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liste par artistes

Cette page contient des articles sur Hans Holbein, William Hogarth, Michelange, Diego Velazquez, Konrad Witz

Dürer – Cranach – Holbein, le portrait allemand vers 1500, Munich Kunsthalle der Hypo - Kulturstiftung jusqu’au 15 janvier 2012

L'exposition cerne le développement du portrait vers 1500 en Allemagne où il connut un incontestable essor. Les trois noms mentionnés dans le titre sont évidemment les figures les plus marquantes et l'exposition les met en contexte. Le premier chapitre intitulé type ou typique souligne la naissance de portraits individualisés, mais il existait des séries de types, comme le vieillard par exemple, quelques titres des chapitres de l'exposition: le portrait avant Dürer, pile ou face, les médailles, la monnaie, le portrait dans l'art graphique. Les portraits gravés de Dürer, Foi et pouvoir, Lucas Cranach portraitiste dans des temps troublés; Holbein portraitiste à Bâle et à Londres; le portrait dans la sculpture allemande après 1500; le portrait de cour en pied; le portrait bourgeois, enfin l'exposition se termine avec des portraits et autoportraits d'artistes. Cette présentation rend un sujet assez rébarbatif intéressant et montre le contexte et les antécédants dans lequels s'inscrivent l'activité des artistes les plus connus mentionnés dansle titre.

Konrad Witz au musée des beaux-arts de Bâle jusqu'au 3 juillet 2011

Un très grand peintre attesté de 1434 à 1444. Aussi beau que les van Eyck! C'est un défi de consacrer une exposition à un artiste dont l'oeuvre incontestée se limite à 20 pièces. Le musée de Bâle possède une grande partie de ses travaux. A l'exception du retable de Saint Pierre qui est à Genève et ne voyage pas! L'exposition est complétée par des oeuvres de contemporains, des dessins d'après ses peintures et même des vitraux, des fresques, des enluminures et un jeu de tarot. Elle dresse ainsi un panorama de l'activité artistique entre la Savoye, la Bourgogne et le sud de l'Allemagne au milieu du 15 e siècle, alors que Bâle était devenue capitale de la Chrétienté par l'effet d'un Concile.

Kunstmuseum Bâle

Hans Holbein le Jeune. Les années bâloises 1515-1532 jusqu'au 2 juillet 2006

Réparties dans 11 salles les oeuvres proposées par cette exposition permettent de se faire une idée très complète de l'activité d'un peintre, en l'occurence Hans Holbein (1497/98 - 1543), au début du XVIe siècle et ceci malgré la disparition d'une grande partie des travaux achevés . Hans Holbein est Issu d'une famille d'artistes, la personnalité de son père est évoquée par une série de dessins extraordinaires et le panneau de la Mort de la Vierge, le frère de Hans, Ambrosius était aussi un talent très prometteur, mais il mourut jeune. L'exposition débute avec deux panneaux peints pour l'orgue de la cathédrale de la ville. On découvre ainsi comment les commissions se sont enchaînées. Dessins pour des vitraux, chemins de croix dans une église, décors de façades, fresques pour la salle du grand conseil, malheureusement disparues, et au milieu de cette activité des commandes de portraits et de tableaux de dévotion. Les oeuvres principales exposées sont le Christ mort, la Madone de Soleure et la Madone de Darmstadt ainsi que divers portraits notamment ceux d'Erasme. Ce qui frappe dans la présentation ce sont les nombreux dessins, portraits, mais aussi esquisses pour différents travaux, répartis à travers le monde, ils ont été réunis pour reconstituer une vision des activités de l'artiste à Bâle. L'exposition s'achève sur les commandes de gravures religieuses, images de dévotion destinées à un très large public. Le part-pris adopté, très intéressant montre l'artiste dans toutes ses activités tout en faisant ressortir les quelques oeuvres importantes et diverses épargnées par le temps qui ont survécu jusqu'à aujourd'hui. On relève aussi la précocité de l'artiste puisqu'il reçoit la commande pour la décoration du Grand conseil de l'hôtel de ville en 1521-1522.

