Archives de catégorie : cinéma

Thomas Hirschhorn

Bienne

Exposition suisse de sculpture: Robert Walser Sculpture #Thomas Hirschhorn 15 juin – 8 septembre 2019


L’installation Wirtschaftlandschaft Davos sera présentée au Kunsthaus d’Aarau du 29 janvier au 24 avril 2011

Thomas Hirschhorn représente la Suisse à la Biennale de Venise 2011.

Kunsthaus Zurich. Thomas Hirschhorn

Prix pour le jeune art suisse de la Zürcher Kunstgesellschaft

Thomas Hirschhorn, Wirtschaftlandschaft Davos jusqu’au 2 décembre 2001

Depuis 1998, Thomas Hirschhorn (né en 1957) est sans doute, avec Pipilotti Rist, l’un des artistes Suisses qui est le plus exposé dans le monde. Je m’arrête pour relever que dans cette simple première phrase deux termes posent problème: premièrement l’adjectif suisse, certes Thomas Hirschhorn est Suisse, il a même exposé son passeport et ses papiers militaires en 1998 à la Kunsthalle de Berne. Pourtant en France, il vit à Paris depuis 1984, il est présenté comme un artiste français, notamment dans le film qu’il a réalisé avec son épouse et Jean-Charles Massera. Quoi qu’il en soit il a beaucoup exposé en Suisse, à Berne, à Zurich, à Genève notamment. Cette question étant peu importante remarquons simplement qu’en Suisse il est Suisse et qu’en France, il est Français. Le second terme qui pose un problème si l’on veut parler de Thomas Hirschhorn est le verbe exposer. Continuer la lecture

Biennales de Venise

Je n’ai pas visité toutes les biennales d’art de Venise depuis 2001, depuis que mon site existe, mais je réunis  ici les compte-rendus des éditions que j’ai vues.

Biennale: 11 mai – 24 novembre 2019 May you live in Interesting Times, dirigée par Ralph Rugoff.

Biennale 11 mai – 24 novembre 2019. May you live in interesting Times
Ralph Rugoff qui dirige la biennale cette année est le directeur de la Hayward Gallery à Londres depuis de nombreuses années (2002). Un lieu qui présente des expositions d’art contemporain très pertinentes, mais avec un côté fun, un savant dosage, susceptible d’attirer le grand public. C’est bien la formule que l’on trouve dans cette biennale qui propose à la fois un discours engagé et des pratiques artistiques très diverses résolument figuratives. On trouve une toile de Georges Condo à l’entrée de l’Arsenal, ce qui dit bien sous quelle étoile on est. Une large place est faite aux techniques traditionnelles, peintures, sculptures, photographies, mais bien sûr  toutes les pratiques visuelles actuelles sont aussi très présentes. Pour résumer: une biennale figurative, engagée qui ressemble aussi parfois à un catalogue de voyage dans des pays à risque !

L’une des nouveautés de cette édition est d’offrir aux artistes sélectionnés la possibilité de présenter leurs travaux dans les deux lieux au pavillon central et à l’Arsenal.

Pour ma part, j’ai préféré la visite de l’Arsenal à celle du pavillon central des Giardini. Le risque ou l’avantage de ce choix, si l’on est pressé par le temps c’est que l’on ne visite qu’un seul lieu, ce qui serait dommage !
Les Suisses de l’étape occupent une place importante avec une large place faite à Carol Bove qui était l’une des artistes choisie pour le pavillon suisse il y a deux ans et le terrible rappel d’actualité choisi par Christophe Büchel, montrant un bateau éventré dans lequel des centaines de migrants ont perdu la vie, ce qui lui a valu entre autre une page dans le Guardian. Quant à Christian Marclay il n’est considéré ici que comme Américain, il occupe une large place dans dans les deux lieux avec les gravures montrées à Aarau il y a quelques années et une installation à l’Arsenal.
Il y a une large ouverture sur l’Afrique bien que là aussi on ne sait si ce sont des Africains de Londres ou s’ils  vivent réellement dans leur pays.
Quoi qu’il en soit cela les concepts de l’exposition permettent de rassembler des démarches qui ont quelque chose à dire quelque soit le mode d’expression utilisé. Dans la peinture Jill Mulleady, Michael Armitage, Otobong Nkanga, Julie Mehretu, dans la sculpture Nicole Eisenman, Andra Usujta, dans le film Alex da Corte, les nouvelles technologies Ed Atkins dont on découvre aussi des dessins  aux Giardini. A noter que Jimmie Durham (1940) a reçu le grand prix cette année, une figure relativement peu connue dont l’étonnant bestiaire God’s Children, God’s Poems, a été présenté au Migrosmuseum à Zurich en 2017. Il avait réalisé 14 sculptures à partir des crânes de grands animaux européens, qui deviennent autant de totems étonnants rassemblant divers matériaux, bois, métal et tissu.

