Archives de catégorie : Picasso

Collections privées, exposition publique

Je réunis sur cette page divers articles consacrés aux expositions de collection privées et publiques depuis 2001.

Lausanne 7 octobre 2019

Musée cantonal des beaux-arts. A l’occasion de l’exposition inaugurale du nouveau bâtiment du musée des beaux-arts sur le site de la gare appelé Plateforme 10, l’institution a choisi de rendre hommage aux donateurs en consacrant tous les espaces à la collection. Sous le titre: Atlas. Cartographie du don jusqu’au 12 janvier 2020. Le magnifique bâtiment des architectes Barozzi et Veya offre de vastes espaces parfaitement fonctionnels à quelques pas de la gare de Lausanne. Les locaux de service, accueil, restaurant, salle de conférence sont rassemblés au rez-de-chaussée, alors que les espaces d’expositions se déploient sur deux étages, séparés en deux ailes bien distinctes. Refusant toute construction historique, cette première présentation rassemble des oeuvres de diverses époques autour de dix thèmes et un index qui développent la métaphore de l’atlas, du globe ou de la carte géographique, le résultat, loin de tout didactisme, propose d’étranges assemblages et des rencontres inattendues, souvent réussies, en explorant des thèmes comme la forêt, la musique, la douleur, l’amour, l’histoire notamment.

Une large place est faite aux artistes suisses vivants et aux créateurs de la seconde moitié du 20 siècle. Les points forts de la collection ne servent que de contrepoints occasionnels: un seul Soutter, deux ou trois Ducros, un ou deux Gleyre, un beau groupe de Bocion. Les œuvres les plus connues retrouveront les cimaises du musée lors de l’accrochage permanent de la collection. Pour l’instant ce sont les artistes vivants qui sont invités à fêter ces nouveaux espaces, les donations récentes ou les promesses de dons sont privilégiées. A signaler qu’une importante collection d’oeuvres de Jean Dubuffet a rejoint les fonds du musée. Lausanne dispose dorénavant d’un instrument qui devrait favoriser la promotion des artistes actuels, attirer les donateurs et un large public. Près de 20’00o personnes ont répondu à l’appel pour le week end d’ouverture.

Pour cette première présentation l’entrée est gratuite.


Berne 14 août 2017. La collection Hahnloser jusqu’au 13 mars 2018.

Le musée de Berne présente dans les salle de l’ancien bâtiment, la collection Hahnloser dans toute son ampleur et avec ses points forts qui sont avant tout Pierre Bonnard et Félix Vallotton, mais elle comprend de nombreux autres artistes à commencer par Van Gogh, Cézanne, Matisse, Maillol et Redon notamment.


Lausanne 26 avril 2017: Fondation de l’Hermitage, Chefs-d’oeuvre de la collection Bührle jusqu’au 29 octobre 2017.

La Fondation de l’Hermitage présente pour plusieurs mois un ensemble d’oeuvres majeures de la collection Bührle. Celle-ci sera visible dès 2020 dans le nouveau bâtiment du Kunsthaus de Zurich. En attendant, elle prête ses oeuvres à diverses institutions. A noter, par exemple que c’est Le Semeur de Van Gogh qui fait l’affiche de l’exposition lausannoise, mais on peut encore découvrir 6 toiles de van Gogh au musée du même nom à Arles. Et si le Garçon au gilet rouge est bien à Lausanne, 6 toiles de Cézanne figureront dans l’exposition consacrée à cet artiste à la Fondation Gianadda (16 06 – 19 11 2017) et une autre au musée d’Orsay ( 13 06 –  24 09 2017). Je mentionne ces faits pour que l’on mesure l’ampleur de cette collection, vraiment stupéfiante. C’est une chance de pouvoir la découvrir dans d’excellentes conditions à Lausanne. Continuer la lecture

Ombres de la Renaissance à nos jours

Cette page rassemble trois articles consacrés à des expositions thématiques

Lausanne 27 juin 2019

Fondation de l’Hermitage Ombres de la Renaissance à nos jours jusqu’au 27 octobre.

