A voir au plus vite

Ici vous trouvez coups de coeur et notules! pour s’informer et suivre l’actualité artistique.

Yvverdon-les- Bains 6 février 2023

Malefica – Maëlle Gross, CACY, centre d’art contemporain d’Yverdon – les Bains jusqu’au 23 avril (jeudi -dimanche).

Avec l’exposition personnelle de Maëlle Gross (1988) le CACY rend hommage aux sorcières. L’artiste  a pu réaliser des pièces spécifiques pour cette exposition. Deux tapis, une sculpture sonore, une vidéo en diptyque et des bannières, un ensemble imposant qui se déploie dans les espaces du cacy.

Paris 28 janvier 2023

Musée national d’art moderne, Centre Pompidou: Christian Marclay jusqu’au 27 février

« tout pour la musique » ou « tout par la musique! », s’il fallait donner un sous-titre à cette exposition, c’est sans doute celui qui serait le plus adapté. En effet dans un premier temps Dj,sampler, performeur, Christian Marclay (1955) est parvenu au fil des ans  à produire un œuvre qui s’exprime dans tous les domaines de la création plastique : collages, estampes, peintures et assemblages d’extraits de films sur des thèmes variés, mais toujours en référence aux sons, aux onomatopées notamment. La démonstration de cette rétrospective que l’on est étonné de découvrir dans des salles habituellement réservées aux expositions très grand public est tout à fait convaincante.

Dans l’espace du sous-sol réservé aux exposition photographiques on découvre une présentation passionnante sous le titre: Décadrage colonial surréalisme et anticolonialisme jusqu’au 27 février.

Fondation Cartier Fabrice Hybert: La vallée  jusqu’au 30 avril.

Plutôt connu pour ses installations et ses sculptures qui s’intègrent au paysage, adoptant une forme souvent hybride entre figure moulée et invasion de terre, d’insectes, Fabrice Hyber (1961) choisit ici la peinture, une peinture fluide qui ressemble à de l’aquarelle dans une mise en scène organisée comme une suite de salles de classe pour évoquer l’ampleur de son projet: La Vallée où il  a semé 300’000 graines d’arbres qui poussent sur un vaste terrain depuis 1990. Dans ses travaux il aborde tous les sujets de la science, de l’art, de la vie et surtout les problèmes écologiques d’où l’idée de ce dispositif en salles de classe, où les peintures sont comme des tableaux d’école couverts d’annotations.

Le musée d’art moderne de la ville de Paris propose une rétrospective Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne du 23 septembre au 12 février 2023. Elle connait un immense succès, lors de mon passage, un mardi jour de fermeture des autres musées, il y avait beaucoup de monde! Il s’agit bien d’une rétrospective qui évoque toutes les périodes de la carrière de l’artiste et suit son parcours difficile à travers l’Europe dans une période très tourmentée d’autant plus qu’il fut particulièrement engagé contre le nazisme.

7 janvier 2023

Bâle

Musée des beaux-arts: Les acquisitions bâloises d’art « dégénéré » jusqu’au 19 février

Le collectionneur Curt Glaser, défenseur de la modernité, puis réfugié jusqu’au 12 février

Deux expositions consacrées à la mémoire et à la construction des collections sont proposées au musée des beaux-arts de Bâle. Au début des années 1930 le musée des beaux-arts, installé dans un nouveau bâtiment monumental doit reconnaître qu’il ne possède presque aucune oeuvre contemporaine, la première salle rappelle les quelques pièces qu’il possédait. C’est alors que le régime nazi,

à la recherche de devises décide de mettre en vente une petite partie des oeuvres qu’il désigne comme dégénérée qui appartenaient aux musées du pays. Une célèbre vente aura lieu à Lucerne, il est aussi possible d’acheter des oeuvres à Berlin. Le musée de Bâle acquerra  21 oeuvres de grande qualité qui formeront le point de départ d’une grande collection d’art contemporain. L’exposition ne se contente pas de montrer ses oeuvres, elle évoque avec beaucoup de détails tout le contexte de ce processus et présente de nombreuses pièces d’autres institutions, notamment celles du musée de Liège qui furent aussi achetées à Lucerne.