(57 ème) dirigée par Christine Macel, du centre Pompidou Viva Arte Viva jusqu’au 26 novembre 2017

Le pavillon central de la Biennale aux Giardini commence bien avec des photos de Mladen Stilinovic montrant l’artiste endormi sur un banc, affirmant le droit à l’otium par opposition au negotium. Ne rien faire comme signe de la liberté artistique, on trouve encore cet esprit dans quelques pièces de Franz West qui invitent au loisir. Mais le propos ne se poursuit pas vraiment et disparaît vite dans le thème du livre créé par divers artistes, sans qu’une œuvre forte surgisse. On retrouve par contre l’artiste endormi dans la belle exposition Philip Guston et les poètes (en fait, surtout Philip Guston et l’Italie) à l’Academia. Elle fait partie de la biennale, puisque le billet de celle-ci permet d’y accéder, il ne faut pas la manquer. Continuer la lecture

L’art de l’après-guerre

Expositions collectives

Zurich 1ermai 2019

Zurich Kunsthaus Fly me to the Moon jusqu’au 30 juin

Au Kunsthaus de Zurich, les expositions thématiques alternent avec des approches monographiques d’un artiste. En 2017, l’institution avait tenté de faire une histoire de La performance. Au printemps 2018, c’était l’histoire de la mode depuis le 16esiècle jusqu’à aujourd’hui qui était évoquée sous le titre Fashion Extreme Mode in der Kunst. 2019 marque  le 50èmeanniversaire du premier pas sur la lune et c’est ainsi à la présence de la lune dans l’art, l’imagination et la science que l’exposition Fly me to the Moon nous présente. Un beau sujet qui associe des peintures, photographies, installations et des évocations de l’exploration de la lune à proprement parler. Continuer la lecture

Extase/ sous influence

Berne 1er mai 2019

Le Centre Paul Klee propose

Extase jusqu’au 4 août 2019. Au sous-sol, divisée en 7 chapitres, cette exposition illustre différentes formes de l’extase: l’ivresse, la religion, le sexe, la danse avec des oeuvres qui vont du XIXe siècle à aujourd’hui. Quelques artistes présentés ici: Andy Warhol, Marina Abramovic, Nan Goldin, Aernout Mik, Marlene Dumas, Martin Disler, Isadora Duncan, Ferdinand Hodler, Henri Michaux, Meret Oppenheim, Pawel Althamer, John Latham, Wolfgang Tillmans.

Il se trouve que je lis en ce moment un recueil d’essais de Milan Kundera, Les testaments trahis, qui réfléchit et vagabonde dans les domaines les plus divers. Continuer la lecture

Visions du réel

Nyon Visions du réel 5 – 13 avril 2019

Pour la cinquantième édition de Visions du réel, il y avait un invité de marque avec Werner Herzog, je n’ai pas vu ses interventions.

Il me semble observer une tendance à utiliser des archives personnelles: albums de photos, films super8, lettres dans les films que j’ai vus pour évoquer une personne proche et en même temps révéler les croyances, les caractéristiques d’une région, d’un pays. Le film de Thomas Heise Heimat is a Space in time  est à ce titre emblématique liant étroitement l’histoire personnelle et générale sur toute la durée du XXe siècle.

