A voir au plus vite

Renate Buser, Echo, CACY, Yverdon

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Paris 7 – 9 décembre 2018

Centre Pompidou : Franz West (1947 – 2012) jusqu’au 10 décembre. Sans doute trop tard pour aller voir l’exposition rétrospective consacrée à Franz West, pourtant elle est très bien présentée. Elle permet de saisir la diversité du travail de ce performeur calme, hédoniste et ironique, opposé à certains de ses collègues viennois très violents. On découvre que son œuvre ne se limite pas à ses canapés couverts de tapis d’orient ou à quelques photos faisant l’apologie du sommeil.

Le cubisme 1907 – 1917 jusqu’au 25 février. L’exposition offre un vaste parcours de l’histoire du cubisme, didactique, tout en s’appuyant sur des œuvres majeures, beaucoup viennent du musée des beaux-arts de Bâle où elle sera visible du 30 mars  au 4 août. Alors que l’exposition Picasso bleu et rose sera présentée à la Fondation Beyeler du 3 février au 26 mai.

Tadao Ando (1941) jusqu’au 31 décembre. A l’occasion de la prochaine ouverture de la bourse de Paris transformée en centre d’art, on découvre à Beaubourg une présentation de l’œuvre de l’architecte japonais. En plus du projet cité, on voit non seulement les musées comme Naoshima ou la Dogana à Venise, mais de nombreuses réalisations qui permettent de prendre en compte son parcours, l’exposition dense est très fréquentée.

Musée du jeu de Paume Les contes cruels de Paula Rego jusqu’au 14 janvier.

D’origine portugaise, mais souvent associée à « l’école de Londres », Paula Rego (1935) développe un univers d’une singulière intensité. Elle est à l’intersection de plusieurs modes d’expression, l’illustration, le dessin destiné aux enfants avec sa longue tradition d’étrangeté et la peinture. Les parallèles avec Balthus sont nombreux par exemple. Elle pratique de préférence le pastel sur toile et donne un soyeux incroyable à ses figures. Imprégnée de nombreuses traditions, on voit bien sûr dans la structure du triptyque qu’elle affectionne un hommage à Bacon. L’exposition présente en écho aux œuvres de Paula Rego des gravures de Goya, Hockney, Daumier et Granville, ainsi que des pastels de Degas.

Un autre représentant de la figuration anglaise est à voir à la Monnaie de Paris: Grayson Perry , vanité, identité, sexualité jusqu’au 3 février. Animé par une veine narrative et engagée inépuisable, soutenu par son alter ego travesti Claire et son ours en peluche Alan Measles, Grayson Perry raconte les questions d’aujourd’hui, le genre, mais aussi le Brexit ou la désindustrialisation, sur de grands vases, d’immenses gravures sur bois ou encore des tapisseries au format imposant.

Palais de Tokyo, carte blanche à Thomas Saraceno jusqu’au 6 janvier.

Tous les espaces du palais de Tokyo sont mis à la disposition de Thomas Saraceno. Il y déploie ses réflexions, ses recherches sur l’air, la poussière et les araignées dont on découvre ainsi les multiples facettes. l’exposition fonctionne sur l’idée d’immersion avec des éléments sonores et visuels, le plus souvent dans la nuit.

Musée Bourdelle Transmission, transgression jusqu’au 3 février. Les expositions du musée Bourdelle bien documentées et assez techniques sont tout à fait passionnantes. Celle-ci évoque de façon très précise l’enseignement reçu, puis donné par Bourdelle à plusieurs centaines d’élèves dont les plus connus furent Germaine Richier et Alberto Giacometti.

Berne 6 décembre 2018

Le centre Paul Klee présente deux expositions, la première nous fait découvrir l’œuvre et la personnalité singulière d’Emil Nolde. Elle est réalisée en collaboration avec la fondation Nolde de Seebühl. Elle propose aussi des œuvres extra-européennes tirées des collections du musée ethonographique de Bâle et du musée historique de Berne, en raison de l’intérêt que Nolde leur porta. L’exposition met l’accent sur le caractère habité, fantastique de Nolde, on ne voit que des figures et aucun paysage. Personnalité étrange qui devint l’un des artistes les plu cotés sous la République de Weimar, malgré cette notoriété, il soutint les nazis et bien qu’il fut l’un des artistes les plus représentés dans l’exposition d’art dégénéré, il ne revint jamais sur ses convictions.

