{"id":475,"date":"2015-02-26T21:45:35","date_gmt":"2015-02-26T20:45:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=475"},"modified":"2015-07-24T21:05:19","modified_gmt":"2015-07-24T20:05:19","slug":"sam-taylor-wood-johnson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/sam-taylor-wood-johnson\/","title":{"rendered":"Sam Taylor (Wood) &#8211; Johnson"},"content":{"rendered":"<p><strong>50 Shades of Grey 2015<\/strong><\/p>\n<p>Ayant suivi l&rsquo;actualit\u00e9 artistique sur mon site depuis une quinzaine d&rsquo;ann\u00e9es, il arrive que je retrouve soudain certains artistes au centre de l&rsquo;actualit\u00e9. Actualit\u00e9 sulfureuse m\u00eame, puisque le dernier film de Sam Taylor (Wood) devenue Johnson, <em>50 Shades of Grey<\/em> suscite d\u00e9bats et critiques. Je reprends ici les articles que j&rsquo;ai consacr\u00e9s \u00e0 cette artiste-cin\u00e9aste depuis 2002. Elle semble d&rsquo;ailleurs suivre <a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/steve%20mac%20Queen.html\">Steve Mac Queen <\/a>\u00e0 la trace avec toujours un petit d\u00e9calage, je pense au film <em>Shame<\/em>, 2011 de ce dernier dont celui-ci pourrait \u00eatre le pendant, moins dense. Depuis le d\u00e9but de sa carri\u00e8re, Sam Taylor Wood a montr\u00e9 des figures belles, lisses apparemment innocentes. Elle exalte en particulier les hommes jeunes, ici l&rsquo;acteur principal est lumineux. La question que je me pose apr\u00e8s avoir vu ce film est: peut-on mettre un film dans une vid\u00e9o?<!--more--> Les images sont tr\u00e8s soign\u00e9es avec des arri\u00e8re-plans denses, habit\u00e9s, par exemple cette bicyclette suspendue dans l&rsquo;appartement que les deux \u00e9tudiantes partagent qui contraste avec les immenses fen\u00eatres, les sols de marbre des autres lieux o\u00f9 se d\u00e9roule le film. La vision est souvent panoramique. Le traitement me semble assez proche d&rsquo;une installation vid\u00e9o sur 5 \u00e9crans intitul\u00e9e <em>Pent up<\/em>, de 1996. L&rsquo;histoire est tr\u00e8s banale, la d\u00e9couverte de l&rsquo;amour par une jeune fille encore vierge qui rencontre l&rsquo;homme id\u00e9al, jeune, beau, riche, bien \u00e9lev\u00e9 jouant du piano et qui sait danser, piloter un h\u00e9licopt\u00e8re et l&#8217;emm\u00e8ne m\u00eame en planeur! dans le d\u00e9cor du Nord ouest des Etats-Unis \u00e0 Seattle. Ce Christian a juste des attentes particuli\u00e8res ou disons tr\u00e8s dominantes sur le plan sexuel, un petit c\u00f4t\u00e9 Barbe bleue ou Henri VIII, mais il ne va pas si loin\u00a0! Malgr\u00e9 la publicit\u00e9 \u00a0faite autour du film et le pseudo scandale, on est beaucoup plus pr\u00e8s d&rsquo;une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e am\u00e9ricaine tout public que d&rsquo;un film de Polanski comme La Femme \u00e0 la fourrure! \u00a0Contrairement \u00e0 Steve Mac Queen, Sam Taylor (Wood) Johnson n&rsquo;est pas anim\u00e9e par une approche militante, elle actualise des situations qui ont \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9es au cours des si\u00e8cles dans une approche plut\u00f4t acad\u00e9mique et tr\u00e8s soign\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Nowhere Boy 2009<\/strong><\/p>\n<p>Sam Taylor Wood comme plusieurs de ses coll\u00e8gues artistes, Steve Mac Queen, <a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/DouglasGordon.html\" target=\"_blank\">Douglas Gordon<\/a>, Gillian Wearing, devient r\u00e9alisatrice de cin\u00e9ma avec <em>Nowhere Boy<\/em>, 2009, film consacr\u00e9 \u00e0 John Lennon. On retrouve dans ce film bien des \u00e9l\u00e9ments visuels qui ont fait le succ\u00e8s des photographies et des vid\u00e9os de l&rsquo;artiste. Le r\u00e9cit dramatique des origines familiales et de la jeunesse du musicien sont trait\u00e9s sur un rythme intense avec des moments paroxystiques, notamment dans le conflit entre les deux soeurs qui se sont disput\u00e9es l&rsquo;enfant. (o\u00f9 l&rsquo;on retrouve l&rsquo;intensit\u00e9 de <em>Travesty of a Mockery<\/em>) Le film se d\u00e9roule entre deux deuils, la mort de l&rsquo;oncle chez qui John vivait et \u00e0 la fin la disparition brutale d&rsquo;une m\u00e8re lumineuse, \u00e0 peine retrouv\u00e9e. Les acteurs sont mis en valeur avec le regard \u00e9rotique soft qui est la caract\u00e9ristique