Coire musée des beaux-arts

A voir au plus vite

Coire Nouvelle extension du musée des beaux-arts

Ici trouvez coups de coeur et notules!

Neuchâtel; Le Locle 14 août 2016

Le musée d’art et d’histoire de Neuchâtel présente Maximilien de Meuron (1785 – 1868), à la croisée des mondes jusqu’au 16 octobre 2016. C’est la première rétrospective de cet artiste, connu avant tout pour une toile, peinte en 1821, La Jungfrau et le Grand Eiger, souvent considérée comme fondatrice de la peinture alpestre suisse. Il joua un grand rôle institutionnel qui le détourna peu à peu de la peinture. L’exposition détaillée et documentée le situe dans son contexte et sa descendance. Elle fait bien ressortir l’exceptionnelle qualité des oeuvres de ce paysagiste et montre comment ce n’est que très progressivement, après le séjour romain obligatoire, qu’il découvre l’intérêt des paysages helvétiques. En plus du catalogue de l’exposition, paraît également un catalogue raisonné d’une oeuvre assez limitée, puisque 200 toiles environ sont recensées.

Pour découvrir les façades des cathédrales européennes comme on ne pourra jamais les photographier, il faut aller au musée des beaux-arts du Locle, découvrir l’exposition Markus Brunetti qui poursuit un inventaire stupéfiant de ces monuments, en les reconstituant comme un véritable puzzle, jusqu’au 16 octobre.

 

Yverdon 6 août 2016

Centre d’art contemporain : La grande place – Group Show jusqu’au 4 septembre

Depuis 2004, à quelques pas de la Riponne, la vitrine d’un ancien magasin lausannois propose des expositions d’artistes, à ce jour 144 ont occupé cet espace, La Placette, visible à toute heure de la rue, mais inaccessible par ailleurs.

Le Cacy d’Yverdon s’est proposé de retenir une quarantaine d’artistes parmi ceux qui ont exposé, pour réaliser une collective qui offre un regard sur la scène romande actuelle. 40 artistes dans les caves relativement exiguës du centre yverdonnois, cela semble téméraire! Et pourtant l’idée a été de proposer un accès un peu distant, non pas dans une vitrine, mais avec une installation de Delphine Renault, une passerelle, inspirée des fouilles archéologiques. Le visiteur parcourt ce chemin en bois qui surplombe les salles dans lesquelles les œuvres sont disposées, sans qu’on ait dû se préoccuper de ménager des passages au spectateur ! une vision plongeante, surprenante et ingénieuse qui permet de réunir des œuvres de grandes dimension dans les 4 salles voûtées du centre, il faut un certain temps pour se répérer et identifier les divers auteurs.

Coire 20 juillet 2016

Depuis un mois et après seulement deux ans de travaux, le musée de Coire dispose d’une nouvelle extension, confiée au bureau d’architectes Barozzi/Vega (les mêmes qui réalisent le nouveau musée des beaux-arts de Lausanne). Face à la villa de plan central, de style néoclassique, richement décoré qui abrite les collections du musée depuis plusieurs décennies, c’est un bâtiment sobre, de plan central également, un petit cube, qui a été construit. Petit pour privilégier, la création d’une place autour du bâtiment. Si la surface disponible pour les expositions temporaires et permanentes a été doublée, c’est grâce à l’importance des salles d’expositions souterraines qui relient les deux édifices. Elles bénéficient des innovations les plus pointues pour assurer un éclairage de qualité de type zénithal.

L’exposition temporaire inaugurale qui occupe le deuxième sous-sol du nouvel édifice est consacrée au thème de la marche dans l’art jusqu’au 6 novembre. Elle retrace cette notion, de Jean-Jacques Rousseau à Bruce Nauman avec les travaux d’une quarantaine d’artistes réunis autour de L’homme qui marche d’Alberto Giacometti.

Lausanne 12 juillet 2016

Musée cantonal des beaux-arts : Piero Manzoni. Achrome. La peinture sans couleur jusqu’au 25 septembre 2016. Un artiste au parcours fulgurant (1933 -1963) mort à trente ans, des recherches sur les matières, le plâtre, la toile blanche forment le point d’ancrage de cette exposition assez étonnante par son actualité.

Par ailleurs le musée propose un avant-goût des aménagements du futur édifice (dont l’ouverture est prévue en 2019) avec un coin enfant et une cafétéria confiée à Claudia Comte, alors qu’une troisième salle propose une sélection des oeuvres de Thomas Huber qui figurent dans la collection en employant le matériel : parquet, éclairage, cimaise qui sera utilisé dans le nouveau musée.

Basquiat, Dubuffet, Soulages….Une colletion privée à la Fondaion de l’Hermitage jusqu’au 30 octobre. Cette collection impressionnantte, évoque aussi un parcours de vie, la passion d’un homme pour l’art de son temps, pendant 50 ans. La collection va dans des directions très diverses. On passe de Jean Dubuffet et Louis Soutter à Cy Twombly et Niele Toroni. Les visiteurs habituels de la Fondation seront surpris, mais ils trouveront aussi quelques repères plus familiers avec une petite collection de portraits ou des peintures de l’artiste naïf André Bauchant.

