{"id":5337,"date":"2001-01-02T10:57:00","date_gmt":"2001-01-02T09:57:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=5337"},"modified":"2025-01-02T11:01:29","modified_gmt":"2025-01-02T10:01:29","slug":"tate-modern-accrochage-thematique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/tate-modern-accrochage-thematique\/","title":{"rendered":"Tate Modern, accrochage th\u00e9matique"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Tate Modern\u00a0: L\u2019accrochage th\u00e9matique\u00a0va-t-il bouleverser la hi\u00e9rarchie des valeurs \u00e9tablies\u00a0?<\/h3>\n\n\n\n<p>Ouverte en mai 2000, la Tate Modern annonce avoir d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u 2,5 millions de visiteurs&nbsp;<a><\/a>\u00e0 mi-septembre. Il faut relever que l\u2019entr\u00e9e est gratuite et qu\u2019il n\u2019existe pas de syst\u00e8me de comptage syst\u00e9matique. Cela dit, cette ancienne usine \u00e9lectrique, remise en \u00e9tat et transform\u00e9e en Mus\u00e9e d\u2019art moderne et contemporain par les architectes suisses&nbsp;<a href=\"..\/architecture\/herzogdemeuron.html\">Herzog et de Meuron<\/a>&nbsp;a visiblement conquis le public.[1] Le parti pris architectural est tout \u00e0 fait audacieux et remarquable. Confront\u00e9 \u00e0 une gigantesque structure industrielle (con\u00e7ue en 1947 par Sir Gilles Gilbert Scott), les architectes ont choisi de la respecter et de laisser un immense vide dans la partie centrale du b\u00e2timent qui abritait la salle des turbines. Le visiteur qui entre par la partie inf\u00e9rieure a le sentiment de marcher sur une semi-autoroute. Toutes les galeries et les services sont concentr\u00e9s sur la gauche du b\u00e2timent. Il comprend 7 \u00e9tages, trois d\u2019entre eux \u00e9tant destin\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9sentation de la collection et d\u2019expositions temporaires.[2] Le choix des architectes suisses est particuli\u00e8rement accueillant pour le public. Il \u00e9vite que des queues se forment \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, le visiteur se trouve imm\u00e9diatement au centre du b\u00e2timent et il ressent d\u00e9j\u00e0 une sensation tr\u00e8s forte. De plus il est pr\u00e9vu que cet immense espace central re\u00e7oive des pr\u00e9sentations temporaires de sculptures. L\u2019exposition inaugurale est consacr\u00e9e \u00e0&nbsp;<a href=\"..\/dossiers\/louisebourgeois.html\">Louise Bourgeois<\/a>. Elle a fait construire trois tours en m\u00e9tal gigantesques, dans lesquelles les visiteurs ne peuvent p\u00e9n\u00e9trer qu\u2019individuellement, une exp\u00e9rience \u00e9tonnante. On gravit des dizaines de marches dans une structure qui bouge tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement pour aller s\u2019asseoir au sommet et se regarder dans des miroirs d\u00e9formants.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les collections sont pr\u00e9sent\u00e9es sur deux \u00e9tages, alors qu\u2019une exposition temporaire est propos\u00e9e sur un autre \u00e9tage. La premi\u00e8re exposition temporaire intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Between Cinema and a Hard Place&nbsp;\u00bb est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019art de l\u2019installation: de la vid\u00e9o \u00e0 la sculpture.