{"id":577,"date":"2015-04-26T16:20:23","date_gmt":"2015-04-26T15:20:23","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=577"},"modified":"2021-12-21T09:49:33","modified_gmt":"2021-12-21T08:49:33","slug":"carol-rama","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/carol-rama\/","title":{"rendered":"Carol Rama"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lausanne 1er novembre 2020<\/span><\/p>\n<p>Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts:<em> Kiki Smith, Hearing You with my Eyes<\/em> jusqu&rsquo;au 10 janvier 2021<\/p>\n<p>Fille du sculpteur Tony Smith, Kiki Smith (1954) est fascin\u00e9e par le corps humain et une expression fragile de la plasticit\u00e9, du volume. Elle met le corps \u00e0 plat en le fragmentant, montrant l&rsquo;int\u00e9rieur: fluide, visc\u00e8res et l&rsquo;ext\u00e9rieur, peau, membres. Kiki Smith part de son propre corps en le moulant et multiplie les autoportraits. Par ailleurs, elle introduit une vaine narrative, mythologique avec l&rsquo;\u00e9vocation de l&rsquo;homme-animal, la m\u00e9tamorphose. Elle s&rsquo;exprime par de grands dessins r\u00e9alis\u00e9s sur des feuilles de papier N\u00e9pal, explore diff\u00e9rentes techniques d&rsquo;estampe, lithographie, taille-douce, gaufrage, pliage. La traduction de cet univers dans des tapisseries monumentales est un autre aspect largement repr\u00e9sent\u00e9 dans l&rsquo;exposition. Kiki Smith a fait l&rsquo;objet de deux expositions r\u00e9centes \u00e0 Salzburg et \u00e0 la Monnaie de Paris, ses travaux sont \u00e9galement visibles dans la nouvelle succursale de la Pace Gallery \u00e0 Gen\u00e8ve. En 2013, elle avait \u00e9t\u00e9 largement repr\u00e9sent\u00e9e dans l&rsquo;exposition <em>les Papesses, collection Lambert<\/em> au Palais des Papes \u00e0 Avignon, aux c\u00f4t\u00e9s de quatre artistes femmes du XXe si\u00e8cle.\u00a0( Camille Claudel, Louise Bourgeois,\u00a0<span style=\"color: #000000;\">Jana Sterbak et Berlinde de Bruyckere).<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">La passion selon Carol Rama<\/span>. Mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de la ville de Paris jusqu&rsquo;au 12 juillet 2015<\/p>\n<p>La r\u00e9trospective Carol Rama (1918- 2015) est une vaste exposition de l\u2019artiste turinoise qui voyage \u00e0 travers l\u2019Europe, elle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Barcelone et des \u00e9tapes sont pr\u00e9vues \u00e0 Dublin et \u00e0 Turin. Carol Rama a commenc\u00e9 \u00e0 dessiner tr\u00e8s jeune et ses premi\u00e8res expositions firent scandales et furent m\u00eame censur\u00e9es. Par la suite, elle a d\u00e9velopp\u00e9 une \u0153uvre originale certes, mais qui n\u2019est pas totalement \u00e0 l\u2019\u00e9cart des grands courants de son temps. Abstraction, nouveau r\u00e9alisme, arte povera en particulier. Elle a mis l\u2019autobiographie au centre de son inspiration. Issue d\u2019une famille d\u2019industriels actifs dans l\u2019automobile, puis la bicyclette, elle s\u2019inspira des mat\u00e9riaux laiss\u00e9s par son p\u00e8re qui fit faillite et se suicida en 1942 pour cr\u00e9er ses \u0153uvres.<!--more--> <!--more-->Lorsqu&rsquo;on parcourt cette r\u00e9trospective on ressent des \u00e9chos de l&rsquo;abstraction des ann\u00e9es 1950, on pense aussi \u00e0 Wols ou \u00e0 Dubuffet, puis c&rsquo;est le nouveau r\u00e9alisme ou le pop art qui laissent des traces. D\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1960, elle utilise avant tout des chambres \u00e0 air de v\u00e9los dans ses travaux. Elle sugg\u00e8re ainsi des proximit\u00e9s avec l&rsquo;arte povera, mais aussi la soft sculpture qui se d\u00e9veloppe \u00e0 ce moment. A partir des ann\u00e9es 1990, Carol Rama va \u00e9voquer le drame de la vache folle et s&rsquo;inspirera de cette catastrophe \u00e9cologique dans toutes ses oeuvres. On d\u00e9couvre ainsi une personnalit\u00e9 singuli\u00e8re \u00e0 la fois marginale et centrale comme il en existe tant.