L’ombre a été donnée comme origine de la peinture, comme invocation, évocation. Avec ce thème, l’exposition de la Fondation de l’Hermitage propose un passionnant parcours de l’histoire de l’art qui montre les artistes surgissant de l’ombre, ceux qui travaillent le clair-obscur sous l’influence du Caravage, la mode des silhouettes, l’impressionnisme et le post-impressionnisme qui introduit de nouvelles couleurs pour représenter l’ombre, la photographie et de nombreuses interprétations contemporaines chez Warhol, Christian Boltanski ou Markus Raetz notamment.

Déployée sur les 4 étages de la Fondation, divisée en 16 chapitres, l’exposition propose de nombreux points de vue. Elle repose sur l’érudition de Victor Stoichita, professeur à l’université de Fribourg, qui a publié un ouvrage sur ce thème et réalisé une exposition à Madrid il y a une dizaine d’années.


Lausanne 3 mars 2013

L’exposition Fenêtres de la Renaissance à nos jours jusqu’au 20 mai à la Fondation de l’Hermitage a l’ambition d’explorer avec une forme d’exhaustivité l’iconographie de la fenêtre comme source de lumière sur les natures mortes, comme scène de genre avec la relation intérieur- extérieur, comme objet au XXe siècle, grille pour percevoir et représenter le monde. On va du livre didactique de Dürer,  à la photographie et à l’écran, d’ailleurs l’exposition s’achève sur une projection d’Anri Sala. Les oeuvres retenues sont bien choisies et de qualité.

Au rez-de-chaussée, des livres et des gravures évoquent la diffusion de la perspective voulue par Alberti dans laquelle la fenêtre joue un rôle central. Des oeuvres hollandaises du XVIIe siècle et surtout des travaux romantiques du XIXe évoquent cette fenêtre sur le monde. Un étage plus haut on est au XIXe siècle avec Vilhelm Hammershoi et au début du XXe siècle avec Bonnard, Marquet, Matisse, Vuillard, Vallotton et Balthus. Au dernier étage, on se concentre sur le surréalisme avec le magnifique Oedipus Rex de Max Ernst , des travaux de Magritte, Delvaux et de Chirico.

Le sous-sol est consacré à l’art du XXe siècle et aux oeuvres contemporaines. Mentionnons Ellsworth Kelly, qui a débuté sa carrière autour de la fenêtre, Sean Scully, fasciné par les parois, les portes, des stills de Robin Rhode autour d’une fenêtre ou d’Alexander Birchler et Teresa Hubbard.

Les expositions thématiques apparaissent de plus en plus comme une alternative aux expositions monographiques et à celles qui sont consacrées à un courant artistique, à une période spécifique de l’histoire de l’art. Les bases de données, qui sont souvent devenues presque exhaustives, du moins pour les musées d’art facilitent largement l’organisation de ce type d’expositions. Dès l’apparition des premiers fichiers informatisés, on a réalisé le potentiel de développement pour une approche par thèmes, par sujets. Il y a des expositions thématiques très larges et dont l’intérêt est relatif, ainsi par exemple, l’exposition sur l’hiver proposée par le Kunsthaus de Zurich en 2012. Il y a des expositions thématiques qui permettent d’aborder une question centrale dans  la production artistique, alors cela devient passionnant. Assurément, c’est le cas de l’exposition réalisée par la fondation de l’Hermitage et le musée des beaux-arts de Lugano.

Souvent ces expositions thématiques sont plus intéressantes lorsqu’elles traitent une problématique abordée dans l’art contemporain, car elles permettent d’appréhender diverses approches autour d’une même question.


Lausanne 8 février 2007

Lausanne Musée cantonal des beaux-arts:

Visions du déluge 2 février – 29 avril 2007

L’exposition du musée des beaux-arts de Lausanne intitulée Visions du déluge offre un large panorama artistique de la Renaissance à l’art contemporain. Elle part des illustrations du texte de la Genèse pour montrer l’évolution d’un thème et de sa représentation au cours de cinq siècles. L’exposition se signale en mettant l’accent sur certains points forts sans tomber dans l’énumération, comme c’est trop souvent le cas des expositions thématiques. Elle propose des approfondissements bienvenus autour de certaines oeuvres de la collection du musée tout en élargissant la perspective pour offrir l’occasion d’admirer des peintures, des dessins et des gravures provenant du musée du Louvre et d’autres institutions en France et en Europe.