No nos representan travail d’une espagnole, Irene Munoz Martin, qui a étudié à la Head à Genève. Elle part des manifestations qui se sont déroulées à Madrid en 2011. Elle étudiait dans une académie où l’on faisait beaucoup de copies. Elle filme des salles du Prado. Elle part sur Goya. Il y a plusieurs dérives étonnantes, mais l’ensemble du propos est intéressant. Elle évoque le transport des œuvres du Prado à travers l’Espagne puis à Genève. L’utilisation des Désastres de la guerre de Goya par les Républicains et Franco. Elle essaie aussi de faire poser un acteur dans la même position que le roi actuel. Elle termine en tentant de réaliser un tableau vivant évoquant la confrontation entre les manifestants et des policiers. Cela dégénère en discussions sans fin, mais elle dit après la projection que finalement c’est assez représentatif de ce qui se passait.

Madame de Stéphane Riethauser. Très belle réussite utilisant des films anciens, reconstitution d’une vie de famille à Genève depuis les années 1970 autour de la grand-mère d’origine italienne du réalisateur qui raconte par ailleurs la prise de conscience de sa propre identité sexuelle. Continuer la lecture

Oskar Kokoschka

Zurich 7 janvier 2019

Kunsthaus Rétrospective Oskar Kokoschka jusqu’au 10 mars 2019. Le Kunsthaus présente une vaste rétrospective de l’artiste Oskar Kokoschka (1886 – 1980), organisée autour des neuf lieux où il résida. L’exposition sera visible au musée Léopold à Vienne par la suite.

L’ensemble qui comprend aussi les oeuvres politiques antinazies et antifascistes de l’artiste fait ressortir l’ampleur de la personnalité d’un humaniste européen qui resta attaché à la figuration et à l’évocation des mythes antiques dans les oeuvres monumentales qu’il réalisa après la Seconde guerre mondiale.

Les principaux moments de l’exposition: 1905-1912, le milieu viennois; 1912 -1918 Alma Mahler ( la mariée du vent du musée de Bâle n’est pas présente, mais d’autres travaux évoquent cette relation; 1916 – 1923 Kokoschka enseigne à Dresde; 1923 – 1930 voyages; exil,  Londres et Prague;il s’est installé à Villeneuve en Suisse dès 1951. L’exposition présente des oeuvres de provenance très diverses, mais s’appuie aussi les toiles de la Fondation Kokoschka à Vevey dont on mesure ici à quelle point elles sont représentatives des diverses périodes de l’artiste.


Vienne, Albertina: Oskar Kokoschka. Exil und neue Heimat 1934 – 1980 jusqu’au 13 juillet 2008.

Kokoschka et la musique Vevey, musée Jenisch jusqu’au 9 septembre 2007

Pour marquer le vingtième anniversaire de la création de la Fondation Kokoschka, le musée Jenisch à Vevey, où les oeuvres de cette Fondation sont déposées, consacre une exposition au thème Kokoschka et la musique. Une problématique essentielle pour cet artiste qu’il a traitée de façon passionnante, il apparaît surtout fasciné par le pouvoir de la musique sur les auditeurs et surtout les auditrices. La manière dont la musique modifie les traits du visage des personnes qu’il observe. Une approche psychologique qui l’a préoccupé au cours de toute sa vie et qu’il a traduite de façons très diverses. On y sent la proximité du milieu viennois dans lequel il a évolué. Il ne cherche pas à traduire l’espace musical par un espace pictural comme le font la plupart des artistes qui s’intéressent à cette relation. C’est l’effet psychologique de la musique et plus largement le rôle de cele-ci dans les relations entre les gens qui l’intéressent.