<\/p>\n<p>J&rsquo;ajoute \u00e0 cette page des articles anciens qui traitent de th\u00e8mes voisins.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Paris 17 d\u00e9cembre 2013\u00a0Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay<\/span><\/p>\n<p><em>Masculin \/ Masculin <\/em>jusqu&rsquo;au 2 janvier. De l\u2019art ( du tr\u00e8s grand art!) de donner un titre \u00e0 une exposition. Annoncer <em>L\u2019acad\u00e9misme de 1800 \u00e0 aujourd\u2019hui <\/em>et vous n\u2019aurez personne\u00a0; intituler l\u2019exposition Masculin\/ Masculin, introduisez dix travaux de Pierre et Gilles, dont une photo de 3 footballeurs nus vus de face et c\u2019est la ru\u00e9e\u00a0! La d\u00e9marche peut \u00eatre critiqu\u00e9e, pourtant c&rsquo;est une mani\u00e8re amusante de r\u00e9pondre aux attentes du public, et c\u2019est l\u2019occasion de rassembler des artistes int\u00e9ressants, injustement n\u00e9glig\u00e9s par le courant des expositions \u00e0 succ\u00e8s, dont les fonds des mus\u00e9es regorgent\u00a0! Cela relativise les distinctions et les \u00e9chelles de valeur, mais l&rsquo;on est bien loin des gender studies. Voici quelques-uns des th\u00e8mes autour desquels les oeuvres ont \u00e9t\u00e9 regroup\u00e9es: l\u2019id\u00e9al classique ( Prix de Rome 1807, 1812); le nu h\u00e9ro\u00efque; les dieux du stade (Breker!); nuda veritas ( Schiele\/ Lucian Freud); dans la nature ( Bazille \/ C\u00e9zanne\/ Hodler); dans la douleur (Francis Bacon); le corps glorieux; l\u2019objet du d\u00e9sir ( David Hockney). Si l&rsquo;exposition propose beaucoup de grands noms Schiele, Moreau par exemple, il faut relever qu&rsquo;un pourcentage non n\u00e9gligeable des toiles expos\u00e9es ici a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 pendant longtemps, qualifi\u00e9es d\u2019acad\u00e9miques, voire m\u00eame de cro\u00fbtes et c\u2019est peut-\u00eatre l\u2019occasion de les percevoir autrement quoique&#8230;? J\u2019ai observ\u00e9 un moment le public dans la salle qui contient l\u2019oeuvre de Pierre et Gilles, mentionn\u00e9e ci-dessus, qui propose par ailleurs des toiles superbes comme<em> L&rsquo;ange d\u00e9chu<\/em>, 1847 de Cabanel et j\u2019ai constat\u00e9 que personne ne les regarde\u00a0!<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Berne 9 novembre 2013<\/h3>\n<p>Le Kunstmuseum de Berne pr\u00e9sente <em>Le sexe faible. Nouvelles visions de l&rsquo;homme dans l&rsquo;art , <\/em>18 octobre &#8211; 9 f\u00e9vrier 2014. Depuis quelques ann\u00e9es j\u2019ai r\u00e9uni les comptes-rendus d\u2019expositions qui ont des points communs sur la m\u00eame page. Pour cette derni\u00e8re, j\u2019h\u00e9site \u00e0 la placer entre deux pages, l\u2019une est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019exposition <a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/exposcollectives\/desire.html\">Desire<\/a> en 2002 \u00e0 Londres, qui \u00e9voquait le d\u00e9sir dans le surr\u00e9alisme et sur laquelle j\u2019ai plac\u00e9 d\u2019autres expositions qui traitaient de th\u00e8mes similaires; ou bien sur une autre page consacr\u00e9e au f\u00e9minisme. En effet, l\u2019exposition du mus\u00e9e de Berne oscille entre ces deux aspects, deux renversements celui de la repr\u00e9sentation du d\u00e9sir \u00e0 travers le regard de la femme sur l\u2019homme et non l\u2019inverse et celui d\u2019une approche f\u00e9ministe.