<\/p>\n\n\n\n<p>La collection, compl\u00e9t\u00e9e par de nombreux pr\u00eats, est organis\u00e9e en 4 sections distinctes qui \u00e9voquent les genres traditionnels de la peinture&nbsp;: 1. Still Life\/ Object\/ Real Life. (La nature morte, l\u2019objet, la vie r\u00e9elle) 2. Landscape\/ Matter\/ Environnment. (Le paysage, la mati\u00e8re et l\u2019environnement) 3. Nude\/ Action\/ Body. (Le nu, l\u2019action et le corps) 4. History\/ Memory\/ Society. (L\u2019histoire, la m\u00e9moire et la soci\u00e9t\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9cision d\u2019adopter un accrochage th\u00e9matique, prise par la Tate, aussi bien la Tate Moderne que la Tate Britain marque une rupture consid\u00e9rable avec la tradition qui consiste \u00e0 pr\u00e9senter l\u2019art moderne et contemporain comme une marche triomphale qui conduit \u00e0 des innovations toujours plus \u00e9tonnantes, choquantes ou remarquables. D\u00e9velopp\u00e9e en particulier par le Mus\u00e9e d\u2019art moderne de New York, d\u00e8s les ann\u00e9es 1930, cette vision a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e de fa\u00e7on dogmatique par tous les mus\u00e9es am\u00e9ricains notamment. La nouvelle conception de l\u2019accrochage mise en sc\u00e8ne ici marque le refus d\u2019une hi\u00e9rarchie \u00e9volutionniste. Cela dit, cette approche pose de tr\u00e8s nombreux probl\u00e8mes. Elle favorise certes une vision lib\u00e9r\u00e9e de pr\u00e9jug\u00e9s. Et c\u2019est un plaisir de voir le public souriant de la Tate d\u00e9couvrir des \u0153uvres, passant sans id\u00e9e pr\u00e9con\u00e7ue d\u2019une vid\u00e9o contemporaine \u00e0 une salle d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l\u2019art op et au cin\u00e9tisme. Alors qu\u2019il s\u2019agit essentiellement d\u2019art contemporain, r\u00e9put\u00e9 inaccessible au grand public, je n\u2019ai observ\u00e9 aucune remarque n\u00e9gative, aucun hochement de t\u00eate sarcastique. La lourdeur d\u2019un accrochage qui voulait imposer un sens, affirmer des valeurs, une vision du go\u00fbt est r\u00e9solument abandonn\u00e9e.[3] En fait, cette approche l\u00e9gitime une plus grande libert\u00e9 dans le choix des artistes et une interchangeabilit\u00e9, car la premi\u00e8re place est donn\u00e9e \u00e0 des probl\u00e9matiques et non \u00e0 des artistes. Il est clair que dans un contexte largement domin\u00e9 par des artistes Am\u00e9ricains, ce point de vue permet \u00e0 la Tate d\u2019assurer la promotion des artistes britanniques. Ceux-ci se taillent la part du lion dans un espace en principe destin\u00e9 \u00e0 l\u2019art international, mais \u00e0 Londres international veut sans doute dire&nbsp;: non exclusivement Anglais&nbsp;! Le refus de la hi\u00e9rarchie s\u2019\u00e9tend \u00e9galement aux diverses techniques. On pr\u00e9sente sur pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 des travaux sur papier, des gravures, des photographies, aussi bien que des vid\u00e9os, des sculptures ou des peintures. Il est ainsi clairement affirm\u00e9 que chaque technique, chaque mode d\u2019expression artistique est l\u00e9gitime, pour autant que l\u2019artiste ait quelque chose \u00e0 dire. Ici aussi c\u2019est une prise de distance remarquable avec la hi\u00e9rarchie traditionnelle des valeurs du march\u00e9.<br>Bien entendu les raisons qui ont pr\u00e9sid\u00e9 au choix de tel artiste plut\u00f4t qu\u2019un autre, ne sont pas explicit\u00e9es. Il est particuli\u00e8rement curieux de voir dans une pr\u00e9sentation qui se veut internationale, deux installations vid\u00e9o d\u2019artistes qui ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019exposition du Turner Prize,[4] Sam Taylor Wood (s\u00e9lectionn\u00e9e en 1998) et Steve Mc Queen (a obtenu le prix en 1999), alors que ces travaux pr\u00e9sent\u00e9s dans la section du nu et du corps en mouvement, ne sont sans doute pas les r\u00e9alisations les plus remarquables autour de ce th\u00e8me au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Ils ont v\u00e9ritablement valeur d\u2019exemple et pourraient \u00eatre remplac\u00e9s par d\u2019autres productions.