Basel Short Stories

A voir au plus vite

Bâle Short Stories, véritable carambolage: Gleyre, Tillmans, et un plâtre du groupe du Nil, pour évoquer l’influence de Jakob Burckhardt sur les collections du musée des beaux-arts.

Ici trouvez coups de coeur et notules!

Paris 30 mars 2018

Galeries nationales du Grand Palais: Kupka, Pionnier de l’abstraction, Grand Palais, Paris jusqu’au 30 juillet

Frantisek Kupka (1871 – 1957.) Il y a longtemps que je sais que j’aime bien cet artiste et je retrouve avec plaisir La Gamme jaune de 1907 des collections de Beaubourg, ou ses grandes cathédrales abstraites qui sont envoûtantes. Je savais aussi qu’il avait collaboré avec l’Assiette au beurre, mais sans plus. Les deux premières salles de l’exposition évoquent l’activité d’illustrateur et de graveur de Kupka. L’artiste a rejeté cette première période comme alimentaire, elle révèle pourtant une puissance du dessin, une imagination débridée et une production considérable

Musée Marmottan: Corot et la figure jusqu’au 8 juillet 2018: En se concentrant sur  les tableaux consacrés à la figure, l’exposition aborde un thème rarement montré chez Corot, surtout connu pour ses paysages. C’est un jardin secret des amateurs de peinture et l’on est au niveau de Raphaël, Titien ou des hollandais, tous les maîtres qui l’inspiraient et dont il s’est véritablement imprégné pour les rejoindre… 

Musée du Louvre: Eugène Delacroix, rétrospective jusqu’au 23 juillet, la rétrospective du Louvre en débutant avec les grandes toiles les plus célèbres de l’artiste ( La Barque de Dante, 1822, Scènes des massacres de Scio, 1824, La Liberté guidant le peuple, 1830) veut montrer que Delacroix a cherché une reconnaissance publique immédiate grâce au salon. Cette notoriété lui a permis de réaliser des lithographies qui pouvaient trouver un public. Ensuite il pratiquait de petits formats pour satisfaire des demandes avec des nus ou des natures mortes. Bien qu’il fut peu porté aux voyages, il ne se rendit jamais en Italie, un séjour en Afrique du Nord alimenta une grande partie de sa production orientaliste. Occupé par de grandes commandes officielles au Louvre, au Palais Bourbon, pour des églises, la production des petits formats est nourrie par cette activité. On regrettera que cette rétrospective centrée sur les peintures ne soit pas complétée par un film qui permette de découvrir les réalisations monumentales.

Musée national d’art moderne, Centre Pompidou: Chagall, Lissitzky, Malévitch, l’avant-garde russe à Vitebsk 1918 – 1922 jusqu’au 16 juillet. Cette exposition évoque les péripéties d’une école d’art créée par Chagall à Vitebsk au début de la révolution russe, on découvre les travaux de Chagall et de ses jeunes élèves, l’équipe enseignante est complétée par El lissitzky et Malévitch. Le charisme de ce dernier (la première exposition du carré noir eut lieu en 1915) amène Chagall à quitter l’école qui sera fermée en 1922, en raison de l’évolution politique et du manque de ressources.

Egalement dans la galerie du premier étage une vaste présentation des photographies de David Goldblatt jusqu’au 13 mai.

Palais de Tokyo: Saison discorde, fille de la nuit, Neïl Beloufa, l’ennemi de mon ennemi et L’un et l’autre un dialogue entre Kader Attia & Jean-Jacques Lebel jusqu’au 13 mai.

Jeu de Paume: Raoul Hausmann, un regard en mouvement et Susan Meiselas jusqu’au 20 mai.

Un nouveau centre d’art contemporain à quelques pas de Beaubourg, Lafayette anticipations conçu par Rem Koolhaas & OMA propose sur 2 étages une seule installation vidéo de Lutz Bacher, The Silence of the Sea jusqu’au 30 avril.

Enfin une mention de l’opéra Benvenuto Cellini de Berlioz à Bastille, puisqu’il parle d’un sculpteur et des affres de la création artistique, mis en scène par le cinéaste Terry Gilliam, c’est une fabuleuse production qui nous plonge dans un fantastique carnaval romain et les problèmes liés à la fonte d’une sculpture colossale .

Bâle 17 mars 2018

Schaulager Bruce Nauman, rétrospective, Disappearing Acts jusqu’au 26 août. Le Schaulager présente une vaste rétrospective de l’oeuvre de Bruce Nauman qui met l’accent sur la sculpture et le dessin, tout en soulignant l’ouverture de l’artiste aux techniques nouvelles: l’installation vidéo, sonore, pour finir avec la 3D qui marque toute sa carrière. Elle montre aussi comment ses travaux sont centrés sur son propre corps, la performance et la destructuration de celui-ci. L’exposition s’achève d’ailleurs sur une grande installation récente, reprenant le sujet du Contraposto.