A relever que la Tate Britain évoquera la période anglaise du peintre du 28 septembre 2006 au 7 janvier 2007

http://www.kunstmuseumbasel.ch/

Une adresse internet qui raconte l'histoire de la Madone de Darmstadt ou comment ce portrait votif du bourgemestre de Bâle est devenu la propriété des Hohenzollern et comment il est aujourd'hui l'objet de disputes entre les musées de Darmstadt et de Francfort!

Holbein in England Tate Britain jusqu'au 7 janvier 2007

L'exposition se concentre sur l'activité de Holbein comme peintre de la cour d'Henri VIII. Elle montre l'activité de l'artiste comme portraitiste, évoque également ses autres activités lorsqu'il réalise des dessins pour des objets d'orfèvrerie, plats, épées ou des éléments d'architecture d'intérieur.

Le site de la Tate Britain propose une description détaillée des 9 salles de l'exposition avec de nombreuses reproductions.

http://www.tate.org.uk/britain/exhibitions/holbein/

Patrick Schaefer, L'art en jeu 18 mai 2006

Velazquez

National Gallery Londres jusqu'au 21 janvier 2007

La National Gallery à Londres propose une rétrospective complète de Diego Velazquez (1599 - 1660). 46 toiles (le tiers de l'oeuvre connu), dans quatre salles sans Les Ménines. Mais le Prado, qui abrite une grande partie de l'oeuvre, a prêté huit toiles importantes, alors que la National Gallery en possède neuf. Organisée chronologiquement l'exposition fait ressortir l'extraordinaire singularité d'un peintre qui était avant tout le portraitiste de la cour d'Espagne et qui pourtant a gardé le pouvoir d'estomaquer chaque spectateur.

La plupart des toiles surprennent, sont inattendues même si on les connaît déjà !. Dans la première salle des scènes de cuisine et puis surprise! dans certaines de ces scènes, il a introduit dans le fond comme une fenêtre ou une porte à travers laquelle on découvre une scène religieuse, le Christ dans la maison de Marthe et Marie et le Christ à Emmaus, 1618. Au premier plan la présentation des denrées alimentaires, des ustensiles en grès, les figures burinées des deux cuisinières et dans le fond une atmosphère toute différente pour la scène religieuse. Après ses débuts tournés vers la représentation des figures du peuple, l'artiste accède à la peinture religieuses et mythologique. Dans Mars dans la forge de Vulcain il y a une émotion incroyable chez les hommes torses nus représentés surpris dans leur travail. Par ailleurs les commandes de portraits qui sont sa principale activité occupent la troisième et la moitié de la quatrième salle. L'exposition s'achève sur le seul nu féminin connu de Velazquez la Venus Rockeby , peinture horizontale, corps allongé de dos, blanc alors qu'on découvre le visage dans le miroir où le modèle s'examine, une atmosphère visionnaire. Elle est flanquée des deux grandes figures si étranges d'Esope et de Mars. En sortant de l'exposition on pense à tous ceux qui ont rendu hommage à Velazquez: Manet, Picasso, Bacon en exprimant leur fascination pour ces oeuvres.

Le site de la National Gallery permet de voir les 9 toiles de Velazquez qui appartiennent à cette institution ainsi que plusieurs œuvres prêtées pour l'exposition.

http://www.nationalgallery.org.uk/exhibitions/velazquez/

Patrick Schaefer, L'art en jeu 28 11 2006

Musée du Louvre

William Hogarth 1697 - 1764 jusqu'au 8 janvier 2007

L'automne parisien est très anglais (enfin! dira-t-on puisque c'est la première rétrospective consacrée à cet artiste en France) avec une importante rétrospective dédiée à William Hogarth (1697 - 1764) au Louvre et l'exposition sur le portrait au Grand Palais: Portraits publics, portraits privés 1770 - 1830 jusqu'au 9 janvier 2007, qui vient heureusement la compléter en développant un parcours original qui va du néoclassicisme au romantisme. Il confronte ainsi les traditions françaises et anglaises du portrait tout en laissant une place à d'autres écoles européennes.