<\/p>\n<p>L\u2019exposition organis\u00e9e th\u00e9matiquement, suit aussi une certaine chronologie et parvient \u00e0 rendre compte de cette \u00e9volution d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s int\u00e9ressante, \u00e0 partir des fondements militants des ann\u00e9es 1970 et leurs cons\u00e9quences. Elle rassemble une quarantaine d&rsquo;artistes dont une dizaine sont Suisses. Sous le titre, Force et faiblesse, la premi\u00e8re des six sections r\u00e9unit les photos d&rsquo;hommes c\u00e9l\u00e8bres qui pleurent par Sam Taylor-Johnson, une suite de dessins de Nedko Solakov, et <em>Les larmes d&rsquo;acier<\/em> 1987 de Marie-Jo Lafontaine, une grande installation vid\u00e9o qui \u00e9voque les contradictions de la force physique ; exp\u00e9riences (2): Valie Export, Urs L\u00fcthi, Manon ( Manon presents Man, 1976, six attitudes st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es d&rsquo;hommes dans une vitrine) ; \u00e9motions (3) plut\u00f4t homosexuelles: le n\u00e9o expressionnisme, Martin Disler, Josef Felix M\u00fcller, Paul Mac Carthy, un film r\u00e9cent de Jesper Just, <em>It will all end in tears<\/em>, 2006, 20&prime;; \u00e9rotisme (4): G\u00e9litin, Tracey Moffatt, <em>Heaven<\/em>, 1997 qui montre au t\u00e9l\u00e9objectif de superbes surfeurs australiens en train de se changer, les peintures d&rsquo;Elke Silvia Krystufek, regards de femme sur des hommes nus; critique en crise (5): Peter Land, Costa Vece, Pascal H\u00e4usermann; la virilit\u00e9 comme mascarade (6): Ugo Rondinone, Sarah Lucas. L&rsquo;exposition s&rsquo;inscrit dans la continuit\u00e9 de celle intitul\u00e9e <a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/exposcollectives\/autobio.html\">Ego Documents<\/a>, sur l&rsquo;autobiographie dans l&rsquo;art contmporain, 2008 &#8211; 2009. ( Rappelons-nous qu&rsquo;en 1995 le centre Beaubourg, pr\u00e9sentait F\u00e9minin &#8211; Masculin- le sexe de l&rsquo;art).<\/p>\n<hr \/>\n<p>Avignon jusqu&rsquo;au 11 novembre 2013<\/p>\n<p><em>Les Papesses <\/em>\u00e0 la Fondation Lambert et au Palais des Papes jusqu&rsquo;au 11 novembre. Une pr\u00e9sentation de 5 artistes femmes du XXe si\u00e8cle. Camille Claudel (1864 &#8211; 1943), <a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/dossiers\/louisebourgeois.html\">Louise Bourgeois<\/a>, (1911 &#8211; 2010), Jana Sterbak (1955), Berlinde de Bruyckhere (1964) et Kiki Smith (1954). L&rsquo;exposition r\u00e9v\u00e8le d&rsquo;\u00e9tonnants parall\u00e8les entre Jana Sterbak et Louise Bourgeois, les rapprochements Camille Claudel et Berlinde de Bruyckhere fonctionnent bien \u00e9galement, par contre je comprends moins la pr\u00e9sence de Kiki Smith qui occupe une large place dans les deux lieux.<\/p>\n<p>Dans toutes les salles de la Fondation Lambert et dans plusieurs espaces du Palais des Papes on retrouve associ\u00e9es selon des rythmes variables, les oeuvres de ces 5 artistes femmes. Les bronzes ou les pl\u00e2tres de Camilles Claudel (25 oeuvres), sont souvent rapproch\u00e9s des travaux de Berlinde de Bruychere qui \u00e9voquent des chevaux. Parfois les artistes sont expos\u00e9es seules dans un espace distinct. Jana Sterbak a cr\u00e9\u00e9 plusieurs pi\u00e8ces pour l&rsquo;exposition comme cette tour de matelas dans l&rsquo;une des salles du Palais qui \u00e9voque certains travaux en tissu de Louise Bourgeois, d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale on sent qu&rsquo;il y a des parall\u00e8les entre son travail et celui de Louise Bourgeois et que pour les oeuvres cr\u00e9\u00e9es pour l&rsquo;exposition elle s&rsquo;est laiss\u00e9 conduire (tr\u00e8s bien) par cette inspiration. De Louise Bourgeois, on d\u00e9couvre des sculptures, des gravures et des dessins. Les 4 sculpteurs se compl\u00e8tent admirablement. Les oeuvres graphiques de Kiki Smith sont largement mises en \u00e9vidence, ainsi que des reliefs assez narratifs qui se d\u00e9tachent du mur. Presque tout le rez de la Fondation Lambert lui est consacr\u00e9 et l&rsquo;on trouve de nombreux travaux au Palais des Papes. Mais elles sont plus narratives et n&rsquo;ont pas le m\u00eame impact plastique que les 4 autres artistes.