{"id":880,"date":"2019-09-24T18:06:20","date_gmt":"2019-09-24T17:06:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/?p=880"},"modified":"2024-12-10T12:04:46","modified_gmt":"2024-12-10T11:04:46","slug":"biennales-de-lyon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.art-en-jeu.ch\/home_wp\/biennales-de-lyon\/","title":{"rendered":"Biennales de Lyon"},"content":{"rendered":"<p>Biennale de Lyon 2019. Holly Hendry (1980), <em>Deep Soil Thrombosis,<\/em> 2019<\/p>\n<p>Je r\u00e9unis sur cette pages les compte-rendus des \u00e9ditions de la biennale de Lyon, visit\u00e9es depuis 2001.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #3366ff;\">Lyon 6 d\u00e9cembre 2024<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">17e Biennale de Lyon, Les voix des fleuves jusqu\u2019au 5 janvier 2025<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les sites industriels abandonn\u00e9s semblent in\u00e9puisables dans le grand Lyon apr\u00e8s la Sucri\u00e8re et l&rsquo;usine Fagor. Cette ann\u00e9e la biennale investit un gigantesque espace qui fut consacr\u00e9 \u00e0 la construction de locomotives pr\u00e8s de la gare d\u2019Oullins : Les grandes Locos. La surface est immense peut-\u00eatre m\u00eame plus grande que les ateliers de m\u00e9caniques \u00e0 Arles. Un b\u00e2timent gigantesque assez bien pr\u00e9serv\u00e9, car il n\u2019a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 qu\u2019en 2019 abrite l\u2019essentiel des installations propos\u00e9es par une trentaine d\u2019artistes (on retrouve les \u0153uvres de certains sur d\u2019autres sites). Les interventions sont \u00e0 la mesure de l\u2019espace qui est bien mis en valeur et exerce un v\u00e9ritable envo\u00fbtement Distribu\u00e9 dans trois trav\u00e9es plusieurs \u0153uvres abordent le th\u00e8me de la passerelle (Ivan Argote <em>Me &amp; The Others<\/em>), du passage (Nefeli Papadimoouli <em>Idiopolis<\/em>) Liesl Raff <em>Corridor<\/em>) ou du tunnel (Hans <span style=\"color: #000000;\">Schabus<\/span> <em>Monument for People on the Move)<\/em>. Plusieurs intervenants viennent de l\u2019architecture d\u2019ailleurs. Les vid\u00e9os et des travaux plus intimes sont pr\u00e9sent\u00e9s dans des containers.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Le deuxi\u00e8me b\u00e2timent en plus de divers services restaurant, librairie abrite l\u2019immense installation sonore et vid\u00e9o d\u2019Olivier Beer qui a travaill\u00e9 sur les \u00e9chos dans une grotte peinte de Dordogne <em>Resonance Project\u00a0: The Cave, <\/em>2024. Comme toujours la biennale invite \u00e0 parcourir toute la ville et ses environs, pour ma part je suis all\u00e9 au mus\u00e9e d\u2019art contemporain. Un \u00e9tage est consacr\u00e9 \u00e0 une s\u00e9lection d\u2019\u0153uvres tir\u00e9es des collections lyonnaises choisies et pr\u00e9sent\u00e9es par Grace Ndiritu (1982), alors que sur les deux autres \u00e9tages on d\u00e9couvre des travaux plus intimes soit tourn\u00e9s vers l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un individu soit comme r\u00e9action \u00e0 des situations actuelles extr\u00eames comme la Palestine (Taysir Batniji <em>Au cas o\u00f9 et le Ph\u00e9nix<\/em>) et l\u2019Iran notamment. Un hommage est \u00e9galement rendu \u00e0 Christian Boltanski et Annette Messager qui sont \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9s au centre-ville au Grand h\u00f4tel Dieu dans les anciennes pharmacies o\u00f9 sont pr\u00e9sent\u00e9s une dizaine d\u2019artistes.<\/span><\/p>\n<p>Sous la direction de l&rsquo;\u00e9quipe curatoriale du Palais de Tokyo \u00e0 Paris, la Biennale de Lyon, quitte la Sucri\u00e8re pour une immense usine dont l&rsquo;activit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment abandonn\u00e9e, l&rsquo;usine Fagor \u00e0 Gerland, le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain accueille \u00e9galement une partie des artistes s\u00e9lectionn\u00e9s qui proviennent de France et de nombreux pays.