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Ici trouvez coups de coeur et notules!

Aarau, Zurich, Berne 6 août 2018

Aarau Kunsthaus, Su Mei Tse, Nested jusqu’au 12 août. Encore quelques jours pour découvrir l’exposition de l’artiste luxembourgeoise aux racines chinoises et britanniques, Su Mei Tse. Une présentation de saison qui offre en quelque sorte une synthèse de l’art des jardins et des parcs entre Orient et Occident, mais aussi dans le temps, du Baroque à aujourd’hui.

L’étage inférieur du musée est occupé par une présentation intégrale des multiples réalisés par Thomas Huber de 1980 à 2018 jusqu’au 11 novembre 2018. Ce qui revient à proposer une quasi rétrospective de tout son travail. En effet toutes ses peintures qui forment différents cycles sont accompagnées par un travail éditorial complet, catalogues, mais aussi portefeuilles d’éditions réalisés en sérigraphie, lithographie, parfois inkjet ou eau-forte.

A Zurich, le Migrosmuseum présente une rétrospective des travaux d’une artiste préruvienne née en 1935, Teresa Burga, Aleatory Structures jusqu’au 12 août.

Enfin La Kunsthalle de Berne rend hommage à Harald Szeemann jusqu’au 2 septembre en évoquant par des films et des documents les principales expositions dans lesquels il a été impliqué. Elle permet aussi de cerner une personnalité et son mode de travail. Sous le titre Musée des obsessions. Il avait constituer des archives personnelles considérables et recueilli au début de son activité, la quasi totalité des objets réunis dans l’appartement de son grand-père qui était coiffeur, une présentation séparée de cet ensemble est proposée dans l’ancien appartement de Harald Szeemann.

Lucerne 21 juillet 2018

Deux grandes expositions et une présentation d’une sélection d’œuvres tirées des collections occupent les cimaises du musée des beaux-arts de Lucerne. Claude Sandoz, Ab auf die Insel jusqu’au 28 octobre, Erwin Wurm Peace & Plenty jusqu’au 23 septembre.

Erwin Wurm (1954) est connu pour la manière dont il associe le corps du spectateur ou de lui-même et la sculpture. Ces réalisations sont soutenues par une activité intense de dessinateur dont on découvre l’ampleur ici avec près de 600 feuilles.

Claude Sandoz (1946) vit dans la région lucernoise, bien qu’on l’associe plutôt avec la Suisse romande. Depuis plus de trente ans, il est fasciné par l’exotisme, les images populaires en développant en particulier une technique originale de peinture sur soie. Voyageur, il a finalement trouvé un point de chute sur une île des Caraïbes, Saint Lucie, découverte en 1997.

Cette fascination de l’île, de l’ailleurs a motivé la sélection des autres artistes présentés en parallèle : Max Pechstein (1881 – 1955), Rinus van de Velde (1983), Lena Henke (1982), Anna Kanai (1971), Marie Karlberg (1985), Christine Streuli (1975), Samuel Herzog (1966).

Paris 22 juin 2018

Pour faire suite à l’exposition Imprimer le monde qui se tournait vers l’impact de l’imprimante 3D notamment, le centre Pompidou propose Coder le monde jusqu’au 27 août. Une réflexion qui apporte un complément et un élargissement de la présentation du Grand Palais. Une présentation qui tente de faire un point chronologique sur les interactions entre la machine et la création artistique. Tous les domaines d’expression sont abordés, les arts plastiques, la littérature, l’architecture et le design, la musique et la danse. En parallèle, on découvre deux installations sonores de Ryoji Ikeda, également présent au Grand Palais.

Le Palais de Tokyo propose Une saison enfance jusqu’au 9 septembre, avec pour commencer une modification de l’entrée ou s’affiche une maison de poupée géante! A signaler une spectaculaire installation d’Ugo Rondinone avec des clowns.

Monnaie de Paris: Subodh Gupta, Adda, Rendez-vous jusqu’au 26 août

On assiste chez Subodh Gupta à un étonnant développement foisonnant à partir de l’exploitation d’objets quotidiens employés en ready made dans des réalisations plastiques qui évoquent la culture indienne. D’une approche très simple et directe, il a pris le chemin de la monumentalité suite au succès et à l’ampleur des expositions qu’il réalise. Il reste fidèle à sa démarche de médiatisation d’aspects de la culture indienne à travers ce chemin matériel. Le bamyan qui occupe la cour de la Monnaie de Paris est très révélateur. Les assemblages de Subodh Gupta (né en 1964) sont familiers des visiteurs  d’expositions intenationales. Gupta a fait des ustensiles de cuisine en fer blanc, caractéristiques des ménages indiens et qui ont frappé tout voyageur qui s’est rendu dans ce pays, la base emblématique de son travail.

Musée de l’Orangerie L’abstraction américaine et le dernier Monet jusqu’au 20 août.

La redécouverte des nymphéas en 1952 avec l’ouverture du musée de l’Orangerie qui avait été endommagé pendant la guerre a coïncidé avec le développement de l’expressionisme abstrait aux Etats-Unis. L’exposition rappelle que c’est le critique Clément Greenberg qui a affirmé cette filiation tout en devenant le grand promoteur de ce mouvement. On peut s’interroger sur la pertinence de la relation, mais il est intéressant de découvrir quelques grands formats de peintres comme Barnett Newman, Mark Rothko ou Joan Mitchell, Helen Frankenthaler, Philip Guston confrontés à quelques œuvres Monet.