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien entendu, \u00e0 la fin de ce parcours, on peut se demander ce que signifie art international et reconna\u00eetre que chaque mus\u00e9e, dans chaque pays, dans chaque ville, a une vision d\u00e9termin\u00e9e par des circonstances locales comme par des circonstances internationales. L\u2019art international est essentiellement l\u2019aboutissement d\u2019un rapport de force. Le plus gros march\u00e9 impose ses artistes qui deviennent forc\u00e9ment les plus importants et les plus chers. Cet accrochage l\u00e9gitime ainsi une certaine capacit\u00e9 de r\u00e9sistance. Certains parlent de chauvinisme anglais, mais en fait on peut le justifier puisque l\u2019on sait que cette forme de r\u00e9sistance est la seule possibilit\u00e9 d\u2019affirmation pour des groupes sociaux moins importants.<\/p>\n\n\n\n<p>Nombreux sont les commentateurs qui critiquent cet accrochage et la faiblesse des collections de la Tate. Je me demande si l\u2019on ne peut voir dans cette critique d\u2019une soi-disant faiblesse justement l\u2019expression d\u2019une crainte de voir dispara\u00eetre les artistes, essentiellement Am\u00e9ricains, constamment ressass\u00e9s dans les collections permanentes \u00e0 travers le monde. Par cons\u00e9quent la disparition d\u2019une hi\u00e9rarchie impos\u00e9e par les mus\u00e9es am\u00e9ricains.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9videmment cet accrochage est l\u2019aboutissement de nombreuses critiques formul\u00e9es par les historiens d\u2019art et les critiques depuis pr\u00e8s de 20 ans.[5]<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut relever que si l\u2019accrochage est l\u2019aboutissement d\u2019une r\u00e9flexion th\u00e9orique approfondie, il demeure parfaitement respectueux des \u0153uvres. Celles-ci ne sont pas trop serr\u00e9es, elles respirent et peuvent \u00eatre contempl\u00e9es individuellement, en faisant abstraction des autres travaux pr\u00e9sent\u00e9s. C\u2019est un \u00e9l\u00e9ment qui me para\u00eet important. Les productions de chaque artiste ne sont pas brusqu\u00e9es par des rapprochements incongrus ou trop violents et paradoxaux. On sait que la confrontation de travaux appartenant \u00e0 des p\u00e9riodes diff\u00e9rentes est souvent tr\u00e8s difficile. Elle est ici r\u00e9ussie sur un plan esth\u00e9tique tout en exprimant une prise de position. Ainsi malgr\u00e9 le discours tr\u00e8s probl\u00e9matique, on ressent clairement la volont\u00e9 de respecter chaque r\u00e9alisation. Par ailleurs des notices bien r\u00e9dig\u00e9es pr\u00e9sentent aussi bien l\u2019artiste que la probl\u00e9matique dans laquelle il est ins\u00e9r\u00e9. On observe simultan\u00e9ment un effort didactique, un renoncement \u00e0 la pr\u00e9sentation \u00e9volutive et hi\u00e9rarchique traditionnelle et une mise en valeur de chaque travail dans sa sp\u00e9cificit\u00e9. Ce souci de respecter les artistes est soulign\u00e9 par les salles monographiques, alors que dans d\u2019autres cas un dialogue entre deux cr\u00e9ateurs est propos\u00e9. Par exemple dans une salle \u00e9tonnante consacr\u00e9e \u00e0 Barnett Newman et Alberto Giacometti. Ce sont les r\u00e9flexions de Nicholas Serota exprim\u00e9e