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lyon 17 octobre 2022<\/span><\/p>\n<p>16<sup>\u00e8me<\/sup> biennale de Lyon. <em>Manifesto of Fragility<\/em> jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre<\/p>\n<p>Fragile comme l\u2019\u00e9tamine d\u2019un lys qui a \u00e9t\u00e9 choisi pour l\u2019affiche de cette biennale, fragile comme la nature, la banquise qui fond, fragile comme les ouvriers pr\u00e9caris\u00e9s au Qatar, fragile comme les civilisations disparues, fragile comme les sites d\u00e9truits par les guerres. Sous ce titre <em>manifeste de fragilit\u00e9<\/em>, la biennale de Lyon d\u00e9cline un \u00e9tat du monde avec de grandes installations qui sont souvent des commandes de la biennale et prennent position par rapport \u00e0 des situations sp\u00e9cifiques \u00e0 la ville de Lyon. Le r\u00e9sultat est \u00e9videmment assez lugubre, un sentiment renforc\u00e9 encore par les accompagnements sonores de certaines pi\u00e8ces.<br \/>\nOn constate beaucoup de r\u00e9flexion sur la construction, le b\u00e2ti, l\u2019unit\u00e9 de l\u2019ensemble \u00e9tant assur\u00e9 par un syst\u00e8me d\u2019\u00e9chafaudages, r\u00e9flexion aussi sur les dispositifs des espaces habit\u00e9s, l\u2019urbanisme. Une douzaine de sites sont investis par un ou plusieurs artistes avec comme point principal l\u2019ancienne usine Fagor divis\u00e9e en sept grands espaces. C\u2019est l\u00e0 que se trouvent de nombreuses interventions contemporaines bien que l\u2019on retrouve certains artistes sur d\u2019autres lieux, en particulier dans l\u2019ancien mus\u00e9e Guimet, avec des interventions plus limit\u00e9es. Le mus\u00e9e d\u2019art contemporain consacre deux \u00e9tages \u00e0 une r\u00e9trospective de la vie artistique au Liban des ann\u00e9es 1950 jusqu\u2019en 1975\u00a0: Beyrouth et les Golden sixties, alors que ce pays vivait comme un pays occidental avant la brutale interruption de la guerre civile. Un autre \u00e9tage est consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire lyonnaise du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle sur les traces d\u2019une figure f\u00e9minine imaginaire\u00a0: <em>les nombreuses vies et morts de Louise Brunet<\/em>. Des performances se d\u00e9roulent \u00e9galement en continu.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lyon 24 septembre 2019<\/span><\/p>\n<p>15<sup>e<\/sup> Biennale de Lyon, l\u00e0 o\u00f9 les eaux se m\u00ealent jusqu\u2019au 5 janvier 2020<\/p>\n<p>Depuis des d\u00e9cennies les artistes, les commissaires d\u2019exposition r\u00eavent, fantasment sur l\u2019utilisation pour la pr\u00e9sentation de leurs \u0153uvres d\u2019espaces abandonn\u00e9s qu\u2019ils peuvent r\u00e9investir, convertir. En fait le ph\u00e9nom\u00e8ne lorsqu\u2019on y r\u00e9fl\u00e9chit commence d\u00e8s l\u2019apparition des mus\u00e9es avec le remploi des palais ou des couvents par exemple.\u00a0L\u2019installation pour cette \u00e9dition de la biennale de Lyon \u00e0 l\u2019usine Fagor est un peu diff\u00e9rente, car cette fabrique de machines \u00e0 laver a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e r\u00e9cemment et tout semble en parfait \u00e9tat, pr\u00eat \u00e0 reprendre la production. On prend ainsi d\u2019abord la mesure d\u2019une catastrophe industrielle, d\u2019un effondrement. L\u2019ampleur des espaces abandonn\u00e9s donne une id\u00e9e du nombre de personnes qui devaient y travailler. Le th\u00e8me de l\u2019exposition est ainsi donn\u00e9, il s\u2019agit bien du <strong>crash<\/strong>, il est d\u00e9clin\u00e9 sous diverses formes posthumanistes dans le parcours des quatre \u00a0halles.<!--more-->\u00a0Au niveau des expressions artistiques il s\u2019agit avant tout d\u2019installations qui recourent aux m\u00e9thodes traditionnelles de la sculpture: le moulage et l\u2019assemblage, 47 artistes \u00e0 l&rsquo;usine Fagor et 8 au Mac Lyon.