Coire musée des beaux-arts

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Coire Nouvelle extension du musée des beaux-arts

Ici trouvez coups de coeur et notules!

Coire 20 juillet 2016

Depuis un mois et après seulement deux ans de travaux, le musée de Coire dispose d’une nouvelle extension, confiée au bureau d’architectes Barozzi/Vega (les mêmes qui réalisent le nouveau musée des beaux-arts de Lausanne). Face à la villa de plan central, de style néoclassique, richement décoré qui abrite les collections du musée depuis plusieurs décennies, c’est un bâtiment sobre, de plan central également, un petit cube, qui a été construit. Petit pour privilégier, la création d’une place autour du bâtiment. Si la surface disponible pour les expositions temporaires et permanentes a été doublée, c’est grâce à l’importance des salles d’expositions souterraines qui relient les deux édifices. Elles bénéficient des innovations les plus pointues pour assurer un éclairage de qualité de type zénithal.

L’exposition temporaire inaugurale qui occupe le deuxième sous-sol du nouvel édifice est consacrée au thème de la marche dans l’art jusqu’au 6 novembre. Elle retrace cette notion, de Jean-Jacques Rousseau à Bruce Nauman avec les travaux d’une quarantaine d’artistes réunis autour de L’homme qui marche d’Alberto Giacometti.

Lausanne 12 juillet 2016

Musée cantonal des beaux-arts : Piero Manzoni. Achrome. La peinture sans couleur jusqu’au 25 septembre 2016. Un artiste au parcours fulgurant (1933 -1963) mort à trente ans, des recherches sur les matières, le plâtre, la toile blanche forment le point d’ancrage de cette exposition assez étonnante par son actualité.

Par ailleurs le musée propose un avant-goût des aménagements du futur édifice (dont l’ouverture est prévue en 2019) avec un coin enfant et une cafétéria confiée à Claudia Comte, alors qu’une troisième salle propose une sélection des oeuvres de Thomas Huber qui figurent dans la collection en employant le matériel : parquet, éclairage, cimaise qui sera utilisé dans le nouveau musée.

Basquiat, Dubuffet, Soulages….Une colletion privée à la Fondaion de l’Hermitage jusqu’au 30 octobre. Cette collection impressionnantte, évoque aussi un parcours de vie, la passion d’un homme pour l’art de son temps, pendant 50 ans. La collection va dans des directions très diverses. On passe de Jean Dubuffet et Louis Soutter à Cy Twombly et Niele Toroni. Les visiteurs habituels de la Fondation seront surpris, mais ils trouveront aussi quelques repères plus familiers avec une petite collection de portraits ou des peintures de l’artiste naïf André Bauchant.

Genève 27 juin 

Musée Rath Révélations. Photographies à Genève jusqu’au 11 septembre 2016.

On prend de plus en plus conscience de l’ampleur du patrimoine photographique et de la diversité de son développement. Le musée Rath propose un large parcours à travers l’histoire de la photographie, en recensant toutes les institutions qui possèdent des collections. Cela va du service des bâtiments, aux bibliothèques, musées scientifiques, cabinet des estampes, institutions publiques et fondations privées, jusqu’au Mamco dont 10% des collections est fait de photographies. Une tentative ingénieuse pour rendre justice à des ensembles impressionnants, sélectionnés par 13 institutions qui forment une bel ensemble qui va des premières expériences au réalisations actuelles.

Zurich 11 juin 2016

Dans la foulée des célébrations du centenaire mouvement dada, deux événements à signaler à Zurich. Au Kunsthaus une vaste rétrospective de l’artiste qui fut le plus souvent associé à ce mouvement, Francis Picabia.

De l’autre la ville de Zurich a obtenu l’organisation de la biennale d’art contemporain Manifesta 11 jusqu’au 18 septembre 2016Créée à l’origine pour renforcer les liens entre l’est et l’ouest de l’Europe, après la chute du mur et qui s’est souvent tenue dans des lieux périphériques. Elle suit un schéma d’organisation qui est fixé et identique à chaque fois. Elle fait alterner des lieux institutionnels et d’autres sites inattendus pour permettre un regard plus complet sur la ville hôte. Ce schéma se révèle à nouveau très positif. Trois institutions ont mis leurs locaux à disposition pour cet événement la Kunsthalle, le Migrosmuseum et le Helmhaus;  un pavillon éphémère à été érigé sur le lac. Le thème de cette biennale dirigé par l’artiste allemand Christian Janowski, What People do for Money, fait que de nombreux travaux sont présentés dans des lieux inattendus, magasin, hôtel, hôpital, banque, université notamment. Pour comprendre la démarche, il faudrait idéalement voir tous les films projetés dans le pavillon du lac qui présentent les collaborations de trente artistes avec des personnes travaillant à Zurich, du pompier au dentiste ou au croque-mort, sans oublier le créateur de montres….