Les trois premières salles sont consacrées à des propositions contemporaines. Dans la première on trouve un montage de films catastrophes évoquant le déluge. Dans la deuxième une installation vidéo de Bill Viola, The Raft, 2004 (le radeau inspirée du Radeau de la Méduse). Un groupe d’hommes et de femmes est en attente comme s’ils étaient dans un abri bus. Ils sont 12 pour commencer, d’autres personnes évoluant en extrême lenteur les rejoignent, au moment où l’eau les assaille de gauche et de droite ils sont 19. Après la catastrophe on les voit tenter de reprendre leurs esprits ou se rassurer mutuellement. L’eau occupe une place centrale dans les travaux de Bill Viola. La vidéo de Paul Pfeiffer d’une durée de 20′ que l’on découvre dans la salle suivante évoque Le matin après le déluge, 2003 et montre l’évolution du ciel sur l’horizon une atmosphère paisible toute différente. Bien que ces travaux contemporains puissent former une exposition autonome, ils s’articulent bien avec le propos de l’exposition qui évoque aussi trois moments: l’avant, le moment crucial et l’après.

Dans la salle suivante le texte de la Genèse évoquant le Déluge est présenté avec des bibles illustrées évoquant cet épisode. Aux murs sont accrochées des tapisseries qui illustrent le récit du Déluge. Les salles suivantes sont centrées autour d’une toile principale complétée par d’autres peintures, dessins ou gravures. On commence avec Antonio Caracci et Aessandro Turchi. Plus loin c’est l’évocation de l’humanité avant le déluge qui est montrée avec notamment une toile de Cornelisz Cornelisz de 1615 évoquant les plaisirs qui conduisent à la punition de la catastrophe. Un épisode central dans l’iconographie du déluge est proposé par une toile de Nicolas Poussin L’Hiver ou Le Déluge, entre 1660 et 1664, absente cette toile est remplacée par des copies et d’autres oeuvres dont elle est la source. Après la Renaissance, le maniérisme, le 17e siècle on passe au 18e siècle.

C’est l’occasion d’évoquer d’une part un changement iconographique avec la concentration sur le drame personnel d’un couple ou d’une famille et le rappel concret d’événements vécus: les tremblements de terre, suite aux catastrophes de Lisbonne et de Messine qui ont beaucoup frappé les esprits de l’époque. Avec Le Tremblement de terre, 1806 de Jean-Pierre Saint-Ours et des aquarelles de Ducros, le musée des beaux-arts possède des oeuvres clefs illustrant cette problématique. On trouve également Johann Heinrich Fuessli, La Vision du déluge, vers 1800. L’exposition s’achève en mettant en perspective une oeuvre de Charles Gleyre intitulée Le Déluge, 1856 qui montre la terre après la catastrophe survolée par deux anges, on la découvre ici avec une toile de Turner (1805) et des travaux de Francis Danby ( vers 1828 et 1840), John Martin (1828, 1840) notamment.

En 1999 le Kunsthaus de Zurich accordait une large place au Déluge et aux tremblements de terre dans son exposition Weltuntergang & Prinzip Hoffnung, il s’agissait alors d’évoquer les peurs millénaristes à l’occasion du changement de siècle. Il est intéressant de constater que le point de vue devient très concret aujourd’hui et se réfère non pas à des craintes, mais à des expériences récentes vécues (11 septembre, tsunami, inondations) pour les mettre dans une perspective historique!

On peut aussi rappeler la réflexion sur L’accident développée par Paul Virilio dans une exposition intitulée Ce qui arrive à la Fondation Cartier à Paris à la fin 2002. Paul Virilio qui réfléchit au phénomène de l’accident naturel, industriel ou terroriste dans notre société depuis longtemps.

L’art de l’après-guerre

Expositions collectives

Zurich 1ermai 2019

Zurich Kunsthaus Fly me to the Moon jusqu’au 30 juin

Au Kunsthaus de Zurich, les expositions thématiques alternent avec des approches monographiques d’un artiste. En 2017, l’institution avait tenté de faire une histoire de La performance. Au printemps 2018, c’était l’histoire de la mode depuis le 16esiècle jusqu’à aujourd’hui qui était évoquée sous le titre Fashion Extreme Mode in der Kunst. 2019 marque  le 50èmeanniversaire du premier pas sur la lune et c’est ainsi à la présence de la lune dans l’art, l’imagination et la science que l’exposition Fly me to the Moon nous présente. Un beau sujet qui associe des peintures, photographies, installations et des évocations de l’exploration de la lune à proprement parler. Continuer la lecture

Francis Bacon

Paris Centre Pompidou

Francis Bacon: En toutes lettres jusqu’au 20 janvier 2020, le centre Pompidou propose une exposition Bacon centrée sur l’oeuvre tardif de l’artiste et sa relation avec la littérature.