<\/p>\n<p>Pour marquer une certaine distance et de l\u2019humour par rapport \u00e0 la situation, l\u2019exposition d\u00e9bute par un bureau des pleurs\u00a0!. On d\u00e9couvre aussi un peu plus loin une \u00e9dition num\u00e9rot\u00e9e d\u2019une machine \u00e0 laver dont le d\u00e9cor, tout de kitsch postmoderne, avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 \u00e0 l\u2019artiste Chantal Thomas. Les moulages oranges d&rsquo;une carcasse d&rsquo;avion par Rebecca Ackroyd \u00e9voquent le crash au sens propre du terme. Alors que les sculptures en bois de Victor Yudaev nous ram\u00e8nent \u00e0 la pr\u00e9histoire. Apr\u00e8s avoir travers\u00e9 des oeuvres tourn\u00e9es vers le fantastique\u00a0et l\u2019utopie d\u00e9clin\u00e9e sous diverses formes, tr\u00e8s peu d\u2019utopie, plut\u00f4t du fantastique le foie d\u00e9vor\u00e9 en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Prometheus dans les machines de Thomas Feuerstein ou m\u00eame le cannibalisme chez Mire Lee.<br \/>\nL\u2019exposition se termine avec l\u2019\u00e9vocation d\u2019une autre forme de d\u00e9sastre la guerre, en l\u2019occurrence celle du Kosovo avec un film de Petrit Halilaj<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Lyon 13 octobre 2017<\/span><\/p>\n<p>La quatorzi\u00e8me biennale de Lyon se d\u00e9roule jusqu&rsquo;au 7 janvier. Sous le titre<em> Mondes flottants<\/em>, elle explore diff\u00e9rents th\u00e8mes d\u00e9velopp\u00e9s par les artistes depuis 50 ans en se concentrant sur le d\u00e9ploiement du son dans l&rsquo;espace et la performance. Il y a bien s\u00fbr des commandes sp\u00e9cifiques pour la biennale, mais aussi des oeuvres importantes qui viennent du centre Pompidou, du mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain de Lyon et de FRACS.<\/p>\n<p>Deux sites pr\u00e9sentent les oeuvres d&rsquo;artistes que l&rsquo;on retrouve parfois d&rsquo;un lieu \u00e0 l&rsquo;autre avec des sous-titres communs:\u00a0<em>Archipel de la sensation; expanded poetry; \u00a0oc\u00e9an of sound; corps \u00e9lectrique ; cosmos int\u00e9rieur; circulation \/ infini<\/em>.<\/p>\n<p>A la Sucri\u00e8re, c&rsquo;est une double installation de Hans Haacke qui occupe la surface au sol du centre, elle exprime les notions de suspension et de fluide. Dans deux salles au fond on trouve une installation de Doug Aitken qui revisite le th\u00e8me de la fontaine ( Sonic Fountain II) et une autre de Thomas Saraceno (Hyperweb of the Pr\u00e9sent, 2017), vue r\u00e9cemment au Haus konstruktiv \u00e0 Zurich \u00a0avec une araign\u00e9e qui tisse sa toile.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me \u00e9tage est essentiellement consacr\u00e9 \u00e0 la musique et \u00e0 des formes de performances<\/p>\n<p>Melik Ohanian propose la mise en sc\u00e8ne d\u2019une discussion de marginaux sur un toit \u00e0 New York Borderland &#8211; I Walker a far Piece, 2017. \u00a0Quatre \u00a0\u00e9crans montrent la m\u00eame sc\u00e8ne et l&rsquo;on voit les cam\u00e9ras qui bougent pour filmer les acteurs.<\/p>\n<p>Au mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain l&rsquo;exposition se d\u00e9ploie \u00e9galement sur trois \u00e9tages avec de beaux rapprochements comme cette mise en sc\u00e8ne d&rsquo;une installation en tissu d&rsquo;Ernesto Neto avec des sculptures de Jean Arp et une oeuvre de Calder.<\/p>\n<p>Pour marquer la pr\u00e9sence de la biennale au centre ville on d\u00e9couvre un d\u00f4me de Richard Buchminster Fuller qui abrite un bassin sur lequel naviguent des r\u00e9cipients en c\u00e9ramique blanche qui cr\u00e9ent une musique al\u00e9atoire \u00e0 l&rsquo;instigation de C\u00e9leste Boursier &#8211; Mougenot. A la fois limit\u00e9e et pointue, la Biennale de Lyon offre un bel ensemble d&rsquo;oeuvres contemporaines associ\u00e9es autour du th\u00e8me choisi.