Yves Netzhammer

Yves Netzhammer (2003)

Die überraschende Verschiebung der Solbruchstelle eines in optimalen Verhältnissen aufgewachsenen Astes

Helmhaus Zurich jusqu’au 16 mars 2003

L’exposition d’Yves Netzhammer (né en 1970) au Helmhaus à Zurich est une installation complexe qui propose la projection de 12 films vidéos réalisés sur ordinateur. L’artiste présente un univers fantastique, inquiétant, poétique et plein d’humour qui associe l’homme, l’oiseau, différentes constructions architecturales, des espaces multiples et les arbres et les branches qui sont mentionnés dans l’intrigant sous-titre de l’exposition. Une attention particulière est accordée à l’environnement sonore des installations.

Chaque salle propose une disposition différente des écrans qui ont des dimensions diverses. L’on suit ainsi les intervenants des films qui subissent différentes métamorphoses. Les principaux personnages sont une figure humaine et des perroquets. Dans la première salle deux écrans proposent deux points de vue différents sur la même action. On voit le mannequin se livrer à un exercice physique et sur l’écran placé derrière, on voit ce qu’il perçoit en effectuant ce mouvement. A l’étage au-dessus le spectateur traverse une passerelle d’où il saisit des actions diverses se déroulant sur trois grands écrans. Une installation réunissant différents objets clôt l’exposition.

Yves Netzhammer investit ainsi les moyens d’expression de l’installation vidéo pour projeter ses films d’animation. L’univers des films aborde des questions traitées par tous les artistes: la vie, la mort, l’amour, la liberté, l’enfermement, la guerre, la maladie. On pourrait qualifier l’esprit général d’animiste, de nombreuses facéties virevoltantes transforment l’homme en animal où en objets. Ainsi les doigts du mannequin deviennent soudain des sous-marins.

Il y a du Magritte dans ce travail, mais peut-être surtout du Jean-Michel Folon. On pense encore à Escher.

L’exposition sera encore présentée à Stuttgart au Würtembergischer Kunstverein et à Duisburg au Wilhelm Lembruck Museum.

http://on1.zkm.de/zkm/stories/storyReader$1322 et http://www.natuerlichkuenstlich.de/netzhammer1.html)


Une installation d’Yves Netzhammer est présentée au musée des beaux-arts de Berne. Par ailleurs cette institution consacre une exposition à l’artiste Le magasin des adversités du 5 novembre 2010 au 27 février 2011.

Yves Netzhammer et Alexander Hahn sont exposés au San Francisco Museum of Modern Art du 10 juillet au 5 octobre 2008.

Yves Netzhammer (1970) représente la Suisse à la Biennale de Venise 2007 dans le pavillon suisse des Giardini avec Christine Streuli (1975).

Yves Netzhammer expose au Haus zum Kiel à Zurich jusqu’au 5 juin 2006

Le site de l’artiste qui permet d’appréhender l’ampleur que la carrière de l’artiste a prise.

http://www.netzhammer.com


Museum Rietberg. Gastspiel, art contemporain suisse au musée Rietberg jusqu’au 9 novembre 2014.

Les collections du musée Rietberg d’une richesse et d’une diversité désarçonnantes tendent peu-être à décourager le visiteur non spécialiste. Le musée a eu l’excellente idée d’inviter plus d’une vingtaine d’artistes suisses à entraîner, accompagner le public dans ses collections. Il ne s’agit pas d’une exposition d’art contemporain présentée en parallèle aux collections, mais bien d’une présence souvent désacralisante, provocatrice dans toutes les salles et dans le parc. L’expérience est bien réussie, car cette mise à distance permet de regarder la collection d’un oeil nouveau. Elle offre un véritable commentaire qui se décline dans des registres très différents, on peut préférer l’une ou l’autre démarche certes, mais cette diversité des niveaux d’expression fait la qualité de cette exposition. Il ne s’agit pas d’une présentation d’artistes influencés par l’art extra-européen, mais certains participent de cette approche, comme Caro Niederer, d’autres sont provoquants et d’autres accompagnent, réagissent, surenchérissent, commentent, proposent un regard, une perception nouvelle sur les oeuvres exposées. Dans l’espace d’entrée les personnages à grandes oreilles d’une photographie géante d’Olaf  Breuning accueillent le visiteur. Plus loin c’est un mannequin en position de lotus de Mai-Thu Perret qui invite à entrer dans la salle consacrée au Japon. Dans le parc des installations et sculptures de Fabian Marti et David Renggli notamment animent l’espace autrement. On mentionnera aussi deux vidéos de Pipilotti Rist dont l’une extérieure n’est visible que de nuit. L’intervention la plus spectaculaire est celle d’Yves Netzhammer dans le dépôt public des collections. Au milieu d’une multitude de pièces disposées sur des étagères de dépôt, il est intervenu avec plusieurs dizaines de petits films animés projetés sur de petits écrans ou même des balles de ping pong. Ces films réagissent aux objets par des métamorphoses, des transformations inventives et facétieuses.