Jeu de Paume Bouchra Khalili (1975), Blackboard, consacrée aux problèmes de la migration et Gordon Matta-Clark, Anarchitecte jusqu’au 23 septembre

Le Locle 17 juin 2018

Musée des beaux-arts, Le Locle: Art imprimé, Triennale 2018 jusqu’au 14 octobre (fermé lundi et mardi).

La Triennale du Locle s’ouvre résolument au monde en présentant trois ateliers, éditeurs internationaux: Borch édition à Copenhague et Berlin; Crown Point Press à San Francisco et STPI, Creative Workshop & Gallery à Singapour. La Suisse est présente avec une invitation à la HEAD de Genève et la présentation d’une sélection d’oeuvres éditées par la Société suisse de gravure qui fête son centenaire….

Bâle 14 juin 2018

Musée des beaux-arts Maria Lassnig, Dialogues 12 mai – 26 août 2018

Après l’Albertina, le musée des beaux-arts de Bâle propose une rétrospective des travaux sur papier de Maria Lassnig.

Maria Lassnig a placé son propre corps et son visage au centre de ses recherches artistiques. L’exposition permet de suivre cette recherche d’une force incroyable, au cours des voyages de l’artiste autrichienne qui l’ont menée à Paris, aux Etats-Unis avant de revenir à Vienne où elle a enseigné. Un volet de l’exposition est consacré aux films réalisés par Maria Lassnig.

Musée Tinguely, Bâle: Gerda Steiner / Jörg Lenzlinger, Too early to Panic jusqu’au 23 septembre.

Berne 7 juin 2018

Sous un titre un peu énigmatique Le Cosmos de Klee, le centre Paul Klee propose une passionnante plongée dans les recherches techniques sur lesquelles Klee appuyait sa fulgurante créativité. A côté des oeuvres un petit écran permet de suivre les procédés employés par l’artiste.

Le cosmos de Klee jusqu’au 28 octobre

Etel Adnan 15 juin – 7 octobre

Lausanne 31 mai et 21 juin 2018

Fondation de l’Hermitage, Henri Manguin, la volupté e la couleur jusqu’au 28 octobre

La Fondation de l’Hermitage présente en collaboration avec les musée des impressionnistes à Giverny l’oeuvre peint et dessiné d’Henri Manguin. Un artiste né en 1874 et qui eut de nombreux liens avec des collectionneurs suisses et la famille Vallotton. Il fut un peintre heureux qui connut rapidement le succès.

Musée de l’Elysée

Jean Dubuffet, l’outil photographique; Jacques Henri Lartigue, la vie en couleurs jusqu’au 23 septembre.

Le musée de l’Elysée propose une exposition intéressante qui montre comment Jean Dubuffet archivait et communiquait autour de ses oeuvres, grâce à la photographie et diverses publications. Quelques exemples autour d’oeuvres originales, peintures, sculptures et travaux monumentaux ont été retenus.

Genève 20 mai 2018

Genève Musée Rath, Hodler parallélisme jusqu’au 19 août. Puis musées des beaux-arts de Berne

De nombreux musées suisses marquent le centième anniversaire de la mort de Ferdinand Hodler, le musée d’art et d’histoire de Genève lui consacre trois expositions. Au cabinet d’art graphique on découvre le travail de son maître Barthélemy Menn. ( Genève 10 mars 2018. Pour préparer l’année Hodler, le cabinet d’art graphique du musée d’art et d’histoire rend hommage à Barthélemy Menn (1815 – 1893) jusqu’au 8 juillet. Dessins, peinture et panneaux pédagogiques permettent de saisir la spécificité d’une personnalité artistique influente.) Les salles du musée présentent un accrochage particulier des oeuvres de Hodler. Enfin le musée Rath propose de découvrir avec 100 oeuvres, la pensée créatrice qui anima Hodler tout au long de sa vie autour du parallélisme. Un pari très réussi qui montre la permanence de ses préoccupations

Bâle, Riehen 29 avril 2018

Fondation Beyeler, BaconGiacometti jusqu’au 2 septembre. De nombreux points réunissent ces artistes, à commencer par leur engagement dans la figuration à une époque où l’abstraction dominait totalement la scène artistique. Ils se sont rencontrés et s’estimaient, presque contemporains, Giacometti est né en 1901, Bacon en 1909, Bacon était bien conscient de la dette qu’il devait à Alberto. Il est passionnant de les voir réunis, dans une association que la valeur colossale atteinte par leurs oeuvres rend presque impossible.

Bâle 17 mars 2018

Schaulager Bruce Nauman, rétrospective, Disappearing Acts jusqu’au 26 août. Le Schaulager présente une vaste rétrospective de l’oeuvre de Bruce Nauman qui met l’accent sur la sculpture et le dessin, tout en soulignant l’ouverture de l’artiste aux techniques nouvelles: l’installation vidéo, sonore, pour finir avec la 3D qui marque toute sa carrière. Elle montre aussi comment ses travaux sont centrés sur son propre corps, la performance et la destructuration de celui-ci. L’exposition s’achève d’ailleurs sur une grande installation récente, reprenant le sujet du Contraposto.

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