Matin et soir, le pouvoir de la musique est le titre d’une toile retenue d’ailleurs comme affiche de l’exposition. Cette version au Kunsthaus de Zurich date de 1966 – 1976; une autre version est beaucoup plus ancienne 1918 -1920. Elle n’est pas exposée ici, par contre on découvre une suite de lithographies presque contemporaines Le concert, 1921 qui fixent l’évolution de la physionomie d’une femme, Kamilla Swoboda au cours d’un concert. Une variation d’observation vraiment extraordinaire. Tout près se trouve un magnifique portrait dessiné d’Alma Mahler. Cette dernière inspira également à l’artiste 11 lithographies de 1916-1917 à partir d’une cantate de Bach.

La sensibilité de Kokoschka (1886 – 1980) pour la musique l’amena à développer des amitiés avec plusieurs musiciens, on découvre deux portraits peints de Pablo Casals, trois dessins représentant Sjatoslav Richter en 1965. Le peintre collabora avec des metteurs en scène et ses écrits furent mis en musique. Ainsi la pièce Assassin espoir des femmes de 1907, qui fut reprise par Paul Hindemith. Kokoschka écrivit un Orphée et Eurydice qui devint le livret d’un opéra composé par Ernst Krenek. Par ailleurs on trouve aussi dans l’exposition une suite de dessins pour la mise en scène du Bal masqué de Verdi à Florence en 1963. Une salle est consacrée à la présentation de 10 toiles et 2 tapisseries appartenant à la Fondation, mais sans lien direct avec la musique.

En parcourant cette exposition et surtout la première salle à droite, je pensais à plusieurs artistes contemporains, en particulier David Hockney et surtout Lucian Freud qui s’attache aussi à l’évolution des traits de ses modèles.

Vevey, Musée Jenisch Kokoschka et la musique 7 juillet – 9 septembre 2007.

Steve McQueen

Steve McQueen Les Veuves (Widows)

Le cinéaste Steve Mc Queen renverse les codes du polar traditionnel en imaginant ce que font les veuves de 4 gangsters, après que le dernier coup de leurs maris ait mal tourné et qu’elles se retrouvent veuves. Au récit criminel s’ajoute une critique sociale et politique des municipalités aux Etats-Unis. Noires ou immigrées, ces veuves doivent reprendre le dessus en suivant le plan d’un coup monté par le mari de l’une d’elles. Tout en étant très violent le film est rempli d’empathie et renverse tous les clichés traditionnels. Liam Neeson, Mr Rawlins, le principal gangster ressemble étrangement à Clint Eastwood dans un hommage critique sans doute voulu. La structure du film en séquences courtes très intenses fait penser au rap que chantent deux protagonistes avant leur exécution.

8 décembre 2018


Twelve Years a Slave de Steve McQueen

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Jean-Luc Godard

Lausanne, 26 novembre 2018

Du 16 au 30 novembre 2018, le Théâtre de Vidy présente Le livre d’image de Jean-Luc de Godard à la Passerelle, dans une mise en scène de Godard par laquelle il recrée son salon, un fauteuil, des tapis, un écran tv, un tourne-disque, un miroir. 1h.30 d’images et de poésie. Une réflexion sur l’intensité du mouvement de la narration cinématographique, la brutalité du document, l’immobilité de l’image, ces transformations et la permanence de la cruauté du monde, sans oublier le son, la voix, la musique qui voyagent dans l’espace.


Le festival de Cannes 2010 (15 – 23 mai) présente le nouveau film de Jean-Luc Godard intitué Film Socialisme 1h 41. On trouve des trailers sur youtube (en fait une version accélérée de tout le film).

Il a aussi mis en ligne un hommage sur Rohmer en 2010 3’26.

Centre Pompidou Beaubourg: Voyages en utopie Jean-Luc Godard 1946 – 2006, à la recherche d’un théorème perdu jusqu’au 14 août 2006.

