A voir au plus vite

 

Ici trouvez coups de coeur et notules! pour s’informer et suivre l’actualité artistique.

Bienne 20 octobre 2019

Le centre Pasquart présente les sculptures et les vidéos de l’artiste allemande Asta Gröting (1961) et les prix Kiefer Hablitzel jusqu’au 24 novembre.

Berne 20 octobre 2019

Kunsthalle Ryan Gander. The 500 million Year Collaboration jusqu’au 8 décembre. Le sculpteur britannique Ryan Gander (1976) propose un large panorama de sa démarche créative conceptuelle et humoristique. L’approche de Ryan Gander est très radicale et questionne l’identité de l’art, de la beauté et de la valeur des oeuvres d’art. Des pierres millénaires dont on sait qu’elles sont toutes différentes n’ont pas de valeur et pourtant? C’est la question posée par une machine à sous pleine de pierres justement. Autre question partant d’une approche sémiologique, qu’est-ce qui définit une oeuvre face à la beauté du monde? Dans des expositions antérieures il a proposé des oeuvres invisibles, de l’air. Ici il présente des figures académiques faites de pièces en acier qui ne mettent en évidence que la structure d’un corps sans lui donner d’identité.

Bâle / Riehen 6 octobre 2019

Fondation Beyeler: Resonating Spaces: Leonor Antunes, Silvia Bächli, Toba Khedoori, Susan Philipsz et Rachel Whiteread jusqu’au 26 janvier. En parallèle sont présentées les oeuvres de la collection Staechelin et de la collection Beyeler jusqu’au 19 mai 2020.

La Fondation Beyeler invite cinq artistes qui explorent l’espace par le son, l’installation, le moulage et le trait. Le paradoxe de sculptures immatérielles est développé par Susan Philipsz,  alors que deux artistes, Silvia Bächli, Toba Khedoori, s’expriment par le dessin les deux autres déclinent des formes très différentes d’expression dans l’espace: Leonor Antunes sature une grand espace de cordages, miroirs qui renvoient à des archives personnelles. Rachel Whiteread qui s’est fait connaître par un mode de travail moulant le vide réagit à une toile de Balthus en dépôt à la Fondation par une série de moulages reprenant des éléments architecturaux de la toile….

A signaler que le musée Tinguely présente l’oeuvre de l’artiste néozélandais Len Lye (1901 – 1980) qui fut un précurseur de l’usage du son dans les oeuvres du 23 octobre au 26 janvier 2020.

Lausanne 7 octobre 2019

Musée cantonal des beaux-arts. A l’occasion de l’exposition inaugurale du nouveau bâtiment du musée des beaux-arts sur le site de la gare appelé Plateforme 10, l’institution a choisi de rendre hommage aux donateurs en consacrant tous les espaces à la collection. Sous le titre: Atlas. Cartographie du don jusqu’au 12 janvier 2020. Le magnifique bâtiment des architectes Barozzi et Veya offre de vastes espaces parfaitement fonctionnels à quelques pas de la gare de Lausanne. Les locaux de service, accueil, restaurant, salle de conférence sont rassemblés au rez-de-chaussée, alors que les espaces d’expositions se déploient sur deux étages, séparés en deux ailes bien distinctes. Refusant toute construction historique, cette première présentation rassemble des oeuvres de diverses époques autour de dix thèmes et un index qui développent la métaphore de l’atlas, du globe ou de la carte géographique, le résultat, loin de tout didactisme, propose d’étranges assemblages et des rencontres inattendues, souvent réussies….

Musée de l’Elysée Jan Groover, laboratoire des formes jusqu’au 5 janvier. Après des débuts proches d’une vision conceptuelle qui fait penser à celle d’Ed. Ruscha, Jan Groover se tourne vers la nature morte et des techniques de photographies originales qui aboutissent à de splendides compositions baignées d’influences renaissantes.

Lyon 24 septembre 2019

15e Biennale de Lyon, là où les eaux se mêlent jusqu’au 5 janvier 2020

Depuis des décennies les artistes, les commissaires d’exposition rêvent, fantasment sur l’utilisation pour la présentation de leurs œuvres d’espaces abandonnés qu’ils peuvent réinvestir. En fait le phénomène lorsqu’on y réfléchit commence dès l’apparition des musées avec le remploi des palais ou des couvents par exemple. L’installation pour cette édition de la biennale de Lyon à l’usine Fagor est un peu différente, car cette fabrique de machines à laver a été fermée récemment et tout semble en parfait état, prêt à reprendre la production. On prend ainsi d’abord la mesure d’une catastrophe industrielle, d’un effondrement. L’ampleur des espaces abandonnés donne une idée du nombre de personnes qui devaient y travailler. Le thème de l’exposition est ainsi donné, il s’agit bien du crash, il est décliné sous diverses formes posthumanistes dans le parcours des quatre  halles. Au niveau des expressions artistiques il s’agit avant tout d’installations qui recourent aux méthodes traditionnelles de la sculpture: le moulage et l’assemblage….