La rétrospective Hogarth rend justice au peintre et au graveur tout en le situant dans le contexte du mouvement des Lumières au Royaume-Uni qui précéda celui qui devait se développer en France. Dès 1695, la censure pour la presse est abolie et c'est dans un climat de liberté scientifique et intellectuelle avec des personnalités comme Newton et Locke que Hogarth développe son oeuvre. Celle-ci est à la fois théorique et figurative. L'exposition souligne l'importance de ce contexte. Hogarth est considéré comme le premier peintre anglais et le fondateur de l'école anglaise devenue une quarantaine d'années après sa mort la plus innovatrice en Europe. On connaît surtout Hogarth par ses gravures, par contre ses peintures ont rarement quitté le Royaume-Uni. Il a défendu la ligne serpentine dans son ouvrage théorique paru en 1753, The Analysis of Beauty, qui va inspirer notamment l'essor des jardins anglais en opposition totale aux jardins à la française conçus comme une structure géométrique. Partout on retrouve cette ligne qui symbolise le mouvement, la vie et la perception du spectateur.

Les oeuvres de Hogarth qui laissent une place au mouvement, à la narration vont de pair avec la naissance du roman. Les séries les plus célèbres sont La carrière d'une prostituée ( The Harlot's Progress), La carrière d'un roué (The Rake's Progress) et le "Marriage à la mode". Portraitiste remarquable il développa les Conversation Piece qui devinrent les portraits bourgeois typiques du XVIIIe siècle.

L'exposition sera présentée à Londres à la Tate Britain du 7 février au 29 avril 2007, puis à Madrid.

L'artiste Yinka Shonibare s'est inspiré de Hogarth dans la série de photographies Diary of a Victorian Dandy qui concluent l'expositon par une note contemporaine.

Patrick Schaefer, L'art en jeu 22 octobre 2006

Michelangelo Drawings. Closer to the Master Britsh Museum jusqu'au 25 juin 2006

L'exposition Michelange (1475 - 1564) veut montrer que les dessins très connus de l'artiste, en particulier ceux réalisés à la craie rouge, qui figurent dans tous les ouvrages consacrés à cet art ne sont pas des oeuvres autonomes, mais des projets pour la Sixtine ou d'autres travaux. En s'appuyant sur les très vastes collections du British Museum, de l'Ashmolean Museum à Oxford et du Teyler Museum à Haarlem en Hollande, la présentation situe les dessins dans leur contexte en évoquant tout le déroulement de la carrière de Michelange d'une manière didactique.

90 oeuvres originales de Michelange figurent dans l'exposition sur les 600 dessins de l'artiste répertoriés. A noter que les 22 dessins des collections royales qui ont été exposés en 1998 dans l'exposition Michelangelo and his influence. Drawings from Windsor Castle ne figurent pas dans cette exposition.

L'exposition propose un parcours chronologique. Elle évoque La collaboration de Michelange avec Ghirlandajo dont quelques dessins sont montrés, puis la réalisation du David à Florence. L'installation à Rome, une place importante est faite aux dessins préparatoires pour le plafond de la chapelle Sixtine (1508 - 1512), des animations digitales, des photographies et des projections établissent la relation avec les oeuvres achevées. Les travaux d'atelier, la formation des collaborateurs sont montrés, puis l'on passe à la réalisation du Jugement dernier 1534 - 1541. L'exposition s'achève sur des compositions religieuses La Lamentation, 1530-35, La Crucifixion ou encore La Mise au tombeau que l'artiste modifie de façon obsessionnelle alors que les 30 dernières années de sa vie furent consacrées à l'architecture. En plus des dessins de nombreuses lettres de l'artiste sont présentées (1'400 ont été conservées).

British Museum. Michelangelo Drawings 23 mars - 25 juin.

Patrick Schaefer, L'art en jeu, 5 avril 2006

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