{"id":446,"date":"2017-11-07T06:57:37","date_gmt":"2017-11-07T05:57:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=446"},"modified":"2017-11-16T16:38:39","modified_gmt":"2017-11-16T15:38:39","slug":"paul-gauguin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/paul-gauguin\/","title":{"rendered":"Paul Gauguin"},"content":{"rendered":"<p><strong>8 novembre 2017: Paris Grand Palais. Paul Gauguin l&rsquo;alchimiste jusqu&rsquo;au 22 janvier 2018<\/strong><\/p>\n<p>Le sous-titre de cette vaste r\u00e9trospective Gauguin souligne qu&rsquo;elle se concentre sur le processus cr\u00e9atif suivi par Gauguin. Elle veut montrer comment il s&rsquo;attaque aux mat\u00e9riaux: la c\u00e9ramique, le bois pour en faire des gravures ou des sculptures et enfin bien s\u00fbr les peintures. Le parcours est compl\u00e9t\u00e9 par de petits films qui expliquent les divers aspects du travail de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p>Suite \u00e0 la visite de cette r\u00e9trospective j&rsquo;ai lu\u00a0<em>Le Paradis \u2013 un peu loin<\/em> de Mario Vargas Llosa, une biographie romanc\u00e9e, crois\u00e9e de Flora Tristan et de Paul Gauguin, elle forme une \u00e9vocation passionnante <!--more-->et prenante de ces deux figures et de leur contexte de vie. Parue en 2003, un date qui marquait \u00e0 la fois le centenaire de la mort de Gauguin et le bicentenaire de la naissance de sa grand-m\u00e8re maternelle!<\/p>\n<p><strong>Paul Gauguin. Fondation Beyeler jusqu\u2019au 28 juin 2015<\/strong><\/p>\n<p>Avec une cinquantaine de toiles et de sculptures, l&rsquo;exposition de la Fondation Beyeler se concentre sur la repr\u00e9sentation de la figure humaine dans l&rsquo;oeuvre de Paul Gauguin. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par l&rsquo;absence de toute nature morte, il en a peint de somptueuses pourtant.<\/p>\n<p>A l&rsquo;exception de la palette du peintre, accroch\u00e9e dans la premi\u00e8re salle, il n&rsquo;y a aucune documentation, par contre des \u00e9crans tactiles, interactifs sont disponibles dans la derni\u00e8re salle qui jouxte la librairie, sp\u00e9cialement am\u00e9nag\u00e9e pour cette occasion. La palette souligne le culte de la couleur qui caract\u00e9rise Gauguin et qui va marquer profond\u00e9ment l\u2019art des g\u00e9n\u00e9rations suivantes. L&rsquo;exposition se concentre sur les plus belles toiles de l&rsquo;artiste sur la \u00ab\u00a0fin \u00bb de cette courte carri\u00e8re (20 ans \u00e0 peine, il d\u00e9buta \u00e0 35 ans et mourut \u00e0 54 ans\u00a0!). Elle nous fait d\u00e9couvrir le regard religieux de Gauguin, d&rsquo;abord touch\u00e9 par les pratiques traditionnelles bretonnes et qui passe soudain au monde habit\u00e9 de mythes des Marquises. Parall\u00e8lement \u00e0 cette sensibilit\u00e9 aux pratiques religieuses universelles, il est aussi habit\u00e9 par le bagage de l&rsquo;histoire de la peinture de ses coll\u00e8gues contemporains ou des ma\u00eetres anciens. Il exprime encore ses propres aspirations, son univers \u00e9rotique. La s\u00e9lection qualitative est tr\u00e8s remarquable avec de nombreuses toiles venues de Russie et le c\u00e9l\u00e8bre triptyque de Boston. Comme pour l\u2019exposition Courbet, la Fondation Beyeler a r\u00e9uni un tableau de chasse impressionnant.<\/p>\n<p>L\u2019ouverture de l\u2019exposition est entach\u00e9e par une rumeur qui semble confirm\u00e9e. Elle concerne la toile <em>Quand te maries-tu\u00a0?<\/em> de 1892, pr\u00e9sent\u00e9e ici avec son pendant du mus\u00e9e Pouchkine \u00e0 Moscou <em>Eh quoi\u00a0! tu es jalouse\u00a0?<\/em>, 1892.