<\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\">13e biennale de Lyon<\/span> jusqu\u2019au 3 janvier 2016.<\/h3>\n<p>Le sous-titre de la biennale est <em>la vie moderne<\/em>.\u00a0Le commissaire invit\u00e9 cette ann\u00e9e est Ralf Rugoff, qui a dirig\u00e9 la Hayward Gallery \u00e0 Londres. L&rsquo;exposition nous introduit \u00e0 divers regards d&rsquo;artistes sur cette vie moderne, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une interpr\u00e9tation stylistique de cette expression.\u00a0Lorsque l\u2019on d\u00e9bute la visite \u00e0 la Sucri\u00e8re on est frapp\u00e9 de d\u00e9couvrir avant tout des d\u00e9chets, pneus lac\u00e9r\u00e9s pr\u00e9sent\u00e9s par Mike Nelson, c\u00e2bles de communication abandonn\u00e9s, Nina Carell, baskets et ordinateurs r\u00e9employ\u00e9s comme bacs \u00e0 fleurs, Michel Blazy, ou ces stores repris par Haegue Yang comme des sculptures minimalistes, suspendues dans l&rsquo;espace central du rez-de-chauss\u00e9e. Certains font des inventaires, Julien Pr\u00e9vieux rassemble des objets de triche dans le sport. Kader Attia r\u00e9unit des t\u00e9moignages vid\u00e9os sur les maladies psychiques dans le monde.<!--more--> On retrouve enfin une forme d\u2019humanit\u00e9, qui semble un peu absente au premier abord, mais que l\u2019on va rencontrer en plus grand nombre au mus\u00e9e d\u2019art moderne. Comme cet inventaire de b\u00e2illements photographi\u00e9s par He Xiangu. Dans l&rsquo;ensemble pourtant, c&rsquo;est l&rsquo;absence de l&rsquo;homme, les espaces vides, abandonn\u00e9s, les natures mortes qui dominent cette \u00e9dition.<\/p>\n<p>Elle propose par ailleurs un savant \u00e9quilibre entre artistes fran\u00e7ais et \u00e9trangers, des nord africains, des africains, des europ\u00e9ens de l\u2019est et des am\u00e9ricains, mais ce sont surtout les chinois qui sont tr\u00e8s pr\u00e9sents. Les formes d&rsquo;expression sont aussi repr\u00e9sent\u00e9es dans leur diversit\u00e9. Installation, sculptures, c\u00e9ramiques (Cameron Jamie), vid\u00e9os, photographies, dessins et peintures, en particulier quatre\u00a0grandes toiles d&rsquo;Ed Rucha qui abordent le th\u00e8me des d\u00e9chets. L\u2019ensemble est nettement plus modeste que certaines \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes, on constate cependant une int\u00e9ressante continuit\u00e9 dans les oeuvres faites pour la biennale et en relation avec Lyon et sa r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Il ne faut pas manquer au mus\u00e9e des confluences une grande exposition sur le th\u00e8me l&rsquo;art et la machine jusqu\u2019au 24 janvier 2016. Un vaste projet qui va du 18<sup>e<\/sup> si\u00e8cle \u00e0 aujourd\u2019hui.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Une terrible beaut\u00e9 est n\u00e9e jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre 2011<\/strong><\/p>\n<p>La biennale de Lyon annonce avoir re\u00e7u 200&rsquo;000 visiteurs.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">La 11\u00e8me biennale de Lyon<\/span>, dirig\u00e9e par une commissaire venue d&rsquo;Argentine, Victoria Noorthoorn, est pr\u00e9sent\u00e9e dans quatre lieux diff\u00e9rents: La Sucri\u00e8re, au bord de la Sa\u00f4ne, le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain, un \u00e9tage dans une usine abandonn\u00e9e \u00e0 Vaux-en-Velin et la Fondation Bullukian sur la place Bellecour. Les deux sites principaux sont la Sucri\u00e8re et le mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain. A la Sucri\u00e8re le visiteur acc\u00e8de au premier plan d&rsquo;exposition en traversant les cinq beaux rideaux de couleurs diff\u00e9rentes install\u00e9s par Ulla von Brandenburg (1974), comme s&rsquo;il traversait le miroir ou montait sur sc\u00e8ne. L&rsquo;espace central est alors occup\u00e9 par une construction