et du 20 si\u00e8cle. L&rsquo;exposition brosse une histoire de l&rsquo;art et des id\u00e9es compl\u00e8te, \u00e0 travers le th\u00e8me de la m\u00e9lancolie et de la prostration.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">L&rsquo;exposition est visible \u00e0 la neue Nationalgalerie \u00e0 Berlin du 17 f\u00e9vrier au 7 mai 2006. Elle connait un grand succ\u00e8s les heures d&rsquo;ouverture ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tendues il y a eu 100&rsquo;000 visiteurs en 5 semaines. Le site de l&rsquo;exposition donne de nombreux renseignement y-compris des commentaires sur les oeuvres. Par ailleurs un programme de vid\u00e9os contemporaines est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;exposition.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grand Palais, Paris Boh\u00e8mes jusqu&rsquo;au 14 janvier 2013 Le metteur en sc\u00e8ne canadien Robert Carsen (1954) signe la sc\u00e9nographie tr\u00e8s soign\u00e9e et s\u00e9duisante de deux expositions \u00e0 Paris\u00a0: Boh\u00e8mes au Grand Palais jusqu&rsquo;au 14 janvier et l\u2019impressionnisme et la mode au mus\u00e9e d\u2019Orsay jusqu&rsquo;au 20 janvier. 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