de l&rsquo;artiste. Elle les rend \u00e0 la fois p\u00e9tulants et rayonnants, saisis dans de tr\u00e8s belles lumi\u00e8res picturales qui \u00e9voquent la Renaissance italienne, en particulier Botticelli (<em>Venus et Mars<\/em> de la National Gallery \u00e0 Londres par exemple). Regard qu&rsquo;elle a exprim\u00e9 notamment dans le portrait de Beckham <em>The Sleeping Beauty<\/em> qu&rsquo;elle a r\u00e9alis\u00e9 pour la National Portrait Gallery et avant dans <em>Brontausorus<\/em> et <em>Noli me Tangere<\/em>. Le sc\u00e9nario a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit par Matt Greenhalgh, l\u2019auteur du sc\u00e9nario de<em> Control<\/em> consacr\u00e9 \u00e0 Ian Curtis par Anton Corbijn. Personnellement, je vois des \u00e9chos de Pedro Almodovar dans ce film, notamment la mort de Julia qui, dans sa brutalit\u00e9, est carr\u00e9ment un remake de la mort du fils dans <em>Todo sobra mi madre<\/em>, 1999.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer, l&rsquo;art en jeu 9 01 2011<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sam Taylor Wood expose \u00e0 Baltic \u00e0 Newcastle jusqu&rsquo;au 3 septembre 2006.<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sam Taylor Wood est expos\u00e9e \u00e0 la BAWAG Foundation \u00e0 Vienne jusqu&rsquo;au 29 novembre.<\/p>\n<p>Novembre 2004: Sam Taylor Wood expose \u00e0 la galerie White Cube \u00e0 Londres jusqu&rsquo;au 4 d\u00e9cembre. Elle joue avec les limites du kitsch en explorant l\u2019\u00e9rotisme et les \u00e9motions avec un regard toujours int\u00e9ressant. Elle a fait une s\u00e9rie de photos d\u2019hommes qui pleurent, des acteurs connus. Par ailleurs avec\u00a0<em>Self Portrait Suspended<\/em>\u00a0elle a r\u00e9alis\u00e9 une s\u00e9rie de photos dans lesquelles elle semble en l\u00e9vitation. Elle pr\u00e9sente aussi un film\u00a0<em>Strings<\/em>\u00a0avec un personnage suspendu qui danse au-dessus d\u2019un quatuor qui joue une pi\u00e8ce de Tchaikovsky.<\/p>\n<p>Par ailleurs \u00e0 la National Portrait Gallery on d\u00e9couvre un portrait vid\u00e9o de David Beckham. C\u2019est un plan fixe de plus de 60 minutes dans lequel on le voit dormir ou chercher le sommeil. On voit une partie de son visage, ses \u00e9paules et ses bras. Il \u00e9voque l\u2019image du faune endormi dans l\u2019histoire de la peinture, mais aussi celle de Nijinsky; image de fragilit\u00e9 paradoxale pour un footballeur.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 2003<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Sam Taylor-Wood, Hayward Gallery, Londres jusqu&rsquo;au 21\/06\/2002<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9e en 1967 Sam Taylor-Wood est l&rsquo;une des plus jeunes artistes \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une r\u00e9trospective \u00e0 la Hayward Gallery. (Elle sera bient\u00f4t suivie par son a\u00een\u00e9 d&rsquo;une ann\u00e9e Douglas Gordon). La plupart des pi\u00e8ces pr\u00e9sent\u00e9e sont post\u00e9rieures \u00e0 1994 et elles ont \u00e9t\u00e9 vues dans de nombreuses expositions au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Sam Taylor-Wood d\u00e9veloppe un travail sur le mouvement de l&rsquo;image passant avec virtuosit\u00e9 de films immobiles \u00e0 de gigantesques panoramas photographiques. Elle associe la performance et les r\u00e9f\u00e9rences aux mises en sc\u00e8ne iconographiques les plus connues de la peinture: la Sainte-C\u00e8ne et la Piet\u00e0 par exemple. Elle visite la structure du tableau divis\u00e9 en panneau central et pr\u00e9delle dans la s\u00e9rie <em>Soliloquy<\/em>. Elle propose une nature morte en mouvement dans cette exposition. Si l&rsquo;on s&rsquo;en tient \u00e0 un certain niveau de discours tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral, on peut utiliser les m\u00eames termes pour caract\u00e9riser les travaux de Sam Taylor-Wood, de Gillian Wearing ou de Eija Lisa Ahtila: elles explorent toutes les trois les relations entre les \u00eatres, la solitude, l&rsquo;enfermement, le d\u00e9sir, la mort. Pourtant lorsque l&rsquo;on compare les oeuvres, le style, les r\u00e9f\u00e9rences adopt\u00e9es on d\u00e9couvre des d\u00e9marches fondamentalement diff\u00e9rentes. Incontestablement Sam Taylor-Wood est celle qui veut \u00eatre la plus proche du \u00ab\u00a0registre artistique\u00a0\u00bb; sa d\u00e9marche est plus s\u00e9duisante, impr\u00e9gn\u00e9e d&rsquo;\u00e9rotisme et de r\u00e9f\u00e9rences cultiv\u00e9es, elle propose des produits techniquement tr\u00e8s sophistiqu\u00e9s. Face \u00e0 cette \u00e9laboration de plus en plus pouss\u00e9e, l&rsquo;\u00e9motion a progressivement disparu.