La seconde exposition rend hommage à Curt Glaser (1879 – 1943) qui fut le directeur d’une institution berlinoise et constitua une grande collection personnelle qu’il fut obligé de vendre en 1933 avant de partir en exil. Le musée de Bâle avait acquis 200 feuilles importantes lors de cette vente. Cette exposition fait partie d’un accord trouvé avec les ayants-droits de Curt Glaser, allant de pair avec une compensation financière.

Elle présente de très belles pièces des expressionnistes allemands, de Munch, mais aussi des écoles anciennes et retrace en détail le destin de cette personnalité qui fut un ami de Munch et dont Beckmann avait fait le portrait en 1929.

Granges

Kunsthaus: Jean-Luc Manz – une promenade de ce côté jusqu’au 5 février. A l’occasion de ses 70 ans Jean- Luc Manz occupe la grande salle du Kunsthaus de Granges avec un grand nombre de petite toiles réalisées pour cette exposition. Elles s’inscrivent dans continuité de son processus créatif qui associe des formes abstraites avec des références à la réalité, le point de départ est ici basé sur les pages du quotidien Libération.

30 décembre 2022.

Bilan 2022

Depuis que j’ai ouvert une page Instagram (schaefer478) dans laquelle je me suis fixé pour règle de ne présenter que les affiches des expositions visitées, j’ai un peu abandonné mon site ou disons remis à plus tard… les comptes-rendus des expositions visitées. Laissant l’expression d’une réaction immédiate à cette simple reproduction d’une affiche, prise sur place. Je constate qu’en 2022, il y en a eu 55, un joli bilan tout de même et je n’ai pas reproduit toutes les affiches des expositions visitées.

Après les restrictions, les frustrations, puis la retenue des dernières années ; les itinéraires suivis ont été un peu différents en 2022. Trois séjours à Paris et deux voyages en France et en Espagne et bien sûr des visites en Suisse. Je me sens moins obligé de coller à l’actualité brûlante, je n’ai pas visité la Documenta de Kassel, ni la Biennale de Venise ou encore Manifesta au Kosovo. En revanche je suis passé par la Biennale de Lyon et par Arles. J’ai fait du rattrapage en quelque sorte en visitant le centre Pompidou à Metz où je tombais sur le dernier jour d’une belle exposition fleuve d’après une idée d’Etel Adnan, Ecrire c’est dessiner. Une artiste que j’ai d’ailleurs retrouvé à la Fondation Luma d’Arles et à la Biennale de Lyon, sans doute en raison du récent décès de l’artiste en 2021. Sans l’avoir vraiment voulu je me suis retrouvé quelques jours plus tard au centre Pompidou Malaga, surmonté d’une superbe verrière de Daniel Buren, qui présentait notamment une exposition de Sophie Calle. Malaga qui offre plusieurs lieux d’expositions animés. Ces itinéraires font que je suis passé deux fois par le Musée d’art contemporain de Barcelone que je visite depuis longtemps et qui est peut-être le plus beau musée que je connaisse. Il faut encore mentionner le musée de Cau Ferrat à Sitges qui abrite les collections et les oeuvres du peintre catalan Santiago Rusinol et jute à côté, tout autre chose les années 1960 – 1970 avec la Fondation du peintre suisse Peter Stämpfli. Rattrapage aussi à Paris en visitant le musée départemental Albert Kahn dont les bâtiments ont été reconstruits par Kengo Kuma et inaugurés en juin 2022. Vous trouvez l’évocation des expositions visitées dans la page chronique, par contre j’ai « oublié » de mentionner au fur et à mesure, les visites citées ci-dessus! heureusement que les affiches me permettent de revenir sur ces parcours.

Genève 24 octobre 2022

Mamco: Land Art & Earthworks / Laura Grisi (1939 – 2017)/ Daniel Grataloup jusqu’au 29 janvier

Le mamco consacre une vaste présentation au Land Art avec une vingtaine d’artistes dont les travaux documents et installations permettent de revenir sur des recherches développées il y a une quarantaine d’années et qui restent très actuelles

Un étage est consacré à l’artiste italienne Laura Grisi (1939 2017) dont les recherches sur l’air et les phénomènes météorologiques font elles aussi écho à bien des expériences actuelles. A signaler au dernier étage la présentation des maquettes de l’architecte Grataloup qui développa une architecture utopique et organique.

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