en cercle de Robert Kusmirowski (1973) dont on ne voit pas le contenu, il faut attendre d&rsquo;avoir acc\u00e9d\u00e9 au premier \u00e9tage pour d\u00e9couvrir cette biblioth\u00e8que, en partie consum\u00e9e, qui \u00e9voque un cabinet du Dr Faust, victime d&rsquo;un myst\u00e9rieux cataclysme. Plus loin de longs rubans noirs vont et viennent sans raison apparente, avant qu&rsquo;on ne r\u00e9alise qu&rsquo;ils sont tir\u00e9s par un homme nu, v\u00e9ritable Sisyphe, qui accomplit cette t\u00e2che toute la journ\u00e9e, c&rsquo;est une action con\u00e7ue par Laura Lima (1971) dont on trouve aussi un poulailler color\u00e9 \u00e0 l&rsquo;usine Tase. Enfin la derni\u00e8re partie est ferm\u00e9e par un rideau noir dans lequel on p\u00e9n\u00e8tre pour d\u00e9couvrir Le Souffle de Samuel Beckett. Dans un autre espace a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 un immense bassin qui se vide de Eduardo Basualdo (1977). Ainsi le premier \u00e9tage est avant tout consacr\u00e9 \u00e0 des installations monumentales et des actions th\u00e9\u00e2trales qui plongent le spectateur dans un ailleurs. C&rsquo;est ici aussi que l&rsquo;on d\u00e9couvre le principal ensemble de peintures, des portraits en pied de Lynette Yiadom-Boakye, il y a encore des pi\u00e8ces de plusieurs artistes que l&rsquo;on retrouvera sur d&rsquo;autres points comme Erika Verzutti (1971) et Michel Huisman (1957). Au premier \u00e9tage on retrouve le th\u00e9\u00e2tre, avec les marionnettes d\u00e9pos\u00e9es de Marina\u00a0 di Caro (1961) qui peuvent s\u2019animer lors de performances. Un autre aspect mis en \u00e9vidence dans les artistes retenus est l\u2019attirance pour le fantastique, un imaginaire obsessionnel qui motive des cr\u00e9ations. Ainsi d\u2019un artiste br\u00e9silien qui rel\u00e8ve plut\u00f4t de l\u2019art brut avec ses innombrables broderies de textes Arthur Bispo do Rosario (1909 -1989). Mais on peut \u00e9voquer\u00a0 le film d\u2019Aur\u00e9lien Froment (1976) qui repr\u00e9sente un site o\u00f9 est tomb\u00e9e une m\u00e9t\u00e9orite ou les r\u00e9flexions de Stano Filko (1938) sur le souffle. Plusieurs artistes sont pr\u00e9sent\u00e9s sur deux ou trois sites.<\/p>\n<p>L&rsquo;accrochage au mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain est plus dense et cherche des correspondances \u00e0 travers un parcours fixe qui met particuli\u00e8rement en \u00e9vidence de grands groupes de dessins fascinants. Au troisi\u00e8me \u00e9tage en particulier on trouve Alberto Giacometti et Marlene Dumas. Puis tout en foulant les 3&rsquo;000 km. de fil noir d\u00e9ploy\u00e9s au sol et dans l&rsquo;espace par Cildo Meireles, on d\u00e9couvre des groupes de dessins d&rsquo; Elly Strik (1961), Marina de Caro, Yun-Fei Ji (1963), Christian Lhopital (1953). Auparavant on a admir\u00e9 les peintures de Hanna van Bart (1963) et les dessins de Virginia Chihota (1983).<\/p>\n<p>A l&rsquo;usine Tase on trouve quelques pi\u00e8ces monumentales: un immense poisson de Michel Huisman, un jardin \u00e0 la fran\u00e7aise Jorge Macchi (1963), et un poulailler color\u00e9 Marina di Caro. &#8211; Incontestablement cette biennale peut s&rsquo;interpr\u00e9ter \u00e0 plusieurs niveaux et suscite des lectures diff\u00e9rentes. Plac\u00e9e dans la perspective de l&rsquo;\u00e9volution du temps, elle ressemble incontestablement \u00e0 une success strory et semble m\u00eame \u00eatre devenue une histoire d&rsquo;amour avec les Lyonnais de tous \u00e2ges si l&rsquo;on en juge par le nombreux public qui fr\u00e9quente les sites, m\u00eame en semaine (bien s\u00fbr c&rsquo;\u00e9tait les vacances d&rsquo;automne). Est-ce une biennale pour les enfants?, certes il y a de nombreux clins d&rsquo;oeil et d&rsquo;incitations du c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un jeune public, ce qui est s\u00fbr, c&rsquo;est que l&rsquo;on y va en famille et que tout le monde semble y trouver son compte. En se pla\u00e7ant dans la perspective temporelle, on constate \u00e9galement le lien \u00e9troit entre cette manifestation et de gigantesques op\u00e9rations immobili\u00e8res qui ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es \u00e0 grande vitesse. Tout le quartier qui entoure la Sucri\u00e8re qui \u00e9tait un immense terrain vague, champ de ruines, lors de la premi\u00e8re \u00e9dition sur ce site est maintenant construit et le passage \u00e0 Vaux-en-Velin correspond \u00e9galement \u00e0 une autre grande promotion en cours.