<\/p>\n<p>Je me souviens avoir vu <em>Pent up<\/em>, il y a quelques ann\u00e9es \u00e0 Zurich et avoir trouv\u00e9 ces monologues sur 5 \u00e9crans tr\u00e8s impressionnants, mais ici ils sont un peu aseptis\u00e9s, perdent leur intensit\u00e9.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">Les principales pi\u00e8ces pr\u00e9sent\u00e9es dans la r\u00e9trospective de la Hayward Gallery<\/span>:\u00a0<em>Sustaining the Crisis<\/em>, 1997, deux \u00e9crans se font face dans une grande salle. Sur l&rsquo;un on la voit marcher seins nus dans la rue, sur l\u2019autre \u00e9cran il y a un gar\u00e7on immobile.<\/p>\n<p><em>Still Life<\/em>, 2001 3\u201944, on assiste \u00e0 la destruction par pourrissement d\u2019une nature morte de fruits. Un stylo \u00e0 bille indique la profondeur et remplace le traditionnel couteau. La nature morte est par essence l&rsquo;expression de l&rsquo;immobilit\u00e9 dans la peinture, ici elle devient l&rsquo;objet d\u2019une fusion entre l\u2019image immobile et celle qui est en mouvement. Le passage du temps n&rsquo;est plus seulement \u00e9voqu\u00e9, mais montr\u00e9 de mani\u00e8re tr\u00e8s concr\u00e8te.<\/p>\n<p><em>Pent up<\/em>, 1996 est une grande installation vid\u00e9o, sur 5 \u00e9crans diff\u00e9rents, parall\u00e8les, on d\u00e9couvre 5 histoires diff\u00e9rentes, 5 monologues. Au 1er \u00e9tage sont pr\u00e9sent\u00e9s <em>Killing Time<\/em>, 1994, qui pr\u00e9sente 4 personnages sur la musique d\u2019Elektra de Richard Strauss. Par ailleurs sont expos\u00e9es quelques pi\u00e8ces des s\u00e9ries de photos panoramiques <em>Five Revolutionary Seconds<\/em> et de <em>Soliloquy<\/em>. On retrouve <em>Brontausurus<\/em>, 1995, un danseur nu qui \u00e9volue dans une cellule tr\u00e8s \u00e9troite. <em>Hysteria<\/em>, explore les variations d&rsquo;expression d&rsquo;un visage extr\u00eamement agit\u00e9, alors que <em>Piet\u00e0<\/em>, 2001 est une vid\u00e9o qui montre l&rsquo;artiste portant un acteur dans la position du Christ tel qu&rsquo;il appara\u00eet dans la Piet\u00e0 de Michelange. Dans <em>Noli me tangere<\/em>, 1998, on voit un homme en cale\u00e7on de face et de dos effectuant un mouvement de gymnastique.<\/p>\n<p>Au rez-de-chauss\u00e9e on d\u00e9couvre <em>Third Party<\/em>, 1999, montr\u00e9 \u00e0 Lyon en 2001. Sept \u00e9crans de diff\u00e9rentes dimensions pr\u00e9sentent les protagonistes d&rsquo;une soir\u00e9e. On assiste aux \u00e9changes de regards, d&rsquo;attitudes, aux variations de rythmes des conversations, les objets sont \u00e9galement mis en \u00e9vidence. Sam Taylor-Wood peut sembler \u00e9voluer vers une expression de plus en plus mondaine en abandonnant la confrontation directe femme-homme qui marquait certaine de ses installations comme <em>Travesty of a Mockery<\/em>, 1995 et <em>Atlantic<\/em>, 1997. Ce qui ressort toutefois de l&rsquo;exposition c&rsquo;est l&rsquo;attention port\u00e9e aux mouvements du corps et aux variations d&rsquo;expression du visage. L&rsquo;image immobile ou en mouvement est impr\u00e9gn\u00e9e de cette fascination pour un th\u00e9\u00e2tre de gestes silencieux et par cette \u00e9coute visuelle intense, elle rejoint aussi la peinture. Aujourd&rsquo;hui, plus que la violence ou l&rsquo;intensit\u00e9 dans les relations, on sent que c&rsquo;est la perception et la traduction de ces mouvements codifi\u00e9s ou naturels que Sam Taylor-Wood cherche \u00e0 montrer.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu, 24 mai 2002<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>50 Shades of Grey 2015 Ayant suivi l&rsquo;actualit\u00e9 artistique sur mon site depuis une quinzaine d&rsquo;ann\u00e9es, il arrive que je retrouve soudain certains artistes au centre de l&rsquo;actualit\u00e9. Actualit\u00e9 sulfureuse m\u00eame, puisque le dernier film de Sam Taylor (Wood) devenue Johnson, 50 Shades of Grey suscite d\u00e9bats et critiques. 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