Berne 3 septembre 2019

Le musée des beaux-arts de Berne évoque la carrière d’artiste et d’enseignant de Johannes Itten. Obligé de rentrer en Suisse avec l’arrivée des nazis, il devint conservateur du musée des arts décoratifs de Zurich, puis du musée Rietberg.

Johannes Itten, l’art c’est la vie, utopies du Bauhaus jusqu’au 2 février 2020

Lausanne 27 juin 2019

Fondation de l’Hermitage Ombres de la Renaissance à nos jours jusqu’au 27 octobre.

L’ombre a été donnée comme origine de la peinture, comme invocation, évocation. Avec ce thème, l’exposition de la Fondation de l’Hermitage propose un passionnant parcours de l’histoire de l’art qui montre les artistes surgissant de l’ombre, ceux qui travaillent le clair-obscur sous l’influence du Caravage, la mode des silhouettes, l’impressionnisme et le post-impressionnisme qui introduit de nouvelles couleurs pour représenter l’ombre, la photographie et de nombreuses interprétations contemporaines chez Warhol, Christian Boltanski ou Markus Raetz notamment….

Genève 18 juin 2019

Le musée Rath propose une exposition consacrée à la peinture et à la sculpture sous le titre Silences jusqu’au 27 octobre, elle aborde en 10 sections, en s’appuyant surtout sur les collections du musée d’art et d’histoire de Genève et du musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds, différents points de vue sur la nature morte, le paysage ou l’allégorie du XVIe siècle à nos jours.

Venise mai 2019

Biennale 11 mai – 24 novembre 2019. May you live in interesting Times
Ralph Rugoff qui dirige la biennale de Venise cette année est le directeur de la Hayward Gallery à Londres depuis de nombreuses années (2002). Un lieu qui présente des expositions d’art contemporain très pertinentes, mais avec un côté fun, susceptible d’attirer le grand public. C’est bien la formule que l’on trouve dans cette biennale qui propose à la fois un discours engagé et des pratiques artistiques très diverses résolument figuratives. On trouve une toile de Georges Condo à l’entrée de l’Arsenal, ce qui dit bien sous quelle étoile on est. Une large place est faite aux techniques traditionnelles, peintures, sculptures, photographies, mais bien sûr  toutes les pratiques visuelles actuelles sont aussi très présentes. Pour résumer: une biennale figurative, engagée qui ressemble aussi parfois à un catalogue de voyage dans des pays à risque !….
Cette année la Biennale évite de célébrer une grande star et présente des démarches moins connues et plus actuelles.
Par contre on trouve dans les autres lieux d’expositions de la cité plusieurs figures importantes.

Au Palazzo Grassi c’est Luc Tuymans sous le titre La pelle jusqu’au 6 janvier 2020. Il a reçu carte blanche pour construire un dialogue avec ce palais et les traditions artistiques de la ville en proposant la mise en espace d’une grande mosaïque au sol. La rétrospective de l’oeuvre peint fait alterner les petits et les très grands formats. L’effacement d’une photo usée, le passé, le présent, l’histoire tragique, mais aussi l’envoûtement de la peinture, les couleurs si ténues et qui éclatent dans une somptueuse présentation qui met en valeur les couleurs du palais le rose, l’ocre, le marbre .

A la Fondazione Prada Ca’ Corner della Regina: Jannis Kounellis 11 mai – 24 novembre 2019

Première rétrospective de l’artiste après son décès en 2017, l’exposition conçue par Germano Celan débute en douceur avec deux espaces latéraux présentant des affiches et des catalogues anciens. Le palais lui-mêmes, son architecture, les fresques qui l’ornent et l’atmosphère de ce bâtiment voisin du grand Canal sont très bien mis en valeur. Une salle dans l’entresol est consacrée à des films et à des entretiens avec l’artiste. Enfin sur deux deux étages sont déployées des installations importantes qui déclinent les thèmes et les matériaux utilisés par Kounellis: le charbon, l’acier, la pierre, le verre, le tissu ou des toiles sur lesquelles il a peint des textes et des signes….

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