Le centre Pompidou a donné Carte blanche à Jean-Luc Godard sous le titre Voyage(s) en utopie, 1946-2006, à la recherche d’un théorème perdu. Les organisateurs nous précisent d’emblée qu’il ne s’agit pas d’une exposition sur Godard, mais d’une exposition de Godard. Un autre avertissement nous informe que l’exposition n’a pu avoir lieu sous la forme voulue. On en est quitte pour découvrir les maquettes d’une exposition souhaitée et des écrans qui évoquent la typologie et les grands moments de l’histoire du cinéma, une situation de mise en abyme qui ressemble beaucoup à celle que l’on rencontre dans ses films!. Continuer la lecture

Robin Rhode

Robin Rhode est présenté au Haut konstruktiv à Zurich du 25 octobre au 13 janvier 2019

Robin Rhode expose au musée des beaux-arts de Lucerne jusqu’au 1er juin 2014

Robin Rhode met en scène les tableaux d’une exposition de Moussorgsky avec Leif Ove Andsnes au piano sous le titre Pictures Reframed. Le concert aura lieu au Théâtre des Champs-Elysées à Paris le 11 décembre 2009.

Hayward Gallery

Robin Rhode: Who’s who jusqu’au 7 décembre 2008

La craie et la performance sont au centre de la démarche créative de l’artiste sud-africain Robin Rhode. Il est né à Cape Town en 1976, il a étudié l’art et le cinéma à Johannesburg. Depuis 2002, il vit à Berlin. Inspiré par la tradition du cinéma muet comme par celle des performeurs de rue d’aujourd’hui, la culture hip hop, Robin Rhode propose un univers d’une poésie et d’un humour absolument convainquant. Les instruments qu’il utilise sont très simples: la craie, moyen d’expression éphémère qui s’efface tout seul, son corps, les murs ou le sol, le plus souvent il oppose le blanc et le noir. Il dessine un élément de réalité un objet désirable, comme un vélo par exemple et réagit par rapport à celui-ci, la performance est filmée, photographiée. Il s’intéresse à l’éphémère, ainsi a-t-il placé sur le toit de la Hayward Gallery le moulage d’un vélo en savon qui disparaîtra au cours de l’exposition.

Son travail a également été présenté au Haus der Kunst à Munich. Des exemples du travail de Robin Rhode sont visibles sur youtube.

Meret Oppenheim / surréalisme suisse

Cette page propose des articles consacrés à Meret Oppenheim et Germaine Richier et le surréalisme en Suisse

Aarau Kunsthaus, surréalisme suisse jusqu’au 2 janvier 2019

Cette vaste présentation entend le surréalisme au sens large en incluant également des créateurs contemporains qui recourent à un type d’inspiration similaire.  Après les premières salles qui suivent un déroulement chronologique, c’est une approche thématique qui est adoptée. Le nombre d’oeuvres (400) et d’artistes (60) retenus est considérable.


Le musée des beaux-arts de Lausanne réunit trois sculpteurs qui sont presque exactement contemporains et ont passé les années de la Seconde guerre mondiale en Suisse. Alberto Giacometti, Germaine Richier et Marino Marini. La figure tourmentée jusqu’au 27 avril 2014.


Le Musée des Beaux-Arts de Berne propose une rétrospective Germaine Richier jusqu’au 6 avril 2014. Germaine Richier (1902 – 1959) est une artiste que l’on connait par quelques sculptures qui figurent dans de nombreuses collections de musées. On l’évoque aussi lorsque l’on montre l’art des années 1950. Le musée de Berne nous invite à une rencontre exceptionnelle en proposant une rétrospective, très bien présentée, qui s’étend sur sept salles. Les sculptures sont complétées par des dessins et des gravures. De plus des toiles contemporaines de Picasso, Bacon, Max Ernst, Hans Hartung, notamment, sont accrochées, tirées des collections du musée, complétées par quelques prêts. Elève de Bourdelle, elle épouse en 1929 le sculpteur suisse Otto Charles Bänninger. Elle passera les années de guerre en Suisse et gagne une certaine visibilité. Mais c’est lorsqu’elle revient à Paris en 1946 et qu’elle crée ses femmes insectes qu’elle devient vraiment connue.

