A voir au plus vite

Ici vous trouvez coups de coeur et notules! pour s’informer et suivre l’actualité artistique.

Bex 31 mai 2026

Bex Arts Triennale d’art contemporain jusqu’au 3 octobre 2026. Génies du lieu.

Le parc  de Szilassy, magnifique site qui domine la localité de Bex retrouve des hôtes artistiques pour un été. Un nombre restreint d’artistes (21) qui déploient parfois plusieurs interventions, invitent à se concentrer sur le site. Certaines pièces sont sonores, bruits d’insectes, mouvement des feuilles, d’autres proposent des formes d’assises invitant le visiteur à s’installer pour contempler le ciel, les montagnes, les arbres ; d’autres encore mettent le paysage en abîme en reproduisant la vue sur les sommets voisins. Enfin certaines pièces évoquent la géologie locale, le gypse ou les blocs erratiques.  Les artistes proposent un accompagnement à la visite du parc et à sa découverte plutôt que des sculptures au sens traditionnel, à quelques exceptioons près.

Paris 15 mai 2026

Musée de la chasse et de la nature Annette Messager, une hirondelle ne fait pas le printemps jusqu’au 20 septembre. Annette Messager (1943) connue pour ses innombrables bestioles souvent facétieuses intervient dans les collections d’un musée dont l’esprit est proche de son travail. Divisée en 16 chapitres, l’exposition  insère des figures noires qui font penser à du bronze, mais sont en fait des matières molles, il y a un côté très troublant dans ses réalisations qui développent un monde en métamorphose, mais l’impact se perd un peu, car c’est presque trop proche de la collection du musée.

Musée du Luxembourg Leonora Carrington jusqu’au 19 juillet.

Une exposition très complète permet de découvrir l’extraordinaire personnalité de Leonora Carrington 1917 – 2011. L’exposition  débute avec le premier cahier de dessins réalisé à 10 ans, puis des travaux très déterminés vers 14-15 ans où apparait déjà un univers habité par les contes avec des personnages mythique. Dans cette présentation la rencontre avec le surréalisme et la relation avec Max Ernst brutalement, cruellement, interrompue par la guerre ne forment qu’une étape. Avec la maison qu’ils créent à Saint-Martin d’Ardèche, il y a d’ailleurs plusieurs Max Ernst très beau dans l’expo. Mais Léonora poursuit sa vie au Mexique dès 1942, se marie, a des enfants et continue à développer une œuvre habitée, tournée vers l’occultisme et le fantastique, inspirée par l’art du 15e siècle. Née en 1917 en Angleterre, elle meurt en 2011.

Musée d’art moderne de la ville de Paris : Brion Gysin, Le dernier musée jusqu’au 12 juillet. Brion Gysin 1916 – 1986 avait légué ses dernières œuvres au musée d’art moderne de Paris. Alors qu’il vivait à Paris face au chantier du centre Pompidou. Calligraphies arabes, expériences sous l’effet de la drogue comme Henri Michaux, il fut un précurseur de l’art cinétique et des œuvres immersives, enveloppantes qui impliquent le spectateur avec sa Dream Machine

Au musée d’art moderne à voir  également Lee Miller (1907 – 1977) jusqu’au 2 août cela commence avec des photos d’elle en mannequin, puis après avoir collaboré avec Man Ray dont elle fut la muse quelques années, elle s’affirme comme photographe pour Vogue et devient une proche des surréalistes. Puis on la retrouve en reporter de guerre, elle fut des premiers témoins des horreurs de Dachau et Buchenwald, une étrange gradation pour une exposition qui évoque une personnalité vraiment hors du commun.

 Grand Palais Hilma af Klint (1862 – 1944), les peintures du temple 1906 -1915 jusqu’au 30 août. Des séries de peintures réalisées à la suite de séance de spiritisme avec 5 amies en suivant les injonctions de « l’esprit ». L’artiste qui avait suivi une formation artistique classique s’est tournée vers la théosophie et le spiritisme. Elle exprime une vision spirituelle de l’humanité qui apparaît comme l’expression d’une première peinture abstraite. Des couleurs claires vives, des compositions géométriques et des figures habitent ces œuvres présentées dans deux espaces séparés par un voile.

21 mars Zurich

Kunsthaus Kerry James Marshall, The Histories jusqu’au 16 août 2026. L’artiste américain né en 1955 s’affirme comme peintre d’histoire et peintre de la vie moderne au sens où l’entendait Baudelaire en traitant des scènes de la vie quotidienne des communautés noires aux Etats-Unis, mais aussi des évocations de leur histoire. Il peint e grandes toiles sans cadre où s’affirment une quantité de personnages. Cette exposition est montée avec la Royal Academy de Londres et le musée d’art moderne de la ville de Paris.

Pour marquer le soixantième anniversaire de la mort d’Alberto Giacometti une nouvelle présentation des œuvres du sculpteur est proposée dans le bâtiment Chipperfield. Les dessins et les gravures de Félicien Rops sont présentées dans le cabinet graphique jusqu’au 31 mai.

Le 23 février 2026

Jim Jarmusch (1953) fait partie des cinéastes grâce auxquels, on peut encore parler d’art à propos du cinéma, raison pour laquelle je mentionne ce film sur mon site. Jim Jarmusch, Father / Monther /Sister Brother un magnifique bijou où tout est ciselé de la musique à l’image qui associe paysages, villes et des acteurs très connus dans des rôles de composition. Le film est constitué de trois nouvelles distinctes qui se déroulent aux Etats-Unis, en Irlande et à Paris. Elles évoluent dans la lenteur de rencontres familiales plus ou moins difficiles. Tom Waits en père indigne qui exploite ses enfants Adam Driver le fils. Puis Charlotte Rampling en mère qui ne veut voir ses filles qu’une fois par année pour un thé et Kate Blanchett qui joue le rôle de la fille sage et Vicky Krieps la fille délurée, geek et menteuse. Enfin un frère et une sœur jumeaux qui se retrouvent dans l’appartement vides de leurs parents décédés dans un accident d’avion. Cette partie est moins convaincante.

Paris 17 février 2026

Fondation Cartier: Exposition générale jusqu’au 23 août 2026

Construit en 1855 comme grand hôtel, le bâtiment devint assez rapidement grands magasins du Louvre avant de se transformer en Louvre des antiquaires. Fermé depuis bien des années, il abrite dorénavant la Fondation Cartier après une mise à nu des structures du bâtiment par Jean Nouvel. On circule comme dans une usine ou un bateau alors que les trois étages communiquent visuellement. En présentant les collections de la Fondation cette exposition fait un retour sur les expositions présentées auparavant avec des artistes phares occidentaux, mais aussi une ouverture sur toutes les cultures artistiques asiatiques, africaines, australiennes et sud américaines. De grandes problématiques autour du rôle de l’architecture, architecture et nature l’évolution démographique avec Paul Virilio. Enfin un dialogue avec des formes d’expression plus artisanales et des matières inédites. On réalise à quel point les positions défendues par la Fondation Cartier ont été clairement précurseurs de tendances de fond aujourd’hui.

Ce qui nous vaut une présentation originale et assez éloignée de ce que l’on découvre dans d’autres présentations d’art contemporain.

Mathew Barney, Boltanski, Damien Hirst, Patti Smith, Olga de Amaral.

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