Bâle, Riehen 29 avril 2018

Fondation Beyeler, Bacon – Giacometti jusqu’au 2 septembre. De nombreux points réunissent ces artistes, à commencer par leur engagement dans la figuration à une époque où l’abstraction dominait totalement la scène artistique. Ils se sont rencontrés et s’estimaient, presque contemporains, Giacometti est né en 1901, Bacon en 1909, Bacon était bien conscient de la dette qu’il devait à Alberto. Il est passionnant de les voir réunis, dans une association que la valeur colossale atteintes par leurs oeuvres rend presque impossible.

Stuttgart 28 novembre 2016

Staatsgalerie de Stuttgart: Francis Bacon Unsichtbare Räume 7 octobre – 8 janvier 2017. L’exposition de la Staatsgalerie de Stuttgart présente des œuvres dans lesquelles l’artiste a enfermé ses personnages dans des cages transparentes. En se concentrant sur une problématique essentielle qui est à la fois formelle et iconographique, tout en suivant un fil chronologique, l’exposition de Stuttgart, montrée auparavant à la Tate Liverpool, parvient à une intensité et une qualité exceptionnelles. Réunir une quarantaine d’oeuvres de Bacon devient aujourd’hui un véritable exploit. L’exposition est partagée en deux salles principales, dans la première les toiles réalisées dans les années 1950 très sombres avec des fonds où l’on voit les traces, les mouvements du pinceau. Dans la seconde, celles où dominent des fonds aux couleurs vives: vert, orange et une peinture plus lisse. Continuer la lecture

Camille Corot

Paris, Musée Marmottan: Corot et la figure jusqu’au 8 juillet 2018.

En se concentrant sur  les tableaux consacrés à la figure, l’exposition aborde un thème rarement montré chez Corot, surtout connu pour ses paysages. C’est un jardin secret des amateurs de peinture et l’on est au niveau de Raphaël, Titien ou des hollandais, tous les maîtres qui l’inspiraient et dont il s’est véritablement imprégné pour les rejoindre.   Continuer la lecture

David Hockney

David Hockney, Centre Pompidou jusqu’au 23 octobre 2017.

Après Londres et avant  New York, Paris présente la rétrospective des 80 ans de David Hockney. Le centre Pompidou avait proposé de grands paysages récents en 1999. Maintenant, c’est une rétrospective très complète que le visiteur découvre, conçue par un artiste qui insiste sur sa versatilité et qui est parvenu à créer des images qui sont devenues autant de symboles de plusieurs périodes, en particulier les années 1960 et 1970, mais loin de se satisfaire de ses réalisations, Hockney démontre qu’il poursuit ses explorations aujourd’hui à travers les modes d’expression les plus variés.

L’exposition débute avec un autoportrait de 1954, à 17 ans, réalisé par collage de bandes colorées sur du papier journal, tout à fait étonnant. Avec Démonstration de versatilité, 1961, il affirme sa disponibilité dans  quatre toiles, quatre styles.

Tout en invitant à la contemplation, en aspirant en quelque sorte le spectateur dans la toile comme dans A Bigger Splash, 1967, il exprime conscience et distance critique. La fascination pour le bleu va se renouveler dans Papier pool 11, 1978 où six feuilles de papier évoquent une piscine.

Auparavant il a réalisé les Double portrait dès 1968, le plus connu appartient à la Tate Britain 1970-71 Mr and Mrs Clark.

Il utilise le Polaroïd pour structurer des paysages qu’il divise en petits carrés, le panorama en 1990-1993 .

Il choisit des thèmes comme le Grand canyon et le Yorkshire dans une  toile de douze mètres.

En fait, l’exposition se déroule dans une suite de salles qui sont autant d’en apothéoses: les piscines, les doubles portraits, les paysages enveloppant des années 80-90, ou les quatre saisons dans le Yorkshire; puisque cette rétrospective David Hockney s’achève par une projection du même paysage, un chemin dans la forêt filmée aux quatre saisons, sur un écran divisé en 9 rectangles.
La rétrospective suit ainsi les chemins de vie d’un artiste, d’un homme heureux qui peint sur iPad et vit en geek à 80 ans.