Bâle 2 juin 2016

A Bâle en ce moment tout est sculpture : au musée des beaux-arts avec Sculpture on the Move 1946 – 2016, jusqu’au 18 septembre. A la Fondation Beyeler avec Alexander Calder et Fischli & Weiss, jusqu’au 4 septembre. A la Kunsthalle avec Ingve Holen Verticalseat jusqu’au 14 août, un norvégien décoiffant, qui décompose l’automobile entre autre. Au Schaulager avec Katharina Fritsch dès le 12 juin et bien sûr au musée Tinguely avec sa collection et l’ouverture  d’une rétrospective de l’artiste anglais Michael Landy, Out of Order jusqu’au 25 septembre. A ne pas manquer, pour ses étonnantes prises de position par rapport à la tradition de l’art de la Renaissance et celui des années 1960, ici en l’occurence Jean Tinguely.

Les artistes américains sont prédominants dans la collection d’art moderne et contemporain du musée des beaux-arts de Bâle et cette institution leur a consacré plusieurs expositions monographiques ou collectives au cours des dernières années. Il n’est pas étonnant de les retrouver en majorité dans l’exposition inaugurale de la nouvelle extension du musée consacrée à la sculpture depuis 1946….

La sculpture n’est pas toujours monumentale ! Elle peut être faite de bouts de fils de fer et d’air. C’est la voie qu’explora Alexander Calder. En 2004, la Fondation Beyeler avait présenté Calder et Miro en explorant les lien amicaux et historiques établis entre les deux artistes. Cette fois, la fondation a choisi d’associer une vaste présentation d’œuvres de Calder avec un duo d’artistes helvétiques, au nom d’une certaine affinité dans les préoccupations de ces plasticiens avec leur illustre prédecesseur. Celle-ci s’exprime surtout dans le film qui rendit le duo célèbre « le cours des choses », mais il s’avère assez difficile de mettre en relation les deux démarches….

Lausanne 30 mai 2016

Musée de l’Elysée: Steeve Iuncker et La Mémoire du futur jusqu’au 28 août.

Au sous-sol, le musée de l’Elysée offre ses cimaises au photographe genevois Steeve Iuncker (1969). Il s’est fait connaître il y a quelques années par le portrait d’un séropositif (A jeudi 15h.). Ici, sous le titre, se mettre au monde, il a consacré une série de grands tirages aux rites de passage chez les jeunes: tatouages, scarifications, fêtes de tir, festivals sont montrés dans des images sombres. Le reste du musée est consacré à une confrontation entre la photographie ancienne et les propositions actuelles. Une problématique assez proche de celle de l’exposition du musée d’art moderne de la ville de Paris, intitulée la Boîte de Pandore et confiée au photographe Jan Dibbets jusqu’au 17 juillet. On retrouve certains photographes anciens dans les deux expositions comme Anna Atkins, les Becher, Eadweard Muybridge, par contre la sélection des artistes contemporains qui dessinent le futur de la photographie est assez différente. Dibbets retient des démarches beaucoup plus radicales qui semblent au premier abord assez éloignées de la photo, comme Seth Price, James Welling, Wade Guyton, mais aussi Thomas Ruff ou Katharina Sieverding, alors qu’à Lausanne on présente entre autres: James Turrell, Vik Muniz, JR, Loris Gréaud.

Paris 19 mai 2016

Parmi les expositions en cours à Paris en ce moment, on peut signaler deux superbes rétrospectives d’artistes peu connus; l’une est allemande Paula Modersohn Becker ( 1876 – 1907), c’est une révélation coup de poing, pour ceux qui sont peu familiers de l’art allemand du début du XXe siècle, au musée d’art moderne de la ville de Paris jusqu’au 21 août.

Connu des Suisses romands, mais très peu ailleurs, Charles Gleyre (1806 – 1874) bénéficie d’une première rétrospective à Paris au musée d’Orsay jusqu’au 11 septembre 2016. Récemment, j’ai lu le roman de Maupassant Fort comme la mort, de 1889. On pourrait établir un parallèle entre ce récit qui raconte la fin de vie d’un artiste qui connut la gloire, mais se voit dépassé et le point de vue proposé sur la carrière de Gleyre. Il suffisait d’un seul succès au Salon pour que la réputation d’un artiste fut lancée, Gleyre connut ce succès en 1843 avec Le Soir, (les illusions perdues), mais après quelques commandes prestigieuses, la concurrence et les particularités d’une personnalité, entraînent assez rapidement sa mise à l’écart.

 

Berne 2 mai 2016

Moderne Meister. « Entartete Kunst » im Kunstmuseum Berne jusqu’au 21 août. Un parcours original à travers des oeuvres majeures de la collection. Les artistes retenus sont exclusivement ceux qui avaient été qualifiés de dégénérés par les nazis et les oeuvres sont présentées dans l’ordre chronologique de leur entrée dans les collections. En parallèle une documentation sur l’art qualifié de « dégénéré » est présentée. Il s’agit bien sûr d’une suite de grands noms comme Kirchner, Klee, Kandinsky, Picasso, Itten et beaucoup d’autres qui montrent la richesse des collections du musée bernois qui a bénéficié des libéralités de nombreux collectionneurs éclairés.

 

 

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