<\/p>\n<p>Une biennale sans art num\u00e9rique, sans photographie qui laisse une place dominante \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience plastique dans l&rsquo;espace, \u00e0 une forme de th\u00e9\u00e2tre et \u00e0 l&rsquo;expression personnelle des artistes telle qu&rsquo;elle nous est transmise par le dessin en particulier, mais aussi la sculpture, les travaux en tissu ou en terre. Patrick Schaefer, L&rsquo;art en jeu 30 octobre 2011.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Biennale de Lyon 2005. L&rsquo;exp\u00e9rience de la dur\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">La 8\u00e8me Biennale d&rsquo;art contemporain<\/span> de Lyon est ouverte jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre 2005.<\/p>\n<p>Autour du th\u00e8me l&rsquo;exp\u00e9rience de la dur\u00e9e les deux commissaires invit\u00e9s, J\u00e9r\u00f4me Sans et Nicolas Bourriaud, ont r\u00e9uni les oeuvres d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;artistes dont une quinzaine sont Fran\u00e7ais, dans cinq lieux r\u00e9partis aux quatre coins de la ville \u00e0 de grandes distances les uns des autres: le Mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain de Lyon, l&rsquo;Institut d&rsquo;art contemporain de Villeurbane, la Sucri\u00e8re, le Fort St Jean, Le Rectangle (place Bellecour Wim Delvoye). Le site internet de la biennale pr\u00e9sente les travaux des artistes expos\u00e9s. Le centre de la Biennale se trouve \u00e0 la Sucri\u00e8re au Sud de Lyon, port Rambaud, \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de la presqu&rsquo;\u00eele entre le Rh\u00f4ne et la Sa\u00f4ne. Sur les trois \u00e9tages d&rsquo;un vaste b\u00e2timent industriel d\u00e9saffect\u00e9 sont pr\u00e9sent\u00e9s le plus grand nombre de travaux, pr\u00e8s de 40 artistes. D\u00e9tail technique important: de nombreuses pi\u00e8ces ne peuvent \u00eatre vues que par quelques visiteurs, les attentes sont parfois assez longues. Le titre de cette Biennale comporte deux termes: l&rsquo;exp\u00e9rience et la dur\u00e9e, apr\u00e8s l&rsquo;avoir visit\u00e9e, on peut constater que chacun des termes a une importance \u00e9quivalente. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une exposition sur le temps dans l&rsquo;art, mais plut\u00f4t sur l&rsquo;exp\u00e9rience du spectateur, son implication et la relation au temps impliqu\u00e9e pour le spectateur ou l&rsquo;artiste dans la confrontation avec chaque cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>A la Sucri\u00e8re le visiteur est accueilli par la projection d&rsquo;un film d&rsquo;Andy Warhol, puis le brouillard vert de la pi\u00e8ce d&rsquo;Ann Veronica Janssens se r\u00e9pand dans toutes les salles, on d\u00e9bouche sur une pi\u00e8ce ancienne d&rsquo;Olafur Eliasson kal\u00e9idoscope et phare. Un film du vietnamien Jun Nguyen-Hatsushiba pr\u00e9sente un dragon sous-marin cracheur de couleurs. Les ballons de Martin Creed font la joie des jeunes visiteurs. Une construction de John Bock et les douze films de Jonas Mekas Hommage \u00e0 Fernand L\u00e9ger, 2004 peuvent encore \u00eatre \u00e9voqu\u00e9s sur cet \u00e9tage. La peinture est assez largement repr\u00e9sent\u00e9e avec un hommage \u00e0 Robert Malaval, de grandes installations de Franz Ackermann, Jim Lambie