Tout en étant à l’opposé l’un de l’autre Klee et Nolde se rencontrèrent et affichaient de l’estime l’un pour l’autre. La seconde exposition montre l’animal dans l’œuvre de Klee : des animaux réels comme l’oiseau, le poisson ou le chat, mais aussi un bestiaire fantastique dont la mise en évidence résonne comme un écho aux figures grotesqes ou fantastiques de Nolde.

Lausanne, 26 novembre 2018

Du 16 au 30 novembre 2018, le Théâtre de Vidy présente Le livre d’image de Jean-Luc de Godard à la Passerelle, dans une mise en scène de Godard par laquelle il recrée son salon, un fauteuil, des tapis, un écran tv, un tourne-disque, un miroir. 1h.30 d’images et de poésie. En chapitres distincts, Godard développe une réflexion sur l’intensité du mouvement de la narration cinématographique, la brutalité du document, l’immobilité de l’image, ces transformations et la permanence de la cruauté du monde, sans oublier le son, la voix, la musique qui voyagent dans l’espace….

Yverdon, 26 novembre 2018

Centre d’art contemporain: Renate Buser, Echo jusqu’au 3 février 2019. L’artiste bâloise Renate Buser (1961) se spécialise dans la présentation photographique de l’architecture sous la forme d’installations à l’extérieur ou à l’intérieur des bâtiments, depuis de longues années. Elle se tourne vers tous les types d’architecture pour faire découvrir l’espace sous un angles différent. A Yverdon, les voûtes du CACY sont magnifiées avec des prises de vue de détails très agrandis. L’exposition propose également d’autres exemples de son travail en grand format.

Soleure et Zoug 2 octobre 2018

Cuno Amiet entre Soleure et Oschwand jusqu’au 6 janvier 2019

A l’occasion du 150 ème anniversaire de la naissance de Cuno Amiet (1868 – 1961), le musée des beaux-arts de Soleure propose une exposition qui met l’accent sur la vie privée de l’artiste: ses relations avec le musée et la ville de Soleure, puis bien sûr le passage à Oschwand, où il construit un environnement qui devient aussi le sujet principal de ses toiles dont le nombre s’élève à 4’000. Son maître Frank Buchser, ses amis, Hodler, Giovanni Giacometti en particulier et ses élèves sont évoqués.

Kunsthaus Zug; art et humour de l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui jusqu’au 6 janvier

Humour, caricature politique, autodérision de l’artiste sont les thèmes suivis par l’exposition du Kunsthaus de Zug de l’Antiquité à aujourd’hui. Elle est l’aboutissement d’un travail de sept ans développé avec des étudiants. Gravures, livres, vidéos et bien sûr dessins peintures et sculptures illustrent ce projet.

Aarau,  17 septembre 2018

Aarau Kunsthaus, surréalisme suisse jusqu’au 2 janvier. Cette vaste présentation entend le surréalisme au sens large en incluant également des créateurs contemporains qui recourent à un type d’inspiration similaire.  Après les premières salles qui suivent un déroulement chronologique, c’est une approche thématique qui est adoptée. Le nombre d’oeuvres (400) et d’artistes (60) retenus est considérable….

Bâle, Riehen 1er septembre 2018

La Fondation Beyeler propose une rétrospective de l’oeuvre peint de Balthus avec une quarantaine de toiles provenant des Etats-Unis et d’Europe jusqu’au 1er janvier (on pourra la découvrir plus tard au musée Thyssen Bornemiza à Madrid). Elle est motivée par le dépôt depuis quelques années à la Fondation Beyeler de l’une des toiles les plus monumentales de Balthus: Le Passage du Commerce Saint-André, 1952-1954.

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