Genève 27 juin 

Musée Rath Révélations. Photographies à Genève jusqu’au 11 septembre 2016.

On prend de plus en plus conscience de l’ampleur du patrimoine photographique et de la diversité de son développement. Le musée Rath propose un large parcours à travers l’histoire de la photographie, en recensant toutes les institutions qui possèdent des collections. Cela va du service des bâtiments, aux bibliothèques, musées scientifiques, cabinet des estampes, institutions publiques et fondations privées, jusqu’au Mamco dont 10% des collections est fait de photographies. Une tentative ingénieuse pour rendre justice à des ensembles impressionnants, sélectionnés par 13 institutions qui forment une bel ensemble qui va des premières expériences au réalisations actuelles.

Zurich 11 juin 2016

Dans la foulée des célébrations du centenaire mouvement dada, deux événements à signaler à Zurich. Au Kunsthaus une vaste rétrospective de l’artiste qui fut le plus souvent associé à ce mouvement, Francis Picabia.

De l’autre la ville de Zurich a obtenu l’organisation de la biennale d’art contemporain Manifesta 11 jusqu’au 18 septembre 2016Créée à l’origine pour renforcer les liens entre l’est et l’ouest de l’Europe, après la chute du mur et qui s’est souvent tenue dans des lieux périphériques. Elle suit un schéma d’organisation qui est fixé et identique à chaque fois. Elle fait alterner des lieux institutionnels et d’autres sites inattendus pour permettre un regard plus complet sur la ville hôte. Ce schéma se révèle à nouveau très positif. Trois institutions ont mis leurs locaux à disposition pour cet événement la Kunsthalle, le Migrosmuseum et le Helmhaus;  un pavillon éphémère à été érigé sur le lac. Le thème de cette biennale dirigé par l’artiste allemand Christian Janowski, What People do for Money, fait que de nombreux travaux sont présentés dans des lieux inattendus, magasin, hôtel, hôpital, banque, université notamment. Pour comprendre la démarche, il faudrait idéalement voir tous les films projetés dans le pavillon du lac qui présentent les collaborations de trente artistes avec des personnes travaillant à Zurich, du pompier au dentiste ou au croque-mort, sans oublier le créateur de montres….

Bâle 2 juin 2016

A Bâle en ce moment tout est sculpture : au musée des beaux-arts avec Sculpture on the Move 1946 – 2016, jusqu’au 18 septembre. A la Fondation Beyeler avec Alexander Calder et Fischli & Weiss, jusqu’au 4 septembre. A la Kunsthalle avec Ingve Holen Verticalseat jusqu’au 14 août, un norvégien décoiffant, qui décompose l’automobile entre autre. Au Schaulager avec Katharina Fritsch dès le 12 juin et bien sûr au musée Tinguely avec sa collection et l’ouverture  d’une rétrospective de l’artiste anglais Michael Landy, Out of Order jusqu’au 25 septembre. A ne pas manquer, pour ses étonnantes prises de position par rapport à la tradition de l’art de la Renaissance et celui des années 1960, ici en l’occurence Jean Tinguely.

Les artistes américains sont prédominants dans la collection d’art moderne et contemporain du musée des beaux-arts de Bâle et cette institution leur a consacré plusieurs expositions monographiques ou collectives au cours des dernières années. Il n’est pas étonnant de les retrouver en majorité dans l’exposition inaugurale de la nouvelle extension du musée consacrée à la sculpture depuis 1946….

La sculpture n’est pas toujours monumentale ! Elle peut être faite de bouts de fils de fer et d’air. C’est la voie qu’explora Alexander Calder. En 2004, la Fondation Beyeler avait présenté Calder et Miro en explorant les lien amicaux et historiques établis entre les deux artistes. Cette fois, la fondation a choisi d’associer une vaste présentation d’œuvres de Calder avec un duo d’artistes helvétiques, au nom d’une certaine affinité dans les préoccupations de ces plasticiens avec leur illustre prédecesseur. Celle-ci s’exprime surtout dans le film qui rendit le duo célèbre « le cours des choses », mais il s’avère assez difficile de mettre en relation les deux démarches….

Paris 19 mai 2016

Connu des Suisses romands, mais très peu ailleurs, Charles Gleyre (1806 – 1874) bénéficie d’une première rétrospective à Paris au musée d’Orsay jusqu’au 11 septembre 2016. Récemment, j’ai lu le roman de Maupassant Fort comme la mort, de 1889. On pourrait établir un parallèle entre ce récit qui raconte la fin de vie d’un artiste qui connut la gloire, mais se voit dépassé et le point de vue proposé sur la carrière de Gleyre. Il suffisait d’un seul succès au Salon pour que la réputation d’un artiste fut lancée, Gleyre connut ce succès en 1843 avec Le Soir, (les illusions perdues), mais après quelques commandes prestigieuses, la concurrence et les particularités d’une personnalité, entraînent assez rapidement sa mise à l’écart.

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