Auguste Rodin

Paris 7 décembre 2016: Musée Rodin: L’enfer selon Rodin jusqu’au 22 janvier 2017.
Le musée Rodin propose une vision très complète de l’oeuvre de l’artiste. Dans la maison principale le parcours de la visite présente aussi bien les sculptures de Rodin que sa collection personnelle, avec des sculptures antiques, mais aussi de nombreuses toiles d’artistes contemporains. Le jardin propose un large ensemble de tirages en bronze des sculptures réalisées à différentes périodes. Enfin à l’entrée,  un espace permet la présentation d’expositions temporaires à un rythme régulier.

En ce moment, c’est la réalisation de l’une des oeuvres majeures de Rodin qui est évoquée: la porte de l’enfer dont il existe un tirage dans le jardin. On apprend d’ailleurs que tous les tirages sont posthumes et que si ce projet habita Rodin pendant de longues années, il ne le réalisa jamais véritablement. L’exposition relate les péripéties de cette commande pour un musée des arts décoratifs qui n’existait pas encore. On découvre des dessins préparatoires, des photographies d’époque et surtout des moulages de fragments ou encore la manière dont certains éléments de la porte sont aussi des sculptures autonomes très connues, comme le Penseur. L’exposition montre aussi comment l’inspiration de Rodin pour ce travail évolua de la Divine comédie de Dante aux Fleurs du Mal de Baudelaire. Continuer la lecture

Francis Picabia

Francis Picabia, « Notre tête est ronde pour que nos pensées puissent changer de direction » jusqu’au 25 septembre 2016

Le Kunsthaus de Zurich présente une vaste rétrospective Francis Picabia dans le cadre des célébrations du centenaire du mouvement dada. L’exposition est réalisée en collaboration avec le Museum of Modern Art de New York et de nombreuses oeuvres proviennent des musées et des collections américaines. Elle présente des oeuvres de premier plan, souvent de grande dimension et permet de découvrir les facettes étonnantes d’un artiste incroyablement versatile comme le souligne l’aphorisme choisit en sous-titre de la rétrospective. Continuer la lecture

Expositions Picasso

Cette page regroupe des commentaires sur plusieurs expositions consacrées à Picasso depuis 2001. Il existe également sur l’art en jeu une page consacrée à Matisse où vous trouverez un compte-rendu de l’exposition Matisse-Picasso (2003) et une autre dédiée à Bacon où vous trouverez une présentation de Bacon-Picasso (2005).


Bâle, Riehen 2 février 2019

Fondation Beyeler: Picasso, période bleue et rose 3 février – 26 mai et Picasso Panorama jusqu’au 5 mai.

Exposition de tous les superlatifs, la présentation des périodes bleues et roses de Picasso à la Fondation Beyeler reprend celle proposée au musée d’Orsay avec quelques modifications dans le choix des toiles et surtout en renonçant au très vaste ensemble de documents et de dessins présenté à Paris. Le visiteur pourra découvrir cette présentation dans des conditions sans doute bien meilleures qu’à Paris où l’on ne voyait que très mal les oeuvres en raison de l’affluence (plus de 600’000 visiteurs) et d’une présentation trop touffue. 4 milliards de valeur d’assurance, 7 millions de budget pour l’exposition, ce sont les chiffres annoncés par la Fondation Beyeler qui pour l’occasion se transforme en musée Picasso puisque les autres salles sont également consacrées à la présentation d’oeuvres plus tardives de l’artiste.


Paris 10 novembre 2015. Grand Palais: Picassomania jusqu’au 29 février 2016.

Ou comment accrocher des noms célèbres de l’art contemporain dans une exposition du Grand Palais! en principe strictement réservée aux blockbusters. La réalisation est plutôt convaincante, le problème, c’est que les visiteurs ne retiendront finalement que le nom de Picasso, plutôt que ceux de David Hockney, Jasper Johns, Martin Kippenberger, Georg Baselitz ou encore de George Condo avec qui l’exposition se termine de façon grandiose dans le chapitre Bad painting. Continuer la lecture