<\/p>\n<hr \/>\n<p>Kunstmuseum Berne <strong>Tracey Emin 20 Years<\/strong> jusqu&rsquo;au 21 juin 2009<\/p>\n<p>La r\u00e9trospective <span style=\"color: #ff0000;\">Tracey Emin<\/span> propos\u00e9e par le mus\u00e9e de Berne s&rsquo;inscrit dans la continuit\u00e9 de l&rsquo;exposition <em>Ego Documents<\/em> trait\u00e9e ci-dessous. En effet Tracey Emin (1963) se prend comme unique sujet de son activit\u00e9 artistique. Lors de la conf\u00e9rence de presse, elle a m\u00eame expliqu\u00e9 qu&rsquo;elle avait envisag\u00e9 de s&rsquo;inscrire \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 pour \u00e9crire une th\u00e8se sur elle-m\u00eame. Entre temps elle a re\u00e7u trois docteurs honoris causa d&rsquo;institutions britanniques qui l&rsquo;ont amen\u00e9 \u00e0 renoncer \u00e0 ce projet. L&rsquo;exposition a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par la National Gallery of Scotland, elle a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 montr\u00e9e \u00e0 Malaga. On d\u00e9couvre les divers aspects de l&rsquo;activit\u00e9 artistique de Tracey Emin tourn\u00e9e vers l&rsquo;autobiographique apr\u00e8s un jeunesse tr\u00e8s chahut\u00e9e. Elle \u00e9crit beaucoup et publie r\u00e9guli\u00e8rement une chronique \u00a0\u00bb My Life in a Column\u00a0\u00bb dans The Independent. L&rsquo;exposition associe des travaux de plusieurs p\u00e9riodes et confronte, films, installations, couvertures (ces grands patchworks de textes), dessins, peintures et monotypes. Les salles sont organis\u00e9es autour de th\u00e8mes autobiographiques, la m\u00e8re, le p\u00e8re, par exemple. Le fameux lit pr\u00e9sent\u00e9 au Turner Prize de 1999 occupe une place importante dans cette pr\u00e9sentation et plus loin la question de l&rsquo;avortement et l&rsquo;angoisse de vivre sans enfant devinrent une pr\u00e9occupation centrale. Parall\u00e8lement aux installations susceptibles de faire scandale Tracey Emin a toujours dessin\u00e9 et r\u00e9alis\u00e9 des monotypes. Actuellement, elle semble se tourner vers la peinture. Elle prend son corps comme sujet, il y a toutefois une exception avec une salle consacr\u00e9e \u00e0 des dessins d&rsquo;oiseaux. L&rsquo;alternance des diverses formes d&rsquo;expression, la continuit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9volution du travail montrent la richesse de la d\u00e9marche, tout en soulignant la fragilit\u00e9 de son statut. Pr\u00e9sente \u00e0 la conf\u00e9rence de presse, elle r\u00e9v\u00e8le une grande honn\u00eatet\u00e9 et un rayonnement assez \u00e9tonnant.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e de Berne organise un symposium sur Tracey Emin le 16 mai 2009.<\/p>\n<p>Patrick Schaefer, l&rsquo;art en jeu 20 mars 2009.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">2009 Ego Documents<\/span> Berne La part autobiographique dans l&rsquo;art contemporain <\/strong><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne propose une exposition intitul\u00e9e Ego Documents jusqu&rsquo;au 15 f\u00e9vrier 2009. Confi\u00e9e \u00e0 la nouvelle conservatrice responsable de l&rsquo;art contemporain, Kathleen B\u00fchler, elle associe des cr\u00e9ations de jeunes artistes r\u00e9alis\u00e9es in situ \u00e0 des oeuvres plus anciennes sur le th\u00e8me de l&rsquo;autobiographie, de la documentation priv\u00e9e comme source d&rsquo;inspiration dans l&rsquo;art contemporain. Depuis une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, le moi occupe une place centrale dans la cr\u00e9ation artistique.