Tacita Dean

Le Museum moderner Kunst Stiftung Ludwig MUMOK consacre une exposition à Tacita Dean. The Line of Fate jusqu’au 29 mai 2011.

Elle occupera le hall de la Tate Modern du 11 octobre 2011 au 9 avril 2012.

 Vienne Mumok: Tacita Dean The Line of Fate jusqu’au 29 mai 2011

 Dans cette vaste exposition, les premiers travaux à la craie sur fond noir sont évoqués par une série de 1992 et une autre de 1998. Toutes les autres pièces ont été réalisées entre 2008 et 2011. Tacita Dean pratique le cinéma documentaire, le dessin et la gravure. L’ensemble est impressionnant par l’ampleur du travail et la sensibilité, l’écoute du monde qu’il propose. J’ai retenu deux films superbes sur l’atelier de Morandi à Bologne. Un long documentaire (108′) sur le travail de Merce  Cunningham dans un superbe studio à San Francisco. Un autre film de 29′ suit une journée dans l’atelier de Cy Twombly (1928 – 2011). Trois autres productions cinématographiques sont encore présentées, avec des photographies, des gravures dont une série sur pierre. L’ensemble révèle une sensibilité et une empathie remarquables.

Patrik Schaefer 19 avril 2011


Schaulager Bâle

Tacita Dean. Analogue: Films, photographies, dessins 1991 – 2006 jusqu’au 24 septembre 2006

Née en 1965 à Canterbury, Tacita Dean vit à Berlin. Depuis de nombreuses années on rencontre ses installations cinématographiques et ses grands dessins dans des expositions. Ici au sous-sol du Schaulager 17 films, des photographies et des dessins sur ardoise sont proposés. Les oeuvres de Tacita Dean ont la particularité de s’inscrire dans notre mémoire. Il y a déjà le bruit anachronique des bobines de 16 millimètres, puis les images qui frappent impressionnent, fascinent. Disappearance at Sea, 1996,ce film qui suit le mouvement d’un phare; Gellert 1998 récemment revu à la Maison rouge à Paris consacré aux célèbres bains de Budapest . Sélectionnée pour le Turner Prize en 1998, elle a déjà été exposée au Musée d’art contemporain de Bâle en 2000. Une grande partie des pièces proposées ici sont postérieures. On voit comment elle travaille souvent invitée dans un lieu, elle réalise un film à cette occasion. Il faut relever que le visiteur devrait prévoir plusieurs heures de visite s’il veut regarder tous les films présentés et ils méritent qu’on leur consacre du temps. L’exposition est un hymne au noir et blanc, à l’exception de quelques photos couleur tout est en noir et blanc. Les grands tirages photographiques d’arbres retouchés à la gouache blanche, les suites de photogravures qui évoquent des phénomènes météorologiques.

Tacita Dean apparaît comme une voyageuse à la recherche de l’extraordinaire et disons-le du surnaturel, la puissance des éléments, la mer, la lumière, le soleil, l’éclipse. Partie à Madagascar filmer une éclipse de soleil elle ramène aussi un magnifique documentaire sur des baobabs (2002) dressés comme des tours mystérieuses dans les pâturages. Il y a une ambition wagnérienne dans ce travail avec manifestement une forte quête d’absolu. D’ailleurs la grande suite de photogravures exposées à l’entrée de l’exposition s’intitule T & I pour Tristan et Iseult.