dans une conf\u00e9rence publi\u00e9e en 1996, Experience or Interpretation, the Dilemma of Museums of Modern Art, Thames &amp; Hudson, 1996 et 2000, qui sont en fait mises en pratique. Il d\u00e9finit en effet dans ce texte \u00ab&nbsp;l\u2019exp\u00e9rience&nbsp;\u00bb, de fa\u00e7on plut\u00f4t limitative d\u2019ailleurs, comme la possibilit\u00e9 de d\u00e9couvrir un groupe d\u2019\u0153uvres d\u2019un seul artiste dans une salle. Dans le contexte des accrochages de mus\u00e9e, c\u2019est une \u00e9volution importante en direction d\u2019un respect plus marqu\u00e9 pour l\u2019artiste.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019optique choisie implique un renouvellement \u00e0 intervalles r\u00e9guliers. La pr\u00e9sentation de la collection devient en fait une grande exposition temporaire. Ce qui repr\u00e9sente un d\u00e9fi consid\u00e9rable et en r\u00e9alit\u00e9 l\u2019abandon de la notion de collection, li\u00e9e \u00e0 une institution sp\u00e9cifique, au sens o\u00f9 on l\u2019entend traditionnellement.[6] C\u2019est une mani\u00e8re de donner une place importante \u00e0 la r\u00e9flexion, \u00e0 l\u2019\u00e9change d\u2019id\u00e9es, au travail pr\u00e9alable de nombreux collaborateurs avant tout accrochage. Plut\u00f4t que de se r\u00e9fugier derri\u00e8re des chefs-d\u2019\u0153uvre incontournables faisant partie de la collection.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Patrick Schaefer, octobre 2000, L\u2019art en jeu.<\/h2>\n\n\n\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n\n\n\n<p>[1] La transformation de cette usine en mus\u00e9e s\u2019inscrit dans un plan urbanistique beaucoup plus large de revalorisation de la rive sud de la Tamise. Sur le plan culturel, elle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par l\u2019ouverture du Globe Theatre, il y a quelques ann\u00e9es. De nombreux immeubles d\u2019habitation et de bureaux ont \u00e9t\u00e9 construits au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. L\u2019incroyable succ\u00e8s de la Tate donne des ailes \u00e0 d\u2019autres projets similaires dans plusieurs villes d\u2019Angleterre, notamment \u00e0 Newcastle upon Tyne, une ville sinistr\u00e9e par la crise du charbon, o\u00f9 un gigantesque projet culturel et en cours de r\u00e9alisation.&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.balticmill.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">http:\/\/www.balticmill.com<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>[2] On peut opposer ce parti pris \u00e0 celui qui a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 au Mus\u00e9e d\u2019Orsay o\u00f9 l\u2019architecte et la d\u00e9coratrice Gae Aulenti ont voulu remplir le vide de l\u2019ancienne gare. La cons\u00e9quence malheureuse \u00e9tant que toutes les \u0153uvres, quelle que soit leur qualit\u00e9 sont r\u00e9duites \u00e0 fonctionner comme une simple d\u00e9coration.<\/p>\n\n\n\n<p>[3] Il serait int\u00e9ressant de voir si cette approche va avoir des cons\u00e9quences sur le march\u00e9 de l\u2019art, car l\u2019une des sources de la hausse vertigineuse de certains artistes, est pr\u00e9cis\u00e9ment la n\u00e9cessit\u00e9 pour chaque mus\u00e9e de poss\u00e9der une \u0153uvre de tel ou tel cr\u00e9ateur consid\u00e9r\u00e9 comme indispensable. Je n\u2019ai rien lu sur cette question, mais si le processus s\u2019\u00e9tend et c\u2019est tr\u00e8s probable, cela devrait avoir des cons\u00e9quences.