<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e des beaux-arts de Berne propose d\u2019examiner cet aspect des expressions actuelles en mettant en relation des oeuvres toutes r\u00e9centes command\u00e9es pour la circonstance et des travaux plus anciens qui proviennent des collections de l\u2019institution ou de pr\u00eats. Une typologie est mise en \u00e9vidence entre le r\u00e9cit autobiographique, la collecte de documents personnels ou la mise en sc\u00e8ne d\u2019exp\u00e9riences. Quatre parties ont \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence: 1. R\u00e9cits autobiographiques et documentation de vie; 2. l&rsquo;individu face \u00e0 la grande histoire; 3. le monde des exp\u00e9riences subjectives et enfin 4. la m\u00e9ditation sur le temps qui passe, les formes actuelles du memento mori. (Il existe d&rsquo;ailleurs une relation entre cette exposition tourn\u00e9e vers la vie et une exposition ant\u00e9rieure, con\u00e7ue par Bernard Fibicher, Six Feet Under, consacr\u00e9e \u00e0 la mort.)<\/p>\n<p>Ces quatre th\u00e8mes ont permis de s\u00e9lectionner les oeuvres, mais ne sont pas pr\u00e9sent\u00e9s en bloc, ils se m\u00e9langent dans l&rsquo;exposition. La premi\u00e8re salle met en relation des estampes de Louise Bourgeois,<em> Autobiographical series<\/em>, 1994, des dessins <em>Hotel Zeichnungen<\/em>, 1987 &#8211; 1997 de Martin Kippenberger sur du papier \u00e0 lettre d&rsquo;h\u00f4tel et l\u2019installation d\u2019une artiste autrichienne, s\u00e9lectionn\u00e9e pour le pavillon de son pays \u00e0 la Biennale de Venise 2009, Elke Krystufek (1970). Elle associe une s\u00e9rie d\u2019autoportraits \u00e0 un journal de bord inscrit sur les murs de l\u2019espace et une vid\u00e9o dans laquelle elle appara\u00eet sous diff\u00e9rents costumes. Dans la salle suivante on voit d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 la r\u00e9flexion sur le temps qui passe avec les portraits photographiques de soeurs Brown de 1975 \u00e0 2007 par Nicholas Nixon et de l&rsquo;autre les travaux d&rsquo;On Kawara qui mettent en relation des dates et des coupures de journaux. Les travaux de 21 artistes ont ainsi pr\u00e9sent\u00e9s. Signalons encore une grande installation d&rsquo;Isabelle Krieg (1971) qui a vid\u00e9 son atelier et tout amen\u00e9 au mus\u00e9e sous le titre <em>Curriculum<\/em>, ou les aquarelles r\u00e9alis\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s des albums de photos par Laura Lancaster (1979). Alors que les talk shaws exhibitionnistes se multiplient et que le web foisonne de blogs qui racontent les d\u00e9tails de la vie de chacun, on peut se demander quelle place reste aux artistes. Cette\u00a0exposition tente d&rsquo;apporter une r\u00e9ponse en pr\u00e9sentant quelques pr\u00e9curseurs comme l&rsquo;artiste underground am\u00e9ricaine Carolee Schneemann (1939) qui a film\u00e9 sa vie de couple au plus intime entre 1964 et 1971 et des approches actuelles. En filigrane on pourrait adresser une question aux artistes sont-ils \u00e0 travers eux-m\u00eames \u00e0 la recherche d&rsquo;une sorte de paradis perdu ou veulent-ils affirmer quelque chose de nouveau? La pr\u00e9dominance de l&rsquo;autobiographie et du moi est aussi r\u00e9v\u00e9latrice des doutes qui marquent les cr\u00e9ations actuelles.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>26 ao\u00fbt Zurich 2006<\/h3>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Migros Museum<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">It&rsquo;s time for action (there&rsquo;s no option) About feminism (2006) jusqu&rsquo;au 22 octobre ( Patty Chang, Mary Beth Edelson, Katharina Sieverding, Manon, Mathilde ter Heijne, Cosey Fanni Tutti, Yoko Ono, Pipilotti Rist, Annie Sprinkle).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Cette exposition pr\u00e9sente des d\u00e9marches artistiques qui mettent en question la \u00ab\u00a0neutralit\u00e9 du regard\u00a0\u00bb pos\u00e9 sur la femme. Elle est \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 d&rsquo;une exposition comme<a href=\"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/expositions\/exposcollectives\/desire.html\"> Eros <\/a>propos\u00e9e par la Fondation Beyeler en ce moment qui se contente de mettre en parall\u00e8les deux visions \u00e9rotiques de la femme chez Rodin et Picasso! Ici en effet sont r\u00e9unis les travaux d&rsquo;artistes f\u00e9ministes appartenant \u00e0 plusieurs g\u00e9n\u00e9rations. La reconstitution de r\u00e9alisations des ann\u00e9es 1970 va de pair avec la pr\u00e9sentation de d\u00e9marches actuelles.