Psychedelic Soil Stick avec notamment deux tournedisques \u00e0 paillettes et les travaux de John Tremblay, peintures ovales, Verne Dawson (The Days of the Week, 2004) Piotr Uklanski, avec des assemblages de chutes de crayons taill\u00e9s. Tony Conrad Yellow Movies, 1970, pr\u00e9sente de grandes feuilles peintes qui sugg\u00e8rent des \u00e9crans. Les installations sonores occupent aussi une place importante. Elles \u00e9voquent l&rsquo;exposition Sons et lumi\u00e8res d\u00e9couverte \u00e0 Beaubourg l&rsquo;ann\u00e9e pass\u00e9e, d&rsquo;ailleurs dans l&rsquo;ensemble on peut dire que la manifestation s&rsquo;inscrit dans le prolongement de cette exposition. La Monte Young &amp; Markan Zazeela, Terry Riley, Surasi Kusolwong (Erratum musical), Sa\u00e2dane Afif, Power Chords, qui produit des accords musicaux en relation avec la couleur \u00e0 partir de 11 guitares et amplificateurs. Alors que Dave Muller tente de r\u00e9sumer l&rsquo;histoire de la musique dans une grande installation. L&rsquo;interactivit\u00e9 est omnipr\u00e9sente, elle est encore plus marqu\u00e9e dans les travaux de Rivane Neuenschwander et Erwin Wurm: Adorno was wrong with his ideas about art. A l&rsquo;\u00e9tage Kader Attia propose une nouvelle version assez terrifiante des Oiseaux de Hitchcock avec 150 pigeons r\u00e9els et les mannequins de 45 enfants form\u00e9s de graines pour oiseaux qui sont d\u00e9vor\u00e9s au cours de l&rsquo;exposition. La photographie n&rsquo;est pr\u00e9sente que par les travaux de John Miller Le Milieu du jour, 1994- 2005.<\/p>\n<p>Au centre de Lyon, place Bellecour dans l&rsquo;\u00e9difice appel\u00e9 le Rectangle, Wim Delvoye propose sa collection d&rsquo;\u00e9tiquettes de la Vache qui rit, par ailleurs des \u00e9crans vid\u00e9os pr\u00e9sentent un \u00e9levage de cochons en Chine, alors que certaines peaux tatou\u00e9es de ceux-ci sont accroch\u00e9es.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me \u00e9tage du mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain au Nord Est de la ville est enti\u00e8rement consacr\u00e9 \u00e0 une installation \u00e9volutive de Daniel Buren r\u00e9unissant des \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;\u00e9chafaudage et des plaques de plexiglas color\u00e9. Alors que sur les autres \u00e9tages on peut voir les films de Melik Ohanian, Seven Minutes before et Philippe Parreno &amp; Rikrit Tiravanija, Stories are Propaganda. Par ailleurs une installation propose un Quiet club de Brian Eno (enoshop.co.uk), des travaux de Dieter Roth et Santiago Serra sont encore expos\u00e9s. La partie peut-\u00eatre la plus conceptuelle de la manifestation est propos\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Institut d&rsquo;art contemporain de Villeurbanne. Ainsi les photographies de Douglas Huebler, Duration Piece ou le travail sur \u00e9cran de Henrik Hakanson qui observe 24 heures de la vie d&rsquo;une fleur, Blue Color Placebo de General Idea, enfin l&rsquo;installation The Wait, 1989 de James Turrell. L&rsquo;ensemble propose un dialogue entre des artistes de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations et s&rsquo;inscrit tout \u00e0 fait dans la mode actuelle tourn\u00e9e vers les ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">Biennale de Lyon 2001. Pr\u00e9lude \u00e0 2003.<\/span> Connivence jusqu\u2019au 23 septembre 2001. Mus\u00e9e d\u2019art contemporain, Subsistances, Parc de la T\u00eate d\u2019Or (l\u2019Orangerie). Trois lieux.