Musée des beaux-arts Basel short Stories jusqu’au 21 mai. Le musée des beaux-arts associe l’histoire culturelle de Bâle à ses collections en proposant un parcours en neuf épisodes qui va d’Erasme à Jakob Burckhardt ou encore Nietzsche. Une manière originale d’intégrer la présentation d’oeuvres majeures très connues à d’autres beaucoup moins célèbres et de réfléchir à la manière dont les collections se forment avec parfois d’étonnants carambolages! Une manière exemplaire, instructive et enjouée d’associer histoire culturelle et histoire de l’art.

Vevey 12 mars 2018

Musee Jenisch: Ulla von Brandenburg  A Color Notation jusqu’au 27 mai. L’artiste Ulla von Brandenburg est connue pour ses films et ses installations, le musée Jenisch présente une exposition centrée sur les dessins de l’artiste et sa fascination pour les tissus, avec en plus un récit autour de Fanny Jenisch qui a permis la création du musée.

Genève 10 mars 2018

Pour préparer l’année Hodler, le cabinet d’art graphique du musée d’art et d’histoire rend hommage à Barthélemy Menn (1815 – 1893) jusqu’au 8 juillet. Dessins, peinture et panneaux pédagogiques permettent de saisir la spécificité d’une personnalité artistique influente.

Le Mamco présente un nouveau groupe d’expositions jusqu’au 6 mai. Il évoque en particulier le lettrisme et des aspects méconnus de l’héritage du groupe COBRA.

Lucerne 5 mars 2018

Musée des beaux-arts: Taryn Simon jusqu’au 17 juin. Le musée des beaux-arts de Lucerne présente les travaux de la photographe américaine qui aborde les problèmes liés à l’inventaire photographique sous des angles très divers qui va des oiseaux aux objets saisis en douane.

 

Berne 5 mars 2018

Kunsthalle: Die Zelle jusqu’au 6 mai

Les expositions collectives qui tentent de faire le point sur une question sont assez rares, sans doute parce qu’elles entraînent une prise de risque et qu’elles renvoient souvent à leur incomplétude. Il faut saluer cette tentative de la Kunsthalle de Berne qui associe plusieurs problématiques, autour de l’espace d’exposition, du décor, de l’encadrement. Elle rassemble travaux de presque 20 artistes appartenant à des générations et des horizons très divers.

Lausanne 2 février 2018

Musée de l’Elysée: La beauté des lignes, de Man Ray à Sugimoto, chefs-d’oeuvre de la collection Gilman et Gonzalez-Falla; Nicolas Savary: Conquistador jusqu’au 6 mai. On a l’habitude de voir des expositions intitulées chef-d’oeuvre de… à… dans le domaine de la peinture, c’est plus rare pour la photographie dont les expositions se concentrent généralement sur un auteur. Ici, on découvre un stupéfiant ensemble de photographies réunies autour de la composition, verticale, courbe qui va jusqu’à l’abstraction, les plus grands noms de la photographie sont ainsi réunis de manière spectaculaire.

Fondation de l’Hermitage: Chefs-d’oeuvre du pastel dans les collections suisses jusqu’au 21 mai 2018.

Bâle 23 janvier 2018

Le musée des beaux-arts de Bâle et la Fondation Beyeler s’unissent pour rendre hommage à Georg Baselitz, à l’occasion de ses 80 ans. Fondation Beyeler: Georg Baselitz 21 janvier – 29 avril, Musée des beaux-arts, travaux sur papier.

Avec 90 peintures et une douzaine de sculptures d’un côté, près de 150 dessins de l’autre, la Fondation Beyeler et le musée des beaux-arts de Bâle rendent un hommage important à Georg Baselitz à l’occasion de son 80ème anniversaire. Il faut relever  que la plupart des dessins exposés au musée proviennent de la propre collection de l’institution. En effet, elle fut la première à organiser une présentation des dessins de l’artiste en 1970 et poursuivit une politique d’acquisition impressionnante….

Neuchâtel 30 décembre 2017

Le musée d’art et d’histoire de Neuchâtel donne carte blanche à Valérie Favre (1959) pour une très longue période jusqu’au 12 août 2018.

Une exposition qui occupe la plus grande partie des salles des beaux-arts, seules deux salles sont encore consacrées à la collection. Les toiles présentées ici  renvoient à la peinture, alors que dans l’exposition de 2009 mentionnée plus bas, elle évoquait plutôt le cinéma. La première salle propose un hommage à Pontormo. Dans la deuxième salle, le spectateur, surélevé par un échafaudage se trouve tout près de grandes toiles horizontales qui sont toutes imprégnées du monde carnavalesque de James Ensor.

 

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