Ici vous trouvez coups de coeur et notules! pour s’informer et suivre l’actualité artistique.
Bâle, Riehen 24 janvier 2026
Fondation Beyeler Cézanne jusqu’au 25 mai. L’œuvre tardif de Paul Cézanne est présenté à travers les principaux thèmes développés par l’artiste : portraits, natures mortes, baigneuses, baigneurs et paysages, une salle est également consacrée aux aquarelles, alors que les visiteurs sont invités à pratiquer cette technique. Un film de 20’ commandé à l’artiste Albert Oehlen incarne les dialogues entre Cézanne et Joachim Gasquet dans lesquels l’artiste exprime ses convictions et la spécificité de sa recherche artistique.
Kunsthalle Diambe (né en 1993) Bees beings beans jusqu’au 12 avril.
Dans la salle du premier étage la Kunsthalle de Bâle présente les sculptures et les peintures de l’artiste brésilien Diambe avec une forte odeur de cire d’abeille.
Soleure 24 janvier 2026
Musée des beaux-arts Mehr Licht. Video in der Kunst jusqu’au 17 mai. Le musée des beaux-arts de Soleure propose une méga exposition consacrée à l’art vidéo, surtout suisse. Une présentation très intéressante qui évoque l’évolution fulgurante de l’image mouvante au cours des cinquante dernières années. Le Kunsthaus d’Aarau s’associe à cette présentation avec une exposition qui ouvre le 31 janvier jusqu’au 25 mai.
Lausanne 24 janvier 2026
Espace Arlaud Tandem jusqu’au 28 mars.
Visarte a invité 6 commissaires artistes à créer des tandems générationnels parmi les 20 artistes généralement membres de l’association. Des rencontres improbables parfois, ou plus harmonieuses d’autres fois qui invitent à une réflexion sur l’évolution et l’actualité des modes d’expression artistique. Chaque proposition est bien distincte et l’on n’a pas cherché de synthèse ou d’accord entre les différentes salles.
Zurich 23 décembre 2025
Kunsthaus Wilhelm Lehmbruck – Yves Netzhammer jusqu’au 24 janvier. Yves Netzhammer a été invité à présenter l’œuvre tardif du sculpteur allemand Wilhelm Lehmbruck (1881 – 1919) qui vécut de 1916 à 1919 à Zurich. Lehmbruck a été marqué par les sculptures de Rodin, Brancusi et Maillol et développa un langage dramatique, marqué par la guerre, du fragment corporel qu’Yves Netzhammer (1970) met en scène, en espace et en dialogue avec sa façon de développer des corps en mouvements parfois hybrides dans d’infinies variations sous forme de projections animées ou de réalisations plastiques réelles.
Lausanne 16 novembre 2025
Musée cantonal des beaux-arts : Vallotton forever jusqu’au 15 février
Après le Grand Palais en 2013 – 2014, qui s’appuyait déjà sur tous les acquis du catalogue raisonné des peintures, cette rétrospective rend justice à la totalité de l’œuvre de l’artiste. Ce fut certes déjà le cas lors des expositions des trentre dernières années, mais l’approche s’est affinéée, intensifiée. On ne se contente plus de valoriser le peintre nabi ou celui qui a renouvelé la gravure sur bois, mais un peintre dont « l’étrangeté » fut longtemps mal reçue car après sa participation au groupe des nabis de 1893 à 1903, il resta à l’écart des tous les mouvements d’avant-garde des années qui suivirent. Pourtant il a des connotations très actuelles, qui sont mises en valeur ici, après avoir annoncé le surréalisme et la nouvelle objectivité. Un accrochage aéré, malgré la présentation de 250 oeuvres, permet de mettre en évidence tous les aspects d’un créateur aux talents multiples pour qui la peinture était la forme d’expression essentielle.
Musée de l’Elysée: Génération Z. Un nouveau regards 19 septembre – 1er février
MUDAC: Tisser son temps jusqu’au 8 mars (collection Toms et tapisseries contemporaines de Goshka Macula et Grayson Perry / Carte blanche à Kevin Germanier jusqu’au 23 mars
Vevey: Au terme d’un contrat de prêt de 15 ans au musée Granet d’Aix-en-Provence la collection Planque riche de 300 oeuvres revient en Suisse et sera présentée au musée Jenisch dès le 6 novembre 2026.
Paris 12 – 16 octobre 2025
Musée d’art moderne de la ville de Paris: George Condo jusqu’au 8 février 2026. Le musée d’art moderne de Paris présente une vaste rétrospective de l’artiste George Condo ( né en 1957). Conçue avec lui, elle repose sur un discours critique personnel, très développé et lui permet d’analyser les différentes phases, séquences de son évolution. Il s’explique d’ailleurs dans un film et rappelle que son travail repose tout d’abord sur le rejet de l’histoire de l’art traditionnelle qui supposait une évolution progressive de l’art. C’est ainsi qu’il a « customisé » des œuvres de toutes les périodes depuis la Renaissance dans ses travaux. Ce que l’exposition montre c’est qu’il s’est aussi engagé dans l’apprentissage de savoir-faire propres à l’art ancien. Un point qui le rapproche de Dali avec qui on pourrait trouver de nombreux parallèles. Les espaces du musée d’art moderne lui offrent l’occasion de démontrer magistralement son art de peintre, sculpteur, dessinateur et musicien bassiste.
Musée Picasso Philip Guston , l’ironie de l’histoire jusqu’au 1er mars 2026
Camarade d’école de Pollock, plus tard à New York, voisin d’atelier de Willem de Kooning et lorsqu’il quitte la ville pour la campagne, il se lie d’amitié avec son cadet l’écrivain Philip Roth, voici quelques moments de la carrière de Philip Guston. L’exposition du musée Picasso se concentre sur la veine de caricaturiste du peintre qui s’exprima dans une longue suite virulente consacrée à Richard Nixon, cette série est mise en parallèle avec des caricatures de Picasso notamment de Franco. Des peintures de toutes les périodes de l’activité de Philip Guston (1913 – 1980) sont choisies avec soin, travaux influencés par les muralistes mexicains, puis recherches abstraites partant de Mondrian, mais il s’agit de montrer que le tournant figuratif de l’artiste correspond aussi à des engagements plus marqués. Les toiles retenues sont très frappantes, placée parfois en parallèle avec des œuvres de Picasso. Ce dernier avec Fernand Léger et Giorgio de Chirico était l’un des maîtres revendiqués par l’artiste.
On ne peut s’empêcher d’établir un rapprochement entre les expositions consacrées à David au Louvre et à Luc Delahaye au musée du Jeu de Paume, deux artistes qui dressent des témoignages des événements historiques de leur époque.
Bâle, 25 septembre 2025
Bâle Kunstmuseum Fantômes, Geister jusqu’au 8 mars 2026.
Les salles d’exposition du nouveau bâtiment présentent une proposition autour du thème du fantôme du XIXe siècle à aujourd’hui, en passant par le spiritisme et l’art brut, une présentation intéressante, mais plutôt modeste.
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