<\/p>\n<p>La Biennale de Lyon investit trois lieux diff\u00e9rents cette ann\u00e9e. Le mus\u00e9e d\u2019art contemporain con\u00e7u par Renzo Piano et inaugur\u00e9 en 1995, l\u2019Orangerie du parc de la T\u00eate d\u2019Or, qui jouxte le mus\u00e9e, \u00e0 ces derniers vient s\u2019ajouter un lieu nouveau : les Subsistances, inaugur\u00e9 en janvier 2001 http:\/\/www.les-subsistances.com. Situ\u00e9 au bord de la Sa\u00f4ne cet ancien couvent offre d\u2019immenses espaces destin\u00e9s aux spectacles, aux ateliers d\u2019artistes et aux expositions. Il est partiellement investi par la Biennale, notamment la magnifique cour int\u00e9rieure couverte d\u2019une verri\u00e8re au XIXe si\u00e8cle. Certains artistes occupent un seul lieu, d\u2019autres apparaissent \u00e0 plusieurs endroits. La pr\u00e9sentation comprend essentiellement des photographies et des vid\u00e9os r\u00e9alis\u00e9es par plus de 80 cr\u00e9ateurs, compl\u00e9t\u00e9es par quelques installations. Jeux et danse Ce qui ressort de cette manifestation, c\u2019est l\u2019invitation \u00e0 la participation du spectateur. De mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, on peut parler de mise en cause du spectacle et du rapport entre l\u2019\u0153uvre d\u2019art et le spectateur par l\u2019interactivit\u00e9 et le jeu. Ceci dit il y a une certaine faiblesse dans la pr\u00e9sentation qui propose dans une alternance, finalement un peu monotone, des salles o\u00f9 sont align\u00e9es des photographies et d\u2019autres o\u00f9 des vid\u00e9os sont propos\u00e9es sur des \u00e9crans tv. Il faut relever toutefois quelques installations de projection importantes et spectaculaires 3rd Party, 1999 de Sam Taylor Wood (1967) et Maison portative, 2001 de Henk Hofstede (1951) notamment. Le jeu est omnipr\u00e9sent surtout sous la forme de jeux \u00e9lectroniques et de jeux d\u2019ordinateurs. Le deuxi\u00e8me \u00e9tage du mus\u00e9e d\u2019art moderne propose un v\u00e9ritable salon de jeux \u00e9lectroniques. Jan C\u00e9l (1975), des photographies inspir\u00e9es par une g\u00e9n\u00e9ration de jeux vid\u00e9os, il y a une v\u00e9ritable mise en perspective des jeux vid\u00e9os et de leur \u00e9volution vers le net. On d\u00e9couvre aussi des jeux sonores interactifs au sol comme Zebra Crossing 1997, d\u2019Angela Bulloch (1966) et News from an Unbuilt City, 1998 de Jan Kopp (1970). Matthieu Briand (1972) d\u00e9veloppe deux propositions, l\u2019une consiste \u00e0 munir le visiteur d\u2019un casque \u00e9quip\u00e9 de lunettes qui permettent de faire alterner la vision de la personne qui porte le casque avec celle d\u2019un autre visiteur \u00e9galement casqu\u00e9 avec qui il fait \u00e9quipe dans la cour des Subsistances. Par ailleurs le m\u00eame artiste propose un jeu de trampoline dans l\u2019une des salles du mus\u00e9e d\u2019art moderne. V\u00e9ronique Aubouy (1961) invite le spectateur \u00e0 lire un passage de Proust qui est enregistr\u00e9 et projet\u00e9 par la suite. Par ailleurs les choix dans le domaine de la danse soulignent l\u2019insertion du mouvement dans\u00e9 dans le quotidien, dans les gestes au jour le jour. Le jeu est invitation au spectateur \u00e0 participer, \u00e0 d\u00e9velopper un autre rapport avec le lieu d\u2019exposition. Il est \u00e9galement espace de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, construction sp\u00e9cifique, artificielle, susceptible d\u2019instituer une d\u00e9pendance, avec de r\u00e8gles qui lui sont propres. Il est \u00e9tonnant d\u2019ailleurs qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019installation sp\u00e9cifiquement li\u00e9e au web, \u00e0 l&rsquo;exception de quelques adresses de sites d\u00e9di\u00e9s aux jeux en r\u00e9seau. On trouve ainsi un point commun avec une direction observ\u00e9e \u00e0 la Biennale de Venise o\u00f9 l\u2019on peut remarquer que les travaux en relation avec les jeux surtout sportifs prennent une place importante. L&rsquo;art en jeu. Patrick Schaefer 31 juillet 2001<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Biennale de Lyon 2019. Holly Hendry (1980), Deep Soil Thrombosis, 2019 Je r\u00e9unis sur cette pages les compte-rendus des \u00e9ditions de la biennale de Lyon, visit\u00e9es depuis 2001. 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