Le Schaulager à Bâle annonce une exposition Steve Mc Queen pour 2025.
Nyon 20 avril 2024
Vu à Nyon Occupied City de Steve Mc Queen. Le film commence à 13h. 15 et s’achève à 17.45 avec un quart d’heure de pause.
Basé sur un livre consacré aux années d’occupation d’Amsterdam entre 1940 et 1945, le film juxtapose une voix off qui rapporte ce qui s’est passé à certaines adresses dans la ville pendant la guerre et des images filmées au début des années 2020 depuis l’épisode du Covid jusqu’à l’arrivée des premiers réfugiés d’Ukraine. On voit les gens qui patinent sur les canaux ou qui se baignent selon la saison, la parade de Saint Nicolas, les centres de vaccination covid, des manifestations pour le climat. D’un côté le déroulement d’une vie quotidienne et de l’autre le récit des tragédies qui se sont déroulées pendant l’occupation non seulement concernant les juifs, mais aussi ceux qui ont collaboré et l’on sent qu’il y avait un fort soutien aux nazis, ce qui fait penser à la force de l’extrême droite aujourd’hui aux Pays-Bas. La communauté juive d’Amsterdam est estimée à 80’000 personnes en 1940 et 60’000 ont été tuées en déportation, plus de 100’000 pour la totalité du pays. C’est une façon passionnante de raconter l’histoire, car la simplicité et la beauté des images d’un quotidien relativement paisible contraste avec la lourdeur et l’intensité de l’évocation historique.
Steve McQueen Les Veuves (Widows)
Le cinéaste Steve Mc Queen renverse les codes du polar traditionnel en imaginant ce que font les veuves de 4 gangsters, après que le dernier coup de leurs maris ait mal tourné et qu’elles se retrouvent veuves. Au récit criminel s’ajoute une critique sociale et politique des municipalités aux Etats-Unis. Noires ou immigrées, ces veuves doivent reprendre le dessus en suivant le plan d’un coup monté par le mari de l’une d’elles. Tout en étant très violent le film est rempli d’empathie et renverse tous les clichés traditionnels. Liam Neeson, Mr Rawlins, le principal gangster ressemble étrangement à Clint Eastwood dans un hommage critique sans doute voulu. La structure du film en séquences courtes très intenses fait penser au rap que chantent deux protagonistes avant leur exécution.
8 décembre 2018