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Les d\u00e9coupages de Mary Beth Edelson (1933) accueillent le visiteur avec une guirlande de bestioles \u00e9tranges. Elle occupe \u00e9galement la grande salle du fond avec ses collages qui d\u00e9veloppent une r\u00e9flexion sur la place et l&rsquo;image de la femme dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art ou le cin\u00e9ma. Katharina Sieverding (1944) r\u00e9alise des photos de grands formats avec son autoportrait, elle reprend aussi un travail de 1974 dans lequel elle superposait son portrait et celui de son compagnon. De Patty Chang (1972), la plus jeune artiste dans cette pr\u00e9sentation, on d\u00e9couvre une vid\u00e9o o\u00f9 elle ouvre son sein pour y manger comme dans un melon, <em>Melons (At a Loss) <\/em>1998. D&rsquo;Annie Sprinkle (1954) une s\u00e9rie de photographies de seins, <em>Bosom Ballet <\/em>1984 &#8211; 1991 sont accroch\u00e9s. Mathilde ter Heijne (1969) a poursuivi un long travail de recherche sur des femmes oubli\u00e9es, inconnues, elle r\u00e9alise des cartes postales avec ces portraits de femmes anonymes avec au dos les biographies d&rsquo;autres femmes exmplaires, propos\u00e9es sur des tourniquets de cartes postales. Le visiteur peut les emmener donnant ainsi une c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 tardive \u00e0 ces figures. Cosey Fanni Tutti (1951) pr\u00e9sente des travaux anciens et militants, alors qu&rsquo;elle explorait le domaine du striptease. Elle a depuis \u00e9volu\u00e9 dans le domaine musical. De Manon (1946) une installation <em>Le boudoir saumon <\/em>de 1974 est reconstitu\u00e9e. On d\u00e9couvre encore un clip pour <em>Walking on Thin Ice <\/em>de Yoko Ono (1933) et une vid\u00e9o des d\u00e9buts de Pipilotti Rist (1962).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">A noter que le mus\u00e9e Ludwig \u00e0 Cologne consacre une exposition aux questions de genre et changement de sexe dans l&rsquo;art depuis les ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Das achte Feld &#8211; Geschlechter, Leben und Begehren in der Kunst seit 1960 jusqu&rsquo;au 12 novembre 2006.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 500;\">Un site sur les artistes femmes <a href=\"http:\/\/www.varoregistry.com\/\">The Varo Registry of Women<\/a> Artists<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lausanne 1er novembre 2020 Mus\u00e9e cantonal des beaux-arts: Kiki Smith, Hearing You with my Eyes jusqu&rsquo;au 10 janvier 2021 Fille du sculpteur Tony Smith, Kiki Smith (1954) est fascin\u00e9e par le corps humain et une expression fragile de la plasticit\u00e9, du volume. Elle met le corps \u00e0 plat en le fragmentant, montrant l&rsquo;int\u00e9rieur: fluide, visc\u00e8res [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[19,35,1,8,34,36],"tags":[47,46,45],"class_list":["post-577","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-expositions","category-installations","category-non-classe","category-peinture","category-sculpture","category-video","tag-autobiographie","tag-carol-rama","tag-tracey-emin"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p5k6Rq-9j","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/577","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=577"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/577\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4283,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/577\/revisions\/4283"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=577"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=577"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=577"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}