Différents thèmes sont relevés autour des oeuvres. 1. La tradition de la figure humaine. 2 Le divin dans l’humain. 3. L’existentialisme. 4. Le surréalisme. 5. La nature. 6. La couleur et la technique. 7. Le jeu de la vie, comme Max Ernst, Germaine Richier a réalisé un jeu d’échec.

Une application sur ordinateur permet de comprendre la méthode de travail de l’artiste par division et suppression de certains éléments d’un corps humain ou animal.

Patrick Schaefer, 31 décembre 2013


Le Centre Pompidou présente Le surréalisme et l‘objet jusqu’au 3 mars 2014.


Un parcours de sculptures contemporaines est proposé à Bâle pour marquer le centenaire de Meret Oppenheim jusqu’au 24 octobre 2013.

Le Martin-Gropius-Bau à Berlin (après le Kunstforum Wien) consacre une rétrospective à Meret Oppenheim à l’occasion du centenaire de l’artiste du 16 août au 1er décembre 2013.

Berne Musée des Beaux-Arts

Les étincelles de Meret. Les surréalismes dans l’art contemprain suisse (Maya Bringolf, Tatjana Gerhard, Francisco Sierra, Vidya Gastaldon, Elisabeth Llach) 19 octobre 2012 jusqu’au 10 février 2013.

En 2006, le musée des beaux-arts de Berne rendait hommage à Meret Oppenheim (1913 – 1985) par une rétrospective. Mais voici qu’arrive le centenaire de l’artiste, que faire? Le musée a eu la bonne idée d’inviter cinq artistes suisses contemporains à prendre position face aux oeuvres de Meret Oppenheim. L’accrochage dans l’ancien bâtiment donne un ensemble assez mystérieux et étrange d’autant que l’absence de cartels (il y a par contre un plan pour chaque salle) renforce la dificulté d’identifer les oeuvres. Les cinq artistes ont des orientations plutôt fantastiques est le résultat offre un parcours plein de surprises et de sensations.


Berne Musée des Beaux-Arts: Meret Oppenheim – Rétrospective 2 juin – 8 octobre 2006

Meret Oppenheim (1913 – 1985) est considérée comme l’artiste d’une oeuvre:  le Déjeuner en fourrure de 1936, immédiatement acheté par le Museum of Modern Art de New York. Evidemment une rétrospective aussi ample que celle proposée par le musée de Berne s’efforce, non pas de démentir ce fait qui est incontestable, mais de montrer tous les aspects de la production de Meret Oppenheim, la richesse et l’originalité des idées développées au cours de son existence. Pour atteindre cet objectif l’exposition associe une approche chronologique et thématique. Cette dernière permet en effet de souligner la permanence de certaines préoccupations. Ainsi après la première salle consacrées aux débuts de l’artiste, on passe à la période surréaliste dans la deuxième. Les autres pièces rassemblent les oeuvres autour de thèmes bien distincts qui mettent en évidence le foisonnement de l’imaginaire de Meret Oppenheim: les sorcières, les masques, les serpents et les spirales, les rêves et les métamophoses, les astres et les planètes, les nuages et la brume, l’histoire de Genoveva et enfin toujours le jeu et l’humour. Ce choix met bien évidence la richesse d’une personnalité et ses aspirations qui se sont exprimées parfois dans des dessins et des oeuvres de très petites dimensions et qui parfois ont pu suivre un processus d’éaboration plus complexe dans des sculptures ou des toiles de grande dimension. L’atelier intérieur de l’artiste passe par le détournement d’objets, le collage, l’utilisation des matériaux les plus divers.

L’exposition pourrait aussi s’intituler Le livre des idées, titre d’une publication de l’artiste à la fin de sa vie. Elle renonce à une hiérarchisation entre les pièces « importantes » et celles qui le seraient moins pour montrer l’ensemble de l’inspiration à travers un croquis ou une sculpture achevée, une approche qui rend justice à la personne.

Patrick Schaefer, L’art en jeu 6 juin 2006