<\/p>\n\n\n\n<p>[4] Cr\u00e9\u00e9 en 1984 pour soutenir le d\u00e9veloppement des collections d\u2019art contemporain de la Tate, le Turner Prize a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une couverture m\u00e9diatique croissante, notamment par la t\u00e9l\u00e9vision. Il est devenu un \u00e9v\u00e9nement tr\u00e8s attendu. L\u2019exposition, consacr\u00e9e aux 4 artistes s\u00e9lectionn\u00e9s chaque ann\u00e9e, est tr\u00e8s visit\u00e9e et a contribu\u00e9 \u00e0 populariser l\u2019art contemporain. Les artistes sont s\u00e9lectionn\u00e9s pour avoir pr\u00e9sent\u00e9 une exposition personnelle particuli\u00e8rement remarquable dans les mois pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n\n\n\n<p>[5] Cf. par exemple, Yves Michaud, Crit\u00e8res esth\u00e9tiques et jugement de go\u00fbt, \u00e9d. Jacqueline Chambon, N\u00eemes, 1999 a dress\u00e9 un bilan de ces critiques. Dans son livre de 1989, il critiquait l\u2019approche d\u00e9contextualis\u00e9e des expositions, mais aussi la monotonie des accrochages dans les mus\u00e9es d\u2019art moderne, Yves Michaud, L\u2019artiste et les commissaires, quatre essais non pas sur l\u2019art contemporain, mais sur ceux qui s\u2019en occupent, \u00e9ditions Jacqueline Chambon, N\u00eemes, 1989, pp. 189-190.<\/p>\n\n\n\n<p>[6] L\u00e0 aussi c\u2019est un probl\u00e8me consid\u00e9rable, la Tate a d\u00e9j\u00e0 ouvert deux succursales \u00e0 St Ives et \u00e0 Liverpool, de plus elle va collaborer avec des institutions agr\u00e9\u00e9es en Angleterre qui pourront utiliser ses collections pour leurs propres expositions. Il y a donc une forte dilution du patrimoine. Consulter le site de la Tate pour \u00eatre au courant de ses activit\u00e9s, les collections sont \u00e9galement accessibles en ligne.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>15 05 01&nbsp;<strong><u>Statistiques<\/u><\/strong><\/p><p>La Tate Modern dresse un bilan statistique apr\u00e8s une ann\u00e9e d&rsquo;ouverture. Le nombre d&rsquo;entr\u00e9es apr\u00e8s une ann\u00e9e serait de 5.25 millions. Il s&rsquo;agit d&rsquo;entr\u00e9es gratuites, car l&rsquo;acc\u00e8s au b\u00e2timent et aux collections permanentes est libre. Ce chiffre \u00e9quivaut \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 celui des entr\u00e9es dans le b\u00e2timent du Centre Pompidou \u00e0 Paris. Pour avoir une id\u00e9e plus pr\u00e9cise de la fr\u00e9quentation r\u00e9elle, on peut consid\u00e9rer d&rsquo;autres chiffres. Ainsi 2.5 millions de d\u00e9pliants gratuits qui donnent le plan des lieux ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s. Par ailleurs l&rsquo;exposition&nbsp;<em>Century City<\/em>&nbsp;a re\u00e7u 100&prime; 000 visiteurs. Ils ne disent pas combien ont pay\u00e9 le billet d&rsquo;entr\u00e9e pour cette exposition dont le co\u00fbt au plein tarif atteint le chiffre exorbitant de 22 francs suisses! ( ce chiffre de 100&rsquo;000 para\u00eet plut\u00f4t faible par rapport \u00e0 la fr\u00e9quentation g\u00e9n\u00e9rale du lieu et au r\u00e9servoir de population de Londres, il faut relever qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une exposition assez difficile). Ceci dit les chiffres concernant l&rsquo;apport \u00e9conomique de la r\u00e9alisation sont colossaux.&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.tate.org.uk\/home\/news\/1year.htm\">http:\/\/www.tate.org.uk\/home\/news\/1year.htm<\/a><\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tate Modern\u00a0: L\u2019accrochage th\u00e9matique\u00a0va-t-il bouleverser la hi\u00e9rarchie des valeurs \u00e9tablies\u00a0? 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