Wolfgang Laib est exposé au Musée des beaux-arts de Grenoble jusqu'au 28 septembre 2008 sous le titre Without Place - Without Time - Without Body.
Fondation Beyeler Riehen
Wolfgang Laib. L'éphémère c'est l'éternité jusqu'au 26 février
Né en 1950 Wolfgang Laib fait l'objet d'une importante présentation à la Fondation Beyeler. Il avait déjà été exposé au Musée des beaux-arts de Lucerne en 1990 avec quatre installations. Ici sont réunies 18 pièces "sculptures", 18 dessins et 10 photographies.
Au cours de la conférence de presse Wolfgang Laib a en quelques mots souligné la spécificité de sa position. Premièrement, il rencontre un grand succès actuellement: 20 expositions sur les 5 continents au cours des cinq dernières années. Deuxièment, bien qu'il ait l'air d'un moine bouddhiste, il refuse toute identification avec une religion. Il a étudié diverses civilisations et leurs rites religieux. Sa propre démarche et une recréation personnelle. Sur le plan spirituel, il doit autant au bouddhisme qu'à la figure chrétienne de Saint-François. Troisièmement, il revendique la liberté de l'acte artistique et refuse tout embrigadement.
Ces propos sont intéressants, car ils sont évidemment destinés à contrecarrer les malentendus que cette démarche pourrait susciter. L'exposition rassemble les divers éléments de la typologie expressive de l'artiste: pierre, lait, pollen, cire, bois qu'il emploie de manière cyclique. Elle propose un mouvement ascensionnel, en effet elle débute avec des pièces au sol hoizontales, puis des structures verticales escaliers, corridors, ziggourats sont présentées. Le spectateur est touché par l'oeil et l'odorat, totalement interpellé par ces éléments, l'odeur pénétrante de la cire d'abeille, le rayonnement des champs de pollens qui diffusent une lumière intense, l'évocation de rituels indiens, balinais, extrême-orientaux que l'on croit reconnaître, mais qui sont en fait propres à l'artiste donnent une impression d'ensemble très marquante. De photographies et des dessins complètent la présentation.
Wolfgang Laib. L'éphémère c'est l'éternité jusqu'au 26 février 2006
http://www.beyeler.com
Patrick Schaefer, L'art en jeu, 25 novembre 2005
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