<br \/>\nC\u2019est l\u2019une des pi\u00e8ces phares de la Fondation Rudolf Staechelin d\u00e9pos\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent au mus\u00e9e de B\u00e2le, elle aurait \u00e9t\u00e9 vendue au Qatar pour 300 millions. La Basler Zeitung du 6 f\u00e9vrier 2015 consacre une page enti\u00e8re \u00e0 cette catastrophe sans pr\u00e9c\u00e9dent pour le patrimoine mus\u00e9al et culturel de la Suisse, mais ne parle que de rumeur. On ne soulignera jamais assez que c\u2019est un d\u00e9sastre absolu. L\u2019aboutissement d\u2019une strat\u00e9gie \u00e0 long terme des descendants d\u2019un collectionneur qui voulait pourtant clairement offrir sa collection au public. Elle ne pourrait se produire dans aucun autre pays au monde, car tous ont des l\u00e9gislations limitant plus ou moins les exportations d\u2019\u0153uvres d\u2019art, ce qui n\u2019est pas le cas en Suisse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;oeuvre grav\u00e9 de Gauguin fait l&rsquo;objet d&rsquo;une pr\u00e9sentation au Kunsthaus de Zurich du 28 septembre 2012 au 20 janvier 2013, avec quatre suites d&rsquo;estampes: la suite Volpini, la suite Noa Noa, la suite Vollard et Le Sourire une revue imprim\u00e9e par Gauguin entre ao\u00fbt 1899 et avril 1900. Il a recouru \u00e0 la zincographie et \u00e0 la gravure sur bois. Souvent peu lisibles, ces oeuvres reprennent parfois des \u00e9l\u00e9ments de peintures, elles sortent de la nuit avec fulgurance et une grande v\u00e9h\u00e9mence expressive.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Gauguin constructeur de mythes, Tate Modern Londres jusqu&rsquo;au 11 janvier 2011<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la pr\u00e9sentation du centenaire de la mort de l&rsquo;artiste au Grand Palais \u00e0 Paris en 2003, l&rsquo;exposition Paul Gauguin (1848 &#8211; 1903) de la Tate Modern veut montrer Gauguin comme cr\u00e9ateur d&rsquo;histoires. Elle insiste aussi sur la personnalit\u00e9 de r\u00e9volt\u00e9 du personnage et ses origines familiales r\u00e9volutionnaires.<\/p>\n<p>Organis\u00e9e th\u00e9matiquement elle prend en compte tous les aspects de la production de l&rsquo;artiste: peintures, sculptures, c\u00e9ramiques, dessins et gravures. Si le propos est tr\u00e8s int\u00e9ressant, l&rsquo;exposition souffre de la qualit\u00e9 moyenne de certaines oeuvres retenues et bien s\u00fbr de l&rsquo;absence de la pi\u00e8ce centrale le fameux <em>D&rsquo;o\u00f9 venons-nous? Que sommes-nous? O\u00f9 allons-nous?<\/em> de Boston qui est essentielle au propos choisi et dont on ne fait aucune mention.<\/p>\n<p>Certaines salles sont tr\u00e8s r\u00e9ussies et d&rsquo;autres beaucoup moins. La premi\u00e8re consacr\u00e9e aux autoportraits commence en fanfare, plus loin une grande salle, excellente, est consacr\u00e9e \u00e0 la fa\u00e7on dont il a rendu le familier \u00e9trange, on trouve ses sabots sculpt\u00e9s, des pi\u00e8ces de c\u00e9ramique et des toiles montrant un int\u00e9rieur ou des natures mortes. Les choses se g\u00e2tent dans l&rsquo;espace consacr\u00e9 au paysage et \u00e0 la narration rurale, car les oeuvres choisies sont souvent m\u00e9diocres. On ne comprend vraiment pas pourquoi la salle consacr\u00e9e aux th\u00e8mes religieux ne mentionne pas d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;un autre <em>D&rsquo;o\u00f9 venons-nous? Que sommes-nous? O\u00f9 allons-nous?<\/em>. Les plus belles toiles sont r\u00e9unies dans une petite salle consacr\u00e9e aux titres des tableaux chez Gauguin. Etant donn\u00e9 l&rsquo;approche tr\u00e8s analytique et documentaire de l&rsquo;exposition, deux salles de documentation apportent une quantit\u00e9 d&rsquo;informations sur l&rsquo;\u00e9poque et le contexte. On aurait pu attendre encore une pr\u00e9sentation sur la fa\u00e7on dont l&rsquo;oeuvre de Gauguin a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e et transmise, car on se demande et on aimerait bien savoir comment s&rsquo;est op\u00e9r\u00e9 le passage d&rsquo;une hutte mis\u00e9rable \u00e0 de belles toiles somptueuses, accroch\u00e9es aux cimaises des mus\u00e9es?<\/p>\n<p><strong>20 octobre 2010<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>8 novembre 2017: Paris Grand Palais. Paul Gauguin l&rsquo;alchimiste jusqu&rsquo;au 22 janvier 2018 Le sous-titre de cette vaste r\u00e9trospective Gauguin souligne qu&rsquo;elle se concentre sur le processus cr\u00e9atif suivi par Gauguin. 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